Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 L'infiltrée

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MessageSujet: L'infiltrée   Jeu 1 Sep - 11:18

LA HALLE DE CARCASSONNE

Un Manoir au loin dans la Forêt...


ENIMIA

A peine rentrée qu'elle repartait.

L'Enigme allait presque oublier les clefs confiées par Le Laid. Elle les déposa donc à la conciergerie, puis grimpa rapidement en selle et sortit enfin... se retournant au moment où elle passait la grille, sentant comme un regard la transperçant. Elle lui sourit d'une façon tendre, puis, elle lança l'étalon et disparut...


Au coin de la Venelle des Soudards et de la rue Carignan

L'Enigme après avoir fait emplettes sur le marché en Carcassonne avait tourné dans la rue, toutjours montée sur son étalon. Chargée d'un paquet renfermant les voiles et la robe commandés, elle était restée souriante, comme toujours.

Il y a quelques temps maintenant qu'elle était partie, délaissant beaucoup de choses. Elle avait disparu dans les Ténèbres de la Nuit où elle aimait tant à se perdre... Porteuse d'un trouble profond, elle se laissait guider par les ordres intimés et la promesse muette...

La blonde enfant s'était éteinte en un sens... ne laissant derrière elle qu'un petit bout de chiffon coincé entre les deux pierre de la maison faisant le coin...


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LA HALLE DU PUY


Le lavoir communal.


DAME CREFIEUSE

Dans une petite maison non loin du lavoir, depuis quelques jours une femme avait élu domicile. Elle s'était installée dans la maison et en avait gardé les volets fermés. En accord avec la propriétaire qu'elle rémunérait grassement, on avait gardé le silence sur sa venue. On le la voyait que très peu. Elle était arrivée de nuit, couverte des pieds à la tête, montée sur un étalon à la robe sombre... Enfin... plutôt avachie sur lui, visiblement mal en point... Depuis on ne l'avait plus vue... On la disait alitée... Les volets fermés trouvaient leur explication dans l'évocation d'une maladie nécessitant calme et repos... Elle était arrivée en toute discrétion et visiblement s'apprêtait à repartir de même... Un messager était parti de chez elle dans la matinée, porteur d'une missive pour le Bourbonnais-Auvergne. La veille seulement elle était apparue en ville, dans la soirée bien avancée... elle s'était promenée, s'appuyant sur le bras d'un paysan qu'elle avait pris à son service. En cette fin d'après-midi, quelques bruits se faisaient entendre dans la maisonnette, signes d'un grand rangement entrepris... Sa santé étant visiblement un peu meilleure, elle avait décidé de repartir et, à ce qui se disait, contre l'avis de son médecin avec qui elle s'était entretenue par courrier, elle s'apprêtait à monter elle-même pour la suite de son voyage. Les bagages n'attendaient plus que ses ordres pour être ajoutés sur la selle de son étalon. Le paysan avait de lui même décidé de l'accompagner s'étant pris d'affection pour la femme à la santé si fragile... Ainsi dans la soirée, il l'accompagnerait, la suivant en charette, juste pour le cas où...

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La nuit avait abrité leur départ, les entourant de ses bras protecteurs. La Dame tenait à monter malgré l'avis négatif de Bertomieu, le paysan qui avait tenu à l'accompagner. Il pestait contre elle qui n'en faisait qu'à sa tête... Et elle, on pouvait presque deviner son sourire sous le voile léger qu'elle portait la nuit. La jeune dame grimpa facilement en selle, murmurant ensuite à son accompagnant Vous voyez bien ! Tout va bien... Ne vous inquiétez donc pas... Elle prit les rênes qu'il lui tendait d'une main gantée de cuir fin, le tissu de sa manche découvrant alors un peu son poignet d'albâtre. Elle le remercia d'un petit signe de tête, réajusta ensuite la manche et, montée en amazone comme il sied à toute Dame, elle lança l'étalon ténébreux. Il lui restait encore de la route pour arriver là où elle souhaitait aller et où elle était a priori attendue. Elle regarda brièvement en arrière, s'assurant que Bertomieu la suivait, puis elle avança vers la sortie de la ville. Elle passa les portes sans soucis, enfin, regardant une dernière fois la ville du Puy, elle soupira et continua sa route... espérant réussir à atteindre son but avant que... Elle chassa d'un mouvement de tête ses pensées puis elle mit son étalon au trot... Le Puy disparaissait dans son dos, emportant certains souvenirs... douloureux...


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LA HALLE DE POLIGNAC



Dans les chaumiéres de Polignac


DAME CREFIEUSE

(Au petit matin, dans une petite maison d'habitude inoccupée.)

La Dame toujours voilée était enfin arrivée à polignac. Bertomieu l'avait suivie en charette, avec les bagages... Elle s'était arrangée avec une paysane du coin pour louer sa maison pour la journée. Elle et Bertomieu s'y reposeraient toute la journée, bien à l'Ombre du soleil, avant de repartir la nuit tombée vers Murat. Il leur faudrait aller plus vite afin d'arriver avant que le soleil ne soit trop haut. La jeune Dame descendit de cheval aidée du paysan. Elle lui fit un petit signe de tête et le remercia en murmurant. Puis elle lui donna de quoi acheter quelques denrées sur le marché avant de rentrer dans la maisonnette. Il rentra vite les bagages, s'occupa des chevaux et de la charette puis fila en taverne acheter ce qu'il lui fallait. En rentrant, il trouva la Dame alitée, refusant une nouvelle fois de manger sous le prétexte qu'elle n'avait pas faim. C'est en luttant verbalement avec elle qu'il réussit à lui faire avaler un morceau de pain et un petit morceau de fromage. Ensuite il se prépara un bout de couverture et dormit à même le sol devant la porte... juste au cas où... Ils dormirent alors, prenant le repos qui leur était nécessaire.

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(En soirée, dans la petite maison d'habitude inoccupée.)

Au final, à cause d'un accès de toux, ils étaient restés une journée de plus. Elle était restée alitée et il l'avait veillée. Puis elle avait décidé qu'ils partiraient le soir même du second jour passé à se reposer. Le paysan savait bien qu'il n'avait rien à dire et qu'elle n'en ferait qu'à sa tête. En lui apportant son dîner, il l'avait surprise admirant un petit objet qu'elle avait prestement caché... Un pendentif apparemment... Un pendentif vert... Elle avait essuyé ses yeux puis avait chipoté son dîner... Comme à son habitude. Elle ne mangeait pas assez et s'étonnait d'être malade ensuite.

Il prit son dîner dans la pièce principale puis commença à ranger les affaires. A peine avait il fini de ranger et de nettoyer un peu qu'elle était prête. Il alla seller son étalon et préparer la charette.

Pendant ce temps, la Dame ajusta les gants de cuir fin sur ses longs doigts d'albâtre. Elle regarda autour d'elle, releva le voile pour grignoter un grain de raisin, révélant ainsi de fines lèvres roses et souriantes ainsi qu'une peau très pâle... Puis elle le rabattit et prit son bagage. Il allait râler et dire qu'il la suivait pour l'aider, mais elle ne voulait pas l'embêter... Elle souffla alors la dernière bougie, regarda la pièce éclairée alors seulement du feu qui se mourait dans l'âtre... Et sortit en tirant la porte.

Bertomieu l'attendait. Elle lui tendit le bagage. Il grommella alors qu'elle souriait derrière son voile un peu amusée de constater que c'était déjà comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Il le déposa dans la charette et l'aida ensuite à monter en maugréant. Tête de mule va !

Elle prit les rênes, ajusta son chapeau à voile et s'apprêta à sortir de la ville... Lui a sa suite...


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(Au petit matin, dans la petite maison redevenue inoccupée.)

Le froid envahissait la pièce principale. Maintenant le feu était complètement éteint dans l'âtre et il n'y avait plus que les pâles rayons du soleil pour réchauffer un peu l'endroit.

La Dame était partie...

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LA HALLE DE MURAT


Rue de La Fôret


DAME CREFIEUSE

Au 53 Rue de la Forêt - Maisonnette inhabitée jusque là.

Très très tôt dans la matinée, à l'heure où les rayons du soleil s'étiraient paresseusement et venaient taquiner doucement les visages encore endormis, la jeune dame voilée arrivait devant la maison qu'elle savait pouvoir occuper pour une journée. Elle entra prestement dans celle-ci une fois que Bertomieu eut ouvert la porte. La forêt alentour allait leur apporter un calme non négligeable et elle pourrait ainsi se reposer pleinement. Bertomieu s'occupa de l'étalon et du cheval tirant la charette une fois le bagage amené dans la maison. La jeune femme se changea et alla se glisser dans les draps accueillants malgré leur grande fraîcheur. Bertomieu ferait un feu pour réchauffer la maison. Elle s'endormit aussitôt, la chevauchée à un rythme soutenu l'avait grandement fatiguée. Elle eut une pensée pour le Manoir familial qu'elle avait quitté depuis bien longtemps maintenant. Puis sourit en constatant que la chambre était idéale car n'avait pas de fenêtre... Sur ces pensées, la jeune femme s'endormit un sourire sur les lèvres. Pendant ce temps, Bertomieu s'occupa des animaux, alluma un feu, entrouvrit la porte de la chambre pour que la chaleur s'y répande et se prépara un encas avant de s'enrouler dans une couverture et de glisser sa paillasse devant la porte. Lui aussi sombra bien vite dans le sommeil.

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Au 53 Rue de la Forêt - Maisonnette maintenant habitée.

Bertomieu ne l'avait pas réveillée alors qu'elle avait entamé la nuit en se reposant. Il savait qu'elle risquait de lui en vouloir, mais elle avait besoin de repos malgré tout ce qu'elle disait. Ainsi c'est vers la minuit qu'elle se réveilla, sortit de la chambre et le regarda dormir. Elle ne l'aurait sans doute pas réveillé s'il n'avait pas dormi devant la porte. Déjà vêtue et voilée, elle avait souri en le voyant sommeiller ainsi et avait décidé en son fort intérieur qu'ils resteraient un jour de plus. Après tout c'était un "voyage d'agrément" d'une certaine façon. Elle l'avait réveillé et lui avait enjoint de se reposer dans le lit encore tiède qu'elle venait de quitter. Il avait gromelé mais elle l'avait convaincu comme elle savait si bien le faire maintenant. Et c'est seule, en pleine nuit qu'elle était un peu sortie.

Elle avait déambulé ainsi dans le village, ombre tourmentée qui errait telle une âme en peine. La femme voilée, le visage caché avait un instant levé ses yeux vers la lune bien pleine, et relevé ses voiles, offrant ainsi son visage diaphane au légers rayons sélénes... Souriant alors qu'elle respirait l'aiir sans la barrière des tissus, elle avait ensuite parcouru le reste de la commune, une mèche de cheveux barrant son oeil gauche. Puis elle avait senti qu'il lui fallait rentrer avant que le soleil ne darde les toits de ses rayons, aussi elle avait regagné la maisonnette au plus vite, le voile à nouveau rabattu sur son visage.

Une fois rentrée, elle avait écrit un parchemin pour annoncer son arrivée à Clermont très tôt en la matinée du dimanche. Elle savait qu'elle y était normalement attendue. Bertomieu se leva alors et s'empressa de faire délivrer le mesage tout en allant acheter de quoi manger pour la journée.

Il revint une heure plus tard, alors qu'elle lisait installe dans un fauteuil si grand par rapport à sa faible constitution qu'elle en paraissait encore plus fragile... Il l'avisa que la lettre était partie puis prépara un petit déjeuner simple : gruau, omelette au jambon, fromage, pain encore tiède et quelques fruits...

Elle grignotta, chipota un bout d'omelette, dévora en revanche deux bons morceaux de pain accompagné d'une fine tranche de fromage et de grains raisin. Les lèvres roses de la jeune femme esquissant un sourire de contentement à la fin du repas alors que les voiles, plus légers à l'intérieur de la maison que lorsqu'elle sortait, reprenaient leur place. Elle revêtit à nouveau ses gants de cuir fin puis se remit à sa lecture.

La matinée passa ainsi bien vite.

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La journée s'était déroulée agréablement jusqu'au moment où la fièvre avait été plus forte. Elle l'avait cueillie comme cela, sans prévenir, sans le moindre signe avant coureur... Un peu plus affaliblie, elle s'était laissé emporter par les bras de bertomieu dans le lit. Il l'y avait allongée et l'avait veillée alors que le délire la reprenait... Elle tenait des propos étranges, parlant de famille, de miroirs, de balais,... Elle semblait plongée dans un monde onirique très sombre...

Et le dimanche matin n'avait pas vu l'acalmie de cette fébrilité, bien au contraire. Ils avaient du attendre pour repartir. Bertomieu l'avait veillée au mieux, craignant pour elle. Il ne comprenait toujours pas pourquoi il s'était attaché ainsi à sa personne, et maintenant s'en fichait éperdument. Tout ce qu'il souhaitait c'était qu'elle aille enfin bien et s'il fallait aller à Clermont pour cela ils iraient... Mais elle, têtue comme une bourrique, refusait de s'y rendre autrent qu'en montant cet étalon...

Finalement la journée de lundi avait vu la fièvre baisser enfin et elle avait alors demandé à ce que tout soit prêt pour partir e soir même. Il s'y était plié, malgré ce qu'il pensait et tout avait été prêt.

L'étalon sellé l'attendait, la charette était attelée... Il la regarda monter en selle grâcieusement malgré la fièvre.. Elle rabattit ses voiles devant ses yeux puis, prenant dans ses fines mains gantées de cuir les rênes, elle donna le signal du départ.

La Dame et le Paysan filèrent vers Clermont... quittant Murat...


Dernière édition par La Main Noire le Jeu 1 Sep - 11:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'infiltrée   Jeu 1 Sep - 11:19

LA GRANDE HALLE DE CLERMONT

Recueillement...


DAME CREFIEUSE

Enfin ils étaient arrivés au petit matin... Après quelques jours de retard dus à la santé de la dame, ils étaient enfin là où convergeaient ses espoirs les plus secrets... L'Abbaye Thomiste toute proche de Clermont était enfin en vue... Le soleil s'était levé il y avait quelques minutes... La jeune femme vêtue de lourdes robes, coiffée d'une capeline garnie de longs voiles presque opaques et aux mains gantées de cuir fin soupira en descendant de son étalon.

Bertomieu qui n'avait cesser de grommeller tout du long du voyage descendit prestement de la charette... Il alla frapper à la porte attendant qu'on vienne leur ouvrir. Elle lui avait assuré qu'ils étaient attendus et qu'ils séjourneraient a priori dans l'Abbaye... Elle espérait s'y ressourcer et se recueillir sur les reliques... mais aussi apprendre sur ces reliques autant qu'apprendre d'elles...

La jeune dame tenant son étalon par la bride espéra qu'on leur ouvrirait vite et qu'elle n'aurait pas à endurer le soleil...


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IVREL

Ivrel, prévenue depuis longtemps de la prochaine arrivée de cette dame en pélerinage sur les Saintes Reliques envoya ses gens l'accueillir et l'aider à s'installer à l'Hostellerie jouxtant l'Abbaye.
Elle ne pouvait malheureusement pas se libérer ce soir, étant occupée à officier à la cathédrale : on enterrait une ancienne duchesse du BA, Dame Jojolasage.


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DAME CREFIEUSE

La Dame remercia chaudement les gens qui l'aidèrent dans son installation. La journée commençait à s'annoncer aussi, une fois installée, elle donna les directives nécessaires et confia une lettre de remerciement pour Son Eminence Ivrel...

Elle était visiblement contente d'un tel accueil à en juger par le sourire qui ornait ses lèvres alors qu'elle relevait délicatement ses voiles pour étancher sa soif avec un gobelet d'eau fraîche. Les lèvres fines et roses tranchaient avec la peau blanche de la jeune femme... Elle avait cette pâleur des personnes ne s'exposant pas à l'astre du jour et qui semblaient malade...

Puis ils étaient partis, lui expliquant le fonctionnement de l'Hostellerie et l'assurant des bons soins que recevaient les deux montures.

Le voyage l'avait terriblement fatiguée et la récente fièvre l'avait affaiblie ainsi que ses rêves hantés d'une présence... Elle fit donc fermer complètement les volets et tentures, puis Bertomieu veillant sur elle tout en pestant de son refus de manger, elle s'endormit et rejoignit un endroit connu d'elle seule...


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Les deux premiers jours, elle s'était reposé afin de se remettre de son voyage. Aussi on n'avait point vu la Dame en dehors de sa chambre.

Par la suite, elle avait commencé à reprendre un certain rythme. La nuit étant sa compagne, c'est à ce moment là qu'elle vaquait à ses occupations. Elle s'était rendue déjà par deux fois, avec accord, auprès des reliques reposant dans l'Abbaye et était longement restée dans une attitude de recueillement à leurs côtés... A genoux auprès d'elles, visage baissé, mains jointes, dans une attitude équivoque, elle était restée de longues heures...

Notant le peu d'allées et venues en ces lieux, elle était au calme et en profitait visiblement pour se ressourcer. Elle n'avait pas encore eu l'occasion de croiser Son Eminence Ivrel, mais ne désespérait pas d'obtenir une entrevue avec elle...

Les journées passaient, semblables... Et personne à qui parler à part Bertomieu... La jeune femme était bien seule malgré les interrogations qu'elle ne manquait pas de soulever de part sa façon de vivre et de se vêtir...


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Les jours passaient. La jeune femme apparaissait très pieuse, venant chaque jour s'agenouiller auprès des Saintes Reliques de Trufaldini, auprès de son corps et de sa plume d'oie, avec laquelle il avait traduit la "Vita de Christos".

En cette journée, elle avait décidé par courtoisie entre autres de changer ses habitudes et de venir, de jour en Clermont afin de se recueillir cette fois ci sur les reliques concernant Saint Himérius. Le sachant enterré en la Cathédrale, elle s'y rendit au matin afin de se recueillir sur son corps, dans la crypte, mais aussi auprès de son petit doigt, conservé dans un reliquaire dans une chapelle attenante à la Cathédrale.

Elle était donc partie de bon matin, vêtue de son étrange acoutrement la protégeant des rayons du soleil trop brûlants pour sa peau... et s'était rendue seule à la Cathédrale
.

_____________________________________________________________________________________

LA GARGOTTE AUVERGNATE

La cathédrale de Clermont


DAME CREFIEUSE

De bon matin, la jeune Dame s'était présentée à la Cathédrale, voile lui cachant le visage comme toujours, Ombre parmi les Hommes... Elle s'était rendue tout d'abord auprès de l'endroit où le corps reposait... En silence, après s'être inclinée en entrant, tellement bas qu'on aurait pu penser qu'elle ramassait quelque chose de sa fine main gantée de cuir, elle avait gagné l'endroit que Son Eminence Ivrel lui avait indiqué dans leur correspondance.

Arrivée en ce lieu, elle s'était agenouillé. Le visage baissé, les mains jointes, en une attitude appelant à la quiétude et vraisemblablement toute à ses prières muettes, elle était restée ainsi des heures... Midi arrivant, elle était encore ainsi, à genoux auprès de l'endroit... Contemplation muette...


_____________________________________________________________________________________

CUNEGONDE

Cunégonde, comme à son habitude, était venue fleurir l'autel dédié à Saint Trufaldini.

Elle aperçut alors une Dame en prière dans la chapelle voisine. La Dame semblait fatiguée, elle s'approcha pour lui proposer de l'aide.

Madame, vous désirez un verre d'eau de la fontaine, vous semblez lasse.


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DAME CREFIEUSE

Apparemment en pleine prière auprès de la relique, le petit doigt de Saint Himérius, la jeune Dame sursauta. Elle leva un visage caché par les voiles vers la femme qui lui proposait un verre d'eau et murmura d'une voix apparemment lasse mais dont le son laissait penser à un sourire

Bonjour, oui merci ce serait avec plaisir...

Puis elle fit un mouvement, visiblement se signa, et se releva doucement.


_____________________________________________________________________________________

IVREL

Ivrel entra dans l'église pour attendre Dame Monicaa pour célébrer son baptème.
Elle vit alors sa servante en train d'aider une Dame à se relever, elle s'approcha et découvrit qu'il s'agissait de La Dame de Créfieuse, elle la salua aimablement et lui demanda de ses nouvelles en attendant l'arrivée de Monicaa.

Les Saintes Reliques vous ont-elles apportées la paix de l'esprit ?


_____________________________________________________________________________________

DAME CREFIEUSE

La jeune Dame aidée de la jeune femme se relevait. Elle fut surprise par Son Eminence Ivrel. Elle lui sourit aimablement derrière ses voiles, la saluant et répondant à ses questions s'enquerrant également de sa santé... Toujours murmurant...

Et bien Votre Eminence, je ne pense pas avoir encore assez été à leur contact pour pouvoir l'affirmer... Je gage que de passer encore de longues journées agenouillée près d'elle m'aidera certainement. J'ai pris la décision ce matin de jeûner pour accompagner mon recueillement... Et de n'accepter que de l'eau ...

La jeune Dame semblait de constitution fragile. Sa voix n'était qu'un doux murmure... Elle passait visiblement du temps à essayer de trouver la paix de l'âme à défaut d'avoir celle de son corps...


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IVREL

Je crois bien que Dame Monicaa, m'a oubliée :wink: , elle doit être fatiguée d'avoir accompagné la COBA sur le champ de bataille.

Et s'adressant à la Dame :

Vous savez mon enfant les nourritures de l'esprit sont essentielles, mais n'oubliez pas non plus les exigences de votre corps, Dieu nous a donné aussi un corps et ce n'est pas l'en remercier que de le négliger.


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DAME CREFIEUSE

Il est vrai... Mais j'avais l'impression que cela pouvait m'aider...
Un peu comme une purge si vous voulez...
Mais les médecins m'ont également conseillé de prendre garde et de ne point faire durer ce régime trop longuement...


La jeune Dame n'avait pas lâché le bras de celle qui la soutenait. La fine main gantée de cuir afin de protéger sa peau de la lumière... Les voiles assez opaques laissèrent à la faveur d'une lueur apercevoir un éclat, un oeil couleur émeraude apparemment... Vêtue de pied en cap pour affronter la lumière, la jeune femme était perdue dans les Ténèbres des troubles qui la hantaient.

Elle réprima non sans difficultés un frisson qui lui parcourut l'échine.

Vos paroles Votre Eminence m'apportent toutefois un éclairage nouveau sur mon recueillement... Sans doute ce jeûne n'est-il point nécessaire...

Merci de ce jour nouveau...
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L'infiltrée
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