Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 Escapade à quatres pattes

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La Main Noire
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MessageSujet: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:02

WILLOW

Quatre voyageurs entrèrent dans Rohan, découvrant une belle cité aux verts paturages, malgré les ravages de la guerre qui devastaient les villages, laissant maisons fumantes et granges au sol.

Les deux hommes, de belles statures, aux cheveux argentés, s'avancaient leurs compagnes près d'eux sur leurs montures, silhouette gracieuse, longs cheveux couleur d'ébène pour l'une et couleur d'écorce pour l'autre.
Prudents, ils ne s'attendaient pas à telle désolation sur leur route...

En escapade amoureuse, il suivait l'itinéraire tracé par une personne de confiance qui les precedait jusqu'à leur destination finale, afin de s'assurer que nul danger ne s'avérait présent pour les jeunes femmes.
Vraisemblablement un ouragan soldatesque avait du dévaster les lieux depuis son passage.

Dirigeant son cheval, en caressant son animal exotique, ramené d'iles lointaines par un ami navigateur marchand de son état, Willow semblait curieuse de l'état du village.
Se tournant vers ses amis et son compagnon de vie, elle proposa de faire une halte.

Nous devrions nous arreter... Essayer de trouver à nous sustenter et dormir... Au pire un campement précaire aux abords de la ville suffira pour cette nuit et nous chercherons plus demain, si il y a encore auberge ou quelconque taverne qui puisse nous héberger pour quelques écus...

Faisant faire demi-tour à son destrier alezan, Willow le talonna l'emmenant au trot pour retourner vers un paturage où elle avait aperçu une grange à demi brulée mais dont les restes pourraient leur servir d'abri pour la nuit.


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IVY

Ils avaient avancés sans grandes hâtes, portant attention à leur entourage. Ils étaient quelques peu à l'extérieur de la ville mais déjà on voyait des maisons dessimées, des gens en pleurs d'avoir tout perdu ce qu'ils possédaient, il ne leurs restaient que leur fierté d'être ce qu'ils sont.

Lorsqu'ils arrivèrent à Rohan, ce fut encore pire. La dévastation se lisaient chez les habitants.

Après un temps, le soleil commencait à descendre, la nuit approchait à grand pas. Willow leur fît part de sa suggestion de camper avant que de petites étoiles pointent le ciel.

Oui tu as raison, je suis crevée un peu de repos de nous fera pas de mal je crois.

Elle regarda Samael et lui fît un clin d'oeil. Trop fatiguée pour continuer la chevauchée sur la route mais ...

Elle partie au galop rattrapper son amie qui avait dénichée un petit paradis modeste apparemment un peu à l'extérieur de Rohan. Ils rebroussèrent donc chemin tous ensemble.


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MAELCHON

Trois chevaux vides, une femme inconsciente en travers d’un quatrième et lui qui menait cette étrange troupe rapidement. Il s’agissait de bonnes bêtes, elles allaient toutes bon train.
Il vérifiait fréquemment que la donzelle restait stable sur la monture et que cette dernière ne jouait pas les filles de l’air. Ce destrier était trop fougueux, il s’en méfiait particulièrement.

Il se rapprochait du lieu de rendez-vous, il espérait qu’ils seraient là, il ne désirait pas traîner dans les parages.
Normalement, ses amis devraient mordre à l’hameçon et leur laisser du temps pour prendre le large, mais on n’est jamais trop prudent.
Tout s’était passé à merveille, cette attaque était une aubaine, et renforcerait leurs soupçons.

Il crut apercevoir quatre chevaux et leurs cavaliers disparaître derrière ces arbres, devant lui à quelques dizaines de mètres.
Rohan était derrière eux, ses flammes et ses cadavres, son parfum délicat, cela allait lui manquer.

Un gémissement se fit entendre derrière lui, la blonde héritière sortait déjà de son anesthésie, non pas possible. Il accéléra et tourna au coin des arbres. Il vit quatre chevaux, un homme… Thanos si la description était bonne, et une femme Willow, le serpent ne trompait pas. Les deux autres ne devaient pas être loin, ou ils cherchaient du bois, ou il s’assurait ne pas être en position désavantageuse.
Thanos préparait un feu.

Bonsoir à vous deux… Willow, Thanos… je suis Maelchon de Pridieu…

Il sauta à bas de Funèbre et alla attacher les chevaux, il prit soin de mettre celui de la jeune femme un peu plus loin. Il la détacha, et lui mit une tape sur les fesses avant de l’extraire à sa position inconfortable. Il la jeta sur ses épaules, la tenant par les cuisses, il admira sa croupe. Elle gémit encore :

Tu te réveilles Damoiselle Wiatt ? Je vous présente Wiatt donc, une héritière très singulière.

Il la déposa contre un arbre précautionneusement, il ne fallait pas l’abîmer, pas encore. Elle remua un peu, il ricana en la regardant. Il lui attacha solidement poignet et cheville et retourna à son cheval. Il ne manqua pas de flatter l’encolure de chacun d’entre eux. Il prit ses sacoches et les mena près du feu.
Il en sortit une couverture et recouvrit la femme. Puis, une gourde, il en but un long trait.

Si t’as soif, Damoiselle… tu n’hésites pas !
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WILLOW

Un cavalier... non plusieurs... des martelements multiples de sabots s'approchent...
Avec les soldats, Willow et Thanos se glissent derrière les arbres près de la grange, dissimulant ainsi leurs montures...
Samaël et Ivy batifollent dans la petite marre à proximité se delassant de la route.

Ils devraient faire encore plus de bruit ces deux là...
murmure t-elle a Thanos sur un ton sec.

Les chevaux contournent leur protection d'arbres... Quatre chevaux... un cavalier... un bagage...
Le voilà qui arrive, avec le paquet, comme convenu...

Ponctuel, précis, mystérieux, soigné, bel homme... Odieux probablement... Il lui plait déjà... Elle l'observe déposer la jeune femme à terre, prenant quand même un minimum soin de sa personne.

Enchantée !!! Rapide à ce que je vois... On a à peine eux le temps de vous rattraper... Pas de soucis, tout s'est bien passé ?
s'enquiert-elle le regard froid.

Willow observe Maelchon, le détaille des pieds à la tête, l'homme en bure l'avait dit, "allure racée, élégante", on aurait dit qu'il parlait d'un étalon, elle comprenait mieux pourquoi en l'ayant devant elle.
Un sourire étrange naquit sur ses lèvres, ses yeux amandes petillants de mille feux, elle regardait la jeune femme qui se demandait ce qui lui arrivait...
Meme si elle devait bien en avoir une petite idée la bougresse !

Bon, vous avez faim... vous avez mangé... si oui on m'a dit de prendre ça à qui bon me semblerais et de vous le donner...

Joignant le geste à la parole, elle sortit de la besace crochée au flanc de son cheval, un linge imbibé de sang qui renfermait quelque chose de mou, encore très recemment vivant.

Une bergère... Jeune... Fraiche... Désolée, elle hurlait trop fort, je n'ai pas pu vous l'amener entière pour que vous le fassiez vous même... Il était encore en elle, y'a moins d'une heure...
sourit-elle savourant le moment passé avec la gardienne de moutons, un sourire sadique aux lèvres, les yeux encore plein de ces images de torture.

Sifflant vers l'étang, elle esperait que les deux autres allaient ramener leurs fesses fissa, qu'ils dorment un peu, mangent et après... après...

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SAMAEL

Suivant ses compagnons de route jusqu'à la grange abandonnée, il avait croché son cheval au branchage d'un arbre avant de suivre Ivy pour un bain nocturne improvisé des plus agréables...
Occupé qu'il était avec la belle, il n'avait pas entendu approché le convoi de chevaux improvisé, un sifflement strident le rappella vite fait à l'ordre.

Enchanteresse, je crois qu'on nous sommes de venir !
lança t-il à Ivy en sortant de la mare, enfilant schaps par dessus braies, chemise noire et son long manteau de cuir noir, rengainant sa longue lame dans le fourreau cousu à même le dos de son manteau.

Il tendit la main à la femme qui avait partagé son bain et se dirigea en toute hate vers l'endroit d'où était parvenu le sifflement, arrivé au lieu dit, il apercut quatre chevaux supplémentaires, une jeune femme... charmante... au pied d'un arbre ainsi qu'un blondinet aux traits assez fins.

Bonjour... Maelchon je suppose... Il me semble que j'ai déjà du te croiser, y'a quelques temps en d'autres lieux.
dit-il avant de montrer du menton la demoiselle sous la couverture.

Je suppose que c'est le colis ?

Sans attendre vraiment de réponse, il se dirigea vers la captive, s'accroupit près d'elle et lui attrapa le menton pour vérifier que Maelchon ne l'avait pas amoché, elle était belle, divine même.

Jolie !!!
balança t-il sourire aux lèvres, lachant le menton sans ménagement pour se relever et retourner vers les autres.

Bon c'est quoi la suite des opérations maintenant que tu l'as récupéré ?
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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:03

THANOS

La route était enfin terminée, et ils avaient décidé de lever le camp non loin de la ville.
Thanos s’afférait au feu, Ivy et Samaël « batifolaient » à proximité, quant à Willow elle gardait un œil et une oreille sur les alentours.
Lorsque cette dernière entendit des chevaux en approche. Thanos et Willow se camouflèrent dernière un arbre attendant la suite.
Le murmure que Willow lança à Thanos le fit quelque peu sourire :

Citation :Ils devraient faire encore plus de bruit ces deux là...Décidément, cette femme bougonnait assez facilement. Elle est sauvage j'aime ça...

Finalement il n’y avait qu’un seul cavalier et c’était Maelchon, « accompagné » de notre invité et avec un peu de chance, deviendrait notre gagne pain…

Bien le bonsoir, Maelchon ! A tu fait bonne route ?

Après lui avoir posé deux trois, Willow s’empressa de lui offrit le cœur d’une paysanne tué il y a peu. Ah quel gâchis, et quel lâcheté, quitte à tuer quelqu’un autant avoir un adversaire capable de se défendre. Mais bon chacun sa vision du monde…

Samaël fit son apparition quelque peu débrayé et dit :
Citation :Bonjour... Maelchon je suppose... Il me semble que j'ai déjà du te croiser, y'a quelques temps en d'autres lieux.
Je suppose que c'est le colis ? Jolie !!!
Bon c'est quoi la suite des opérations maintenant que tu l'as récupéré ?


La question est surtout, t’es tu fait repéré ou pas ? Si oui il faudra se préparer à avoir de la visite, et rester à cet endroit n’est peut-être pas la meilleur idée.
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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:03

IVY

vy avait enfin profiter d'un court moment de détente dans une eau presque cristaline à la lueur de la lune, en charmante compagnie de plus. Un sifflement se fît entendre.. tout petit plaisir à une fin malheureusement. Elle sorti de son confort précèdé par Samael et entreprit de se revêtir rapidement.

Il lui offrit la main qu'elle prit avec plaisir et arriva devant un feu où elle examina vite la situation. Cinq chevaux de plus, une femme adossée à l'arbre, Thanos se tenant à coté de Willow qui remettait un paquet à un séduisant jeune homme.

Samael se précipita pour voir si la donzelle n'était pas abimée, cela fît sourire Ivy. Pfff vite oublier ! Parcontre la jalousie était pas trop sont fort elle se rapprocha plutôt des trois autres.

Elle salua Maelchon d'un signe de tête au moment où Samael revenait demander la suite.. Thanos prit la parole assez intelligemment. Il avait raison si on était pour avoir de la visite un endroit comme celui la les attiraient instantannéement, trop propice à une cachette.

On reprend la route maintenant ? Et pourquoi tout ces chevaux au fait ? Cela ne va pas attirer un peu trop l'attention sur nous .. à moins biensur que vous ayez un plan !

Elle attendit la suite des évènements tout comme les autres.


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WYATT

Lancinante douleur à la tempe.
Elle emerge vraiment, nauseeuse, hagarde.
Protestations vagues, une tape qui s imprime dans la semi inconscience, qui restera un contentieux à liquider.
Mauvais reveil. Forcement. ouille, une epaule, reprendre un souffle coupé.
Ouvrir un oeil doucement, dans le crane la fanfare hurle.
Encore un moment de flottement, le temps de toucher terre, d embrasser une vision inversée du decor. Elle remue alors que lucide enfin, on lui lie poignets et chevilles solidement.
Le voile se dechire. Passent les images, la situation presente aussi.
Consciente. Des voix, des gens qu elle ne connait, si ce n est ce traitre...
Deux femmes.
Elle se redresse tant que mal, testant la solidité des liens à ses chevilles, sous la couverture.
Mouvement negatif du visage.
Non pas faim, pas soif.
Ses mains vont effleurer sa tempe. Legere bosse, pas à dire, de l art dans la traitrise.
La femme , elle n aime pas son sourire. Cruelle. Cela transipire de tout son etre, jusqu au linge rougi qu elle tient. Wiatt ne veut pas savoir ce qu il contient.
Parole, qui aident à mesurer la gravité de la situation et à faire un bilan assez dramatique. Localisation. Proches de la de la ville donc...
Son pere ? Les autres ?
Et eux ? Pourquoi ?
Elle note avec un soulagement dissimulé la presence de Mistral. C est deja cela...D ailleurs il renacle, agité au plus haut point, il ne se laissera pas amadouer, il peut toujours lui flatter l encolure...Et voilà la ruade, le hennisement fou, furieux...Elle siffle doucement, l animal dresse une oreille inquisitrice, tirant sur la bride.
Nombre impressionnant de chevaux, dont elle reconnait certains...
Depit.
Une approche, on s accroupit devant elle.
Tension.
A son menton une main, un regard appreciateur, elle se degage vivement.
Sous la couverture, les mains retournent et tatonnent, se saisisssant d un morceau de bois, un debri de branche assez epais.
Belliqueuse. Les propos entendus ne laissent place au doute.

Mis à part les sirenes qui martelent, et un leger malaise, rien de cassé. Par contre les entraves sont sciantes, nul doute que d ici peu, elle aura les fragiles attaches en sang.
Fourmillements commencent.
Urgence, s en defaire pas tous les moyens.Les pieds se contorsionnent invisibles, cherchant à donner le lest, à detendre les liens. Pourvoir se lever et faire face et surtout approcher Mistral.
Ils parlent encore. Les noms lui sont inconnus. Question de depart. Elle observe les alentours, ses armes requisitionnées, le nombre des presents.
Pas question de rester en leur compagnie. Repousser la panique et la peur, n offrir qu un visage impassible. Ne pas donner prise.
Prete, mains crispées et dissimulées, elle attend qu on s approche et se decide enfin à parler. Attente de l opportunité. La voix se detache nette, froide. Le regard ne perd rien de ce qui se passe. Evidement ils svant qui elle est , rien n est dû au hazard d une mauvaise rencontre. Bien joué.Elle aprle donc sans s adresser à quelqu un en particulier si ce n est qu elle accroche les yeux de la femme aux cheveux encore humides. Va t elle s approcher ?

Et où croyez vous m emmener ainsi ?
La région est quadrillée de soldats de l Ost...
Si plan il est voué à l echec...
Peut on savoir QUI a fomenté cette farce ?
Je sais dejà qu il est fou et suicidaire...

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MAELCHON

Sans un regard pour celle appelée Willow, il lui répondit que bien sûr que oui tout s’était bien passé. Il sentit son regard sur lui et il sourit. Il était habitué à ces regards, mais ils ne lui faisaient pas plus d’effet que de voir une fleur écrasée sous le pas lourd d’un destrier de guerre.

Il regarda le linge et retira sa chemise avant de le prendre. Il ne supportait pas de se tacher. De sa voix grave, il demanda :

Dis-moi, qui t’a parlé de mes manies ? Que je me fasse un plaisir de lui dévorer le cœur à son tour !
Il ne palpite plus, c’est dommage. Cela dénature le goût de ce met fort délicat. Enfin, je m’en contenterais. On ne va pas gâcher, surtout si c’est celui d’une jeune fille.

Thanos, dont le feu avait pris, se retourna et s’enquit de la route parcourue.

La route était bonne, surtout la fin. Merci Thanos.

C’est alors qu’arriva le nommé Samaël :

Je ne me souviens pas de toi. Le nouveau venu regarda Wiatt en soulevant sa tête sans ménagement. Je ne sais pas ce que tu vérifies, mais n’oublie pas que c’est moi qui ai amené cette affaire à ton Patron. Jolie, mais ne rêve pas, tu ne touches pas. D’ailleurs, tu ne l’approches plus… ça t’évitera les ennuis.

Il ricana alors que la nommée Ivy arrivait, il la répondit d’un signe de tête à son salut.

Je finis ma collation et on se met en route, les chevaux ? Maelchon sourit. Il leur sera moins facile de nous suivre à pied, on les abandonnera plus tard.

Il regarda la Damoiselle qui était éveillée depuis un moment. Il nota le regard vers sa monture, et trouva cela intéressant. Tout en la regardant, il mord dans le cœur encore gorgé de sang, celui-ci dégouline sur son menton.

Il est bien tendre, c’est vraiment dommage de ne pas avoir eu son dernier battement. La fille aimait les fruits, le sang est sucré à souhait, mais la mort fut trop lente. Mais, je ne vais pas faire le difficile…

Tu aimes ton cheval on dirait… alors, on va faire un marché… si, tu tentes quoi que ce soit, je lui brise les jambes et on l’abandonne sur le bord de la route.
Pour l’endroit… tu sauras en y arrivant, et les soldats, ils ont autre chose à faire. Et on les connaît les soldats de l’Ost. Pour l'échec, on en reparlera...

Il rit en mordant à nouveau dans le cœur.

Tu en veux ? C’est du bond… même pas vingt ans d’âge !

Il approcha et posa une main ensanglantée sur son cœur :

Il faut que tu te calmes, si je dois le manger tu dois être détendu, c’est meilleur…

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WYATT

Le chef ou celui qu elle presume comme tel entre dans en scene.
Blond autant qu on peut l etre, un physique qui pour etre agreable ne cache pas pour autant la noirceur du personnage.
Il est odieux, ecoeurant. Il mange un coeur humain.
Elle se sent palir...
Elle pense aux Tenebris qui devorent les cranes, connus pour etre ferus de chair humaine...
Panique envahissante. Entre leurs mains ?
Se serait le pire...qui puisse.
Pourtant pour avoir vecu le siege de Béziers elle ne reconnait pas les livrées rouges et noires qui les caracterisent.
Qui ? Elle sait avoir des ennemis.
Elle ecoute ce qui se dit, certaine d etre tombée chez des fous.
Dangereux. Inhumains.

Le feu crepite enfin, calcul de la distance...
Son propre coeur s emballe, ses pieds tirent plus fort sur les liens distendant autant que possible. Avec frenesie. Douleur.
Heresie.
Profond degout, envie de vomir, alors qu il se dirige vers elle, le bas du visage degoulinant de sang.
Regards qui se croisent.
Elle oublie aussitot la femme, son projet, ses mains se raffermissent sur le bois. Il lui parle apres avoir donné l ordre de ne pas l approcher à l autre et le signal du depart imminent à la femme.

Son rire fuse, nouvelle bouchée, elle ne repond meme pas, toute occupée à le regarder se pencher vers elle. Sans le geste qui suit sans doute le marché aurait été passé, elle aime son cheval, autant qu elle aimait Ceres morte dans les circonstances enoncées...
Seulement.
Une main ensanglantée qui se pose sur son coeur... à elle!!!
Qu elle se calme ??? Alors qu il ose porter la main sur elle, qu il veut lui arracher le coeur pour le devorer ??
Elle le tuera. La haine est là.
Battements qui repartent à une vitesse folle.
Cette main...rouge.
Radical. Contact repoussant. Reaction immediate.
Un cri de rage et d horreur.
Violent recul contre l arbre, apparait le baton à la volée, tenu mains liées mais fermement.
Tout se passe vite, Mistral se cabre à sa voix.
Visé la tete face à la sienne. L arme improvisée fend l air, avec toute la force de l urgence, les genoux ramenés un instant repartent, pieds tendus vers l abdomen. Choc.
Le bois touche but aussi, coup brutal.
Il recule brusquement sans doute saisi d etonnement à cette attaque imprévue. Mais on puise dans la peur des ressources insoupçonnables. Ton sifflant, menaçant, determinée.

Ne me touchez pas, chien!
N approchez pas mon cheval, il vous pietinera.
Je n irai nulle part avec vous!
Reculez tous!
Mistral !!


Elle espere le voir s ecrouler assomé.
Elle en profite aussitot, s acharne à oter les liens qui entravent ses pieds, haletante, vite!!!
Agitée, doigts gourds, la corde qui glisse enfin.
Elle se redresse vacillante, chevilles endolorie du sang qui refflue brandissant le baton, sur le qui vive. Elle n ira pas avec eux. Impensable.Elle se battra s il le faut et cherement. L attitude le prouve.

Mistral!

Un mouvement vif vers l alezan noir qui reagit, tirant sur la bride attachée. L atteindre et sauvée. Accrochées dessus, ses armes!! La situation est desesperée, cinq contre un, oui mais avec de la chance...
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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:04

WILLOW

Le coeur tendu fut accepté, non sans un certain dédain, devant l'organe humain inerte...
Odieux ! Elle l'avait deviné... Il se plaindrait presque le bellâtre, s'inquiete de savoir qui sait.
Amusée de cette question, Willow sent un sourire perfide poindre sur ses lèvres et siffle entre ses dents en s'approchant de Maelchon.

Quelqu'un qui sais...

Déjà il croque dans le coeur après avoir oté sa chemise, arrachant à Willow un sourire d'envie, accentué par le sang qui dégouline sur la musculature dévoilée.
Le détail qu'il fait de la jeune bergère en un croc la fascine, il doit vraiment aimer ça le bougre.

Samaël et Ivy les rejoignent enfin, quelques peu décoiffés et dégoulinant de partout, Willow secoue la tête en se demandant qui leur a fichu des obsédés pareils sur les bras, bref...
Déjà le fauve se rue sur la biche innocente, meme pas le temps de lui dire de se calmer avec la donzelle que l'amateur de coeur le fait pour elle.

Le colis se reveille et la regarde, arrogante, si elle insiste... humpf... elle les interpellent, l'inconsciente, elle tient à mourrir sur le champ...
Maelchon la nargue, la tache de sang menaçant son cheval.

Oui menace mon joli... Rabaisse là plus bas que terre...
songe t-elle avec son sourire habituel qui lui brule les lèvres.

Le bagage s'enhardit au contact de la main de Maelchon, sortant l'enigmatique de ses songes, envoyant valser Maelchon.
Rapidement, elle court vers la donzelle et la chope avec poigne par la tignasse, la tirant violemment en arrière pour la ramener pres de son visage.

Son serpent déjà dressé sur son épaule, prêt à mordre à la moindre injonction de sa maitresse, plongeant son regard sombre, dévastateur, dans celui de l'heritière, elle lui enleve le morceau de bois de la main et le jete au loin.
Lui attrapant le visage de la main, elle ecrase les joues de la jeune femme, y enfoncant ses doigts finement onglés, qu'elle se retient à grand peine de lui planter sous la peau, resserant plus encore sa main dans les cheveux blonds, elle se penche vers l'impudente.

Ne me tentes pas ma jolie....
siffle t-elle entre ses dents sur un ton menaçant et agacé.


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WYATT

L elan est coupé net par la femme. Brutal retour en arriere, la capuche de son manteau long est tombé et... AIE!! Sa migraine s intensifie.
De cette engeance qui veut que toutes combattantes qu elles soient, ces dernieres ne peuvent pas s empecher de se chopper par les cheveux...
Mais là Wiatt n est pas en etat de s appesantir sur la notion de prudence. Hors d elle de peur et de rage, crane martelé, elle fait volte face, alors que le baton lui echappe vivement et qu une main lui aggripe le visage...Douloureux. Ouille!
Les visages se touchent presque. Elle n aime pas sa voix sifflante, ni son regard. Detestable. Mauvaise.
Dans ses yeux, la peur oui, mais pas seulement, qu elle se le tienne pour dit, elle ne laissera pas mené dieu sait où comme une brebis.

Loin de là...

Des dangers elle en a connu et des bien pires que celui que represente cette femme.
La biche innocente, pas tant que cela d ailleurs, d apparence frele et fragile sait aussi mordre et faire mal pour peu qu on la pousse dans ses retranchements.
Et là c est le cas...
Eludant un bref instant le serpent qui devrait la paralyser sur place, sur l epaule de la femme, elle sait aussi que la situation est grave et que si elle a une chance de leur fausser compagnie, c est maintenant.
Une chance. Elle ne reflechit pas plus.
Mistral s affole plus encore, moment confus, Wiatt au mepris de toute sagesse charge, ses poings entravés partent en arriere, avec violence s abbatre où ils voudront...
De preference dans la face de la sorciere qui s entete à lui tenir la grappe et les cheveux. Le pied est envoyé brutalement en meme temps, dans la cuisse. Qu elle la lache surtout.
Mais non. Elle s accroche.
Le serpent bouge, sale bete!! Wiatt ne bouge plus. Tssss...Depitée est un pietre mot. Pas folle quand meme, meme si elle doute qu on la laisse se faire mordre. Morte c est l echec de leur plan.
L animal lui en rappelle un autre tiens!!
A se demander ce qu il fait d ailleurs!! Elle ne devrait pas mais...

Si elle avait le temps elle le maudirait bien celui là, sur ses traces et pas fichu d apparaitre tel le diable sait le faire.
Seule... Face à cela.
C est à pleurer ou à rire, ou les deux en meme temps pour qui la connait bien.
Dans les mots elle laisse libre court à l exasperation issue de cette situation desesperée.
De nouveau visages proches et le sifflement pres de l oreille.
Un delice vraiment... Ironie amere. Quelques secondes de panique, qu elle risque de payer cher... Mais quelle idée de venir lui manger un coeur sous le nez en sous entendant que le sien propre sera au prochain menu ?
Faut pas s etonner apres des tentatives d evasion, il y a de quoi faire dresser les cheveux sur la tete de soldats bien plus costauds hein ?
Vive la Bretagne, vive les bretons, et maudit soit cette bonne femme et son doudou à ecailles, qui vient de la court circuiter...Si elle excelle a l arc et diverses ruses, le combat rapproché n est pas son fort, mais sans ce serpent peut etre venimeux elle aurait tenté sa chance...

Vermines, vous ne perdez rien pour attendre!
On doit me chercher dejà
Tous pendus, tripes à l air!
Relachez moi et toi ranges ton ver de terre!

_______________________________________________________________________

MAELCHON

Ses yeux bleus rivés sur ceux de la jeune femme. Elle est pâle, le dégoût est bien visible sur son visage. Leurs regards se mêlent, elle sursaute lorsque sa main touche son cœur, elle hurle sa rage. Mais ce n’était pas un sursaut, c’était l’amorce du geste, une branche vient se fracasser sur la tempe de Maelchon, ses pieds le repoussent violemment.
Il titube un instant, lâchant le coeur de la bergère inconnue. Perdant le met le plus délicieux que les royaumes aient pu voir préparé.

Des cris assourdis et incompréhensibles, des mouvements brusques autour de lui. Il récupère lentement, ses sens se stabilisent peu à peu. Un mince filet de sang coule sur sa joue. Il regarde autour de lui, Willow s’est interposé, saisissant Wiatt par les cheveux, elle l’invective. Mais elle ne se laisse pas faire, il le savait en plus, il aurait dû être plus méfiant. Il s’en souviendrait, si elle survit.

Il s'approche des deux jeunes femmes en dégainant un couteau admirablement aiguisé. Il se plante devant elles, ses yeux bleus limpides reprennent possession de ceux de la damoiselle et sa voix grave, étrangement calme s’élève :

Écoute-moi bien Damoiselle Wiatt ! Certains veulent ce que tu représentes, un tas d’écus sonna et trébuchant… pas moi… ton cœur me paraît une bien meilleure satisfaction… quitte à ce que je paye la rançon de ma poche.

Il ricana et d’un mouvement précis, ouvrit une partie de son corsage et fit une très légère croix là où son cœur se trouvait.

Donne-moi une raison de le faire ! Une seule ! Et je me repais de ton cœur avec une joie sans nom. J’aimerais lire dans le goût de ton cœur, tes joies et tes peines. Te connaître mieux grâce à cela, oui cela me ferait plaisir.
Et tu peux être fière de toi, il va me falloir trouver un substitut à celui que tu m’as fait perdre. Une jeune fille mourra à cause de toi.

Il lécha la ponte du couteau, savourant le peu de sang qui y était, gémissant en fermant les yeux.

Tu es goûteuse, tu le sais ça ? Déjà, je te ressens… je dirais, peur… mais c’est facile. Tu n’as pas encore mangé… une peine, très grosse peine…

Il ricana à nouveau, passa son doigt sur sa tempe et badigeonna les lèvres de la Damoiselle de son sang. Puis il se tourna et regarda son cheval.

Toi ? Tu peux me dire quoi ?
Tu sais que tu mériterais que je lui brise les jambes, mais c’est une belle bête et j’aime les bêtes. Elles ne sont pas fausses elles…
Attachez-la à un arbre, debout… les mains à une branche et les pieds au tronc !

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WILLOW

Le visage entre ses mains, Willow se retient de ne pas l'abimer quand les poings de la jeunette volent à proximité de son visage, elle a juste le temps de les éviter en reculant la tête, entrainant Spyke avec elle sauvant la petite folle d'une mort certaine.
A peine le temps d'esquisser un sourire que le gamine lui colle un coup de pied dans la cuisse, Willow serre les dents et crispe davantage ses doigts sur la face de la petite qui vocifère des imbecilités.

Son compagnon est pret à mordre, sa main se detache du poignet pour se poser sur la tête du serpent afin de le calmer, tandis qu'elle même ronge son frein pour ne pas abimer le colis de son commanditaire.

Willow se rapproche inexorablement du visage de la blonde, et mauvaise, siffle à l'inconsciente.

Ma petite, tu ne perd rien pour attendre...

Maelchon emerge, essuyant son visage de fines goutellettes de sang, s'aprochant doucement des deux femmes, l'air calme au demeurant mais cachant un vraisemblable agacement.
Il s'adresse à la gamine, lui ouvrant son corsage d'un geste habile, la menaçant en saignant son poitrail d'une croix à l'emplacement de son met favori.
Willow ne lache pas les joues de la petite et sourit perfidement en l'entendant user de culpabilité lorsqu'il évoque la mort d'une autre enfant à cause d'elle, au tour du cheval maintenant...
Maelchon demande d'attacher la gosse comme si elle etait à ses ordres, Willow n'apprécie guère le ton qu'il emploie et balance la blondinette à Ivy.

T'as entendu ma jolie... Fais le pour moi, j'ai à causer avec...

Doucement, elle se rapproche de Maelchon et l'interpelle, le regard mauvais mal dissimulé.

Dis voir toi... J'ai du loupé une information... D'où je suis sous tes ordres ?
Je ne suis déjà pas sous les ordres de leur chef... Crois-tu vraiment que je vais être sous les tiens...

Fixant l'odieux bellatre, elle caresse machinalement la tete de son compagnon qui ne connait que trop bien le timbre de voix employé par sa maîtresse.


_______________________________________________________________________

THANOS

Maelchon remercia Thanos de sa sollicitude. Quant à Willow et Samaël il n’en fut pas de même, et eurent droit à une réplique quelque peu cinglante, prétentieuse et autoritaire. Mais cela ne pouvait faire de mal à nos amis.

Puis il alla narguer la prisonnière en dévorant sous ses yeux le cœur de la bergère.

Mais la bougresse n’est nullement impressionnée, et dans un sursaut de survit s’empare d’un bâton et réussi à frappé Maelchon.

Se débarrassant de ses liens lui entravant les pieds, elle appel son cheval, sûrement pour s’enfuir, mais c’était sans compter sur Willow.

S’en suit un combat de femmes qui, dans d’autres circonstances aurai amusé Thanos, mais l’heure était au travail, d’autant plus que Wiatt prendre le dessus.

Maelchon refait surface et lance de sombre menaces à la « prisonnière », le Patron ne sera pas content si pas malheur nous la ramenions morte…

Maelchon utilisait un tons quelque peu autoritaire afin d’attacher Wiatt, déclanche une « rébellion » de Willow.

Laisse Willow, il est préférable que nous l’attachions nous même, car il semble que ce ne soit pas le fort de Maelchon.

Pour ce qui est des ordres de notre chef, il semble également que tu y obéisses sans trop broncher…

Changeant totalement de sujet il dit :

Bon, comme je disais, il serait peu bon de se trouver un autre endroit pour passer la nuit, ou mieux le sécuriser. Quand dites vous ?

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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:04

WILLOW

Une voix... Thanos... Il essaie de modérer la situation entre Maelchon et elle, insinuant des données faussées par un manque d'informations quand à sa relation actuelle avec son commanditaire, mauvaise idée...
Le regard froid et un sourire faussement cordial, Willow s'adresse à Thanos.

Thanos... On t'auras mal renseigné je pense... Mais soit, si le coeur t'en dis attache là... je n'y vois aucun inconvénient pour ma part...

Il change totalement de sujet, grand bien lui fasse, apaisons les esprits en pensant sécurité cela vaut mieux à priori.

Mmmm... Oui... Tu as sans doute raison... Il serait malvenu que la petite peste nous files entre les doigts...

Rangeant sa fierté dans sa poche, pour le moment, en lançant un regard meurtrier à Maelchon, elle se dirige vers les chevaux qu'il a ramené et les emmenent vers le bosquet tout proche où ils seront bien mieux dissimulés qu'auprès de la grange désafectée.

_____________________________________________________________________

IVY

Maelchon repondit à sa question puis manga son coeur, très joli comme diète. La jeunette n'avait pas l'air d'apprécier le goûter parcontre.

Tout le reste se passa assez rapidement, le colis frappa son bourreau, Willow avait une fureur dans les yeux lorsqu'elle pris soin de la donzelle, le serpent sifflait, le bourreau de retour et en colère quelque peu qui profèrait de jolies menaces.

La première chose que Ivy s'appercu c'est de recevoir la demoiselle pendant que Willow et Maelchon s'expliquaient. Elle aimait pas recevoir des ordres mais aimait bien en donner parcontre celle la ....

Tenant fermement la demoiselle contre elle, ses ongles s'incrustant dans sa peau douce et frêle, elle lui chuchotta au creux de son oreille par derrière de rester tranquille.

Ivy regarda Thanos qui était également d'avis de l'attacher comme le souhaitait le bourreau. Tout le monde étaient d'accord pour une fois ! Son regard se fixa ensuite sur son petit chéri...

Samael, si t'as rien à faire de mieux que de regarder la jolie demoiselle tu pourrais te magner les fesses avec quelque chose pour l'attacher s'il te plait ? Où je demande à quelqu'un d'autres peut-être ?

Elle le regarda espérant que c'était assez clair comme requête et qu'il se rendrait un peu utile.[/b]

_____________________________________________________________________

EAU DOUCE

Elle venait de terminer son repas quand elle perçut l’approche des chevaux. Elle avait fait griller les poissons pêchés dans la mare et enterrait les têtes et les abats pour les retourner à la terre et perpétuer ainsi le cycle. Bien avant que les cavaliers parviennent à la rive où elle se trouvait, elle avait recouvert les braises et s’était dissimulée dans les buissons.

La guerre et les horreurs perpétrées en son nom l’avaient rendue alerte et elle excellait dans l’art de se tenir loin des gens. Non pas qu’elle détestait le genre humain, bien au contraire, mais elle ne cherchait pas à se frôler à leur énergie négative si elle pouvait l’éviter. Elle choisissait ses relations et recherchait plutôt la sérénité qu’elle retrouvait avant tout au contact de la nature et très peu, à présent, chez ses semblables alors que la guerre sévissait.

Immobile et silencieuse, elle observa un moment les nouveaux venus avant de se décider à leur faire confiance. Un couple partit à la mare et l’autre demeura près de la grange calcinée. Une femme avec un serpent, était-elle proche de la mère terre? Puis un nouveau cavalier amena une prisonnière, c’était de mauvais augure. Ils avaient fait un feu et Eau douce comprit qu’ils demeureraient là un moment. Elle décida d’éviter leur compagnie et elle avait commencé à reculer doucement dans les buissons quand la femme au serpent tendit un cœur à l’homme blond. Elle se figea sur place. L’organe de la vie! Celui qui faisait circuler le fluide vital, le siège de l’âme…

Mais la donatrice narra les circonstances de l’acquisition d’un tel cadeau et l’admiration d’Eau douce fondit comme la rosée sous le soleil du matin. Elle regarda avec tristesse l’homme dévorer goulûment le cœur humain. Savait-il seulement qu’il s’imprégnait par ce geste des énergies subtiles de l’être vivant dont il provenait? Qu’il pouvait ainsi tout autant assainir ses forces vitales qu’empoisonner son corps? Et même, à un niveau invisible dont peu avaient conscience, éclaircir son âme ou la noircir?

La prisonnière avait tenté une évasion qui avait avorté. C’était une femme courageuse! Et elle souhaita que celle-ci sorte indemne des mains du groupe qui, de toute évidence, ne fonctionnait pas en harmonie. Un atout pour l’otage cependant…

Eau douce profita du moment où la prisonnière fut déplacée et ligotée plus solidement pour s’éloigner. Le soleil déclinait doucement et l’obscurité gagnait l’endroit. Elle passa sa besace en bandoulière sur sa tunique de cuir souple et s’apprêtait à ramper à reculons quand un passereau qui s’était approché sans crainte alors qu’elle se tenait immobile détala dans un brusque mouvement d’ailes. La jeune femme se figea instantanément, priant pour que personne n’ait accordé assez d’importance à l’envol d’un oiseau pour s’approcher et repérer sa présence…


______________________________________________________________________

MAELCHON

Le feu crépitait joyeusement alors que l’obscurité nimbait lentement les alentours.
Willow après s’être déchargée sur Ivy, se rapprocha et tenta vainement de faire sa méchante. Maelchon arborait un grand sourire moqueur et ricanait légèrement :

Écoute-moi bien… je ne travaille pas pour ton, votre ou leur patron ! Il veut de l’argent contre la donzelle… et ce qu’il veut, vous le voulez ! Moi, je l’ai déjà dit, son cœur m’ira très bien ! Si ça ne te plaît pas et que tu n’as de comptes à rendre à personne… tu peux partir…
Et si tu n’aimes pas les ordres, il semble que tu aimes en donner.
Une dernière chose… arrête avec ton serpent… il pourrait finir en friture…

Thanos vint à la rescousse, oui, mais de qui ? Il se fit un peu rabrouer, sacrée garce celle-là ! Elle n’est pas aux ordres du patron, étrange quand même.
Ils auraient une discussion, il lui fallait savoir qui avait parlé de lui, les seuls au courant sont dignes de confiance. Et si elle n’est pas aux ordres du « maître », elle n’a pas dû avoir beaucoup d’interaction avec les membres. Trouver sera facile.

Il ricana de nouveau en voyant le regard de la fille au serpent, tout cela l’amusait beaucoup. Voir cette franche amitié était des plus agréable. S’il y avait des problèmes, il n’était pas sûr que quiconque soit là pour les autres. Il ne faudrait compter certainement que sur soi. Très instructif, oui vraiment… il se demanda si le patron lui demanderait un rapport précis ou évasif…

Ivy et Thanos semblaient les plus dignes de confiance, ils se mirent en devoir d’attacher la Damoiselle. Lui, se dirigea vers l’étang, un brin de toilette s’imposait. Il lui fallait, nettoyer ce sang sur lui et le couteau aussi, il détestait apparaître sale, la souillure le répugnait.
Il se pencha et passa de l’eau sur son visage. L’eau redevenant stagnante lui renvoya son reflet. Il se vit différemment et elle était derrière lui, il ricana, décidément…
Alors qu’il trempait sa lame dans l’eau, un oiseau s’envola sur la gauche, pourtant, ce n’était pas lui qui l’avait fait fuir. Il se leva lentement et se dirigea vers le lieu de l’envol. La nuit envahissait peu à peu les environs, il rengaina son couteau, mais n’éloigna pas trop sa main, juste au cas ou.
Au début, il ne vit rien, mais au moment de repartir, un léger éclat lunaire vint jouer sur une surface métallique en suspension dans un bosquet. Le métal ne poussant pas dans les arbres…

Je te conseille de sortir de là… tu n’aimerais pas que je vienne te chercher…

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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:05

WYATT

Vent douceatre de mesentente, les orgueils se heurtent, veulent s affirmer, se decouvre en latence une solidarité trouble.
Wiatt perçoit les choses, ecoute, reprenant le souffle, alors que sur son coeur, perlent quelques gouttes de sang.
Estafilade premonitoire, juste une intimidation mais dont la teneur ne laisse place au doute.
Elle ne dit plus un mot, murée dans un silence contemplatif.
Rassemblant les bribes d une raison eparpillée, confrontée à cette violence, à ces travers contre nature et sanglants.
Elle maitrise difficilement une panique envahissante.
A tel point que certains mots se perdent, n atteignant pas son esprit, etouffés par le bourdonnement persistant à ses tempes. Quelques bribes du scenario, fragments du puzzle.
Elle est aux mains de dangereux criminels.
Payés par qui, pourquoi ? L argent. Pratique courante. Un chef qui n est pas parmis eux.

Mais leur nom et l eventuel commanditaire lui echappe toujours.
Elle suppose dejà que de Bretons dans cette affaire là, il n y a que le decor alentour et la terre humide du sol. quasi certitude.
IL s eloigne enfin. Soulagement.
Reste la femme qui la tient d une main ferme.
L autre femme, celle au serpent emmene les chevaux.

Mistral s affole n aimant pas cette presence etrangere, il se cabre, dangereux noir, puissant. Hennissements, naseaux fumants,l oeil injecté de fureur.
Il se revolte contre la main qui le mene. Odeur meconnue.
L instinct est ombrageux, ils le savent. Le voilà sur les jarrets arriere, pattes avant fendant l air, menaces des sabots, qui pourraient fracasser d un choc un crane, une epaule. Affolement parmi le troupeau, contagieux.
Il tire de ce fait sur la bride, sent le lest soudain, alors que la main surprise n a pu retenir la puissance et c est comme l ouverture d un corral. L appel puissant de la liberté. Irresistible.

Il detale, farouche, criniere sombre, brillante telle un etendard, envoyant des gerbes de boue alentour, pietinant le terrain lourd.
Depart foudroyant que rien ne retient, l animal emballé ne connait de maitre. Sa silhouette noire se perd sous les frondaisons, reste encore quelques instants l echos du galop fou.

Quelques secondes suspendues où Wiatt est restée figée, sur un appel muet, partagée d inquietude et de soulagement. Mistral Libre...
Elle ne sourit pas.
Des ongles cruels l en empechent. Une voix perfide se coule à son oreille.
Neammoins l idee de passer la nuit liée à un arbre ne l enchante guere.
Le denommé Samael preposé à son ligotage, tarde un peu, occupé à quelques preparatifs qu elle ne dicerne pas de là où elle est, sans compter que le soleil descend à l Ouest.
Elle sent encore la brulure sur sa peau egratignée et d un geste rageur , poings toujours liés, ramene les pans de son long manteau sur elle.
Des barbares!
Pas meme eu le temps de repondre au boucher qu il s est eloigné.
Tant mieux.
Il la glace litteralement. Que peut il savoir de ses peines ? Pfff rien du tout.

Etrange journée.
Arrivée de Laval avec les siens, dans une ville proie des flammes, l armee de l Ost en partance vers d autres bastions à plier.
Si loin, tellement opposés à sa vraie nature les evenements qui s enchainent depuis des mois.
Son pere... et Cal. Là, quelque part au delà les murailles fumantes qui se dressent dans l horizon rougeoyant.

A t on decouvert sa disparition ?
Combien de temps depuis qu elle s est ecroulée sans conscience dans l ecurie ?
Elle l ignore precisement meme si la course de l astre temoigne d une heure, pas plus.
Le temps semble s etirer parfois, au fil du danger.
Vient de s envoler l espoir d une fuite. Dispersés oui mais elle les sent aux aguets.
Quatre pour qui l enjeu de sa vie est materielement primordial. Un, qui n en a cure.

L esprit se remet. Refonctionne à une vitesse prodigieuse.
Analysant les tenants les aboutissants, dans ce simulacre de treve qui lui permet de se reprendre.
Passée les quelques secondes issues de l affolement premier, de l emergeance d un reveil brutal.
Où l emmene t on ? Ont ils revendiqué l acte, laissé une demande de rançon ?

Tant de questions en suspens. Elle regarde d un air sombre l arbre auquel on la destine, se degage d un mouvement brusque, se laissant tomber pres du feu, comme on s echoue. La faiblesse elle est là, subitement.
A jeun depuis quand ? Elle ne sait plus. Mais si la faim est muette, la gorge est seche.

Wiatt est pleine de ressources mais pas surhumaine. Journée de chevauchée, elle a jeté ses dernieres forces dans cette tentative d evasion, follement opportuniste. Mais il s en est fallu de peu...
Elle dit d une voix lasse empreinte de resignation, son regard se posant plus precisement sur le Samael.

Pas la peine de me lier à un tronc. Vous ne voyez pas mes chevilles ?
Où voulez vous que j aille, mon cheval s est envolé et les autres sont hors d atteinte.
Vous ne voyez pas que je suis epuisée ?
Vous savez sans doute quel a été mon parcours hein ?
Vous ne pouvez pas l ignorer, puisque probablement vous m avez pisté...
Me laisser encore liée, sang figé dans les membres, une nuit, je risque fort d etre malade, vous seriez bien avancé avec un poid mort...

De fait, elle montre rapidement les echymoses, douloureuses.
Elle a tant tiré dessus, forçant avec desespoir...
Elle reprend, ton neutre, passant ses mains entravées sur son front. Avant tout se ressourcer un peu. Sur ses levres gout de sang, ecoeurant, elle s essuie, geste lent. Une similitude pleine de contrastes s impose, la ramene a d autres lieux un court instant. Passe un visage. Les flammes dansantes la ramenent.

J ai soif, c est possible cela ?

______________________________________________________________________

SAMAEL

Ayant entendu Maelchon dire d'attacher la jeune prisonnière enhardie, Samaël était allé chercher du cordage dans la besace de son cheval, toujours être paré, cela allait de soi.
Amusé, il regardait les deux prétentieux se quereller pour pas grand chose, pour une pointe d'orgueil, il souriait en secouant la tête devant l'image qu'il renvoyait à leur captive.

Une voix le sortit de ses réfléxions lui faisant tourner la tête cheveux dans le vent, il la vit, elle lui demandait de bouger ses fesses, souvenir fugace du doux moment quoique bestial plus tôt dans la soirée, esprit qui s'embrouille.
Samaël toussote et secoue son crane pour chasser ses images qui n'ont pas leur place pour le moment, se dirige vers Ivy...
La jolie blonde repousse sa maratre d'un instant et s'effondre au sol, exténuée, presque abattue somme toute apparence, mais méfiance, elle a prouvé qu'elle n'etait pas douce colombe précédemment.
Tandis qu'il s'approche cordage à la main, il apercoit les chevaux s'emballer, Willow les retenant avec difficulté, essayant d'éviter de se faire fracasser le crane et l'étalon noir qui détalle à toutes jambes.

Décidément...

Samaël passe la corde a une haute branche pour attacher la captive, cette dernière l'interpelle, limite plaintive, elle est à bout de force, probablement faim et soif, elle plaide sa cause en parlant d'un poid mort à transporter.
Samaël grimace, elle a raison la jolie poupée blonde, elle montre ses ecchymoses dévoilant sa peau fine et sans doute fort douce, l'oeil de Sam pétille, il s'agenouille près d'elle.

Elle demande de l'eau d'une voix calme, il tend le bras vers une gourde à proximité sans la quitter des yeux, l'ouvres et lui porte aux lèvres en lui souriant, presque rassurant.

Bien sure que c'est possible, je ne suis pas un sauvage tout de même.

Délicatement, il rabat l'étoffe pour masquer les bleus et la peau de la jeune femme en arborant un rictus bienfaisant, il lui fait un clin d'oeil.

Vous ne devriez pas vous dévoiler ainsi, ce n'est guère prudent ma chère, des idées peu enclines à vous plaire pourrais traverser l'esprit de certains.
Faites attention à vous.

De l'eau sur un chiffon à côté du feu, il avance sa main en direction du poitrail et s'arrete en regardant la demoiselle, toujours souriant, les sourcils haussés et le regard interrogateur désignant la blessure faite par Maelchon.

Vous permettez ?
Il serait dommage que cela s'infecte et vous laisse une marque.

______________________________________________________________________

EAU DOUCE

Eau douce avait su, dès que l’homme blond avait figé son geste, qu’elle avait perdu toute possibilité de fuite. Dans la soudaine raideur de sa nuque et dans sa fausse nonchalance quand il s’était relevé de ses ablutions, elle avait perçu l’instinct de survie éveillé et puissant d’un fauve aux aguets. Inutile de se cacher plus longtemps. Elle sortit du buisson lentement, sans geste brusque, les mains vides et bien visibles.

Le coutelas qui avait trahi sa présence pendait à la ceinture de fines lanières tressées qui enserrait sa tunique à la taille. Une petite bourse bien légère et bien plate, un collier de perles de bois et de colifichets sans valeur et des bottes de cuir souple fortement usées complétaient sa tenue. Elle se tenait, droite et sereine, soutenant son regard sans arrogance. Il allait lui demander ce qu’elle faisait là. Elle prit les devants :

-J’étais ici avant votre arrivée et celle de vos compagnons. Inutile, je pense, d’expliquer pourquoi une femme seule pense d’abord à se cacher avant de sociabiliser avec des inconnus en temps de guerre.

Les chevaux s’emballèrent, mais il resta concentré sur elle. Sous la lumière oblique du feu lointain qui accrochait des reflets dans ses yeux, elle le vit la détailler des pieds à la tête, et son regard pesa un instant sur sa poitrine. Elle respira profondément et s’efforça de calmer sa peur et les fabulations prématurées de son esprit. Une chouette hulula dans le lointain : l’obscurité croissante l’autorisait à commencer sa chasse nocturne. La nature suivait son cours, peu importait les actes barbares commis par les hommes.

Eau douce croisa les mains sur son cœur et dit doucement, ses yeux courageusement rivés aux siens :

-Il devra cesser de battre un jour, mais si je devais choisir, je préférerais que ce moment ne soit pas encore venu.

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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:05

WYATT

Pres du feu, bivouac


Au dela les bosquets un face à face s engage, qui echappe au campeurs improvisés. Peut etre l eau douce, se revelera t elle comme la nature la veut. Insaisissable. Si Wiatt savait, elle lui souhaiterait de tout coeur....

Presentement, elle trouve un repit, un sol stable et de quoi boire. Mistral a vraiment disparu.
Elle a suivi le lancer de la corde dans une haute branche, simultanement à sa plaidoierie precedente.
Malgré tout, il semble qu on ne soit pas insensible aux mots de bon sens.

Le Samael s approche alors, s agenouille calmement. Il sourit.
Presqu humain dans l attitude...Se pourrait il que... ? Il ne soit pas comme les autres ?
Elocution aisée, posée, une certaine education se devine. Il est des etres ainsi, qui ne se deparent pas du vernis de la distinction... C est inné...
Wiatt le regarde, l oeil est petillant, les siens accusent la surprise mais aussi la fatigue. Il accede à sa demande, elle respire avec plus de facilité dejà. Soulagement sans doute. La treve se poursuit.
Citation :
Bien sur que c'est possible, je ne suis pas un sauvage tout de même

Calme. Wiatt en a tant besoin. Tout chez elle, jusqu à la façon dont elle boit la gourde presentée, le clame.
La secheresse s evapore, l eau est fraiche, pure. Elle avait anticipé un peu une brulure potentielle. Mais non, de l eau, pas d alcool.
Elle boit doucement quelques gorgées, ne le quittant pas des yeux.
Puis soif etanchée, la gourde s envole. Pas ingrate, reconnaissante meme, elle lui repond.

Merci...Seriez vous donc... different d eux ?

Sur le dernier mot, l etoffe de sa jupe est delicatement rabatue, voilant une cheville endolorie.
Elle a perdu souliers, forcement, durant la course de Rohan à ce lieu...Jetée en travers de selle, ils doivent trainer sur le chemin emprunté. Jolis souliers de cuir souple, luxueuse facture.
Materialiste Wiatt ? Non. Jamais.
Un clin d oeil sur une nouvelle ebauche de sourire, dont le qualificatif...Bienfaisant, reconfortant ? Elle soupire, la tension qui la crispe, visiblement se relache un peu. Prisonniere oui, mais apparement des conditions de captivité quis améliorent. Pas de menaces en surplus. Juste une affaire financiere à traiter tout au plus. Pratique courante de fait. Meme si...De toute façon ce genre d ennuis tombent toujours mal, pas de moment propices. Son pere...Juste esperer que tout se termine bien, peut etre meme sera t il detourné de ses projets, de cette guerre, de l issue fatale qu elle pressent. La bretagne est un bourbier.
Il reprend ton conciliant presque paternel, comme plein de bonnes intentions assurement. Sages conseils. Wiatt ecoute avec interet.
Citation :
Vous ne devriez pas vous dévoiler ainsi, ce n'est guère prudent ma chère, des idées peu enclines à vous plaire pourrais traverser l'esprit de certains.
Faites attention à vous.

Il accompagne ses paroles, presentant un chiffon imbibé d eau. Pause. Il solicite la permission de la soigner. Maudit manteau qui a encore glissé, devoilant un peu de peau blanche, mordorée et l ecorchure etoilée.
Citation :
Vous permettez ?
Il serait dommage que cela s'infecte et vous laisse une marque.

Elle lui sourit en retour. Passer un baume là, à cet endroit ?
Il faut dire que la marque est on ne peut plus placée, juste sur le coeur...La sollicitude affichée est inattendue, forcement. Reponse. Voix confidente, doux apparté, presque chuchoté.

L esprit de certains semblent en effet traversé d odieux projets...
J ai le coeur en sursis dejà.

Elle soupire encore, secouant legerement la tete, commiseration affichée, derision pour elle meme.

Faire attention à moi ?
Ma situation presente...laisse a croire que je veille bien mal sur ma personne...N est ce pas ?

Elle reprend, plus bas encore. Hesitation dans la voix.

Peut etre.... pourriez vous...palier a cette defaillance ?
Et faire en sorte que...je garde mon coeur...Le temps que...cet enlevement prenne fin. A t on laissé demande de rançon la bas ?
Des consignes ?

Les prunelles le fixent toujours, transparence trouble...
Un sourire, oh un peu pale, un peu timide oui. Les circonstances s y pretent si peu. Wiatt n est pas une evaporée, ni une inconsciente.
Alors que la cruauté la rebute, une certaine compassion, le respect peut etre. Voir aussi eventuellement un froid et professionnel detachement.
Oui le respect de l ennemi qui a gagné une bataille et ne cherche pas à prouver dans le debordement, une superiorité.
Si vain, si inutile. Tout cela peut trouver le chemin de son esprit, plus encline au dialogue dejà.
La preuve.
Sagement, elle met en pratique ses conseils avisés, ses mains liées remontent vers le tissu indecent, le referme sur la naissance ronde et ferme d un sein pudique.
Elle lui designe du menton les vestiges ecorchés d anciens liens.
Ses chevilles, fines et blessées à nouveau devoilées.

Je crains plus pour ses blessures ci. Infirmiere je suis. Cela me brule, annonçant le vif argent, d une humeur. C est tout pres des veines, par là entre le mal et la fievre. Auriez vous de l alcool ?

Le feu crepite tout pres, la nuit est tombée. Wiatt, attend la reponse, etouffant un baillement, l observant plus en detail. En effet, quelques soins seraient salutaires...


_______________________________________________________________________

MAELCHON

Dans l'ombre de la grange, près de l'étang

Une sombre beauté sortit du buisson prudemment, elle ne faisait aucun geste suspicieux. C’était une jeunette au corps finement sculpté, de longs cheveux bruns tombaient en cascade sur ses épaules. Il essaya de percevoir ses yeux, leurs couleurs, mais l’obscurité fit obstruction à sa quête. Il murmura pour lui-même :

Aristote… vil tentateur… tu es joueur…

Son sourire s’écarquilla alors qu’elle soutenait son regard, tout en restant amène et elle prit la parole. Il l’écouta, son sourire de prédateur s’accentuant doucement.
Les chevaux s’emballèrent, même pas capable de tenir la bride de quelques chevaux. Il ne la lâchait pas des yeux, son regard descendit lentement sur elle et s’arrêta sur sa poitrine, sûrement jolie, mais il n’y voyait que son cœur qui battait dans sa cage thoracique. S’emballant légèrement à n’en pas douter, même si elle affichait un calme des plus impressionnants. Elle parla à nouveau et de son cœur en plus, le sourire de Maelchon se mua, légèrement amusé.

Tu es courageuse et pleine d’humour, petite… tu t’appelles ? Pour ton cœur…, je verrais plus tard et je serais seul juge… mais tu me donnes déjà envie de te goûter…
Vois-tu ? Je crains que tu ne puisses repartir… tu aurais dû rester immobile.

Il tendit la main et prit le coutelas et le regarda avec intérêt, il passa le doigt sur la lame bien aiguisée et le mit à sa ceinture.

Je te prends ça… tu n’en as plus besoin, tu es d’accord avec moi ? Et…

Il lui saisit une main et l’attira à lui et la fouilla fermement. Il n’avait que faire de palper une femme, pas dans ces conditions. Il aimait faire les choses bien, toutes les choses, c’était un passionné, et lorsqu’il se prenait de passion, rien ne l’arrêtait.
Une fois certain qu’elle n’avait plus rien à cacher, il lui demanda pour la forme :

Tu ne caches rien, j’espère… tu ne ferais que me faire prendre une plus rapide décision.

_______________________________________________________________________

WILLOW

Agacée, enervée par l'arrogance de Maelchon, Willow prefera s'éloigner, certains de ses propos étaient justes, certains seulement... Ne portait le nom de patron que celui qui remplissait sa bourse gracement, pour le reste, ni dieu, ni maître...
Comme lui, ne lui en déplaise... A bien y réflechir ils se ressemblaient sans doute plus qu'elle n'était prete à l'admettre, comme lui sans doute...
Mais menacer son compagnon en plus de la prendre de haut, il s'y prenait de la mauvaise manière et y allait fort... trop fort...

Encore furibonde, elle tirait sur les chevaux avec rage, ne menageant nullement les pauvres bêtes quand à la tension qu'exercait le mors sur la commissure de leurs lèvres...
La teigne de cheval de la petite peste commenca à pinailler, nerveux, avant de se cabrer comme un diable, fendant l'air de ses membres, menacants, dangereux.

Surprise, Willow vit arriver sur elle un sabot à toute allure...
Douleur intense dans le poitrail, un second sabot s'apprete à s'abattre sur sa personne, se protégeant de son bras, elle relache les brides...
Pas de coup... Bruit de galop... Les chevaux s'éparpillent dans le champ proche, exception faite de l'étalon noir qui file à toute allure....

A terre, la main sur sa poitrine, Willow suffoque, essaie de reprendre son souffle coupé par le choc puissant de ce cheval en furie... péniblement elle se redresse et parvient à s'assoier, rageusement elle empoigne l'herbe la serrant de toutes ses forces se mettant à grommeler pour elle même.

Saleté de bestiole... Il n'y a que toi de... ???


Inquiète, Willow scrute autour d'elle, où est-il ?
Son compagnon reptilien a disparu, tout mais pas ça, pas son serpent, avec les herbes hautes elle ne distingue pas Spyke...
Se redressant d'un bond, outrepassant la torture que lui fait endurer le coup porté par le cheval, elle emet un sifflement sourd pour appeller son compagnon.

Bon sang Spyke, c'est franchement pas le moment...


Debout, elle entend Maelchon qui parle vers la grange mais ne perçoit personne avec l'obscurité et la distance, haussement de sourcil, sourire esquissé...

Le voila qui se met à parler tout seul...


De l'autre côté, les trois autres... et Samaël qui joue les jolis coeurs, soupir, haussement d'épaules... Willow rattrape les trois chevaux à proximité, le quatrième est plus vers Maelchon.

Il s'en chargera après tout, enfin dès qu'il aura fini de converser avec lui-même...
songe t-elle en souriant.

Les montures rattrapées, elle se dirige enfin vers le feu de camp et les autres, d'un pas non-chalant en guettant un signe de son reptile, sans succès.
Arrivée à proximité du groupe, elle aperçoit Samaël à genoux aux pieds de l'héritière, Willow l'entend demander des soins, et puis quoi encore !!!
Secouant la tête, elle attache solidement les chevaux à un arbre opposé à celui destiné à la demoiselle, on ne sait jamais.

Dis donc c'est une vraie furie ton étalon ma jolie... Pire que toi si c'est possible !!!
lance t-elle à la jeune femme.

Tu te prend pour une infirmière Sam ? [/COLOR][/B] rit-elle sarcastique.

Bon on fait quoi on do...

Willow stoppe net en disant à voix basse à Wiatt.

Ne bouges plus... Pas un cil...

Son bébé est là, dressé derrière la gamine, prêt à mordre... Willow s'approche et enjambe la prisonnière, à califourchon sur elle à présent.

Suis le mouvement de mon corps... couches toi... maintenant !!!
lui murmure t-elle en se plaquant contre elle, l'obligeant à faire ce qu'elle vient de lui ordonner.

Le reptile désapointé du changement de proie, relache sa position d'attaque et revient paisiblement s'enrouler autour du cou de Willow, en serpentant sur le cou de la blonde immobile.
Willow ferme les yeux et pousse un soupir de soulagement, posant ses mains au sol, redressant le haut de son corps pour enfin diriger son regard vers la peste entre ses cuisses.

Il s'en est fallu de peu ma jolie !!!


_______________________________________________________________________

IVY

Ivy était là. tenant la saleté de petite peste entre ses mains au moment où Samael s'approcha enfin, la gamine se dégaga brusquement sans qu'elle n'ai le temps de la reprendre.

Elle ragait intérieusement, ca commencait à bien faire. Elle venait de lui dire de rester tranquille. Elle allait pas faire long feu si elle continuait comme ca.

La voilà qui suppliait le bourreau des coeurs maintenant de lui donner à boire et de la soigner. Elle se rapprocha d'eux un peu, restant toujours derrière elle, au cas au madame déciderait de leur fausser gentilment compagnie encore une fois.

Samael sorti sa voix aguicheuse et lui offrit tout ce qu'elle demandait.. Faites comme si j'étais pas là vous deux... Pfff...

Ivy voyait déjà les multiples sévices qu'elle lui ferait si elle en avait la moindre petite chance. Mais '' IL '' avait dit pas touche... Décidément elle en venait à le détester en ce moment .

En pleine rage elle ne vit, ni n'entendit le petit animal de compagnie de son amie se glisser entre ses jambes jusque dans le dos de la prisonnière.

Parcontre c'est une des première chose que Willow vit à son retour après avoir dissimulée un peu plus convenablement les cheveaux. Elle sauva la peste d'une mort certaine...

Ivy, sourire aux lèvres, pas mécontente de tout cette petite mascarade rejoignit le trio.

Dommage Willow t'aurais du la laisser crevée cette garce.. tu sais un accident arrive très vite dans les parages.

En disant ces paroles elle toisa les yeux de la jeune captive, empli de promesses quant à son futur si on la laissait trop longtemps en sa compagnie ..

Et toi Sam, t'as fini de jouer l'esclave personnel de madame, on peux s'y remettre maintenant pour l'attacher ou tu te porte garrant d'elle toute la nuit ?

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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:06

SAMAEL

lle demandait des soins pour ses chevilles après avoir recouvert son sein légèrement dévoilé, il esquissa un sourire lorsqu'elle se mit à parler d'alcool.

Oui je suppose qu'il doit y avoir un truc dans le genre par ici.

Willow revint alors qu'Ivy s'était posté dans le dos de la jolie captive, la fleur empoisonnée avait l'air mécontente de l'attention qu'il portait à la jeune fille, s'excusant faussement d'être là.
Regard en coin, Samaël redressa la tête vers la guerrière un rictus fort expressif sur le visage.

Ivy, le piquant est une qualité chez vous ma chère, mais soigner la captive sera plus profitable que de la laisser mourrir d'une infection ou quelque chose de ce genre... Vous ne croyez pas ?

Dirigeant de nouveau son regard vers la jeune demoiselle, il lui sourit en haussant les sourcils, murmurant à voix basse, riant presque, juste pour eux deux.

Le jalousie... Quel vilain défaut...

Willow revint enfin attachant les chevaux échappés plus tôt, elle s'approcha d'eux commençant déjà à vociférer contre la petite, Samaël commençait à soupirer quand il vit la femme serpent fondre sur la captive en lui disant de ne plus bouger.
Mais qu'est-ce qui lui prend le maître a dit pas de bobos, et vaut mieux pas lui désobéir à lui.
Quelques secondes et un serpent s'enroule autour du cou de Willow, Samaël a compris, comme quoi elle n'est pas si stupide qu'elle en a l'air la mégère.

Ivy aurait préféré la voir morte la captive, pas bien étonnant, elle a l'air de mal supporter une quelconque concurrence à priori, elle s'enerve et le houspille d'un ton autoritaire.
Samaël commence à en avoir assez de cette nympho qui se croit tout permis, et tout acquis, il la regarde de haut en bas d'un regard froid et dédaigneux avant de lui sourire et de lui repondre sur un ton moqueur.

Où as -tu vu un esclave, je n'en vois pas moi ! Un homme plus civilisé que la plupart d'entre vous certes...
Mourrante, elle ne nous sera pas facile à transporter, et vu votre réaction dans le bois du manoir, ma chère, je doute que vous vouliez courroucer le maître... Me tromperais-je ?

Satisfait d'avoir piquer où le bas blesse, Samaël se penche ouvrant son long manteau d'où il sort une flasque, la tendant à la jeune captive.

C'est un alcool fort mais je ne sais si cela pourra apaiser vos plaies, je n'ai que peu de connaissances sur ce genre d'écorchures, vous auriez été tailladé j'aurais su mais là...

Restant accroupi aupres de la jeune femme contre les deux suréxcitées, comme pour la protéger de griffures ou morsures des deux vipères, il se redressa un peu, toujours les jambes pliées, mains sur les cuisses, et s'adressa à ses compagnes de route.

Bon ca donne quoi la suite, vous savez ou pas... Et Maelchon, il est passé où ?
Et euh... Pour la demoiselle, j'en discuterais avec Maelchon mais je pense pas que ce soit judicieux de la suspendre à un arbre.
Je veillerais sur elle si il le faut, comme le dis la "douce" Ivy, je ferais le garde chiomme...
Je vois ça avec le blondinet à son retour, si il est d'accord, je l'attacherais à moi le temps de passer la nuit !

Baissant la tête vers la captive, il lui sourit et lui murmura.

Si cela vous convient... Sinon ce sera l'arbre...


_______________________________________________________________________

EAU DOUCE

L’homme lui souriait toujours, mais pas de ce sourire franc qui vous réchauffe le cœur et fait promesse d’une communion sincère. Dommage, car le sourire était un puissant et précieux moyen d’entrer en contact avec autrui, quand il n’était pas dénaturé. Une pointe d’amusement authentique s’y glissa cependant quand Eau douce lui fit la remarque sur le fait qu’il la tue là, maintenant. Mais elle ne faisait pas d’humour, elle était tout à fait sérieuse. Elle n’avait aucunement peur de mourir, le grand passage n’était pas à craindre, même si elle voulait en repousser l’échéance. Mais de souffrir, oui, elle avait une peur immense.

Son nom? Elle en avait bien un inscrit sur un registre quelque part, mais il y avait si longtemps qu’on l’appelait autrement… Elle ne répondit pas, certaine que son prénom ne l’intéressait pas vraiment, car déjà il proférait des menaces et la déclarait prisonnière. Ainsi soit-il, s’il y avait une leçon à tirer de ce cheminement du destin, il fallait l’assumer. Elle soupira.

Il lui prit son coutelas. C’était ce qu’elle possédait de plus précieux. Elle observa la poignée de bois gravée et à présent usée tourner dans sa main. Quand il le passa à sa ceinture, elle laissa échapper un autre soupir las :

-Si je survis à notre rencontre, vous me rendrez le couteau? Il a appartenu à mon grand-père, et c’est aussi un outil essentiel pour survivre et se nourrir.

Il la tira à lui et elle trébucha, allant buter contre son torse sans pouvoir retenir un cri de surprise. Elle retrouva son équilibre tandis qu’il la fouillait méthodiquement. Elle se laissa palper sans broncher, elle n’avait rien à cacher. Elle tendit sa besace qu’il se contenta de soupeser et de tâter soigneusement. Elle ne contenait que des linges, du savon, de la corde, des racines, des herbes et une galette de maïs qui devait à présent être égrainée étant donné le traitement qu’il venait de faire subir à son maigre bagage.

Il lui rendit ses effets personnels et, la faisant passer devant lui, la poussa vers le feu. Elle entra dans le cercle de lumière et se laissa tomber sans un mot sur le sol, consciente de tous les regards posés sur elle. Elle ne croisa sciemment que celui de la blonde prisonnière et lui sourit.

_______________________________________________________________________

MAELCHON

Lorsqu’elle fut près de lui, il avait senti son odeur, mêlée à celle de la nature. Elle semblait vivre en ermite, ou quelque chose d’approchant.
Elle ne le quittait pas des yeux, il aimait que l’on ne baisse pas les yeux devant lui. Sans pour autant être arrogante, elle était fière, elle l’amusait, oui et l’intéressait aussi. Elles sont rares à se promener seules sur les routes, peut-être fuit-elle quelque chose ? Il le découvrirait, que ce soit en parlant ou en la dévorant. Il n’avait pas pris sa décision encore.

Là ! Toute proche de lui, il ressentait sa peur, il lui semblait entendre les puissants battements de son cœur dans sa poitrine. Il devait être délicieux, empli de cette saveur de la nature…

À son regard sur la lame, il sut qu’elle lui était importante. Son grand-père ? Il lui sourit et, tout en vérifiant le contenu de la besace répondit sincèrement, sans mensonge aucun, et pour cause, il détestait le mensonge.

Si tu survis, je te le rendrais… et si tu dois mourir… c’est cette lame qui travaillera !

Il lui tendit son sac, sa voix grave lui demanda :

Je crois t’avoir demandé ton nom… ou tu préfères que je t’en trouve un ? C’est par ici…

Il attrapa la bride d’un cheval et le ramena alors qu’il la poussait doucement vers le feu.
Les autres se chamaillaient toujours. Il sourit en les entendant, se demandant, qu’elles étaient les chances de survie de la Damoiselle Wiatt avec ses deux furies.
L’inconnue se laissa tomber dans la lumière, la lumière du feu trouait l’obscurité, créant comme un mur protecteur autour d’eux.
Il resta debout derrière la fille :

Vous voulez passer la nuit là on dirait… comme vous voudrez…

Il alla chercher une sacoche de son cheval et en sortit un morceau de viande cuite et une gourde, ainsi qu’une écuelle. Il coupa la hâtelette en trois et en tendit un morceau aux prisonnières et dévora le troisième en silence. Restant aux côtés de la fille, surveillant les échanges possibles entre les deux prisonnières…


_______________________________________________________________________

THANOS

Quelle équipe de bras cassé ils faisaient ! Comment finirait cette mission ? Y aurait-il des survivants ? Espérons qu’une certaine « harmonie » se ferait en cas de coup dur.

Non, en faite, il n’y avait qu’un problème, Willow ! Cette fille était tellement susceptible et tellement peu sur d’elle, qu’elle cherchait à s’imposer pas la forte à chaque réflexion.

Secouant la tête, Thanos se demanda comment elle avait pu vivre aussi longtemps. Heureusement pour elle, il arrivait encore à maîtriser Nino, mais sa voix se faisait de plus en plus pressente dans l’esprit de Thanos.
C’était comme un martèlement, une phrase que se répétait sans cesse, et qui disait : « Laisse moi lui trancher la gorge et manger son serpent »
Retournant à la réalité, Thanos en profita pour réalimenter le feu en bois, tout était redevenu calme. Wiatt était maîtrisé et faisait de l’œil à Sam sous le regard vigilant d’Ivy, Willow avait retrouvé son serpent et Maelchon c’était trouvé un nouveau jouet, qui pour l’instant ne posait pas trop de problème.

Voyant que Maelchon prenait son repas en compagnie des prisonnières, Thanos se dit que manger un peu ne serait pas du luxe. Il prit donc un bout de pain, de la viande et un peu de vin qu’il avait mis dans une de ses gourdes.

S’assaillant pour manger, il regarda attentivement les faits et gestes de ces compagnons de galère. S’attardant particulièrement sur Willow et Maelchon qui s’emblais à première vue les plus instable. En pensant que top ou tard, ces deux là finiraient par s’entretuer, mission ou pas…
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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:07

LUCIFER L'ENCAPUCHONNE

Il était là. Pas très loin mais évidement pas assez près pour observer les occupant de se camps improvisé. Un homme, plutôt grand se tenait à coté de lui. Plutôt stoïque, le visage courbé son menton posé sur son torse. Comme abattu. Pourtant debout et silencieux. Lucifer lui avait administrer une trop forte dose. Il le savait. Mais le but n’était pas qu’il survive. Ses « talent » de persuasion avaient été très utile pour débusquer cet esprit faible, qui bavait à présent sur son col de chemise. Il avait portait une fourche, simple paysan, les cheveux bruns, une odeur de purin. Lucifer pesta, il n’avait point l’habitude de se coltiner de si étrange compagnie. Mais il avait besoin de bras. Il fumait sa pipe lui, tranquillement adossé à un arbre. Son cheval, Sylphaël, en train de brouter nonchalamment sur la plaine adjacente.

Il réfléchissait, huilant son plan dans les moindres détails… La nuit était bien tombée, et il était l’heure de se mettre en branle. Sans ménagement il empoigna sa victime.

-Tu n’en es pas digne. As-tu compris… ? Tu n’en es pas digne.

L’homme hocha la tête s’échappa du regard vert qui le fouillait avec cette indolence suprême et gémis sous l’impact.

Non… Pas digne… Non ….Je n’en suis pas Digne.

Le masque passa devant son regard, il ne voyait plus rien que ses yeux qui le transperçaient de part en part, fouillant son âme. Il respira à grande bouffée…

Il se rappelait les cheveux blonds, la bouche d’un rose pâle comme la fleur qui poussait dans le jardin du voisin. Il se rappelle le myosotis de ses yeux, la chaleur de sa voix … Il se souvient.

Pas digne.

Il réajuste sa cape. Tremblant, installe convenablement et avec geste précaution se voit hisser sur le cheval… Sans comprendre. Le cheval fait une embardée, coupe à travers la route pour arrivés devant un camps…le feu luit, étincelle sur son masque, l’apparente noirceur de son âme, le cheval se cabre. Il s’agite.

Il était sur un cheval noir, filant vers le camp. Il avait l’œil incertain, Il n’en était pas digne. Il lui avait dit et Il le savait. Il savait tout. 7. Tête vers le ciel pieds bien encré dans le sol… Jusqu’en enfer. Il voit du monde. Mais il ne regarde qu’Elle. Non. Il n’en est pas digne. Blonde comme un champs de blé juste avant les semailles. Le cheval se cabre la, devant le feu. Il a filé la. En travers. Avec énergie. Et le cheval à mal. Mal. Mal.

Il rit. Froid. Faux. Il rit l’indigne. Il doit. Ils l’ont vu. Tous. Le masque de bois poli. Et les yeux. Vert. Comme le Diable.

Je vous tuerai ! Tous. Tous. Tous. Vous n’en êtes pas digne !

La voix grave ricochait de part en part. Il sauta de cheval.

CLAC !

Le cheval s’en va, laissant l’homme seul, avec sa verve et son épée pour seule arme. Il court vers l’homme devant lui… Ne se souciant ni des autres femmes, ni du serpent, ni de l'air belliqueux de l'homme.

La folie permet tout.

NON…TU N’EN ES PAS DIGNE. 7 ! 7 ! 7 !

Ils n’auront pas sa Sarah.

L'autre ombre incertaine, profitait du tumulte pour se glisser vers eux.

_______________________________________________________________________

WILLOW

Près du feu, bivouac

Confortablement installée sur le corps de l'héritière, Willow aurait presque rit de la situation, mais en l'occurence il n'y avait pas de quoi rire, à un cheveu près ils la perdaient et par sa faute, et elle ne supportait pas l'échec.
Le joli coeur demanda où était Maelchon, et soumit une autre option quand aux conditions de captivité de la gamine pour la nuit...

Lentement, Willow se redressa, passant une jambe par dessus la peste, avant de prendre appui sur ses pieds pour se relever plus rapidement.
Douleur... Grimace non dissimulable... Gémissement étouffé... Elle avait oublié le coup de l'étalon noir sur son poitrail qui lui revenait là bien en mémoire...
Essayant de retrouver de l'aplomb, elle posa sa main sur son coeur en pressant fortement avant de répondre à Samaël sur un ton presque doux.

Honnetement je l'ignores Sammy... enfin Samaël je veux dire...
Je ne sais pas où est Maelchon, j'ai cru l'entendre vers la grange mais sans grande certitude, quand à l'attacher ou pas la demoiselle, tu verras avec lui, ça vaut mieux...

Willow s'appretait à s'éloigner du groupe pour aller hurler en silence, quand Maelchon revint avec une autre jeune femme, différente, presque attirante de part son naturel, elle ne semblait pas bien vieille non plus celle-ci.
Décontenancée de l'arrivée d'une nouvelle prisonnière, elle ne pipa mot et se contenta d'un regard interrogateur vers celui qui venait de la ramener sans plus d'explications pour ses compagnons.

Tout le monde avait l'air de vouloir rester muet et de se sustenter, bonne idée, Willow se dirigea donc vers son cheval pour fouiller ses besaces d'où elle sortit un morceau de viande séchée et quelques fruits secs, caressant son étalon, elle décrocha une gourde d'eau et se rapprocha des autres pour s'installer avec eux près du feu.

A peine le temps d'ouvrir sa flasque qu'un inconnu fonce sur le campement avec un étalon noir, possiblement celui de Wiatt, Willow lache sa gourde de stupéfaction, l'eau se répandant lentement au sol...
Vivement elle se releve, les yeux grands ouverts se demandant ce qui se passe alors que l'étranger, juché sur son destrier, vocifère à tout rompre, qu'ils ne sont pas dignes, avant d'en prendre plus particulièrement un à partie.
Reprenant ses esprits et essayant d'analyser la situation, elle ne peut s'empecher de lancer sur un ton inhabituel, en saisissant l'arme crochée à son côté, plus que méfiante.

Mais qu'est-ce que c'est que cette mascarade ???? C'est qui ce dingue ?????

_______________________________________________________________________

EAU DOUCE

Eau douce ferma les yeux sous le coup de l’émotion : si elle devait mourir, ce serait par la lame de son aïeul. L’homme avait l’humour cinglant… non… il ne blaguait pas, il disait la vérité, elle le sentait. Elle eut une pensée pour son grand-père et le remercia secrètement de lui avoir appris l’importance de garder une lame bien affilée. Une tranche émoussée déchirait les chairs…
Elle frissonna à cette pensée et, perturbée, répondit dans un murmure réflexe, l’esprit absent, à la question qui suivit :

-Eau douce… on m’appelle Eau douce…

Elle était entrée dans le cercle de feu et les énergies des autres s’assaillirent soudainement. Rien de paisible, de serein, mais plutôt une vague informe de rancœur, de haine, d’égo mal réprimé… l’horreur! Elle ferma son esprit à tout ce qui n’était pas l’espace sacré de son cœur et respira profondément. Elle retrouva un semblant de calme, mais la présence de l’homme blond pesait lourdement dans son dos, il la tenait à l’œil. Elle sentait son regard sur sa nuque comme s’il y avait posé la main pour la tenir sous sa férule.

Elle accepta avec reconnaissance le morceau de viande offert avec un sourire sincère. On ne rejetait pas la nourriture quand on n’avait aucune idée de la teneur ni du moment du prochain repas. Elle remercia d’un murmure discret la mère terre pour la vie de l’animal sacrifié pour la nourrir et dévora la viande avec appétit en observant les autres. Elle se tenait coite, elle sentait bien qu’il n’en fallait pas beaucoup pour que sa présence soit jugée indésirable.

Son regard tomba sur les restes du cœur humain abandonné sur le sol, fourmillant d’insectes. Elle aurait voulu pouvoir l’enterrer, le retourner à la terre. Mais elle n’osa pas bouger, l’immobilité et le silence lui semblant pour l’instant le meilleur gage de survie. Elle ferma les yeux et pria pour libérer l’âme qui avait été violemment arrachée à son corps.

Un galop furieux la sortit de sa méditation. Elle recula d’instinct pour se protéger du fou hurlant à l’épée levée et percuta l’homme blond qui se tenait tout près.


_______________________________________________________________________

WYATT

Interruption de l echange fragile, observation, on se guette sous couvert.

Dis donc c'est une vraie furie ton étalon ma jolie...
Pire que toi si c'est possible !!!


"Et il t a soigné mon etalon furieux vieille sorciere !"

Blessée à la poitrine..
Mais la verve toujours aussi venimeuse que son accolite.
Tiens...Mais où est il d ailleurs ?
Sourire narquois, ecrasé sous quelques sabots negligeants et furieux ?
Joie presque mauvaise.
Toucher du doigt la haine à l etat pure.
Elle se fige, Wiatt ne comprend pas, mais le ton est different presque inquiet au milieu du sang froid.
Elle bascule, dos au sol.Depourvu et comprehension du danger. Lequel ?
En effet elle ne bouge plus. Arret meme de la respiration. Sale bete.
Elle sent la chose. Rampante, sifflante, faire son chemin sur elle, froid rugeux des ecailles qui se meuvent dans son cou.
Le coeur repart. Larguée les ammarres, briser la digue de la maitrise de soi. Comme tout ce qu elle avancé patiemment avant, preparé avec minutie. Changement de programme instantané.

Treve rompue..

bam bam bam bam....bam bam bam...

Martelement assourdi de sabots, qui s accoissent. Dame serpent se leve, s eloigne sur une note acide, inspiration legere. Un poid comprimant s evapore.
Le ballet confus commence, les acteurs se meuvent. Revient le boucher. Accompagné. Enfin la fiole d alcool apparait, sortie d un large manteau.
Se redresser, s en saisir, machinalement ou presque. Illusion. Premeditée.
Le feu luit, les choses s accelerent, se melent, se confondent.
L oiel enregistre les deplacements, quelques mots prononcés d un ton qui se veut anodin, presque rassurant. Mais elle l a vu venir de loin, elle sait ce que cache cette gentilesse, oh oui elle le sait. L intention sous le VERNIS.
Elle ne peut que saisir le choix ambigu qui lui est laissé.
L arbre...

Un morceau de viande qu elle dedaigne. Rien venant de lui.
Defiance. Avec le soupçon d un morceau d organe humaine cuit.
L autre homme s est assis, il mange l attention porté vers deux de ses comperes. Inattentif peut etre à elle.
Martellements qui s approchent, coupent court à toute reflexion approfondies, laissant reparties en suspens.
La nouvelle, les regards s effleurent.
Qui ? Certitude, compagnes de galere...Affinité instantanée.

Et le dechainement soudain.
Un cheval emballé, au dessus du feu, hennissement d une brulure aux jarrets. Assise Wiatt a VU. Frolement d un sabot. Etincelles, l air est brassé, odeur de purin.
Elle s est jetée sur le coté, roulant au sol encore.
Mais n a vu que cela.
Le masque. Qui occulte tout le reste. Blanc. Alors que l arrivant comme sorti d un cauchemard touche le sol, le cheval affolé, echaudé au moins repart.

La confusion, le saisissement, tombent sur le camps. Un court instant de flottement, tenu comme ceux qui precedent le reflexe, la reaction.
Agité, menaçant, fou, propos incoherents, menaçants. Une épee.
Il charge. Vers eux, vers elle, mais plus directement vers le Samael accroupit à ses cotés. Mais elle ne voit que cela.
Un masque blanc qui fonce epée au clair dans sa direction, fou furieux.
Comme mue par un ressort, au coeur de cet instant de saisissement general, elle se redresse.
Yvi, la megere, jalousie inutile...Wiatt n est pas une evaporé, meme si là, elle n est plus qu un elan...

bam bam bam bam bam bam babababababam....

Affolement. L instinct parle. La fuite. Eperdue.
Un hurlement qui lui vrille les tempes deja battantes.
Maelchon percuté par la femme, imprevue, insolite.
Un cri. Mise en garde, ou conseil. Pour ELLE.

Fuyez!!!!!!!!!

Depart. Effroi sur simple constatation. Une diversion brutale, dangereuse. Opportuniste, s en saisir. Surtout ne pas la laisser passer. Clair, net et precis.
Aucune analyse, aucune premeditation, face à elle Yvi, sur son chemin. Le forcené se rapproche.
Pas prevu pour elle mais c est le contenu de la fiole qui s en va aux yeux de cette derniere, l aveuglant, brulant.
L alcool est fort..
Obstacle. Wiatt fonce, irreflechie, pile une seconde, devie, derape, de l epaule la bouscule, la depassse, ne s arrete plus.
Course, course, course...

bam babababambabababam...

Accordés les pas, les battements. Les frondaisons, s y perdre, sy fondre, disparaitre, trouver un couvert.
Derriere un bruit de choc. Sans doute une confrontation.
Quelques secondes eggrenées pour autant de gestes.
Dans l esprit le vide fixé sur une idée envahissante, survie, fuite.
L attitude, oui ce ne st pas le patron qui vient d arriver, comme elle a pensé fugitivement. Non.
En avant, toujours, mal.
Les chevilles souffrent mais ne pas s arreter. Rapide.
Elle court, l orée proche, but à atteindre.

bambambambambambambambambam....
Effrené.

Legere, portée par une panique où le controle n a plus de place, l ombre plus sombre d un arbre, saute. Le sentier atteint, couper.
Branches qui giflent, progresser, en aveugle droit devant. L obscurité l envellope, manteau noir, robe noire. Deuil porté depuis plus d un mois...
Camouflage dans l opaque de la foret qui vient de l avaler.
Elle detale. Le terme n est pas vain. Comme l animal devant l incendie.
Suffoquée, elle continue, contournant parfois un bosquet, s accrochant, rien ne l arrete. Ligne aleatoire. Au delà la parcelle de foret, la plaine, le fleuve et la ville. Son pere, amis...Securité.
Y retourner. Celui qui a deboulé, n est pas LUI. Un autre probable. Le pire. Colere. Colere. Colere.
Incoherence logique. Pourquoi ? comment ?, tout s arrete à la vision entrevue, à l opportunité de fuite qui s est profilée.
Derriere peut etre l echo d une poursuite, Wiatt est eclaireuse.....Elle sait les avancées silencieuses, les brindilles qui craquent, elle sait? Son métier. L ecart est honorable, le bivouac laissé sur place, course toujours....Essouflement, foncer tete baissée, toujours. Continuer.

BAMBAMBAMBAMBAMBAMBAMBAM......

Diapason, avancer toujours. Maintenir l equilibre, ne pas tomber, SURTOUT ne pas choir. Mains liées, perilleux. A trente metres, s acheve la courte pointe de foret à traverser et la plaine, le fleuve...
Qui va vers... la ville en aval, courant en pente...Vite!!! Rien à perdre.
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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:07

IVY

Près du feu

Toujours là à regarder Samaël prendre soin de la captive, il lui jete un regard froid. Ivy ne peut cacher le sourire narquois sur son visage. Il perd son sang froid apparemment. Elle adore ca ! Elle se désintéresse rapidement de leur petit jeu. Elle a eu ce qu'elle cherchait pour le moment.

Elle allait s'assoir un peu plus loin, mais avant d'avoir seulement pensée à bouger voilà Maelchon qui arrive joliment accompagnée. Une autre jeune fleur captive. Hey bien ! Elle ne posa même pas de question, si elle était là surement une bonne raison.

Au moment où elle allait enfin bouger des sabots qui raisonnent. Elle releva la tête des filles et des flammes et vit le cavalier masqué surgit en trombe. Il fonce directement aussitôt pied à terre vers Samael et la blondinette.

Elle crie de fuir. Pas question ! Ivy sortie sa dague de son endroit de prédilection. Elle allait donnée un coup de main lorsque la garce de Maelchon fonca directement sur elle. Ivy sourit, ravie de voir qu'elle aura sa chance finalement. Tout vient à point à qui sait attendre ...

Mais malheureusement la fiole que tient la prisonnière vient se déverser en plein dans son visage avant qu'elle n'ai pu se divertir avec elle.

Ivy surprise allait lacher sa lame pour porter ses mains à ses yeux mais n'en eu pas le temps. Elle est heurtée par la femme qui court d'un coup d'épaule . Elle fent l'air aveuglée de son poignard mais ne sais pas si elle l'a touchée ou pas. Elle bascule dans le vide, ses cheveux imbibés d'alcool trop prêt d'une sourche de chaleur. Ca commence à sentir le roussit...

Elle crie de douleur pour ses yeux, elle ne voit plus rien. De l'eau vite c'est urgent ! Cette petite va lui payer ca... Elle la traquera s'il le faut mais elle se fait la promesse que elle va lui faire un joli visage aussitôt qu'elle en aura l'occassion.

______________________________________________________________________

WYATT

Courir encore, quelques metres et la plaine.
Derriere un etrange combat sans doute.
Une hypothese.
Mais ne retournera pas verifier.
Elle a saisi sa chance, foulées aussi silencieuses que le permet la fuite.
Le couvert des arbres, l obscurité, l odeur de terre humide.
Mais elle ne respire plus que par a coups bref.
Puisant toujours plus loin dans des ressources qui se tarissent.
Ne pas ralentir, forcer encore, ignorer la douleur.
Les muscles à l agonie, tendus par l effort fou.
Elle atteint l 'orée, barriere naturelle, sans preter attention aux bruits alentour. Animaux derangés, bruissements dans les bosquets, toute cette vie invisible voilée par la nuit, branches fauchées, remuées par l elan.
Comme elle n apprehende pas la lente poisse qui impregne sa manche, sous le manteau.
Une souche soudain alors qu elle debouche à decouvert, devier encore pour l eviter. Elle derape, se retablit difficilement, souffle plus court encore, il lui semble que son coeur va exploser.
En bas le fil brillant du fleuve. Elle sait qu il traverse la ville. Une entrée discrete, evitant les patrouilles, la garde bretonne sans doute dejà remise en place apres le depart de l Ost. Meme si la nationalité n est pas ecrite sur le front des passants. Prudence. Oh oui comme elle sera prudente à l avenir. En passe de s assagir...Forcement. La leçon est amere. Marquante.
Risques multipliés dans cette Bretagne en guerre.
Ravisseurs, camps qui s opposent, et le reste...Meme si, certes.
L envie de s arreter un peu, mais non.
Mistral. Mais où est passé ce cheval???
Il la retrouve toujours normalement !!
Elle n ose pas emettre le sifflement. Au cas où...Meme si rien n indique une poursuite.
Ca doit etre une sacrée foire la bas!! Bien fait! Qu il les etripe tous tiens et mieux qu ils s entretuent ca lui rendrait service! Elle ne se pose pas la question de cette arrivée fracassante, de cette presence etonnante, pas le temps. Veut rien savoir d ailleurs!! Tirer un trait, point barre.

Suivre la pente, se laisser porter, jusqu en bas suivre les berges et au moment propice...
Mettre en pratique un peu de bon sens il n est jamais trop tard pour bien faire...Ca oui elle retournera à sa poesie!! Calembredaine avait raison. Oh combien! Mais qu est ce qu elle venue faire dans ce bourbier ???
Pouvait pas rester tranquillement chez elle ?
Non... il fallu encore qu elle s envole!!
Mais si tu veux mourir t avais qu a te jeter du Pont Neuf, hein ?
Pourquoi faire compliqué, boucherie, enlevement et compagnie???

Progressant toujours, dans les herbes hautes, elle se fait la morale, se maudit.
Multirecidiviste! Incorrigible!
Toujouts là où il faudrait pas la Wiatt!!
Bah là, elle va rentrer chez elle, laisser la guerre aux guerriers, la politique aux politiques et tiens!! Elle se mettra meme a la tapisserie!
Ca doit etre passionnant! Si si !! Et des charentaises pour aller avec !
Il sera temps plus tard d etre fiere de cette evasion miraculeuse.
Fini guerre, sang, menaces de mort. Une petite vie bien tranquillou et le premier qui viendra lui parler de Bretagne, ou de piment dans l existence...
Il sera reçu! Les epices c est FINI !!! Vive les retraites dorées et les dimanches peperes!

A mi chemin l ombre d un batiment. Vite!! Vite!!
Elle espere que l autre femme a pu fuir...De toute façon... Pouvait rien pour elle. Trop nombreux. Des malades. Ivres de sang. L idée du sort qu on lui reserve si on la rattrape apres cette fugue, lui redonne de l elan tiens !!
Sans se rendre compte, l allure s etait ralentit, membres lourds, mais vaillament elle repart, poumons en feu, cranes vrombissant et coeur jouant la symphonie des milles percussions. Perseverer à mettre une distance salutaire, retrouver les siens et au mieux encore son cheval!

_______________________________________________________________________

SAMAEL

Prés du feu, bivouac

Les esprits s'apaisent autour du feu alors que chacun est de retour et que Maelchon a ramené une nouvelle beauté, fille de la terre sans nul doute, sauvage peut-etre même, chacun grignotte quelque chose.
La mégère au serpent parle d'un ton plus douceureux, mais qu'est-ce qui lui prend, la douleur ou se serait-elle rendu compte qu'elle n'arriverait à rien en jouant les garces hautaines ?
A voir si ça continue il pourrait la trouver interessante.

Les captives s'effleurent d'un regard, jolie brochette mais l'interet de Samaël reste sur celle qui interesse le maître, l'autre n'est que jouet du blondinet.
Prenant le morceau de viande refusé par Wiatt, Samaël remercie Maelchon, s'éloigner de la captive pour aller chercher de quoi manger l'aurais ennuyé.
Se faisant il s'apprete à lui parler de son intention de surveiller la jeune femme pour lui éviter d'être attachée à un arbre, quand un cheval fou et son cavalier masqué arrive en trombe sur le foyer du bivouac.

Willow hurles au délire, la sauvage tombe sur Maelchon, Ivy en retrait observe et Wiatt roule sur le côté en criant de fuir, à qui ? Pas à eux sans doute...
Le cavalier masqué se fait menaçant, fouettant l'air d'une épée trop longue pour lui qu'il semble bien mal maitrisé, la prudence a toujours maintenu l'ange déchu en vie, lentement il se redresse, pliant un bras qui s'eleve au dessus de sa tete pour attraper le pommeau de son épée placée dans son dos.

L'homme saute de cheval et s'élance sur lui tel un dément en hurlant qu'il n'es pas digne... Samaël ne reflechit pas plus longtemps et tire sur le pommeau saisi extrayant rapidement la longue lame de son arme, qui retombe directement sur l'acier de l'épée de l'homme masqué.
Bruit de métal qui s'entrechoque, son de succion quand l'épée de l'argenté s'enfonce et ressort des vicaires du fou mal armé.

A croire que la folie permet tout, l'homme qui se vide de son sang par la plaie béante continue d'attaquer, encore et toujours...
Le galant laisse place au sanguinaire et, dans un cri de rage, tournoie sur lui même faisant virevolter et flotter les pans de son manteau de cuir, sa crinière suivant le mouvement, avant d'abattre son épée au niveau de la gorge du cinglé qui l'attaque.

Pas digne de quoi ??? Je suis digne de tout !!!

Une phrase, une seule, lancée dans un souffle haletant alors que la tête tranchée nette vient s'échouer au pied du feu, le corps tombant à genoux avant de s'éffondrer dans les flammes du foyer.
Samaël regarde autour de lui, plus de captive, Ivy qui se tord de douleur en se tenant le visage...

La peste !!! Elle s'est fait la malle !!!

Sans dire un mot de plus, Samaël enfourche son étalon en lançant une gourde d'eau à Ivy, manquant de l'assomer avec.

C'est de l'eau ma belle, sers t-en !!!

Elle est partie, il n'a aucune idée du temps qui s'est écoulé pendant son combat, mais elle est à pied, fatiguée, les chevilles blessées, elle ne peut pas etre bien loin...
Samaël talonne son cheval à lui enfoncer les talons dans les flancs, il doit la retrouver, il s'enfonce dans les sous bois en direction du village.

Elle retournera là-bas, son père y est...

Les branchages lui fouettent le visage mais il n'en a cure, si il ne la retrouve pas, ces petites griffures ne seront rien à côté du sort qui les attend.

_______________________________________________________________________

LUCIFER L'ENCAPUCHONNE

Le cheval docile, retrouve son maître légitime pendant que le pantin par à l’encontre du destin que Lucifer avait choisi pour lui. Il monte, le chahut couvre la fuite de sa proie qui comme prévu profite du tohu bohu pour filer. Il la laisse partir devant, file au trot, à couvert…

Pendant qu’il se bat, Albert le paysan ne pense qu’à tuer. Tuer …tuer… tuer. Il voit la blonde, sa blonde Sarah, promise au fils du châtelain voisin.

PAS DIGNE.

Bien sûr qu’il n’en est pas digne. Il sent à peine la lame le transpercer de part en part. Il poursuit son attaque le bras fatigué, mais plein de la folie et de l’ordre imprimé.

PAS DIGNE.

Il hurle ses phrases tandis qu’il tente une fuite vers l’homme…S’il doit mourir qu’il crève de toute manière…

PAS DIGNE.

Lucifer pendant se laps de temps qui n’est pas négligeable, tant s’en peut repère le fleuve. Il voit sa belle courir, à en perdre le souffle. Ils ont pris une belle avance sur le camp… Il espère que sa victime tiens encore le choc quelques minutes.

PAS DIG…

La tête vole. Il ne rêvera plus. Il n’aimera plus. Il ne fera plus jamais rien. Le corps tombe l’épée toujours empoignée dans sa main. Le masque lui, s’enflamme…

La belle se retourne, cheveux aux vents. Elle l’aperçoit…Prête à sauter dans le fleuve… Ses pieds battent l’air. Chopée en plein vol d’une main sûre…. Elle s’accroche a son bras, ascendant du desespoir… Arrêt complet du cheval … Balance du bras, agile elle atterri devant lui… Et il l’agrippe… Comme si…Comme si sa vie en dépendait. Ce qui en toute logique était le cas… Sylphaël file… A eux de profiter de l’avance impartie… Le vrai masque de l’acédie est posée contre sa cuisse.... Pour l’heure, il était important de garder le cap.

Accroche toi !

Filer en pente, vers la ville la plus proche… Peut être… En fait Lucifer a des projets.
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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:08

MAELCHON

Thanos réalimentait le feu, Maelchon ricana quand celui-ci se mit à les surveiller avec cette lueur de méfiance dans le regard. De la méfiance… à regarder l’entente cordiale des membres du clan, il devrait surtout se méfier de ses compagnons. Lui n’en avait que faire de leurs problèmes internes.
Il souriait de les voir se chamailler pour la prisonnière, savoir qui s’en occuperait, qui la surveillerait. En attendant elle n’était toujours pas attachée…
Il ne releva pas le regard interrogateur de la langue de vipère, il n'avait rien à lui dire et faisait sa vie. Il devait leur ramener la fille, c'était fait. Ils semblaient vouloir la gérer, grand bien leur fasse. Lui ne s'occuperait que de son futur en-cas, peut-être... il n'avait rien décidé pour elle. L'avenir le dirait.

Il mangea tranquillement debout derrière la jeune femme qui avait accepté sa nourriture, ce qui ne fut pas le cas de la damoiselle Wiatt. Mais, Samael s'empressa de prendre la viande. Il hésita une seconde et décida de laisser courir. Il regardait Eau Douce si tel était son nom, il se demanda si son goût était aussi doux que son nom et ricana.

C'est alors que le cavalier arriva subitement, surgissant de nulle part, à peine le temps de percevoir le galop de sa monture, il hurlait le nom d'une Sarah, Sarah ? Il n'y avait pas de Sarah ici ! Etrange cavalier.
Eau Douce se recula instinctivement et le percuta, il recula à sont tour et manqua de perdre l'équilibre, mais déjà il avait sa lame en main. L'alcool fusa de son contenant, les hurlements d'ivy se répercutèrent dans l'obscurité, elle chuta et se retrouva près du feu, trop près. Dans un réflexe immédiat, la botte de Maelchon la repoussa en sens inverse, décidemment...

La damoiselle fuit déjà, disparaissant dans la nuit, Samael réagit promptement et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire à occis l'importun et sauté sur son cheval.
Maelchon jette un oeil à la nouvelle, elle n'a pas bougé, étrange, pas même essayé de fuir.
Il se dirige vers Ivy et vide sur ses yeux la gourde de Samael, les lavant à grande eau, tout en parlant aux autres :

Ne comptez pas sur moi pour lui courir après... la prochaine fois... même si je doute qu'il y en est une, vous l'attacherez...
Ca va aller ivy ?
On va surveiller le camp, allez y !

Une fois que Les yeux d'Ivy furent nettoyés, il se tourna vers sa prisonnière !

Pourquoi n'as tu pas essayer de fuir toi ?

_______________________________________________________________________

WYATT

Pente douce, aide precieuse d une course qui se fait torture.

BABABABABABBAM BABABABABAM BAM BAM BABABAMBAM

Dans le camps dejàà distance raisonnable, mise à mort, nette.
Elle devale, respiration haletante, à se rompre,dans sa gorge l etau de l essouflement. Depassé la grange qui n etait que ruines et cendres. Le fleuve, devant à quelques foulées. Comme une terre promise.
Derriere, martellant le sol, les sabots d un cheval. Crescendo d une panique, traquée. On la poursuit!! Un cri affolé. Non! Elle ne retournera pas là bas.

BAM BAM BABABABABABABAM

Dernier effort, surhumain, bout de course sur le terrain herbeux, le corps lui menacr de trahir, les jambes sciées.
Atteindre le ruban qui serpente, là, tentative aleatoire de joindre la rive opposée, qui parait si lointaine ou alors se laisser deriver. Le courant va vers la ville. Advienne que pourra. Tous les risques plutot que d etre recapturée.

BAM BABABABABABABABAMMMM

Le coeur comprimé, ecrasé, a tel point que les battements se repercutent, douloureux. Trois foulées et...
L elan est intense, souple, magnifique. Decollage imminent. Cette rive est une cage.

Un. Pied Droit
Le talon prend appui. Genoux tremblent. Impulsion. Les mains liées remontent vers le cou, le lacet. Les sabots se rapprochent.

BABABABABABABABABABABAM. Embardée.

Deux. Gauche.
Reception, allonge consequente, la terre est meuble, maintenant l humidité du sol. Le lourd manteau est tombé, le lien le retenant denouer d un geste sec, virevoltant un instant. Donner du lest. Gorgé d eau il serait fatal. Garder l equilibre.

Trois. Droite.
Extreme limite de la resistance. Fil tendu et precaire. Appui forcené et l Envolée, le saut sur la lancinante brulure qui traverse sa jambe martyrisée. Desespéré. Flottement dans l air, pour s enfoncer dans l autre element. L eau. Suspendue un instant, accrochée à l anticipation du choc froid et liquide. Liberté...

Essor coupé net. Stupefaction, l eau ne vient pas. Non. Comme foudroyé, l oiseau tombé de haut... bat des ailes, frenetique. Le chant interieur est amer. Le depit est sans mesure, en plein vol, les pieds battent furieusement l air et s exprime audiblement la rage. Echapper à tout prix. Si pres, si proche du but.
Quelques secondes. Enchainement des mouvements. Decrochée du vide in extremis, balance, elle s accroche automate, pour eviter la chute, l assise d une selle, une prise ferme.
Poumons en feu, apnée incredule, elle saisit les contours d un visage, croise un regard. CHOC.
La monture pile, elle percute la silhouette, en meme temps qu elle realise...Le cheval repart, quelques mots. La voix. Le saisissement est d importance, peut etre le soulagement aussi. Ca va trop vite en fait, pour son esprit hagard, concentré sur les derniers instants. S accrocher ? Et comment !!

BA....BA.....BABABABABABABAM

Vous!

Peux... plus...

Rauque, brisée, hachée, aveu d une faille sa reponse, douleur intense à son bras. L allure est folle, l evacuation s impose. Question d avance.
Un parfum, instinct de conservation, elle trouve un appui solide dans son dos, ses mains engourdies un tissu, s y retiennent forcenées, relachement inconscient. L air manque, contrecoup. Elle emporte juste une certitude. Denuée de toute inquietude. LUI. Peu importe le reste, hors d atteinte des Autres. Tout s y brise. Suffocation, le coeur emballé lui s obstine, sur une respiration coupée, une impossible reprise d air. Voile trouble. Plomb envahissant. Rouge, blanc, retombée nette d un stress intense. Arret.

Rideau noir....

Sauvée, sauvée, litanie qui l accompagne dans les limbes.
Pensées aux abimes, occulte tout ce qui n est pas ce sauvetage.
Au delà des raisons, des pourquoi, des comment.
Qu il l emmene où il veut mais SURTOUT loin de là.

BABABABAMBABABAM.....BABAM BAM.
Entame d un ralenti tangible du pouls. Temps mort. Forfait. Mais qui meriterait une medaille d Or.


_______________________________________________________________________

EAU DOUCE

Le choc des épées, les corps qui se mouvaient dans un ballet mortel. Eau douce avait reculé devant l’assaut, un simple réflexe, mais c’était au-delà des flammes que s’affrontaient les opposants, la peur diminua. Elle entendit une voix crier de fuir, une femme hurler de douleur. Et c’est vers la souffrance qu’elle tourna le regard. La chevelure frôlait les flammes, mais un pied plus agite et plus alerte la repoussa plus loin bien avant qu’Eau douce ait même esquissé le moindre geste.

Puis une tête roula près du feu et s’immobilisa contre une pierre avec un craquement sinistre, le regard hagard et fou fixé sur les étoiles invisibles. Eau douce ne put réprimer un violent frisson. Mort tragique, la fin brutale d’une vie, elle pouvait imaginer l’âme torturée qui s’élevait…

Elle était là, figée, pétrifiée encore devant le cadavre étêté… ça ne s’arrêtait plus depuis le début de la guerre. L’homme blond s’approcha. Elle détacha finalement les yeux de l’horreur et le regarda, lui. Le reflet des flammes serpentait dans ses iris d’un bleu étonnant et s’accrochait aux mèches blondes comme autant de feux follets. Elle resta un instant à le regarder : la vie, la force qu’il dégageait l’aidait à dissiper la vision de mort imprimée dans son esprit. Elle retrouva un semblant de sérénité.

Fuir? Elle n’avait pas même eu le temps d’y songer… Mais l’idée était mauvaise, elle voulait récupérer son coutelas. Elle vint pour le lui dire, mais un gémissement attira son attention. Une femme avait les mains plaquées dans le visage. C’était douloureux, certes, si les yeux avaient été touchés.

-J’ai des herbes qui adouciraient l’eau pour rincer ses yeux… si elle veut… et quant à fuir… je… ne sais pas… je ne sens pas ma vie en danger ici… pour l’instant.

Elle repoussa une mèche de cheveux derrière l’oreille et planta son regard gris dans le sien. S’il était dément et voulait la tuer, elle le saurait maintenant.


_______________________________________________________________________

MAELCHON

Son regard croisa les yeux gris de la jeune femme, elle semblait si sereine malgré l’excitation du moment, Il ne comprenait pas ce calme qui l’accompagnait, elle était la première femme qu’il retenait contre son gré à être si paisible en sa présence. La curiosité qu’elle éveillait en lui, lui permettrait de vivre encore et peut-être même de vivre tout simplement.
Il ne connaissait que les réactions comme celle qu’avait eu la Damoiselle Wiatt, de la répulsion, de la haine, de la rage. Il ricana en y songeant.

Les compagnons de Samael ne semblaient pas presser de le rejoindre dans la course à la prisonnière, le patron venait de perdre un beau pactole. Il se demanda comment il réagirait à cette nouvelle, qu’importe… nul n’est irremplaçable.

Eau Douce, puisque tel était son nom, proposa des herbes pour adoucir l’eau, ce faisant, elle riva ses yeux gris dans ceux de Maelchon, comme pour le sonder, pour chercher ses réponses. Elle était compatissante, même vis-à-vis de ceux qui la vendraient pour un morceau de pain. Il s’accroupit, se mettant à sa hauteur et plongea ses yeux bleus dans les siens à son tour. Ce qu’elle y verrait l’importait peu, il ne cachait pas. Quand il le faisait, c’était complètement, dissimulant tout ce qui le trahirait, mais là il n’avait rien à cacher, en tout cas rien de palpable :

Comme tu le dis, si elle veut… tu es étrange Eau Douce, n’importe quelle prisonnière aurait gardé cela pour elle, toi tu es prête à partager. Tu es étonnante, oui très étonnante…
Tu ne te sens pas en danger… effectivement… je ne vais pas te manger... enfin... pas tout de suite...

Il ricana de nouveau sans la lâcher des yeux, son regard était inquisiteur, perçant. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il ressentait sa volonté de vivre et cette farouche détermination qui était d’accepter son destin. C’était vraiment une très étrange jeune femme qu’il avait devant lui. Son envie de lui dévorer le cœur se tarissait lentement, la connaître serait des plus intéressant, après il verrait.

Il se retourna sur Ivy et l’aida à se rasseoir, si elle acceptait l’offre de son « otage », elle le dirait. Il alla ensuite balancer la tête plus loin, dans l’obscurité, sans plus de cérémonie et tira également le corps hors de vue. Il sortit les restes du masque et réfléchit en le regardant…
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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:08

IVY

Sa tête heurte le sol, ses mains placardées au niveaux de ses yeux, la chaleur qui devient intense tout à coup..un cri de douleur et de rage... le sien... Un coup de pied pour arranger le mal de crâne qu'elle aurait déjà eu sans ca mais ce geste lui sauve de vaillantes brûlures ... Une gourde vient presque l'assomer en plus, décidément elle n'y voit rien mais tout le monde en veut à sa tête en se moment ! Des sabots qui s'éloigne, le son d'une voix, un liquide qui se déverse dans son visage. La sensation d'apaisement soudaine est réconfortante, le troube de son esprit s'appaise. Elle entrouve les yeux.

Ivy n'entrevoit que des ombres pour le moment mais petit à petit se mal se dissiple aussi. Les blessures du produit projeté contre elle ne sont que finalement mineurs.

Maelchon l'aide a se relever, la jeune captive ayant proposer son aide.

Non merci je crois que ca ira, plus de rage que de mal à mon avis.

Le picottement de ses yeux la démangait mais le moment n'y étant pas propice elle se résigna à s'arracher elle-même les yeux pour faire taire la douleur.Trop orgeuilleuse pour se faire aider à calmer le mal qui la tourmentait en ce moment .Elle endurait comme toujours n'étant pas la première fois. Ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort parait-il ...

Elle ne perdi pas une minute de plus au bavardage lorsqu'elle fût sur que sa vue se précisait , elle essaya de voir ou Willow avait dissimulé les chevaux. Les repéra, se saisi du premier sous la main peut importe à qui il appartenait.

Un petit moment s'était écoulé depuis que Samael était parti, elle en était conciente mais elle espèrait toujours qu'il ne serait pas trop tard. C'est à coup de flan dans sa monture qu'elle partie à la poursuite de la fugitive,

_______________________________________________________________________

WILLOW

Prés du feu, bivouac / Chevauchée

Estomaquée de l'agitation soudaine, Willow observe la scène, la captive crit, Maelchon stoique, la nouvelle impassible, Samaël inquiet, Ivy en retrait et Thanos...

Elle ne sait où donner de la tête, ses contrats sont généralement bien moins mouvementés que celui-ci, Willow lache du regard la jeune héritière, s'écartant en voyant Samaël sortir son épée et commencer à se battre avec l'inconnu masqué qui vocifère encore et toujours qu'il n'est pas digne.
Un bruit sourd, une tête roule près du feu, le corps l'accompagnant peu de temps après, sourire délicieux aux lèvres... la mort !

Un second cri, Ivy, mains sur les yeux, s'ecroule, cheveux dans le feu... Enchainement d'évenements, Samaël lance une gourde alors qu'il part en trombe après la petite garce qui s'est enfuit...

C'est pas vrai... la garce...
siffle t-elle entre ses dents.

Maelchon evite au poison de se cramer les cheveux, et lui rince les yeux... Un peu d'humanité dans sa froideur, étonnant...
Ivy se remet vite et prend le premier cheval à sa portée, l'énigmatique s'empresse de suivre le mouvement sortant de sa léthargie et enfourche son étalon emboitant le galop soutenu de sa compagne de route.

Regard en arrière vers le bivouac, Thanos que fait-il ? Maelchon est déjà occupé avec sa sauvageonne...
Willow rejoint Ivy et se met à sa hauteur, dans un souffle elle lui crit à travers bois.

Tu crois que Samaël l'a attrapé... Si c'est pas le cas on l'a perdu...grimace t-elle.

Willow espère que non, un premier contrat à semi rempli, si la fille est perdue, le second serait un échec, il ne ferait sans doute pas bon rentrer au manoir... elle avisera une fois les réponses à ses questions tangibles...

_______________________________________________________________________

SAMAEL

A la poursuite de l'héritière...

Samaël coupe à travers bois, continuant sa recherche de la jeune femme, pour le moment aucun trace d'elle, l'obscurité n'aidant pas pour la retrouver.
Bientôt l'orée de la foret, le fleuve, pourvu qu'elle ne l'ai pas atteint, l'ange déchu talonne de plus belle pour arriver au plus vite au cours d'eau, une impression étrange comme quelqu'un d'autre non loin...

Une silhouette se dessine près de l'eau traversant le chemin, une capuche qui tombe, le manteau qui suit, de longs cheveux blonds dévoilés, c'est elle !!!
Tout n'est pas perdu, le cheval écume a force d'augmenter l'allure sous les injonctions de son cavalier, mais Samaël n'en a cure, il veut la rattraper avant qu'elle ne plonge dans le fleuve.

Bouge pas ma jolie j'arrives...

Un cavalier noir... D'où sort-il ?
Il attrape la jeune femme alors qu'elle s'apprete à plonger, Samaël se redresse sur son cheval sans baisser la cadence, observe en avancant toujours vaillament.

Mais il me fait quoi lui... D'où il sort...

L'étalon noir et son proprietaire marque un arrêt, Samaël se met à sourire, entend au loin le bruit d'une cavalcade derrière lui mais ne s'en occupes pas il faut qu'il rejoigne cet homme mystérieux.
Pas le temps d'avoir rejoint le seuil de la foret que le cavalier noir emmene le précieux colis à vive allure, Samaël tente une poursuite durant quelques kilomètres, mais son cheval est épuisé et ne peut plus aller plus vite.

Samaël stoppe son cheval et réalise qu'il vient de perdre l'héritière à moins d'un miracle qui n'aura pas lieu somme toute vraisemblance.
Songeant au sort peu enviable qui les attend au retour, la devise du clan est clair : "Ta mission tu honoreras, où la vie tu perdras"... et sachant qu'une longue route les attend pour le retour, Samaël descend vers le cours d'eau et y entre avec son cheval pour lui soulager les membres qui ne supporteront pas le voyage jusqu'au manoir si il n'y fait pas attention...

Samaël cogite les pieds dans l'eau glacé jusqu'à mi-mollet.

Comment on va lui annoncer ça... Il va nous tuer les uns après les autres c'est certain...

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MessageSujet: Re: Escapade à quatres pattes   Jeu 1 Sep - 11:09

IVY

Ivy gallope le plus rapidement qu'elle peut et entend un cavalier s'approcher, elle ne reconnait que Willow lorsque cette dernière la rattrape.
Elle lui crie parmi le vent qui siffle, ses paroles lui sont rapporter en un écho dans cette forêt dont la densité n'a pas l'air de se terminer.

J'en sais rien honnêtement mais on a intérêt à la retrouver ou des têtes vont tomber....

Ayant eu affaire à '' Lui '' avant son départ, le poison savait très bien qu'il ne serait pas très content de cette perte inestimable apparemment.

Elle se déchaîna contre cette pauvre bête sous elle, la martellant sans pitié mais leurs monture étaient épuisées, elles n'avaient pas eu vraiment le temps de ce reprendre depuis leur arriver en Bretagne.

Ivy abandonna tout espoir lorsqu'elle apercu Samaël dans l'eau et seul. Elle stopa net son étalon et mis pied à terre, courant vers lui, Willow toujours à ses cotés. D'abord elle aurait pu penser qu'il était blessé mais elle vit bien vite que n'était pas le cas. Elle le regarda .

A voir sa tête elle avait les réponses aux questions qu'elle avait en tête. C'était fini, ils l'avaient perdu. Elle ne dit même pas mot et se remit en scelle .

Vaut mieux rentrer, on a plus rien à faire ici..

Elle rebroussa chemin sans hâte. Personne n'a de précipitation à voir la mort lui sourire.

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EAU DOUCE

Près du feu, bivouac

Assise sur ses talons auprès du feu, Eau douce soutenait le regard bleu de Maelchon. Derrière le mélange complexe de croyances, de vécus et de systèmes de protection qui formait sa personnalité, comme celle de tout être humain, elle voyait sa franchise. Même brutale, laide, indique ou impardonnable aux yeux de certains, la vérité était toujours le premier pas vers le rapprochement. Une profonde reconnaissance et un respect certain naquirent envers lui et elle dit doucement :

-Merci… pour la sincérité.

Seul comptait l’instant présent, elle se sentait dans une relative sécurité, ensuite… c’était plus tard. Elle verrait.

Il la trouvait étonnante… Elle sourit. C’est toujours comme ça avec les gens. Le partage, le pardon et la compassion étaient des notions difficiles à comprendre. Comment lui expliquer que toute vie avait autant de valeur, du petit insecte au plus grand des monarques? Que la haine, la colère et l’orgueil démesuré brisaient la communion, séparaient les êtres, empoisonnaient la vie? Quand on percevait la souffrance dans le cœur d’autrui, on gardait la distance nécessaire pour évaluer sainement les situations dans se laisser envahir par les émotions et se sentir personnellement et faussement attaqué. Elle eut une pensée pour son grand-père : lui avait été un maître de compassion et de sagesse. Elle efforçait de suivre la route qu’il lui avait enseignée, mais elle n’y arrivait pas toujours. Elle secoua la tête, impossible d’expliquer tout ça.

Il la scrutait tandis que ses pensées défilaient, c’était un homme étonnant aussi. Un paradoxe : l’énergie masculine brute et puissante tempérée par la fluidité de l’esprit subtil et vif. Un équilibre.

Il s’éloigna pour aider la jeune femme qui refusa son offre de soigner ses yeux. Eau douce hocha simplement la tête au refus de la femme, trop d’orgueil, l’humilité était une leçon à apprendre, mais ce n’était pas à elle de le lui dire.

Les lieux se vidèrent avec le départ en trombe des deux cavalières et, soudain, le calme. Après la tension qui avait entouré la captivité de la prisonnière et le funeste affrontement qui avait suivi, le crépitement doux du feu paraissait soudainement émerger d’un rêve. L’homme blond avait éloigné le cadavre et s’était rapproché. Il ne semblait pas faire partie du groupe, il restait là alors que les autres poursuivaient la blonde évadée. Mais ce n’était pas à elle de juger ses actes ni d’en connaître le pourquoi. Elle demanda tout de même :

-Tu veux me dire ton prénom?

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MAELCHON

Eau Douce le remercia, il répondit d’un sourire franc, il voulut ajouter je ne mens jamais, mais s’abstint.
Ivy et Willow étaient parties à la poursuite de la prisonnière, les laissant seuls, il s’abîma dans la réflexion. Il perçut la question, mais la mit de côté.

Il réfléchissait à cet incident, l’homme n’était qu’un leurre, un appât. Et ce masque, on lui avait parlé de quelque chose, il y a longtemps, un groupe.
Quelqu’un attendait la Damoiselle et elle était certainement déjà loin, la chance lui avait sourit. En déplaçant, les chevaux, Willow avait laissé partir le sien et elle devait l’avoir récupéré et être sur son dos à se gausser ses ravisseurs. Lui ne perdait pas grand-chose, mais que perdait le Patron et ses adeptes ? Il enverrait une missive, quoiqu’il pense d’eux, le sort était contre eux, mais s’ils avaient écouté…

Bon inutile de rester dans les parages, il regarda Eau Douce et se rapprocha. Il s’accroupit devant elle et sortit son coutelas, il le fit tourner dans sa main, un sourire aux lèvres.

Il est l’heure de partir Eau Douce…

La lame tourna encore en s’approchant d’elle et se figea, la garde pointée vers son coeur.

Tu veux mon prénom ? Pour le savoir, il te faut venir avec moi… fais ton choix !

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EAU DOUCE

L’homme blond ne répondit pas à sa question, il semblait perdu dans ses pensées. Eau douce en profita pour l’observer. Il avait un corps athlétique, des muscles puissants mais souples, la démarche d’un fauve. Elle l’avait vu en selle à son arrivée. Il faisait un avec l’animal, il ne dominait pas seulement sa monture, il lui imprimait sa volonté, mais par le contact de ses cuisses, non pas en tirant comme un forcené sur la bride pour se faire obéir.

Elle n’avait jamais vu des cheveux de cette couleur : des épis de blé mûr sous le soleil de midi, et lisses comme leurs tiges qui ployaient sous la bourrasque.

Il la surprit à l’observer quand il se retourna vers elle. À contre-jour, avec les flammes dans son dos, il semblait auréolé de feu : ses mèches claires s’embrasaient comme le soleil couchant. Mais elle ne voyait plus son regard. Il s’accroupit et fit tourner son coutelas sous ses yeux… l’heure de partir. Il jouait avec elle, et elle était la souris. Elle pouvait bien lui laisser le plaisir de l’orgueil et le laisser être le chat.

Mais le jeu ne dura pas. Il lui rendit son couteau et tout changea alors entre eux. La méfiance se mua en respect. De prisonnière, elle devenait une possible compagne de voyage. Elle referma les doigts sur la poignée avec le sentiment de retrouver une partie d’elle-même. Il était malsain de s’attacher ainsi à un objet matériel, mais avec celui-ci, elle n’arrivait pas à conserver le détachement nécessaire. C’était un souvenir, il contenait une parcelle de l’esprit de son grand-père… bien que ce dernier, s’il avait été encore en vie, l’aurait sévèrement réprimandé de cultiver une telle idée.

Elle remit la précieuse lame à sa taille et lui sourit :

-Si tu quittes cette région de guerre, je vais avec toi. C’est ce que j’avais l’intention de faire. Les routes sont plus sûres à deux. Et pour trouver à se nourrir, c’est plus facile aussi… et, justement…

Elle lui fit signe qu’elle revenait et se dirigea vers l’endroit où elle s’était dissimulée dans les buissons. Elle revint un instant plus tard avec une poignée de champignons qu’elle enveloppa d’un linge avant de ranger le tout dans sa besace.

Lui avait étouffé les flammes et approché les chevaux.


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MAELCHON

Même pris dans sa réflexion, il sentait son regard sur elle, il se retourna et la regarda. C’est à ce moment là, qu’il décida de la libérer. Non sans essayer de lui faire peur, il aimait faire peur, c’était en lui. Même lorsqu’il ne le pensait pas, il aimait faire subsister le doute jusqu’au dernier moment.

Il avait décidé que son cœur ne lui appartiendrait pas en le dévorant. Mais autrement, pourquoi pas… mais l’heure n’était pas à ces pensées.
Il ne la quittait pas des yeux, appréciant ses courbes, sa peau partiellement éclairée par le feu. Ses longs cheveux noirs qui se perdaient dans l’obscurité derrière elle, son visage emprunt d’une telle sérénité.
Elle rangea sa lame en répondant, le fait qu’elle précise que les routes étaient plus sûres a deux le fit sourire :

Oui je retourne vers le sud, je pense aller à Carcassonne, dans le Languedoc. Quand aux routes… tu n’as pas tort quant à leur sûreté. Tu viens de t’en rendre compte d’ailleurs !
Maelchon, je me prénomme Maelchon !

Elle se leva et retourna chercher quelque chose dans le buisson.
Il en profita pour récupérer un cheval pour elle et siffla Funèbre. Les autres ne reviendraient sûrement pas, il éteignit le feu et approcha les chevaux.
Elle revint, il lui proposa son aide pour qu’elle grimpe sur le cheval, puis monta sur le sien. Sans un regard vers l’arrière, ils prirent la route du sud…


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SAMAEL

Au fleuve

Plongé dans ses pensées, Samaël les aperçut les trois retardataires, sortant son étalon de l'eau, il remonta jusqu'à eux avant de leur lancer une phrase des plus banales.

On rentre... On l'a perdu, un autre cavalier... Bref pu de captive, pu de raison de rester...

On passe aux alentours de l'autre mission, on sait jamais, ça peut servir tant pour eux que pour sauver nos têtes !!!

N'attendant point de réponses, il parti en direction de la ville nommée, rejoignant Ivy déjà partie devant sans plus attendre.
Jetant un regard en arrière il vit Willow et Thanos qui leurs emboitaient le pas.
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