Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 4 - Polignac >>>> Les hauteurs de la ville, bivouac

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La Main Noire
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MessageSujet: 4 - Polignac >>>> Les hauteurs de la ville, bivouac   Ven 2 Sep - 0:21

SEAMUS

La chevauchée avait été longue et harassante. Contre toute attente, le chariot, pourtant tiré par quatre imposants chevaux, avait quand même ralenti leur progression vers le Nord. Le contournement du Puy n’avait pas été simple, ils avaient une fois de plus dû se montrer fort discrets, particulièrement là bas, lieu de leur précédente escapade. Ils avaient faitquelques brèves haltes depuis leur dernier vrai bivouac, histoire de se rassasier et de laisser les bêtes prendre un peu de repos. Seul le Faucon, juché sur l’épaule de son maître taciturne, semblait ne pas subir les affres de la fatigue.

La ville de tous les dangers se profilait devant eux. Ils firent une dernière halte afin de paraître le plus anonyme possible. Il époussetèrent leurs vêtements et dissimulèrent leur armes au mieux. C’était les lourdes épées qui étaient les plus compliquée à cacher. Seamus fit disparaître la sienne à regret, c’était l’arme qu’il maîtrisait le mieux du haut d’un cheval.

La petite troupe se fondit dans la petite foule de marchands et voyageurs de tout poils qui attendait l’ouverture des portes de la ville. Ils avaient longtemps hésité avant de choisir ce passage mais les ponts étaient rares et la rivière enclavée impossible à franchir à gué avec le chariot. Le pont de Polignac était un passage obligé. Ils s’éparpillèrent dans la foule tout en restant à vue.

Le passage se fit sans encombre mais rien n’était pour autant gagné, il leur fallait quitter la ville au plus vite et établir un campement discret. Désormais, ils voyageraient de nuit dans ces terres inconnues de la plupart d’entre eux.

Le Taciturne passa en dernier et rejoignit ses comparses rassemblés dans une apparente nonchalance sur une petite placette. Il se porta près de Cellene et lui demanda

…file ?…

Un petit chemin serpentait vers les hauteurs de la ville. Il longèrent une forge tenue par une femme étrange avant de s’enfoncer à nouveau dans la forêt et y établir un campement de fortune. Pas besoin de fignoler, ils ne comptaient clairement pas s’y éterniser.


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ANYANKA

Menant l'attelage et la cariole chargée de caisses aux contenants divers et variés, cahotant sur les chemins, Anyanka sentait ses bras lui devenir de plus en plus douloureux, engourdis et maltraités par les tumultes du voyage.
La route était longue et les phases de repos somme toute assez courtes depuis leur départ, la jeune femme commençait à ressentir les affres de la fatigue s'abattre sur elle et l'aspect inconfortable de son statut de cocher lui pesait au fur et à mesure de leur progression.
Comme elle regrettait de ne pas avoir récupérer Réssurection à Béziers au moment précis où une crampe atroce lui pris l'avant bras la faisant grimacer.

Illaura assise à ses cotés semblait songeuse, elle ne disait mot depuis déjà deux ou trois jours, peut-être pensait-elle à son amant laissé en Languedoc, il était censé les rejoindre mais personne ne l'avait revu, inquiète ou soulagée, la puce n'arrivait pas bien à le déterminer.
Gus quand à lui avait réussi par Dieu sait quel miracle à s'assoupir à l'arrière de la cariole sur un tas de couvertures tassées entre les caisses ce qui fit gentillement sourire la jeune femme.

L'espace d'un instant, elle se demandait ce que devenait sa protectrice de son coté mais elle ne se faisait que peu de soucis à son sujet la sachant pleine de ressources et pas seule qui plus est.
Seamus et Cellene indiquèrent le chemin jusqu'à marquer l'arrêt signifiant que le campement serait établi ici pour un court moment, cette pause nécessaire semblait les inquiéter davantage que les précédentes, sans doute par la proximité de la frontière et des dangers que cela representait pour leur petit convoi.

Stoppant la cariole entre deux arbres, elle ne détacha pas les chevaux de la cariole car d'après ce qu'elle avait compris de part les agissements des meneurs de troupe, ils ne feraient pas long feu ici, elle se contenta de remplir une bassine d'eau pour que les chevaux puissent boire et de relacher leurs brides pour qu'ils puissent se repaitre.
Profitant de ce que ses mains dégoulinaient d'eau, elle fit claquer ses doigts plein de goutelettes au dessus du visage endormi du sauvageon histoire de le reveiller en riant dans sa moustache, les yeux pétillants de malice.

Se dépéchant de s'éloigner du chariot avant qu'il ne se rebiffe, Anyanka partit alors en direction du taciturne pour s'enquérir de la suite des événements.
Arrivée à sa hauteur, le compagnon de voyage à plumes se tourna brusquement vers elle la fixant étrangement, un frisson parcouru la colonne de la jeune femme, craignant sottement pour ses yeux ayant entendu milles idioties sur les rapaces et leur passion pour les globes occulaires.
Se souvenant d'un morceau de viande séchée dans sa petite pochette qui ne la quittait jamais à sa ceinture, elle réfléchit que c'était sans doute ça qui l'avait plutôt attiré.

Sea... Seam... Seamus... ton faucon... y... y me regarde bizzarrement... j'peux lui donner un bout... un bout de viande séchée... ou pas... demanda t-elle hésitante espérant que le taciturne saurait calmé son oiseau de proie.

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CELLENE

Cellene l’avait écouté attentivement. Elle était d’avis de ne pas tout dévoilé maintenant, pas qu’elle n’avait pas confiance, mais fallait mieux pas créer des risques. Le passage de la frontière serait déjà bien assez difficile ainsi. Cellene n’avait pu retenir un rictus en entendant son nom… cette femme pour qui, il l’avait laisser tomber comme si rien ne s’était passé entre eux deux. Mais elle tenta de se contenir, bien que difficilement. Son regard se posa l’espace d’un instant sur l’argenté, ce qui eut pour effet de la calmer instantanément.

Il était maintenant temps de partir, de reprendre la route. Tous plus ou moins réveillé, l’Azurée fit un rapide tour du camp en Languedoc avant de monter sur son cheval, sous le regard de l’argenté.

Tous reprirent la route, Lupia s’étant précipité vers sa douce pendant le voyage. Cellene lui expliqua en murmurant qu’elle n’avait pas de soucis à se faire, l’azur n’avait absolument pas l’intention de retomber là dedans, les choses étaient encore trop fraîche premièrement, et deuxièmement encore une fois elle s’était faite avoir par de bas sentiments. Une fois sa douce rassurée, Cellene lui avait pris la main lui promettant de ne pas retomber.

Le voyage entre ces deux dernières étapes était plus éreintant pour Cellene que les précédents. Elle était systématiquement aux aguets. Ils devaient passer cette frontière sans encombre. L’azurée avait lancer un petit regard au groupe : Kaerven était rester à l’écart du groupe mais suivait. Elle le savait sauvage, cela se voyait bien, il ne se mêlait que très peu, peut être trop peu du groupe. Cellene décida qu’elle irait lui parler à la prochaine étape, si le temps le lui permettait. Aziel toujours aussi silencieux, lançant des regards à l’Azur. Elle savait qu’à un moment ou un autre, il faudrait briser ce silence entre eux deux… peut être valait-il mieux le faire avant qu’elle soit là, elle. Gus semblait dormir dans la carriole, l’azur se demanda comment il pouvait dormir ainsi ballotter de chaque côté. Anyanka, elle, semblait fatiguée, cela se voyait sur son visage. Elle tourna ensuite la tête vers Samaël, elle lui adressa un sourire, avant de regarder Illaura qui semblait songeuse.

Tout se passait assez bien, Seamus lui avait posé une rapide question, à laquelle elle répondit d’un rapide geste de la tête. La petite troupe s’engouffra une nouvelle fois dans la forêt pour installer leur camp. Histoire de se reposer seulement quelques heures. Une fois que tout le monde était à terre, Cellene les observa un moment, avant de dire d’une voix ferme.

Les prochains voyages se passeront de nuit. Plus de feu et mangez vos réserves.

Après avoir donner ses consigne sur le voyage, elle regarda Seamus un instant, attendant peut être un signe approbateur. Sa présence et son aide soulageaient Cellene. Il n’était pas à son premier voyage. Elle regarda ensuite Lupia et Kaerven.

Premier tour de garde, et on ne s’endort pas.

Aux derniers mots lâchés, son regard bleuté s'était durcit et s'était poser sur Gus. Elle le tiendrait à l’œil et ferais en sorte de faire des gardes par deux. Elle observa ensuite Anyanka qui semblait avoir des soucis avec le faucon du taciturne. Ne s’y attardant pas plus, elle allait se mettre un peu plus loin. Elle croisa les bras, tout en s’appuya sur un arbre. Elle scruta les alentours de son regard bleuté, étant aux aguets du moindre bruit suspect dans la forêt.


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LUPIA

La nuit et le reste du voyage s'étaient passé comme depuis le début, sans encombre et d'un ennui presque déprimant. Lupia s'était attendue à plus d'action lorsque le Maître les avait envoyés en mission. Cellene en savait certainement beaucoup plus mais elle gardait tout pour elle. Lupia commençait à avoir mal partout, elle n'était pas habituée à de si longues chevauchées et puis la morosité ambiante commençait sérieusement à lui peser. Ils ne faisaient que contourner les villes en se cachant comme des manants et dans le groupe chacun restait absorbé dans ses propres pensées.

Le retour du rapace était de bon augure pour la suite des évènements. Seamus lut les instructions et Cel prit les choses en main. Encore une fois, ils allaient dormir à la belle étoile, à l'écart du village pour ne pas attirer l'attention... Lupia décida d'être encore patiente et d'attendre gentiment la suite des évènements. Elle déballa donc ses affaires pour la énième fois et se prépara pour la nuit. En plus, ce soir, pas de feu, elle allait pas fermer l'oeil à cause du froid. Et là dessus, sa belle qui organise les tours de garde et qui la colle en binôme avec le moins bavard de tous. C'était bien sa veine...
Elle observa Kaeven qui comme à son habitude ne pipa mot. Puis elle alla s'asseoir au pied d'un arbre, boudeuse...


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GUS

D’abord c’est même pas vrai qu’il dormait. Il s’était à peine allongé pour se concentrer. Mais pour qui ils le prenaient. Il avait le sens des responsabilités malgré son jeune âge. Le mec au faucon était même venu le menacer. Et ça avait marché…C’est qu’il pouvait foutre la trouille celui là mine de rien. Enfin bref tout le monde s’était remis en route.
Le gamin voyait bien que la petite Anyanka était morte crevée. Ca faisait des jours qu’elle conduisait et quatres canassons ca se laisse pas faire comme ca. Elle avait peut être une poigne de mec mais sur la durée c’était pas ca.

Il aurait bien aimé lui donner un coup de main mais elle semblait encore lui tirer la tête. C’est vrai qu’il avait merdé avec le Ninja mais y avait pas de quoi en faire un fromage. Enfin ca lui passerait surement.

Gros stress pour tout le monde : on passe la frontière. Faut qu’on passe pour des marchands et avec la trogne de certains ici c’est pas gagné. Et pourtant ca passe comme sur des roulettes.
Pas doués les douaniers du coin. C’était pourtant évident que des mecs balaises comme eux avait rien à voir avec des marchands ventripotents. Et encore on parle pas des filles. Pas vraiment le look de vendeuse.
Enfin bon s’il confondaient leur frontière avec une passoire c’était pas leur problème, bien au contraire. Ils avaient pas trop le temps de faire mumuse avec les gens du coin.

Et voilà que le joyeux cortège remonte dans la foret pour se planquer. Ca monte lentement et Gus finit par s’endormir, bercé par les secousses du chariot.

V’la ti pas qu’il se prend une douche froide comme réveil. Hier c’était les sifflements comme pour un chien, mais là il dormait pas, c’est vrai, et maintenant le flotte. Non mais elle le cherchait ou quoi ?

Le Gamin bondit hors du chariot et commença à courir après la petite. Il allait lui faire son affaire. Oh rien de bien méchant rassurez vous, mais c’était son tour maintenant. Et puis il voulait plus rater une occasion d’être avec elle non plus. Elle était si…

Erf, la voilà qu’elle rejoint l’autre au bandeau, son protecteur. Clair que la rousse a donné des instructions. Il stoppe net sa course et marche lentement pour les rejoindre l’air de rien mais cette fois avec un grand sourire. Il essaye de se montrer sympa.

Ah la petite a peur du volatile. Parfait. Voilà une bonne occasion.

Mais nooon tu dois pas t’inquiéter, ce genre de bestilole ne ferait pas de mal à une mouche.
Regarde


Il tendit comme une andouille son doigt vers l’oiseau pour le caresser comme il avait vu faire le Taciturne. Et bien sur la bestiole n’apprécia pas du tout et lui donna un bon coup de bec dans le doigt.

Aieuuuuuu.

Il s’écarta et emmena la petite par les épaules à un ou deux pas de là.

Finalement t’as raison, faut peut-être s’en méfier, tu sais y en a de très dangereux

Il grimaça voyant l’entaille que la sale bête avait fait à son index.


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MessageSujet: Re: 4 - Polignac >>>> Les hauteurs de la ville, bivouac   Ven 2 Sep - 0:23

AZIEL

Aziel sourit doucement, ce crétin de Gus venait de briller une fois de plus, son regard s’arrêta sur l’expression atterrée de la jeune femme qui lui avait proposé un fruit la veille alors qu’il attendait un commentaire bien sentir de Lupia… il commençait à comprendre la place de chacun dans ce groupe, le gamin semblait en être le bouffon, et Lupia l’acariâtre… Le taciturne… restait égal à lui-même n’adressant même pas un regard au Gus qui tentait maladroitement de cesser les saignements de son doigt…

Le jeune homme se détourna de la scène, il préférait penser à la nuit, à ces rêves qui le hantait si agréablement… il lui tardait tant… elle était de plus en plus proche de lui, il le sentait au fond de lui... cette sensation de distance qui tord les entrailles au point de ne plus avoir d’autre idée en tête que de se rapprocher... et peu à peu, ils se rapprochaient... mais les journées, elles, se ressemblaient.
Certes, il ne pouvait pas se plaindre d’avancer sans encombre, d’ailleurs, ils avaient croisés bien peu de monde sur les routes... jusqu’à présent… en partie sans doute parcque Cellene les conduisaient souvent par des chemins détournés... Mais aussi car la guerre ne favorisait pas les voyages, et tout voyageurs honnête préféraient sans doute passer la nuit dans le calme d’une auberge que dans l’ombre des bois.

Un autre problème se posait, il fallait qu’il lui parle… qu’il s’explique… mais elle semblait si lointaine, l’ignorant royalement depuis cet instant… et lui ne savait comment s’y prendre, et d’ailleurs, il n’était pas sur d’avoir envie d’affronter sa haine... Il jeta un regard de plus à l’Azur, pour une fois elle était seule, non pas aux côtés de Samaël, il ne pouvait pas se plaindre de la présence de cet homme qui sans doute retenait un peu de la haine qu'elle devait éprouver pour lui...

Il préféra chasser ces pensées pour l’heure, les tournant vers son énigme… encore entière à ses yeux, et pourtant... non... il était temps cette fois, d'aller la voir... de se faire pardonner... ou du moins d'essayer...

Le jeune homme se redressa de sous l'arbre qu'il avait occupé jusque là, s'approchant à pas de moins en moins décider vers la jeune femme...

On peut... parler?


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CELLENE

Appuyée contre un arbre, les bras croisés, elle observa au loin. Que regardait-elle ? Elle n’en savait rien, à vrai dire. Elle détourna la tête un instant pour regarder les effusions du gamin. Il se faisait pincer par le faucon de Seamus. Elle ne put qu’en sourire très légèrement. Elle vit ensuite sa douce bougonner dans son coin. La pauvre, l’Azur n’avait pas choisit un partenaire de garde très bavard. Mais ils n’étaient pas là pour cela. De plus, ils étaient à l’opposer l’un de l’autre. C’était pas plus mal d’ailleurs, au moins ils ne regardaient pas au même endroit. L’Azur n’avait pas vraiment l’intention de dormir, elle tiendrait sûrement compagnie à sa douce.

Cellene détourna la tête, pour regarder une nouvelle fois l’horizon, se plongeant dans ses pensées les plus sombres. Une colère s’était terrée en elle, elle ne devait pas ressortir maintenant et surtout pas sur un membre du groupe. Elle se promit que la première personne étrangère au clan, pâtirait pour ce qu’il lui avait fait. Après tout, elle ne pouvait que comprendre ce qu’il pouvait ressentir. Elle-même avait vécu la même chose. Elle se devait pour que l’ambiance ne soit pas aussi lourde qu’elle puisse être, de contenir sa haine. Elle trouverait bien d’une manière ou d’une autre, une échappatoire pour la laisser sortir.

Elle sentit des pas se diriger vers elle. Elle était aux aguets et le moindre mouvement en sa direction, la faisait se raidir. Lorsqu’elle entendit la voix d’Aziel, son cœur se serra dans sa poitrine. Elle ferma les yeux un instant tout en soupirant. L’heure était donc venue. Qu’allait-il lui dire ? Comment allait-il s’y prendre ? Un tas de question tourna dans la tête de l’Azur. Puis d’un geste lent, elle se laissa glisser, se tourna vers lui, adossant son dos contre l’arbre. Elle garda les bras croisés, cela valait peut être mieux du coup. Lentement, elle posa le pied sur le tronc d’arbre, le genou plié. Ses yeux bleutés observèrent le jeune rebelle, d’un air froid, sans émotion aucune. Comme si, plus rien n’existait dans son regard, comme si elle était morte de l’intérieur. Chose fort probable. D’une voix légèrement sèche, mais toute de même assez douce, elle lui répondit.

Oui ? Qu’as-tu donc à me dire ?

Elle l’observa, attendant sa réponse. Son cœur et son estomac serrés. Elle se contint comme elle le peut.


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KAERVEN

Kaerven avait suivit le mouvement sans broncher. La rigueur du voyage commençait à l’affecter, malgré ses années d’errances par delà le royaume. Le manque de sommeil ne l’affectait guère mais l’équitation était pour lui presque un supplice tant il détestait cela. A proximité de Polignac ils arrivaient, encore un campement discret. Les épanchements n’étaient pas monnaie courante dans le groupe. Seuls quelques uns comme le gamin faisait monstre d’un entrain des plus original.

Le camp fut bientôt monté. Cellene, la femme aux yeux de saphirs, commandait. Elle avait désigné Lupia et lui pour le premier tour de garde. Qu’il en soit ainsi.. Comme à son habitude Kaerven était resté silencieux, inexpressif. Lupia s’éloigna alors pour aller se poster sous un arbre. Kaerven observa la position de la jeune femme. Malgré le fait d’être assise , il fut agréablement surpris de voir qu’elle avait choisi un endroit depuis lequel elle disposait d’un très bon angle de vue.

Quant à lui, il tendit les bras et commença à grimper quelques peu dans un vieux chêne. Ne montant pas jusqu’à sa cime mais prenant quelques mètres de hauteur, afin de pouvoir surprendre d’éventuels visiteurs incongrus. Il s’orienta dans l’arbre pour couvrir le secteur que ne pouvait voir Lupia. Il s’accroupit contre le tronc massif et torturé de l’arbre. Il commença à scruter les environs. La pénombre réduisait la visibilité du fait de l’absence de feu, mais la discrétion était la priorité.

Bientôt, il ne perçu plus que les bruits de la forêt, le craquement des arbres sous le léger vent qui s’était levé, les hululement des chouettes et autres animaux nocturnes. Un vieux hiboux au plumage de jais vint se poser non loin de lui. Le volatile ne paraissait pas effrayé par le jeune homme. Chose étrange puisque d’habitude il n’entretenait pas de bon rapports avec la faune. L’oiseau le fixait de ses deux yeux luminescents dans la nuit. Après quelques minutes où les deux êtres semblaient se jauger, le volatile repris son envol. Kaerven fut intrigué par cette rencontre, était ce une prémonition , un signe ? Il ne comprit pas de suite et y réfléchirait plus tard, il devait surveiller…


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AZIEL

Ils avaient enfin pu parler, il ne saurait dire ce qu’il en éprouvait, un certain soulagement, des remords sans doute, de la tristesse… Mais que pouvait il faire d’autre, continuer à lui mentir ? Les faire souffrir tout deux ? Ils avaient parlé et c’était la seule option possible, sa colère n’était pas ce qu’il avait cru… et il se sentait mieux maintenant, qu’il pouvait tourner librement ses pensées vers son énigme, encore trop loin de lui…

La nuit s’écoulait, encore une nuit, trop rapidement à son goût, trop rapidement écarté du royaume dans lequel ils n’étaient que deux… un hululement sonore l’éveilla, le jour pointait, bientôt, ils repartiraient… Poussant un soupir dans l’ombre de la nuit mourante, il se redressa, se mettant sur son séant… contemplant l’écume dorée du jour qui s’écoulait lentement sur le paysage ombragée…

Il faisait froid, un peu plus chaque jour, l’hiver approché pas à pas… ou bien c’était eux, qui s’en rapprochaient de jours en jours.
Aziel s’étira, et se leva, il allait faire un tour un peu plus loin, avant leur départ…


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NAUDEAS

Depuis quelques soirs, qu'elle se promenait enfin qu'elle rentrait des tavernes, Naudeas avait entendu dire qu'un campement avait élu domicile sur les hauteurs de Polignac...la curiosité la poussa à aller voir ce qu'il s'y passait..après une bonne marche..elle découvrit un campement avec plusieurs personnes...elle se dit que personnes n'étaient venus les voir et que ca pouvait remettre l'hospotalitée pourtant si conviviale par chez eux...

Elle arriva timidement et se décida de saluer l'assemblée...

Bonjour Dames et Sieurs, soyez les Bienvenus à Polignac...désolée de ne pas etre venue plus tot...mais je n'osais pas trop vous déranger
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MessageSujet: Re: 4 - Polignac >>>> Les hauteurs de la ville, bivouac   Ven 2 Sep - 0:33

CELLENE

La discussion fut lourde, péniblement et chargée d’émotion. Le dos tourner au camp, appuyée et accroupie contre l’arbre. L’Azur ne pouvait empêcher ses émotions de prendre le dessus. Seul lui pouvait voir sa faiblesse. Il s’était excusé, avait fait ce qu’il fallait pour la calmer. Elle connaissait que trop bien ce qu’il pouvait ressentir, mais elle ne pouvait lui interdire. Après s’être calmée, l’Azur avait effacer toute trace de sa faiblesse, elle se releva lentement, restant un instant adossé à l’arbre. L’amant laissa place à l’ami, au protecteur. Cellene l’observa un moment, avant de le laisser se reposer et retourner dans ses rêves, ou elle les lui hante depuis longtemps.

En s’éloignant de lui, elle observa un moment le camp, tous étaient plus ou moins entrain de se reposer, blottit dans les couvertures. Sans feu, la nuit promettait d’être fraîche. Elle trouva rapidement sa douce dans un coin, puis elle tourna la tête pour chercher Kaerven. Quand d’un coup, elle entendit un oiseau s’envoler. Elle leva les yeux et vit une masse noire dans l’arbre. Elle esquissa un sourire.

Bonne idée… très bien… pensa-t-elle. Puis elle s’approcha doucement de sa douce par derrière, elle s’accroupie derrière elle, les jambes légèrement écartée pour laisser la place au corps parfait de sa douce. Elle colla sa poitrine contre son dos, puis posa son menton sur son épaule. Tout en déposant un baiser dans le cou de Lupia, elle apposa ses deux mains sur ses bras et les caressa tendrement. Elle lui murmura d’une douce voix, mais néanmoins tremblante, la discussion l’avait tout de même retournée.

Désolée ma douce… de te laisser un peu à l’écart… je vais te tenir compagnie cette nuit…

Elle se serra contre elle un instant, alors qu’un bruit se fit entendre juste devant elles. L’Azur sursauta et posa sans tarder une main sur l’une de ses dagues attachée à la ceinture. Une jeune femme fit son apparition. L’Azur fronça les sourcils. Comment avait-elle pu les trouver ici, eux qui avaient su rester discret. L’Azur serra les dents, observant la jeune intruse de haut en bas, la jaugeant rapidement. La main toujours sur sa dague dans le dos, Cellene se releva promptement. Elle observa un instant ses compagnons, puis d’une voix sèche, elle répondit à la jeune femme.

Dame, je ne peux que vous remercier… Or mes compagnons et moi-même sommes comme qui dirait éreinté de notre voyage. Aussi, je vous demanderais de ne point vous éternisez.

Elle s’arrêta un instant, s’accroupissant une nouvelle fois derrière sa douce avant de lancer à nouveau froidement.

[color:b850=orangeAu revoir, Dame…

Cellene détailla la jeune femme, ne la quittant pas des yeux. Elle espérait que son petit avertissement suffise à la faire partir de peur que ses compagnons réagissent autrement.


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LUPIA

De son poste, Lupia avait une large vue d'ensemble autant sur le camps que sur les alentours. La nuit était claire ce qui lui permettait de voir assez loin. Elle restait attentive au moindre mouvement et au moindre bruit. Kaerven, comme à son habitude, n'avait pas entamé la conversation et avait trouvé un autre point d'observation.

Elle vit que le Bellâtre s'était enfin décidé à parler avec sa douce. Elle eut beau tendre l'oreille, elle n'entendit rien de la conversation, dommage...
Elle fut soulagée de constater que sa douce restait calme... Puis, ils se séparèrent tranquillement...

Lupia reprit alors sa surveillance des environs. Elle fut surprise lorsquelle sentit une présence dans son dos mais ne réagit pas car elle aurait reconnu ce parfum entre mille. Sa douce complice venait enfin la trouver...
Elle ferma les yeux quand elle se serra contre elle et posa ses mains sur les siennes... Elle sentait un léger tremblement dans ses gestes, la discussion avec Aziel ne l'avait pas laissée si sereine après tout..

Ce n'est rien ma douce, je sais que tu as beaucoup de resposabilités. Ca me fait plaisir que tu me tienne compagnie tu sais...

Elle allait la prendre dans ses bras qu'une femme apparut, sortant de nulle part... Lupia se redressa, prête à l'accueillir à sa façon mais sa belle prit les devant...
Comment cette femme était elle arrivée jusquau camp?? Et puis, elle débarquait comme ça, le sourire aux lèvres, ça ne l'inquiétait donc pas de trouver des gens retranchés ainsi, sans feu de camp... Sa vie devait cruellement manquer de piquant pour qu'elle prenne de tels risques.. Ou alors, elle était peut être demeurée....
En tous cas, elle avait tout intéret à ne pas trainer...


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NAUDEAS

Naudeas recula en voyant les dagues et le peu de non chalance des Dames..elle avait sans doute dut mettre le pied dans une fourmilière et ils ne valaient mieux pas attiser ses Dames qui étaient plus que méfiantes...son visage était tendue...rien ne présager de bon sur ses étrangers...elles paraissaient froides...elle retourna à l'orée de la foret en se posant mille questions sur eux.et reprit le chemin du village...non sans jeter un regard derrière son épaule pour vérifier si elle n'était pas elle en danger..pourquoi se cachaient-il?...pourquoi, pourquoi?..

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SEAMUS

Le Gamin était venu en défenseur auprès de la protégée de Xandrya. Mal lui en prit et il en fut quitte pour un méchant coup de bec du Faucon. Seamus eut difficile de retenir un sourire moralisateur. Gus était sur la bonne voie mais devait continuer à faire ses expériences. Le Taciturne n’avait pas l’âme d’une bonne d’enfant ou d’un maître d’école. Tandis que le gamin éloignait sa petite du volatile hargneux, Seam put remarquer l’arrivée très peu discrète d’une jeune villageoise qui avait sûrement du les suivre.

Ils étaient en mission et toute incursion inopinée devait être considérée comme potentiellement dangereuse. Sous son aspect de petite fille bien sage, elle pouvait cacher une redoutable espionne, l’avant garde prétendument innocente d’une troupe menant une attaque préventive ou bien d’autres choses encore. Nul doute qu’en tout cas elle ignorait encore à qui elle avait à faire.

Cellene géra l’arrivée de l’intruse avec une poigne hors du commun qui fit cependant quelque peu grimacer le Taciturne. Il n’en dit rien, l’Azurée étant sa supérieure dans cette mission. Il craignait cependant que la jeune refoulée n’aille un peu trop bavarder au village. Alors que celle ci s’en retournait quelque peu dépitée, il la suivit discrètement, s’enfonçant dans l’épaisseur de la forêt, à contre vent pour ne pas se faire ni voir ni entendre d’elle.

La jeune fille arriva à la lisère du bois et fit une petite pause. Seamus mit à profit ce moment de répit pour se glisser dans son dos et lui glisser sa dague sous la gorge, la serrant tout contre lui. Terrorisée, la villageoise resta immobile le temps qu’il lui glisse laconiquement ses instructions et menaces dans le creux de l’oreille.

…pas de campement…
…pas de brigand…
…rien vu…
…sinon…


Il accentua un peu la pression de sa lame sur le col de la jeune fille haletante lui signifiant de la sorte que s’il elle se montrait trop bavarde à leur sujet, il la retrouverait et elle en pâtirait plus que certainement. Il la jeta au sol avant de s’en retourner sous le couvert des arbres et de retrouver ses comparses. Il fit signe à Kaerven de se montrer particulièrement vigilant dans la direction du village.


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HEIMRICH DE WUNTERBERG

Sieur Heimrich, sur son cheval, revenait de la chasse, Croc Blanc gambadait à ses cotés... Il arrivait à l'entrée du village lorsqu'il remarqua Naud qui était toute blanche et semblait très choquée... Il s'approcha et lui demanda

Que se passe-t'il Naud, des problèmes...

Vu l'attidude de Croc Blanc qui regardait en direction de la forêt en grogant il se douta qu'il s'était passé quelque chose... Il posa sa main sur la garde de son épée...


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MessageSujet: Re: 4 - Polignac >>>> Les hauteurs de la ville, bivouac   Ven 2 Sep - 0:35

NAUDEAS

Naudeas vit Heimrich se dirigeait vers elle...le Sieur l'avait quelques peu effrayée, elle s'en remettait doucement...Elle dit à Heim:

Je me suis endormie un peu plus loin...et un cauchemard m'a réveillé...je m'en remets doucement...ne t'en fait pas...ca arrive....allez viens de toute facon ton loup a dut sentir la piste d'un sanglier car il y a plein en ce moment..Tu me raccompagnes jusqu'au village ? ca nous permettra de parler un peu, cela fait longntemps que nous nous somme pas vus


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SAMAEL

Samaël qui c'était mis en retrait apercevant le rebelle s'avancer vers l'azur, observait de loin le campement adossé contre un arbre, se sustentant rapidement et sans fioriture.
Tout le monde s'affairait à ses desseins personnels, un mouvement de tête moqueur de l'argenté imperceptible, lorsqu'il aperçut la manoeuvre du gamin avec la pucelle.

Pas si con le gosse, va finir par la déflorer avant que j'ai pu m'amuser avec elle tiens...

Le rebelle s'éloigna, suivit de peu par l'azur qui se dirigea vers Lupia quand une inconnue s'approcha du campement, venant saluer naivement et souhaiter la bienvenue.
Se redressant près à intervenir, il vit que la cheftaine avait plus ou moins bien gérer la situation, un peu trop sechement peut etre, elle risquait de revenir à coup sur.
Apercevant Seamus qui suivait la femme qui rebroussait chemin, il lui emboita discretement le pas, l'observant menacer l'étrangère en un sifflement digne d'un serpent.
S'avançant vers lui une fois qu'il se fut enfoncé de nouveau dans les branchages de la foret, il pris garde de se faire reconnaitre ne tenant pas à se faire planter betement.

Probleme réglé ???

A l'instant où il posait la question, il entendit une voix masculine s'élever non loin, se disant que ça ne presageait rien de bon au demeurant.

Hum.... A mon avis non, faut pas trainer ici, ils risquent de se rameuter à plusieurs.

Revenant au campement, il se dirigea directement vers Cellene, la derangeant vraisemblablement avec son amie.

Désolé de vous déranger mesdames, mais nous devrions lever le camp Cellene, la curieuse n'est pas seule dans la foret et on risque d'avoir de la visite.
C'est vous qui voyez mais mon expérience me dit qu'il est tant de s'éclipser ma chère.


Sans attendre la réponse de la meneuse de troupe, l'argenté s'éloigna vers son étalon et lui remit sa selle sur le dos, l'arnachant de nouveau, prêt à partir ou à intervenir selon la décision de l'azur.


_____________________________________________________________________________________

HEIMRICH DE WUNTERBERG

Heimrich n'était pas convaincu par ce que lui disait Naud... Croc Blanc lorsqu'il réagissait comme cela, c'était en présence d'un réel danger, pas d'un sanglier... Il se promis d'aller faire un tour en forêt avec quelques uns des gardes du Château et peut être des amis de la maréchaussée ou de la caserne... Mais pour l'instant raccompagner Naud était le plus important. Il répondit donc

Oui Naud je te raccompagne.

Il descendit de cheval

C'est vrai que parfois les cauchemards sont aussi présent que la réalité... A part cela tout va bien pour toi.
..


_____________________________________________________________________________________

]CELLENE

L’intruse avait déguarpillé drôlement vite, trop peut être au goût de Cellene. Collée contre sa douce, elle observa la donzelle tourner le dos et repartir.

Mouarf… dommage… murmura-t-elle. Seule sa douce avait pu entendre ses mots. Elle vit ensuite Seamus partir discrètement. Il lui était impossible de savoir ce qu’il se passait plus loin. Mais l’azur ne sentait pas du tout cette intrusion.

C’est pas bon… ça me plaît pas…

La preuve, quelques minutes plus tard. Samaël qui faisait irruption, lui suggérant de lever le camp. Il n’avait pas tord, tous étaient plus ou moins fatigués, valait mieux partir, avant de déclancher une bataille. Leur mission n’était pas finit, loin de là. Mais elle était face à un problème de taille : la fatigue de ses compagnons. Elle hésita un instant, réfléchissant assez rapidement. Il n’y aurait pas eu la charrette, ils auraient sûrement pu rester. Mais s’ils devaient fuir, la charrette n’était pas des plus discret. Prestement, elle se redressa, non sans avoir embrasser sa douce avant. Elle se retourna vers le camp et réveilla certains de ses comparses.

On lève le camp. On se bouge et en silence !!

Sa voix tonna dans le camp, sèche et directive. Fallait pas traîner ici. Elle observa un instant Seamus qui remontait. Elle avait peut être été un peu dure avec l’intrus, un peu plus et elle aurait eu un sentiment de culpabilité. A cette pensée, un frisson lui écrasa l’échine. Tentant de ne rien démontrer, elle s’occupa de son cheval remettant la selle sur son dos. Une fois fait, l’Azur observa ses comparses qui se préparait à lever le camp. Elle bouillonnait de l’intérieur, sa mâchoire se serra et se desserra. L’Azur se ferma sur elle-même.

Elle s’avança vers Kaerven qui était toujours sur l’arbre à guetter. Elle leva la tête avant de lui adresser la parole, dans un murmure suffisamment fort pour qu’il puisse l’entendre.

Du monde ? On peut s’éclipsé sans problème, Kaerven ?

Elle attendit sa réponse, tout en observant le camp. Tous semblait plus ou moins prêt.


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ANYANKA

Seamus n'eut même pas le temps de répondre que Gus était sorti d'on ne sait où se moquant de sa peur pour le faucon jouant les gros bras en essayant de le carresser.
La puce manqua d'exploser de rire lorsqu'il se fit pincer le doigt par le bec tranchant du volatile se mettant à pisser le sang comme jamais.
Il l'avait déjà pris par l'épaule l'éloignant de son ami, un léger haussement de sourcil à l'attention de Seamus qui déjà s'éloignait en ayant entendu la cheftaine rabrouer une intruse.
Oubliant ce point de détail, elle reporta son attention sur Gus en souriant et en secouant la tete, elle enleva le bras de sur son épaule lui attrapant la main.

Allez viens je vais te soigner pico bête !!!

L'amenant vers la charette, elle fouina dans les caisses prenant ce dont elle aurait besoin pour le soigner.
Attrapant son doigt blessé, elle commença à s'occuper de la coupure qui bien que superficielle était plus profonde qu'elle n'aurait cru en fait.

Bah y t'as pas loupé le copain de Seamus, nan mais je te jures quelle idée aussi d'y aller comme ça

Anyanka lui souriait, des yeux rieurs le fixant, terminant son pansement, elle déposa un baiser sur la poupée au bout du doigt comme le faisait Xandrya.

Voilà t'es guéri, plus de bobo.

Elle se mit à rire, se rappellant comme elle trouvait ça ridicule déjà à l'époque et posa ses mains sur les épaules de Gus avant de le fixer franchement d'un air faussement sérieux.

Mais t'es trop grand pour que ça fonctionne.

Inclinant la tête sur le coté un air moqueur, elle s'approcha de lui et l'embrassa langoureusement, tout de même attendri de le voir si jaloux et faire tant d'efforts pour attirer son attention et se recula après avoir réouvert les yeux ayant somme toute autant profité de ce baiser que lui.

Il fallait au moins ça pour que ça fonctionne.

Soudain la cheftaine interrompit le moment en intimant l'ordre de partir, suivant les injonctions la puce remonta sur sa place de cocher accompagné de Gus laissant à Illaura la place à l'arrière de la cariole.
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MessageSujet: Re: 4 - Polignac >>>> Les hauteurs de la ville, bivouac   Ven 2 Sep - 0:38

GUS

Put…naise, ca faisait un mal de gueux. Saleté de bestiole !!! Vous vous rendez compte, ca fait à peine un pied de haut et schlack ca vous bouffe un doigt pour un rien.

Le gamin était en train de pisser le sang comme pas possible mais heureusement la belle Anyanka était pas loin et voulut tout de suite l’aider.

Dans un sens c’était pas mal mais il aimait pas trop se montrer sous cet angle. C’est vrai que c’était pas un super héros mais quand même. Elle le soignit super bien en plus.

Juste qu’à la fin elle lui fit le coup du mome une fois de plus. Il soupira… Il commençait vraiment à en avoir marre. Tout le monde le prennait vraiment pour un enfant. Ya juste Xandrya qui un court moment l’a pris pour un homme. Et l’autre petite là qui boude sur son tronc mais là c’était juste pour son corps.

Ah tiens non finalement elle change d’avis et elle l’embr mmmmmm mmm aaaa mmmmmm sse. Et avec la langue en plus…
Hé ho fini de rire là, ca devient du sérieux et même si son doigt lui fait toujours souffrir le martir il va pas se priver. Il voudrait faire comme il a déjà vu faire, passer son bras autour se son cou et plus la lacher , jamais jamais, jamais mais bon… Ils sont pas tout à fait tout seuls et il voudrait pas faire des jaloux.
Il l’a déjà repérér l’autre là qui la reluque tout le temps en bavant. Mais non l’ami t’a perdu
C’est Gus qu’elle a choisit apparement. Et Gus il va plus la lacher.

Bon c’est pas tout ca mais apparement il faut se casser et ca urge. Dur dur de se remettre en route après tant d’émotions. Ils se rendent pas compte eux. Ils changent de mec ou de gonzesse comme de chemise mais lui il est pas comme ca. En fait il en sait trop rien vu que c’est la première fois que ca lui arrive. Mais il va pas tout gacher pour des conneries. Donc Gus tombeur c’est fini

Bref ils se redirigent vers le chariot des étoiles plein les mirettes, en tout cas Gus. Mais ca serait pas étonnant non plus pour Anyanka. Elle se rassied aux rennes du chariot mais là Gus va l’aider ; Il prend place à côté

Tu me montreras dis, comme ca tu pourras aussi un peu te reposer.

Il la gratifia d’un sourire radieux


_____________________________________________________________________________________
AZIEL

Ca y est, les ennuis commençaient… ils avaient campé en paix depuis leur départ, mais voila qu’ici une jeune femme avait décidé de venir fouiner près du bivouac…
Cellene toujours aussi douce avec les étrangers, lui avait fait comprendre les choses d’une façon bien rude et voila que c’était radiner un autre paysans…

Un soupir faible, il se leva tranquillement, s’époussetant légèrement avant de jeter un coup d’œil à l’Azur… lever le camp ? Bah après tout, il était temps, il se languissait jour après jour et commençait à ne plus supporter d’attendre sans rien faire. Ils n’avaient que trop traîné et auraient dû se douter que les ennuis ne tarderaient pas à arriver.

Le jeune homme attendit patiemment, le campement s’agiter peu à peu, réunissant les affaires des un, sellant les chevaux pour les autres, lui-même cajolant nonchalamment ça monture en attendant que le départ soit donné…


_____________________________________________________________________________________

SEAMUS

De retour dans la pénombre des bois, le Taciturne ne fut guère surpris de voir Samaël dans ses pas. Il lui avait déjà semblé que l’Argenté était avant tout un combattant, même s’il avait déjà pu le voir exploiter d’autres qualités qui n’avaient pas manqué de le surprendre. Cette fois, l’homme s’était fondu habillement dans la forêt et il en fallut peu pour que Seamus ne lui cherche noise à lui aussi.

Il l’interrogea sur la destinée de l’intruse lorsqu’une voix masculine et un grognement familier confirmèrent leurs appréhensions.

Samaël pressa le pas vers la cheftaine pour la tenir au courant des derniers rebondissements concernant la jeune villageoise.

La réaction de Cellene ne se fit pas attendre et elle ordonna de lever le camp en silence. Seamus se dirigea lentement vers sa monture, prépara rapidement son paquetage et monta en selle. Il se porta a hauteur du chariot et fut saisit par la mine radieuse du gamin. Rien à voir avec sa fanfaronnerie habituelle. Quelque chose avait changé en lui et il suffit au Taciturne d’observer un court instant la jeune Anyanka pour comprendre que ce qui se tramait entre eux depuis quelques temps était abouti à une certaine forme de conclusion. Ses pensées s’égarèrent courtement auprès du feu des yeux de sa belle.

Il regarda le jeune homme d’un air entendu. Il n’avait pas intérêt à jouer les mariolles avec la petite. D’une certaine manière, Seamus se sentait investi d’une certaine mission à son égard.

Le campement fut rapidement levé et chacun replongea dans la solitude de leur chevauchée, à l’exception peut-être des deux jouvenceaux à l’air épanoui.
La bande se dirigea en toute discrétion vers sa prochaine étape
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