Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 Domaine Cassou-Vergez, ou les caprices d'une blondinette (Décembre 2016 >>> 2017)

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MessageSujet: Domaine Cassou-Vergez, ou les caprices d'une blondinette (Décembre 2016 >>> 2017)   Mar 6 Déc - 10:54

Domaine Cassou-Vergez, ou les caprices d'une blondinette

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JOHANE DE CASSOU-VERGEZ


Citation :
RP Ouvert à qui le souhaite, mise en place en prévision d'un rp commun avec une organisation de vilains pas beaux d'ici quelques semaines.
Si l'envie de jouer un ami de la famille, un domestique ou tout autre protagoniste vous tente, suffit de me contacter ou de vous incruster
Wink



Orthez, la belle cité béarnaise, la magnificence à l'état pur, la... Bon on va peut-être s'arrêter là sur la flagornerie, Orthez une belle ville, bien située avec tout ce qu'il faut bien comme il faut.

Le domaine de la famille Cassou-Vergez, vigneron de père en fils, s'étendait sur plusieurs hectares mais le joyau de l'endroit restait cette vieille demeure qui avait traversé les siècles.
En son sein, une famille des plus simples, noble cependant pour avoir été anoblie de la qualité de ce vin délicieux qu'elle produisait avec un savoir-faire et une ferveur sans faille.

Johane de Cassou-Vergez et son époux tenaient d'une main ferme leur exploitation, rien ne semblait pouvoir faire dévier ce couple fusionnel de leur trajectoire et de leurs ambitions, de leur route déjà tracée par l'héritage laissé par leurs ancètres.

Rien ?
Presque...
Une chose pourtant échappait à cette règle, ou plutôt une personne : Angélique.

La tête blonde chérie de l'endroit, tout lui était passée, cette enfant avait été tellement désirée, et les cieux avaient un jour entendu les supplications du couple pour leur offrir la prunelle de leurs yeux.
Avec une tendresse infinie, Johane regardait de ses grands yeux verts son petit trésor courir à travers le domaine, ne l'ayant pas vu grandir jusqu'à l'aube de sa féminité naissante.
Lui apprendre les rudiments de la bienséance était d'une difficulté accablante pour la matriarche qui désespérait de la voir se comporter correctement, ne serais-ce que sur son cheval.

Angélique, cessez donc de torturer ce pauvre cheval, et par tous les saints une jeune fille convenable monte en amazone pas comme un homme.

La main portée sur le front, Joh ne savait plus comment s'y prendre avec sa fille, se désespérant de la voir chevaucher comme un homme ou une femme de mauvaise vie.
Lasse, la mère de l'impétueuse petite blonde remit en place une mèche brune qui s'était échappée de ses cheveux bruns regroupés en chignon, ne lâchant pas du regard la prunelle de ses yeux.




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ANGELIQUE DE CASSOU-VERGEZ


Au petit matin ou pas…
La demeure prend vie autour de moi mais je reste pieutée dans mon lit un moment pour m’étirer et émerger d’une bonne nuit de sommeil au chaud. Rien ne presse et certainement pas les tâches ménagères car sous aucun prétexte et j’insiste sur le AUCUN, je ne m’épuise pour faire briller le sol ou ratisser les feuilles mortes du jardin. Ces travaux, voyez-vous, je les délaisse à nos multiples servants.

Tout le monde sait bien qu’ici, il ne faut surtout pas prendre le risque de venir dans ma chambre pour interrompre mon post-éveil au risque de me faire sortir de mes gonds et jeter un tas de babioles dans la figure du responsable. Tout le monde le sait mais…Cette gourdasse de bonne à tout faire dont la corvée est de me préparer la tambouille a vraisemblablement oublié ce petit détail fort cruciale pour mon humeur matinale.Je l’entends frapper à ma porte et entrer pour me tendre avec sa mine de chien battu, une souplette émanant une odeur affreuse à la  limite d’en perdre le sens olfactif. Cette pitance est juste bonne pour la merdaille qui se doit de se contenter de cette piètre qualité mais surement pas moi ! Non mais elle est folle celle-là, je vais lui faire comprendre à qui elle a affaire. Un cours particulier s’impose je crois bien.

Je me pince le nez et me lève de ma couche aussitôt pour ouvrir les fenêtres. Je me tourne vers la suicidaire en réajustant ma chemisette de nuit. Mes cheveux blonds sont déplacés avec grâce pour  dégager ma vue et je prends une grande et longue, très longue, très très longue inspiration en fermant les yeux. Rien ne présage dans ma façon de me comporter ce qu’il va se passer mais c’est tout aussi bien pour produire un effet de surprise. Je m’avance vers la servante avec un grand sourire et ma tête d’ange se veut rassurante pour ne pas donner le moindre soupçon à l’acte qui va précéder la comédie que j’orchestre à la perfection. Je regarde la cruche qui me sourit bêtement comme si j’allais la remercier…Mais qu’elle est con…Je me demande où mes parents ont bien pu la recruter. Enfin bref…L’infâme nourriture liquide est à bonne distance pour que je la renverse d’un brusque coup de main aussi vif qu’un oiseau qui prend son envol.Le contenu et le contenant volent dans les airs et le tout se projettent sur le sol avec des éclaboussures qui s’écrasent sur les meubles et les guenilles à proximité. Contente de moi, je la vois dépitée et choquée, ce qui me pousse à rire aux éclats en la pointant du doigt.  Vous auriez dû voir sa tête... Pour rien au monde je ne me lasserais de voir l’effet qu’un petit remue-ménage inattendu procure.
Mon rire s’arrête et je pointe du doigt la pitance répandue comme un naufragé sur le sol.

D’un ton odieux, exécrable et  méprisable, je lui donne un ordre non négociable.


Ramassez.

Les larmes commencent à couler sur les joues creuses de la ribaude mais je m’en fiche au plus haut point alors je pars de ma chambre en la bousculant de l’épaule. Et oui, quand Angélique passe, tout le monde s’écarte. C’est comme ça.
Pieds nus, je fais mon entrée dans une autre pièce pour me vêtir d’une magnifique robe qui doit valoir bien plus que la vie d’un malmesert. Mes bottes prennent places sur mes pieds et je me couvre d’un manteau de fourrure. Presque prête, il me manque juste le petit détail du ruban rose dans mes cheveux et je niche mes mains dans des gants de velours. Fin prête, je descends les marches de l’immense escalier de ma future propriété pour extérioriser mes nerfs en m’offrant une séance d’équitation.

Devant la porte qui donne sur la cour du château, je m’arrête pour regarder à ma gauche une autre domestique qui pétrit une pâte. Il est hors de question que mes mains touchent la poignet alors j’interpelle la feignante qui malaxe trop mollement à mon goût.


Vous.

Elle me regarde puis se tourne pour être sûre que je m’adresse bien à elle, ce qui a le don de m’exaspérer car moi, Angélique, me faire attendre n’est pas chose à faire.

Oui, vous. Je m’adresse bien à vous !


Je claque des doigts et lui montre la porte de mon index.

Dépêchez-vous bouseuse, je n’est point votre temps. Ouvrez-moi la porte et pressez le pas.

Elle s’exécute en vitesse car elle sait qu’elle n’a pas le choix. Il me suffisait de me plaindre de l’un d’entre eux devant mes parents pour qu’ils le vire sans chercher à comprendre les raisons. Faut dire que mon père et ma mère donneraient tout ce qui est en leurs pouvoirs pour me voir épanouie. C’était chose facile avec moi, juste répondre à mes exigences en temps et en heure et tout se passait pour le mieux.
Je regarde le paysage blanc qui s’offre à moi et sort, les mains entrelacées derrières le dos, la tête haute, menton relevé, démarche assurée, poitrine bombée en prenant une grande inspiration pour gonfler les poumons et regard fixe à l’horizon. Je sais, j’ai des airs de grande dame car j’en suis une au cas où vous ne l’auriez pas encore compris.
Je traverse la cour de ma demeure vers les écuries avec un regard fixe. Mon cheval est déjà sellé par l’une de nos mains, ça me fais gagner un temps précieux que je ne peux me permettre de perdre. Je monte sur ma jument Princesse pour prendre un peu de plaisir et me détendre de toute cette tension que je vie au quotidien.

Des coups de talons et l’heure de l’équitation commence au trop même si le risque de gamelle est important avec toute cette glace qui menace de faire déraper mon équidé. C’est un risque que Princesse doit prendre si elle ne veut pas finir à la casserole. Mon bonheur avant tout. Si elle se blesse, on en rachètera un autre et voilà tout.
Le problème avec cette jument c’est qu’elle se comporte maladroitement en trébuchant presque à chaque foulée alors avec de la neige sous les sabots, j’vous raconte pas les secousses que je me prends moi…

Princesse !

Je tire sur les rennes pour qu’elle comprenne que c’est moi, ici, qui commande et non pas l ‘inverse.
Bon, je vous accorde qu’elle n’en fait pas exprès car le temps n’est pas des plus favorables à ce genre de passe-temps mais j’aime bien avoir le pouvoir et en plus elle ne sait pas parler donc je profite de cette infériorité pour prendre le dessus.


Mordiable, Princesse !

Je crie plus fort et lui ordonne de s’arrêter, ce n’est pas le moment de faire sa forte tête avec moi. Les rênes tendues fermement, à l’arrêt, je lui donne des coups de talons pour la punir de son mauvais comportement. J’entends ma mère qui me donne des conseils sur les bonnes marnières de la monte. Mon regard océan la guette au loin pour lui répondre en lui faisant face du haut de mon perchoir vivant.

Mère, permettez-moi de vous dire que ma façon de monter est réfléchi intelligemment en fonction du confort et non de l’esthétisme. Faut-il être un homme pour se sentir à l’aise en selle ?
Je n’avais guère connaissance que les critères de la monte étaient en rapport avec ce que nous possédons entre les jambes et si tel est le cas, je me demande pourquoi ce serrait aux femmes de ne point écarter les jambes alors que rien n’entrave à cette posture contrairement aux hommes, si vous voyez de quoi je parle….
J’en ai fini avec mon explication, merci de me laisser faire et allez-donc à vos occupations respectives ma chère et tendre mère.

Oui, c’est ma mère et ma façon de lui parler n’est pas des plus plaisantes mais je ne l’ai pas sonnée.
Je reprends donc l’éducation de Princesse et la fait galoper sur le terrain glissant en attendant qu’une autre envie ou désir spontané ne survienne dans mes pensées.


_____________________________________________________________

Déjà quelques temps que l’asiatique voyageait à travers les comtés pour rejoindre le Béarn, son employeur lui avait indiqué qu’une famille de bonne condition recherchait une dame de compagnie pour leur fille et qu’il serait peut-être intéressant qu’elle aille postuler là-bas, les occupations manquant pour le moment au manoir le temps que celui-ci reprenne vie.
Lui ayant rédigé un courrier de recommandation, la perle de jade était donc partie après avoir acceptée la proposition, démontrant sa dévotion à ceux qui avaient su l’accueillir à son arrivée dans le royaume de France.

Est-il nécessaire de le spécifier HuiLing était native d'un pays lointain aussi appelé Orient ou Pays du soleil levant, qu’elle avait dû quitter précipitamment.

Plusieurs semaines durant, les routes défilèrent sous ses pieds, la neige venant surprendre la voyageuse et ralentissant sa progression vers son but, mais enfin le Béarn avait été atteint ainsi qu’Orthez.
Il ne fut pas très complexe de trouver les Cassou-Vergez, les vignes s’étendaient presque sur l’ensemble des coteaux béarnais et la demeure était visible depuis la grand route.

Sans attendre, car ne sachant non plus où loger, la femme d’une bonne vingtaine d’années, engagea donc le pas vers l’enjeu de son voyage : se faire embaucher par la famille de vignerons.

A l’approche de l’endroit, la perle de jade, comme aimait à la nommer ses parents, aperçut une cavalière plutôt jeune qui molestait la pauvre bête sur laquelle elle était montée et qui remettait à sa place une femme d’une certaine prestance en déduisant par les propos qu’il devait s’agir là de la mère et sa fille.
Le regard effilé observant la scène, Huiling attendit que l’échange se termine avant de s’approcher de la femme sur le perron de l’entrée en s’inclinant humblement en tendant de ses deux mains la missive de son employeur loger au creux des paumes de ses mains afin de s’introduire auprès de la famille et y trouver peut-être une place.


Dernière édition par La Main Noire le Jeu 1 Juin - 20:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Domaine Cassou-Vergez, ou les caprices d'une blondinette (Décembre 2016 >>> 2017)   Lun 12 Déc - 17:21



ANGELIQUE DE CASSOU-VERGEZ

Concentrée sur le dressage de ma jument qui trébuche comme à sa grande habitude, je commence à perdre patience et lui donne des coups plus violents sur ses flancs. Elle écoute vraiment rien c'est dingue...C'est clair et net, elle n'aura pas de récompense bien qu’elle n’en ait jamais vraiment eu à part une fois lorsque j’ai recraché un morceau de pain qui me déplaisait au goût. Elle s’était jetée dessus comme si elle avait faim…voire carrément affamée ce qui est fort probable car je lui apprends à ne pas trop être exigeante sur les besoins vitaux qui se font rares en ces temps de pénurie de vivres…C’est faux, cela va sans dire mais je dis et fait ce que je veux et si je décide qu'il y'a pénurie et bien y'a pénurie.

Lasse de me tuer à la tâche sur une incapable, je relève mes azurs sur ma mère qui est en compagnie soudaine d'une femme venue de nulle part et que je n'ai jamais vue.La hauteur que j'ai du haut de mon incapable Princesse est un atout que je n'hésite pas à utiliser pour m’approcher de l'inconnue. Je donne des coups de talons pour que mon moyen de transport se bouge l'arrière train et vite fait, sinon pas de nourriture pendant trois jours, ça va lui remettre les idées en place.

J'arrive au trop auprès de l'énergumène et de ma tendre mère et je m'arrête tout juste à temps pour ne pas bousculer le tas humain qui freine instantanément ma progression dans ma cour.

Je regarde en hauteur, celle que je ne connais ni d'Adam ni d’Ève et la détaille de mon regard bleuté.
Et bien...c'est la première fois que je vois des yeux pareils, elle sort d'où...de quel univers parallèle et que fait-elle chez moi. J'ai lu beaucoup de livres, ce qui m'amène à être fortement - comparée à d'autres- instruite. Des livres sur les autres pays, les différents types de personnes qui habitent dans le " lointain " par rapport à moi car oui, tout est en rapport à moi je le rappelle.
En tant que poupée vivante de par ma beauté inégalée, je me vois dans l'obligation de regarder ses cheveux noirs. Je ne nierai pas qu'elle a des cheveux magnifiques mais ils seraient bien mieux coupés pour ne pas faire de l'ombre à ma chevelure d'or.
Je vais attendre de voir qui elle est et la raison de sa présence et ensuite je m'occuperai de ses cheveux pour rendre ma brillance charismatique moins menacée par la bridée.

Ma vision se détache de cet atout embellissant un visage peu fréquent et originel du pays des pandas pour le laisser se fixer sur les yeux dont la teinte s'approche du charbon.Je me demande si elle ne s'est pas paumée la gourdasse en fin de compte car je vois pas du tout ce qu'elle peut bien foutre à se balader ici, chez moi, dans ma propriété. Si elle s'est perdue et qu'elle demande un abri pour la nuit, je me ferai un malin plaisir à lui faire un grand sourire et l’accueillir les bras ouverts pour ensuite, dans la nuit, lui faire vivre un véritable enfer qu'elle ne sera pas prête d'oublier de sitôt.

Nouvelle lubie du moment, faire entrer mon nouveau jouet entre quatre murs pour assouvir mon envie soudaine de trouver en ces yeux ébènes, de la peur, de la tristesse et un soupçon de sentiment d'impuissance tiens ! Tout ça me garantira d’éprouver du plaisir sur la future maltraitée.
Je ne prends pour le moment pas la parole car je préfère analyser avant d'agir. Je suis loin d'être une cruche écervelée qui fonce tête baissée alors, je reste silencieuse et imposante par ma présence qui ne laisse aucune faille sur mes intentions peu rassurantes.


_____________________________________________________________


JOHANE DE CASSOU-VERGEZ


La répartie de sa fille l'exaspérait autant que sa façon de monter, quand à celle de lui parler, la mère de cette "sympathique jeune demoiselle" préférait purement et simplement l'occulter s'étant promis de ne jamais lever la main sur ce don que le très-haut lui avait fait.
C'était dans ces moments que l'absence de Gracian se faisait encore plus douloureuse qu'elle ne l'était déjà, mais son époux ne confiait à personne le soin de livrer les commandes de certains clients hauts placés.
En cette période de fêtes à venir et de banquets en tout genre, il n'était donc pas rare de le voir s'absenter durant plusieurs jours, si pas semaines du domaine.

Alors qu'Angélique continuait de torturer la pauvre jument qui avait eu le malheur d'être celle qu'elle avait choisi, une femme vint se présenter devant elle, sans un mot juste en lui tendant respectueusement un courrier dont le cachet de cire ne lui était pas étranger.
Prenant grand soin de ne pas abimer le parchemin, Johanne entreprit la lecture du message que la femme d'ailleurs lui avait donné, son regard verdoyant parcourant la fine écriture avec un sourire qui se dessinait sur les lèvres.


Citation :
Très chère amie,

J'ai entendu parler de votre quête d'une dame de compagnie pour votre tendre Angélique.

Ayant particulièrement apprécié votre petit ange lorsque vous m'avez reçu si aimablement cet été, je me permets donc de vous adresser une de mes servantes, le manoir tournant au ralenti ces derniers temps.

Elle est discrète, serviable, très efficace et se nomme HuiLing.
Elle ne parle pas, je ne l'ai en tout cas jamais entendu pour ma part.
Elle comprend très bien notre langue et ce qu'on lui dit en revanche.
Elle l'écrit aussi parfaitement.

J'espère qu'elle saura répondre à vos attentes, dans le cas contraire, il vous suffira de lui dire de rentrer à mon domaine.

Affectueusement

Comtesse de Remscheid


C'est cet instant que son trésor choisit pour venir faire montre de son dédain pour l'étrangère, tout comme de sa curiosité, Joh savait parfaitement ce qui traversait l'esprit tortueux de sa progéniture rien qu'en observant la façon dont elle regardait la pauvresse qui se présentait au domaine.

Des mois que Johane de Cassou-Vergez cherchait une dame de compagnie pour sa princesse, sans succès, toutes dans la région connaissaient la réputation du petit amour, et aucune ne souhaitait vivre une torture à son service.
Portant plus d'attention à la jeune femme à la chevelure et aux yeux de jais, Joh jeta un rapide regard sur sa fille qui jugeait déjà la femme d'ailleurs.
Inspirant fortement, la brune aux émeraudes effilées roula le mot de la comtesse en la remerciant intérieurement, le calant contre sa poitrine entre ses mains jointes.

Venez HuiLing je vais vous montrer votre chambre, que vous puissiez vous installer et je vous expliquerais ce que j'attends de vous.

Invitant l'asiatique à la suivre d'un mouvement de tête, elle jeta un regard sur fille avec un petit sourire.

Continuez mon ange, je vais à mes occupations comme vous me l'avez conseillé.
Que chacune fasse ce qu'elle doit, et cessez de torturer cette pauvre bête, de grâce.
Terminez votre leçon, ceci n'est pas négociable Angélique de Cassou-Vergez.


Même si elle adorait sa fille plus que tout, la belle brune ne la laissait pas toujours avoir le dernier mot et en lorsque c'était le cas, cela se faisait toujours avec subtilité.
Johane savait à quel point, la nouvelle venue intéressait la prunelle de ses yeux, et la priver d'en savoir plus ne pourrait que la punir, et la tête blonde savait que son patronyme énoncé dans son entier était signe d'intransigeance, même si extrêmement rare, chez sa mère .

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MessageSujet: Re: Domaine Cassou-Vergez, ou les caprices d'une blondinette (Décembre 2016 >>> 2017)   Jeu 12 Jan - 11:38


ANGELIQUE DE CASSOU-VERGEZ

Un parchemin qui passe de main en main comme si c'était un complot qui ne pouvait être lu à haute voix. Je suis le mouvement de mes magnifiques yeux qui étaient précédemment en admiration devant mon nouveau jouet. Ma mère continue de manigancer en prenant grand soin de ne pas lire le mot de façon audible pour que j'en profite. De toute façon, elle sait que je ne vais certainement pas m'arrêter à un simple repli de parchemin pour que je ne sache pas de quoi il en ressort. J'ai beau avoir douze printemps, je ne vais pas manquer de rapidité pour que mes mains de fée ne viennent arracher la parchemin secret des doigts boudinés de ma maman. Ma maman qui a de jolis yeux quand même.

D'un coup, d'un seul, le prénom "Huiling" sort enfin, donnant une indication sur rien du tout en fin de compte car je ne vais pas l'appeler par son nom, faut pas rêver. Un coup de claquement de doigts, un coup de pied dans le sol ou bien, un sifflement et puis c'est tout, elle ne va pas avoir un traitement de faveur surtout qu'elle n'a rien d'une gauloise. Ma mère énonce mon nom au complet pour m’obliger à terminer ma leçon. Leçon que j’ai moi-même pris l’initiative de faire et que ma mère m’ordonne de continuer sans possibilité de contradiction. Si mère veut, mère obtient. Je vais continuer ma leçon mais elle ne m’a pas donné des explications quant à la manière de procéder si je ne m’abuse…

Toute mielleuse et souriante je lui réponds avec respect.


Oui, mère.


Je talonne ma jument pour m'avancer un peu plus proche de ma maman et lui pose une douce bise sur sa joue de femme fabuleuse qui me couvre d'amour au quotidien afin de chiper sans une once de scrupule le parchemin enroulé dans ses mains.

Merci ! Je reviens après avoir conclu ma leçon comme vous me l’avez imposé mère.

Pour éviter que ma mère ne me rattrape, je tape un gros coup sur les côtes enduites de graisse de princesse et je pars en furie pour continuer ma leçon d’équitation…Princesse trébuche encore, complètement affolée par mes coups de pieds dans sa grosse bedaine à tel point qu'elle hennit comme quand je tire les cheveux des enfants qui viennent pour quémander du pain rassis. Oui, le même cri. C'est dingue comme le monde est petit...Les cris se ressemblent entre les juments et les enfants qui marchent nu-pieds avec des ongles tout salent et les cheveux gras issues d'aucune éducation.

Bon, j'arrête la maladroite avant qu'elle ne m'emmène chez nos voisins les Anglais en tirant sur les rênes avec ma délicatesse habituelle. Le problème c'est qu'elle ne s'arrête pas la greluche...Pourtant je tire de toutes mes forces mais à douze automnes, et quand on est une vraie fille de château, comment avoir de l'autorité sur un sac de viande qui pèse en moyenne une demie tonne. Rien à faire, je la laisse continuer jusqu'à ce qu'elle soit assez fatiguée pour être obligée de s'arrêter. Après cette folie passagère qui m'a entraînée quelques hectares de vignes plus loin, elle se stop enfin comme si une barrière se dressait devant son nez et qu'elle n'avait pas la possibilité d'acheminer sa course en herbe. Ce n'est pas le moment d'en mener large car bien qu'ayant un caractère de cochon, je stoppe toujours mes brimades quand je sens que je m'approche des limites de mes cobayes. Je vais la laisser tranquille ma choupinette…Oui, je vais tellement la laisser tranquille que je vais oublier de la nourrir ce soir, ça lui apprendra à me promener sans mon consentement.

Au moins, dans cette mésaventure, je n'ai pas perdu le parchemin rapiné. Je vais pouvoir le lire calmement en plein milieu d'un champ qui émane une odeur de boue. Déjà, je vais retenir ce qui m'intéresse, je fais le tri et ne prend en compte que des compliments me concernant.

"Petit ange et tendre", cette femme fait partie des rares personnes à comprendre ma véritable valeur. Pas étonnant lorsque l'on sait qui elle est, une comtesse. Voilà, ceux qui ont de la valeur reconnaissent ma valeur. Les grands esprits se rencontrent. Sinon, La " Huiling " est donc une servante...Elle ne parle pas, elle doit être muette. Encore un bon point qui camouflera les cris de douleurs que je lui infligerai. J’y vais un peu fort là…Juste les cheveux alors, les cheveux ça fait pas mal et ça repousse de toute façon.
Plus besoin du parchemin, je le lance après lecture silencieuse dans le champ.

Reste plus qu'à savoir si Dame « Princesse enrobée » se donne la peine de bien vouloir me porter jusqu'à l'entrée de ma demeure saine et sauve ou si faut-il que je prenne sur moi pour laisser mes bottes qui valent une fortune être en contact direct avec le sol de gadouille.Si seulement un gamin démuni se trouvait sur ma route, il m'aurait porté sur son dos courbé jusqu'à ma cour...Mais, pas de gosse illettré en vue ce qui me conforte dans l'idée de descendre de ma jument. Les pieds qui s'enfoncent dans le champ, je sens que mon humeur n'est pas prête de s'améliorer et ma nouvelle poupée asiatique en fera très certainement les frais sous peu.
Je fais passer les rênes par-dessus les oreilles pointues et je tire la grosse pour qu’elle me suive et au pas cette fois !




_____________________________________________________________

La missive offerte entre les doigts de la maitresse des lieux était en cours de lecture, lorsque la jeune fille blonde décida de s'approcher.
De toute évidence la présence de Huiling l'intriguait, même si le regard qu'elle lui portait de ses grands yeux bleus n'avait rien de plaisant et encore moins rassurant quand il s'attardait sur sa chevelure de jais.

Portant sa vue sur la bête affublée de l'héritière, le regard sombre remonta jusqu'à elle avant de se détourner interpellée par la mère afin de la suivre à l'intérieur de leur logis, lui offrant de lui montrer ses quartiers.
Imperceptible, un rapide sourire traversa furtivement le visage au teint particulier, Elle serait contente, la place au domaine était acquise.
Inclinant la tête en guise d'acquiescement, la bridée emboita le pas de la dame de Cassou-Vergez.

Progression interrompue par l'intervention de la cavalière qui par une habile manoeuvre arracha à sa mère le vélin destiné à ses futurs employeurs.
Ne pipant mot, la perle de jade attendit humblement en regardant la jeune Angélique s'éloigner sur sa monture avant de reprendre sa marche aux cotés de ma nouvelle maitresse pour un temps.

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JOHANE DE CASSOU-VERGEZ

Pourquoi ne l'avait-elle pas vu venir sa chipie ? Parce que l'amour rend aveugle sans doute, toujours était-il que la missive de la comtesse germanique avait fini dans les mains de la princesse de Cassou-Vergez au grand damne de sa mère qui n'avait pu que se contenter de lever son regard d'émeraude au ciel en la voyant fuir sur sa jument malgré le sol glissant.
Secouant la tête en souriant, Johane reporta son attention sur la femme asiatique en avançant vers la grande demeure.

Elle finira par se rompre le cou un jour avec ce cheval.
Suivez-moi Huiling
.


Avec grâce et distinction,l'hôtesse des lieux chemina jusqu'à l'entrée confiant à l'homme qui lui ouvrait la porte son lourd manteau en brocard violine, le remerciant d'un simple signe de tête.

Voici Huiling, la nouvelle dame de compagnie d'Angélique


Le regard étonné que lui rendit son fidèle serviteur depuis bien longtemps maintenant ne put que la désoler, il était vrai que peu tenait la distance avec sa tête blonde, toute abandonnait si ne partait pas en courant du domaine après quelques jours.

Vous voudrez bien faire monter à manger dans la chambre adjacente à celle de ma fille.
Je suppose qu'après le voyage depuis chez la comtesse vous devez avoir faim ma pauvre


Grimpant l'escalier, une main sur la rampe et l'autre tenant le bas de sa robe pour ne pas le piétiner, Joh arriva devant une porte qu'elle poussa pour déboucher sur une chambre de taille modeste, pas plus de quinze mètres carrés à tout casser.

Voici vos quartiers Huiling, vous pourrez y faire ce que bon vous semble, vous avez accès à toute la demeure et il vous suffira de demander si vous avez besoin de quelque chose.

Disant cela, la femme brune se remémora les termes du courrier de son amie.

Avez-vous besoin d'une ardoise ou quelque chose comme ça pour vous faire comprendre ?
Ne parlez vous vraiment pas du tout ?
Je crains qu'Angélique ne s'en serve contre vous..
.


Laissant l'asiatique s'introduire dans la chambre, la Cassou-Vergez ouvrit une seconde porte qui donnait sur une chambre immense où une famille entière aurait pu vivre à longueur d'année.

Votre chambre communique avec celle d'Angélique, vous serez à son service, sa dame de compagnie.


Se retournant vers Huiling, Johane inclina la tête vers elle avec un air des plus sérieux.

Ma fille est ce que j'ai de plus cher, cela étant... je reste tout à fait consciente qu'elle est...
Elle ne vous épargnera rien et elle peut se montrer détestable, elle a pour habitude qu'on accède à toutes ses requêtes.
Hélas nombre de ses dames de compagnie ont préférés partir que de continuer à subir ses caprices.
Je ne puis me le permettre davantage, je vous autorise donc à ne pas répondre favorablement à toutes ses demandes si vous les estimer trop... trop !!!
Ceci dit je n'autoriserais pas que vous la gifliez par exemple, ce serait une éviction directe et sans appel de votre poste.
Je préfères poser les choses dès votre arrivée et vous laisser l'opportunité de partir si vous le souhaitez.
J'informerais ma princesse du fait que vous ne serez pas tenu de céder tous ses caprices, ce qui la mettra probablement en rage d'ailleurs.


A son grand étonnement, la mère du p'tit ange se mit à rire à cette idée, avant de reprendre son sérieux pour regarder Huiling, si elle voulait pouvoir garder une dame de compagnie pour sa fille, elle devait lui donner un peu plus de largesse de manoeuvre.

Acceptez-vous ce poste Huiling ?

Si Johanne avait été superstitieuse, nul doute qu'elle aurait croisé les doigts en espérant ardemment un assentiment de la femme face à elle, mais s'eut été offensé le Très Haut qui lui avait fait ce cadeau d'avoir enfin un enfant.


_____________________________________________________________

Un sourire tout en retenue en entendant les mots de la mère sur sa fille, il était juste de dire que l'allure donnée à la monture n'était pas des plus appropriés sur un sol neigeux, mais à la fois tout dépendait aussi des qualités de la jeune cavalière.
Inclinant la tête respectueusement, le sillage de la Dame des lieux fut pris entrant à sa suite dans le logis en saluant respectueusement l'homme qui leur tint la porte, n'osant cependant donné son vêtement de route continuant à suivre son nouvel employeur.

La réaction du portier la fit cependant tiquer, tournant la tête vers lui alors qu'elle montait les escaliers derrière Johane, pourquoi cet air si étonné, la réponse lui serait donné bien plus vite qu'elle ne pensait.
La pièce qui lui fut indiquée comme étant son lieu de vie était des plus luxueuses, le regard d'ébène détaillant rapidement l'endroit en écoutant la femme qui partait déjà vers une autre porte pour s'introduire dans une seconde chambre après que la non nécessité d'une ardoise ait été indiqué d'un signe négatif de la tête.
Suivant la maitresse de maison, l'asiatique n'en crut pas ses yeux, elle qui avait trouvé ses quartiers luxueux se retrouvaient dans... il n'y avait pas de terme dans le vocabulaire de Huiling pour pouvoir le décrire, s'en était presque indécent de faste.

La Dame partit dans une tirade relativement longue concernant sa fille et la tâche de la perle de jade ici, son employeur l'avait prévenu de la "particularité" de la petite demoiselle dont elle aurait à s'occuper et le portrait qu'en faisait sa mère ne pouvait que concorder avec la description initiale.
La chose serait ardue mais l'asiatique n'aurait pas pieds et poings liés, c'était donc faisable de tenir ce rôle jusqu'au terme de ce que son employeur avait accordé.


Pensée de Huiling a écrit:
Sacré défi qu'on me lance là... Il va falloir être sereine avec cette petite

Sac posé au sol, Huiling joignit ses mains et s'inclina très respectueusement en courbant grandement l'échine son regard rencontrant le sol pour accéder à la requête de sa nouvelle maitresse temporaire.
Reprenant ses affaires, elle fit demi-tour pour aller déposer le peu qu'elle possédait lors de ce périple dans l'endroit qui deviendrait donc son chez elle jusqu'à nouvel ordre.


Pensée de Huiling a écrit:
Ecrire au manoir pour avertir de la prise de poste

Après avoir pris le temps de sortir et ranger ce que renfermait son baluchon, la perle de jade prit donc le temps d'écrire à la personne qui l'avait envoyé vers cette diablesse blonde pour l'informer de l'évolution de la situation et de sa prise de poste.
Parchemin scellée, la femme à la longue chevelure de jais ouvrit la fenêtre en émettant un léger sifflement entre ses lèvres qui fit apparaître un magnifique faucon royal dans le ciel, plongeant jusqu'à elle.
Message attaché le rapace reprit son envol vers l'employeur initial de l'asiatique.
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MessageSujet: Re: Domaine Cassou-Vergez, ou les caprices d'une blondinette (Décembre 2016 >>> 2017)   Jeu 12 Jan - 11:44


ANGELIQUE DE CASSOU-VERGEZ

Les doigts serrés avec fermeté sur le cuir qui sert de laisse à Princesse, je gambade dans la gadoue créée par un assemblage de neige fondante et d’une terre fertile. J'ai froid et la net impression que l’autre allumée des neurones m’a amenée tellement loin que je vais devoir parcourir autant de chemin qu’un marchand ambulant qui sillonne les villes tout le long de sa vie, ne fait qu’empirer la colère en moi.
Dès que j'arrive, je ferai part de mon mécontentement à ma mère face à l'abus de dinguerie de ma jument. Dans les prochains jours il y'aura très certainement du cheval dans mon assiette et un cheval tout neuf pour remplacer le tas de viande que je me traîne, d'ailleurs, je pourrai la laisser ici en fin de compte. Quand j'y repense, la ramener, m’amènerai à me condamner moi-même de ce fardeau à long terme alors qu’il me suffit simplement de la laisser là en faisant croire à ma tendre mère qu’elle s’est enfuie après m’avoir fait tomber.


Je récapitule mes options…

Première possibilité, la ramener pour en faire mon dîner sans avoir la certitude que ma mère accepte cette fausse offrande.
Deuxième choix, la ramener mais lui interdire toute nourriture d’ici les prochains jours pour la punir mais cette idée n’est pas l’idéale pour mon bien-être car je devrai attendre longtemps avant qu’elle meurt pour ravoir un cheval plus compétent et obéissant.
Dernière idée, créer un mensonge de toute pièce avec mes compétences en théâtre que j’ai acquises depuis ma naissance. Et bien, ma décision est vite prise, y'a pas à dire, j'ai de la suite dans les idées.



Je m'arrête après avoir rapidement réfléchi à l'avenir du boulet que je me coltine et je tourne les talons pour être face à ses naseaux qui font de la fumée. Les yeux plissés, je lui jette un regard d’enfant diabolique et me laisse le bonheur de sourire crapuleusement en lâchant les rênes à la volée. De mes yeux aigue-marine, je la regarde en m'éloignant à reculons. Un simple dernier regard qui ne veut qu'exprimer un mélange de mépris, le détachement d'un lien qui ne s'est jamais fait avec elle. Je n'exprime pas le moindre sentiment à son égard, pas une seule larme car aucune tristesse en vue, je privilégie mon confort avant ceux des autres et ce n’est pas prêt de changer.
Qu’elle reste là dans le froid, je ne veux plus rien d'elle, elle ma déçue et c'est sans regret que je fais ce choix.
Je la délaisse de toute attention de ma part, je ne vais pas m’attarder donc je tourne les talons et les yeux vers mon point d'arriver en continuant ma route sans me préoccuper de l'avenir de l'abandonnée.



Pour ce qui est des explications sur cet abandon, je dirais simplement à ma mère que ma jument s'est sauvée après m'avoir fait tomber et pour rendre mon histoire plus plausible sans laisser de doutes, il me faut des preuves. Si je tombe dans un champ boueux, il faut bien un peu de matière terreuse sur moi alors pas un instant je n'hésite à stopper ma marche et je me laisse tomber sur le sol, genoux à terre je lève les yeux au ciel et soupire de me voir obligée de me salir. Infliger ce douloureux barbouillage à mes vêtements est loin d'être plaisant mais il faut ce qu'il faut pour être maligne jusqu'au bout.
Ma main couvée par mon gant se retrouve à toucher le parterre et s'ensuit le reste de mon corps ferme et bien tenue d'une alimentation de qualité. Ce que je fais n’est pas digne de mon nom mais je suis prête à tout pour rassasier mes exigences.Roulade à droite, roulade à gauche, les grimaces prennent le dessus sur mon air froid quotidien et je ne laisse rien au hasard dans ma mesquinerie en prenant une noisette de cette immonde texture granuleuse pour en étaler sur mon front et ma joue.


C’en est assez pour moi, je me relève et regarde droit devant, je veux arriver au plus vite, j’en peux plus de ce froid qui me glace les oreilles comme si je lui en avais donné l’autorisation. Même Mère nature a le don de m’énerver celle-là. Ils ont tous décidé de me rendre la vie impossible, déjà le cheval, ensuite ma mère puis l’asiatique qui est aussi vivace qu’un mollusque en fin de vie.
Le temps est juste bon à rester devant une cheminée en se faisant servir des gâteaux sur un plateau d’argent avec un verre de lait.
Mais non...Au lieu de ça, il a fallu que l’autre obèse s’occupe de convertir mes projets de prélassement au chaud en marche matinale dans un sol pâte à modeler.

J’ai froid, j’ai faim, j’ai sommeil, j’ai mal aux pieds, tout ça à cause de ma mère, Johanne de Cassou_vergez. Si elle ne m’avait pas forcée, obligée, menacée, et imposer cette contrainte, je n’en serai pas là. Je soupire, j’en es marre, il me faut un exutoire dès que je rentre et mon petit doigt me dit que l’heureux élu sera Huiling….Elle peut se réjouir, ce n’est pas donné à tout le monde d’être mandatée pour décupler le sens de créativité d’une Cassou Vergez.



Salis jusqu’à la moelle osseuse, j’arrive enfin à destination après avoir parcouru maintes péripéties.
Personne devant l’entrée, elles doivent être à l’intérieur pour discuter de ma gentillesse exemplaire tiens. Je comprends que je vais devoir ouvrir la porte par mes propres moyens à moins que….Bah oui, c’est évident que je n’utiliserai pas mes mains pour ouvrir la porte alors je tape mon pied contre celle-ci pour faire entendre ma présence et que mon manque de patience n’est toujours pas résolu.


Ouvrez !

C’est le servant Gérard qui se pointe avec sa trogne de débile mentale après avoir ouvert, comme il se doit de le faire, l’entrée.


Oh… Mais, que vous est-il arrivé ?

Je le regarde et fait un pas devant lui pour glisser ma main sale sur son visage fatigué d’homme sans aucun avenir et d’un air furax je commence ma comédie.

Où est, ma mère !!!
Mère !


Il me répond avec un coulis de caca inodore qui ruisselle sur son front toujours en tenant la porte.

Elle est…dans…en haut Demoiselle. Elle est avec une Dame…Puis-je…Me permettre de prendre votre manteau pour vous débarrassez tout juste d’un peu de saleté sur vous ?

Les narines dilatées et la mâchoire crispée avec un regard noir de colère, ce servant n’a pas l’air de comprendre que ce n’est pas le moment de se faire causant.


Vous parlez trop. Je vais dire à ma mère de vous couper la langue, ça vous évitera de me faire perdre mon temps précieux, vieux bougre bon à rien !

Je défais mon manteau de fourrure et le prends d’une main pour le jeter devant les pieds du gueux. Le maigrichon Gérard ravale sa salive et ferme la porte derrière moi après que j’ai pris la peine d’avancer devant l’escalier.

Mère ! Il m’est arrivé une mésaventure horrible que je ne peux garder pour moi au risque de sombrer dans une douloureuse tristesse que je ne pourrais surmonter sans vous !

Pas le temps ni la patience de retirer mes bottes, je monte les marches et fait exprès de bien cogner mes lourds pas sur le bois qui craque.Arrivée en haut, je ne vois personne et ça commence sérieusement m’agacer de courir après tout le monde juste pour assouvir mes désirs les plus machiavéliques.
Le clou du spectacle, serait de pleurer…de chaudes larmes qui s’écoulent sur mes pommettes roses ne laissera aucune suspicion de mensonge. Bonne idée tiens…Je me mets à pleurer en pensant à quelque chose de très triste. Je pense donc à la chinoise qui n’est peut-être pas muette et donc, criera lorsqu’elle me découvrira au-dessus de son lit en train de lui faire la coupe de cheveux des moines. Ça, c’est très très très triste pour moi alors les gouttes d’eau salées viennent facilement jouer la tragédie.


Ma…Ma…Mama….Maman...

Les lèvres qui tremblotes et les pleures qui font vibrer ma voix, génèrent un magnifique duo qui se perfectionne lorsque je pense fortement à ma victime qui est probablement aussi muette qu’un cerf qui brame en période de reproduction.


_____________________________________________________________

JOHANE DE CASSOU-VERGEZ

Angoissée, la Cassou-Vergez attendait la réponse de l'asiatique, lorsqu'elle la vit joindre les mains et s'incliner avant de récupérer ses affaires et de tourner les talons, Johane ne sut trop comment interpréter tout ceci la suivant du regard verdoyant ramasser ses effets et repasser la porte donnant sur la chambrine.
Avec discrétion, elle glissa jusqu'à la porte entrebaillée et poussa un soupir de soulagement en voyant Huiling déballer ses affaires et prendre possession de la chambre, sans bruit la main fine repoussa la porte et entrepris de sortir par celle des appartements d'Angélique.

Un sourire satisfait et rassuré au visage, la belle brune s'apprétait à redescendre quand elle aperçut débouler une princesse pleine de gadoue, les joues rosies de froid de grosses larmes roulant dessus et dans un état de détresse invraisemblable.
S'approchant à grandes enjambées de son trésor, Joh s'agenouilla devant elle en prenant le visage de sa fille entre ses mains la couvant d'un regard inquiet détaillant chaque parcelle de peau pour en vérifier l'état.

Grand Dieu ma pauvre enfant, que t'es t-il arrivée ?

Parcourant de ses mains fébriles les cheveux blonds de la prunelle de ses yeux gorgés de boue, Johane se demandait ce qui avait bien pu se produire pour que sa princesse arrive devant elle dans un tel état de délabrement.
La panique prenait assurément le dessus dans son coeur, faisant tambouriner ses tempes d'une angoisse sourde, en entendant les sanglots de son petit ange.

Oh Angélique, mon petit trésor, raconte moi...

Bras entourant la diablesse, la mère se mit à caliner son don de Dieu avec tendresse, caressant les épis de blé crasseux dans une mouvement plein de douceur.


_____________________________________________________________

ANGELIQUE DE CASSOU-VERGEZ

Ça marche, je vois ma mère s'affoler comme je l'imaginais. Il en faut peu pour attiser les sentiments protecteurs d'une mère et je ne vais pas m'en plaindre.
Le résultat me convient forcément en voyant le regard inquiet que ma génitrice me lance lorsqu'elle déboule à grandes enjambées à ma hauteur. Elle me fait presque de la peine, je dis bien "presque" faut pas pousser non plus. Je me dis que c'est un mal pour un bien. Elle s’attriste de me voir ainsi mais c'est pour la bonne cause, celle de me voir épanouie plus tard avec un cheval digne de ce nom qui ne me pousserai pas dans le dramatique à tout bout de champ.

Je n'en finis plus de maintenir mes pleures bruyants pour enrichir la panique fulgurante qui s'anime devant mes yeux en larmes.
Après quelques instants de réflexion, avant de lui répondre, je développe mon scénario en me jetant à son cou voulant réconfort pour mon faux chagrin. Les couinements dans ses oreilles devraient ne plus laisser aucun doute sur mon état d'enfant bouleversé de malheurs.


C'est...C'est Princesse mère...Elle...Elle...M'a emmenée loin dans les champs...En...En...courant très vite...Et...Et...

Les mots sortent difficilement car ma respiration est spasmodique mais c'est les bras grands ouverts que j’accueille ce nouveau détail qui me vient naturellement pour perfectionner le travail de mon chef-d'oeuvre. Rien n'est laissé au hasard...Rien.

Elle m'a fait....Tomber par terre violemment...Et...Et...Et...Et...Etttttttt...

Inspiration puis expiration....Faut quand même que j'arrive à lui expliquer la cause de mon malaise éphémère et passager dans ce monde si je veux arriver à mes fins.

Elle est partie !!!


Pauvres oreilles de ma maman.... Aller, je lui resserre mes bras un peu autour de son cou et sèche mes larmes dans ses cheveux avec quelques substances coulantes de morve dégoulinante en prime...Oui, peu ragoûtant mais j'ai le droit car je suis énormissimement triste. Oui, ce mot n'existe pas mais j'ai le droit car ma maman a dit que je suis une princesse et que les princesses font ce qu'elles désirent.

Grand Dieu, ce que la terre sèche me gratte ma belle chevelure dorée...Vite qu'elle prenne une décision pour que j'aille me prendre un bain bien chaud pour ôter cette crasse de mon corps. En pensant à mon hygiène, j'allais oublier un petit rappel non négligeable.


J'ai...J'ai plus de cheval....Maman...


Je pense que c'est assez clair maintenant, y'a plus qu'à patienter le temps que ça monte au cerveau de ma belle créatrice.

_____________________________________________________________

JOHANE DE CASSOU-VERGEZ
Calinant avec une tendresse sans pareille la prunelle de ses yeux en proie à une détresse intense de toute évidence, Johane écoutant très attentivement sa princesse éplorée qui lui couinait les raisons de son chagrin au creux de l'oreille.
Les sanglots, les hoquets, les grosses larmes, grand dieu quelle torture de voir son petit ange dans un tel état à cause d'une saleté de jument qui finirait à la boucherie si elle osait pointer à nouveau son nez aux écuries pour avoir asséner tel châtiment au petit trésor.

Mon pauvre ange... Nous te trouverons un autre cheval, ne t'inquiètes pas...

Relevant sa fille en la soutenant par les épaules, la mère du petit démon se dirigea vers la porte de la chambre de Huiling d'un pas décidé, le bras enroulé autour du buste de l'héritière.
Tentative vaine de l'épousseter, de nettoyer ses cheveux, à part essuyer ses larmes d'un revers de main en laissant des trainées blanches au milieu du doux visage maculé de gadoue, Joh ne pouvait guère faire grand chose à l'instant.

Je vais vous présenter votre nouvelle dame de compagnie ainsi elle vous aidera à vous baigner mon enfant.
Elle se nomme Huiling, je suis certaine qu'elle vous plaire


Rendue devant la chambre de sa fille, la Cassou-Vergez entra en tirant sur la corde demandant la préparation d'un bain pour sa fille en la relachant de son étreinte pour aller frapper à la porte intermédiaire séparant la chambre d'Angélique de celle de l'asiatique.
Sans attendre de réponse, la maitresse des lieux poussa la porte pour l'ouvrir sans prendre le temps de regarder ce qui se passait à l'intérieur au demeurant.

Huiling, venez je vous prie, j'ai besoin de vos services et je vais vous présentez ma fille.

Large sourire vers sa tête blonde, son regard verdoyant pétillant d'une certaine satisfaction songeant que la présence de la nouvelle victime désignée de l'ange blond lui ferait penser à autre chose et oublier la jument disparue.
S'approchant d'Angie, une main vint se poser sur le trésor pour en caresser la chevelure souillée sans une once de dégout alors qu'il y avait tout lieu de l'être vu l'état détestable de la tignasse qui n'avait plus rien d'un doux soleil d'été.


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MessageSujet: Re: Domaine Cassou-Vergez, ou les caprices d'une blondinette (Décembre 2016 >>> 2017)   Mar 2 Mai - 11:47


Au calme à découvrir du haut de sa fenêtre le domaine environnant, l'asiaique avait pu voir la gamine revenir de sa chevauchée... sans cheval d'un pas déterminé et le regard froncé, ce qui c'était passé restait une énigme mais elle semblait mécontente à en taper dans la porte du pied.
Tête légèrement inclinée d'étonnement du comportement bien peu maniérée de l'enfant, Huiling referma la fenêtre pour aller s'alanguir dans la couche qui lui avait été attribué songeant que sa nouvelle maitresse avait déjà un sacré caractère pour son jeune âge du peu qu'elle avait pu le voir.
Paupières closes, la perle de jade entendit des pleurs et chouinements éxagérés provenir de l'escalier puis dans le couloir, oreille collée à sa porte de chambre, elle ne loupa rien du manège de la petite peste avec sa mère qui bonne cruche avait tout pris pour parole d'évangile.


Pensée de Huiling a écrit:
Petit ange ? Petit démon oui...

Pas approchant dans le couloir, l''ébène se décolla de la porte pour reprendre sa position alanguie quand la mère frappa à sa porte, puis à celle attenante à la chambre d'Angélique, ouvrant pour l'interpeller et l'appeler, la mission qu'on lui avait donné débutait, il était temps de prendre son service auprès de l'ange infernal.
Sortant de son nouveau chez elle, Huiling rejoignit la mère et la fille dans la chambre en s'approchant du lit, joignant ses mains en s'inclinant pour saluer la jeune fille dont elle devenait officiellement à cet instant la dame de compagnie.


_____________________________________________________________


ANGELIQUE DE CASSOU-VERGEZ

L’opération a porté ses fruits. Quand ma mère passe du vouvoiement au tutoiement c’est signe que je me fais écouter. Quand elle dit ce que je veux entendre je ne retiens plus mon sourire et les larmes trouvent refuges entre mes lèvres. Par contre, le goût salé j’aurai pu m’en passer, pleurer c’est bien mais pas besoin d’endurer autant de souffrance dans ma cavité buccale. Je suis déjà dans un état lamentable on va essayer de pas trop en rajouter, merci. Ma bouche se clos et j’étale mes dernières gouttes sur l’épaule de ma mère victime de mon grand sens de persuasion.

Qui va avoir un nouveau jouet dans peu de temps ? C’est moi, et oui…Si je pouvais vendre mon âme au diable pour assouvir mes désirs les plus fous, je le ferai sans hésitation. Certains mots ne sont pas dans mon dictionnaire, comme par exemple, " abandonner, scrupule, regret " etc.…etc.…etc. Je laisse ça aux faibles ce qui fais de moi la générosité incarnée en théorie. Lorsque l’on veut on peut et mes biens matériels en sont les preuves.

Ma gentille et merveilleuse maman que j’aime de tout mon cœur à ce moment car elle marche dans mon jeu, s’acharne à me rendre plus présentable, bon elle est bien gentille ma maman mais ça sert à rien car le temps qu’elle a mis à réfléchir, la crasse a séchée et s’accroche à toute particules d’épiderme et de cheveux confortable pour évaporer l’humidité présente et ne faire qu’un avec mon enveloppe externe. Elle ne le sait pas mais elle me fait mal en écrasant la gadoue sur mes joues. Mal est un bien grand mot mais c’est fort désagréable.

Mère….Aiiiieuu.


J’ai tenté de contenir ma douleur mais j’en ai marre un moment donné de souffrir le martyre depuis la moitié de la journée aussi. Les présentations vont commencer entre moi Angie et Hui…truc, Dame de compagnie. Huiling je sais mais c’est épuisant à prononcer et de toute façon je claque des doigts pour appeler mes sous-fifres.
Oui Huiling, venez, je vais vous apprendre à me connaitre. Nous allons bien nous entendre je suis sûre. Non, je ne le dis pas mais mes pensées son libres et aucunement victimes de jugements car seule moi les imaginent.

J’attends sagement en plein centre de ma chambre et je mets mes mains derrière le dos en dandinant de droite à gauche pour bercer mes projets ultérieurs que je me languis à faire subir à la Lave-crasse. Ce sera son surnom, " Lave-crasse " Mais ça, elle ne le sait pas encore la petite chanceuse. Un sourire s’envole en ma direction de la part de ma divine protectrice et je lui réponds avec l’un des miens biens moins sincères et surtout sournois. Aller, partez mère…Laissez-moi seule avec la bridée, je vais lui apprendre à nager moi.
Mais non, elle n’en finit plus de me caresser la tête en attendant que l’esclave prenne la peine de faire un pas devant l’autre.

Mes yeux brillants de mille feux, en voyant mon divertissement de la journée enfin arriver à portée de main, cachent un grand cyclone de méchanceté à déverser sur celle qui s’incline bien plus que l’habitude qui m’a été inculquée. Étonnée de voir sa façon de gesticuler, j’hausse un sourcil en toute discrétion de façon ne pas interpeller qui que ce soit. Elle pense peut-être qu’elle est là pour assouvir les plaisirs de papa. Pourquoi autant se cambrer, elle n’est pas bien nette, je me doutais bien qu’elle été de ceux avec un handicap méprisant comme ceux qui ont le regard vitreux.

Je suis certaine que nous allons nous entendre à merveille.


Fin sourire s’anime sur mes lèvres pour gagner une infime confiance en "Lave-crasse" et puis j’attends encore maman se décider à ne pas camper là bêtement dans ma chambre. Tiens et puis temps que j’y pense faut préciser un petit point important.

Mère…

Je baisse les yeux et puis la tête par la même occasion avant de la relever vers les émeraudes de ma sauveuse d’humeur.

Mon nouveau cheval, je le veux de la même couleur que les cheveux de Lave….Huiling.
S’il vous plait maman.


Les vibrements de lèvres reprennent leurs bonnes vieilles habitudes et mes yeux se ré-imbibes de larmes. Mais pendant ce temps-là, on reste toujours planter et on se regarde dans le blancs des yeux sauf l’asiatique car elle, elle les garde fermés, elle doit dormir debout et ce n’est pas à mon goût. Non mais où se croit-elle.

D’un acte assez brusque, je lui tends ma main gantée en la regardant droit dans ses paupières étirées à défaut de voir autre chose et je lui sourit péniblement en jubilant intimement de me retrouver sous peu, seule avec elle.

Venez, je vais vous y conduire.

Je l’invite à me suivre d’un grain de voix amicale et l’offrande n’est pas à refuser sous peine d’animer en moi une monstrueuse envie de lui faire regretter son insolence plus encore que ce que j’avais prévu mais avec une raison en plus.


_____________________________________________________________


JOHANE DE CASSOU-VERGEZ

Son angelot n'était définitivement pas de celle qu'on pouvait nommer patience mais Johane devait lui concéder qu'elle lui arrachait gentiment les cheveux à vouloir les démêler malgré les miames boueux qui s'y attardaient.
Huiling ne fut pas longue à répondre à l'appel, et venir saluer sa nouvelle jeune maitresse, car c'était bien ainsi que l'entendait la Cassou-Vergez même si certains points seraient à éclaircir avec sa fille.
Profitant de ce qu'elle s'inclinait devant la prunelle de ses yeux pour observer sa princesse et le regard bleuté qui se portait sur l'asiatique se voulait bienveillant la soulageant un peu, juste un peu connaissant très bien les penchants sadiques de sa progéniture même si ne le concéderait à personne.

Il fallait informer sa blondeur que les règles avaient changées cependant, Joh voulait garder cette perle envoyée par la comtesse le plus longtemps qu'il se pouvait donc mise au point s'imposait alors qu'Angie jouait de son regard de chien battue pour l'obtention d'un nouveau cheval.

Oui Angélique, tu auras un cheval ébène pas de problème là-dessus.
Avant que tu ne sortes pour te baigner, sache que Huiling n'est pas tenu d'accéder à toutes tes requêtes si elles les estiment irréalisables ou injustifiées.


Pause et gorge qui se cripe un court instant avec de reprendre éméraudes dans topazes avec sa fille.

Et père étant absent je me montrerais aussi intransigeant qu'il peut l'être, il te faut commencer à apprendre que même si nous te portons un amour inconditionnel tu ne peux toujours tout obtenir

Le simple fait de tenir ce discours à son enfant arrachait les entrailles de la matriarche mais il était temps de lui faire comprendre que tout se méritait, enfin un peu au moins.

Oh et ma douce enfant, il te faudra aussi développer ta patience et ton sens de l'écoute, Huiling sait se faire comprendre et comprend également parfaitement ce que tu lui diras mais ne peut parler

Regard aimant vers la diablesse blonde, une main vint se poser sur la joue boueuse pour y déposer une caresse ainsi qu'une bise sur le front.


_____________________________________________________________


Les hostilités étaient lancées, la petite princesse observant sous toutes les coutures l'asiatique, sans même s'en cacher vraiment, même le petit haussement de sourcil n'échappa pas à Huiling, car l'avantage d'un regard étiré c'est que beaucoup le croit clos alors qu'il ne l'est pas forcément, la demoiselle l'apprendrait probablement avec regret le moment venu.
La matriarche allait quitter la pièce après avoir donner les dernières informations à la blonde enfant, et la perle de jade inclina la tête pour la saluer avant d'indiquer à la mini déesse d'un signe de tête qu'elle la suivait vers l'endroit de son choix, la main gantée et crottée ne serait pas saisie, le corps redressé, l'ébène se dirigea vers la porte pour l'ouvrir à la matriarche ainsi que sa fille.
Les laissant sortir l'une après l'autre, les billes noires se rivèrent sur la diablesse, s'attendant à essuyer ses foudres, ce genre de donzelle, elle connaissait, et sa patience en avait dérouté plus d'une.


Pensée de Huiling a écrit:
Que la fête commence...

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