Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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MessageSujet: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:39

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"QUELQUE PART DANS LA FORET, LOIN DE LA VILLE..."
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:40

DAHLIA

Le petit groupe s'approchait d'Alais, l'endroit où ils devraient s'arrêter était proche. Dahlia menait son cheval à la même allure que la cariole, l'espagnole devant elle. Celle-ci ne semblait plus vouloir alerter qui que ce soit, tant mieux. Ainsi ils n'avaient pas eu besoin de la baillonner.

Elle gardait son esprit en arrière, le reportant sur Anschaire. Elle espérait qu'il ne lui arrive rien. Elle n'aimait pas ne pas être à ses côtés, ne pas savoir était insoutenable. Elle se confortait dans l'idée qu'il savait se battre, et qu'il saurait s'en sortir. Oui, bientôt ils retourneront au manoir, et pourront enfin profiter de leur temps libre.
Mais la pensée de Barabas s'incrusta dans son esprit. Lui aussi devait savoir manier les armes, sinon il n'aurait pas été inclus dans le clan. Et pourtant... Cela n'avait pas empêcher la triste fin qu'il avait connue.

Tirant sur les rênes de son cheval, Dahlia arrêta le convoi dans une clairière, proche d'Alais mais assez éloignée de la ville pour ne pas être dérangés. Du moins l'espérait-elle...

Descendant de sa monture, elle aida l'espagnole à en faire de même, puis lui tendit sa gourde d'eau après en avoir pris queques gorgées. Laissant ensuite les prisonnier sous la surveillance de Black, mais sans pour autant les quitter de vue, elle alla s'enquérir de la santé de Bouzigot, qui était plus mort que vivant quand il les avait rejoint.

Illaura? Comment va-t-il? Il a supporté le voyage?

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BOUZIGUOT


Son visage blafard est un masque de douleur, mais il est provisoirement lucide.

Il a la mâchoire crispée, les dents serrées, mais ses yeux fiévreux sont grands ouverts.

Il est un peu plus calme depuis que la carriole s'est arrêtée dans l'éphémère sécurité de la clairière, et que les cahots du véhicule ne secouent plus son corps meurtri. Il est cependant toujours incapable de se mouvoir.

La douce Illaura s'occupe exclusivement de lui. Elle est visiblement épuisée et très inquiète. Des cernes profondes entourent ses yeux fatigués. Ses potions soulagent le blessé, mais leur effet n'est que provisoire malgré sa grande connaissance des plantes médicinales.

Une voix préoccupée leur parvient. C'est Dahlia qui vient aux nouvelles et qui interroge Illaura.

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LA ISABELLA

Isabella voyait encore le visage de l’homme aux longues nattes sombres, sa joue mouillée par l’eau qu’elle lui avait crachée à la figure, son regard haineux et rageur qu’elle avait soutenu sans broncher avec autant d’énergie. Et sa menace proférée, avant de quitter le chariot où elle était prisonnière, elle l’entendait encore : Quant à toi, tu ne perds rien pour attendre…

Isabella s’était tenue tranquille, dans un coin du chariot, blottie avec Laurinda contre elle. Elles avaient gardé le silence et observé les blessés défiler avec l’arrivée des faux saltimbanques, si bien qu’on avait oublié de les bâillonner. Quel soulagement!

Puis se fut l’effervescence, la majorité des bandits quittèrent, y compris le muet et l’homme qui avait soulevé si facilement sa colère. On les avait sorties du chariot pour les séparer. Isabella en aurait hurlé de dépit. Ligotée à la gauche du cocher, elle jetait régulièrement des regards en arrière pour tenter d'apercevoir sa sœur montée à cheval avec la blonde peu loquace, mais peine perdue.

Elle fut soulagée quand le chariot s’arrêta enfin, interrompant par la même occasion les gémissements du blessé sur le toit. Elle imaginait Dom Fernando dans les mêmes souffrances et elle en avait les entrailles qui se tordaient. Puis elle aperçut enfin Laurinda qui descendait de cheval, elle semblait courbatue par la chevauchée, mais elle était indemne. On la fit descendre du chariot et elle retrouva Laurinda au moment où le cocher les ligotaient à une roue du convoi, du côté opposé, à l’abri des regards de quiconque arriverait par le sentier qu’ils venaient d’emprunter. Le chef des mercenaires était avec elles, solidement ligoté à l’autre roue. Il semblait blessé à voir la manière dont il serrait les dents. Elle aurait préféré le père de Laurinda fait prisonnier à sa place, ça l'aurait rassurée sur son sort.

Ils allaient donc faire une longue halte. Elle avait faim et soif, mais elle resta silencieuse. Ne poser aucune question, se faire oublier, mais écouter tout ce qui se disait autour pour tenter d'en apprendre le plus possible.


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LAURINDA

Laurinda, toujours mains liées derrière le dos, avait fait le long trajet le Puy - Alais sur le cheval de la blonde. Elle se tût durant tout le trajet. Ses pensées étaient vers son père et Isabella. Elle essayait de temps en temps de voir, si elle la voyait, mais en vain.
Son désespoir fut extrême, et toutes ses pensées furent violentes, mais comme elle se savait attachée, elle n'avait plus qu'un seul choix, celui de se calmer et de ne pas attirer l'attention sur elle.

Le cheval s'arrêta. Ils se retrouvèrent dans une clairière. La blonde descendit la première, puis aida l'espagnole qui descendit tant bien que mal de cheval. Elle, lui porta la gourde à ses lèvres et elle en avala plusieurs gorgées. Celle ci la laissa, pour prendre des nouvelles d'un des leur gravement blessé, en chargeant le cocher de la surveiller.

Laurinda aperçut enfin sa soeur. Elle était soulagée de la voir vivante. Tout en la regardant, elle tenta bien de desserrer ses liens, mais ils étaient trop serrés. Le cocher vint vers elle et la dirigea avec sa soeur, vers la roue du chariot, ou elles fûrent à nouveau attachées. Laurinda approcha son visage de sa soeur pour l'embrasser. Elles étaient réunies à nouveau et de plus, à l'abri des regards. Elle tourna la tête et vît un des mercenaires prisonnier aussi. Il lui fallait attirer son attention pour qu'il donne des nouvelles de son père.

Elle hoquèta, renifla, toussotta légèrement, soupira etc... mais en vain. Sa soeur lui mit un coup d'épaule, lui faisant comprendre de cesser net, sinon les autres s'acharneraient sur elles.

Elle laissa couler un déluge de larmes et de regrets de s'être faite posséder comme une gourde et avait le mauvais pressentiment de ne plus jamais revoir son père....


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MORTANGELINESS

Aprés avoir terminé son combat avec la rouquinette et ce long voyage à dos de cheval, Mortangeliness arrivait enfin au point de rendez vous. Elle prit une profonde inspiration. Rien ne pourrait venir troubler la paix qui régnait dans ce coin de nature.
Le groupe qu'elle rejoignait avait enfin trouvé un endroit tranquille qui leur convenait. Elle descendit avec difficulté de son cheval, à cause de son bras, que cette raclure de soldate lui avait, soit félé ou cassé et attacha le canasson à une branche d'arbre, puis alla trouver Illaura qui était au chevet de Bouzigot et lui demanda:

Aurais tu juste un long tissu pour mettre mon bras en bandoulière et une fiole de désinfectant pour ma plaie stp ?

Puis regardant Bouzigot elle continua:

Comment va t'il ? va t'il s'en sortir ?

Elle n'avait qu'une hâte c'était de se soigner et de se reposer un peu en attendant les autres....

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ILLAURA

On ne voit plus que ses grands yeux bleus, tant les cernes ont creusé son visage.
Elle relève la tête quand elle entend la voix de Dahlia. Elle ne sait que lui répondre.
Il est bien loin d’elles, sans doute prêt à embarquer pour un fleuve sans retour. Elle se concentre, essaie différents remèdes, mais elle n’arrive pas à le guider vers la vie. Il reste coincé dans son état désespéré.

Elle hoche la tête plus par réflexe, que pour répondre.

Dahlia, j’ai peu d’espoir…..

Sa gorge se serre, et l’empêche de finir sa phrase.
Elle se sent démunie, le stock de ses potions s’amenuise. Elle n’y arrivera pas. Son courage l’abandonne.

Une nouvelle voix se fait entendre. C'est Mortangeliness qui vient d'arriver, elle lui pose la même question, ce qui précipite un peu plus Illaura dans sa détresse.
Elle ferme les yeux, dépitée, et revoit alors le visage de sa vieille mère.
Elle lui sourit par delà le royaume des morts. Et IIlaura reste un instant à la contempler, en se remplissant d’une nouvelle énergie qui l’envahit peu à peu.

Elle ouvre ses yeux, et son regard se fixe sur le couteau coincé à la ceinture de Bouziguot
Elle s’en empare, le détachant nerveusement. Ses gestes sont désordonnés, presque compulsifs.
Elle dresse l’arme, la lame tournée vers le bas, juste au-dessus du mourant.
Et dans un geste désespéré, elle le brandit et se le plante dans l’avant bras. Son sang gicle de la plaie. Illaura serre les dents, elle a mal, mais c'est la solution du dernier espoir.

Elle colle son bras sur la bouche de Bouzi l’obligeant à s’abreuver d’elle.
Elle devine la stupeur sur le visage des femmes qui assistent à cette scène. Sans même les regarder, elle s’explique.

Ma vielle mère m’a souvent raconté des histoires de guérisons surprenantes.
Elle m’a parlé de ces soldats blessés qui avaient été sauvés en utilisant le sang de ceux qui étaient en bonne santé…

Elle retire son bras de la bouche gourmande, et le bande avec un morceau de tissu.

Approche Mort, je vais te soigner.


Illaura verse un élixir désinfectant sur l’entaille du bras de Mort, et l’aide à le maintenir contre son torse avec une large bande de tissus.
Puis elle verse quelques gouttes d’huile d’amande sur sa main et lui frictionne le visage.

Il serait dommage qu’un si joli minois garde trop longtemps la trace d’un mauvais coup !
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:40

XANDRYA

Ayant chevauchée durant un long moment, penchée sur l'encolure de son cheval pour soulager ses côtes endolories et éviter les branchages de la foret, Xandrya n'en pouvait plus et manqua de s'endormir sur son étalon à plusieurs reprises quand arriva enfin en vue d'Alais.
Contournant la ville par les bois, elle tomba enfin sur le campement du reste du Clan parti en mission, baissant la tête pour ne pas se prendre une branche plus basse que les autres à l'orée de la clairière, elle arriva à proximité de la cariole apercevant Illaura et Bouziguot sur le toit.

Il avait l'air d'être toujours en vie, même si son état n'avait pas l'air d'avoir beaucoup évolué, tirant sur la bride de son cheval, la flamboyante s'avança vers le chariot pour prendre quelques nouvelles.

S'lut Illau... Ca donne quoi pour lui, y tiendra le choc jusqu'au Manoir ???
Dis au passage, y me faudrait d'autres bandages et de quoi me soigner, je devrais pouvoir me débrouiller toute seule pour nettoyer et changer mes pansements mais faut que tu me donnes ce qui faut...


Illau lui ayant donné ce dont elle avait besoin, Xandrya partit pour trouver Dahlia en charge de ce groupe, n'étant pas certaine que ses jambes la porterait, elle se deplaca à cheval sur le campement, avant de se faire glisser en grimaçant en arrivant vers la sombre fleur.
Au passage, elle aperçut que Mort qui était partie se cacher avec elle dans les sous bois à Mende était là aussi.

Dahlia, tout a été pour vous... Pas d'ennui ?
Il n'y a que Mort et moi de revenu de Mende ?
Au fait, dans les bois il m'a semblé entendre des bruits de sabots mais sans être sure je crois qu'il y avait un cavalier derrière moi, faudra guetter...


Comme a son habitude, Dahlia acquiessa en silence aux questions de la rouquine, sans plus d'effusion de mots.
Inquiète quand au sort des autres membres, Xandrya à bout de forces se dirigea pour aller se poser contre un arbre quand un renaclement attira son attention.
Suivant le son, elle arriva devant sa jument qu'elle avait laissé au Puy, sourire aux lèvres, la rousse s'approche pour lui tapoter l'encolure.

Et bah ma belle Nyx, je pensais pas te revoir.... On va terminer le chemin ensemble...


Peut-etre betement, elle détache sa compagne de route et l'emmena près de l'arbre où, après avoir attaché Nyx, elle se laissa glisser le long de l'écorce pour nettoyer et panser ses plaies.
Son ventre était douloureux mais pas autant que son bras, otant brassard et bandage ensanglanté, elle vit une entaille encore sanguinolante et qui suaintait, grimacant elle nettoie et pose un pansement propre esperant que Laid pourrait s'occuper d'elle à son retour.

Exténuée, éreintée, ses blessures pansées, Xandrya s'endormie comme une masse sur le lit de mousse humide au pied du majestueux pin après s'être recouverte de la cape d'Erdragone pour se protéger de la pluie.


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SEAMUS

La route défilait rapidement sous les sabots du destrier du Taciturne. Ils croisèrent quelques bûcherons médusés par la succession de cavaliers en piteux état qui venaient par leur passages impromptus interrompre leur dur labeur. Ces cavaliers n’avaient plus guère fière allure, couverts de boue, de sang, les vêtements en désordre et les chevaux écumants.

La chute du haut du cheval de la prévote n’eut pas pour unique effet de réveiller la douleur de l’avant bras gauche de Seamus, elle occasionna aussi le lâchage des sutures de fortune que le Flamboyante avait attentivement effectuées. La qualité du filin était sûrement à mettre en cause mais surtout une telle réparation aurait nécessité calme et repos. Le Taciturne n’aurait pu s’y résoudre d’autant que la vue d’un militaire même du beau sexe le rendait intenable.
Seul son état de faiblesse et les blessures reçues lors des précédents affrontements eurent raison de lui. Mourir n’aurait servi à rien, encore moins maintenant qu’un léger vent de vie traversait à nouveau son âme. C’est la douleur au corps et la rage au ventre qu’il avait du se résoudre à fuir.

Le cheval qu’il avait récupéré du chariot abandonné semblait avoir reconnu son compagnon d’équipage sous l’éclair rouge de la chevelure de Xandrya.

Le sang s’écoulait lentement de la plaie, inondant jusqu’à saturation la manche de la chemise du Taciturne, ruisselant lentement entre ses doigts crispés sur les rennes, tombant en grosses gouttes sur le sol détrempé. Un habile chasseur aurait pu le pister aisément. La douleur, ravivé par les soubresauts de sa monture s’était estompée comme par magie, laissant la main inerte et indolore, crispée autour du cuir du guide.

Lentement Seamus faiblissait. Le paysage défilant se ponctuait d’étoiles de plus en plus scintillantes et un épais brouillard semblait monter de l’humus de la forêt. Il agrippa de sa main valide la crinière de son cheval qui lui poursuivait sa route sans sourciller, pressé, malgré un épuisement évident, de rejoindre son homologue.

Le Taciturne, sombra progressivement dans une douce inconscience, s’affaissant sur l’encolure de sa monture. Seul un vieux réflexe quasi animal l’empêcha de choir bien que l’animal attentif semblait avoir ralenti la cadence en pénétrant dans le campement. Le destrier s’immobilisa enfin auprès du chariot transformé en hôpital de campagne. Lentement le corps inconscient de Seamus glissa et vint s’affaisser au sol laissant les témoins de la scène quelque peu interdits.


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MORTANGELINESS

Mortangeliness, attendait une réponse et de l'aide, de la part d'Illaura. Mais celle ci paraissait ailleurs. Son regard etait fixé quelque part devant elle, on ne savait où. Elle etait comme absorbée lointaine, absente. Ses grands yeux s’ouvrirent, son visage s’illumina, et sous les yeux de Mort, Illaura se fit une saignée et donna son sang à boire à Bouzigot.

Elle fût hypnotisée par cette action. Illaura s' expliqua sur cette façon d'agir. Puis demanda à Mort de s'approcher pour qu'elle puisse la soigner. Elle serra les dents, au moment ou l'elixir coulait. Assurément sa plaie ainsi que son bras la faisait méchamment souffrir. Ensuite Illaura mit une longue bande de tissu autour de son cou et l'aida à mettre son bras dedans, de façon à la soulager un peu.

Ensuite elle versa de l'huile d'amande sur ses mains et vint nettoyer le visage de Mort pour atténuer les hématomes qu'elle avait reçu sur le visage. Elle la remercia pour son attention envers elle . Elles virent Xandrya arriver. elle demanda également des nouvelles de Bouzigot, réclamant au passage, quelques bandages et potions pour se soigner et partit rejoindre Dahlia.

Mort s'éclipsa à son tour pour aller se reposer. Elle en avait grand besoin. Elle se dirigeait vers un coin tranquille, de façon à s'asoupir un peu, lorsqu'elle vit un des leur couché sur l'encolure de sa monture. Le cheval s'arrêta prés du chariot et Seamus tomba aux pieds des deux prisonnières. Mortangeliness, au moment d'arriver auprés de lui, entendit l'une des prisonnières dire à l'autre :

Citation :
Tou vois Isabella, si y' étais dans d'autré circonstancé qué là, yé laur dirais bien qué yé souis médecin, pour lé soigné.


Mortangeliness ayant entendu celà, détacha la belle et sous la menace de sa dague, lui ordonna de le soigner....


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LAURINDA

Laurinda vit un cheval arriver, s'arrêtant prés d'elles. Un homme mal empoint en tombe.
Elle parle à sa soeur et une femme surgit. La même femme qui lui avait passée sa dague sous sa gorge, pour les faire prisonnières, venait de la détacher. Elle ne savait pas pourquoi. Celle ci la menaçait à nouveau, lui ordonnant de soigner cet individu. Laurinda en conclus, qu'elle l'avait entendue.

L'homme était pâle à son arrivée, il avait certainement perdu beaucoup de sang, il en etait maculé. En silence, la prisonnière déboucla les dernieres boucles de sa veste en cuir.

"Pouvez-vous vous rédresser, pour qué yé vous aide à la rétirer?"

Rapidement, avec l'aide de la brune, il se retrouva en chemise ensanglantée.

"Il faut aussi rétirer votre chemise… avec précaution, pour né pas arracher lé peau collée au tissu par lé sang coagulé".

Laurinda enleva le bandage de l' avant bras gauche, observa son patient, tout en désinfectant la blessure avec une potion qu'on lui avait fourni et comprima la plaie pour arrêter l'hemorragie. Elle vit le sang couler hors de la blessure, elle déchira une bande de la chemise du blessé puis la vît disparaître sous cette compresse improvisée. Celle-ci devint presque immédiatement humide et tiède sous ses mains baignées de sang. Puis s'adressant à lui:

Yé vais dévoir récoudre lé plaie. Elle est trop importanté pour qué yé la laisser comme cela. Mais ça vé faire un peu mal.

Après avoir préparé fil et aiguille, que l' infirmière de leur bande venait de donner, sa main se mit à trembler par la peur, ne sachant pas comment il allait réagir sous la douleur. Elle se ressaisit, tenta de rapprocher les deux bords en se concentrant bien et commença à lui recoudre la plaie.
Le blessé détourna la tête sans rien dire, ses mâchoires soudainement crispées.
Elle ne perdit pas de temps pour refermer la plaie.

Laurinda fît des coutures ponctuelles avec chacune son noeud et avec précision, qui démontrait sa pratique. Elle confectionna un pansement de fortune. Le brigand avait des gouttes de sueur perlant sur son front , mais semblait maintenant plus calme et elle en profita, pour examiner ses autres blessures. Elle vit une estafilade sur le front qui avait entaillé son bandeau, elle lui mit une sorte de pâte verdâtre et visqueuse, dont elle se mit à enduire généreusement la plaie du blessé.Celle ci n’etant pas profonde, cet onguent accélérerait la cicatrisation et empêcherait les infections. Il ne garderait aucune cicatrice. Elle répéta les mêmes gestes pour une petite plaie à la jambe droite au dessus du genou. Elle regarda son agresseuse et lui dit :

Voilà yé terminé
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:41

BOUZIGUOT

Bouziguot est aussi surpris que les autres par l’initiative d’Illaura qui lui offre son sang de manière inattendue.

Il écoute avec attention les explications de celle qui veille sur lui depuis bien longtemps, abandonnant toute autre préoccupation pour le tirer d’affaire. Négligeant sa propre santé. Elle est visiblement elle-même au bout du rouleau, et ce geste généreux et soudain le touche énormément.

Il a compris également que ce sacrifice constitue sa dernière chance de servie. Illaura a épuisé tous les moyens en sa possession, elle a été très loin dans le dévouement. Bien plus loin que ce qu’on pouvait lui demander ! Bien plus loin que ce qui est raisonnable !

Au prix d’un effort qui le fait grimacer, il s’empare de la main d’Illaura, et plonge les yeux dans son regard fatigué. Il parvient à prononcer quelques mots, à peine audibles en raison de sa grande faiblesse.

Merci, Illaura, … merci beaucoup. Je ne mérite pas tout le mal … que tu te donnes pour sauver ma misérable vie. Je ne pourrai jamais oublier ce geste … tu me rends vraiment … l’envie de lutter pour survivre…


Bouziguot porte à ses lèvres la main qu’il serre de ses maigres forces, et l’embrasse doucement.

Ensuite, il ferme les yeux, loin de l’agitation naissant tout à coup autour de lui en raison de l’arrivée d’autres blessés. Un lourd sommeil s’empare de lui, mais il garde un moment la main d’Illaura dans la sienne.

Cette fois il est bien décidé à s’en sortir.


_______________________________________________________________________

DAHLIA

Mortangeliness les avait rejoints, demandant de quoi se bander le bras à Illaura, qui était toujours au chevet de Bouzigot.

Dahlia ne s'était pas attendu à ce qu'Illaura se taille l'avant bras, pour tenter une ultime fois de le garder en vie. Comme à chaque fois qu'elle voyait le sang couler, elle ne pouvait détacher son regard de chaque goutte qui perlait, pour se répendre sur les lèvres du mourrant.
Elle ne savait si ça ferait un quelconque effet, mais elle trouvait le geste magnifiquement beau.

Des bruits de sabots parvinrent jusqu'à elle, elle put enfin se tirer de sa contemplation. Elle vit Xandrya sur sa monture, qui en descendit pour se trouver face à elle. Elle l'écouta parler, restant silencieuse comme à son habitude, pour finir par acquiesser. Elle était malgré tout rassurée de voir deux de ses compagnons du clan en vie. Bien qu'elle n'aimait pas la compagnie, il est toujours diffcile de voir quelqu'un que l'on connait disparaître à jamais. Et elle commençait à s'y faire, à leur présence...

Alors qu'elle regardait en direction de la forêt, de là d'où avait surgi la rouquine, elle entendit le bruit d'un cavalier. Alors elle n'avait pas rêvé. Se mettant sur le qui-vive, elle attendait de voir qui approchait.
Elle reconnut la silhouette de Seamus, avachi sur sa monture, avant de s'affaler sur le sol. Bien vite une des deux espagnoles dut venir à son secours, sous la menace de Mort. Celle-ci devait aimer lui mettre la dague sous la gorge...

Elle restait toujours un peu à l'écart des autres, se demandant si tout allait bien de son côté, se demandant combien de temps ils devraient encore rester ici...


_______________________________________________________________________

MORTANGELINESS

Mortangeliness, aprés avoir détachée la belle, suivit de très prés tout les faits et gestes, sans trop mettre de pressions à la prisonnière, qui était contrainte d'obéir, sous la menace de sa dague. Celle ci, commença à prodiguer les premiers soins.

Mort, s'aperçut que l'espagnole, maîtrisait un certain nombre de connaissances en médecine.
Le pauvre Seamus, était dans un piteux état. La chute de son cheval, l' avait fait revenir à lui et facilitait leurs gestes pour le déshabiller et le soigner. Mortangeliness, servait à quelque part d'assistante.

le temps des soins, Mort de temps en temps, épongeait le front en sueur de Seamus et le regardait d'un air rassurant, lui faisant comprendre, que tout se passerait bien. Elle voyait bien sur son visage, l'expression de la douleur. La souffrance était marquée sur son visage creusé et pale. L'espagnole interrompit le silence, annonçant qu'elle ne pouvait en faire plus, que son travail était fini. Mais expliquait qu'il lui faudrait du repos maintenant, car il avait perdu beaucoup de sang et qu'il faudrait le faire boire et manger un peu.

Elle ramena la prisonnière vers sa soeur et l'attacha à nouveau à la roue. Elle demanda à Dahlia, de l'aider à le transporter dans un coin, en essayant de l'installer du mieux possible de façon à ce qu'il ne souffre pas de trop. Elle partie voir Illaura, pour demander si elle n'avait pas un petit truc à manger pour Seamus. Celle ci lui donna un morceau de pain.
Mortangeliness repartit vers lui, lui donna le pain à manger, le fît boire et s'adossa à un arbre pas très loin de lui, au cas ou il y aurait quelque chose. Ne pouvant plus resister face à la fatigue, épuisée elle ferma les yeux et sombra dans le sommeil...


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XANDRYA

Endormie au pied de son arbre, Xandrya avait entendu une certaine effervescence autour d'un blessé mais, trop fatiguée, n'y preta pas attention songeant que de toute façon, elle ne serait pas d'une grande aide.
Après quelques heures d'un sommeil salvateur, la flamboyante s'éveilla de ses rêves agités, hantés par les combats, les blessures et des souvenirs désagréables remontés du très fond de sa mémoire.

S'étirant comme à l'habitude en déployant ses bras, elle fut ramenée à la réalité par un élancement au niveau de ses côtes brisées et se ravisa bien vite en rebaissant ses bras pour les poser au sol près d'elle.
Doucement, elle regarda autour d'elle, apercevant un Bouziguot qui semblait somme toute en meilleure forme qu'à son coucher, par quel miracle elle n'en savait rien mais c'était le resultat qui comptait.

Dahlia était aux aguets comme toujours, les prisonnières fermement ligotées, un rictus se dessina aux lèvres de Xandrya lorsqu'elle aperçut le chef des mercenaires à leur côté.

Tiens... Tiens... Une vieille connaissance... Je vais aller m'amuser un peu...
murmura t-elle en se levant les yeux encore embués de sommeil et pourtant petillants d'idées malsaines.

Alors qu'elle s'avançait pour rejoindre le prisonnier blessé par ses soins, elle passa à proximité de Mortangeliness qui s'était assoupie elle aussi, un homme était couché non loin d'elle, pas en très grande forme apparement, surement celui qui avait causé toute cette agitation lorsqu'elle s'endormait.
Xandrya avançait toujours en jetant un oeil après avoir dépassé le blessé du Clan enfoui sous une couverture, son attention fut attirée par un détail... un bandeau...

Faisant volte face, elle se dirigea droit sur celui qui était couché à terre et s'accroupit à côté de lui avant de soulever délicatement la couverture qui recouvrait son visage.

Seam... Merd...


Comme elle le craignait à la vue du fétiche, elle découvrit le taciturne sous l'étoffe protectrice, le teint pâle, livide, presque d'un mort... Lentement, elle sureleva la couverture y découvrant les blessures qui n'avaient rien de bien rassurantes.
Avec précaution, la belle rousse porta sa main sur le front de Seam, ici aussi il avait été entaillé, il était fièvreux... Son état lui semblait inquiétant même si elle n'avait aucune notion réelle en ce domaine.

Pourtant quand elle l'avait vu la dernière fois, il allait bien, mais tout comme elle, il avait dut rencontré maille à partir à Mende ou ses forces l'auraient abandonné.
Comme par réflexe, elle s'assit à côté de lui et se mit à lui caresser les cheveux, lui qui lui avait sauvé la vie avec Aïcha, une sombre pensée traversa son esprit... Aïcha.... Elle ne l'avait pas encore vu sur le campement, comme beaucoup d'autres...

Pourvu qu'ils aillent bien...
laissa t-elle échapper alors que son regard redescendit vers le taciturne assoupi et paisible.


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SEAMUS

Ils étaient tout deux enlacés, couché au fond de cette barque, bercés par le ressac, le visage de temps à autre fouetté par les embruns. Empli de sérénité, Seamus laissait son esprit vagabonder par delà les mers lorsque l’embarcation heurta brutalement un rocher émergeant. Sorti de sa douce torpeur il ouvrit les yeux et se trouva nez à nez dans l’herbe avec les quatre pattes de la monture qui l’avait ramené bravement au campement. Point de barque hélas…
Il tenta de se relever en s’appuyant sur sa main gauche mais s’effondra immédiatement, trahi par ses forces et mais surtout par sa senestre inutilisable.
Une grimace de rage et de dépit tordit son visage blême. Dans une demi conscience, il entendit divers ordres et se senti transporté à l’écart. Deux femmes entreprirent de le déshabiller afin de le soigner. Il reconnut la fille de l’espagnol sans trop comprendre pourquoi elle participait aux soins. Mortangeliness se tenait légèrement en retrait, laissant supposer que la prisonnière avait des connaissances médicales qu’elle n’avait pas. Elle veillait cependant attentivement à ce que les opérations se déroulent sans fausses notes.
Machinalement le Taciturne se laissait faire et son visage se contracta au vu de sa plaie qui avait beaucoup saigné comme sa chemise l'en témoignait.

L’espagnole entreprit de recoudre la plaie. Le visage de Seamus se figea instantanément, une sombre inquiétude le parcourant. Aucune douleur… Lorsque l’aiguille pénétra ses chairs, Seamus ne ressenti aucune douleur ce qui fit monter en lui un sentiment de panique. Normalement il aurait dû souffrir le martyr et là : rien… Il tentait de trouver moult explications à ce phénomène tandis que la suture avançait à grand pas. Il essaya de chasser les pires pensées qui lui traversaient l’esprit. Finalement il se rappela que dans certains cas la douleur était tellement forte que le corps parvenait à l’occulter. Il se conforta dans cette idée et s’en trouva bien plus détendu.
La prisonnière s’occupa ensuite des ses autres blessures et eu la délicatesse de lui laisser son bandeau. Bien lui en prit. Même épuisé comme il l’était, il n’aurait pu garantir de n’avoir aucune réaction violente à son endroit.
Mort épongeait régulièrement son front inondé en lui murmurant des paroles rassurantes. Finalement le Clan n’était pas peuplé que de sauvages sanguinaires et cette pensée le réconforta un peu plus. Un fois les soins terminés, Mort vint lui apporter de quoi manger qu’il accepta avec reconnaissance. Sa complice avait les traits tirés par la fatigue et s’adossa à un arbre non loin de là continuant à veiller sur lui. Apaisé, il laissa enfin le sommeil prendre le dessus. Un sommeil profond, sans rêves, réparateur.

Un frisson le parcourut quand on souleva sa couverture, le tirant lentement des bras de Morphée. Une main apaisante lui couvrit le font et caressa sa tête. Il ouvrit doucement les yeux et croisa ceux de Xandrya. Il avait connu réveil plus désagréable.

‘jour toi.
Pas trop esquintée ?

Il s’appuya sur ses coudes pour la contempler. Le corps du Taciturne était meurtri de toute part mais il n’en avait cure. Seul l’absence d’une douleur emplit son âme d’inquiétude. Mais il n’en laissa rien paraître, il était trop tôt…

Il plongea un tendre regard dans celui de Xandrya et lui murmura.

Content que tu sois là…

Il déposa son bras valide étendu sur le sol, l'invitant tacitement à le rejoindre.
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:42

LA ISABELLA

Isabella était toujours assise, appuyée contre la roue du chariot et ligotée solidement. Elle avait testé les liens un moment, mais n’avait réussi qu’à se meurtrir la chair des poignets avant d’abandonner. L’autre prisonnier s’était endormi, ou évanoui, le menton sur la poitrine, immobile et livide. Elle espérait qu’il n’avait pas succombé.

Elle s’inquiéta quand la folle impulsive à la lame vint libérer Laurinda. Sa sœur avait parlé trop fort, dévoilant des compétences en médecine, et ils semblaient en avoir besoin dans le clan ennemi.

Isabella faisait face à la forêt, au fond de la clairière, et ne voyait rien de ce qui se passait dans le camp de l’autre côté de la carriole. Des blessés arrivaient, les brigands qui avaient attaqué leur convoi. Elle pouvait en entendre certains s’affairer et d’autres gémir. Les compétences en soins de Laurinda la protégeraient certainement d’une mort prématurée, elle l’espérait.

Elle-même n’était qu’un poids inutile : ni la fille de dom Fernando, ni aucun talent à faire valoir. Elle commençait à craindre pour la durée de sa vie… Elle avait encore plus soif que tout à l’heure, mais n’aurait pour rien au monde demandé à boire. Le désespoir s’insinuait insidieusement dans son esprit. Elle se surprit à regretter la colère et la haine que l'autre homme aux longues tresses noires lui inspirait. Ces sentiments puissants l’auraient empêchée de sombrer dans l’angoisse.

Laurinda fut ramenée près d’elle. Malgré les circonstances, malgré leur captivité et la précarité de leur existence, sa sœur avait l’œil scintillant : soigner était sa vocation.


_______________________________________________________________________

XANDRYA

Un mouvement de tête et des yeux sombres qui s’ouvrent et la regarde, Xandrya l’observe et sourit lorsqu’elle entend le « ‘jour toi » caractéristique de Seamus, si il est capable de dire ça c’est que ça doit aller.
La suite ne se fait pas attendre, il demande si elle n’est pas trop abîmée, la rousse réfléchit un instant et ne voit rien de plus à part… non rien de plus si ce n’est les cotes probablement plus cassées de l’attaque du soldat de l’Ost et sa plaie au bras qui s’infecte malgré les soins.

Non, non, tout va bien…Rien de plus… Enfin je crois…

Lui indiquant son front, en passant la main dessus, elle lui dit sur un ton mitigé.

Par contre toi… Y’en a en plus… Même ton bandeau n’y a pas échappée… hi hi


Xandrya était surprise de ne pas le voir plus grimacer lorsqu’il se redressa légèrement pour la regarder, il devait pourtant souffrir le martyre ne serait-ce que par sa blessure au bras…

Tu ne souffres pas tr…


Sa phrase fut interrompu par un regard changeant du taciturne presque tendre qui la fixait accompagné d’une petite phrase qui fit chaud au cœur de la flamboyante, on a beau être meurtrier, combattant, assassin, dans ce genre de situation, ce genre de phrase était toujours appréciable.

Merci… J’en suis heureuse aussi, d’être là et que tu y sois aussi ça va de soi !!!
dit-elle en achevant sa phrase dans un sourire.

Un signe inattendu de Seam, comme une invitation à venir s’allonger à ses cotes sous la couverture, Xandrya plisse les yeux en inclinant la tête sur le côté, hésite un instant et se dit qu’un peu de chaleur humaine ne lui fera pas de mal.
Doucement elle soulève l’étoffe pour s’en recouvrir en se serrant contre Seamus, grimaçant un peu quand sur le coté, ses os brisés touchent le sol lui envoyant comme un décharge électrique.

Délicatement ne sachant pas trop où et comment il était blessé, elle déposa sa tête dans le creux du bras étendu, et le regardait pensive, qu’est-ce qui faisait qu’il était si fermé sur lui-même ? Quel lourd passé il pouvait bien traîné derrière lui ?
Vraiment il l’intriguait dans le bon sens du terme…

Je suis désolée, je t’ai réveillé en passant la main dans tes cheveux, j’aurais du m’abstenir, tu dormirais encore…
murmura t-elle en lui caressant de nouveau les cheveux d’une main tandis que l’autre était recroquevillée sous sa tête.

Rendors toi ça serait mieux et pour moi aussi… Je ne suis pas d’humeur badine… Et même si je l’étais mon corps ne suivrait pas !!!
lança t-elle dans un fou rire, quelle s’empressa de taire ayant peur d’être entendu.

Oops… Allez dors… Seam… On risque de reprendre la route bientôt…
susurra la rousse en se retenant de l’embrasser.

Mais comme à l’habitude, l’impétueuse ne sut retenir ses instincts et embrassa, tendrement pour changer de ses manies, le beau Seamus qui se trouvait être quelqu’un de fort attirant et avec qui la belle rousse était en train de tisser des liens étranges.
Xandrya s’étonnait elle-même de son comportement face à lui, mais l’avenir dirais dans quel sens cette relation évoluerait, pour le moment il fallait qu’ils dorment, tous les deux.

Bonne nuit Seam… Fais de doux rêves…


_______________________________________________________________________

WILLOW

La femme-serpent avait chevauché aux cotés de Samaël, Ivy et Anya qu'elle avait attendu une fois passé Mende, ignorant la réaction des autres membres à son égard qui ne la connaissait n'i d'Eve, ni d'Adam.

Après avoir cherché dans les sous bois, elle trouva enfin le campement du Clan, avançant avec prudence, Willow observa autour d'elle s'apercevant qu'il y avait tout de même sacrément comme monde dans cette organisation.

Réflechissant quand à la suite, elle espérait juste pouvoir faire bander son épaule, meme si elle avait déjà fait ce que nécessaire, mais le linge était à changer, sanguinolant à souhait.


_______________________________________________________________________

KIMERA

Un mal de crane lanscinant lui martyrisant la tête, Kimera s'éveilla doucement en portant sa main à son front, découvrant qu'elle était montée sur un cheval dont elle ne tenait pas les brides.
Un bras lui enserrait la taille, sans doute pour la maintenir sur la monture, elle se rendit compte qu'elle était appuyée sur le poitrail d'un homme, un frisson d'appréhension lui parcouru l'échine... Ami ou ennemi ?

Relevant avec prudence la tête, Kim découvrit le visage concentré de Bohort, un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres, elle ne se souvenait pas de tout...
Le combat, l'archer, sa glissade... un choc à la tête... Sa main redescendit devant ses yeux, maculée de sang, elle avait été blessé.

Kimera aurait voulu passer sa jambe de l'autre côté du destrier pour decharger Bohort, qui lui avait probablement sauvé la vie, mais elle n'en eut pas la force.
Le campement du reste du Clan se dessina au loin à travers les feuillages, agrippant le bras de Bohort qui continuait de la maintenir fermement au niveau des hanches, elle reposa sa tête sur son torse.

Merci...
murmura t-elle avant de sombrer à nouveau dans une semi-inconscience.

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SAMAEL

Elle était mal, les jambes ballantes sur les flancs de l’étalon, le corps inerte plaqué contre le sien, Samaël chevauchait avec prudence, prenant soin de ne pas la faire souffrir davantage et tentant de la laisser le plus longtemps possible dans cet état inconscient qui avait pris possession d’Ivy juste au moment où il la hissait sur son cheval.

Au détour d’un bosquet, Willow les attendaient, Anya les avaient aussi rattrapés avec facilité vu la cadence qu’il avait adopté, son allure lui avait permis de rattraper une monture accrochée à un arbre, son propriétaire n’avait pas du survivre au combat.
Peu lui importait, tout était bon à prendre en tant de crise, la seule chose qui le perturbait c’est que cela semblait être un destrier du Clan, pas d’armures superflus comme ceux de l’armée.

Il s’occuperait de ce genre de détail plus tard, en l’occurrence, il avait une belle femme entre les bras qui était dans un piteux état et nécessitait des soins rapidement.
Elle perdait son sang, beaucoup trop de sang, la main de Samaël en était devenu rouge et le cuir du cheval aussi…

Suivant ses deux compagnes de combat qui chevauchaient à ses côtés, il accéléra le rythme estimant que de toute façon si il était plus long la pauvre Ivy y resterait, un coup de talon sur les flancs de son cheval, et il reparti, le second cheval suivant le mouvement, attaché au pommeau de la selle.

Enfin le bivouac apparu au détour d’un arbre, avançant il informa Dahlia et les autres de qui était Willow et Ivy, et la raison de leur présence ici.

Dahlia ma chère, Willow est une nouvelle recrue du Patron, ainsi qu’Ivy… On revient d’une mission avortée au Rohan.
Dites moi, où je peux avoir de quoi soigner Ivy, elle est mal-en-point…

Nul besoin de réponse de la part de Dahlia lorsqu’il aperçoit Illaura qui s’occupe de soigner un des leurs.

D’accord vu !!! Au passage, j'ai récupéré un cheval, je ne saurais l'affirmer mais j'ai bien peur qu'il appartienne à l'un des notres...
lui lança t-il en defaisant la bride du pommeau de sa selle pour le lui tendre.

S’approchant de la jeune blonde, Samaël lui demande de quoi soigner la belle qu’il cramponne sur son cheval, bandages et autres remèdes, ainsi qu’aiguille et fils réclamés lui sont fournis.
Samaël s’éloigne du chariot et des autres membres pour se mettre à l’écart et s’occuper de la belle.

Doucement, il fait pivoter le corps d’Ivy de façon à pouvoir descendre et l’attraper ensuite, le poison blessé dans ses bras, il se dirige vers un arbre et y dépose la jeune femme inconsciente.
Retournant à son cheval, il l’attache à proximité et sort des fontes, une couverture et une flasque d’eau et de calva.

Samaël ôte son mantel de cuir, le repliant pour le glisser sous la tête d’Ivy et dépose la couverture sur ses jambes.
Prenant la flasque de calva, il s’en enfile une bonne rasade et remonte les manches de sa chemise, en commençant à délasser le corsage de la beauté étendue devant lui.

Allez Samaël, ça ne s’oublie pas, c’est juste que ça fait longtemps que tu n’as pas fait ça…
murmure t-il pour lui-même en découvrant la blessure du poison plus clairement, esquissant une grimace et soupirant.

Bon… Désolé Divine… Mais quand faut y aller…


Lentement, en essayant de ne pas la faire souffrir, Samaël commence à soigner Ivy, les gestes revenant presque instantanément.
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:42

MORTANGELINESS

Entendant des pas de chevaux se rapprocher, Mortangeliness ouvrit un oeil, sortit promptement sa dague, se releva, mais son bras, la rappela vite à l'ordre. Elle serra les dents, étouffant son cri de douleur.. Une femme arriva en premier. Mort approcha prés d'elle.
Dague en main et s'aperçut que celle ci était blessé.

Qui es tu ? d'ou viens tu ? Que fais tu ici ?
Parle je t'écoute.


Au même moment, Bohort arrivait avec Kiméra dans ses bras, mal empoint aussi.
Puis un autre du clan arriva avec une autre personne qu'elle ne connaissait pas non plus et annonça que celle qu'elle venait d'interpeller, faisait partie du groupe. Tranquilisée, elle rangea sa dague et jetta un coup d'oeil à Seamus.
Elle eut un petit sourire, le voyant bien accompagné dans la couche improvisée.

Samael partit dans un coin, pour secourir la nouvelle. Mort s'approcha de son cheval, le saisit par les rênes et l'emmena dans la clairière, pour qu'il se nourrisse d'herbes grasses.
Ensuite elle l'emmena au bord du ruisseau pour le faire boire. Non loin de là, elle vit un arbre bien accueillant, elle s'y dirigea, attacha son cheval et s'y adossa, attendant le départ...


_______________________________________________________________________

ANYA

Ayant rattrapé Samaël qui transportait la pauvre Ivy bien mal en point, Anya chevauchait distraitement en les suivant, ne desserrant pratiquement pas le dents du trajet.

Ils arrivèrent enfin au campement installé par les autres qui semblaient être là depuis un moment.
Elle scruta des yeux cet abri de fortune qu’ils s’étaient créés en pleine forêt, apparemment, ils étaient les derniers.

Anya se mit en quête de Flyn, scrutant les moindres recoins. Son corps fut parcourut de frissons quand elle passa à proximité d’Illaura qui soignait les blessés.

Cependant aucune trace de Flyn. Elle commençait à être inquiète et ravala douloureusement sa salive en réprimant quelques larmes qu’elle sentait monter.

Elle s’éloigna du reste du clan et se dirigea vers la rivière. Elle y vit Mort adossée à un arbre.

Salut Mort, ravie de voir que tu te portes bien. Je cherche Flyn tu l’as vu ?

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IVY

Soulevée de terre par des bras puissant, appuyée contre son torse, Samael maintenait Ivy contre lui fermement. De part pour qu'elle ne tombe pas de cheval du à sa faiblesse et d'autre part pour comprimer sa plaie. Elle avait cru l'entendre murmurrer à son oreille durant le trajet mais n'étant plus elle même avec ses forces qui s'échappait rapidement, elle n'avait cependant rien compris. Le son de sa seule voix suffisait à la rassurée. Elle avait fini par perdre concience aussitôt Anya arrivée à leur hauteur. Son visage fut la dernière chose qu'elle vit.

Elle ouvrit finalement les yeux, son sauveur devant lui, ses yeux bleus livides croissèrent les siens. Le poison lui sourit faiblement. Elle ne savait même pas où elle se trouvait et n'en avait rien à faire pour le moment. Seule la douleur restait... Elle grimaca lorsqu'il lui ouvra son corsage. La sensation aigue la maintenait avec lui, l'empêchant de retombée dans un sommeil profond.

Bon… Désolé Divine… Mais quand faut y aller…

Elle le regarda encore une fois et referma les yeux. Prête à ne pas bougée quoiqu'il fasse. Elle avait étrangement confiance en lui. Pourquoi ? Elle n'en savait trop rien puisque elle ne le connaissait pas beaucoup. Mais il ne l'avait pas laissée là à son triste sort, et déjà elle lui devait sa reconnaissance. De toute facon elle n'avait pas le choix, si cette blessure n'était pas refermée, elle se viderait de son sang.


_______________________________________________________________________

SEAMUS

La nuit avait recouvert le campement qui peu à peu s’endormait. Les blessés avaient bénéficié des soins les plus urgents se reposaient à proximité de leurs soigneurs respectifs. Les comparses les plus frais avaient organisé un rôle de garde et se succédaient avec ponctualité.

Le Taciturne ouvrit lentement les yeux. La cime des arbres se profilait au-dessus de lui dans la lumière naissante de l’aube. Il remua ses lèvres l’une contre l’autre comme pour y goûter la saveur laissée par celles de Xandrya. Il tourna doucement la tête et un léger sourire naquit au coin de ses lèvres. Lovée au creux de son bras, la Belle sommeillait d’un repos réparateur bien mérité. Il dégagea son bras avec douceur mais la flamboyante émis un léger grognement avant de se tourner sur le côté et de repartir de plus belle au pays des songes. Seamus s’assit à ses côtés et la regarda longuement. Il tentait d’analyser ce qui lui arrivait, de ce qui leur arrivait. Un sentiment étrange l’envahit progressivement, teinté d’un bonheur de nouveau à portée de main et assombri par la perspective de le voir à nouveau s’évanouir dans le tourbillon des flammes de l’Enfer.

Lentement il se releva, le corps toujours endolori à l’exception de son avant bras gauche. Il avait besoin d’être seul, trop de choses se bousculaient dans son esprit et bien qu’il ne pourrait y mettre bon ordre de suite, un peu de solitude l’apaiserait paradoxalement.
Il salua du menton Black qui veillait assis dans ses pensées mais les sens en éveil, aux côtés d’un feu devenu bientôt inutile, et se dirigea lentement vers le sous bois un peu à l’écart. Il croisa avec intérêt le regard d’une jeune femme au cheveux de jais qui lui souriait. Sans arrêter sa lente marche, il lui retourna son sourire l’air de s’excuser de ne pouvoir lui tenir compagnie.
Il s’assit sur une souche et calla profondément son menton dans ses mains. A nouveau son regard vide vagabonda loin, très loin auprès d’un visage dont les traits devenaient de plus en plus flous, pensée qui lui sera le cœur un peu plus.

_______________________________________________________________________

ANSCHAIRE

Il n'y avait plus rien à faire pour lui, un autre des nôtres s'en est allé. Il ne me restait plus qu'à rentrer. Que ce chemin fut long, chaque pas du cheval m'arrachant une grimace. Mon seul bras plus ou moins valide me faisait lui aussi souffrir, j'ai pu ralentir l'hémorragie, mais rien que le fait de serrer la bride est une torture.
Mon bras droit pend mollement, me faisant subir le martyr. En plus de la large plaie, l'épaule ne semble que déboîtée, si ce n’est le cas, je viens de perdre mon bras.

Combien de temps à chevaucher, mon corps ne veut qu'une chose, que je m'arrête et que je dorme. Mais dormir, c'est mourir. Allez vas y, elle est au bout du chemin. Ah vivement son sourire, qu'il me ragaillardisse.
Une journée de passé, des voix se font entendre... allez encore un effort, c'est bientôt fini, se détendre, lâcher les rennes… dormir…

J'arrive en vue du campement, ma première réaction est de chercher ma Sombre fleur. Enfin, elle est là, je pense soudainement à ma mine, je dois être pâle comme un mort, décoiffé et avoir l'air d'un paysan. Inconsciemment, je lâche les rennes. Vite ! Me recoiffer, je vacille, trop de douleurs, mon bras me rappelle à l'ordre. Le coiffage sera pour plus tard.
Lentement, je m'affale sur le cheval et glisse sur le côté :

Daaaaah... liaaaaa...


Le choc sur le sol est violent, m'arrachant presque un grognement. Je la perçois et lui souris...

_______________________________________________________________________

HALLEY

Sur un chemin entre Mende et Alais

Cela faisait déjà quelque temps que le couple était en route. Halley commençait à avoir froid dans ses vêtements boueux. Quant à elle, Aïcha, sentait la fatigue peser. Tous ses combats l'ont épuisée.
Le jeune mercenaire installer derrière, le postérieur endoloris, profitait de la baisse d'acuité de la maure pour jeter de fougueux regard dans son décolleté par dessus l'épaule de la femme à son insu. N'ayant rien d'autre à faire que d'observer la cavalière ainsi que de guetter les alentours.
Le passager voyait bien que la meneuse avait la tête qui flanchait de temps à autre.

Laisse, je vais prendre les rennes.....
Ais confiance!

Evidemment la femme ne voulait accorder sa confiance à un mercenaire, certainement pas un prisonnier qui plus est.
Inévitablement la femme flancha. Le mercenaire la rattrapa, l'enroula de ses bras, posa sa tête au creux de son épaule et il empoigna les rennes en réajustant son assise à la convenance de la situation. Le parfum des cheveux de la maure emplissait ses narines, la chaleur de son corps le réchauffait un peu plus.
Halley talonna la monture pour la faire accélérée. La nuit tombait petit à petit, les nuages se dissipaient laissant paraître les multiples couleurs du ciel cédant à l'obscurité du crépuscule.

Quelque part dans la foret, loin de la ville

Halley dirigea la monture durant toute la nuit, se contentant de continuer sur les traces visibles et selon les quelques propos d'Aïcha.
La jeune femme était toujours endormie entre ses bras, durant le trajet elle marmonna quelque chose d'incompréhensible à propos d'un homme, d'autres femmes, de châtiment.... .
Le conducteur ne prêta guère attention à pareil incohérence, les lueurs de l'aube commencèrent à transpercer les ténèbres de la nuit, un doux rayon se déposa sur la joue de la femme endormie, lui arrachant une grimace, qui venant d'elle rayonnait plus que le soleil lui même. Perdu dans sa contemplation de la si jolie maure, le jouvenceau ne vit même pas la fumée d'un feu montée au loin.

Réveille toi, beauté!

Le jeune garçon, lui susurra ces quelques mot à l'oreille, lui volant un baiser au passage. Le soleil levant frappa la femme en plein visage, ce qui la tira de son doux sommeil.
Voyant que la femme s'éveille, le mercenaire se remit correctement pour ne laisser paraître ce qui s'était passé.
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:43

BOHORT

Kimera avait repris conscience. Etait ce le coup qu’elle avait reçu, mais durant le trajet, il n’avait pas eu entre les bras la femme arrogante et colérique qu’il avait vue jusqu’ici. Ils s’étaient très peu parlé. Le calme et la sérénité de ce sous bois avaient fait de cet intermède une parenthèse de tranquillité après l’agitation des derniers jours. Lorsqu’ils arrivèrent, il insista pour qu’elle aille auprès des blessés se faire soigner. Elle accepta, mais il sentait bien que le fait d’avoir retrouvé les autres avait fermé cette parenthèse….

Il regarda autour de lui… tous n’étaient pas rentrés. Il fût un peu inquiet pour Aïcha. Puis il vit l’espagnole attachée à la roue du chariot. Son cœur fit un bond et il sentit à nouveau cette colère le gagner… mais ce fût plus fort que lui, il alla la voir et lui donna à boire, non sans lui avoir promis une gifle magistrale si elle lui crachait encore au visage. Puis il l’avait libérée de la roue et avait solidement attaché leurs deux poignets, sous son regard médusé.

Tu ne vas pas dormir assise ainsi… mais je préfère te garder à l’œil….

Ils s’étaient allongés entre deux couvertures pour la nuit, après qu’il ait pris soin de poser ses armes hors de portée. Il adorait voir ces éclairs dans ses yeux, la rage d’être prise au piège, la colère de la promiscuité avec lui qu’il lui imposait.

Le jour se leva doucement. Il ouvrit les yeux et vit son visage baigné dans les premiers rayons du soleil. Calme, sereine. Elle était aussi loin de lui que le lien le leur permettait. Il la regarda un moment. Son joli petit nez, ses yeux clos, le contour de ses lèvres…. L’idée qui lui était venue raviva aussitôt sa colère, qu’il passa sur elle. Il la secoua brusquement et lui dit d’un ton sec.

Tu vas aller te laver au ruisseau. Tu en as bien besoin ! Et ne compte pas sur un peu d’intimité, je reste à te surveiller.


_______________________________________________________________________

LAURINDA

Aprés avoir fait les soins à l'homme mal empoint, Laurinda fût de nouveau liée à la roue prés de sa soeur. Elle regarda Isabella sans même lui parler, de peur de se faire surprendre à nouveau. De toute façon, elles n'avaient pas besoin de communiquer verbalement, juste un regard et elles se comprenaient.

Plus le temps passait, plus le groupe de brigands s'élargissait. Ils étaient combien ? Elle ne le savait pas, mais une chose était sure, ils étaient nombreux. Laurinda, s'effraya, en revoyant celui qui, lui avait passé ses mains autour de son cou, lorsqu'il se dirigea vers elles.

Laurinda fût surprise de le voir donner à boire à Isabella. Elle pria dans sa tête, pour qu'elle ne lui recrache pas à nouveau au visage. Quel fût son soulagement de voir que sa soeur ne c'était pas rebellée. L'homme aux nattes la détacha. Elle eut un pincement au coeur. Qu'avait il l'intention de faire avec elle !!! Elle se mordit la langue, pour ne pas parler.

Heureusement qu'elle se tut, car il lui annonça, qu'il ne voulait pas la voir dormir assise.
La nuit fût longue, Elle avait somnolé, car au moindre bruit qu'elle entendait, elle écoutait attentivement, espèrant ne pas entendre sa soeur crier. Une partie de la nuit, elle pleura en silence, repensant à son père. Elle ignorait ce qu'il était devenu. Etait il toujours vivant !!!

On les avait séparé l'une de l'autre. Sans Isabella, Laurinda était perdue... Elle sursauta, lorsqu'elle entendit au petit matin cet homme qui lui avait pris sa soeur, lui ordonner de se laver au ruisseau....

_______________________________________________________________________

AICHA

La pluie c’était calmé, encore une chance, Aïcha était transie de froid et complètement épuisée. Elle lutait depuis un long moment contre le sommeil.

Laisse, je vais prendre les rennes.....
Ais confiance!

Elle n’avait aucune confiance en lui qui sait qu’elle fourberie il allait tenter…mais elle n’en pouvait plus, sa tête disait non, mais son corps, n’obéissant qu’a son instinct de survie. Le balancement régulier de la monture et la chaleur du corps de Halley derrière elle fit le reste et elle flancha. La jeune femme exténuée, sombra dans un sommeil agité, peuplé des évènements passés… Elle s’apaisa, sentant une douce chaleur l’envelopper. Il était là avec elle au manoir et l’entourait de ses bras si chaud, elle pouvait sentir son souffle dans ses cheveux qui la fit frissonner de plaisir. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, qui picotaient d’un baiser volé. Elle se blottit contre lui, gémissant légèrement avant d’ouvrir les yeux… L’esprit embrumé de sommeil elle mit quelques minutes à prendre conscience d’où elle se trouvait et avec qui… elle resta un moment interdite. Ils étaient au camp... Mais comment…

Vivement elle se redressa, levant une jambe qu’elle passa par-dessus la tête du cheval, elle sauta à terre. Aïcha chancela légèrement, encore engourdit de sommeil et se tourna vers Halley, esquissant un léger sourire.

Merci …de m’avoir ramenée…

Ayant repéré le ruisseau, elle s’y dirigea. S’agenouillant au bord du cours d’eau, elle se passa de l’eau sur le visage, se débarrassant des traces de sang sécher et chassant les dernières brumes du sommeil. Puis elle revint vers le groupe qui lentement s’éveillait. Il manquait des gens… trois personnes en fait. Hécate, Barrabas et Flyn. Elle entreprit de faire le tour des membres. Personnes n’avait vu Flyn, jusqu'à ce qu’elle arrive au muet. Il prit un vélin, mais elle sus avant même qu’il ne le lui tende que Flyn n’était plus... Aïcha soupira tristement il lui incombait encore d’annoncer les mauvaises nouvelles…

Tout le monde était réveillé maintenant et se rassemblait au centre du campement. Aïcha fut agréablement surprise de voir que Samaël s’était joint à eux avec deux autres membres qu’elle ne connaissait pas. Une d’elle était d’ailleurs mal en point. Après avoir recensé les blessés elle se s’approcha d’Anya et s’adressa a elle en particulier, mais à tout le monde en même temps.

Plusieurs membres ont été gravement blessés… et malheureusement d’autre son mort au combat…
Elle marqua une pose avant de poursuivre. Barabas a donné sa vie pour le clan. Hécate est tombé sous les traits d’un archer… et Flyn n’a pas survécu au combat… je suis désolée Anya… je sais que vous étiez proche tous les deux…

Les personnes que je vais nommer pourrons se préparer à partir et ce le plus rapidement possible. Il sera plus aisé d’offrir les soins appropriés au manoir qu’en pleine forêt. Donc...

Xandrya, Seamus ,Ivy ,Bouzigot , Mortangelinesse , Black hand, Willow, Illaura, Anya Edragone et Laurinda. Vous allez partir devant.

Xandrya et Seaumus sont en charge de votre groupe, nous gardons Isabella ici ça leur passera les envies de faire des bêtises. En allant au ruisseau, j’ai vu une charrette.. Petite, mais elle ferra l’affaire, je crains que Bouzigot et le mercenaire ne soient pas en état de monter à cheval. Je vous souhaite à tous un bon retour.

Les autres… c'est-à-dire Samael, Bohort, Kimera, Anschair, Dahlia, Halley, Isabella et moi-même attendrons ici l’arriver d’Adielle et d’Exar Kun. Qui, je l’espère, ne devraient pas tarder.

Voilà... Si personne n’a de question… Vous pouvez vous préparer et partir.


Aïcha tourna les talons et s’éloigna légèrement du camp.. S’adossant à un arbre, elle appuya la tête sur le tronc laissant les chauds rayons du soleil venir lui caresser la peau. Que faisait-il? Où était-il? Une boule s’était formée dans sa gorge, comment pouvait-elle se sentir si seule au milieu d’un groupe. La fatigue aidant, une larme discrète coula sur sa joue qu’elle s’empressa d’essuyer. Elle était partie depuis trop longtemps… seule depuis trop longtemps…


_______________________________________________________________________

FAUCON DU CLAN

Il avait déjà fait l'aller retour de narbonne à Béziers et la soeur encapuchonnée l'avait renvoyé vers son maître favori, un message croché à sa patte.
Tournoyant autour du campement, il aperçut la troupe qu'il avait suivi lors de leur cheminement jusqu'au Puy, doucement il descendit sur le bivouac en effectuant des circonvilutions, esperant y trouver l'homme qu'il avait adopté.

Une couleur vive, de la couleur du feu l'attira plus que les autres, il avait déjà vu cette teinte en suivant le groupe, il alla se poser à ses pieds attendant qu'on le libère de son velin contre un morceau de nourriture.

Sur le vélin on pouvait lire :

Citation:
Citation :Sommes en route pour Alais, arrivons très bientôt, Exarr avec moi avec un invité surprise pas prévu...

Adielle

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XANDRYA

Après s'être glissée au chaud sous la couverture, Xandrya s'était endormie au creux de l'épaule de Seamus, enveloppée de son bras blessé, profitant de toute la chaleur que leurs deux corps rapprochés et endormis pouvaient leur procurer l'un à l'autre.
Un mouvement sous sa tête l'eveilla partiellement la faisant gromeler dans un demi sommeil, avant de se retourner pour plonger de nouveau dans les bras de Morphéus et rejoindre ses rêves pleins de milles couleurs...

Le soleil venant chatouiller les rideaux de paupières posés sur ses songes, la flamboyante doucement réchauffée par les rays de l'astre solaire, sorti de sa léthargie en s'étirant avec précaution.
Pivotant sur le côté, Xandrya constata que Seamus n'était plus sous la couverture avec elle, la rouquine fronçe les yeux et se redresse pour regarder alentours si elle l'apercevait... Nulle trace de lui.

Xandrya après avoir doucement émergé, entre questionnement et reflexion sur la relation étrange qui se créait entre elle et le taciturne, se leva pour aller faire un tour du campement.
Elle se rendit compte que beaucoup de leurs camarades avaient été blessés mais que quasi tout le monde etait là sauf... Halley, Flynn, et... Aïcha...

Se balladant après avoir préparé Nyx pour un éventuel départ, l'impétueuse rousse s'avança vers le feu de camp qui était sur le point de s'éteindre, en regardant en souriant Black qui s'était assoupi contre une souche devant le foyer.
S'approchant de lui, elle lui déposa un baiser sur la joue pour l'éveiller en douceur de son sommeil qui semblait profond.

Un bruit de sabots lui fit détourner la tête, un sourire soulagé, ravi se dessine alors sur les lèvres de Xandrya, enfin Aïcha était de retour, avec Halley qui plus est.
A peine descendue de cheval, la maure réunit tout le monde pour donner les instructions quand à la suite des événements, la décision de renvoyer les blessés sans attendre l'arrivée d'Adielle à Alais fut prise par la meneuse de mission, elle annonça également que Flynn n'avait pas survécu.

Elle l'avait choisi ainsi que Seamus pour mener tout le monde à bon port, Xandrya acquiessa et rebroussa chemin pour finir d'ateler sa jument quand un faucon vint se poser à ses pieds.
D'abord surprise, la rouquine apercu que le rapace avait un morceau de velin croché à sa patte, avec précaution, elle ota le message et se mit à le lire après l'avoir ouvert.

Après avoir laisser le volatile se percher sur son épaule gainée de cuir, elle alla chercher un morceau de viande séchée dans une de ses fontes puis se rapprocha d'Aïcha.

Ma belle, il semble que vous n'allez pas attendre bien longtemps Adielle... Je viens de trouver ça sur Messire Faucon !!!
Apparement ils sont en route et ne vont pas tarder...

Lui tendant le parchemin, Xandrya se mit à détailler sa compagne de combat, pour vérifier si elle n'était pas blessée, meme si elle savait fort bien que la mauresque n'aurait pas failli à sa tache même à l'agonie.

Bon je vais aller regrouper ceux qui partent avec moi, euh au fait... c'est laquelle la fille de l'espagnol... La peau mate ou la peau d'opaline ? oh t'inquietes je trouverais !!!
Repose toi... Et je lui dirais que tu pense à lui quand j'arriverais au Manoir et que tu va pas tarder !!!
lui dit-elle en lui faisant un clin d'oeil.

Après s'être rapidement concertée avec Seamus revenu d'elle ne savait où, et peu importait, elle enfourcha Nyx et s'adressa à ceux qui devait la suivre.

Bon on va pas faire compliqué, ceux qui sont le plus amoché dans la petite charette, on peut y aller à plusieurs sachant qu'il faut que Bouzi reste allongé.
Donc à l'arrière de la charette, Bouzi et Illau, Les deux prisonniers, la nouvelle aussi, Ivy je crois, bienvenue au fait...
Toi Mort tu monteras devant avec Black vous dirigerez la cariole.
Anya et la recrue avec le serpent à cheval...

Elle finit par se tourner vers Seamus et l'interrogea.

Seam, cariole ou cheval ?

Elle se doutait qu'il choisirait le cheval et eu raison de le penser lorsqu'elle entendit un léger "grumpf".
Les choses ayant été clairement énoncés sans contestations spécifiques, elle retourna voir Aïcha pour lui annoncer qu'ils n'emmenaient que six chevaux.

Bon ma belle, on grimpe tout le monde et on s'en va... A bientôt à la Main, fait attention à toi et aux autres !!!

Un signe de la main, un clin d'oeil et la flamboyante s'éloigne, en claquant le bride sur l'encolure de son cheval, rejoignant le groupe qui est déjà prêt à partir.

En route, direction Nîmes...


La petite troupe s'enfonça dans la foret en contournant Alais, un regain de vitalité se faisant sentir à l'idée de rentrer au Manoir.
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:43

SAMAEL

Ayant terminé de soigner Ivy, après avoir nettoyer, recousu les chairs meurtries et pansé le ventre de sa blessée, Samaël s'était allongé à son côté, mettant son bras autour d'elle, se rapprochant d'elle au maximum pour lui faire profiter de sa chaleur.
Il l'embrasse avant de lui caresser les cheveux la laissant doucement s'endormir, veillant sur son sommeil, avant de lui même sombrer.

A son réveil, il la découvrit encore assoupie et d'un baiser sur le front, la fit sortir de ses rêves, il entendit Aïcha qui reclamait attention, bondissant presque il fit signe à Ivy de ne surtout pas bouger qu'il revenait.
Réunion terminée, il revint vers Divine et lui expliqua succintement qu'elle repartait au Manoir avec les autres du Clan qui avaient été le plus salement touché et que lui restait ici.

Xandrya ne perdit pas de temps quand à exécuter les ordres donnés par l'enchanteresse et s'empressa de donner ses directives aux membres de la Main concernés.
Se mettant à genoux, il glissa ses bras sous le dos et les genoux d'Ivy pour la porter jusqu'à la chariotte.

Voilà ma belle, te voilà installée... Je ne serais pas là pour te porter jusque ta chambre mais je suis sur que quelqu'un s'en chargera avec beaucoup de plaisir Divine...
Retapes toi quand je rentre je passe te voir...


Samaël depose un baiser à Ivy et lui fait un clin d'oeil en s'éloignant de la chariotte sur le départ, se faisant il aperçoit l'enchanteresse seule adossée à un arbre et se dirige vers elle.

Bah alors vous n'avez pas l'air bien ? Je peux vous aider ?


Posant une main au dessus de la tête de la maure, il caresse la joue d'Aïcha, ramenant sa main sous le menton pour lui soulever le visage et la fixe de ses yeux d'or.

Dites moi... Qu'est-ce qui vous rend si sombre Enchanteresse ?
susurre t-il d'une voix chuchottée et douce.

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BOUZIGUOT

La charrette a pris lentement la direction du manoir, emportant à son bord les principaux blessés et les prisonniers sous bonne garde. Ainsi que l'a signalé Aicha, il y sera beaucoup plus commode d'apporter des soins efficaces aux différents éclopés.

Bouziguot est allongé auprès d'Illaura, qui continue à s'occuper de lui tout en jetant de temps en temps un oeil sur les captifs.

Il a posé la tête sur ses genoux, et se laisse bercer par le balancement de la carriole. Le procédé peu orthodoxe utilisé par Illaura pour le soigner semble porter ses fruits. S'il souffre toujours, il lui semble également qu'il récupère peu à peu ses forces.

Il a retrouvé également le désir de lutter, de s'en sortir, grâce à elle.

Et il se pose à présent des questions sur son avenir. Il ne sera jamais un combattant exceptionnel, il ne hait sans doute pas suffisamment ses adversaires. S'il a déjà fait quelques victimes par le passé, il s'agissait là de vengeance! La motivation était évidente!

Dès lors, est-il réellement un membre indispensable pour le clan? Sera t'il dans le futur autre chose qu'un poids mort comme il l'est à présent?

A t'il réellement fait le bon choix en rejoignant un jour le manoir? Il est bien décidé à trouver sans tarder la réponse à ces questions.


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SEAMUS

Le soleil pointait lentement ses rayons à travers le feuillage. Seamus le menton appuyé dans ses mains contemplait le campement. Que de chemin parcouru et pourtant si peu. Depuis toujours il avait été un animal de meute. Cette fois c’était différent. Il ne savait trop comment se situer. A la fois bien dans la meute et tout aussi bien lorsqu’il prenait un peu de recul comme il faisait maintenant. Lentement le campement s’éveillait. Les soigneurs se penchaient sur leurs blessés, les gardiens terminaient leur rôle.

Il observa longuement la flamboyante endormie, laissant vagabonder son esprit vers une aube nouvelle. Elle se leva, sembla étonnée d’avoir été délaissée de la sorte et mis quelque temps à se relever. Il la vit se diriger vers Blackhand et le réveiller de la plus douce manière qui soit. Il fronça légèrement les sourcils en proie à un sentiment qu’il ne parvint pas à définir.

Un galop mit fin à ses réflexions. Rassuré il vit Aicha arriver accompagné de leur prisonnier privé. Il marmonna

...Tiens l’ vla suis là…


Il ne perdit rien du geste ô combien déplacé que le jeunot eut pour sa geôlière.

...Doute de rien le gamin...

Réveillée en sursaut, la Maure donna, de sa manière vive accoutumée, les dernières nouvelles de la mission. Elle annonça froidement que trois d’entre eux ne reviendraient pas. Il hocha la tête, le regard vide. La roue tournait toujours dans le même sens.
Il fut surpris de se voir nommer responsable du groupe des éclopés. Heureusement, Xandrya partageait cette charge avec lui et serait certainement plus à même de se faire comprendre avec des phrases complètes. Elle vint à lui pour lui proposer une place dans une carriole empruntée plus ou moins définitivement à un paysan local. Il la regarda intensément et hocha négativement la tête.
Il replia difficilement sa couverture et ayant regroupé ses effets épars, monta en selle pour faire le tour des compagnons. Les blessés les plus lourdement atteints furent hissés dans la chariotte. La jeune femme dont il avait croisé le regard plus avant dans la nuit y fut déposée avec délicatesse par l’Argenté de service. Le Taciturne la regarda à nouveau sans un mot mais un maigre sourire se dessina sur ses lèvres. Il se tourna vers Samaël et hocha de la tête.

Tout le monde semblait fin prêt et Xandrya donna le signal de départ. Lentement le groupe de éclopés se mit en route. Tour à tour Seamus se porta aux côtés de chacun, jaugeant et évaluant leur état afin d’adapter la progression du groupe à leur état respectif. Il accorda une attention toute particulière aux occupants de la charrette avant d’ouvrir la route aux côtés d’une Xandrya bien pensive.


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LA ISABELLA

Isabella vit approcher l’homme aux nattes et tout son corps se contracta involontairement. Quand il approcha une gourde, elle soupira d'aise et ouvrit avidement la bouche, mortifiée que ce soit lui et pas un autre qui lui donne à boire. Mais elle ne dit rien, se contenta de plisser les paupières à sa promesse de la gifler si elle recrachait. Elle en eut bien envie, juste parce qu’il la menaçait et aussi, pour effacer cet air sardonique sur son visage. Mais elle sentit Laurinda retenir son souffle près d’elle et cela eut pour effet de la calmer un peu… jusqu’à ce qu’il la détache. Elle croisa le regard de Laurinda, l’inquiétude était palpable entre les sœurs, mais aucun moyen de se réconforter l’une l’autre.

Isabella suffoqua presque quand il lia son poignet au sien, l’obligeant ainsi à son contact permanent. Elle le détestait! Étendue près du feu, sur le qui-vive, elle s’écarta autant que possible de lui, perdant par la même occasion la précieuse chaleur de la couverture dont lui s’était enveloppé. La rage dont elle bouillait intérieurement ne réussit pas à la réchauffer, mais elle préférait mourir frigorifiée que s’approcher un tant soit peu de lui. Elle écouta sa respiration, guettant le moment où il allait s’endormir pour tirer sur un coin de la couverture. Elle songea aussi à se détacher une fois qu’il serait endormi, mais le regard sarcastique que lui jeta celui qui faisait le guet près du feu l’en dissuada.

Elle avait vu une femme passer derrière le chariot avec une couverture et fut soulagée de constater qu’on s’occupait un minimum de Laurinda, même si elle l’entendit sangloter dans la nuit.

Isabella s’éveilla en sursaut et ouvrit les yeux sur le regard noir penché sur elle. Elle se redressa prestement et s’écarta, arrêtée brusquement par ce maudit lien qui la retenait à lui. Se laver? Elle avait les jupes maculées de terre, la chemise humide, et des mèches échappées de sa coiffure qui retombaient autour de son visage.
Elle posa des yeux haineux sur lui :

Jamais! Yé vais pas té souivre à la rivière, il faudra mé traîner jusqué là!

Ils se toisaient, elle drapée dans son amour-propre face à son arrogance, quand de nouveaux brigands pénétrèrent dans le campement. Isabella ne fut pas longue à comprendre que certains allaient partir, et Laurinda avec eux. Elle poussa une plainte étouffée, tout son corps projeté dans un élan vers sa sœur, mais elle était toujours prisonnière de l'homme aux tresses.

Laurinda était dans la charrette, sur le point de partir. Isabella avait le cœur en lambeau, elle retenait difficilement ses larmes. Résignée, malheureuse, elle se tourna vers son geôlier et supplia, consciente de fouler au pied son orgueil :

Tou pourrais au moins mé laisser l’embrasser…

Mais, déjà, le groupe se mettait en route.


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IVY

L'Argenté avait très bien pris soin d'elle. Lavée, recousue et pansée sa plaie. Pas sans douleurs pour le pauvre Poison parcontre. A chaque fois que l'aiguille avait pénètrée sa chair, ses dents s'étaient serrés trop orgueilleuse pour laisser une plainte. Ivy avait laisser ses yeux fermés dans l'espoir de penser à autre chose et ne les avaient réouvert que lors de son supplice terminé.
Ensuite il s'était allongé près d'elle, la ramenant contre lui. Elle sentait la chaleur de son corps contre le sien, une protection dans sa fagilité soudaine. Elle s'abandonna facilement et rapidement à son baiser et à la tendresse donc il faisait preuve pour qu'elle récupère en dormant.

Un rayon de lune sur son visage la fit sortir de son sommeil, son flan lui faisant mal mais elle avait réussi à se reposer un peu. Elle essaya de se redresser mais dans l'incapacité de trop bouger elle se blotti d'avantage contre son sauveur les yeux scrutant les alentours. Un homme passa devant eux, un bandeaux lui descendant sur les yeux. Sans même le connaitre, elle lui sourit, sans raison particulière. Il lui rend son sourire et disparait aussi rapidement que venu. Le poison regarde son ange quelque peu orthodoxe ensommeillé à ses cotés et retourne dans son pays des songes

Au lueur du jour, il l'a réveilla doucement.Le meilleur moment en ces quelques jours. Elle lui sourit chaleureusement. Une femme venant d'arriver rassembla les troupes en mesure de l'écouter. Elle devait être le chef de cette mission. Samael parti elle attendit sagement son retour.


Elle entendit une femme rousse citer son nom et lui souhaiter la bienvenue . Elle lui sourit en signe de réponse. Elle ne connaissait personne ou presque parmis eux mais elle avait déjà attirée l'attention. Encore l'art de se mettre dans des positions inconfortable, c'était bien elle ca. La flamboyante lui assigna sa place à l'intérieur de la cariole avec les autres blessés plus gravement.

Samael revient vers elle, la pris dans ses bras et la porta dans son nouveau moyen de transport pour rentrer à bon port. Il lui expliquant comme à un enfant, que ils seraient séparés. Ivy ne pu s'empêcher de rire, mais se ravisa très vite. Les sacades du à trop de mouvements lui faisait mal pour le moment.

Pas de problème trésor, on se verra à ton retour et au fait... Merci.. hum.. pour tout ca..

Il déposa un léger baiser sur ses lèvres accompagné d'un clin d'oeil. L'homme de la nuit qu'elle avait appercu se tenait là les examinant, un faible sourire sur les lèvres. Elle ne porta pas plus attention. Et dit aurevoir à Samael qui déjà le dos tourner allait rejoindre l'autre groupe.

Elle regarda autour d'elle les autres. Elle était dans un bien meilleur état que certain heureusement. Sa blessure resterait sensible un long moment mais s'en remetterait rapidement. Il partirenet vers la ville prochaine, elle se laissa bercer par le cahutement de la cariole sur les chemins de terres, une main plaquée sur son ventre pour éviter de trop bouger .

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DAHLIA

Dahlia restait toujours à l'écart des autres.

Petit à petit le groupe se reformait, les membres du clan revenait les uns après les autres, quelques uns sérieusement blessés.

Elle vit l'homme aux cheveux d'argent se diriger vers elle, présentant les deux femmes qu'elle ne connaissait pas encore, dont l'une demandait à être soignée dans les meilleurs délais. Dahlia n'eut même pas à répondre que Samael apperçut Illaura, toujours auprès de Bouzigot, et alla la rejoindre, avant de confier la bride du cheval sans cavalier à la blonde assassin. Un cheval d'un membre du clan... Donc un autre était tombé... Son coeur bondit dans sa poitrine, il ne restait pas beaucoup de monde à n'être pas encore revenu... Pourvu...

Mais bientôt elle fut rassurée, en voyant son muet revenir. Bien que celui-ci semblait bien mal en point. Il se laissa presque tomber du cheval, pâle comme la mort, mais lui adressant un faible sourire. Dahlia accourut vers lui, le soutenant et l'aidant à s'assoir. Elle n'avait même pas fait attention qu'il avait prononcer son nom, ses pensées toutes tournées vers lui.
Elle fit ce qu'elle put pour soulager sa douleur, essayant de soigner les blessures, vérifiant son épaule, s'appercevant que celle-ci était déboitée. D'un coup sec sur le bras, elle la remit en place, puis l'immobilisa à l'aide d'attelles. Heureusement que l'assassin de son passé lui avait donné quelques conseils en matière de médecine...

Alors qu'elle finissait de le soigner, elle vit Aïcha arriver auprès d'eux, et demander à Anschaire s'il avait des nouvelles des membres absents, et tout particulièrement de Flyn. Dahlia comprit à ce moment à qui appartenait le cheval que Samael avait ramené... Son muet confirma ses doutes, écrivant à la Maure ce que déjà elle avait deviné. Elle sentit un froid en elle alors que l'annonce du décès des trois membres se faisait entendre. Jamais elle n'aurait cru ressentir cela un jour. Bien qu'elle ne les avait pratiquement pas connus, elle se rendit compte que chacun pouvait y laisser sa peau. Aussi bien elle que les gens pour qui elle s'était prise d'affection...
Posant sa tête sur l'épaule valide d'Anschaire, elle resta là, silencieuse. D'après ce qu'Aïcha avait annoncé, ils devaient encore rester un peu ici, attendre qu'Adielle revienne avec le crocheteur.

Elle regarda le groupe quitter les lieux, disparaissant petit à petit de sa vue.
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:44

AICHA

Elle s’était évadée loin dans ses pensées lutant pour retenir les larmes …d’épuisements ? qui lui brûlait les yeux. Aïcha pris une grande respiration tentant de ce reprendre quand la voix de Samaël lui parvint.

Bah alors vous n'avez pas l'air bien ? Je peux vous aider ?

Elle ouvrit les yeux et tenta un sourire qui ne fut pas un grand succès. Le premier groupe avait quitté…. Il fit ce qu’il n’aurait jamais du faire. le contact de sa main sur sa joue fut trop pour ce qu’elle pouvait supporter. Elle secoua la tête en signe de dénégation. La boule qui lui entravait déjà la gorge remonta douloureusement ses yeux s’embuèrent de larme. Aïcha se tourna vers lui se laissa aller contre la poitrine de Samaël et ferma les yeux tentant en vain de retenir le sanglot qui remontait.

Deux fois depuis son arrivée au clan elle avait été dans cet état et les deux fois il était là. Il allait certainement penser qu’elle était faible elle devait se reprendre. Adielle allait arriver, Exar ferait ce pour quoi il était là et il repartirait, elle pourrait enfin rentrer et le retrouver… s’il n’avait pas fait de bêtise…


_______________________________________________________________________

SAMAEL

Elle s'effondra dans ses bras, le prenant au dépourvu, sanglotant sur son torse, etonnament Samaël fit en sorte que personne ne la voit ainsi en l'enveloppant de ses bras, la couvrant des pans de son long mantel de cuir noir.

Enchanteresse, qu'est-ce qui vous chagrine tant ? Serais-ce les nerfs qui lachent ?

Une main vint lui caresser les cheveux pour l'apaiser, même s'il n'était que peu certain du résultat qu'il obtiendrait.
Samaël la laissa s'épancher ainsi quelques minutes et lui saisit le menton pour capter son regard.

Alors ma belle, dites moi...

Un signe de tête d'Aïcha suffit à lui faire lacher son menton, si elle avait envie d'en parler elle le ferait d'elle même, mais ça n'était vraisemblablement pas le cas au moment présent.
Lui caressant le dos et les cheveux, Samaël se souvint de leur première rencontre au Manoir, elle n'était pas bien différente de maintenant, peut-etre etait-il arrivé après l'orage de larmes, mais l'expression qu'il venait de lire sur son visage était la même.

De grands yeux bleus attristés par quelque chose, quelqu'un, un sentiment, qu'importe, apparement une entité quelconque savait comment toucher et blesser la maure.
Lui saisissant la taille, Samaël la redressa un peu et s'adressa d'une voix sans doute plus tendre qu'il ne l'aurait voulu.

Allez... Ne vous laissez pas aller comme ça, ressaisissez-vous, les autres vont se demander où vous êtes passée.

En lui souriant il ajouta.

Pas que ce moment me soit désagréable, mais si je vous garde ainsi cachée de mon manteau, je ne repond de rien ma chère.
Vous savez l'effet que vous me faites me semble t-il.


Souriant de plus belle, il lui fit un clin d'oeil esperant lui arracher ne serais-ce qu'une esquisse de sourire.

_______________________________________________________________________

ADIELLE

La route s’était fait en silence depuis Béziers, à peine s’il avait échangé quelques mots. Le chemin lui parut interminable. Il lui semblait que jamais ils n’arriveraient. Ils avaient fait halte à Nîmes pour dormir quelques heures et manger un morceau. Exar resta à l’écart chuchotant par moment avec l’ami dont elle ne savait toujours pas le nom, mas ça n’avait aucune importance. Malgré qu’elle tendit l’oreille, elle ne put saisir le sens de leurs paroles.

Elle avait dormi d’un sommeil léger la main sur sa dague. Les nuits avaient succédé les jours et enfin ils approchaient d’Alais. Le faucon qu’elle avait envoyé plus tôt était revenu rapidement signe qu’ils n’étaient pas loin du campement. Au détour du chemin, ils croisèrent Seamus, Xandrya et plusieurs autres membres, plus ou moins mal en point, signe qu’il y avait eu quelques complications. Elle fut désolée d’apprendre la mort de trois des membres, plus particulièrement celle de Barabas qui lui avait en quelques sortes sauvé la vie lors du dernier dîner. La femme au serpent se proposa pour conduire le trio au camp. Ils se souhaitèrent mutuellement bonne chance pour la suite et chacun reprit sa route.

Elles avaient alors accéléré l’allure imitée des deux hommes. Au bout d’un court moment, elle aperçut un mince filet de fumé qui s’élevait entre les branches des arbres. Le groupe quitta la route et s’enfonça dans la forêt. Adielle ne pue retenir un soupir de soulagement le campement était en vue. Elle remercia la femme et se retourna vers ses deux « compagnons » de voyage
.

Nous sommes arrivé…dès que tu auras fait ton travail tu pourras repartir… j’enverrai le faucon aviser que c’est terminé, et Gabbi te serra rendu… comme promis.

Se disant ils étaient entrés au camp la jeune femme mit pied a terre et chercha Aïcha du regard, elle n’était pas en vue, Adielle espérait que tout c’était bien passé mais fut tout de même soulagé de ne pas la voir...après ce qui c'était passé leur relations n'était pas des plus amical. Elle se retourna vers Exar lui souriant de façons légèrement sarcastiques. Elle connaissait la réponse, mais elle posa tout de même la question.

Alors, tu te mets au travail maintenant ? Ou tu préfères te reposer avant ?


_______________________________________________________________________

WILLOW

Après avoir suivi le mouvement de Samaël et Ivy depuis le lieu des combats, ils étaient arrivés au campement avec une autre femme du Clan, Samaël pris le soin de la presenter alors qu'une jeune femme pas plus haute de trois pommes s'approchaient déjà toutes lames dehors, à quelques minutes prêts, Spyke lui aurait sauté à la gorge.
Ceci fait, elle suivit le bellatre pour avoir de quoi bander proprement sa plaie au bras s'isolant dans un coin pour se soigner.

Une femme, à priori chef de cette mission, arriva et rassembla tout le monde pour diviser les membres en deux groupes, les valides et les non-valides.
Willow grogna en entendant son nom dans le groupe des non-valides mais ne tenant pas à se faire remarquer acquiessa en suivant les ordres de la femme d'origine étrangère se dirigeant de mauvaise grace vers le groupe mené par un homme bien peu causant et une rousse vulgaire.

Je te jures plus ça va, plus les rejoindre me semble impensable Spyke...
murmura t-elle à son serpent en lui caressant la tête.

Les ordres avaient été donné par la rouquine et tout le monde s'empressa de dire amen à la moindre de ses paroles, suivant les injonctions de la femme aux moeurs légères d'après ce qu'elle avait entrevu durant la nuit, passant des couvertures du taciturne à celle de l'homme qui guettait le foyer.

Le groupe parti en direction du Manoir, bon gré, mal gré... Sur le chemin, ils croisèrent un trio composé, apparement, d'une femme du clan et de deux hommes qui n'avaient rien à y voir... probablement l'homme tant attendu par la troupe resté en arrière.
Ne souhaitant pas rentré au Manoir plus vite que necessaire, Willow se proposa d'accompagner les trois cavaliers jusqu'au campement, ce que la femme en capuche accepta bien volontiers.

Faisant pivoter son cheval, elle se plaça aux cotes de la dite Adielle et ouvrit la cavalcade jusqu'aux autres membres restés à Alais avec le précieux convoi.
Le campement en vue, elle se tourna vers Adielle.

Te voilà arrivée !!!


S'écartant des hommes à l'air peu ravis d'être en ce lieu, elle se mit en retrait mais pas trop loin pour observer la suite des évènements, et détailler les différents membres restants.


_______________________________________________________________________

BOHORT

En effet, le chariot démarrait emportant Laurinda. Pas le temps de se détacher. Il tira sur son poignet.

Viens !

Et ils se mirent à courir tout les deux, rattrapant le chariot. Laurinda tendit ses poignets attachés vers le bras libre de sa sœur. Les mains se serrèrent, des mots, un regard, des larmes, peut-être des adieux… Bohort s’arrêta. Les mains de Laurinda lui échappèrent, les bras restèrent tendus un moment… puis le chariot disparu de leur vue. Elle sembla s’effondrer.

Maintenant tu vas me suivre au ruisseau !

Il tira à nouveau sur le poignet, mais elle résista et tira dans l’autre sens, comme si elle pouvait arracher ce lien qui la liait à l’homme qu’elle rendait responsable de tout… du moins c’est ce que semblait dire son regard.

Il devait la calmer, la soumettre. De toutes ses forces, il plia le bras, ce qui eu pour effet de tordre celui de la femme. Elle résistait toujours avec un rictus de douleur mais fini par mettre un genou à terre. Il la regarda, le souffle court sous l’effort pour la maintenir dans cette position, la corde tordue leur cisaillait les chairs, et il était pressé de pouvoir la retirer.

Tu es calmée maintenant ?

Il relâcha progressivement la pression. Elle se releva lentement. Après un moment de calme, il commença à défaire le lien, mais ce n’était pas facile avec une seule main et après l’avoir tendue ainsi. Enfin l’étreinte se relâcha d’un coup. La femme frotta son poignet endolori, le visage toujours baissé…

Maintenant, tu vas être une gentille fille !

Il la poussa brusquement par l’épaule. Il n’eut pas le temps de réagir lorsqu’elle bondit sur lui toutes griffes dehors. Maintenant que sa sœur était partie, elle semblait ne plus rien avoir à perdre….

_______________________________________________________________________

LA ISABELLA

Isabella courait derrière le chariot, butant dans ses jupes, sa main soudée à celles de Laurinda qui se trouvait en équilibre précaire penchée sur le vide.

¡ Te quiero! ¡ Jamás olvides! ¡ Te quiero!

Les mots manquaient pour dire l’urgence des adieux, mais les regards désespérés criaient la détresse de la séparation. Un coup en arrière, l’épaule qui se disloqua presque, mais le déchirement était plus grand dans la poitrine : Laurinda disparaissait au détour du sentier.

Isabella était anéantie. Qu’est-ce qui avait pu se passer pour que le destin se retournât ainsi contre elles? La réponse apparut dans le visage haï au regard sombre de l’homme du clan.

Elle lui résista, le bras douloureux, près de s’évanouir, avant de plier finalement les genoux. Il la dominait, il était beaucoup plus fort, elle n’arriverait à rien par la force. Si elle s’était calmée? Qu’il le croit… Elle garda les yeux baissés, de peur qu’il lise dans son regard l’envie de lui arracher les yeux! Et quand le lien tomba enfin, elle fondit sur lui, poussée par la rage et le désespoir. Il représentait, à l’instant même, l’unique soupape lui permettant de libérer les émotions qui obscurcissaient toute pensée cohérente. Elle lui planta les ongles dans le visage avec un cri de bête aux abois.

Il recula sous l’assaut aussi soudain qu’inattendu. Il perdit l’équilibre en trébuchant sur une racine et elle retomba sur lui. Consciente de son avantage, elle leva les poings pour les abattre avec force dans sa figure. Mais il poussa un grognement et bloqua son élan.

Il la retourna comme une crêpe et elle gémit quand sa tête heurta le sol. Il la coinçait sous lui, maintenant ses poignets au-dessus de sa tête, pesant de tout son poids sur elle. Haletante, furibonde, elle plissa les paupières et aperçut avec satisfaction les deux longues égratignures qui allaient de son oreille gauche à sa clavicule.

_______________________________________________________________________

ANSCHAIRE

u campement

Enfin, je la voyais et ce fut comme une bouffée d'air frais, la douleur sembla s'atténuer. Elle m’aida à m’adosser contre un arbre. La position était plus agréable qu’allonger sur la terre et l’herbe humide et je pouvais mieux la voir.
Elle remit mon épaule en place, ce fut comme une libération, même si c'est doigts c'étaient légèrement enfoncés dans la plaie laissée par la lame de l'épée de la femme civile.

Avec bonheur, je me laissais soigner par ses mains expertes, ou pas, je n'en sais rien. Mais pour moi elles le sont, et elles sont douces aussi, prenant soin de ne pas me faire mal inutilement. Et je ne voudrais personne d'autre pour me soigner, il est tellement bon d’être à nouveau près d’elle.
Pendant ce temps, je la regardais avidement, un sourire permanent aux lèvres. J’en avais oublié la douleur, je ne voyais plus qu'elle, son doux visage, son regard chaud comme la braise. Sa gestuelle était sûre, pas d'hésitation, oui elle savait y faire.
Aïcha approcha de nous peu après son arrivée, je lui souris, content de la voir en vie.
Avec difficultés, j'ai récupéré un vélin, difficile d'écrire correctement avec le bras dans cet état. Je me dis que s'il devait y avoir un nouveau combat, je ne serais pas très utile. Bah, je servirais de cible à celui qui oserait s'en prendre à ma Sombre Fleur.
Je confirmais à la Mauresque, la mort de Flynn, qu’Aristote veille sur lui.

Regardant à nouveau Dahlia, je perçois une détresse dans son regard, une ombre sur son visage. Elle posa sa tête sur mon épaule gauche, je posais ma tête sur la sienne et pris sa main dans la mienne. Je pouvais enfin fermer les yeux, les chevaux s'éloignaient et doucement je sombrais dans les bras de Morphée. Mais avant, je lui murmurais difficilement, dans un souffle chaud à son oreille, ce que personne ne pouvait entendre et m'endormais enfin, apaisé.
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:44

EXAR

La route fut longue, il voulait en finir vite, pour retrouver sa Douce au plus tôt. Même s'il s'inquiétait de savoir si oui ou non, il tiendrait parole.
Heureusement, que Jack était là, cela lui permettait de ne pas sombrer dans la folie. Il se sentait de nouveau mal, à cause de ce qu'il était, sa femme était en danger.

Ils voyagèrent derrière la femme, souvent il la regardait et songeait à lui enfoncer sa lame entre les omoplates. Ils trouveraient leur campement et elle aurait eu un accident.
Son ami percevait sa rage, son envie de meurtre et le voleur le soupçonnait d'avoir les mêmes sentiments.
Suivant le nombre de personnes à leur campement, les occire tous serait un véritable plaisir.
Les deux amis prenaient un malin plaisir à ne pouvoir se faire comprendre de la brigande, tueuse ou ce qu'elle voulait.

Exar la regardait avec velléité, mémorisant ses traits. Il ne serait pas dur de la reconnaître, avec son A scarifié sur le front. Il se demanda ce qu'il signifiait. Abrutie sûrement, ou attention, je suis dangereuse.
Il fut bon aussi de faire en sorte que ses nuits soient courtes et d'un sommeil pas tranquille. Les deux amis s'amusaient à rester éveillés, autant qu'elle ne passe pas un bon moment, qu'elle souffre de cette petite escapade.

Lorsqu’ils croisèrent le groupe de blessés, le crocheteur de serrures regarda également tous ses visages. Il sourit en entendant que certains étaient morts, et plus encore lorsqu'il comprit que la « compagne » de voyage semblait en tenir un, un peu plus dans son coeur. Il est toujours bon de savoir que l’on n’est pas seul à souffrir. Qu'elle en crève et cela ne serait qu’un juste retour des choses !

Elles étaient deux maintenant, excellent, plus on est de fou...

Elles semblaient pressées d'arriver, ils les suivirent d'un peu plus loin. Vivement qu'il descende de ce bourrin. La terre ferme, il n'y a que ça de vrai, marcher, Exar haïssait les canassons.

Ils arrivèrent enfin, un petit groupe était présent autour d'une carriole telle qu'Exar n'en avait jamais vu. Il sauta à bas de son cheval et regarda haineusement la femme, sans répondre quoi que ce soit. Le voleur se massa les jambes et le fessier, elle se tourna à nouveau vers lui et son sourire fut de trop :

Ca te fais jouir de faire mal ! Hein ? Tu es tellement insignifiante aux yeux de tous qu'il faut bien que tu te rattrapes autrement.
Dur de perdre quelqu'un et de ne pouvoir le pleurer, ou juste en parler à un ami.

Il se détourna et se dirigea vers le chariot de facture si étrange. Un véritable coffre roulant, de nombreuses serrures étaient visibles à la porte.

Va y'avoir du boulot...

Il jeta un rapide coup d'oeil et là il la vit, oui c'était bien elle. Allongé à côté de son « ange » sûrement, tu parles un démon oui comme les autres. Elle avait bien caché son jeu. Cachant sa déception, il haussa les épaules et se retourna sur la porte admirablement fermée.
Jack arriva derrière lui et siffla devant l'ampleur de la tâche :

Tu vas y arriver, mon ami ?


Oui, aucune serrure ne m'a jamais résisté, ça ne va pas commencer aujourd'hui !

Il sortit son matériel, de nombreuses petites tiges de fer de différent diamètre. Après avoir bu une bonne gorgée de sa gourde, il se mit au travail...


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DAHLIA

Le temps passait doucement, Dahlia se demandait combien de temps ils allaient encore devoir attendre avant que le serrurier n'arrive. Remarquant qu'Anschaire s'était endormi, elle ne bougeait pas, se réfugiant dans ses pensées. Ce qu'il lui avait dit à l'oreille l'avait fait sourire, et le fait qu'il fasse des efforts devant du monde l'étonnait et l'émouvait. Elle espérait vraiment qu'un jour il puisse retrouver l'usage de sa voix, même si elle aimait le silence dans lequel il se plongeait.
Du moment qu'il ne devienne pas bavard...

Après quelques moments à rester ainsi, à goutter le plaisir de la solitude, elle commençait à somnoler doucement, mais fut ramenée à la réalité par l'arrivée d'Adielle et du crocheteur.
Elle fut surprise de découvrir que celui-ci n'était pas seul, mais encore plus en découvrant son visage...
Elle retourna quelques mois en arrière, lors d'un passage dans une de ces villes du Languedoc. Une soirée à discuter avec un des rares personnes dont elle acceptait la présence. Curieusement ce moment de répis lui avait fait du bien. Et de se confier à un inconnu, même si elle s'était dit qu'elle n'aurait jamais du le faire, l'avait grandement soulagée.

Mais maintenant la réalité reprenait pied. Il était là. Alors le crocheteur était lui. Bien sûr, il lui avait avoué n'avoir pas un passé des plus honorables... Pourquoi n'avait-elle pas fait le rapprochement? Et si elle avait écouté le nom de l'homme qu'ils devaient attendre, elle aurait su...

Il porta le regard sur elle, malgré le fait qu'il avait caché son dédain, elle l'avait ressenti. Pourquoi avait-il fallu que leurs routes se croisent à nouveau? Cruel destin... Il reporta son attention sur le chariot blindé, elle resta auprès d'Anschaire, une sensation étrange s'emprant de son être. Pour la première fois de sa vie, elle regretterait presque d'avoir trahi quelqu'un...


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BOHORT

Il fallait à tout prix calmer cette furie! Au mépris des coups qu’il pourrait recevoir, il lâcha subitement ses poignets, attrapa le haut de sa chemise et tirant de toutes ses forces la déchira. Instinctivement, elle porta ses mains pour cacher sa poitrine, cherchant à rabattre les pans déchirés sur elle. Tout son visage exprimait sa surprise, ses yeux étonnés, sa bouche ouverte ou s’éteignait à peine un cri étouffé… il se redressa un peu et la gifla. Avant qu’elle ne se reprenne, il saisit à nouveau ses poignets et les écarta, les plaquant au sol de chaque coté de son visage, en pesant de tout son poids.

Il jeta un regard sur le coté. Heureusement que la poursuite du chariot les avaient mis hors de vue du camp…il n’était pas très fier de lui… Il se retourna vers elle. Son visage était maintenant juste au dessus de celui de la femme. Sa tête posée sur le coté lui présentait sa joue rougie…

Nous sommes mal partis tous les deux… Je ne suis pas ton ennemi…

Elle tourna lentement le regard vers lui

Ce qui ne m’empêchera pas de te tuer si tu continues à me créer autant de problèmes…

Il ne put s’empêcher de porter les yeux sur ses seins à peine cachés. Sa poitrine montait et descendait au rythme rapide de son souffle. Son regard remonta sur sa gorge, sa mâchoire, ses lèvres, ses yeux…. Pour la première fois, il fût obligé de s’avouer à quel point il la trouvait belle… et qu’il avait aussi une envie sauvage de s’emparer des ses lèvres…


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ADIELLE

Sa première réaction fut d’hausser un sourcil d’étonnement aux paroles d’Exar. Il était complètement à côté de la plaque, mais il avait le don d’éveiller la bête qu’elle avait fait taire depuis leurs premiers contacts houleux, à Béziers. Il l’a cherchait, il allait la trouver... D’un mouvement vif, elle croisa la main droite devant elle. Là où était son fouet dont les lamelles, de cuire était terminé par de fines lames affilées. Son regard projeta une haine presque viscérale alors qu’elle empoignait le fouet mortel. Au moment ou elle allait lever le bras et abattre son courroux sur l’homme, elle sentit une main ferme lui saisir l’épaule et quelqu’un lui murmurer quelques chose qu’elle ne compris pas tout à fait. Elle se ravisa, mais garda le fouet en main, sa respiration c’était accéléré sous la poussé d’adrénaline qui précédait le moment où elle perdait tout contrôle. Elle prit une profonde inspiration et avança d’un pas vers lui. Adielle planta son regard froid dans le sien et cracha à ses pieds, avant de jeter son venin qu’elle retenait depuis trop longtemps.

J'endure tes attaques sans rien dire depuis Béziers !! Que sais-tu de moi voleur de pacotille ? J’ai tous les amis don j’ai besoin et personne a pleurer donc je voie pas pourquoi je chialerais. Tu n’es qu’une loque, l’ombre de ce que tu as dû être jadis, tu t’enlise dans une vie rangée et ennuyante. Maintenant tu fais ce pourquoi tu es là et tu fermes ta sale gueule de bourgeois mal baisé. Je n’ai qu’un geste à faire pour que TOI ! Tu ais à pleurer un être cher, donc tu arrêtes de dire des conneries et tu te mets au travail… MAINTENANT….

Elle tourna les talons faisant face à la femme qui l’avait empêché de commettre l’irréparable et esquissa un sourire qu’elle voulut reconnaissant. Avant de lui chuchoté afin qu’elle seule puisse entendre ses paroles.

Merci tu m’a empêché de commettre un acte qui aurait pu mal tourner…

Elle était exténuée, mais n’en laissa rien paraître. Elle resta près de la femme, observant les faits et geste des deux hommes. La jumelle se tenait quand même à bonne distance, au cas ou Exar serait pris de folie. Extérieurement elle affichait un air déterminé et froid, sans aucun sentiment, mais à l’intérieur… enfoui au fond d’elle-même son cœur battait la chamade et une pléiade d’émotions avait défilé. Quelqu’un a qui se confier !!! Elle avait sa sœur, Black et il y avait eu lui… Adielle s’apaisa légèrement repensant a une certaine soirée, ou l’espace d’une nuit, caché derrière un masque, elle avait pu laisser ressortir sa vraie personnalité, blotti dans des bras compréhensifs. Elle avait parlé franchement comme jamais elle ne l’avait fait avec personne. Elle se surprit à se demander ce qu’il faisait, où il était, mais chassa bien vite cette idée saugrenue. Il était inaccessible et le serait toujours. Elle aurait pourtant donné n’importe quoi pour le revoir, ne serait-ce qu’une fois. Elle n’avait parlé à personne de cette rencontre seule sa sœur et un autre membre du clan étaient au courant de leur escapade d’une nuit. Mais personne ne savait ce qui s’était passé et jamais personne ne le saurait… Inconsciemment elle souriait, un sourire tendre qu’elle s’empressa d’effacer avant de reprendre la surveillance des opérations. Exar avait sorti ses outils et c’était mis au travail…


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WILLOW

Restée proche du chariot blindé, étant curieuse de voir ce qu'il pouvait bien contenir, Willow observait la joute verbale entre le crocheteur et Adielle en descendant lentement de cheval sentant la clash pointer le bout de son nez.
Le peu qu'elle avait discuté avec la jumelle ne laissait aucun doute quand au fait que ce soit une femme sanguine, et à priori à bout de nerfs n'ayant sans doute pas beaucoup dormi.

La femme serpent se rapprochait d'elle quand elle la vit se mouvoir pour saisir quelque chose sous sa cape, Will ne savait pas quoi, mais savait que de toute façon ca ne serait pas judicieux sous le coup de la colère.
Willow vit un fouet aux lanières dangereusement mortelles se dresser au bout d'un bras qui le maitrisait sans doute comme un art.

Accelerant le pas avant qu'Adielle ne fasse une folie, l'énigmatique posa sa main sur l'omoplate en la fermant fermement sur le creux de l'épaule et approcha son visage prêt de l'oreille.

Tsssss... Mauvaise idée.... On a besoin de lui.... Attend au moins qu'il ait fini....

Son sifflement terminé, Willow vit avec plaisir la femme au fouet se retourner vers elle après avoir déversé son venin, provoquant un léger sourire sur le visage de l'énigmatique.
Adielle la remercia, Willow haussa un sourcil se demandant pourquoi, mais après tout si ça lui faisait plaisir...

Laisse le dont ouvrir... après tu en fais ce que tu veux.... qui saura que ce n'etait pas un accident... toi ? lui ? En réalité personne...

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[color:ee0d=red:ee0d]AICHA

[color:ee0d=VIOLET:ee0d]Enchanteresse, qu'est-ce qui vous chagrine tant ? Serait-ce les nerfs qui lachent ?

Les nerfs qui lâchent ?!?! Oui c’était le cas de le dire. Depuis combien de temps étaient-ils partis du manoir? Plus de dix jours voir une quinzaine, elle ne savait plus. Avait elle seulement dormit plus de 3hrs d’affiler ? Elle ne savait plus. Entre la route, les tours de gardes, les combats et les altercations avec Kimera… mais surtout être loin de lui. Elle avait flanché. Aïcha avait passé les bras sous le manteau et c’était accrocher a samaël qui l’avait enveloppé l’enfermant dans le cocon réconfortant que formait ses bras et les pans du manteau. Elle se sentait redevenir une petite fille, se rappelant quand sa douce voisine la prenait dans ses bras pour la réconforter, après que son père avait encore ramené des « amis » pour elle.

Heureusement, les larmes se calmèrent rapidement, elle resta là, sans bouger, un bref instant. Profitant de ses mains apaisante qui la câlinaient. Elle n’avait pas envie d’en parler, pas maintenant. Elle avait juste besoin d’une épaule accueillante. Ce que Samaël lui offrit. Au bout d'un moment, elle sentit ses mains lui entourer la taille et lui souriant, il lui rappela leur relation passée, et l’effet qu’elle lui faisait. Le tout accompagné d’un clin d’œil taquin.

Le visage encore ruisselant de larmes la jeune maure esquissa un léger sourire avant de pouffé de rire, laissant retomber le front contre sa poitrine..

Vous avez raison très cher Samaël. [/B] Elle mentit honteusement. Ça m’était complètement sorti de l’idée. [/B] Elle lui sourit légèrement taquine et se dégagea presque à regret de son étreint. Elle essuya les larmes de ses mains avant de lever le regard vers lui.

Merci … ça va mieux maintenant.


Des éclats de voix leur parvinrent du campement. S’étirant pour voir ce qui se passait, Aïcha aperçut Adielle qui semblait en furie. Un sourire malsain se dessina sur ses lèvres. La chipie était arrivée. Elle espérait presque qu’Exar lui règle son compte et ce n’était certainement pas elle qui allait faire quoi que ce soit pour l’en empêcher. Elle sourit à nouveau à l’argenté, reconnaissante avant de revenir vers le campement….

Vous venez ?
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:45

LA ISABELLA

Isabella sursauta quand l’homme tira brutalement sur son corsage qui se fendit sous l’agression. Elle referma les bras sur sa poitrine en baissant les yeux et ne vit pas le coup arriver. Un choc, brutal, autant sur sa joue qui irradiait une chaleur lancinante que dans son esprit qui venait de saisir la réalité de sa situation : elle était à sa merci. Une vague d’angoisse germa dans ses entrailles et se répandit dans tout son corps, liquéfiant littéralement toute résistance. Elle lutta pour ne pas laisser la boule douloureuse dans sa gorge émerger avec un flot de larmes. Elle n’allait pas lui donner la satisfaction de la voir pleurer, ni même crier. Elle se réjouissait d’avoir déjà réussi à étouffer son cri de surprise, un instant plus tôt.

Elle sentait ses tresses noires frôler son visage, il était juste au-dessus d’elle. Ils n’étaient pas des ennemis? Elle n’avait pas d’amis qui la giflaient ! Elle tourna la tête vers lui, docile, mais aucunement domptée. Elle avait la prétention de croire qu’elle était inatteignable, plus forte que lui. Qu’il pouvait la meurtrir physiquement, soumettre son corps, lui labourer les chairs, mais qu’il ne pouvait pas la toucher au plus profond de son être.

Cependant, son orgueil en prit un coup quand il menaça de la tuer. Mourir… non… pas maintenant, pas ici, loin de Laurinda, de dom Fernando, de son Espagne natale… une peur horrible s'empara d’elle.

Yé vais rester tranquille…


Elle sentit son regard courir sur elle et entendit des éclats de voix au loin. Elle ne savait pas si elle était plus en sécurité ici, isolée avec lui, ou bien parmi le reste de sa bande qui avait sauvagement attaqué leur convoi. Elle détailla ses traits, un masque de fureur contenue mélangée à autre chose… Étrangement, elle sentait qu’il ne cherchait pas délibérément à la brutaliser, mais qu’elle le mettait hors de lui. Il avait le même talent la concernant, il faisait bouillir son sang! Et il était trop près, beaucoup trop près pour sa tranquillité d’esprit…

Elle voulut se dégager, mais il maintenait fermement ses poignets au sol, meurtrissant de ses doigts durs la chair déjà irritée. Elle ne put s’empêcher de siffler entre ses dents :

Yé vais rester tranquille, mais tou vas ôter tes yeux vicieux dé sour moi!


_______________________________________________________________________

EXAR

Adielle, puisque c'était son nom, sortit son fouet. Le voleur ne se départissait pas de son sourire, il en avait vu d'autres, il porta même la main à la garde de son épée. Qu'elle sorte son truc et elle irait faire un tour en enfer.
Elle ne se contrôlait plus, bien, il en était heureux, les gens trop nerveux font des erreurs et souvent c'est fatal.

Elle cracha au sol, avant de lui sortir une réplique des plus cinglantes, quoique bien moins que son fouet sûrement. Il ne put s'empêcher d'éclater de rire, surtout pour le bourgeois mal baisé. Sa position et le fait de la mettre dans cet état en disaient long. Elle ne voulait l'avouer, mais il avait fait mal, il le savait.
Mais, qu'il sache, c'est eux qui lui faisaient endurer le plus de choses.
Ils enlevaient sa femme et il faudrait en plus qu'il leur cire les pompes ? Et puis quoi encore ?
Sa menace ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd.
Il remarqua aussi que peu semblaient prêt à bouger, ils devaient être fatigués et ne songeaient qu'à s'en retourner au frais.

Toujours le sourire aux lèvres, même s'il n'en pensait pas moins, il avait donc sorti son matériel. Il la laissait chuchoter avec son « amie » au serpent.
Il demanda à Jack de se rapprocher et de rester non loin de lui. Regardant les serrures, ses pensées allèrent vers sa Douce, si elle avait le moindre mal, il n’aurait de cesse de se venger. À y réfléchir, même si elle n'avait rien, s'il avait la moindre opportunité, il en saignerait un ou deux. Mais, il savait que pour certain, il aurait du mal.

Cinq serrures sur la porte, le propriétaire ne lésinait pas sur la protection et, à voir leurs états, la carriole devait en plus être protégée par des hommes.
Il grimpa sur les petites marches et en un tour de main crocheta la serrure la plus haute et la plus basse.
Les trois autres semblaient être d'une autre trempe. En passant la plus fine tige de métal en sa possession dans les serrures, il se rendit compte que deux comptaient deux crochets crénelés et la dernière trois. Il lui faudrait forger le nécessaire pour la troisième.

Il prit une tige vierge et la tendit à son ami :

Jack ! Tu peux me mettre ça dans le feu, s'il te plaît. Et si tu pouvais leur dire que j'aurais besoin d'un marteau de forgeron, ça m'aiderait. Je doute qu'ils nous laissent aller en ville en acheter un.


Il sortit deux fines tiges et une troisième plus épaisse. Il colla son oreille à la porte et tourna lentement avec le premier bout de métal. Au moment du déclic, il perçut autre chose, mais ne réagit pas. Il chercha la deuxième crénelure, tournant lentement, il allait l'avoir...
Une voix se fit entendre, couvrant le clic. Il lui fallut recommencer.

Une demi-heure plus tard, la troisième serrure lâchait prise. Mais, comme cela arrivait souvent, une des deux tiges les plus fines avait cassé.
Exar s'approcha du feu et y fourra un bout de métal. Il lui fallait attendre qu'il soit malléable maintenant.

Il s'assit à côté du feu et regarda la jeune femme qu'il avait rencontrée auparavant. Malgré tout, elle était le seul visage un tant soit peu amical...


_______________________________________________________________________

SAMAEL

Elle redressa la tête lui dévoilant un visage plein de larmes illuminé par un léger sourire, du revers de la main, il essuya les larmes pour ne laisser place qu'au rayon de lumière sur ses lèvres qui s'amplifia en un rire.
Elle nia maladroitement se souvenir leur première rencontre, cela fit sourire l'argenté mais il ne releva pas plus, restant silencieux en lui caressant la joue.

Des éclats de voix peu amicaux s'élevèrent du campement, tournant rapidement la tête et aperçut une des jumelles, eu égard au comportement, il ne pouvait s'agir que d'Adielle, Adorabelle étant beaucoup plus tempérée dans ses réactions comme il avait pu le constater en la portant à sa chambre.
Aïcha esquissa un sourire malsain qui ravit l'ange déchu, elle etait de retour pour quelle raison obscure elle seule le savait mais son sourire franc et sadique était revenu, et c'était comme ça qu'elle l'attirait le plus.

Alors qu'il l'observait, elle se tourna vers lui en lui demandant si il venait, et comment qu'il venait, suivre une enchanteresse alléchée par l'odeur éventuel du sang était presque jubilatoire.
Revenu au campement il découvrit un homme qui s'affairait sur le chariot et ses serrures, l'homme dont le Patron avait du parler à la réunion.

Faisant fit de sa présence, il alla saluer Adielle et s'étonna de voir Willow revenue mais n'en dit mot, s'asseyant auprès du feu, il observait les deux hommes, celui crochetant le chariot blindé étant venu le rejoindre.

_______________________________________________________________________

DAHLIA

Elle restait toujours auprès d'Anschaire, ne faisant pas le moindre mouvement. Elle ne savait que trop comment il réagirait si elle s'approchait de lui.
Déjà qu'il semblait très légèrement sur les nerfs... On ne le serait à moins à sa place. Elle pouvait aisément comprendre sa colère, et doutait que seul le fait de savoir que ses faits et gestes auraient une incidence sur sa femme l'empêchait de planter l'une de ses armes dans le corps de quelques membres du clan... Curieusement, elle se demanda si il pourrait elle aussi la tuer... Certainement... Elle était de ceux qui avaient utilisé sa femme, elle faisait parti de ce clan qu'il semblait détester. Elle se souvenait de ce moment où ils en avaient parlé, alors qu'il lui avait avoué penser que la Main Noire n'était plus. Plus elle réfléchissait, plus elle se se persuadait qu'il avait découvert son secret... ou fortement soupçonné.

Elle sentit Anschaire bouger à ses côtés, sans doute réveillé par la joute verbale entre Adielle et Exar. De là où elle se trouvait, elle n'aurait pu arrêter le bras meurtrier de la jumelle. Heureusement que la femme au serpent s'était interposé à temps. Déjà elle n'était pas certaine de vouloir voir l'ex voleur perdre la vie aussi bêtement, et puis, si il était l'un des seuls à pouvoir ouvrir ce fichu coffre, leur avenir à eux semblerait alors incertain... Adielle... modère tes émotions...

Enfin il se mit à l'ouvrage, et durant la demi-heure qu'il mit pour ouvrir une partie des serrures, Dahlia restait fidèle à elle-même, restant la plus silencieuse possible, observant cet homme qui lui avait paru si calme lors de leur rencontre.
Enfin Exar quitta la carriole, pour se rapprocher du feu, y plongeant quelques tiges. Dahlia murmura à son muet qu'elle devait aller lui parler, qu'il continue donc à se reposer, afin de reprendre des forces. Se levant, elle avisa Adielle non loin du voleur, et se dirigea vers elle. Arrivée à sa hauteur, elle essaya d'afficher sur son visage une expression la moins froide possible, sans pour autant être certaine d'y être arrivée.

Adielle, ne fais pas attention à ses paroles. Tu peux le comprendre, comment te comporterais-tu si on enlevait ta soeur? Et souviens-toi que sans son aide, nous ne sommes pas certain de pouvoir ouvrir ce coffre, ce qui reviendrait à dire que nous aurons échoué... Je te laisse imaginer la suite...

Elle quitta alors la jumelle, pour se diriger à présent vers Exar. Elle avait senti son regard sur elle lorsqu'il s'était assis près du feu, et ne savait pourquoi, mais il lui fallait lui parler...
Elle s'arrêta près de lui, et baissa les yeux dans sa direction, restant debout.

On dirait que le destin avait prévu une petite surprise pour nous deux. Je peux cette fois t'avouer qu'en effet, je fais bien partie de la Main Noire, comme tu t'en étais douté en voyant mon gant à ma ceinture cette fois-là...
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:45

ADIELLE

Tout semblait bien aller, il devait avoir la moitié des serrures d’ouvertent quand il s’arrêta et se dirigea vers le feu. Adielle ne le quittait pas des yeux. Tout pour l’énerver. Son attitude en elle-même avait le don de la mette hors d’elle. Au moment où elle allait le rejoindre elle vit arriver Aïcha accompagné de Samaël. Elle ignora superbement la maure et salua l’argenté heureuse de le revoir. Puis une chose étonnante se produisit… Dahlia vint la rejoindre, son expression était moins indifférente que d’habitude, et… elle avait de la compassion pour cet homme !!!! Elle qui se fichait de tout et de tout le monde normalement… ce n’était pas normale.

Ne t’inquiète pas… je ne ferai rien… pas maintenant …

Elle resta là et l’observa alors qu’elle s’approchait d’Exar. C’était évident qu’elle le connaissait, la sombre fleur était plutôt du genre à s’isoler et non pas à faire la causette, et encore moins a un homme qu’on retient sous la menace. C’était louche…

Exar à besoin d’un marteau de forgerons pour poursuivre.


Adielle se retourna pour tomber nez à nez avec l’ami sans nom. Elle l’avait complètement oublié celui-là.

Tien tu a une langue toi !!! Et il ne peut pas ce débrouille sans ?
Il lui fit signe que non, La siamoise, exaspéré, poussa un soupir et se rapprocha de la femme au serpent.

Tu veux bien garder un œil sur mes deux oiseaux. Je vais aller a village chercher un marteau de forgerons. Les autres sont tous blessés ça attirerait l’attention et on ne veut surtout pas attirer l’attention.
Adielle lui sourit avant d’ajouter. Je reviens vite qu’ont puissent rentrer au plus vite.

Adielle jeta un dernier regard suspicieux vers Dahalia et Exsar et attrapa la bride de son cheval, se dirigea vers Aïcha. Elle croisa le regard haineux de la maure alors qu’elle montait en selle. Elle toisa la maure froidement. Elle n’était pas s’en savoir la rancune que la maure nourrissait injustement a son égard, mais elle n’allait pas se risquer sur se terrain glissant.

Le serrurier a besoin d’un marteau de forgerons je vais lui chercher… j’en ai pas pour longtemps.


Sans lui laisser le temps de répondre la jeune femme dû éperonner trop violemment sa monture, celle-ci se cambra légèrement et fit quelques pas de reculons avant de s’élancer sur le sentier qui menait au village dans un hennissement furieux…


_______________________________________________________________________

WILLOW

L'énigmatique observait le maniement des crochets d'Exar, elle connaissait l'art du crochetage, fort utile pour ses contrats, mais ne l'avait jamais vu exercé de la sorte, c'était fascinant... jamais elle n'aurait cru possible d'arriver à bouts de ce genre de serrure aussi facilement, il avait vraiment des doigts d'orfèvre.
Le comparse du crocheteur se dirigea vers la jumelle sur son ordre pour demander un marteau, Willow en fut étonnée mais après tout il devait savoir ce qu'il faisait c'etait son métier et pas le sien.

Adielle demanda à la serpentine de surveiller les deux oiseaux rares.

Sans problème....

Caressant Spyke, elle s'approcha du feu et s'assit à côté des deux hommes, Dahlia s'était rapprochée d'Exar et discutait avec lui, apparement elle devait le connaitre...
Willow s'interessa donc davantage à son comparse.

Salut... Lui c'est Spyke... et toi...

Regardant l'homme fâce à elle, Willow avala une gorgée de sa flasque et la tendit à l'inconnu.

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EXAR

Il avait ressenti le regard de la femme au serpent peser sur lui, ou plutôt sur son travail. Il se demandait pourquoi elle n'avait pas de gant... bah, qu'importe, elle faisait partie de ce groupe, ça lui suffisait.

Assis, à côté du feu il regardait Dahlia, un mélange de colère et de déception dans les yeux. Mais, après tout qu'avait-il à attendre d'elle ? Rien !
Elle se leva et glissa quelques mots à l'Adielle et le regard que porta cette dernière sur lui, lui rappela de rester sur ses gardes. Il ne croyait pas un instant en leurs paroles. Mais, une question le taraudait, pourquoi avait-il encore ses armes ?
La jeune femme rencontrée il y a quelque temps s'approcha.

Un homme près du feu l'observait, ainsi que Jack. Exar le regarda un bref instant, méprisant, avant de vérifier les tiges dans le feu.
Jack avait demandé le marteau, et l'autre était partie le chercher.

Dahlia arriva et resta debout en lui adressant la parole, une manière de montrer une certaine supériorité ?

On dirait que le destin avait prévu une petite surprise pour nous deux. Je peux cette fois t'avouer qu'en effet, je fais bien partie de la Main Noire, comme tu t'en étais douté en voyant mon gant à ma ceinture cette fois-là...

Tu parles d'une surprise, le destin est un comique ! Tu ne savais pas ? Inutile de l'avouer, ça se voit ! Tu as dû bien te marrer ! C'était plaisant, j'espère ! Je ne t'avais pas senti de ce genre-là, elle a peut-être raison l'autre tâche, je m'enlise.

Il regarda l'homme contre l'arbre qui les regardait :

C'est ton... ange ! Je suppose... explique-moi, une chose, c'est quoi qui vous fait bouger ? Le fait de faire mal ? Ça vous rend supérieur ? J'espère que chacun d'entre vous ressentira cette douleur ! Celle que l'on ressent quand on vous enlève l'être cher ! Mais certains ne doivent pas connaître l'amour !
C'est quoi ton truc ? Le pillage ? Le meurtre ou le mensonge et la supercherie ?
Bah, ça ne me regarde pas ! Tu fais ce que tu as à faire ! Sinon...
J'aimerais savoir un truc, comment peut-on bosser pour quelqu'un qui vous tuera si vous échouez ? C'est un choix ou une obligation ? Vous êtes des esclaves ?
J'espère qu'il souffre encore de la mort de son frère ! Approche, s'il te plaît...

La femme au serpent s’était approchée de Jack, elle lui présenta son serpent. Il la regarda en souriant, avant de répondre :

Je doute que Spyke en ait quoi que ce soit à faire et je n'ai pas l’habitude de parler au serpent.

Il accepta la flasque et en but une gorgée avant de la lui rendre, un sourire aux lèvres et hochant la tête en signe de remerciement.


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ANSCHAIRE

J'ouvre un oeil, il y a du grabuge. Tiens, ça doit être le crocheteur de serrures, il s'est déjà fait une ennemie. Il a un ami aussi, si ça tourne mal, on va encore avoir des pertes…
Dahlia semble regarder cet homme avec insistance, le connaît-elle ? Je bouge un peu, changeant un peu de position. Ma Sombre Fleur se tourne vers moi et me murmure devoir aller lui parler.
Ah oui ? Elle le connaît.

Avec un grand sourire, je lui fais signe d'y aller, non sans réclamer un baiser avant. Mais elle est déjà partie et me tourne le dos.
Qui est-il celui-là ? Pour lui faire oublier de m'embrasser ?

Je regarde un peu autour de moi, la douleur de mes bras revient. Autant reprendre là où j'en étais. Je referme les yeux, mais ne trouvant pas le sommeil, je surveille. L'oreille aux aguets. La main sur… zut, mon fleuret ! Je n’ai plus d’armes. Et impossible de crier à Adielle de m’en ramener un ! Je ferais sans.

Il est amusant d'entendre les heurts et autres velléités, quelle ambiance dans ce groupe !

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WILLOW

La répartie du comparse d'Exar fit sourire Willow, autrement que sournoisement, il était vrai que son serpent n'en avait fichtrement rien à faire... Tout comme Will, jusqu'à ce que cette réplique pique sa curiosité.

Oui, c'est certain il s'en contrefou... Moi j'aimerais bien savoir par contre à qui je m'adresse... Un peu de civilitude parmi ces brutes c'est pas du luxe...

Willow en avait assez de ces membres hautains du Clan, elle avait décidé de ne pas l'intégrer, d'autant qu'une mort certaine l'attendait si elle retournait au Manoir, c'était quasi certain...
Deux contrats différents, le premier résultat pas suffisant au gout de son employeur et le second une vraie cata... Non c'était certain, elle ne retournerait pas là-bas...

Qu'est-ce que vous faites là... si j'ai bien compris ce que j'ai entendu à droite à gauche il devait n'y avoir qu'un seul homme...

Willow cessa de chuchoter en apercevant Samaël qui guettait d'un oeil incisif dans sa direction.

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KIMERA

Bohort l'avait déposé au centre du campement lui demandant d'aller se faire soigner, Kim avait acquiessé en le remerciant avant de s'éloigner...
A peine etait elle hors de son champ de vision, qu'elle rebroussa chemin, nettoyant sa coupure à l'eau claire, ça serait bien suffisant.

Tout le clan était réuni, il y avait même de nouvelles têtes, certains partent et d'autres s'en viennent, Aïcha annonça de nouveaux décès, tout aussi froidement que pour Barabas, reveillant la rage qui avait failli couter la vie à l'archer lorsqu'il avait évoqué sa marque...
Les blessés partis, le campement s'organisa doucement en attendant l'arrivée du crocheteur, qui ne se fit pas attendre bien longtemps.

Tout se deroulait correctement, quand la jumelle dut repartir chercher quelque chose quoi, elle n'en savait rien.
Beaucoup était regroupé autour du feu, mais elle n'avait nul envie d'aller "papoter" avec les autres et en même temps pas envie de rester seule.
Quelle alternative ? Le muet, oui, pas seule et pas de causette ça lui convenait fort bien.

Doucement Kimera s'approcha en silence de l'arbre où Anschaire était installé, et toussota pour signaler son arrivée, avant de lui demander d'un signe de tete accompagnée d'un signe de main si elle pouvait s'installer à ses cotés.
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:46

SAMAEL

Ca chuchottait sévère en fâce de lui, Willow et Dahlia avaient rejoint les deux hommes ramenés par Adielle, déjà repartie au triple galop pour ramener ce que le serrurier avait demandé.

Aïcha semblait ailleurs, tuant la jumelle du regard, si elle avait pu elle lui aurait sans doute lancer une dague en plein coeur, quoique, vu son regard elle aurait sans doute preferé la faire souffrir un maximum.
L'attention de Samaël fut attirée par un vipère qui faisait des messes basses avec le compagnon d'Exar.

Hum... Elle nous fait quoi celle là à s'acoquiner avec eux...
songea t-il en la regardant intensement, suspicieux.

Dahlia semblait connaitre le crocheteur, très bien même... Sam guettait tout ce p'tit monde occupé à blablatter pour rien probablement.
Attrapant un morceau de pain, il croqua dedans en arrachant un morceau qu'il ingurgita assez vite.
Son dos le tiraillait un peu, il n'avait pas penser à se faire soigner, preferant s'occuper de la divine Ivy, il verrait plus tard.

S'adossant à un rocher proche du foyer, il croisa ses jambes et observa les protagonistes autour du feu, en cherchant du regard l'enchanteresse maure.

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ANSCHAIRE

Un toussotement se fait entendre, j'ouvre les yeux et les lève vers la personne. La femme voilée se tient devant moi, comment déjà, oui Kimera.
Je lui fais un léger signe de la main gauche de prendre place. Maudite douleur, je grimace quelque peu avant de sourire.

Alors qu'elle s'installe, je regarde ma Sombre Fleur. Je la sens gênée, cet homme a dû lui plaire d'une manière ou d'une autre. Mais cela ne m'étonne pas. Il suffit de la regarder pour savoir qu'elle dissimule des trésors de générosité.
Il a certainement dû montrer certaines choses qui plaisent à ma charmante. Mais il semble beaucoup parler, elle qui n'aime pas les longs discours, j'avoue être étonné.

Jaloux ? Moi ? Non, enfin pas dans le sens ou l’on pourrait le prendre. Jaloux de lui, qui peut lui parler, oui, c'est plus plausible.

La femme voilée s'est adossée à l'arbre, je lui souris à nouveau. Je lui transmets par geste douloureux ma sympathie, pour le drame qui l'accable.
Elle ne peut sûrement pas comprendre. Mais au moins elle peut comprendre que c'est quelque chose qui vient du coeur.

Je referme mes yeux, attentif.


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ADIELLE

Adielle avait parcouru quelques lieux, contournant les remparts de la ville afin d’éviter le poste de contrôle de la quarantaine. Elle espérait ne pas avoir à y entrer, ce qui aurait compliqué grandement les choses. Elle allait se résigner à entrer dans les murs quand elle trouva enfin une échoppe de forgerons un peu à l’écart de la ville. Le jeune forgeron avait regardé l’étrangère avec suspicion et avait tout d’abord refusé de lui céder un marteau, mais Adielle savait être persuasive…. Heureusement pour lui, il avait finalement accepté la bourse bien garnie qu’elle lui avait tendue d’une main, tenant son fouet de l’autre … Elle fut presque déçu de le voir accepter si rapidement. Il aurait été un bon exutoire et il était séduisant de surcroît. Mais le moment n’était pas aux amusements, aussi alléchant soit-il. C’est au galop qu’elle refit les quelques lieux qui la séparaient du camp. En arrivant près du feu elle sauta à terre avant même que la monture n’ait terminé sa course et se dirigea rapidement vers Exar, laissant tomber le marteau à ses pieds. La balade en solitaire lui avait permis de reprendre son calme, sa voix était toujours ferme, mais avait perdu la hargne qui l'habitait.

Voilà … tu as ce que tu voulais, maintenant au travail. Si tout va bien tu pourras repartir vers elle ce soir.
Elle jeta un bref coup d’œil à Dahlia. À moins que tu préfères passer la nuit ici?

Elle n’attendit pas sa réponse et s’éloigna s’arrêtant près de l’ami anonyme. Si tu lui filait un coup de main ? Tout le monde serait contant et vous pourrez repartir rapidement tout les deux.

Voyant Kimera qui était assise près du muet elle s’approcha doucement cherchant les mots qui auraient pu la réconforter, mais elle savait très bien que rien ne pouvait atténuer la douleur qu’elle devait ressentir. Elle lui sourit tristement.

Tu permets

Elle s’assied au coté de la jeune femme en deuil, tout près, mais sans lui toucher et fixant le sol devant elle. Adielle tenta de lui exprimer sa compassion autan qu’elle puisse savoir elle-même ce que cela signifiait, mais elle pouvait imaginer l’état de détresse dans laquelle Kimera devait se trouver, la rage qui devait bouillir en elle, un état de manque qu’on ne peut assouvir. Sa voix se fit étrangement douce et calme, elle se surprit elle-même.

Tu sais… je ne sais pas comment je réagirais si ma sœur mourait. Comme pour toi et frère, nous nous complétons, nous sommes la moitié l’une de l’autre. Mais une chose est certaine… je ressentirais une immense douleur.
Elle tourna la tête vers elle sans vraiment la regarder. Sa m’a vraiment attristé d’apprendre la mort de Barabas… il m’a été d’un grand secours avant son départ… Je comprends la douleur que tu dois ressentir et si tu as besoin de parler… ou juste d’une épaule pour pleurer, je suis là… Et même si tu as envie de gueuler, je vais t’écouter… Il ne faut pas emprisonner ta peine. Je sais qu’on ne se connaît pas beaucoup, mais ce lien qui vous unissait toi et lui, je le connais très bien….

Se raclant la gorge, elle esquissa un sourire un peu gêné au muet. Elle n'avait pas l'habitude de se genre de discourt. Adielle reporta le regard sur le serrurier vérifiant qu’il se remettait bien au travail.


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KIMERA

Le muet ayant répondu favorablement à sa demande de compagnie silencieuse, par un sourire et un signe de main qui le fit grimacer, Kimera s'assit auprès de lui, s'adossant à un arbre.
Elle répond faiblement à son sourire d'invitation, mais il semble déjà ailleurs, ses pensées tournées vers la blonde en charge du second groupe au départ du Manoir, sa compagne à priori.

Alors qu'elle s'évade ailleurs, les yeux dans le vague sous sa voilette, il lui sourit à nouveau en faisant un geste vers elle, Kim n'est pas sure de comprendre, mais il semble qu'il s'agisse d'un signe de compréhension rapport au chagrin de la mort de Barabas.
Sans réelle certitude, elle esquisse un mouvement de tête et murmure un "merci", avant de le laisser retourner dans son sommeil, s'il en est vraiment un.

Kimmy, comme l'appellait affectueusement son grand frère, se cache derrière sa voilette, fermant les yeux, perdue dans ses pensées qui vont toutes vers Barabas.
Des feuilles qui froissent sous les pas de quelqu'un... Redressant la tête, la chapeautée aperçoit une des jumelles, Adielle si elle a bien entendu, elle vient s'approche d'elle, lui demandant permission pour s'assoier à son tour.

Bien sur... Cet arbre ne m'est pas reservé...
dit-elle d'un ton peu enjoué en lui désignant le sol de la main.

Kimera s'appretait à lui faire savoir qu'elle ne serait sans doute pas de bonne compagnie, quand la jumelle commença à lui parler de sa soeur et de son frère, les yeux rivés vers le sol, essayant de comparer, d'imaginer la même situation.
Redressant la tête vers Kim, Adielle lui dit que Barab lui avait été d'un grand secours, l'emplumée se rappella alors que c'était elle que son frère avait agrippé lors de la réunion, et se proposa pour soulager sa douleur si besoin était et si elle le pouvait.

La jumelle esquissa un sourire géné avant de reporter son regard vers le crocheteur à l'oeuvre, Kimera la regarda à travers sa voilette, entamant d'une voix mélée de tristesse et de colère.

Je me souviens de toi maintenant, tu es celle que Barab a rattrapé pendant la réunion... Une de plus qui lui doit sans doute la vie !!!
Je ne te souhaite pas ce qui m'arrive... vraiment pas... et je doutes que tu puisse comprendre, même si un lien fort vous unit.

Barab était plus que mon frère, même si il ne l'était pas réellement...

Souriant presque à la femme qui se montrait avenante avec elle, alors qu'elle la connaissait à peine, Kim répondit à son offre...

Quand à faire sortir ma douleur, je te remercie de la proposition, mais je ne suis pas du genre à m'épancher telle une madeleine...
je n'exteriorise pas de cette façon...


Son visage se durcit et son regard se porta sur la maure, regard noir teinté de haine.

Mais quand j'en aurais l'opportunité, ne t'inquiètes pas ma douleur sortira... mais ça risque de faire des dégats... de gros dégats !!!


Kim avait aperçu le regard échangé entre Aïcha et Adielle et se disait qu'elle ne prennait pas de gros risques en laissant sous entendre que la garce, qu'elle tenait pour responsable de la mort de son frère, allait le payer chèrement, très chèrement...

Enfin, tout ça c'est dur... Mais pour lui je veux pas me laisser abattre... J'aurais juste aimé pouvoir... Non c'est sans doute mieux que je ne l'ai pas revu, je garde cette image dans ma tête comme ça...

Kim parlait quasi seule, revoyant son frère qui la faisant basculer dans l'auge des cochons, ou lui plongeait la tête dans les eaux de l'étang.... Un sourire sur les lèvres, comme à son habitude, toujours souriant...
Une larme perla sur sa joue, roulant sur sa marque, qu'elle s'empressa d'écraser...

Bref... La terre contine de tourner à ce qu'il parait... Allez viens avec moi !!!

Se relevant, Kim se dirigea vers le feu en s'approchant de Samaël.

B'soir... Dis voir t'aurais pas un truc à boire, moi j'ai perdu mon canasson dans la bataille et l'alcool qu'il contenait, j'ai un chouilla soif...
Moi c'est Kim au fait si ça t'as échappé !!!


Kimera attendit espérant bien que l'argenté aurait de quoi boire un coup, si ce n'est pour la réconforter, au moins pour la réchauffer...

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DAHLIA

Elle sentait quelques regards sur elle, sans doute les personnes la connaissant s'étonnaient de la voir s'adresser à cet homme qui avait été "convié" à venir travailler pour eux. Elle-même ne connaissait pas vraiment la raison qui l'avait poussée à venir lui parler, cela avait été plus fort qu'elle. Peut-être le regard qu'il avait posé sur elle, ou le souvenir de ce qu'elle avait ressenti en parlant avec lui ce soir-là. D'ordinaire elle n'avait rien à faire de ce que ressentaient les gens à son égard, ils pouvaient penser ce qu'ils voulaient, elle s'en contrefichait, mais là, pour une raison qu'elle n'aurait pu expliquer, ce n'était pas le cas.
Mais à présent qu'elle lui avait adressé la parole, elle se rendit compte de son erreur. Que pourrait-elle lui dire? Elle faisait partie du Clan, et cela signifiait être son ennemie. Qu'avait-elle pensé qu'il lui sortirait? Qu'il fut surpris? Bien sûr que non, déçu, plus vraisemblablement.

Elle s'assit sur ses talons en face de lui, en regardant la femme au serpent essayer de faire connaissance avec l'ami du crocheteur. Reposant son regard sur lui, elle commença:

M'amuser... non. Je ne pouvais tout simplement pas l'avouer. Mais je ne t'ai jamais menti, si ce n'est par omission.

Elle le fixa lorsqu'il lui demandait si elle assassinait. Inutile d'y répondre... Il ne comprendrait pas. Le jour où sa vie a basculé, elle avait pensé perdre toute trace d'humanité. Oter la vie ne la dérangeait pas, pour peu qu'il y ait une raison à celà. Non, elle ne lui dirait rien. Lui-même devait s'en douter, encore plus si il se souvenait de cette partie de leur conversation où ils avaient parlé des assassinats.
Elle vint s'assoir à ses côtés, fixant l'émeraude de ses yeux sur les flammes du feu.

Parfois tu fais des choix qui peuvent paraître étranges aux yeux des autres. Tu n'es même pas certain de pouvoir l'expliquer. C'est comme une force qui te pousse à le faire, contre laquelle tu ne peux rien. Cette... personne possède un charisme hors du commun. Ceux qui sont comme moi le ressentent et sont attirés par lui. Peut-être la promesse de richesse et gloire pousse certains à la suivre, d'autres, parce qu'elle est la seule personne à leurs avoir tendu la main lorsqu'ils étaient sur le point d'abandonner... Moi-même je ne saurais vraiment l'expliquer.
(elle tourna le visage dans sa direction, plongeant ses yeux dans les siens) Tout comme je ne m'explique pas pourquoi je suis là à t'en parler...


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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:47

JACK THE RIPPER

Jack regardait la jeune fille, légèrement amusé.

Savoir à qui tu t'adresses. Si l'on parle de civilité, fréquemment la personne réclamant le nom de son interlocuteur, se présente elle-même. Ce qui facilite grandement la demande.
Mais, pour ta gouverne on m'appelle Jack, et je ne sais pas si ce sont des brutes, mais une chose est certaine, ce n’est pas la finesse qui doit les habiter pour la plupart...
Pour ce que je fais là, j'accompagne mon ami. Je doute aussi que beaucoup aient une conception de l'amitié très développée.
Je ne vais pas le laisser se faire trucider sans rien faire...

Jack regarda dans la même direction et sourit à l'espion.

Éloignons-nous, je déteste les oreilles qui traînent. Mais pas trop loin, je ne veux pas perdre mon ami des yeux. Bien qu’il me semble en de bonnes mains.

La femme débarqua et vint lui dire d'aider Exar. Jack lui sourit. D’un sourire un brun moqueur et repris sa conversation. Il n'avait même pas idée de ce qu'il devrait faire et a deux derrière une serrure, pas facile.


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EXAR

Il vit son ami s'éloigner avec la femme au serpent, il sourit intérieurement.
Dahlia s'était accroupie devant lui. Il ne put retenir un sourire en la regardant. Elle répondit à sa question, il sourit encore plus :

Non, tu n'as jamais menti, c'est vrai...

Elle s'assit à ses côtés et continua, il écouta avec attention. Elle finissait, les yeux à présent rivés au sien, quand Adielle revint. Elle laissa tomber un marteau aux pieds du voleur. Il ne la regarda même pas, préférant contenir sa colère et regarder le feu. Il ricana pensant qu'avec son caractère, s'il y avait un mal baisé, il y avait de fortes chances que cela soit elle.
Il redressa la tête et regarda à nouveau le seul membre de la main qui avait un intérêt. Dans ses yeux, il n'y avait plus trace de velléités.

Tu sais les choix, je connais, chacun porte sa croix, je ne te juge pas, tu fais ce que la vie te donne l'opportunité de faire. On en a déjà parlé, c'est plutôt les gens avec qui tu traînes, mais là aussi c'est ton choix.
Je ne suis pas un enfant de coeur, mais il y a des choses qui sont importantes à mes yeux. (Il regarda l'homme contre l'arbre.) Vraisemblablement, tu dois savoir de quoi je parle.
Quant au pourquoi de ta présence, je ne saurais te dire. Peut-être, inconsciemment tu veux me faire comprendre que tu n'y peux rien. Sache que je ne t'en veux pas, ça, je ne me l'explique pas non plus ! Je ne peux pas dire que je ne suis pas déçu, mais déçu de quoi ? Tu ne me dois rien, je ne te dois rien. J'ose juste espérer que tu n'auras pas à faire certaines choses...
et que tu ne seras pas là le jour ou vous entendrez parler de moi à nouveau.
Il murmura plus pour lui-même cette dernière phrase, mais elle n'était pas dite pour qu'elle n'entende pas. Plutôt pour que les autres n'entendent pas.

Il se leva et alla chercher une pierre plate de belle taille. Puis, il ouvrit sa gourde et récupéra une écuelle qu'il vida avant de la remplir d'eau.
Ceci fait, il arracha l'une de ses manches et prit, en se protégeant la main, la plus fine des tiges dans le feu. Avec le marteau, il commença à la marteler.

Il me plairait que tu restes près de moi. Ta présence m'est plaisante, oserais-je dire rassurante ? Mais, si tu as mieux à faire, je comprendrais.

En quelques coups, la tige avait la forme qui lui plaisait. Il la plongea dans le bain d'eau et la posa à côté. Il saisit la dernière tige, il aurait besoin de plus de temps, et n'avait pas droit à l'erreur. Il commença à frapper le métal, qui petit à petit ressemblait à une clef...

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BOHORT

Elle cherchait une fois de plus à la blesser… et elle y arrivait parfaitement. Il n’y avait rien de vicieux dans le regard qu’il avait posé sur sa peau nue… il l’aurait juré… juste la contemplation de la beauté… de l’admiration…. du désir…

Non ! Il ne la désirait pas ! Ou bien alors il avait juste envie de la posséder, de la soumettre ! Il n’éprouvait aucun sentiment pour elle ! C’était impossible… son regard devint soudain vide et lointain, ses traits en se durcissant reflétèrent peut-être de la colère, peut être une lutte intérieure.

Il n’y a pas que mon regard qui est vicieux. Tout l’est chez moi !


Brusquement, il vint coller sa bouche sur les lèvres encore entrouvertes et brulantes, tout en relâchant sciemment la pression sur les poignets de son indomptable captive. Il devait savoir...


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WILLOW

Willow regarde presque amusée le dénommée Jack lorsqu'il lui rétorque que la civilité voudrait qu'elle se présente.

Oui sans doute Jack... Mon nom est Willow... Et je pense que je peux concevoir qu'on ne veuille pas laisser un ami fâce à ce genre de situation...


Jack se tourne vers Samaël lorsqu'elle porte son regard vers lui, lui demandant de s'éloigner pour pouvoir continuer à discuter sans oreilles indiscrètes.
La serpentine se lève au moment où la jumelle jete le marteau de forgeron aux pieds des deux hommes, l'homme se moque ne relevant pas l'adjonction d'Adielle, Willow sourit narquoise, un homme insoumi, c'est toujours interessant.

Je crains que la discussion ne doive attendre jack...


Cela étant après reflexion, il se dirige vers Exar et lui donne le marteau alors qu'il est en pleine discussion avec Dahlia.
Finalement Exar se met à "forger" les outils dont il a besoin, Willow l'observe de plus en plus interessée, ses méthodes sont vraiment précises et impressionantes d'aisance, il a l'air de vraiment connaitre son art.

Tu as l'air d'aimer ce que tu fais... En tout cas tu maitrises ton... art !!!
complimente t-elle Exar. C'est assez fascinant...

Se rapprochant de Jack, l'énigmatique se demande si le coffre sera bientôt ouvert même si la précision dont fait preuve le crocheteur ne laisse pas vraiment de doute.

Crois tu qu'il va encore lui falloir longtemps... j'ai comme l'impression que les "fauves" s'impatientent... toi aussi je suppose dois maitriser un savoir-faire proche de celui de ton ami, en tout cas compatible...
A moins qu'il soit la finesse et toi la brutalité dans votre équipe...
sourit t-elle perfidement.


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SAMAEL

Occupé à observer le comportement étrange de Willow, Samaël n'avait pas prété plus attention que ça à Adielle et Kimera qui s'étaient approchées, la jeune femme en deuil lui demanda si il avait à boire, après s'être présenté, au cas où comme elle l'avaid dit.

Enchanté de vous parler, mais je savais qui vous étiez. Moi c'est Samaël mais vous le saviez surement aussi.
Navré pour votre frère...

Se penchant de côté, l'ange déchu lança un regard à Adielle en souriant.

Adielle... ravi de vous revoir également, où est donc votre soeur ? c'est rare de ne pas vous voir ensemble !

Réfléchissant à la requête de la femme voilée, il se leva en leur demandant d'attendre un instant et se dirigea vers sa monture pour fouiller ses besaces, il y trouva ce qu'il cherchait, une bouteille d'alcool breton, Hydromel lui avait-on dit ou Chouchen il ne se rappellait plus bien.
Il s'appretait à repartir lorsqu'il se souvint d'une chose et alla se saisir de quelque chose croché au pommeau de sa selle.

De retour près du foyer, il posa un genou à terre à côté de Kimera, donnant au passage la bouteille à Adielle, Samaël tendit à la jeune femme au chapeau la lame qu'il avait ramassé près de Barabas.

Je ne saurais dire pourquoi, mais je l'ai ramassé quand je me suis agenouillé pour fermer ses yeux...
Elle vous revient de droit, c'était son épée si je ne me trompes pas...
dit-il d'une voix douce, calme, posée.

Sans ajouter plus, l'ange déchu observa la jeune femme attendant de la voir saisir ou non l'arme de son frère, espérant qu'ainsi elle pourrait soulager sa peine d'une quelconque façon.


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LA ISABELLA

Tout chavira d’un coup. Bohort avait plaqué sa bouche sur la sienne alors qu’Isabella tentait de déchiffrer les expressions multiples qui passaient sur son visage. Elle se retrouva soudainement soumise au violent assaut du désir, dominée par une vague impérieuse qui obnubilait tout ce qui n’était pas le tourbillon délicieux de leurs deux langues emmêlées. C’était comme si, toute sa vie, elle avait attendu ce baiser pour se révéler à elle-même. L’hésitation rendant le geste saccadé, ses mains libérées de sa poigne solide bougèrent d’elles-mêmes pour venir appuyer sur sa nuque.

« Il n’y a pas que mon regard qui est vicieux. Tout l’est chez moi ! »

Les mots vinrent avec retard pénétrer son esprit et une lame vive piqua la poitrine d’Isabella. Elle répondait comme une dévergondée à son baiser! Elle se figea et tenta de le repousser en gémissant de dépit avant de planter les dents dans sa lèvre inférieure.

Il s’écarta brusquement, à peine plus surpris qu’elle-même de son geste subit, et porta un doigt à sa bouche. Il regarda son propre sang… puis elle. Elle redouta sa réaction et la peur l’envahit, mais le sentiment était trop faible pour obscurcir l’autre, plus insidieux, qui lui succéda : l’humiliation. Elle avait un instant succombé à lui : un de ceux qui avaient volé et peut-être assassiné dom Fernando…

La honte est un sentiment insoutenable… Laurinda pardonne-moi cette faiblesse…

Isabella détourna la tête et ferma les yeux. Elle ne voulait pas lire le triomphe et la raillerie qui ne manqueraient pas de s'allumer dans les yeux noirs de l’homme au-dessus d’elle.


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ADIELLE

Adielle avait suivi le regard qui se portait sur la maure, esquissa un sourire en coin aux menaces à peine voilé de kimera. Elle était tout a fait d’accord, ce serait pour elle un excellent moyen de se défouler. Elle l’écoutait en silence quand elle eut une drôle de sensation à la gorge, un souffle froid étrange… Une drôle d’impression qui la troubla quelque seconde avant de disparaître. La siamoise secoua légèrement la tête, remarquant au même moment la larme qui roula sur la joue de kimera, mais ne fit rien remarquer.

Oui la terre tourne…

La jumelle avait accompagné la voilette, mais restait silencieuse alors que Kimera demandait à boire. Elle observa un moment les gestes habiles d’exar, son regard passant du crocheteur au copain anonyme. Un sourire étrange à peine perceptible se dessina sur ses lèvres alors qu’une pensée lui traversait l’esprit. Il lui fallait parler à Aicha... juste d’y penser… elle voyait déjà l’expression de la Mauresque et sa voix cinglante. Elle s’avait d’avance qu’elle aurait du mal a ne pas la démolir, mais il lui fallait lui parler.

Adielle... ravi de vous revoir également, où est donc votre soeur ? c'est rare de ne pas vous voir ensemble !

La solution venait de parvenir à ses oreilles. Elle se retourna vers Samael.

Moi de même très cher, notre rencontre fut brève, mais grandement apprécié… Ma sœur doit être de retour au bercail à l'heure qu'il est. C’est effectivement étrange d’être loin d’elle, mais en même temps nous sommes proche en pensée.

Adielle le remercia d’un sourire charmeur, avant de porter le goulot à ses lèvres et d’en avaler une bonne lampée. La scène qui se déroulait sous ses yeux aurait presque pu être touchante. Elle se pencha à l’oreille de Samael et lui murmura doucement.

Quand tu auras deux minutes, j’aimerais te parler un peu à l’écart des autres. Mais prend ton temps.
Posant légèrement la main sur son épaule elle se redressa et s’éloigna lentement en direction de la forêt, la bouteille toujours à la main, restant à proximité…


_______________________________________________________________________

SPYKE, LE NAJA

Il observait les va et vient des humains, la vue trouble mais les mouvements et les tensions étaient perceptibles de qui savait les appréhender...
Sa maîtresse semblait presque joyeuse et surtout interessée de ce que faisait l'homme qui jouait avec la chaleur toute proche, oubliant de lui prodiguer caresse et autres attentions.

Délaissé un moment il se nicha dans la chevelure, les sens en alerte...


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KIMERA

Kimera fut surprise de voir Samaël s'en aller alors qu'il venait de les saluer leur demandant d'attendre là, il revint assez vite, Adielle l'interpellant au passage alors qu'il lui laissait la bouteille qu'il était parti chercher.
A sa grande surprise, il lui tendit l'épée de Barabas en expliquant quelque chose qu'elle n'écoutait déjà plus en se saisissant de l'arme de son frère.

Lentement elle se redressa sentant une immense tristesse l'envahir, et ne voulant craquer devant les autres.

Merci Samaël.... tu as eu raison... Merci...
répondit-elle d'une voix étranglée.

Jetant un regard à l'épée puis à la Maure, elle serra fort le pommeau de l'arme et s'éloigna en marmonnant vers la foret pour se mettre à l'écart du reste du groupe, désirant être seule pour craquer.

espèce de garce... tu mourras par sa lame, j'en fais la promesse...
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:47

HALLEY

Le captif était adossé à un arbre, l'ennui s'emparait de lui peu à peu. Pourtant de nouvelles têtes les avaient rejoints. Ils essayaient même d'ouvrir le convoi qu'il est censé protéger.
Halley ne réagissait même plus à ce qu'il devait faire, qu'il peut faire ou qu'il veut faire. Il ne savait plus où il en était, pourquoi était il revenu, qu'est ce qu'il faisait ici même, libre de toute entrave, tous lui tournèrent le dos, il pouvait disparaître à jamais; mais pourquoi rester.

Il observait. Deux hommes en train de s'acharner sur le chariot, avec un autre non loin adossé à un arbre mais ne semblant parler et une femme à coté, une autre avec un reptile comme compagnon, quelques pas plus loin, une autre représentante d'Eve semblant porter un deuil très bouleversant avec une lame en ses mains. Prêt de l'homme s'affairant aux serrure arrivaient un homme de bonne stature accompagné d'une de ses ravisseuse. C'était ka seconde de ce clan qui attirait autant l'attention du mercenaire.
Tout d'abords il y eut cette magnifique rouquine aux formes des plus exquise, avec laquelle il mêla sa sueur auparavant, et maintenant voilà cette somptueuse maure, laquelle il a amené à destination lorsqu'elle fut plongée en plein sommeil. Il l'a déshabillait du regard, se remémorant le doux et suave parfum de sa chevelure onyx, son regard aussi profonds que les abysses du plus turquoise des océans, cette peau velouté.
Le jouvençau était transporté par se souvenir imprégné au plus profond de ses sens.
Rien ne bougeait au campement provisoire, rien ne se passait, tantôt un verrou lâchait, tantôt une braise s'échappait.
Le mercenaire détacha la lame qu'il avait dans son dos la déposant soigneusement à portée et il s'assied, adossé un arbre. Chacun s'occupait comme il put sans pour autant relâcher sa vigilance.

_______________________________________________________________________

SAMAEL

Elle s'était éloignée sans plus de mot qu'un "merci", ce qui était en soi fort compréhensible, se retrouvant devant le feu de camp, le genou toujours à terre, Samaël poussa sur son pied et se releva, délaissant dans un sourire et une bise sur la joue Aïcha.

Je reviens Enchanteresse...


La jumelle qu'il avait ramenée jusqu'à sa chambre au Manoir lui avait demandé discrétement de la rejoindre avant qu'elle ne s'enfonce à l'écart dans les bois.
D'un pas alerte en guettant autour de lui, il s'empressa d'aller la rejoindre, se demandant ce qu'elle pouvait bien lui vouloir...

Enfin il trouva Adielle, adossé à un arbre en train de siffloter la boisson bretonne, s'approchant d'elle, il posa une main sur l'arbre au niveau du visage de la jumelle s'appuyant légérement un sourire enjoleur aux lèvres.

Alors bel ange... Puis-je espérer boire une gorgée de ce liquide mielleux avant que vous n'ayez tout ingurgité...

Caressant doucement la joue d'Adielle du revers de la main, il ajouta d'un ton suave en souriant et en plongeant ses pupilles dorés dans les yeux de jade de la femme fâce à lui.

A moins que vous n'ayez plus doux à me proposer...

Reprenant un air plus sérieux sans quitter le regard de la belle, ni cesser de caresser la joue de la jeune femme, laissant sa main descendre le long de son cou et de ses boucles rousses, il lui demanda plus sérieusement.

Pourquoi vouliez-vous me voir... seul...


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BOHORT

Cette chienne l’avait mordu ! Le gout du sang couvrait maintenant celui de son baiser… mais il s’en remémorait chaque seconde, il se rappelait intensément chaque émotion qu’il avait ressentie pendant ce temps si court, mais qui lui avait semblé une éternité, comme si tout avait brusquement accéléré.

Il se rappelait la sensation lorsqu’il avait senti qu’elle ne se rebellait pas à ce baiser au départ agressif. Comment en une seconde il était devenu passionné. Il se rappelait de son cœur cognant dans sa poitrine, des bras autour de son cou, des doigts sur sa nuque, du contact contre lui de son corps chaud et souple….

Elle détourna la tête. Il aurait parié qu’elle était prête à pleurer de s’être abandonnée ainsi à lui, ne serait ce qu’un instant. Il posa la main sur sa joue, la caressa doucement, passa le pouce sur le coin de ses lèvres….

Il se redressa soudain, l’attrapa par le bras et la releva sans ménagement. Il la tira vers le ruisseau en continuant à serrer son bras. Les restes de la chemise déchirée bâtaient, dévoilant par moment sa poitrine. Il détourna la tête pour cracher un peu de sang.

Assez joué maintenant ! Tu ferais mieux de profiter de cette occasion de te rafraîchir !

Il la poussa vers le ruisseau et y entra avec elle. La sensation de l’eau fraîche courant sur les pieds était si agréable... Elle donnait l’impression de pouvoir laver toutes les souillures. Sans quitter sa prisonnière des yeux, il retira sa chemise en grimaçant. Le sang coagulé de son épaule était pris dans le tissu et s’arrachait. Il plongea la chemise dans l’eau, la rinça et s’en servit pour nettoyer la blessure et les estafilades qu’elle lui avait faites. Elle était décidément aussi belle que dangereuse….

Son corps, son âme meurtris n'étaient que souffrance et envie. Il prit cette eau si pure dans ses mains et la fit couler sur son épaule, puis sur son visage, comme si elle allait pouvoir faire de lui un homme neuf, comme si elle pouvait débarrasser son esprit de tous ses pêchers, de ses tourments, de la même manière qu'elle lavait son corps.

Il regarda de petites gouttes rouges faisaient résonner la surface de l’eau et s’éloignaient vers les chevilles de la belle espagnole en se diluant.

Il releva les yeux vers elle.


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DAHLIA

Silencieuse comme à son habitude, elle l'écoutait parler, se posant inconsciemment les mêmes questions que lui. Elle ne se l'était jamais avoué, mais elle s'était toujours demandé comment un homme aussi cruel que le Patron pouvait attiré autant de monde autour de lui. La réponse qu'elle lui avait donnée avait été la première chose qu'elle avait pensé, mais en y réfléchissant, le fait même qu'elle appartenait au clan était contre sa nature. Le clan est une famille, chaque perte est douloureuse pour chacun, chaque membre doit compter pour les autres.
Or elle, elle n'était pas comme cela. D'une nature solitaire, elle ne pouvait comprendre ces gens qui ne pouvaient vivre sans avoir quelqu'un auprès d'eux. Ces gens qui ont besoin d'être entourés d'amis pour pouvoir se retrouver eux-mêmes...

Elle tourna la tête sur la gauche et regarda Anschaire. Le Clan lui aura au moins apporté une chose, qu'elle n'aurait jamais cru possible auparavant.

Préférant ne plus penser à celà, qui lui donnait l'impression de trahir Le Patron, elle se concentra à nouveau sur le crocheteur. Il disait ne rien lui devoir. Oui, c'était vrai. Elle ne s'expliquait pas sa présence à ses côtés, mais ne voulait plus le savoir. Il murmura alors, ce qu'elle avait compris bien plus tôt. En s'en prenant à sa femme, le clan s'était fait un ennemi de plus. Aussi dangereux que le lodévois? Cela, ils le découvriront peut-être par la suite... Leur futur annonçait un combat entre eux, qui en sortirait vainqueur? Cela, difficile à savoir. Seul l'avenir le dira...

Elle le vit se lever, et continuer son travail sur les tiges qu'il avait déposées dans le feu quelques instants auparavant. Un travail minutieux, qui semblait demander baucoup de concentration.

Puis il lui demanda pratiquement de rester auprès de lui. Remontant ses genoux à sa poitrine, elle resta à sa place, le regardant opérer...


_______________________________________________________________________

LA ISABELLA

Elle s’attendait à un rire cynique ou à une remarque acerbe, mais Isabella ne sentit qu'un effleurement doux sur sa joue et à la commissure de ses lèvres. Elle faillit perdre tout contrôle et laisser couler les larmes qui menaçaient de jaillir à tout moment. Mais Bohort la fit relever brusquement, la tirant par le bras et elle n’eut d’autre choix que de le suivre en trébuchant. Sa brutalité soudaine, alors qu'elle était sur le point de se laisser attendrir, réveilla sa colère.

Entraînée derrière lui, elle butait dans le bas de ses jupes, incapable de retenir à la fois les pans de son corsage déchiré et de relever l’ourlet de sa robe. Obligée de renoncer à couvrir sa poitrine au risque de tomber à genoux en trébuchant, elle sentait un sentiment de haine grandir à mesure qu’ils approchaient du ruisseau.

Une fois immergés jusqu’aux genoux, il la lâcha enfin et sembla l’oubliée un instant tandis qu’il nettoyait sa plaie à l’épaule et les longues éraflures qu’elle lui avait faites au cou. Il semblait perdu dans ses pensées, dans son monde intérieur, très loin de l’endroit où ils se trouvaient.

Elle se surprit à suivre des yeux la courbe de ses épaules nues, le relief de ses côtes, à détailler le grain de sa peau et le jeu de ses muscles à chacun de ses mouvements. Un instant, elle revécut le baiser échangé avec lui et, avec un cri de rage étouffé, elle porta furieusement la main à ses lèvres comme pour en effacer le souvenir. Fuir, elle devait fuir!

Il semblait avoir oublié sa présence. Elle regarda autour d’elle, cherchant la meilleure direction à prendre. Mais dès qu'elle esquissa un pas, il allongea le bras pour l’agripper et elle réalisa qu’il n’avait pas un seul instant relâché son attention. Il referma les doigts sur sa gorge, lui faisant relever le menton jusqu’à la soulever presque de terre. Elle flottait entre la peur d’exacerber encore sa colère et le désir irrépressible de le faire justement. Mais elle aperçut sa mâchoire crispée et sa lèvre entaillée et un relent de lucidité traversa son esprit. Il y avait des limites à pousser un homme à bout, un homme normal, déjà, alors que lui faisait partie d’un clan d’assassins. Il pourrait la tuer n’importe quand...

Elle refoula la tempête d’émotions connues et inconnues qui la dévastaient et baissa les yeux. Puis elle mentit :

Yé né voulais pas fuir, mais justé m'asseoir au bord et enléver mé chausses…

_______________________________________________________________________

ADIELLE

Adossé à un arbre, Adielle prit une nouvelle gorgée du liquide doux et apaisant. Cette sensation de danger ne la quittait pas, impression étrange. C’était cette même sensation qu’elle avait ressentie quand, étant gamines, des garnements du village avaient attaché sa sœur à un arbre. Faisant une ronde autour d’elle en clamant des injures, la traitant de sorcière. Adielle était accouru à son secours, ressentant la colère et la peur de sa jumelle. Elle sourit se rappelant la raclée qu’elles leur avaient mise. Ils s’étaient sauvés en pleurant dans les jupes de leurs mères… Un n’était jamais rentré… Mais Adorabelle était en sécurité au manoir, sûrement que l’éloignement et l’ennuie devais la rendre trop sensible.

Le visage d’ange du séduisant Samael apparut devant elle, la tirant de ses pensées d’un sourire enjôleur, qu’elle lui rendit. Il lui caressait la joue, réclamant à boire. Une lueur malicieuse passa dans les yeux d’ambres de la jumelle. Détournant légèrement la tête sans le quitter des yeux elle porta la bouteille à ses lèvres. Sans autre préambule, elle l’attrapa derrière la nuque et l’attira a elle l’abreuvant dans un baiser sauvage. Adielle se laissa aller vers l’arrière s’appuyant à nouveau à l’arbre un sourire en coin.

Non pas que je n’aie plus « doux »… à vous proposer. Dis elle d’une voix mielleuse. Mais, en fait, j’avais besoin de vous parler… Elle jeta un coup d’œil en direction du camp, tout était calme. Revenant au bel argenté elle se pencha a nouveau vers lui murmura doucement à l’oreille, sa joue effleurant la sienne….

…..



Elle se redressa suffisamment pour replonger son regard dans le sien. Vous comprenez mon doute ? Pouvez-vous la garder à l’œil ? Je n’ai pas confiance…

_______________________________________________________________________

AICHA

Aïcha croisa le regard haineux de la vipère qui s’éloignait. Éveillant en elle un désir sauvage de tuer. Cette pétasse lui en voulait depuis leur première rencontre, sans raison. Elle se servait de la mort de son frère pour se défouler sur elle. Son seul crime étant d’être en vie.

C’est ça salle teigne… Va te perdre en forêt, ça nous fera, des vacances.


Elle esquissé un léger sourire à Samaël quand elle sentit ses lèvres sur sa joue et leva brièvement le regard encore teinté de rage vers lui.

D’accord, prend le temps, qui faut… j’ai l’impression qu’il en a pour un moment encore...

Elle le regarda s’éloigner vers la jumelle… Pourquoi avait-il fallu qu’elle se retrouve en mission avec les deux seules personnes au monde qu’elle haïssait ?!?

Comme tous les autres, elle observait le serrurier à l’œuvre, n’ayant rien de mieux à faire. Son regard se posa sur le prisonnier qui était adossé à un arbre non loin de là. Étrange qu’il ne tente pas de se sauver. Il en avait pourtant eu l’occasion à quelques reprises déjà. Il aurait même pu la tuer dans son sommeil et prendre la clef des champs. Et pourtant, il l’avait ramené au camp… Elle se leva de la souche où elle était assise et se dirigea vers lui. Gardant un moment le silence, elle s’appuya à l’arbre, son épaule effleurant celle du mercenaire. Son regard restait rivé sur le travail d’Exar.

Dis moi… Pourquoi m’avoir sauvé la vie ? …pourquoi ne pas t’être enfui quand tu le pouvais?
Elle tourna la tête vers lui un bref moment tentant de capter son regard puis revint à nouveau sur les travaux en cour… attendant la réponse, si elle venait… Elle savait quel traitement il risquait en étant emmené au manoir. Elle ne voulait pas ça pour lui. Sans lui, elle ne serait plus là.... Sans le frère de la furie non plus…

Tu sais... quelle que soit la raison… je t’en suis reconnaissante….
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:49

SAMAEL

Elle était là, tranquille, pensive, magnifiquement belle alors qu’il la regardait intensément à quelques centimètres de son visage…
Sortant de ses songes par l’arrivée de l’ange déchu, la jumelle lui renvoya un sourire radieux et charmeur, répondant à sa question d’un breuvage plus doux par un rafraîchissement des plus agréables lorsqu’elle le fit boire en l’embrassant à pleine bouche, laissant passer le liquide ambré dans un subtil et délectable jeu de langues.

Le charmeur charmé dévisagea Adielle un rictus ravi aux lèvres, tandis qu’elle se laisser retomber contre l’arbre un sourire en coin, en lançant une répartie moqueuse et sensuelle d’une voix des plus invitantes.
Mais elle semblait sérieuse quand à la suite des événements et sur ce qu’elle avait à lui dire…

Un coup d’œil vers le campement, un chuchotement à l’oreille dans un frôlement, le message était passé, mais elle voulu s’en assurer en le regardant droit dans les yeux pour sonder si il avait bien compris en le questionnant.
Sourire aux lèvres, Samaël appuya ses avant bras sur l’arbre au-dessus de la tête d’Adielle.

Tout à fait compris, j’ouvrais déjà l’œil… Bel ange ! Mais demandé de cette façon je l’ouvrirais deux fois plus !
susurra t-il en lui faisant un clin d’œil.

Se reculant dans un premier temps, Samaël fit un pas en direction d’Adielle, l’attrapant par la taille pour la plaquer contre lui avant de les coller tout deux à l’arbre derrière eux, la fixant d’un sourire vicieux.
Flattant les côtés de la belle, il posa sa main au creux des reins de la jumelle exerçant une pression pour la souder à lui dans un baiser ardent et sensuel, entremêlant leurs langues à n’en plus finir.

Terminant l’échange buccal intense, Samaël sourit à Adielle et lui dépose un baiser dans le cou.

Je vais « garder à l’œil » notre amie… Aurais-je l’honneur de vous voir me rejoindre ?


Sans attendre la réponse, Samaël s’éloigna de la jeune femme en lui faisant un clin d’œil sourire aux lèvres, pour retourner près du feu surveiller sa « cible »


_______________________________________________________________________

HALLEY

Toujours le regard errant, cherchant quelque divertissement qu'il soit. Les gens autour de lui n’avaient guère trop bougé et l'homme affairé à la porte n'avançait clairement pas vite. Il en était sûrement mieux ainsi, qui sait ce que lui réserverais l'avenir. Qu'allait il faire. Qu'allaient ils lui faire. Tant d'incertitude.
N'étant sans nouvelle de celui qu'il appelait auparavant mentor, tomber au combat face çà la ténébreuse rouquine que lui même affronta. Et, maintenant le voilà détenu, en train de voir sa mission détournée....

Perdu dans ses pensées, il senti un contact à son épaule, n'ayant nul besoin de détourner son regard pour voir qui était là, il reconnut sa douce voix, huma son parfum enivrant son air.

Dis moi… Pourquoi m’avoir sauvé la vie ? …pourquoi ne pas t’être enfui quand tu le pouvais?

Si seulement lui même avait la réponse, il ne se torturerait pas l'esprit en vain.

Mmhh! Et toi dis moi pourquoi ne pas m'avoir tué? Pourquoi me faire prisonnier alors que j'ai manqué de tuer un de camarades, sans parler de la rousse qui allait périr avant ton intervention.

Au fur et à mesure qu'il évoquait ces évènements, ses souvenirs de ces combats lui revinrent, sa lame pourfendant le gros lard, sa dague tranchant les vêtements de la rouquine... . Puis elle, là, en train de lui parler, de lui demander pourquoi.
Le mercenaire lui fit face, puis plaqua chacune de ses main contre l'arbre de chaque coté de la belle maure, l'enveloppant de ses bras, plongeant son regard d'émeraude dans le sien, posa ses lèvres contre les siennes tout en la regardant toujours...


_______________________________________________________________________

JACK THE RIPPER

Enchanté Willow et Spike, nous mettrons donc cette discussion à plus tard. Je vois que le travail de mon ami t'intéresse.

Elle revint vers lui et posa deux questions :

Crois-tu qu'il va encore lui falloir longtemps... j'ai comme l'impression que les "fauves" s'impatientent... toi aussi, je suppose, dois maîtriser un savoir-faire proche de celui de ton ami, en tout cas compatible...



Pour longtemps ? Non, je ne pense pas, mais ce n’est pas de la serrure de porte de grange ça ! Moi ? Pour tout dire, j'ai longtemps travaillé dans un cirque et certaines choses m'ont été très utiles par la suite, lorsque j'ai connu Exar !


Sur ces paroles, il la laissa regarder le travail du voleur...


_______________________________________________________________________

EXAR

Exar martelait sa tige de métal, lentement, trois excroissances prenaient forme, comme sortant du métal chauffé à blanc. Il ne l'avait qu'à peine remarqué, mais la femme au serpent, s'était rapprochée, elle lâcha :

Tu as l'air d'aimer ce que tu fais... En tout cas, tu maîtrises ton... art !!! Complimente t-elle Exar. C'est assez fascinant...



Sans relever les yeux de son labeur, il haussa les épaules et répondit :

Je tâche de mettre du coeur dans ce que je fais. Et j'aime percer les secrets, quelles que soient leurs barrières. Pour la maîtrise, merci. Mais, un jour comme celui-ci, je me passerais bien de ce talent. Bien que j'adore relever ce genre de défi et j'ouvrirais cette porte, enfin presque !
Tu m'as l'air intéressé, tu voudras faire sauter le dernier verrou ?

Il percevait à peine les mouvements autour de lui, tout entier concentré sur sa tâche. Mais, il ressentait une tension. Certains membres semblaient peu s'apprécier. Peut-être serait-il possible de profiter de cela. Mais il y avait autre chose à prendre en compte, il en était certain. Le futur montrerait de quoi il s’agit.
Mais seule la réaction de Dahlia lui importa. Elle accepta sans mot dire sa demande et s'installa. Il la regarda un bref instant et lui sourit, presque reconnaissant. Et, soulagé, il se remit au travail, un peu plus détendu.

Au bout de presque une heure et plusieurs trempages et réchauffements. La tige arborait les trois excroissances, il fallait qu'elles correspondent à la perfection à celle de la serrure.
Il posa le marteau et se leva en regardant la femme au serpent. Il lui tendit la plus fine des tiges, la première qu'il avait faite :

Tu crochèteras la dernière serrure, le bout de métal doit être comme ton doigt. Lorsqu'elle touchera la deuxième crénelure, tu devras insérer celle-ci,
il lui montra la tige spéciale, faite pour déclencher l'ouverture. En un seul geste, les deux devront pousser sur la gauche pour faire sauter le verrou.

Dahlia ? S'il te plaît, tu peux me tenir ça et rester sur ma droite.
Il lui tendit un jeu de tiges. C'est au cas ou, si je te dis donne, tu en mets une dans ma main droite, très vite. Merci.

Il alla à la carriole et enfonça la grosse tige. Elle entra parfaitement, il en prit une plus fine et la glissa sur la longueur de la première.
S'il ne se trompait pas, il n'aurait droit qu'à une seule chance. Si la serrure se brisait, impossible de recommencer. Et suivant le contenu de la charrette, taper dessus ne serait pas indiqué.
Il cessa de respirer et écouta les cliquetis. Dans un même mouvement, ses mains tournèrent vers la gauche et...
Un sourire triomphant éclaira son visage, la quatrième serrure venait de lâcher.
Il se recula et vint se poster à côté de Dahlia, en tendant une main. Il récupéra ses crochets et recula encore d'un pas.

À toi ! Damoiselle au serpent, la quatrième, à double sécurité.

Il éternua, portant sa main à sa bouche et la secoua en grimaçant de dégoût. Jack s'éloigna, en portant sa main à ses braies et alla se soulager à quelques pas, contre un arbre.

Exar regarda autour de lui, il avait la femme au serpent et Dahlia à portée de main. Un homme s'était rapproché et surveillait l'un d'entre eux plus particulièrement, mais qui ? Deux s'amusaient contre un arbre, un dormait et une ruminait son malheur. La dernière, pas des moindres, était toujours contre son arbre...
Le crocheteur posa ses mains sur la garde de ses armes, presque inconsciemment. Il était prêt à se défendre si cela s'envenimait et prêt à réagir aussi. Car bientôt...

Merci d'être restée Dahlia. C'est bizarre... je ne voudrais pas qu'il t'arrive malheur. J'ai une gourde dans mes fontes, tu m'accompagnes la chercher ? Je ne voudrais pas que l'un d'eux croie que j'essaie de me barrer...


_______________________________________________________________________

WILLOW

Proche d’Exar, Willow fut ravie de voir qu’il ne la renvoyait pas telle une pestiférée, le travail et la réponse que lui fit le crocheteur l’intéressait au plus haut point, elle était comme hypnotisée par la façon dont il contorsionnait le fer rougi pour en faire ce dont il avait besoin.
Le voleur lui proposa de crocheter la dernière serrure, un sourire mi-figue, mi-raisin s’afficha sur son visage, pourquoi lui proposer de le faire à sa place ?

Après tout peu lui importait, le fait de pouvoir crocheter de nouveau depuis si longtemps lui plaisait, d’un signe de tête elle acquiesça à la proposition d’Exar, sans un mot supplémentaire.
La serpentine écouta les recommandations du semi captif, même si en l’occurrence une serrure de ce genre ne devrait pas lui poser problème, mais vu le blindage du chariot, elle pris note de la moindre recommandation, savait-on jamais…

Tandis qu’Exar se démenait avec la troisième serrure, Willow l’observait,impatiente de pouvoir un peu agir à son tour, son bras blessé ne devrait pas être un handicap mais elle se posa la question un court instant quand même.
Willow sourit franchement, ce qui était en soi assez rare, lorsqu’Exar réussi enfin à faire sauter le verrou, l’appellant « damoiselle au serpent » pour qu’elle s’attaque à la dernière serrure à double sécurité.

Un hochement de tête, et l’énigmatique s’affaire sur le verrou, maniant habilement les fines tiges que le crocheteur lui a fournies, devant les regards des membres du Clan qui ne semblent pas l’apprécier outre mesure.
Samaël veille, mais sur qui ? Peut-être elle, peut-être pas, elle s’en moque, elle se concentre sur son verrou…

Enfin un cliquetis, la serrure va céder au prochain mouvement de tige, un bruit inattendu se fait entendre, mais Willow n’y prête pas plus attention acquise à l’ouverture de ce qui entrave l’accès au butin du Clan.
Spyke quand à lui, observe, écoute, se redresse en sifflant…

CLIC !!!


Le dernier rempart vient de céder… Willow se recule d’un pas attendant de voir si le coffre s’ouvre seul, ou si il faudra encore user de force et d'habileté…
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:50

SPYKE, LE NAJA

Enroulé autour du cou de sa maitresse, il ne manquait rien de ce qui se déroulait camouflé par l'abondante chevelure de l'énigmatique, ni de ce qu'elle pouvait ressentir, percevant même chez les autres ce qu'elle ne pouvait déviner.

Il lut un enthousiasme évident lorsqu'elle se mit à cliqueter le verrou, cela faisait déjà quelques semaines qu'elle n'avait pu faire ça, alors qu'elle adorait...
Il observait, écoutait, attentif au moindre détail, entendant un bruit qui n'était pas à sa place...

Imperceptiblement, il se redressa sur l'épaule de sa maitresse, commençant à déployer son capuchon lentement... Attendant confirmation...


_______________________________________________________________________

DAHLIA

Durant une heure elle resta près du feu, à regarder Exar manier avec habileté les tiges qui commençaient petit à petit à prendre forme.

Une des nouvelles femmes du clan, celle au serpent, s'était approchée d'eux, plus particulièrement de lui, pour le complimenter sur son art. Dahlia reporta son attention sur Anschaire, espérant qu'il ne prenait pas mal le fait qu'elle reste près du crocheteur. Il semblait se reposer. C'est ce qu'il avait de mieux à faire.

Elle se reconcentra sur Exar, pour l'entendre demander à Willow de crocheter la dernière serrure. Ca y est, elle commençait à s'ennuyer... Allongeant ses jambes devant elle, reposant son corps sur ses avant-bras positionnés derrière elle, elle attendait que les échanges se terminent de façon à avoir quelque chose d'un tant soit peu intéressant à regarder...
En ce moment, elle n'avait qu'un hâte, celle de remonter sur son cheval pour le mener au galop jusqu'au manoir, afin de prendre un bon bain... Ses pensées tournées vers ces moments aquatiques, elle ne remarqua pas que les tiges étaient prêtes.
Elle le sentit se lever, et ouvrit les yeux. Le voleur semblait satisfait de son oeuvre, déjà il avait donné une des tiges à la femme au serpent, et se retourna sur elle, en lui donnant également sa part.
Dahlia s'empara du bout de métal en se levant, et se positionna près de lui, comme il le lui avait demandé.

La quatrième serrure s'ouvrit en un rien de temps. Maintenant ça allait être au tour à la charmeuse de reptiles. Dahlia espérait qu'il n'ait fait quelque annerie en lui confiant la dernière serrure. Si elle échouait, la mission échouerait en même temps... et donc...

Mais elle n'eut pas vraiment le temps de vérifier par elle-même, le voleur lui demandait de l'accompagner jusqu'à ses fontes, alors que l'homme aux cheveux blancs s'étaient rapproché d'eux, semblant presque aux aguets.
Dahlia posa son regard sur les armes du voleur, pour le remonter jusqu'à ses yeux. Elle acquiessa. Peut-être plus par envie d'échapper au regard inquisiteur de l'homme, que par soucis qu'il ne s'échappe...

Ils s'éloignèrent alors, pour aller chercher une gourde.


_______________________________________________________________________

SAMAEL

Samaël observait toujours sa "cible" se demandant combien de temps elle mettrait à remarquer que c'était après elle qu'il en avait...
Pas de confiance à avoir dans ces cas là, et il n'en avait de toute façon aucune en elle...

Lorsque la dernière serrure sauta, il siffla en direction d'Adielle pour la rameuter, ainsi que d'Aïcha qui avait, quand à elle, peut-etre pas l'intention d'arriver aussi vite vu le bon temps qu'elle avait l'air de prendre.
Restant à distance, il vit la mégère se reculer un peu pour regarder le chariot, elle attendait quoi c'te gourde que le diable sorte de sa boite ???

Samaël tourna la tête en direction d'Adielle attendant de voir ce qu'ils allaient faire quand à ce coffre chargé d'or...


_______________________________________________________________________

ADIELLE

Elle sentit son corps se mouler aux siens quand il l’attira à lui se laissant transporter par ce doux moment. Une main glissa sur ses hanches et vint se loger au creux des ses reins glissant à peine sous sa ceinture, tendis que l’autre passant sous son aisselle remontait par derrière pou agripper son épaule le serrant encore plus étroitement contre elle. Un long baiser langoureux un ballet sensuel de leurs langues qui s’enroulèrent l’une à l’autre, se dégustèrent un long moment dans une étreinte passionnelle. Elle resta un moment les yeux fermés, quand il se dégagea et lui sourit alors qu’il s’éloignait vers le campement lui emboîtant le pas. Certainement qu’elle allait l’honorer de sa présence et avec plaisir même. La route avec Exar avait été pénible moralement et un peu de tendresse et de douceur n’était pas de refus. Elle jeta un bref regard vers la maure et le suivit auprès des autres.

Quand elle arriva à proximité, Samaël avait déjà l’œil à sa cible. Adielle passa derrière lui glissant la main de sa hanche à ses fesses et se posta à son tour non loin de sa cible potentielle. Rien ne devait être laissé au hasard.

Le coffre fut enfin ouvert, événement inespéré. Enfin ils allaient pourvoir reprendre la route. Elle s’avança vers la porte et s’apprêtait à ouvrir, vu l’hésitation de la femme au serpent, quand elle vit Exar s’éloigner avec Dahlia. Se tourna vers Samaël elle croisa son regard et lui fit un signe discret en direction du couple qui s’éloignait. Pas besoin de plus l’argentée avait comprit. Elle s’approcha de la serpentine et surtout du butin.

Tu veux que j’ouvre? Y a pas de fauve à l’intérieur…
lui dit-elle souriante, légèrement taquine. Elle s’approcha quand son regard se posa sur la masse qui faisait mouvez les cheveux de la Dame.
Tu n’as jamais eu peur qu’il te mordre?
Elle regarda autour. Où est l’ami d’Exar ?


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AICHA

[À PROXIMITÉ]

Mmhh! Et toi dis-moi pourquoi ne pas m'avoir tué? Pourquoi me faire prisonnier alors que j'ai manqué de tuer un de camarades, sans parler de la rousse qui allait périr avant ton intervention.

Ce n’est pas moi qui t’ai épargné, mais la rousse justement… Et je n’ai pas eu connaissance que tu ais faillit tuer un autre… moi ce que je sais c’est que tu m’as sauvé la vie. Par deux fois, tu étais libre de partir, mais tu es resté, tu m’as aider à….


Elle s’interrompit net quand il posa les bras de chaque côté d’elle, son regard étrange planté dans le sien. Aïcha resta un moment pétrifiée par la surprise du baiser qui suivit. Plongeant un regard étonné dans le sien. Durant quelque seconde, elle fut prise d’une envie irrésistible de le sentir contre elle. Sa bouche s’entre ouvrit dans un doux baiser. Une lueur nouvelle éclaira le visage de la maure. Inclinant légèrement la tête sa langue vint glisser langoureusement entre les lèvres du mercenaire, allant chercher la sienne. Très lentement une main remonta le long de son torse musclé dans une douce caresse….

D’un habille mouvement, ses lèvres plaquer aux siennes dans un baiser fougueux. Elle enroula une jambe autour des siennes le plaquant contre elle. Prenant appui sur l’arbre de sa main libre, elle poussa violemment, le faisant basculer vers l arrière, entraîné dans sa chute. Aicha fut rapidement assise sur son bassin, les genoux appuyés fortement sur ses bras, elle lui sourit.

Tu veux t’amuser? Amusons-nous mon beau…


Elle fit courir une main sur son corps, la laissant s’insinuer sous ses vêtements explorer les moindres recoins de son anatomie. Dans un même temps, l’autre main glissait dans son dos, saisissant une des lames courtes tranchantes à souhait qui y étaient fixées en permanence. D’un mouvement vif et précis, la lame fut ramenée sous sa gorge. Une lueur malsaine luisait dans les yeux de la maure. Son visage tout près du sien elle lui murmura doucement.

Dans d’autres temps, ça aurait pu être différent, mais tu es prisonnier… je ne connais pas tes intentions…. Comme tu l’as si bien dit toi-même. Tu as voulu tuer deux de mes camarades…. Pourquoi je te ferais confiance ?

Elle saisit la deuxième lame et en appuya la pointe dans l’aine de l’homme qui tentait de se dégager. Plantant son regard dans le sien elle appuya plus fortement à proximité de sa virilité. La jeune femme reprit d’une voix étrangement douce et suave.

Ne t’avise pas de me faire un coup bas en route, parce que je n’hésiterai pas a t’émasculer…
Elle l embrassa à pleine bouche, relâchant la pression des lames….


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EXAR

Lorsqu'ils arrivèrent aux chevaux, Exar ouvrit l'une de ses fontes et en retira une gourde. Il la porta à sa bouche après l’avoir ouverte. Et la tendit ensuite à Dahlia.
Autour de la carriole, les membres du clan commençaient à se regrouper, alors que la damoiselle au serpent avait ouvert le dernier verrou. Elle semblait attendre, peut-être comme lui s’attendait-elle à voir sortir le diable de sa boîte à malice.

La gourde n’était qu’une excuse, je ne voulais pas que tu sois sur son chemin. La mort va frapper, j’en suis sûr !

Jack se rapprocha d’eux en souriant à la jeune femme, il tendit la main après qu’elle est bue et attendit.
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:50

ALKHAN FERRAK

Des jours à manger du pain rassis et boire de l’eau, des jours à rester le plus silencieux possible. Mais il est là, le Don lui a demandé d’être la dernière barrière qui protégerait son trésor et il fera tout pour le Seigneur Fernando.
Ah ! Alkhan n’est pas un exemple de réflexion, mais de dévouement et au don de soi.

L’arbalète lourde est prête à cracher son trait mortel, sa double hache est posée contre la paroi de la carriole. Il entend les serrures lâcher les unes après les autres et le silence retombe.

Il bascule sur sa jambe gauche et lève puissamment la droite, ses muscles puissants se mettent au travail et son pied percute la porte maintenant déverrouillée.
Il tire sur la première personne qu’il voit, le carreau fend l’air. Un cri se fait entendre, alors que le corps chute sur le sol, il saute en faisant virevolter sa hache autour de lui, il hurle :

DOM FERNANDO !!!!! JE TUE POUR TOI !!!!!!

Une femme sur sa droite, il abat sa hache et elle se recule prestement. La jeune fille qui a encaissé le carreau gémit, les mains rivées sur le carreau fiché dans sa poitrine. Il lève son pied gauche et l’abat sur la face de la traînée qui a osé s’en prendre au Don. De multiples craquements se font entendre, rappelant le bois mort qui se brise quand on marche dessus. Le sang gicle un peu partout alors que la vie quitte la femme.

Sa hache tourne autour de lui, il va mourir, mais il ne partira pas seul. Il a attendu son heure depuis l’attaque, enrageant de ne pouvoir agir.


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EXAR

L’un d’eux se rapprochait, Exar sourit, il ne mettra pas longtemps à faire demi-tour. La porte de la carriole s’ouvrit violemment et la mort s’abattait déjà. Ce n’était pas un diable ni un fauve. Mais un monstre qui sortait de là. Il aurait pu les prévenir, si on l’avait traité autrement, s’ils n’avaient pas enlevé sa femme.
Il avait voulu éloigner Dahlia, pourquoi ? Il ne savait pas ! Peut-être pour sa gentillesse, peut-être qu’il voulait croire qu’elle n’était pas comme eux.

Voilà Dahlia, tu n’étais pas sur son chemin, c'est tout ce que je voulais…

Les membres du clan accouraient vers le barbare qui faisait de larges moulinets de sa hache. Exar s’appuya contre sa monture et regarda le spectacle…


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HALLEY

[A proximité]


Le mercenaire, allongé et immobilisé par la maure, fut pris au dépourvu cette fois ci. La seule fois où il baissa sa vigilance, la seule fois où il n'eut de penser tourmentée, c'est elle qui ne sut percevoir l'innocence de son geste.
Il écouta attentivement ce que lui dit celle qui trahit son âme.

Dans d’autres temps, ça aurait pu être différent, mais tu es prisonnier… je ne connais pas tes intentions…. Pourquoi je te ferais confiance ?


Ces mots résonnèrent dans sa tête, dans son coeur, il ne pouvait être plus clair. Pour la première il ressentit cette étrange sensation de déchirement en lui, ce qu'il pensait être son seul point d'attache désormais ne fut qu'un mirage, qu'un faux espoir.
La maure poursuivait.

Ne t’avise pas de me faire un coup bas en route...


Je t'ai sauvé deux fois.... j'aurais pu te tuer à maintes reprises... j'aurais pu m'échapper et par conséquent tu aurais dû rendre des compte à ton patron..... Et voila ce que tu me dit....
Tu as raison, je ne suis qu'un prisonnier.... alors passes moi au fer, désarmes moi. On ne sait jamais....


Le jeune mercenaire, visiblement blessé par ce qu'il vient d'entendre, profita que la femme lâchait sa pression, et la fit basculer doucement comme pour se débarrasser d'une bête nuisible. Debout, il réajusta son pourpoint, délia son épée de son dos, défit sa ceinture avec ses deux lames et laissa tout au pied de sa ravisseuse.

Je crois que tu devrais aller là bas, ta mission t'attends, et ne compte plus sur moi... je ne suis qu'un prisonnier.


Non loin, prés du chariot, un bruit sourd retentit, un gémissement tout juste perceptible... .

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ANSCHAIRE

J'ouvre un oeil, je me suis assoupi de nouveau. Je cherche ma Sombre Fleur. À gauche Aicha et le prisonnier, tiens ça fuse. Ah ! Elle est là-bas près des chevaux avec les deux hommes ramenés par la jumelle.
Je me lève difficilement et me rapproche d'eux, on ne sait jamais, je n’ai pas confiance en eux.

Les autres se regroupent autour de la charrette au trésor. Un bruit violent, un cri ! La fille au serpent s'écroule alors qu'un monstre de muscles jaillit de la carriole.

Que faire ? Je n'ai pas d'armes, mes bras ne sont que douleurs. Je me tiens prêt à protéger ma Dahlia. C'est tout ce que je peux faire.

La tête de la serpentine explose d'un violent coup de talon du monstre à deux pattes. Je reste assez loin de la hache et de ses moulinets...


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SPYKE, LE NAJA

Attentif au moindre son, Spyke se dresse d'un coup sur l'épaule de sa maitresse déployant son capuchon en entier et ouvrant la gueule grand en sifflant.

La bête tapie dans le coffre qu'il avait cru entendre viens de jaillir de la boite, déjà sa maitresse recule et tombe en faisant des bruits étranges qu'il ne lui a jamais entendu...

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WILLOW

Tournant la tête en entendant Samaël siffler, Willow détourne son attention du coffre quelques secondes, avant de sentir Spyke qui se met en position de défense, puis d'attaque sans avoir reçu aucun ordre de sa part.
Un danger éminent, à n'en pas douter...

Même pas le temps de réagir, ni de répondre à Adielle, que le coffre s'ouvre dans un fracas assourdissant et qu'une douleur aussi intense que soudaine s'empare de son sein gauche.
Baisant le regard sur sa poitrine, elle porte machinalement les mains sur le carreau qui s'est fiché dans son buste, laissant s'écouler son fluide vital qui déjà rougi son corsage.

Willow recule de quelques pas en titubant, bousculant Adielle et Samaël sur son passage, avant de choir sur le sol en écarquillant les yeux.

Pas comme ça... Pas comme ça...

Déjà elle sent la vie qui s'échappe doucement, et un froid étrange l'envahir alors que le sang chaud ne cesse de couler sur elle, Spyke observe se demandant ce qui se passe surement.
Mauvaise de devoir mourrir ainsi, les autres n'ayant surement pas le temps de s'occuper d'elle avec le barbare qui vient de sortir du coffre, elle emet un dernier claquement de langue à l'attention de Spyke, qui s'en va en rampant...

La brute épaisse s'approche pas le temps d'attraper une quelconque arme pour se defendre, pas la force non plus...
La serpentine voit le pied gigantesque du bestiau se rapprocher de son visage, un murmure s'échappe de sa bouche.

Crève Charogne...
siffle t-elle entre ses dents serrées.

Alors que le pied commence à écraser son visage, elle ferme les yeux...

Bruits d'os brisés, sang qui gicle, cervelle éparpillée.... Silence mortuaire...

Willow L'Enigmatique n'est plus....


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DAHLIA

Dahlia avait suivi le voleur jusqu'à son cheval. Pour éviter qu'il ne s'échappe? C'est ce qu'elle se disait...
Exar prit possession de sa gourde, et la lui tendit après avoir but une rasade. Elle s'en empara, et tourna son regard sur la carriole. La dresseuse de serpents semblait avoir terminé d'ouvrir le dernier verrou, elle se tenait à quelques pieds de la forteresse, comme attendant que la porte s'ouvre par enchantement.

Puis les mots arrivèrent. Dahlia tourna son visage en direction du voleur. Son chemin? La mort? A ce moment un bruit violent provint de la carriole, aussitôt suivi d'un cri atroce.
Dahlia reporta tourna vivement la tête vers l'endroit d'où provenaient les bruits, et fut estomaquée devant la montagne de muscles qui venait de faire son apparition, tel le pantin sortant de sa boîte. L'espace d'un instant elle ne put en détourner le regard, comme hypnotisée. La dernière surprise de l'espagnol...
L'ami d'Exar la sortit de sa torpeur en s'approchant d'elle. Elle ne vit même pas la main tendue, mais Anschaire qui s'était levé et positionné comme pour se battre. Alors qu'il pouvait à peine tenir une arme...

Elle lança la gourde dans la direction de l'homme qui attendait, sortit son couteau de son étui, se demandant sur le moment si elle arriverait à traverser la chair tellement il était musculeux, et s'apprêta à courir vers l'ennemi, au moins pour protéger son muet.
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:51

BOHORT

Au ruisseau

Il la regarde un instant, plongé dans ses yeux sombres… elle est si belle, si sauvage et si douce à la fois.

Je ne te laisserai pas t’enfuir… Je ne veux pas que tu m’échappes…

Cette menace sonne presque comme un aveu à ses oreilles….

De sa main libre, il saisit la dague à sa ceinture, et elle se tétanise en voyant la lame monter vers sa poitrine. Mais il lâche doucement sa gorge pour prendre un pan de chemise, le replie en deux et y perce un trou. Elle le regarde intriguée alors qu’il fait de même un peu plus bas, puis de l’autre coté. Il lui demande sans relever les yeux.

Je ne sais même pas ton nom...


Il prend ensuite un lacet de sa propre chemise qu’il passe lentement dans les trous. La chemise déchirée se referme. Les rondeurs de sa poitrine disparaissent de sa vue….

Il se penche à nouveau pour prendre de l’eau.

Assis toi si tu veux, mais n’espère pas que je vais me détourner pour que tu te nettoies, ni perdre une miette du spectacle que tu vas m’offrir.


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AICHA

[A proximité]

Aïcha regarda le jeune arrogant de coutume complètement médusée. Elle s’était attendue à bien des choses, mais sûrement pas à ça. Sur le coup elle eu un bref sentiment de culpabilité sentiment qu’elle avait ressenti que très rarement tellement qu’elle n’était pas certaine de l’origine de se sentiment. Une sensation désagréable, une envie de tout laisser tomber sur le champ. Peu être était-ce au dessus de ses forces de diriger un tel groupe. Il avait fait les frais de son humeur, de sa peine, de ses états d’âme et de sa rage, qui n’était pas du tout dirigée vers lui.

Reprends tes armes…
Les mots qu’elle prononça ensuite l’étonnèrent elle-même. Excuse-moi… je te dois la vie… je vais parler de toi au patron… Tu n’es pas un prisonnier… plus maintenant… Elle baissa les yeux cachant l’éclat que donnaient les larmes qui lui brûlaient la rétine… maintenant tu fais ce que tu veux… tu m’aides…. Ou non… à toi de voir….

Un rugissement de douleur lui fit faire volte-face coupant court a son regret. Un colosse était sorti d’on ne sait ou Willlow était au sol et il chargeait sur les autres membres. Elle hurla aux absents.

KIMERA !!! BOHORT !!! RAMENEZ-VOUS TOUT DE SUITE……


Elle jeta un bref regard à Halley et courut vers la carriole….


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ADIELLE

Un fracas fit sursauter la jumelle. La porte de la carriole venait de voler en éclat sortant de ses gonds. Un cri étouffé, et la femme au serpent s’affalait au sol, un carreau lui transperçant la poitrine. Un hurlement dément retentit. Adielle eu à peine le temps de bondir vers l’arrière, la hache siffle juste devant ses yeux.

Elle perdit l’équilibre manquant de tomber au sol, cherchant Samaël des yeux. Jamais elle n’aurait cru que ses paroles, qui devaient être moqueuses, s’avéreraient à un tel point véridique. Elle vit le fou furieux écraser littéralement la tête de la femme serpent, faisant gicler le sang. Un dernier soubresaut signe que le dernier souffle était rendu… Une autre perte… Quatre membres avaient perdu la vie. C’était trop… Adielle adorait le sang, était en général subjugué par ce liquide vital chaud et visqueux, mais pas celui de ces compagnons de combat. Qu’elle les apprécie ou non.

Agrippant son fouet elle le déroula et le fit habillement tournoyer au dessus de sa tête, elle devait s’approcher suffisamment pour le déstabiliser, mais les moulinets puissants de sa hache au dessus de sa tête avait la vertu de la tenir éloigner. Prenant une grande respiration elle courut vers lui…. Le fouet claqua. Les lanières de cuir s’enroulèrent autour de ses jambes, les ramenant l’une a l’autre quand Adielle tira brusquement, de toutes ses forces. Elle évitant de justesse la hache qu’elle sentie lui frôler la tête le colosse perdit l’équilibre, basculant vers l’arrière….

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KIMERA

Le bruit sourd qui avait retenti dans la foret suivi des hurlements d'un homme, avait sorti Kim de ses pensées et alors qu'elle se hatait vers le campement, elle entendit la garce qui lui hurlait à elle et son sauveur de se ramener vite...

Putain... qu'est-ce qui se passe encore...


Pressant le pas, elle se mit à courrir vers le campement pour découvrir une scène apocalyptique, un géant, le chariot ouvert, une femme la tete défoncée, la jumelle avec le fouet menaçant.

Bordel, c'est quoi ce délire !!!!


Voyant que plusieurs membres venaient à la rescousse de ceux qui était proche du fou furieux à la hache habile, elle leur emboita le pas se tenant un peu à distance en bandant son arc.
Visant l'homme qui s'agitait, elle tira un trait qui alla se figer dans la cuisse de la brute avant qu'elle ne s'éffondre sous le fouet d'Adielle.

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SPYKE, LE NAJA

Sa maitresse était tombée, se refroidissant lentement, le gros homme s'approchait et elle lui donna un ordre, le dernier puisqu'elle fut tuée par le monstre juste apres.
Il était pret, attendant son heure...

Une femme claqua un objet, un sifflement en direction de l'homme, tous ces sons étaient bons pour lui, annonciateur de son moment.
Le sol tremble sous le poids de l'homme qui tombe...

Spyke serpent jusqu'à lui et se dresse devant le visage de l'homme, lui crachant son venant dans les yeux pour l'aveugler...
Un sifflement intense et il plonge sur sa proie, lui mordant la gorge, plantant ses crochets acérés au plus profond y deversant son venin mortel avec abondance....

L'homme ne le sait pas, mais déjà il est mort... La volonté de sa maitresse est respectée...

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SAMAEL

Observant les deux jeunes femmes qui se parlaient, Samaël fronça les sourcils au fracas émanant du chariot avant d'écarquiller les yeux devant le mastodonte qui en surgissait.
Willow titubant le bouscula alors qu'il était en train de reculer pour s'éloigner de la hache du combattant qui venait du chariot où il était dissimulé.

La tête de la femme au serpent explosa sous la pression du pied du guerrier qui hurlait à tout rompre, Adielle avait déjà sorti un fouet sous son regard étonné, tandis que lui même dégainait son épée la sortant avec rapidité de son fourreau la faisant voler au dessus de sa tête pour la mettre en garde.
Ebahi il vit la jumelle courir au devant du barbare, et s'empressa de la suivre pour la protéger si besoin était, alors qu’une flèche siffla dans les airs allant transpercer la cuisse du guerrier.

Le fouet s'enroula dans un claquement autour des jambes du mercenaire, la jeune femme tirant avec force, s'approchant pour allier sa puissance à la sienne, il n'eut pas le temps d'attraper la donzelle que déjà la montagne de muscle était au sol.
Un éclair traversa le regard de Samaël, une envie irrépressible de cette femme forte, mais surtout l'appel du sang...

Alors qu'il s'approchait de l'homme à terre, le serpent de Willow s'approcha rapidement et se dressant cracha sur l'énergumène avant de le mordre à la gorge, pas la peine de s'énerver, l'homme était un mort en sursis...
Mais l'appel fut plus fort, évitant soigneusement le naja qui était là, il s'approcha de l'homme et, une étincelle dans le regard, sabbat son épée en plein dans le poitrail du beau diable, l'enfonçant avec force pour traverser la muraille de muscles jusqu'à atteindre le coeur.

Insistant pour le transpercer de part en part, il finit par retirer violemment son épée, laissant jaillir le sang qui s'échappait en grosses giclées puissantes au rythme régulier du coeur qui faiblissait petit à petit...
S'éloignant son regard se posa sur Adielle, le visage maculé de petites gouttelettes rougeâtres, il lui sourit en essuyant à peine le sang sur ses lèvres, et s'approcha d'elle.

Rapide et efficace Bel Ange...


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LA ISABELLA

Au ruisseau

Isabella avait baissé les yeux, signe d’humilité qui lui avait coûté, mais qui avait eu le mérite de calmer l’homme qui l’étranglait presque. Court répit cependant. Elle écarquilla les yeux d’effroi en apercevant du coin de l’œil la lame monter vers sa poitrine. Elle laissa échapper un « non… » étouffé, à peine audible, tandis qu’il relâchait sa poigne sur son cou.

Encore sous le choc, tremblante, elle le regarda percer sa chemise et entendit à peine sa question. Ses doigts frôlaient sa peau, réveillant l'envie de fuir encore, mais elle resta sur place et les pans déchirés se refermèrent avec un lacet. Sans trop savoir pourquoi cela avait tant d’importance, alors qu’elle avait cru mourir un instant plus tôt, elle lui fut reconnaissante de lui redonner un peu de dignité. Elle souffla :

Merci… mon nom… Isabella…

Puis elle recula vers la berge, pour s’éloigner de lui.

Une seule phrase, acerbe, et il réussit à la faire bouillir de nouveau, réduisant à néant le peu de reconnaissance qu'elle avait commencé à éprouver. Tant mieux! Il la retenait prisonnière, elle n’allait pas se mettre à l’apprécier! Elle ouvrit la bouche pour répondre quand le cri d’une femme déchira le silence. Il tourna brusquement la tête vers le campement, puis revint vers elle.

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EXAR

Dahlia s’était retourné et avançait vers la brute, il enfourcha sa monture, rapidement suivi de Jack. Qu’il reste ou pas ne changerait rien, s’ils tenaient leur parole, ils la libéreraient. Sinon, il aurait déjà fait du chemin vers Carcassonne.

Au revoir Dahlia, fais attention à toi… et si tu viens en ami, ma porte te sera ouverte… à toi et ton ange…

Il éperonna le cheval de Gabbi et les deux hommes disparurent à travers les arbres, alors que la brute musculeuse voyait sa fin venir.

Ce fut bref, il ne fit pas tant de dégâts, dommage que la morte ne soit pas l’autre chienne…
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MessageSujet: Re: 8 - Alais >>>> Retour   Jeu 1 Sep - 10:51

HALLEY

A proximité

La femme se releva, semblant pensive, égaré, étrange...
Baissant la tête, ce qu'elle ne faisait jamais en s'adressant à lui, elle lui dit d'une voix tremblante malgrés l'effort qu'elle fournissait pour se maintenir.

Reprends tes armes… Excuse-moi… Je te dois la vie…… Tu n’es pas un prisonnier… Plus maintenant…… Maintenant fais ce que tu veux… A toi de voir….

Il se passait et repassait ces mots en tête, c'était incohérent. Elle venait pourtant d'être aussi explicite que cela se peut, et la voilà en total contradiction.
Bref, le temps n'était pas à la sieste.
Après avoir appelée ce qui doit être ses compagnon, la maure courrue vers l'origine de l'alerte.
Plus le temps de tergiverser, sans réfléchir n'écoutant que son instintc, le jouvençaux ramasse sa ceinture, l'attacha, prit son épée et partit au pas de course en attachant cette dernière.
A peine talonnait il Aïcha qu'une autre femme, avec un chapeau, rejoint la meute.


_______________________________________________________________________

KIMERA

Après un enchainement impressionnant d'attaques et le coup de pouce d'un serpent hautement venimeux, le mastodonte gisait au sol sans vie...
Kimera finit de s'approcher du chariot, donnant un coup de pied dans le soldat par acquis de conscience, constatant effectivement qu'il était bien mort.

Muerto le gros pepere !!!


A peine le temps de dire se retourner vers les autres que la cheftaine lui hurla dessus.

Puisque ça t'amuse, va vérifier le contenu du chariot si y'a un autre monstre y sera pour toi, ce sera pas une grosse perte !!!


Kimmy fusilla la Maure du regard, elle payait rien pour attendre, grimpant sur le chariot, elle guetta le trésor qui s'y trouvait...

Magnifique....


Or, joaillerie, pièces d'orfèvre, oeuvre d'art, statuette, armes et bouclier d'apparat serti de pierres precieuses, tissus brodés d'or et d'argent... et bien plus encore...

On a décroché le ponpon les gars... Le Maître savait que c'était pas de la camelotte la dedans, croyez moi !!!


Les yeux encore éblouis de tout ce qu'elle venait de voir, Kimera redescend du trésor et se dirige vers Adielle en lui disant que l'ensemble doit être transportable à cheval si on le repartit entre les membres du Clan présent.

Comme ça pu de chariot superflu... et euh au fait... le crocheteur s'est fait la malle !!!!

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DAHLIA

Tout se déroula bien vite. A peine avait-elle un pas dans la direction de la brute qu'elle s'arrêta net. L'homme venait de recevoir plusieurs attaques ennemies, et ne semblait plus représenter une menace.
Le serpent de la femme reptile qui n'était plus se chargea de lui apporter la mort sur un plateau, accélérée par l'homme aux cheveux blancs qui planta son épée dans le corps.

Des bruits de chevaux se firent entendre dans le dos de Dahlia, la jeune femme se retourna pour voir Exar et son ami sur leur monture, prêt à partir. Après une phrase à son attention, ils talonnèret leur monture et disparurent de sa vue.

Dahlia n'essaya même pas de les en empêcher, et se dirigea dans la direction opposée, s'assurant que son muet aille bien, puis vers la cariole à présent ouverte. Sans un regard pour la femme maintenant sans visage, évitant le serpent qui s'était éloigné, elle regarda dans le coffre fort soit disant inviolable.

Kimera était déjà là, détaillant ce que possédait la cariole. Dahlia s'empara à son tour de diverses affaires, s'émerveillant de voir l'or miroiter sous ses yeux.

Reposant le tout dans la cariole, elle se tourna vers ceux qui n'avaient pas eu la place de s'approcher. Il fallait se répartir le trésor et retourner au manoir. Elle retourna à son cheval, le prit par la bride et l'approcha de la cariole. S'emparant de diverses oeuvres d'art tels les vases et bijoux, elle les déposa dans les fontes posées sur l'animal. Chacun récupérait une part du butin. Adielle et l'homme aux cheveux blancs le reste des bijoux et quelques armes, Aïcha et le prisonnier les tissus chatoyans et une partie des statuettes, ce qui restait des pièces d'or et vases précieux furent déposés dans les fontes de Kiméra et Anschaire. Bohort récupèrera le restant.

Tout le trésor fut réparti entre chaque membre du Clan. Bientôt il leurs faudra partir, tout était prêt.

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LA ISABELLA

Isabella marchait devant Bohort en direction du campement. Il la suivait de près, enfilant sa chemise à la hâte et la pressant d’avancer.
Ils débouchèrent dans la clairière au moment où une femme frappait du pied un colosse à terre. Isabella suffoqua et se figea. Puis elle poussa un cri en dégageant son bras de la poigne de l'homme aux tresses et s’élança en avant :

Alkhan!

Elle tomba à genoux aux côtés du soldat espagnol, fixant avec horreur la plaie béante au cœur et les yeux écarquillés dans la mort. Les larmes jaillirent et elle regarda autour d’elle sans croiser le moindre regard compatissant. Elle baissa les yeux sur le visage sans vie et avança une main tremblante pour fermer les paupières du défunt tandis que, tout près, les membres de la main noire pillaient déjà le trésor.

Il était donc là, le dévoué de Don Fernando, tout près, caché à l'intérieur du chariot blindé alors qu’elle avait cru le voir pour la dernière fois en Espagne. Des adieux avec Laurinda, la tristesse de la séparation mêlée aux souvenirs heureux, comme les jeux qu’elles faisaient petites : monter sur ses cuisses et s’agripper à ses bras musculeux. Il pouvait soutenir leur poids d’une seule main. Elles avaient toujours adoré jouer à grimper à l'arbre et son rire sonore les faisait trembler non pas d’effroi, mais de plaisir. Elles avaient grandi, elles ne jouaient plus avec lui depuis longtemps, mais elles l'aimaient toujours autant et elles avaient promis de lui écrire souvent depuis le Languedoc…

Elle voulut hurler sa peine, sa haine et sa colère, mais rien ne sortait de sa gorge nouée. Quelqu’un la souleva brusquement, l'arrachant à la dépouille pour la mettre sur un cheval et elle garda les yeux fixés sur le corps sans vie jusqu’à ce que sa silhouette abandonnée sur le sol disparaisse au détour d’un sentier.

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ADIELLE

Le temps de tirer sur le fouet et tout s’enchaîna a une vitesse vertigineuse. Une flèche sortie de nulle part, le serpent de la moribonde qui cracha son venin et Samaël qui achève le mercenaire…Adielle récupérable son fouet, jetant un regard indifférent au colosse qui gisait au sol… sale con !!!!
Puis elle regarda la femme au serpent, du moins ce qu’il en restait. Elle était complètement défigurée, une fin atroce… Elle leva la tête quand kimera ressortie de la carriole et s’adressa à elle. Un léger sourire éclaira son visage, tout était transportable. Ils allaient pouvoir repartir rapidement. La siamoise avait beau se raisonner, ce sentiment de danger persistait. Sa sœur avait des ennuies, elle en avait la certitude.

…et euh au fait... le crocheteur s'est fait la malle !!!!


La jumelle se redressa, regardant vers la forêt d’ou venait de disparaître Exar et le copain anonyme. Elle rageait intérieurement se promettant qu’un jour leurs routes se croiseraient a nouveau. Et cette fois là il ne lui échapperait pas, la situation allait être différente….

Rapidement les membres du clan chargèrent les fontes de leur monture vidant le coffre de ses richesses. La prisonnière c’était jeté sur le corps du mercenaire Bohort l’attrapa s’en trop de ménagement l’arrachant a sa peine. Tout le monde avait hâte de partir, en le temps de le dire le campement avait été levé, tout le monde était en selle prêt au départ.

La journée tirait à sa fin, le soleil descendait lentement derrière les arbres. La troupe se mit en route. Le temps était enfin venu de rentrer au manoir. Pour plusieurs, cela marquait la fin d’une mission tragique. Certain n’en reviendrait pas…. Le soleil disparut, laissant un ciel rougeoyant. Il ne restait du passage du Clan de la Main Noire, que braise fumante et cadavre refroidissant…
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