Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...

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MessageSujet: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:51

VERSUS

La nuit sombre, la lune à peine dévoilée par les nuages. La lumière avait laissé place aux ténèbres, l’espace de quelques heures. Des heures horribles pour la ville de Clermont. Un groupe, un clan d’après ce que le Ténèbre avait compris. La Main Noire. Le vol de cet homme mort l’intriguait au plus au point. Que voulaient-ils bien en faire ? Qu’avaient-ils prévus ? Encore des questions que Versus ne pouvait y répondre. Il suivait la troupe au galop, le charriot allait à vive allure tenue par l’étrange Enimia. Quelque chose clochait chez elle, mais il était incapable de savoir quoi exactement. Pourquoi souriait-elle tout le temps ? C’était stupide. Sourire, montrer de la joie, était inutile. Ca ne menait à rien. Strictement à rien. Il n’y avait pas besoin de sourire pour être bien.

Versus se tenait non loin de l’homme au bandeau. Il faudrait vraiment qu’à un moment ou un autre, il lui demanderait son nom à celui là. La belle Lupia, toujours aussi attirante, ses cheveux noirs au vent semblait drôlement concentrée sur la suite. La ville de Clermont s’effaça un loin pour laisser le temps apparaitre une route, des champs, une forêt. Tous passaient à une extrême allure, même pas le temps de contempler le paysage. D’ailleurs pourquoi le contempler, il faisait complètement nuit. La lune était maintenant cachée, ils n’étaient plus repérables, du moins par la vue. Versus ne sut combien temps, ils chevauchaient à cette allure, ni même quand ils s’arrêteront ensuite.

Sans vraiment s’en rendre compte, la nuit tombait, le soleil s’éveillait. Ils avaient plus ou moins ralentit le rythme, les chevaux se fatiguaient. Versus put à ce moment là, apercevoir un faucon. Il semblait leur indiquer la route, du moins la tête du groupe le suivait. En tournant légèrement la tête, il put s’apercevoir que deux manquaient. Il fit rapidement le tour des personnes encore présentes. L’homme au bandeau était bien là, près de la charrette. La belle Lupia aussi, pas très loin du Ténèbre. Aziel très concentré sur la route. Mais par contre ou était donc la belle aux yeux de saphir et l’homme qui était aussi loquace que lui. Kaerven de son nom. Peut être trainaient-ils ? Où tentaient de divertir les poursuivants. Si poursuivants ils y avaient.

Quoi qu’il en fût, deux manquaient, c’était maintenant une certitude. Mais personne ne semblait vraiment s’en inquiéter. La troupe avait chevauché une bonne partie de la matinée, à ce moment là, Versus ne put se taire et tourna la tête vers la belle Lupia qui semblait bien éreintée. Sans arrêté sa monture, ni même la ralentir, il lâcha

Belle Lu… Normal que la Belle aux yeux saphir et Kaerven ne soient plus là ?


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SEAMUS

L’enthousiasme du Taciturne tomba peu à peu au fil de la cavalcade. S’orienter en pleine nuit et sans s’arrêter n’était pas chose aisée même pour quelqu’un qui avait passé la plupart de sa vie dans le monde sauvage des bois. Cellene et Kaerven semblaient vouloir tenir l’arrière garde. Ils ne pouvaient se permettre de ralentir l’allure, le corps devait être mis à l’abri au plus vite.
Ils ralentirent cependant afin de contourner dans le plus grand silence la ville qui s’étalait devant eux. Impossible de savoir s’ils étaient encore suivis ou non. Aucun bruit de combat n’était parvenu jusqu’à eux. Ils commençaient à laisser pas mal de gens derrière eux, ce qui ne manquât pas d’indisposer Seamus qui n’en montra cependant rien.

La ville fut contournée avec succès et la chevauchée reprit de plus belle. Le soleil pointait ses premiers rayons lorsque Aurillac se dessina à l’horizon. Ils parcoururent les dernières lieues au pas normal afin de ma pas attirer l’attention des habitants du cru. Il était peu probable que la nouvelle du vol soit parvenue jusque là mais ce n’était pas une raison pour se faire inutilement remarquer. Leur restait à trouver leur destination précise.

Le Faucon avait sommeillé toute la nuit dans la carriole escortée par les membres du Clan qui avaient maintenant dissimulés leur armement. Toujours pas de traces de l’Azurée et de Kaerven. Seamus soupira longuement en regardant derrière eux. Il donna un morceau de viande séchée au Faucon et lui flatta le cou. Sans violence, il lança le volatile dans les airs. L’oiseau décrivit de grands cercles dans le ciel avant de se lancer dans une direction bien précise au dessus des frondaisons de la forêt.

Le groupe s’élança à sa suite, traversant difficilement d’épais bosquets. Les cavaliers passaient sans trop d’encombre quitte à tailler quelques branches basses à coup d’épée. Le chariot lui, avançait avec peine et à plusieurs reprises ils durent mettre pied à terre pour le dégager. Ils débouchèrent finalement sur une petite clairière s’ouvrant sur une large falaise.

Une branche cassa dans le dos du Taciturne qui se retourna vivement, main au pommeau de son épée. Un sourire satisfait orna son visage lorsqu’il entrevit Anyanka juchée sur un arbre.
Il la congratula d’un hochement de tête appuyé. Aussitôt, le Gamin, volubile et bavard à son accoutumée, surgit d’un recoin de rocher, une grotte camouflée semblait-il. C’était donc là leur campement. Discret à souhait… Illaura devait parfaire l’intérieur de leur futur repère.

Seamus arrêta le Gamin d’un geste de la main. L’urgence était double. Planquer le butin et en prévenir le Maître afin d’avoir les instructions pour la suite. Or point de trou comme demandé, ordonné même lors de leur séparation.
Toujours en selle, le Taciturne rédigea un bref message qu’il accrocha à une serre du faucon.
Rituel classique : viande, flatterie et envol. Son compagnon à plume porterait le message jusqu’à Carcassonne.

Seamus descendit de son cheval et se dirigea la mine sombre, presque menaçante, vers le Gamin.

…Trou ?...
…Fainéant !!!…


Il leva la main pour rosser le Gamin indocile.


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:52

GUS

La bestiole était revenue et braillait la haut dans le ciel. Arf, ils avaient été rapide. Pas grave tout était prêt. La Puce évidament grimpa dans un arbre pour regarder les autres arriver. Le Gamin courrit dans la grotte pour sortir les couleurs du Clan. Maintenant tout le monde pouvait savoir.
Dès que le chariot apparu dans la planque, Gus se montra et félicita tout le monde

Waouw les mecs !!! vous avez du gazer comme des malades pour arriver de si bonne heure.

Hélas ca avait pas du se passer comme prévu y en avait quelques uns qui étaient pas là. Il regarda dans la charrette et vis le macab.

Ah c’est bien j’ai pas creusé pour les c…

Le gars au bandeau lui fit signe de la fermer. Il avait pas l’air jouasse du tout. Il balança son oiseau en l’air et descendi de son cheval. Il s’approcha de Gus et commença à l’engueler. Et même qu’il voulait lui foutre une trampe. Non mais vous croyez ca vous ?

Hé ho camembert hein mossieur on se la pète. Déjà que l’ouvre pas souvent mais si c’est en plus pour dire des conneries…

Le Gamin était déchainé et tous rouge de colère.

Le trou, je l’ai fait tellement grand qu’on peut même enterrer la charrette dedans. Et ma belle elle l’a tellement bien planqué que t’a pas été foutu d’le voir. Non mais je reve là…
Anyanka montre lui moi j’ai même plus envie tiens. Fait ch… le ninja.


Il se dirigea vers les autres.

Bah vous avez fait vite dites donc. Vous arrivez à l’heure du repas. Heureusement il res…

Il réfléchit avant de continuer

Heureusement il reste du bois pour le feu, ou on mange chaud ce soir peut-être ?

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ANYANKA

Juchée sur sa branche, dissimulée derrière les feuillages, observant accroupie le chemin à proximité de leur cache, Anyanka vit approcher un groupe de cavaliers avec une charette, peut-être ses comparses, peut-être pas, elle devait de toute façon se montrer prudente.
Lorsqu'ils se mirent à s'approcher suivant les cris du faucon, la puce reconnu enfin ses compagnons de La Main Noire, manquait à l'appel plusieurs d'entre eux, mais elle distinguait dans le lointain Kaerv et Cell qui rebroussaient chemin.
Elle en fut assez décontenancée, se disant, après réflexion, qu'il était probable qu'ils repartaient assurer leurs arrières au cas où ils auraient été suivis.

Un corps à l'arrière de la cariole et un nouveau visage à proximité, rapidement, elle fit un topo de qui était là et qui manquait, seul absent au tableau la raclure argentée, si c'était lui couché à l'arrière de la cariole, ca lui faisait pas plus de peine que ça, tout autant que le fait que le bestiau ne soit jamais réapparu après son passage éclair en cuisine au manoir à dire la vérité.
Son bilan fait, et informations prises, elle se redressa sur la branche dont le bois craqua bruyamment attirant l'attention de celui qu'elle voulait plus que les autres voir revenir, le sourire et le signe de tête qu'il lui adressa lui rechauffa le corps et l'ame, il allait bien donc tout était parfait.

Sautant de branche en branche, elle toucha terre en remarquant une altercation entre Seamus et Gus, s'approchant elle cherchait le pourquoi de cette engueulade.
Arrivant à leur hauteur, elle ne put que suivre l'échange verbal, restant comme deux ronds de flancs quand Gus parti, vraisemblablement sur un coup de sang, en lui demandant de montrer son travail au "ninja".

Beuh...

Se retournant vers Seamus, ses grands yeux verts écarquillés de stupéfaction, elle finit par lui adresser un large sourire ravi l'observant, là, devant elle, entier.
Un élan, une pulsion, appellez ça comme vous voulez, la puce ne put se retenir et sauta au cou de son ange gardien, le serrant tout fort en murmurant à son oreille.

Suis contente de te voir, entier, tu m'as manqué, se reculant légèrement, elle inclina la tête tout sourire en le regardant les yeux plissés.

Lui attrapant la main, Anyanka emmene son ange gardien vers le trou qui avait été dissimulé.
S'agenouillant en tirant sur la main de Seamus, pour qu'il suive le mouvement, elle souleva légèrement l'assemblage de branches pour lui montrer le travail de son jeune compagnon.

C'est Gus qui l'a fait tout seul, je crois que tu va devoir lui faire des excuses Seam lui dit-elle en le regardant d'un air étrange.

Regardant l'inconnu qu'elle avait aperçu à leur arrivée, elle le montra d'un signe de menton à son protecteur en se redressant, elle ne l'avait effectivement jamais vu, ni au manoir, ni au départ de mission, qui ça pouvait bien être que ce quidam.

Dis ? C'est qui celui là ? Jamais vu avant.

Enfilant son gant noir pour bien signifier son appartenance, elle remarqua que le taciturne n'avait pu le sien mais n'en fit pas cas.


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AZIEL

Pas un mot, le silence, ils étaient arrivé, à bride abattu et avait rejoint la zone de repli. En silence, il lui avait pris la main, tout deux légèrement à l’écart, sans vraiment de raisons. Il ne pouvait plus la quitter du regard, ne pouvait plus simplement s’éloigner de quelques pas, trop longtemps séparé d’elle, trop longtemps à l’attendre, et à souffrir de cette attente.

Un salut nonchalant au reste du groupe, qu’ils retrouvaient maintenant, mais pas d’effusion de joie, à peine un petit sourire entre charme et nonchalance accroché à son regard… il espérait que le reste du groupe arriverait assez vite, et que tout irait bien pour eux, et d’un autre côté, il n’aspirait qu’a passer un peu de temps auprès de son énigme, ignorant le reste du monde.

Il lui vola un baiser, presque malgré lui, restant aussi silencieux qu’auparavant, son regard rivé dans le sien en disant bien plus long que n’importe quel mot.

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SEAMUS

Le Gamin rétorqua de manière cinglante. Un vrai volcan ce môme. Seamus resta pantois quelques instants, le regardant s’éloigner en bougonnant.
Il laissait retomber son bras le long du corps lorsqu’il fut littéralement assailli par Anyanka. Ces jeunes étaient vraiment impulsifs mais ils amenaient également un certain vent de fraîcheur dans leurs rangs. Maîtrisant un mouvement de recul, il accueillit tant bien que mal sa petite protégée.

…humph…
…aussi…


Il la regarda en coin avec un air tant attendri que teinté de reproche de l’avoir ainsi pris d’assaut. Il lui sourit cependant d’un petit sourire rêveur. Il y avait tant d’Elle dans cette petite. Il se fit embarquer manu militari en direction d’une profonde excavation particulièrement bien dissimulée. Il s’était attendu à la trouver visible lors de son arrivée, et la légèreté qu’avait pu témoigner le gamin à certain moment l’avait poussé à se méprendre sur la préparation du campement.

…excuses ?
…sans doutes…
…puis ton baiser…
…va vouloir un duel…


Il ne put s’empêcher de sourire plus largement, attendri par la fougue des jeunes amoureux. La promptitude dont Anayanka avait fait montre pour prendre la défense de « son » Gus, ne laissait que peu de doutes sur la question. Ils faisaient comme bon leur semblait mais pas question d’être le parrain d’un quelconque rejeton. Il se promit, une fois réconciliés d’en toucher un mot au gamin.

La tenant toujours par la main, il se dirigea vers Gus qui semblait déjà être passé à autre chose. Afin d’éviter une nouvelle confrontation tant ridicule qu’inutile, il lâcha la main de la Puce et posa la sienne sur l’épaule de Gus qui se raidit. Il parla à la cantonade en désignant le gamin du menton

…mettre le corps…
…dans le trou…
…creusé par Gus
…beau travail…


Il avait accentué le prénom du Gamin pour bien marquer le fait qu’il avait fait fausse route en l’accusant de dilettante. Il ne comptait pas s’excuser directement, en tout cas pas en public. Lui aussi pouvait avoir sa fierté mal placée.
Tout en se dirigeant vers l’arrière de la carriole, il répondit à Anyanka au sujet de celui qui les avait rejoint.

…allié temporaire…

Son regard se porta sur la petite peste de Lupia

…ou pas…


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:53

VERSUS

Ils avaient rejoint un groupe en pleine forêt, près d’une grotte. Quelques éclats de voix furent émit de la part d’un jeune homme, qui semblait emplit de fougue et d’impulsivité. Une jeune femme était présente, Versus l’observa un instant, sans broncher, ni même montrer une quelconque émotion. Il resta de glace. La belle Lupia était restée silencieuse, peut être était-elle fatiguée ou alors énervée que la belle aux yeux bleus était partit avec Kaerven. Le Ténèbre ne chercha même pas le pourquoi, elle n’avait pas répondu à sa question. Elle ne le souhaitait peut être pas. Quoi qu’il en fût, Versus écouta les paroles de l’homme au bandeau. Fallait mettre le corps dans le trou, que le gamin du nom de Gus avait creusé. Restant des plus silencieux, il descendit de son cheval pour grimper sur le chariot. Il glissa ses mains sous le corps, près des épaules. Il observa un instant la belle Lupia qui s’était mit vers les pieds du cadavre, alors que l’homme au bandeau était monter à son tour pour glisser ses mains près des hanches.

Les trois comparses soulevèrent alors le corps pour le descendre du chariot pour commencer. Puis très lentement, tout en regardant ou il mettait les pieds, le Ténèbre s’avança vers le trou que la jeune femme avait découvert. A cet instant, Versus eut l’envie de jeter ce cadavre dans le trou, mais il se retint. Il n’avait jamais prit autant de précaution pour un mort. Il secoua légèrement la tête, avant de longer la tombe et de se pencher en avant pour y déposer le corps.

Le cadavre posé, Versus se redressa et se frotta les mains encore gantée de cuir noir. Il s’éloigna un peu, observant les trois nouvelles personnes. La jeune femme semblait intriguée par la présence du Ténèbre. Aussi afin de faire les présentations rapidement, il posa sa main droite sur son cœur, inclina légèrement la tête en avant tout en disant.

Versus…


Il se demanda ensuite ce qu’ils avaient l’intention de faire. Il préféra ne rien dire, ne rien de demander. Il se dirigea vers son cheval pour lui donner à manger et à boire. Il flatta l’encolure d’une main, tout en observant du coin de l’œil la belle Lupia.

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LUPIA

Elle avait les fesses en feu! Et pour une fois, c'était pas sa libido n'y était pour rien ! Elle avait bien cru que la chevauchée ne finirait jamais. Ils avaient galopé un bon moment, menant les bêtes au bord de l'épuisement. Elle avait beau regarder en arrière régulièrement, elle ne voyait pas sa belle revenir. Quelle idée elle avait eu de partir avec le muet, elle aurait des explications à lui donner! Elle était pas prête de lui pardonner ce coup là...
Ils avaient a priori semé leurs poursuivants. En plus des galopades, ils avaient tous dû passer un temps fou à dégager la cariole qui s'était embourbée plusiseurs fois. Elle était trempée de boue et elle avait froid. Versus les suivait toujours, il était maintenant impliqué dans les affaires du Clan. Il avait prouvé qu'il pouvait leur servir... Il passait son temps à la reluquer effrontément. Il pourrait certainement lui servir aussi à elle...
Alors qu'ils suivaient un chemin boisé, une silhouette familière sortit du couvert des arbres. La jeune Any ne put contenir sa joie et sauta au cou de Seam qu'elle semblait énormément apprécier. Celui ci parrut tout à la fois géné et ému, il ne baisserait donc jamais sa garde!!
Afin de ne pas perdre la face, il s'en prit à Gus qui ne se laissa pas faire. Lupia rit en l'entendant répondre. Il aurait eu une montée de testostérone durant la mission, il était presque un homme maintenant!
Il fallait donc maintenant enterrer le corps. En voyant le cratère que Any avait superbement bien camoufflé, Lupia a du mal à croire que Gus l'avait creusé seul... Impressionnant...
Elle regarda les autres.. Eni et Aziel étaient vraiment trop étrnge, elle les sentait pas les 2 là... Seam discutait aussi gaiement qu'il en était capable avec Any et leur attention se tourna vers Versus. Le Taciturne le présenta à la Puce comme un nouveau membre du Clan et se tourna vers Lupia comme si il lui demandait une confirmation, comme si le sort de l'homme au sein du Clan dépendait d'elle.... Effectivement, elle avait beaucoup à faire avec lui. Il s'était entiché d'elle à ses dépends, il ne se doutait pas des conséquences si il ne se montrait pas à la hauteur de ses espérances...
Lupia commençait à s'impatienter et s'adressa à la cantonnade...

Bon, on l'enterre ce macchabée, je suis crevée et j'aimerai faire un brin de toilette. Vous avez toute la nuit pour vous raconter vos vies...

Lupia se tourna vers l'entrée de la grotte espérant y voir sa douce...

Versus saisit le corps en premier et Seam les aida à le mettre en terre. Une fois ceci terminé, Lupia alla s'isoler au fond de la grotte prenant au passage une gourde d'eau. Elle s'assit et tenta tant bien que mal de faire une petite toilette... Ce n'était pas dans ses habitudes mais elle ne put s'empêcher d'être inquiète quand elle pensait à Cel.

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CELLENE

Ils avaient reprit la route. Ils suivaient les traces, jusqu’à ce que le Loup stoppe sa monture. Cellene l’écouta attentivement, puis attrapa les rênes de son cheval qu’il lui tendit. Kaerven voulait effacer correctement les traces de leur passage. Cellene acquiesça de la tête, avant de dire.

Bien. Ne traîne pas trop alors. On ne sait pas pour combien de temps nous serons tranquille.

Elle lui esquissa un très léger sourire, avant de regarder la jeune vagabonde du coin de l’œil. Elle lui fit un signe de la tête pour avancer. Tout en tenant le cheval de Kaerven, les deux femmes s’engouffrèrent dans les bois, se baissant à plusieurs reprises pour éviter des branchages. L’Azurée ne sut combien de temps, elles avancèrent ainsi, mais le campement semblait proche. Une dernière branche ou l’Azurée se baissa pour l’éviter. En relevant la tête, elle vit ses compagnons, tous ou presque étaient là. Son regard saphir fit le tour du camp, pendant que la jeune vagabond descendit de son cheval, drôlement en colère d’être là. Cellene ne fit pas de cas, elle n’était pas en état de la réprimander.

L’Azurée sentit des regards sur elle, tous avait tourné la tête pour la regarder, alors qu’elle descendait de son cheval. Elle l’attacha à un arbre et fit de même avec celui de Kaerven. Le regard interrogateur de Seamus obligea Cellene à émettre quelques mots dans un murmure.

Il efface les traces…

Elle observa Gus un instant, qui semblait attendre quelques choses. Peut être sa tape habituelle derrière la tête. Mais même là, elle en avait pas envie. Il lui restait un goût amer de culpabilité d’avoir laisser Samaël tous seul sur place. Elle ne pourrait se le pardonner. Les dents serrées, le regard vide, elle chercha sa douce. Elle la savait en colère, ses yeux avant de les laisser rejoindre le camps ne l’avait pas trahit. Mais avant, elle tenta de donner des ordres clairs, même si sa voix trahissait un sentiment désagréable.

Any, Gus… très bien !! Faites le guet. On a tous besoin de repos.
Seam… tu as averti le Maître ?


Elle tourna la tête, cherchant le faucon, mais il semblait ne pas être là. Elle venait donc d’avoir une réponse à sa question.

Bien !!

Elle s’éloigna un peu, cherchant toujours sa douce du regard. Elle avait besoin de repos, voir même plus. Elle entra dans la grotte, sans vraiment savoir que sa douce était là. L’Azurée avait juste besoin d’être à l’écart du groupe. Elle s’arrêta à mi-chemin. Elle était là, entrain de se faire une toilette et de brosser ces cheveux noirs, dos à l’entrée de la grotte. L’Azurée s’avança lentement, se plaça derrière elle, puis lui prit son peigne sans dire un mot, sans qu’elle puisse le voir et reprit le labeur de sa belle avec douceur.


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LUPIA

Quel mal elle avait eu à se déméler les cheveux! D'habitude elle les lavait soigneusement avec une émulsion dont elle seule avait le secret et qui avait pour vertu de les laisser soyeux, donc le peigne y glissait tout seul; Mais là.. Ils était secs comme de l'amadou et il y avait des paquets de noeuds impossibles. Donc, elle n'était pas d'humeur charmante... Elle ronchonnait dans son coin, totalement hermétique à ce qui se passait autour d'elle. Elle pensait à sa belle... Elle lui en voulait énormément de l'avoir laisser de côté mais en même temps, elle se faisait un sang d'encre à ne pas la voir revenir. Pourvu qu'il ne lui soit rien arrivé...

Lupia était recroquevillée dans un coin, dos à l'entrée. Elle sentit soudain une main se poser sur la sienne et prendre le relai du brossage. Cette peau douce, ce parfum envoutant... Sa belle était de retour...
Elle laissa échapper malgrè elle un soupir de soulagement. Elle ne dit rien, Cel semblait trop préoccupée. Elle la laissa donc lui brosser délicatement les cheveux. Elle ferma les yeux et profita de sa présence. Mille phrases les plus acerbes les unes que les autres se bousculaient à ses lèvres, mais elle ne pipa mot, elle sentait que ce n'était pas le moment. Elle lui prit simplement le poignet avec douceur, lui retira le peigne et se retourna pour la prendre dans ses bras. Elle lui adressa un tendre sourire et l'attira contre elle. Son regard en disait long sur son état d'esprit, elle était mal...
Elle s'assit dos au mur et l'invita à poser sa tête sur ses genoux. Elle la couvrit et lui caressa la tête doucement tout en lui chuchottant des mots rassurants.
Elle resta là jusqu'à ce qu'elle ferme les yeux et que sa respiration se fasse plus lente....

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ALIENOR

Chevaucher au travers des bois, s'évader loin, elle en l'avait rêvé l'espace d'un instant, mais c'était sans compter sur les ennuis qui continuaient de la poursuivre.
Alors que Clermont s'éloignait derrière elle, seule sur les chemins forestiers, commençant doucement à ralentir l'allure, Aliénor entendit les bruits des sabots d'un cheval lancé à sa poursuite, la vagabonde ne savait de quoi il venait, elle relança donc son cheval de plus belle à grands coups de talonnade.
Pas suffisament, son poursuivant la saisissait déjà au bras, tournant la tête elle découvrit la boss de becosse.
Elle crut perdre le nord, encore elle, et les craques sortaient de sa bouche sans lui laisser le temps de la réponse, Ali était achalée de cette attitude condescendante mais elle ne pouvait rien dire.

La chance voulait que le mystérieux pas bien bavard se mette à effacer les traces du chariot, Aliénor réalisa alors qu'elle pouvait encore enfirouaper la femme aux yeux d'eau.
Rien ne lui permettait de savoir qu'elle cherchait à fuir vu qu'elle était sur les traces du chariot, elle pouvait toujours dire qu'elle les cherchait, voillà c'est ce qu'elle ferait, dire qu'elle voulait les avertir pour l'argenté.
Elle comptait le faire, mais la chef n'avait pas l'air disposée à la jacasse, tant pis, elle suivrait et aviserait plus tard.

Après une chevauchée soutenue à éviter de multiples feuillages, branchages et autres entraves, les deux femmes arrivèrent dans un campement improvisé, mais bien dissimulé dans les bois, elle ne les aurait sans doute jamais trouvé même en les cherchant réellement.
La femme azur bondit quasiment au sol, sans doute fatiguée et pressée de s'avacher quelque part.
L'imitant pour le peu, elle descendit calmement de son cheval posant pied à terre, allant tranquillement attacher sa monture fraichement acquise à un arbre.
Ali faisait profil bas, elle n'avait pas envie de se prendre une volée pour rien, mais elle avait vraiment l'impression de perdre son temps, personne ne s'occupait d'elle, l'homme au bandeau était bien trop occupé à enterrer le macabé en minaudant avec une jeunette toute bouclette.

La vagabonde se mit à sourire un instant, imaginant la gosse avec des lulus, le tableau aurait été complet.
Sa nuit avait été courte, et elle aussi aurait aimé trouvé un endroit où se pogner l'cul, mais elle se disait bien que si elle faisait un pas dans un sens ou un autre, elle se ferait tout de suite rappeller à l'ordre, elle n'était finalement qu'une morte en sursis.
Le camp s'agitait en tout sens et elle prefera s'adosser à l'arbre où elle avait attaché son cheval, observant tout ce petit monde qui s'affairait.
L'espace d'un instant, la vagabonde relacha son attention, la fatigue l'envahissant, elle ferma ses yeux, les mains croisées dans son dos au creux de ses reins, la tête basculée contre l'arbre, enfin un moment de paix, de quiétude, un peu de sérénité dans tout ce foutoir dans lequel elle s'était trouvé prise plus ou moins contre son gré.


Dernière édition par La Main Noire le Jeu 8 Sep - 8:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:53

ANYANKA

Seam avait retenu ses impressions, murmurant tout de même qu'il était content lui aussi de la voir en bonne santé, fidèle à lui même, jamais un mot plus haut que l'autre, une démonstration plus expensive qu'une autre... le taciturne dans toute sa splendeur, et c'était comme ça qu'elle l'aimait, comme ça qu'il l'avait soutenu contre son gré lors de son arrivée au clan, lors de cette fichue réunion... sans un mot, juste une présence à ses cotés.
S'approchant de la cariole après les "effusions des retrouvailles", Seamus présenta le nouveau d'une bien étrange manière, y'avait pas trente six façons de répondre, il était des notres ou il ne l'était pas, et pourtant il semblait que la réponse à cette question soit encore en suspens.

Les sourcils haussés d'incompréhension, elle observait l'inconnu qui ne le resta pas longtemps se présentant avec tout un cérémonial, main sur le coeur, genre à votre service.
Le sourire aux lèvres, amusée de cette façon de faire, elle ne put s'empecher de lui répondre en souriant franchement, elle ne se voulait pas moqueuse mais qui ne la connaissait pas aurait pu le prendre comme tel.

Bienvenu Versus, moi c'est Anyanka, si t'as b'soin de quelque chose hésite pas

Lorsqu'elle aperçut deux, trois du convoi s'affairer autour du corps, elle courru au trou pour enlever l'assemblage de feuillage qui le recouvrait afin que Lupia, Seamus et Versus puissent y déposer le macabé.
Regardant son ange gardien, elle fronça les sourcils.

Dis, c'est quoi ce truc tout désséché ? On va en f aire quoi, il est pas un peu bizarre le nouveau patron !!!

Alors qu'elle attendait la réponse de son ami, des cavaliers arrivèrent, plus précisément Cellène et...

C'est qui celle là, encore une nouvelle mais y'en a combien comme ça ?

Pas la possibilité de demander quoique ce soit que Cellène les félicitaient elle et Gus pour le boulot accompli, elle était pas peu fière la puce de se voir congratulée de la sorte devant tout le monde.
Mais la jeune femme redescendit vite sur terre en entendant la cheftaine lui intimer l'ordre de faire le guêt, en même temps eux avaient eu la chance de dormir ce qui n'était sans doute pas leur cas à tous.

Y'a des couches de fortune pour dormir plutôt confortables dans la grotte, profitez-en, c'est là pour ça lança t-elle à la façon d'une aubergiste.

Sans plus attendre, elle lança un clin d 'oeil à Gus, et prenant appui sur un rocher s'élança de nouveau dans l'arbre dont elle était descendue peu avant se hissant de branche en branche, jusqu'au noyau de l'arbre où elle s'était perchée, cachée dans les branchages pour surveiller le chemin.
S'installant "confortablement", elle cassa une branche, sortant ensuite son fétiche de sa pochette, commençant à travailler le bois avec, comme on l'aurait fait d'avec un couteau.


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SEAMUS

Ils recouvrirent la tombe du dispositif qu’Anyanka avait confectionné. Bien malin qui aurait pu remarquer que la terre avait été remuée à cet endroit. Un lit de branchage et de feuilles mortes orné de quelques branches piquée à mode de buisson masquait complètement la dépouille ensevelie.

La jeune fille marqua quand même son étonnement quant au cadavre peu frais qu’ils venaient de mettre en terre. C’est vrai qu’elle et le gamin n’avaient pas vécus les événements récents de Clermont. Le secret avait été bien gardé avant leur séparation. Il regarda la Puce mystérieusement

…Clermontois…
…semble compter…
…pour beaucoup…


A ce moment un bruit de cavalcade résonna dans leur dos. Instinctivement il porta sa main à son épaule, la posant sur le pommeau de son épée. Il se détendit instantanément à la vue de Cellène. Cependant celle-ci avait la mine plus que fermée ce qui intrigua le Taciturne. Le fait qu’elle ne soit accompagnée uniquement de la voleuse ne le tranquillisa guère plus. Kaerven et Samaël manquaient…

Pour le premier, l’Azurée le rassura d’emblée. Elle ne pipa mot au sujet du second mais son visage en disait long. Dans un dernier sursaut d’énergie elle distribua les rôles de chacun avant de disparaître dans la caverne où elle trouverait certainement un réconfort auprès de la Peste qui s’y était engouffrée peu de temps auparavant.
Aziel et Enimia restèrent immobiles, un peu à l’écart du groupe. La Puce obéit immédiatement aux injonctions de Cellène tandis que le Gamin semblait chercher un arbre à sa convenance. Seamus lui en désigna un du bout du menton avant de se tourner vers la voleuse. Anyanka l’avait décidément noyé de questions et notamment au sujet de celle qu’il avait contraint à les rejoindre l’espace d’un instant. Si elle avait survécu à l’attaque sur le parvis de Clermont c’est qu’il avait vu juste et qu’elle pourrait constituer une recrue de choix. Il en parlerait à Cellène le temps venu. Pour l’heure seul le sort de Samaël l’importait.
Le Taciturne marcha lentement vers l’arbre contre lequel la femme était adossée. Elle avait l’air éreintée et il opta pour une approche douce. Tout en avançant, il la fixait, sans inimitié, juste un brin de curiosité fortement teinté d’appréhension concernant les nouvelles qu’elle pourrait lui délivrer.
Calmement il se posta devant elle, rivant son regard au plus profond du sien tout en relevant le menton de manière interrogative.

…et ?...
…rude ?...


Il s’abstint de parler de l’Argenté d’emblée, ne sachant pas par quelles tourments Alienor venait de passer et il ne voulait en rien la braquer.


_____________________________________________________________________________________

CELLENE

De longues minutes pendant lesquelles, l'Azurée brossa soigneusement la longue chevelure ébène de sa douce. Puis elle s'était retournée, elle n'avait rien dit, pas un mot, pas une phrase de trop. Juste un sourire tendre, doux, réconfortant, rassurant. L'Azurée plongea son regard dans le sien, ne pouvait sortir aucun mot, aucun son. Juste un sourire, une esquisse légère. Elle s'abandonna dans ses bras, l'âme lourde, le cœur meurtrit. Elle posa ensuite sa tête sur les genoux de sa douce, le regard vide, plongé dans le néant.

Le goût amer de culpabilité rongeait Cellene. C'était son choix, pour le bien être la mission. Mais Cellene fut incapable de voir les choses de cette manière. Sur le moment, elle fut même incapable de réfléchir plus vite, impuissante à le retenir, à lui donner un nouvel ordre, à lui dire de ne pas y aller seul. Les choses avaient été trop vite, si vite que la situation lui avait glissé des mains. Dans quel état était-il maintenant? Maintenant qu'il était seul, sans plus personne pour l'aider. Que s'était-il donc passer pour la jeune vagabonde ait pu repartir et lui pas? Toutes ses questions, sans réponses. Elle n'avait même pas la force de se relever. Elle verrait le lendemain, quand elle serait à même de réfléchir. Ce qui n'était pas le cas pour l'instant.

Ses yeux saphirs s'embrumèrent, impossible pour l'Azurée de se retenir. C'était une Main, mais c'était une Humaine, avec un cœur, une conscience, des sentiments. Cellene avait une confiance entière pour sa douce Peste. Elle savait la calmer, Elle savait quoi faire, Elle savait qu'il fallait que l'Azurée évacue cette peine. Elle ne pourrait jamais la juger, Elle au moins.

Au bord de l'épuisement, ses joues humides, sa respiration se fit plus lente, moins saccadées. Cellene ferma les yeux, s'abandonnant totalement aux caresses, aux mots rassurants que seule Sa Douce pouvait trouver. Elle s'endormit, laissant place à ses rêves aussi sombres qu'ils pouvaient l'être en cet instant. Son esprit se perdit dans les méandres de son sommeil. Ne pouvant maintenant qu’espérer… espérer le revoir en vie et dans un état pas trop déplorable…

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KAERVEN

Kaerven avait marché pendant quelques heures dissimulant les traces du convois. Il progressait plus lentement qu’il ne l’avait espéré. Le froid n’avait pas été assez mordant pour geler la terre et la rendre moins meuble, et par conséquent le chariot aurait laissé moins de traces. Les sens en éveil, la fatigue si fit sentir de plus en plus âprement. Sa vision se brouillait légèrement, il était exténué. La cavalcade, la nuit passée à fuir. Son travail et la marche l’amenait inexorablement vers l’inconscience.

Il s’arrêta un instant pour prendre appui contre le tronc d’un chêne. Il soufflait fortement. Mais il devait tenir. Il avait connus bien pire dans ses Pyrénées natales. Toutefois l’accumulation de ces derniers jours accentuait fortement sa lassitude. Il tendit tout de même l’oreille. Il n’entendit pas de bruit de chevaux, seuls le bruissement des feuilles et le craquement des branches sous l’effet du vent qui s’était levé.

Après un frisson il reprit son chemin. Il vacillait , titubait, sa progression étai un peu plus lente. Il s’arrêta à nouveau, et s’assis contre un arbre, fouilla dans son sac et trouva un morceau de lard séché et un bout de pain. Il dévora ses maigres victuaille, saisit une outre et bu avidement l’eau. Toutefois celle ci était très fraîche. Cela eu pour effet de le revigorer quelque peu. Il put reprendre le chemin.

Il entendit non loin quelques voix qui lui semblèrent familières. Il soupira, se demandant si c’était le fruit de son imagination. Il tendit l’oreille et reconnu la voix de Seamus.. Il était arrivé. Enfin.. Il passa la frondaison du buisson qui cachait l’entrée du campement, non sans s’être retourné et vérifié que personne ne suivait.

Il s’y engouffra. Ne prononça pas un mot, le visage fermé sous l’ombre fournie par sa capuche, Kaerven se dirigea vers un arbre au pied duquel il s’effondra épuisé..

Après quelques instants, il reprit connaissance, l'ivresse de la possibilité d'un repos bien mérité le détendit , enfin.. Il observa le campement. ils avaient fait du bon travail, il n'avait trouvé le campement que pas chance. Il s'addossa contre l'écorce, les mains contre l'humus et le lichen qui jonchait le sol. Ce simple contact avec la nature le revigorait légèrement.

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LUPIA

Et voilà que la belle se met à pleurer.... Elle ne supportait pas de la voir dans cet état... Et le pire, c'est qu'elle se sentait totalement démunie. Elle savait qu'elle ne trouverait jamais les mots pour la consoler. ALors elle resta là, à lui caresser les cheveux, à lui murmurer combien elle comptait pour elle, qu'elle ferait n'importe quoi pour la rendre heureuse (*même étriper celui ou celle qui la faisait pleurer* pensa t'elle)...

En fait, elle ne savait pas trop pourquoi elle pleurait... Tout s'était bien passé jusqu'à présent... La mission se déroulait selon les plans, il n'y avait pas eu de victimes. La seule anicroche était l'élan héroïque de l'Argenté...
Il avait eu un excès de zèle, fallait qu'il assume, Cel n'y était pour rien! C'est pas elle qui l'avait poussé! Il avait voulu faire de l'esbrouffe pour lui en mettre plein les yeux, il avait qu'à réfléchir!

Bon, fallait qu'elle se calme! Il allait revenir! avec tout ce qu'il avait vécu jusque là, il allait trouver un moyen pour s'en sortir. Et si vraiment elle voyait que Cel ne s'en remettait pas, elle était décidée à aller le chercher et à le lui ramener. Elle supportait pas de la voir malheureuse...

Lupia la regardait dormir, ne pouvant fermer les yeux. Fallait qu'il revienne... Pis fallait qu'ils rentrent au Clan aussi, elle en avait marre de se geler, pis elle était curieuse de voir la tournure des évènements avec Versus... Elle soupira en pensant aux sources d'eau chaude dans le sous sol du manoir.. C'est d'aileurs là où elle avait fait plus ample connaissance avec sa belle. Elle sourit et lui déposa un léger baiser sur les cheveux, puis elle attendit patiemment qu'elle se réveille...

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VERSUS

A peine avaient-ils commencé à soulever le corps, que la belle Lu grognait déjà. Décidément cette femme avait tout pour attirer l’attention du Ténèbre. Un haussement de sourcil, une réflexion rapidement et les voilà, les trois premiers arrivants à enterrer le corps. Une fois fait, la Belle s’éloigna et s’engouffra dans la grotte. Versus hésita un instant, allait-il la suivre ou la laisser. Il haussa vaguement les épaules, alors qu’il décida de rester à l’écart pour l’instant. Ils auraient bien le temps de parler plus tard. Il fallait déjà se reposer. La jeune femme qui avait questionné l’homme au bandeau, se présenta à son tour. Il esquissa un léger sourire, pipa pas un mot de plus, juste un léger signe de la tête en guise de salue respectueux. Pas la peine de s’éterniser sur les présentations. Le plus jeune homme lui ne disait rien.

La donzelle au sourire figer sur ses lèvres, roucoulait bien tranquillement dans les bras d’Aziel. Sans même s’inquiéter du reste. Un mouvement détaché de la tête, un soupire, puis Versus s’approcha de sa monture. Il flatta l’encolure, puis lui donna des vivres. La pauvre bête était au bord de l’épuisement, depuis le temps qu’elle galopait.

Un bruit suspect attira l’attention de Versus. Il vit la Belle aux yeux saphirs arrivé, mais seule ou presque. Aliénor était présente, mais l’homme aux cheveux blancs non, ainsi que Kaerven. Deux absents déjà, Versus fronça un peu les sourcils. Il laissa traîner une de ses oreilles pour écouter ce que la Belle disait. Elle prononça quelques mots, ainsi que trois prénoms. Any… ça il savait qui s’était… Gus… ça devait être le plus jeune. Tous deux exécutèrent les ordres à la lettre. Seam… voilà, il pouvait enfin mettre un nom sur une tête, bien qu’il supposa rapidement que c’était un diminutif.

La belle Azurée semblait éreintée, voir même hantée par un sentiment, il avait pu le sentir dans sa voix. Elle n’attendit même pas la réponse de ses compagnons, qu’elle s’évapora dans les profondeurs de la grotte. La belle Lu y était aussi.

Versus sortit quelques vivres de sa besace, puis s’installa contre arbre, assit à même le sol. Kaerven fit son apparition quelques heures plus tard, alors que Seam et Aliénor semblaient discuté. Le Ténèbre grignota rapidement, avant de poser sa tête contre l’écorce de l’arbre et ferma les yeux. Il se reposa, mais resta tout de même éveillé. Pour l’instant, il n’avait pas confiance, il préféra rester sur ses gardes.


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:54

ANYANKA

La majeure partie de ceux qui étaient là, c'était éparpillé à droite à gauche pour prendre enfin du repos, certains dans la grotte d'autre au pied des arbres, en tout cas, il récupérait chacun à leur façon.
En attendant, Anyanka, qui avait eu le loisir de dormir, observait toujours, oeuvrant pour le "rôle" qui lui avait été dévolu, taillant toujours son morceau de bois avec son filin.
Les boucles qui volent, la tête qui tourne, du mouvement dans la forêt, un encapuchonné approchait du campement, seul... Les émeraudes de la jeune femme scrutait pour voir si l'identité de celui qui approchait lui était connu.

La démarche, même si titubante de fatigue, lui était familière, une sensation, une impression...
Confirmation fut faite lorsque le loup s'arreta pour prendre repos juste sous l'arbre qu'elle avait désigné comme poste d'observation pour sa tache.
Kaerven, il était donc en un seul morceau aussi, elle en était ravie et l'observait s'abandonner lentement à la fatigue.
Un sursaut du loup, il detaille le campement avant de s'adosser plus confortablement sur l'écorce sans pour autant se rendormir.

Sourire aux lèvres, la puce jete un regard en entendant la voix de Seamus, il s'est rapprochée de l'inconnue arrivée avec Cellène, d'où il la connait et qui c'est ?
Oh elle saurait bien assez tôt...
Se penchant doucement vers l'avant, la puce se saisit des quelques copeaux de bois qu'elle avait pris soin de laisser tomber sur sa jupe courte et pas au sol, rien de plus simple pour se faire repérer, les laissant tomber comme des flocons de neige sur la tête encapuchonnée de Kaerven, restant dissimulée dans les feuillages, un large rictus taquin sur le visage.

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GUS

Enfin Seamus, parce que on va pas toujours l’appeler le Ninja, avait l’air de reconnaître que le Gamin avait fait du bon boulot. Ca lui aurait bien sur arraché la tronche de le reconnaître directement mais ce bonhomme était déjà pas foutu de sortir une phrase complète.
On s’en contentera.

Quelques uns du groupe déchargèrent un truc pas possible. Ca puait la mort à vingt lieues, normal vu que c’était un mort. Des vrais tordus moi je vous dis. Ou avaient-ils été dénicher ça ? Et pour l’enterrer tout de suite en plus. Ca devait pas être un pote à eux, ils étaient même pas triste et il avaient tout fait pour qu’on voie même pas où était sa tombe. Gus avait envie de comprendre à quoi tout ça rimait, mais il dit rien pour pas encore avoir l’air plus con que les autres. On verrait ça plus tard.

V’la deux canassons qui se radinent. La cheftaine et une autre bonne femme. Pas moche non plus celle là mais elle en tirait une de ces tronches. On aurait dis presque qu’elle était pas d’accord d’être là. Oh et puis crotte !!! L’était pas là pour faire l’assistant social le Gamin. (d’ailleurs il devait pas encore en avoir à cette époque).

Cellene avait pas non plus l’air dans son assiette. Ca puait. Il était pas toujours très subtil mais là il sentait bien qui avait eu de l’embrouille. La cheftaine donna des ordres comme une machine puis disparut dans la grotte. Y avait aussi l’autre perverse qui était dans la grotte. Gus sourit. Dommage qu’elle lui avait dit de guetter sinon il aurait aussi été faire un petit tour dans la grotte. Ben quoi ? Pour le plaisir des yeux c’est tout…

Et pour ce qui est du plaisir des yeux il fut servi. La Puce grimpa dans un arbre pendant que lui restait au sol. Il la regarda monter et vit des choses bien tentantes. Il resta là à révasser un brin quand il sentit le regard du Taciturne. L’homme lui « dit » de monter dans l’autre arbre là à côté. Fastoche.

En deux temps trois mouvements il grimpa sur une grosse branche. Il pouvait voir une bonne partie de la forêt et même en faisant bien attention un bout du chemin qu’ils avaient pris pour venir jusqu’ici.

Il arretait pas de regarder celle qui le faisait rever même quand il dormait pas.De temps en temps il lui faisait un petit coucou de la main mais elle restait concentrée.
Il faillit se casser la figure quand il entendit du bruit en bas. Mais pas de stress c’était un du Clan. Il avait l’air bien naze aussi. Gus essayit de compter sur ses doigts pour savoir si y étaient tous là. Y en avait deux de plus et un de moins. Mais lequel. Mais oui l’autre obsédé bien sur. Bon il l’aimait pas mais y faisait partie de la bande donc il voulait pas qu’il lui soi arrivé des crosses.

Le rescapé s’écroula presque contre un arbre. Et voilà pas qu’Anyanka commença à lui balancer des trucs pour attirer son attention. Mais qu’elle lui foute la paix… Après elle viendra encore se plaindre. Tout compte fait il l’avait jamais vu se plaindre mais fallait pas pousser. Suffirait que l’autre aime pas se faire embeter pour qu’elle ai des problèmes. Bon fallait arreter ca et Gus avait une idée.
Il commença à brailler un peu fort mais les autre l’écoutaient pas quand il causait doucement.

Hé Ho de la grotte !!!
Serait pas temps de changer les équipes ? On va pas veiller jusque demain non plus. On a aussi pas mal taffé hein ?
Puis je commence à avoir la dale moi


Il avait aucune idée si ca allait marcher ou si il allait encore en prendre plein la tronche

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ALIENOR

Du calme, un peu de calme, c'était ce dont elle avait révé depuis un moment déjà mais le destin en avait décidé autrement, elle pouvait rien y faire.
Adossé à l'écorce de l'arbre, yeux clos, Aliénor se reposait comme elle pouvait restant sur ses gardes à l'affut au cas où, mais la fatigue eu raison d'elle et ses sens aux aguets finirent par céder s'évanouissant doucement vers le monde des sommeils.
Ses jambes commençaient à devenir cotons et n'allaient pas tarder à fléchir sous elle quand des pas venant dans sa direction la tirèrent de son endormissement sommaire.

Ouvrant un oeil, la vagabonde ensommeillée aperçut son "geolier" se diriger vers elle d'un pas calme enla fixant, doucement elle se redressa le long de l'arbre, gardant cependant ses mains dans le dos.
Il s'arreta tout proche d'elle, plongeant son regard vert dans le sien ambré, un trouble s'empara d'elle, décidément il avait un truc spécial cet homme.
Il ne semblait pas hostile, mais la méfiance restait de mise, deux mots en guise de questions, s'inquieterait-il réellement de ce qui c'était passé où ne voulait-il que des nouvelles de Samaël ?
Elle répondrait au deux comme ça il n'y aurait pas de soucis.

Oui, rude !! trop de personnes sur nous, la garde épiscopale puis la garnison et d'autres encore.... (secoue la tête) trop de monde...
Ton compagnon est surement captif, il s'est "sacrifié" pour... moi... pour que je puisse venir vous prevenir de ce qui se passait.
De toute façon, on aurait été attrapé tous les deux sinon.

La vagabonde soupira franchement, elle craignait que ça passe pas et qu'il la tue pour ça mais en même temps qu'aurait-elle pu faire, rien de plus.
Soudain une information qui était surement importante lui revient en mémoire et elle sort un de ses mains de derrière son dos pour lui montrer en même temps qu'elle explique à Seamus.

Et.... hum... il est blessé, là (montre le flanc de sa cuisse) mais je sais pas dire si c'est grave, il était encore à cheval quand je me suis enf... suis partie.

Laissant son regard dans celui du taciturne, Aliénor attendit de voir sa réaction, levant légèrement les yeux en entendant le garçonnet crier à tue-tête pour avoir une relève, ce qui la fit doucement sourire.

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ENIMIA

C'est un peu hors d'elle-même, une partie d'elle encore là-bas, une autre encore voyageant dans des eaux troubles et la dernière, mais la plus fragile, avec eux qu'elle avait suivi... Enfin... on l'avait poussée dans la cariole, et là... elle ne se souvenait pas, elle ne se souvenait plus... Sa bouche s'était arrondie un instant, le temps d'esquisser un mot, une protestation, toutes ses affaires étaient restées à Clermont... Et Bertomieu aussi... Et puis elle s'était comme éveillée sour un baiser... sous son baiser..

Elle avait ensuite avisé le retour de certains et, comme à son habitude, la visage fatigué mais toujours orné d'un sourire, elle avait pris soin d'eux... Montrant un petit coin à Aziel où il pourrait installer leurs affaires, elle avait fait un petit tour. Saisissant une couverture, elle s'était approchée de Kaerven pour la déposer sur l'endormi alors que des copeaux de bois tombaient de l'arbre...

Elle avait vu Seam et l'étrangère... Mais elle sentait que ce n'était pas le moment de venir lui parler... Alors elle lui avait simplement adressé un sourire, un sourire du coeur, franc et sincère, un peu de soulagement aussi... Et elle avait ensuite rejoint Aziel... Elle s'était blottie tout contre lui, sous une couverture... Mais n'avait pas réussi à dormir... Alors elle avait simplement regardé la scène, eux, leur groupe... Ce qui avait un peu été sa famille sans l'être... Ceux qu'elle allait, qu'elle devrait quitter très bientôt...

Elle savait que le retour au manoir serait difficile, surtout qu'elle envisageait de ne pas fuir mais d'aller expliquer au Maître son départ... Elle frissonna en pensant à lui, il la troublait étrangement, elle ne savait pourquoi... Elle regarda Aziel un instant à cette pensée... Non, ce n'était pas la même chose... ni même la même sorte de sentiment que ceux qu'elle resentait en compagnie du Mystère... L'Enigme touchait simplement du doigt l'étendue des fils de sa toile... et en démêlait certains, rendant sa trame plus compréhensible pour qui savait la lire... Elle repensa à ses yeux sombres... Et, sourire aux lèvres, elle soupira et pensa qu'il aurait été bien ici, dans ce petit coin de forêt... Il s'y serait certainement ressourcé et aurait passé du temps avec son loup.... Hachischin... Que devenait-il ?

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SEAMUS

La voleuse restait méfiante et elle avait bien raison. Le Taciturne ne détourna aucunement le regard lorsque que la femme répondit à ses interrogations. Il resta impassible aux révélations qu’elle lui fit. En tout cas en apparence. Elle ne put voir ses poings se resserrer à l’évocation de la blessure de Sam. Si elle l’avait bien connu, elle aurait sûrement pu voir un ombre traverser son regard, l’ombre du combattant déterminé à secourir un des siens ou d’honorer son corps si l’issue de son combat avait été fatale. Mais il écarta rapidement cette éventualité, pas par optimisme béat mais il n’aurait de réel repos tant qu’il ne serait pas fixé sur le sort de son compagnon, lointain sous certains aspects, mais compagnon tout de même.

La haine qui l’habitait ne rejaillit pourtant pas sur la messagère comme c’était trop souvent le cas en ce bas monde. Il la regarda posément et après un court silence lui dit…

…fort bien…
…dette acquittée…
…pour ma part…


Il fut interrompu par la voix du Gamin, bruyante et particulièrement désagréable en ce moment. Seamus poussa un profond soupir en secouant la tête. Celui là regorgeait de qualités c’est vrai mais pouvait se montrer aussi bien exaspérant. Il leva les yeux vers la cîme des arbres et le foudroya du regard. Il reprit ensuite son observation détaillée de la voleuse. Non pas comme on le fait d’un morceau de viande sur l’étal, bien que ces charmes étaient indéniables, mais plutôt comme pour la sonder, peut-être de tenter de comprendre ce qu’il l’animait. Etrangère au Clan elle les avait suivis contrainte et forcée certes mais à aucun moment elle n’avait fait mine de s’échapper. Nul doute que l’idée avait dû maintes fois la traverser mais qu’est-ce qui avait poussé cette femme premièrement à voler sa monture. Elle restait elle aussi une sorte d’énigme à ses yeux. Une charade à plusieurs inconnues.

…par contre…
…doit rester…
…connais beaucoup…
…plus envie de menacer…
…reste…


Le ton qu’il employa alors résumait à lui tout seul une bonne part du Taciturne. Ni ordre, ni supplique. Ni intimidation, ni requête. Et pourtant tout à la fois. Il semblait cependant avoir pris une décision vu qu’il continua sur un ton plus déterminé en désignant la grotte du menton.

…abri…

En effet il lui semblait entendre au loin le bruit du tonnerre tandis que de lourds nuages sombres s’amoncelaient dans le ciel de cette fin d’après midi. Un petit sourire malicieux se dessina sur ses lèvres lorsqu’il regarda le Gamin haut perché. Il méritait pourtant une bonne leçon mais Seamus ne voulait pas non plus sanctionner sa protégée de la légèreté de son ami.
Il leur fit signe à tous les deux de descendre. Il se rendit sous le couvert de la grotte qui abritait non seulement les combattants mais également leurs montures et le chariot. Les mines étaient graves marquées tant par la fatigue que par l’absence d’un des leurs. Quelques uns étaient restés à l’extérieur mais ne tarderaient pas à les rejoindre au moins à la nuit tombante si l’orage ne les en avait pas contraint avant. Seamus se demandait s’il était indispensable qu’un d’eux fasse le guet à l’extérieur ou si la grotte ne comportait pas un orifice en hauteur pouvant abriter les guetteurs qui se succéderaient la nuit durant.
C’est alors qu’il se rendit compte d’une absence supplémentaire. Nulle trace de la soigneuse. Ni à l’extérieur, ni à l’intérieur, elle avait tout bonnement disparu. Il parcourut du regard les moindres recoins visibles de la caverne sans l’y trouver. Il ne fit cependant pas de commentaires pour le moment à ce sujet. La nuit porterait conseil et si pas, un peu de repos leur permettrait de mieux appréhender la situation. La mission était loin d’être terminée…


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:55

ALIENOR

Pas de réaction vive, Seamus restait étonamment zen alors qu'elle venait de lui dire que son ami était blessé et surement captif des autorités écclesiastiques, Aliénor en était plutôt surprise.
Il lui parlait même que sa "dette" était soldée, ça lui allait très bien, mais elle comprenait vraiment pas sa réaction, la vagabonde était tellement stupéfaite, qu'elle ne songea même pas que si y'avait pu de contancieux entre eux elle pouvait très bien partir quand elle voulait.
Elle comprenait pas toujours ce qu'il disait à force de parler avec pas beaucoup de mots, il avait l'air de lui demander de rester c'est que la dette était pas effacée alors, une de ses "phrases" étaient pas claires.
Beaucoup la connaissait ou elle connaissait beaucoup ?

Nom de D... Y peut pas jacasser correct lui, je suis jamais sure de ce qu'il dit !

Le voyant s'enfoncer dans la caverne, elle lui emboita le pas, une fois à l'intérieur, il semblait mystérieux, ce satané trouble qui revenait s'emparer d'elle.
Ali arrivait de se demander si il avait bien entendu ce qu'elle avait dit, il n'en parlait à personne, s'approchant alors qu'il s'était assis contre la paroi de la grotte sans doute pour faire un somme, elle se plaça à ses cotés avant de lui tapoter l'épaule.

Dis juste pour être sure, t'as compris ce que je t'ai dit ou pas ?

Pour seule réponse, elle obtint un regard dans laquelle se trouvait la réponse, et décida donc de profiter de la couche de mousse sur laquelle elle se trouvait, après tout il devait savoir ce qu'il faisait et elle avait besoin de repos.
C'était pas la meule de foin qu'elle avait prévu à la base, mais ça ferait bien la farce, s'étendant de tout son long, elle partit rejoindre Morphée assez rapidement, oubliant pour un temps de prendre ses précautions quand aux crosseurs avec qui elle se trouvait.


_____________________________________________________________________________________

KAERVEN

Kaerven s'était assoupi un moment, se ressourçant quelque peu. C'est alors qu'il entendit la voix du gamin, qui le tira de son sommeil. Puis des grondements se rapprochant lui montrèrent qu'un orage n'allait pas tarder à éclater. Cela compléterait fort bien son travail pour effacer les traces.

Il soupira longuement, se demandant s'il pourrait avoir un quelconque repos. Il se leva alors, il remarqua que plusieurs copeaux de bois tombèrent de sa capuche, . Sans doute qu'un oiseau ou quelques vers rongeaient l'arbre. Toutefois, il récupéra un de ces copeaux dans la main et l'observa. Il semblait provenir d'une taille quelconque, or le gamin n'était pas dans cet arbre. Il leva alors son visage, mais ne distinguas qu'une forme perchée un peu plus haut. Il rabaissa alors son visage et découvrit une couverture qui le recouvrant, d'où pouvait elle provenir..

Apparemment, Gus et ceux qui avaient préparé le campement était épuisé, il n'avait pas de mal à le croire. Soudain il sentit de l'eau commencer à ruisseler des feuilles . La fraîcheur de ce liquide le revigora. Il aimait la pluie, et cette dernière le régénérait en quelque sorte. Le tonnerre se fit alors bien plus pressant. Des éclairs commençait à zébrer le ciel, éclairant la scène. Grâce à cette lumière il pu reconnaître la forme au dessus de lui. C'était la puce..

Les guetteurs, je serais vous je rejoindrais le sol, à moins que vous désireriez être foudroyés.

Kaerven abaissa alors sa capuche, ferma lentement les yeux; offrant son visage à la pluie. Cette dernière lavait les signes de lassitude qui s'évaporait progressivement. Il était vivant en cet instant, retrouvant les joies primaires de son enfance quand il sillonnait ses Pyrénées natales. Il se rapprocha tout de même de l'entrée de la caverne.

Mais il n'y pénétra pas. Il se contenta de déposer son mantel à l'entrée à l'abri, il s'accroupit alors et guettait l'obscurité qui tombait. Son regard acier focalisé sur l'extérieur. Il remarqua alors la tension des bêtes. Il s'approcha alors des chevaux apeurés par l'orage. Il leur flatta l'encolure, leur caressant lentement le cou afin de leur faire ralentir la respiration.

Une fois cela fait, il regarda les gouttes de pluie rebondir sur le feuillage. Quel plaisir, il ressentait. Il poussa un long soupir de soulagement. La nuit allait être bonne..

_____________________________________________________________________________________

CELLENE

Des bruits de pas, le tonnerre qui grondait. Cellene sursauta, se réveillant dans la panique. Elle se redressa d'un coup, ses yeux parcourant la grotte rapidement complètement perdue sur le moment. Ou était-elle? Que faisait-elle? Elle posa le regard sur sa douce, ce qui instantanément la calma. Elle était toujours à Aurillac, elle s'était dormit et s'était perdu dans ses rêves les plus sombre, comme à chaque fois qu'elle fermait les yeux. Elle poussa un soupire de soulagement. Ces rêves hantaient toujours autant l'Azurée. Quand pourrait-elle enfin s'en séparé? Surement jamais.

Elle se redressa correctement, adossant son dos contre la paroi froide et légèrement humide de la grotte. Il pleuvait averse dehors. Plusieurs de ses compagnons avaient rejoins l'abri. D'autres devaient sûrement être rester dehors. Qu'importait, ils faisaient bien ce qu'ils voulaient, du moment qu'ils restaient encore en vie pour la suite des évènements.

L'attente serait sûrement encore très longue. Mais une chose la travaillait toujours autant. Qu'était-il devenu maintenant? Lentement, elle ramena ses jambes contre sa poitrine, les entourant de ses bras, le regard saphir plonger dans les gouttes de pluies au dehors. Elle sentit d'un coup, une tête se poser sur son épaule. Elle tourna la tête et esquissa un léger sourire. Sa Douce Peste s'était serrée contre elle. Cellene posa l'arrière de sa tête sur la paroie, observant chacune des personnes présentes. Elle fronça les sourcils, un instant. Il manquait quelqu'un. Elle tourna son regard sur Seamus, l'observant avec interrogation.

Ca ne lui plaisait guère cette disparition. Elle se promit d'interroger, Any ou Gus quand elle en aurait l'occasion. Pour l'heure, elle regarda à nouveau sa Douce, avant de lui murmurer d'une voix troublée ou presque.

Ava toi? Pas de bobos?

_____________________________________________________________________________________

VERSUS

Les yeux fermés, les pensées tournées vers Elle. Une chaleur s'était emparée de lui, l'espace d'un instant. Rien qu'en pensant à Elle. Il n'avait plus eu de nouvelles depuis son départ du Berry. Qu'était-Elle devenue, avait-Elle réussit à trouver ce qu'Elle cherchait? Il espérait que depuis sa dernière lettre, tout allait bien pour sa Perle. Son silence écrit ne l'inquiéta pas plus que cela, après tout, avec la route qu'il avait fait, aucun volatile aurait pu le retrouver. Même le meilleur pisteur.

Le Ténèbre fut violemment tirer de ses sombres pensées, par un beuglement, venant du ciel. Qui pouvait bien meugler de cette manière? Versus serra les dents, levant les yeux aux cieux. C'était donc le gosse qui hurlait. Le Ténèbre soupira sous tant de naïveté.

Crèveras... un jour... par ta folie enfantine...

Il baissa les yeux, observant tout ce "beau" monde se préparer pour passer la nuit. Enfin, le Ténèbre pourrait se sentir bien, il était temps. Un grondement lointain se fit entendre. Encore une façon différente de faire plaisir à l'homme sortit tout droit de l'enfer... l'orage, la pluie, la foudre, la nuit... Enfin, il allait être dans son élément, dans sa plus simple joie, dans sa nature propre. Quelques gouttelettes tombèrent sur son visage qui s'était retourné pour observer le ciel se couvrir de noir. Alors que plusieurs du groupe rejoignaient l'abri de la grotte. L'homme aussi loquace que Versus conseilla aux guets de descendre s'il ne souhaitait pas se faire foudroyer. Un vague haussement de sourcils, une pensée sombre traversa son esprit pervers et dérangé.

La foudre... mmhh!! Merveilleuse foudre...

Versus observa Kaerven qui s'approcha des montures pour caresser leurs encolures avant de retourner près de la grotte pour se dévêtir de son mantel. Plusieurs points en commun, mais sûrement pas assez pour lier d'amitié avec le Ténèbre, rester trop souvent seul et sauvage.

La pluie battante frappa les feuilles, la foudre s'abattit non loin de là, le tonnerre gronda, Versus ferma les yeux, se délectant de ce bruit puissant et profond. La pluie mouilla ses cheveux couleur sombre, virant au gris. Mais qu'importait il était dans son élément. Il ouvrit à peine les yeux, quand il sentit un souffle chaud sur sa main. Son étalon s'était rapproché, cherchant sûrement la caresse apaisante de son maître....


_____________________________________________________________________________________

GUS

Evidemment tout le monde s’en foutait de ce qu’il disait. Et la Puce continuait à envoyer ses morceaux de bois sur l’autre en bas. Et pourquoi pas de petits morceaux de fil de fer ? Lui c’est pas des copeaux qu’il balancerait, des grosses branches oui !
Heureusement le temps se couvrait. De là haut il pouvait voir l’orage et allez savoir pourquoi c’esr l’autre zouave en bas, celui que la Puce draguait comme une malade, qui leur dit de descendre. Mais oui évidemment, il avait trop peur que sa petite mignonne ne soit trempée. Mais fallait pas qu’il reve non plus lui. Cette nuit c’est Gus qui dormirait encore a côté d’elle. Et il avait pas intérêt à approcher sinon… Sinon quoi ? Euh…On verrait bien.
C’est vrai que ca serait certainement pas pour ce soir vu le peuple qu’il y avait dans la grotte que lui avait trouvé pour tout le monde.
Souple comme un chat il descendit de son arbre et sauta sur le tapis de feuilles mortes qui amortissa son saut.
Il regarda pas vers les deux qui devraient surement se retrouver et alla directement dans grotte.
Y avait plus besoin de rester dehors, ils avaient tout rentré même les bêtes. Le macab y risquait rien par ce temps.
Et si y en avait qui voulait rester dehors à se faire rincer c’était pas son problème. Il prit une miche de pain dans son sac en cuir et la mangea tout seul dans son coin. Heureusement pour eux, personne n’avait pris leur place. On verrait bien si elle reviendrait vite le rejoindre.
C’était vraiment pas simple d’être amoureux. Dès qui y en avait un qui l’approchait un peu trop il était chaque fois prêt de peter une durite. Il avait beau essayer, il y arrivait pas. L’était peut-être trop sensible, le Gus

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LUPIA

Elle se réveilla enfin, aussi tourmentée et soucieuse qu'auparavant. Elle se redressa et s'adossa au mur. Lupia se rendit alors compte qu'elle n'avait pas osé bouger de peur de la réveiller, son corps était tout endolori. Elle grimaça lorsque ses vertèbres craquèrent. Elle se rapprocha de sa belle et la prit dans sa bras pour essayer une dernière fois de la consoler.

CELLENE
Ava toi? Pas de bobos?
[/quote]
Lupia la regarda avec un sourire...

T'en fais pas, ça va. Mais faut que je bouge un peu. Je vais voir si je peux nous trouver de quoi manger. Reste tranquille, je reviens vite.

Elle lui déposa un tendre baiser sur les lèvres puis se leva et repéra bien vite le Freluquet en train de manger un bout dans son coin. un rictus se dessina sur son visage. Un peu de distraction...
Elle s'approcha de lui le plus silencieusement possible et s'assit à ses côtés.

Alors, c'est ça que t'appelle l'esprit de groupe. Félicitations! Tu trouves ça correct de béqu'ter dans ton coin sans faire profiter les copains!

Elle lui donna un léger coup de coude qui se voulait presque amical...

Fais pas la tête là, je sais que c'est pas moi que t'avais envie de voir! Ta jolie p"tite va pas tarder je suppose, je crois qu'elle a accroché, tu vois que tu peux plaire! Ca me rendrait presque jalouse!

Elle éclata de rire et se leva...

Bon allez, j'ai même pas envie de t'embêter plus que ça! Donne moi au moins un bout de pain pour que je puisse me consoler, ça va être dur pour moi d'accepter que tu en aimes une autre!!

Elle n'attendit pas sa réponse et se saisit d'une miche qui dépassait de sa besace. Elle lui fit un simple signe de tête pour le remercier et alla juste à l'entrée de la grotte pour prendre l'air. Versus était là flattant le naseau de son cheval. Il semblait préoccupé. Elle l'observa... Il était vraiment pas mal!! Mais depuis leur arrivée à la grotte, il n'avait pas plus chercher à aller vers elle. Elle ne s'attendait pas à mieux, tous les mêmes! Dommage, elle se serait bien amusée...
Kaerven était là aussi. Il était revenu lui! Il était toujours aussi expansif... Vallait mieux l'ignorer, i l n'y avait rien à en tirer de toutes façons!!

La pluie tombait à grosses gouttes.. Elle resta là un petit moment à prendre le frais. Elle fit un petit signe de la main au Taciturne et à Any puis rentra retrouver sa douce. Elle posa la miche de pain et fouilla dans sa besace pour en sortir un peu de viande séchée. Elle s'assit à côté de sa belle qui était toujours recroquevillée contre le mur. Elle lui caressa doucement le bras et lui tendit un morceau de pain et de la viande. Puis elle mangea le sien sans dire un mot, espérant que sa présence lui ferait du bien.


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:55

SEAMUS

La voleuse de chevaux l’avait suivi dans la grotte. Sage décision motivée peut-être par les conditions climatiques à moins qu’une autre idée ait germé dans la cervelle de la jeune femme. Peu importait pour le moment à vrai dire.
Remontant le col de son manteau de cuir il y enfonça son cou. L’étrange femme vint s’asseoir à ses côtés, à un moment où il avait besoin de se retrouver. Seul avec lui-même, et avec Elle, en pensée. Mais Alienor semblait en avoir décidé autrement et le sortit du début de sa rêverie pour s’assurer que son message avait été entendu.
Il aurait pu se montrer désagréable mais n’en fit rien. Quelque chose émanait de cette femme qui le troublait plus qu’il ne l’aurait voulu. Mais ce n’est pas elle qui parviendrait à combler le manque qui le tenaillait à cet instant. Il redressa doucement la tête et plongea ses yeux dans le siens en guise de toute réponse.
Bien sûr qu’il avait compris, bien sûr qu’il était inquiet de la disparition de Samaël, bien sûr que ça ne faisait que raviver les craintes qui l’envahissaient lorsqu’il se mettait à penser à sa Flamboyante occupée à affronter des périls incertains à des lieues et des lieues de là. Bien sûr qu’il n’en dirait rien aux autres pour le moment même s’ils n’en seraient pas dupe. La nuit se devait d’être réparatrice.

Sa voisine s’était allongée assez rapidement et il fit de même, croisant ses mains sur son torse tandis que son regard vagabondait dans la pénombre de la voûte de la grotte. Plongé dans ses pensées, dans ses souvenirs proches ou lointains, il n’entendait que de loin les différents bruits qui animaient le campement dans la nuit tombante. Impossible de savoir quand il s’endormit finalement mais, ce fut tard, très tard.

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ANYANKA

Un sourire mutin, l'avait pas l'air super content le Kaerven, ça lui rappellait leur prime rencontre devant la cheminée, ça avait pas été bien jouasse non plus ce jour là, limite de l'affrontement.
Gus braille à pouvoir rentrer tandis que Seamus papotte encore avec l'autre grognasse qui lui tourne autour.

Touche z'y voir tiens !!! rumine t-elle intérieurement.

Fermement campée sur sa branche, elle voit le mouvement de tête de son ange protecteur vers son Gus, ni une ni deux le voilà en bas de son arbre et qui s'y engouffre allègrement, tout le monde rentre, mais qui va donc surveiller.
Elle restera là haut, c'est pas trois gouttes qui vont la faire bouger, mais la phrase de Kaerven et le tonnerre qui se met à gronder subitement là font vite changer d'avis.
Agile comme un chat, elle descend de son arbre félinement, se dirigeant à son tour vers la grotte, stoppant un moment au niveau de Kaerven.

Comment tu va toi ? T'as l'air rincé, reste donc pas dehors, tu va chopper la mort idiot, pis tu va pas dormir tout debout.
Tu trouveras bien une ame généreuse pour te rechauffer
lance t-elle en inclinant la tête de coté en souriant.

La main du loup est attrapé et elle l'attire à l'intérieur, en tirant le camouflage pour clore la grotte, laissant les deux tourtereaux dans leur coin à l'écart et à l'abri de la chariotte du macabé.
Avant de clore totalement la grotte, en tirant le montage de branches, la puce crie doucement.

Hé toi... euh... Versus, tu rentres avec nous ou tu te laisse tremper dehors ? à trois je ferme, magne !!!
Un, deux...


Le voyant s'approcher de l'entrée, elle cesse de compter et attend qu'il ait pénétré dans la caverne avec son cheval pour refermer derrière eux.
Comme une hôtesse, elle leurs montrent deux couches de fortune libre, souriante, leur ramenant de quoi manger du fond de la grotte.

Voilà, vous avez l'air aussi causant l'un que l'autre donc vous devriez pouvoir vous supporter, si froid couvertures dans la cariole au fond de la grotte achevant sa gentille moquerie, elle se penche vers Kaerven et lui dépose une bise sur la joue.

Dormez bien.

Encore une personne à voir avant de le rejoindre, quelques pas vers la charette du fond pour aller chercher des couvertures et de la nourriture.
S'avançant vers Seamus, la puce enragée s'installe à coté de son ami, en poussant à grand renfort de coup de cul, l'étrangère qui s'approche de trop près à son gout de son ange gardien.
Prenant un air faussement désolée, elle s'adresse à la pauvresse sorti de ses songes.

Oh désolée, mais tu sais les couches sont pour un, et y'en a assez pour tout le monde, pas b'soin de te coller aux autres, et si t'as froid, tiens v'la une couverture ça te rechauffera.
Bonne nuit.


Pas punaise, mais pas poire non plus, fallait pas approcher une chasse gardée, encore moins celle de sa protectrice, redevenant tout sourire, la puce adorable se tourne vers Seam en lui tendant la nourriture qu'elle avait été chercher pour lui ainsi que la couverture.

Tiens t'as rien mangé depuis ton retour, pis y caille ici la nuit, si je te ramene malade à Xandy vais me faire tuer moi tête inclinée sur le coté, yeux plissés, sourire aux lèvres, un bisou sur la joue et elle s'éclipse en mumurant Fais de doux rêves...

Enfin elle allait pouvoir rejoindre sa couche et celui qui la partageait depuis quelques jours, il semblait grognon de la voir voleter d'un homme à l'autre, pourtant il n'avait pas raison de s'en faire, mais rien ne le lui laissait savoir.
Arrivant derrière lui, elle plaça ses mains sur les yeux du bougon et déposa un bisou sur sa joue.

Qui c'est...

Ne lui laissant pas le temps de la réponse, elle se laissa tomber par dessus lui sur la couche, lui attrapant les mains pour l'entrainer vers elle et lui donner un baiser doux, tendre et pourtant passionné sur les lèvres avant qu'il ne bougonne trop.
Le laissant se reculer après avoir fini de l'embrasser, la puce s'allongea et le regarde en souriant murmurant pour lui seul.

Tu me tiens chaud cette nuit ou tu boudes dans ton coin ?

Sourire charmant, regard petillant, la puce se tourne sur le coté pour dormir, n'ayant cependant que peu de doute sur la réponse donnée, et sur le fait qu'il la rejoigne en se collant à elle d'ici peu.


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VERSUS

La pluie se faisait averse, se faisait douce sur son visage sombre. Le tonnerre grondait fortement, illuminant la nuit juste avant d'exploser bruyamment. Cette lumière, si pure, si brillante et qui fit raviver la hargne de Versus. Ses yeux fermés, sa main flattant le museau de son cheval. Il explora les méandres de ses pensées, de son fort intérieur. Comme s'il avait besoin de cette énergie que l'orage pouvait donner. Il inspira et expira profondément, aspirant la vitalité de la terre et ses péripéties.

Il fut sortit de ses pensées, lorsqu'une voix, plus que féminine se fit entendre au loin. Il n'écouta qu'à moitié ce qu'il se disait, jusqu'à ce qu'il entende son nom. Il redressa rapidement la tête, la tourna vers la voix. C'était la petite Anyanka qui l'appelait, disant qu'il faisait mieux d'entrer avant qu'elle ne ferme la grotte. Il jeta un rapide coup d'œil au couple, qui n'avait pas bougé d'un pouce. Il haussa un sourcil, puis se leva. Son cheval le suivit comme son ombre. Versus entra dans la grotte, laissant son étalon à l'entrée près des autres bêtes. La jeune femme se fit hôtesse, il en esquissa un très léger sourire. Elle le toisait sur son mutisme. Il n'y prêta pas plus d'attention. A quoi bon parler? les mots, les phrases n'avaient rien de comparable à l'action. C'était user de la salive pour rien. Après que la jeune demoiselle, lui tendit de quoi manger, Versus la remercia d'un simple coup de tête sec, lâchant quand même quelques mots, ou du moins un seul et unique.

'ci...


Il observa un instant son pseudo repas, avant de tourner la tête et d'observer la grotte, assis sur une couche de mousse. Il observa Lupia, qui s'était levé un moment, avant de retourner près de la belle aux yeux saphir. Il hésita à aller la voir et déranger ce qu'il semblait être un "couple" vu la façon qu'elles avaient de se comporter. Une lueur salace traversa son esprit, son regard déranger... un trio... pourquoi pas... même s'il était plus envoûté par la belle Ebène, que par l'Azurée. Tout en mangeant ce que la jeune femme lui avait donné, Versus pensa et repensa à la manière de l'approcher. Il se décida enfin. Alors que plusieurs s'apprêtèrent à dormir, Versus se leva doucement et s'approcha des deux jeunes femmes. La belle Azurée semblait quelque peu troublée, ou du moins tracassée à la vue de son regard. Il s'accroupit devant les jeunes femmes, posant ses deux avants-bras sur ses cuisses. Ses cheveux mouillés, son mantel noir de même. Il les observa l'une et l'autre, un instant. Qu'allait-il bien pouvoir dire pour engager un semblant de conversation? Soit il pouvait bien demander la suite des évènements. Non mauvaise idée, ce serait attiré l'attention pour rien. Il décida de s'adresser à Lupia. La belle Azurée ne semblait pas enclin à la discussion.

Un peu moins enflammée la Belle Lu?


Sa voix se fit étonnement douce et même taquine. Après tout c'était mieux que rien.

_____________________________________________________________________________________

KAERVEN

Kaerven attendait à l’entrée de la grotte, le regard absorbé malgré la violence de l’orage. Il fut sorti de ses pensées par la puce, qui vint le taquiner une fois de plus. Il lui répondit tranquillement sans signe d’animosité aucune ni de l’agacement dont il pouvait faire preuve d’habitude.

Ne t’inquiètes pas je ne risque rien, va donc rejoindre les autres..

Elle ironisa ensuite sur le caractère loquace en commun entre lui et Versus. Des mots ? pourquoi ? quelle vacuité que ces palabres.. Il se tourna alors vit dans un coin la peste et le saphir ensemble comme à l’accoutumée. Seamus avait l’air de s’entretenir avec la voleuse de chevaux. Le gamin quant à lui ronchonnait un peu, expression d’une jalousie latente peut être. Ils étaient tous regroupés dans ce refuges contre les intempéries. Dehors certains chevaux hennissait sous les coup fracassant du tonnerre. Il lui faudrait prendre un peu de repos, mais pas de suite.

Ses pensées volèrent vers son oiseau de jais, allait il bien ? Ces questions le rongeaient. Puis il repensa à Sam.. Il commença leurs à ce faire du soucis pour l’Argenté qui ne les avaient toujours pas rejoins.. Versus se dirigea vers Lupia. C’était un bien étrange personnage mais qui avait quelques points commun avec lui. Décidément Versus avait l’air plus qu’intéressé par Lupia.. Vraiment étrange qu’il apprécie la peste.

Il regarda les couples nocturnes se former. Il resta, quant à lui, près de l’entrée. Ecoutant la fureur des éléments se déchaîner. Il s’assit alors le dos contre la parois, il s’enroula dans une couverture, un sommeil sans rêve s’empara alors de lui. Son corps reprenait le dessus, la fatigue l’avais submergé.

_____________________________________________________________________________________

FAUCON DU CLAN

Les conditions de vol avaient été particulièrement difficiles. A maintes reprises j’avais du me poser pour m’abriter. Venant du Languedoc, contrée ensoleillée s’il en était, je n’appréciait pas trop les frimas auvergnats. Mais j’avais une mission à accomplir. Les humains me facilitaient grandement la tâche en me procurant gîte et couvert et en échange je leur rendais menus services. Le marché était équitable d’autant que j’adorais prendre mon envol depuis le point culminant du Manoir. J’avais fini par m’habituer à la présence des canidés qui logeaient près de mon repaire.

J’avais délivré mon message à l’homme à la bure qui avait eut l’air satisfait des nouvelles que je lui apportais. A un tel point qu’il y répondit derechef me laissant à peine l’occasion de souffler et de me baigner courtement dans l’auge à eau des équidés pour la plupart absents.

J’avais repris mon envol en milieu de journée, et il me fut impossible de rejoindre les humains sans faire étape. Le matin j’avais prélevé quelques petits exemplaires de la faune locale pour me sustenter dès les premiers rayons de soleil.

J’avais ensuite repris de l’altitude pour me rendre compte que j’avais été quelque peu trompé par l’orage et qui j’avais dépassé l’endroit d’où mon maître m’avait envoyé au sien.

Quelques coups d’ailes et un piqué magistral plus tard je me retrouvais face à la falaise. La configuration des lieux avait quelque peu changé mais de mes yeux perçants je perçois assez bien l’entrée occultée de la caverne.

Je m’y poste et pousse mes cris puissants. Jusqu’à présent aucun humain de cette meute n’avait pu m’ignorer lorsque je me mettais à déchirer les silence de cette manière.

Celui qui le premier me trouverais et me récompenserait dignement se verrait offrir le message enroulé dans un petit tube métallique, lacé à ma serre droite. Sur ce message en lettres de sang, il pourrait lire


Chaos, Maître du Clan de la Main Noire a écrit:bien... très bien...
Echangez la carcasse desséchée contre dix mille écus
Revenez entiers, tous... ou pas
Ramenez les corps


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:56

CELLENE

Plusieurs s'apprêtaient à dormir, l'Azurée ne le pouvait plus. Elle s'était déjà endormit quelques heures et de toute manière il fallait surveillé, si d'éventuelle étrangers viendraient rompre leurs repos. Lupia s'était levée, allant taquiner Gus. Cellene esquissa un sourire, il avait pas eu sa petite tape habituelle, mais ce ne serait tarder. Elle s'en occuperait plus tard. Sa douce revint après avoir été voir Kaerven, ou du moins, observer à l'extérieur. Cellene mangea un morceau, sous le regard inquiet de sa douce Peste. L'Azurée ne prononce pas un mot, elle en a pas envie pour l'heure. Elle entendit la puce appeler un "Versus", celle haussa un sourcil jusqu'à ce qu'elle vit ce fameux Versus entrer dans la grotte. Kaerven y entra à son tour pour se reposer.

L'Azurée observa tout le monde et guettait du coin de l'oeil Versus, qui semblait être drôlement attiré par Lupia. Ces pensées furent confirmées quand l'homme s'approcha des deux femmes. Le regard presque noir, elle l'observa alors qu'il s'accroupit, ne dit pas un mot sur le moment. Avant de lancer une phrase des plus stupides, sûrement pour engager la conversation. L'Azurée haussa les épaules, puis se redressa avant de se lever. Elle vit le regard de sa douce et lui murmura.

Vais guetté... amuse toi bien...

Elle l'embrassa ensuite goulument, histoire de bien montrer au "dragueur" que l'Azurée ne sera jamais très loin. Puis elle s'éloigna, passant devant Gus et Any, puis Seamus et la vagabonde, puis Kaerven qui semblait dormir. Elle se mit juste à l'entrée de la grotte, son épaule appuyée contre la paroi. Elle vit le faucon revenir et piailler.

Rroo... ferme la... tu vas l'avoir ta pitance.

Elle se pencha sur les provisions pour prendre un morceau de viande. Elle lui tendit la nourriture, avant de prendre le parchemin. C'était un message du Maître, les dernières instructions. Elle garda le parchemin dans la main, tout en observant au dehors. Dès le réveil de Seamus et des autres membres, il faudrait donc monter un plan. Elle vit le couple, un peu plus loin hors de la grotte. Elle sentit un pincement au coeur, serra les dents avant de soupirer lourdement. Elle détourna ensuite le regard, pas la peine de se faire plus de mal. Ses pensées tournées vers le Bel Argenté...


_____________________________________________________________________________________

ALIENOR

Alors qu'elle etait paisiblement endormie auprès du taciturne, la vagabonde ressentie de violentes secousses, se retournant furax vers la source du tremblement de terre.
Le regard ambré embrumé se fixa sur la gamine qui l'avait bousculé, n'ayant même pas le temps de dire quoique ce soit, la petite peste se mit à déblatérer un tas de fadaises sur les couches, la nourriture et des couvertures, lui en jetant une qu'elle rattrapa de justesse avant qu'elle ne lui arrive en pleine face.
La chipie ayant fini son laius lui souhaita la bonne nuit et se tourna vers son voisin, soufflée pour le moins, Aliénor en resta bouche bée, complétement estomaquée par la chieuse qui l'avait limite envoyé bouler.

Qu'est-ce que c'est que cette dingue... oh pis merd... fais chi... songea t-elle en bougonnant.

Dépliant la couverture si "aimablement offerte", elle la rabattit sur elle en se tournant sur le coté pour se rendormir.
Après avoir réussi à dormir quelques heures à peu près, un bruit, un cri, un truc lui agressa les oreilles la faisant sortir de son sommeil déjà bien troublé.
Les cheveux un peu en bataille, elle se redressa observant autour d'elle, tout le monde avait l'air dans le coltard ou dormait à part une ombre dans l'entrée.

S'étirant, elle finit par se lever en s'enroulant dans la couverture observant chacune des personnes dans la grotte histoire de s'en souvenir si nécessaire, même si les noms lui manquait, mais elle leur donna un surnom mentalement histoire de...
Arrivant vers l'entrée, elle compris que le bruit venait du volatile qui se tenait là près de la femme à l'entrée, elle s'avança vers elle, en se disant qu'il serait de bon ton de se présenter quand même à un minima de personnes.
Tapotant sur l'épaule de l'inconnu, elle camoufla une grimace en s'apercevant qu'il s'agissait du boss de becosse.

Arf... oh tant pis... S'lut, réussie à dormir ?

Ali avait décidé de tenter d'être aimable même si les débuts avaient pas été cotons avec elle et qu'elle risquait de vouloir savoir pour l'argenté, mais elle avait b'soin de compagnie, donc advienne que pourra.
Observant l'azurée, elle attendait en voyant le temps à l'extérieur qui n'avait pas l'air bien clément quoiqu'il ait décidé de faire.
Devant le peu de locacité et la mine pas très jouasse de la femme, elle soupira et la bouscula un peu pour la faire sortir malgré la pluie, lui saisissant sans agressivité le bras, elle avait l'air inquiète, Ali se doutait de pourquoi.
Malgré l'animosité qui avait animé leur relation jusque là, la vagabonde n'était pas mauvaise fille et n'aimait pas voir les gens comme ça, l'attirant un peu à l'écart, elle espérait juste qu'elle n'allait pas la zigouiller.

Viens, tu dois vouloir savoir pourquoi je suis seule, je vais te raconter.

Elle aurait pu lui dire à l'abri mais vu que le taciturne avait gardé le silence c'est qu'il y avait surement une raison, tranquillement elle lui expliqua ce qui c'était passé.
Son récit terminé, elle attendait la réaction de la femme aux yeux bleus, fébrile craignant qu'un ouragan ne s'abatte sur elle.


_____________________________________________________________________________________

SEAMUS

Physiquement, il avait pu se reposer. Les couches aménagées par les adolescents étaient confortables pour qui avait vécu pendant des années à l’air libre. L’humidité de la grotte faisait que probablement il faudrait régulièrement renouveler la mousse sur laquelle ils s’alitaient mais le Taciturne n’escomptait pas non plus camper là pendant des semaines. L’hiver s’annonçait progressivement et le confort du Manoir manquerait prochainement à certains d’entre eux.

Son âme par contre n’avait pu trouver le repos. La disparition de Samaël avait éveillé en lui une sourde inquiétude qu’il avait pu jusque là enfuir au plus profond de lui. Bien sûr il présentait de vives appréhensions quant au sort de l’Argenté mais cette disparition le mit également face à un autre état de faits. Son aimée affrontait aussi en ce moment les dangers d’une mission périlleuse. Car nul doute qu’elle l’était. De la perversité du Maître, telle qu’il avait pu la voir avant son départ, ne pouvait naître que dangers, risques de blessure, de mort même. La Main Noire avait déjà perdu nombre des siens en mission et si cette fois il s’averrait que Xandrya ne revienne pas, c’est de ces propres mains que la Taciturne ôterait la vie du Maître et de son Infâme. Fidèle certes mais à son coeur avant tout.
Il chassa péniblement ces sombres pensées de son esprit tourmenté et se leva. Quelques uns des leurs avaient déjà fait de même.

La pluie semblait vouloir les épargner même si le ciel était encore lourdement chargé de nuages. Ses yeux s’habituèrent progressivement à la luminosité toute différente de la pénombre de la grotte.

Alienor et Cellene parlaient calmement dans un coin, les mines graves. La voleuse avait du relater à la cheftaine les évènements clermontois. Seam s’approcha lentement des deux femmes et les regarda avec un air entendu. Il n’y avait guère de commentaires à faire.
Un petit cri retentit dans son dos. Le faucon vint se poser en douceur sur l’épaule du Taciturne qui lui flatta les plumes du cou. Le Maître avait du envoyer ses instructions. Comme pour répondre à la question qu’il n’allait pas formuler, l’Azurée lui tendit un morceau de parchemin détrempé mais heureusement encore bien lisible.
Il n’y avait bien sur pas d’instructions directes concernant Samaël, la nouvelle de sa disparition n’étant pas parvenue jusqu’au Manoir. Cependant, les instructions étaient claires. Mort ou vifs, l’équipage devait rentrer au complet à Carcassonne. Il fallait aller s’enquérir du sort de celui qui s’était sacrifié pour couvrir leur fuite. De plus une demande de rançon devait parvenir jusqu’à la cathédrale.

…Gus et Puce…
…inconnus là bas…
…nouvelles de Samaël…
…rançon…


Comme d’habitude, peu de mots lui avaient été nécessaire pour exprimer son ressenti. Ce n’était pas lui de prendre les décisions, mais il se targuait d’une certaine expérience tout comme d’une certaine proximité d’avec Cellene que pour pouvoir se permettre ce genre de suggestion.

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ENIMIA

Elle avait passé un moment à le regarder... Puis la pluie était venue, avec le tonnerre et les éclairs... Mais elle n'avait pas peur des éléments déchaînés... De quoi pouvait-elle avoir peur de toute façon ? Elle s'était alors blottie plus encore contre lui et ils s'étaient offerts leur chaleur, ils avaient échangé de la douceur, alors que la pluie lavait leurs peaux mises à nue, alors que leurs âmes se purifiaient en s'effleurant... Bien du temps avait passé avant leurs retrouvailles... Les éléments déchainés n'avaient été dans cette nuit passée, que l'expression de leur passion...

Puis l'acalmie était venue, tant dans leurs corps que, mais bien plus tard, dans le ciel... Elle avait dormi peu, comme à son habitude, à peine une heure en tout, alors qu'ils avaient gagné l'abri offert par la cariole. Le reste du temps elle l'avait passé à le regarder et à réfléchir... Séparés par leurs vêtements, réunis par la couverture qui les entourait, ventre contre ventre, visage face à face, elle avait mêlé son souffle au sien, régulier, ensommeillé... Elle souriait en le regardant...

Et puis, la lueur du soleil qu'elle avait fui pendant ces dernières semaines, était peu à peu revenue, prenant la suite des rayons de lune et des éclairs... Apportant l'apaisement qui vient nécessairement après un orage... Elle l'avait alors serré plus fort contre elle avant de se lever, non sans avoir reposé la couverture sur lui pour qu'il ne prenne pas froid... Et elle avait entrepris de faire quelques pas sous le couvert des arbres, offrant son visage aux gouttes qui s'échapaient des ramures parfois mises à nue par le Vent d'Automne...

L'Enigme Fantôme, ou plutôt le Fantôme de l'Enigme hantait alors les lieux...


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AZIEL

Il avait dormi, rattrapé auprès d’elle et de la furie des éléments le temps qui leur avait été arraché. Une vague étreinte dans son sommeil, et un petit sourire qui se dessina sur ses lèvres, alors que son souffle restait régulier, tranquille reposait, accordait au battement de cœur de la belle contre lui. Il avait rêvé d’elle, longtemps avant, longtemps après… et ils étaient maintenant enfin réunis.

Un frisson le parcourut alors qu’il la sentit se lever et quitter leur confortable couche, il soupira écoutant vaguement les petits pas de son énigme s’éloigner tranquillement. Il ouvrit les yeux, encore ensommeillé, rieur au petit matin, le vent froid l’arrachant doucement à cette douce torpeur dans lequel il se trouvait. Alors il l’a contempla, simplement, l’observa s’éloigner et déambulait, fantomatique, énigmatique… belle simplement.

Aziel ne bougea pas contemplant de loin sa silhouette au travers des branches, de temps à autre levant la tête vers le ciel, et il suivait de loin son regard, non pas pour chercher, non pas pour regarder, simplement pour rêver un peu plus, pour se rapprocher d’elle encore et toujours, enlacer son âme dans le moindre regard, il eu un nouveau sourire, doux, lointain, rêveur alors qu’encore il l’observait, appuyant négligemment une main sur le bois de la carriole pour se maintenir à moitié redressé, repoussant d’un petit souffle agacé les cheveux trop vagabonds qui lui couvrait les yeux, pour finalement y passer sa main, remettre de l’ordre…

L’orage était passé et malgré la fraîcheur de l’aube, les premiers rayons matinaux apportèrent une légère douceur et un picotement agréable sur la peau du jeune homme… rêvant d’un baiser à présent, son sourire doux ne l’ayant pas quitté, son regard ne l’ayant pas quitté elle non plus.

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GUS

Le Gamin râlait dans son coin. Pas longtemps vu que Anyanka lui sauta dessus avec comme qui dirait l’envie de jouer. Bah c’était déjà ça au moins elle se rappelait qu’il existait. Autant il démarrait vite autant il retombait tout aussi vite. Elle avait sans doute raison, valait mieux pas se prendre la tête pour si peu. M’enfin quand même…

Elle se glissa à côté de lui et mmmmm que ca faisait de bien de pouvoir la serrer dans ses bras comme ça. Il l’embrassa comme un fou et là il compri que c’était pas du pipeau, qu’il en était tout simplement raide dingue.

Il pestait que tous les autres étaient là à ce moment là. Demain promis il regarderait si y avait pas un endroit pour être un peu plus tout seul à deux. Puis de toute facon il était mort naze, hé creuser un pareil trou c’est pas la tarte, faut pas croire.

Il se glissa dans le dos de la puce et se colla à elle tout contre tout contre. Evidement c’est difficile de croire qu’il allait rester de marbre. Il glissa ses mains sous la chemise de son amoureuse mais en restant bien sage. De toute manière elle devait bien sentir qu’il était pas indifférent. La main tendrement refermée sur le buste généreux de la Puce, il s’endormit presque tout de suite. Tout juste après lui avoir déposé un baiser dans le cou.

Le lendemain matin il entendit bien qui avait du peuple qui avait bougé, mais c’etait pas son tour de préparer le petit dej et puis il était tellement bien comme ça vu que la puce dormait encore et que allez savoir pourquoi ils étaient resté dans la même position que la veille au soir. Pour une fois Gus avait pas eu le sommeil agité. D’ailleurs il se rendorma en poussant un soupir de bien être.


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:57

KAERVEN

Kaerven s’éveilla, sentant que déjà des mouvements animait le campement. Il entrouvrit les yeux. La nuit n’avait pas été aussi réparatrice qu’il l’avait escompté. Toutefois cela l’avait suffisamment revigorer. Il aperçu le faucon du clan. Cela allait donc bouger a priori. Il vit Cellene en discussion avec la voleuse de chevaux, Seamus non loin. Il se leva et s’étira longuement, certains de ses os craquèrent. Une fois bien réveillé, il farfouilla dans sa besace, et en sortit un morceaux de pain et un peu de viande séché. Il le mangea pour reprendre des forces, le goût n’étant pas des plus délicieux.

Une fois cela fais, il se dirigea, sans un mot comme à son habitude se contentant de saluer d’un signe de tête ceux qui étaient déjà réveillés, vers l’entrée de la grotte. Il déplaça quelques branchages et sortis à l’air libre. Il n’avait jamais été adepte des espaces clos, préférant l’ivresse des grands espaces. Le sol était plus que détrempé, les mousses et lichens brillaient au soleil, la rosée matinale donnant quelques reflets pour le moins originaux. Pour la première fois depuis longtemps, Kaerven se surprit à sourire.

Il entreprit ensuite de prendre un poste avec lequel il aurait le maximum de visibilité. Ses yeux aciers scrutèrent les environs à la recherche d’un mouvement, d’une trace, tout ce qui pourrait dénoter d’une arrivée non prévue. Il respirait amplement se gorgeant de la fraîcheur matinale. Une légère buée sortait de sa bouche.

Sa mine réjouie s’estompa progressivement alors qu’il pensait à Samaël et à l’absence de son oiseau de jais. Tous deux lui manquaient pour des raisons bien distincte, mais ils lui manquaient. Cette sensation réveilla de vieilles blessures enfouies en lui. Il n’avait pas ressenti cela depuis son enfance. Il avait tout fait pour ne plus jamais la ressentir, et il constata qu’il n’y était pas parvenu. Il se concentra à nouveau sur sa garde et recommença à balayer les abors de la grotte de son regard et à tendre l’oreille.

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CELLENE

Plongée dans ses pensées à scruter l'extérieur, la nuit avait passé sans que l'Azurée avait pu se rendre compte de quoi que ce soit. Elle sursauta légèrement quand la jeune voleuse de chevaux posa sa main sur l'épaule de Cellene. Elle la bouscula ensuite, ce qui fit grogner la belle Azurée. Ses yeux saphir fusillait la jeune femme, alors qu'elle la prit à l'écart du groupe. Les dents serrées et grinçante, Cellene écouta la jeune femme, son récit lui arrivait droit au coeur, comme un pincement douloureux. Elle prit de grandes respirations, se promit en elle-même de ne pas s'en prendre à la jeune vagabonde. Après tout, c'était bien du Samaël tout cracher : la délicatesse de sauver ses comparses, les bonnes manières envers la gentes féminine. Tout ou presque, plaisait à Cellene. Son sentiment de culpabilité prit alors une énorme place, si grande qu'elle était prête à y retourner, prête à perdre sa vie pour le ramener. A la fin du récit de la jeune femme, Cellene ne sut quoi lui dire sur le moment. Elle lui fit un signe de la tête, restant des plus polie, mais toujours aussi peu loquace avec la jeune vagabonde. Aucuns mots ne pourraient définir ce qu'elle ressentait exactement à ce moment. Cellene avait croisé les bras, serrant les poings, se faisant pénétrer les ongles dans la chair. Seamus s'approcha, "sauvant" la jeune vagabonde de la colère qui grondait en l'Azurée. Le faucon se posa sur l'épaule de son maître, Cellene avant que le taciturne puisse dire quelque chose, lui tendit le parchemin, dévoilant ses mains blanchie par la pression qu'elle leurs donnait quelque instant plus tôt.

Seamus émit quelques mots, alors que du mouvement plus loin attira l'attention de Cellene. Elle tourna la tête, tout en écoutant le taciturne. Elle vit le couple qui s'éveillait petit à petit, puis elle tourna à nouveau la tête pour regarder Seamus. Elle acquiesça de la tête.

Bien... Bonne idée...

Juste au regard, elle le remercia de sa sollicitude quant à la suite de la mission. Cellene s'approcha un peu de Seamus pour lui murmuré quelques mots, de telle manière que la jeune vagabonde ne puis l'entendre.

Manque Illau... Ils t'ont dit quelques choses en arrivant?

Elle prit congé sans attendre une quelconque réponse, se dirigeant à nouveau dans la grotte, alors que Kaerven s'apprêta de sortir. Elle lui esquissa un sourire, le laissant sortir, il allait sûrement faire le guet. Elle s'approcha de Gus et Anyanka qui dormait encore. Elle s'accroupit devant le couple et bouscula un peu le Gus.


Debout, vous deux... des nouvelles.

Elle se redressa alors que le Gus grogna, elle tourna la tête pour regarder sa douce qui semblait assoupie, alors que l'inconnu, n'était pas très loin d'elle. Elle haussa les épaules, avant de parler un peu plus fort.

Gus!! Anyanka!! Debout!! Et maintenant!!

La voix sèche de Cellene résonna dans toute la grotte, si quelqu'un dormait encore, il serait sans aucun doute réveillé. [/i]

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GUS

Mais qu’est ce qu’on est bien quand on dors en serrant dans ses bras la femme qu’on aime. Chaque fois qui avait un bruit qui réussissait à le réveiller, le gamin se demandait s’il revait ou pas. Elle etait restée collé à lui toute la nuit et même quand Gus mit sa main sur sa poitrine elle avait pas bougé. Faut bien dire que couché comme ca il avait pas mal bouffé de ses cheveux pendant la nuit, mais des cheveux comme ca il en aurait bouffé toute sa vie.

C’est alors qu’un belier vint lui défoncer l’épaule, ou une autre bestiole peu importe. Il fit semblant de rien de toute façon c’était qu’un reve et si ca continuait bah le bélier il finirait à la broche même en rêve.

Un bélier avait pas cinq doigts par contre. Et c’est pourtant bien une mai qui lui agrippa l’épaule en le secouant.
Il ouvrit un œil, le referma, le réouvrit, ouvrit l’autre et vit la Peste. Celle là qui avait joué avec son corps d’athlète. Mais alors ca pouvait pas être elle vu qu’elle était là bas plus loin. Donc pas de risque. Donc y pouvait mordre alors…

D’un voix pâteuse mais quand meme agressive il dit

Quoi ???
Tu vois pas qu’on…


Son œil embrumé croisa celui de la Cheftaine. Du coup il ferma son gros bec. Même si il continuait à salement râler dans la moustache qu’il avait pas. Il fit tous les efforts du monde pour se montrer agréable, enfin si on peut appeler ca comme ca. Moi je dirais plutot faux-cul mais j’ai pas le droit de dire ce que je pense, suis que le joueur.

‘jour chef, bien dorm…

Vu la tronche de la cheftaine c’était probable la question à éviter mais là tout de suite il avait pas trop d’idée not’ Gus. Il déposa son doigt tendu sur ses lèvres pour demander à la chef de faire moins fort. Pour lui et ses oreilles toutes fragiles au réveil mais aussi pour la Puce qui avait aussi pas mal taffé la veille.

Moins fort…zallez m’la réveiller ma Puce

Trop tard la jeune et jolie jeune fille qui avait parvenu à faire chavirer son cœur remuait déjà. Mais comme la chef les avait appelés tout les deux il osa pas trop rien dire. Simplement il se massait discretement l’épaule défoncée faisant comme si il avait été bouffé par les moustiques. A cette saison y en avait pourtant pas lourd.


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ANYANKA

Gus s'était rapproché l'entourant de ses bras, osant même poser une main sur un de ses seins, trop fatiguée pour rouiner ou grogner, elle le laissa faire, et puis après tout ça ne la dérangeeais pas plus que ça finalement.
Ils avaient dormis ainsi toute la nuit, elle aait sommeillé sans ombrages, fermement enveloppés dans la couverture et aux creux des bras de celui qui commençait à franchement faire battre son coeur, laissant loin derrière les stygmates de sa dernière mission.

Elle profitait du sommeil réparateur quand elle entendit dans le lointain une voix l'interpellait doucement, gentiment, mais peut-être trop justement, et elle ne daigna pas ouvrir les yeux.
Cellene, probablement agacée du manque de réaction, se mit à crier faisant ouvrir les yeux à la puce en sursaut.

Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui y'a ? Qu'est-ce que ?

La tête dans le cul, la jeune femme s'était dressée d'un bond, ejectant Gus sans s'en rendre compte, tournant la tête en tout sens pour comprendre la raison de ces cris.
Voyant que rien d'alarmant ne se passait autour, elle tendit la main à Gus pour l'aider à se relever, attrapant de l'autre la couverture pour s'enrouler dedans.
Regardant la cheftaine le regard embrumé et un chouilla mécontent, elle lui parla sur un ton mi sommeil, mi agacement.

Bon sang, ça va pas bien de gueuler comme ça ! T'as reveillé tout le monde en plus, qu'est-ce qui se passe ?

Pour le coup, elle qui essayait d'ordinaire de se faire discrète, c'etait exprimé avec le franc parler qui avait tant plu au patron à son arrivée.
Elle se sentait un peu peunaude, redoutant un peu la réaction de Cellene, mais n'en montra rien pour autant.


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CELLENE

Les deux ados se réveillaient enfin, Gus en premier qui ordonnait presque à Cellene de se taire de peur de réveillé sa "puce" qui dormait encore. Elle n'en avait que faire, il était temps de faire bouger les choses. Elle lança un regard tueur au gamin, serrant les dents, mais restant des plus silencieuse possible. Puis se fut le tour d'Anyanka de se réveillé.

Anyanka a écrit:Bon sang, ça va pas bien de gueuler comme ça ! T'as reveillé tout le monde en plus, qu'est-ce qui se passe ?
Fort bien que tout le monde soit réveillé, c'était le but.

Elle garda profondément sa colère en elle, mais son regard ne trompait personne. Elle fusilla la puce, avant de leurs parler d'une voix froide, sèche et exécrable.

Préparez-vous, vous allez à Clermont.

Elle s'arrêta un instant, les observant d'un oeil mauvais. Elle n'était franchement pas d'humeur d'aujourd'hui. Elle reprit son récit.

Vous allez repéré Sam. Savoir ou il est et dans quel état si possible. Sans vous faire prendre, cela va de soit.

Elle plongea sa main dans sa poche, sortit une mine, puis déchira un bout du parchemin. Elle se mit accroupie, avant d'écrire quelques mots.

La Main Noire a écrit:dix mille écus, notre compagnon Samaël contre votre relique...
Elle se redressa ensuite et tendit le parchemin à Anyanka.

Vous déposez ça devant l'Eglise. Vérifiez bien que le mot soit trouvé, peu importe comment vous le remettez.

Elle les observa un moment, gardant le silence. Elle espérait que les gardes feraient comme ils leurs demandaient. Elle serra les dents, avant de reprendre.

Revenez ensuite en vie... Et sans vous faire suivre. Compris?

Elle s'éloigna ensuite, alors que les deux ados ne bougeait toujours pas.

Et maintenant, pas dans dix ans... bougez-vous!!

Elle observa sa douce un moment, qui parlait avec le "nouveau". Ne voulant pas déranger et surtout pas parler à l'étranger maintenant, elle sortit de la grotte pour prendre l'air. Elle s'approcha de Kaerven, qui guettait les alentours. Elle se mit près de lui, posant doucement une main sur son épaule.

Du mouvement?

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GUS

La Puce bien évidament se reveilla quand la cheftaine avait beuglé. Celle là franchement, pas chef pour rien. Elle avait tout en grand, les yeux, joli c’est vrai, la tronche, pas mal non plus et la bouche, je dirai rien.

Le gamin fit des yeux tout ronds quand la Puce, se petite Puce à lui répondit comme une ogresse. Hé ho manquerait plus qu’il doive le séparer non plus.

Enfin un peu plus réveillés tous les deux, il comprirent que c’était pas une mauvaise blague. Faut pas oublier qu’ils étaient en mission.

Et d’ailleurs c’est bien pour ca qu’elle les avait réveillé. Elle les envoyait au casse pipe. Normal. Et apparament l’obsédé de première s’était planqué là bas et il fallait le retrouver.
Héhé il allait morfler, Gus pouvait maintenant il avait des ordres.
Juste un détail, il avait pas d’arme…Faudrait qu’il se démer…brouille pour trouver quelque chose qui lui irait pas trop mal. Histoire de pas avoir l’air trop manche en cas de bagarre.

Il regarda par-dessus l’épaule d’Anyanka et prit un air inspiré en faisant semblant de lire le papier que Cellene lui avait tendu.
Ouais ca devrait le faire…

Il donna un petit coup de coude en riant à son amoureuse

Hé je t’emmène à l’église !!! C’est la première fois que je vais à l’autel avec une bonne f…euh… avec …euh… que je vais à l’eglise d’ailleurs.

Bon on prend des canassons parce que moi j’y vais pas à pince. Puis la chariotte elle empeste la viande pourrie.


Il attira sa douce en direction des chevaux.


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:58

ANYANKA

Si les yeux de la cheftaine avaient été des armes, elle serait morte sur place la pauvre puce, mais quelle idée aussi de lui hurler dessus de bon matin.
Heureuseument pour elle, Anyanka se reveillait rapidement de manière générale, ce qui fut bien heureux vu l'afflux d'ordres que lui donnait Cellene, elle ne l'avait pas reveillé pour rien, c'était le temps de bouger.
Il devait aller sur Clermont et reperé le vicelard, dans quel pétrin il s'était encore fourré ce crétin, après tout elle s'en fichait, elle pouvait enfin bouger d'ici et se rendre utile autrement qu'en montant un campement.

Gus avait l'air tout aussi ravi qu'elle de partir d'ici, déjà il lui avait pris la main pour l'embarquer en dehors.
Se retournant rapidement vers Cellene dont elle l'avait tout de même trouver plutot triste, elle lui lança.

On te le ramenes Cell.

Une besace pleine de nourriture chopée à la va vite sur le chemin, et Anyanka suivit Gus vers les chevaux.
Ce n'était pas Réssurection, mais la jument qu'elle avait prise était tout aussi belle et réactive, elle l'enfourcha rapidement avec son agilité naturelle et se retourna vers Gus.

Allez on files, un peu d'air et d'action, ça va nous faire du bien.

Un sourire, un clin d'oeil et la puce talonne sa jument, démarrant en trombe dans la foret, suivi de très prés par Gus, une petite course rien de tel pour se réveiller, sans pour autant perdre de vue le but de cette "ballade".

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LUPIA

Tout le monde s'était installé pour la nuit. Tout était calme.. Lupia profitait de ces instants blottie contre sa douce. Elle se laissa emporter par le sommeil quand Versus les rejoignit. Elle se réveilla presque en sursaut et sentit la colère monter. Mais elle se tut... Ce n'était pas dans ses habitudes pourtant. Il s'accroupit encore dégoulinant d'eau de pluie. Elle plongea les yeux dans les siens sans dissimuler l'animosité qu'elle ressentait envers lui à ce moment. Elle voyait bien qu'il était mal à l'aise, parfait... Et puis, il parla enfin:

Versus a écrit:
Un peu moins enflammée la Belle Lu?
Elle fut surprise par cette phrase, sa réaction fut mitigée, elle avait à la fois envie de l'étrangler et de rire... Elle allait l'envoyer paître quand sa Belle se leva pour les laisser seuls. Elle l'embrassa avidement avant de disparaitre vers l'entrée de la grotte. Elle aurait voulu la retenir mais elle comprit à son regard qu'elle avait mieux à faire. D'ailleurs, Lupia crut reconnaitre le cri de l'affreux volatile. Des nouvelles du Maître certainement, ils allaient enfin bouger!
Mais pour l'heure, elle se retrouvait coincée avec ce type au regard pervers. Elle remonta la couverture sur elle, se calant le dos contre le mur. Il voulait engager la conversation, il ne la connaissait pas! C'était le moment de juger à quel point il semblait intéressé par elle...
Elle fixa son regard dans le sien...

Si tu me dis pas ce que tu me veux, tu vas vite voir ce que c'est quand je suis enflammée...

]Soit il se barrait vite fait ne voulant supporter la hargne de la Peste, soit il restait, et là, ça prouvait qu'il était soit maso soit accro..
Un silence s'installa entre eux. Lupia saisit des fragments de conversation et entendit sa belle hausser le ton. Ca chauffait!!
La Douce envoyait les deux jeunots déposer un message pour réclamer une rançon. Quelle idée d'envoyer le Freluquet! D'après ce qu'elle avait vu, c'était pas le plus dégourdi de la bande! Enfin, si Cel le faisait, c'est qu'elle avait une bonne raison. Au moins, ça finirait par ramener un peu d'animation. En attendant, elle allait un peu s'amuser avec ce bonhomme. Elle l'observa encore. Son visage avait quelquechose de grave qui lui donnait un certain charme. Son corps semblait musclé... Elle s'imaginait déjà profitant de ses attributs prometteurs. Elle frissonna sentant le désir la chatouiller. Depuis le début de la mission, il s'était pas passé grand chose, sa libido commençait à s'affoler... Elle se ressaisit quand elle se rendit compte qu'elle l'observait comme un chien devant un steak, lui manquait plus que la bave aux lèvres...


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SEAMUS

Les nouvelles qu’avait rapportées la voleuse depuis Clermont n’avaient pas eu l’air de rassurer Cellene. Comme de juste, perdre, même temporairement, un membre de l’équipe ne pouvait que les mettre tous dans une rage qui n'aurait d’égale que l’inquiétude qu’ils fomentaient à son sujet.

Seamus éluda la question à propos d’Illaura, laissant le temps à la cheftaine de mettre en œuvre la proposition qu’il avait faite d’envoyer les deux ados aux nouvelles. Tandis qu’elle transmettait ses ordres de manière sèche et même en quelque sorte violente, Seamus se mit à douter du bien fondé de sa proposition.

Alienor était toujours à ses côtés mais il la voyait plus qu’il ne la regardait vraiment. Son regard vide posé sur elle, il échafaudait des plans de secours qui pallieraient à l’inexpérience de Gus et Anyanka. Un piaillement sonore vint lui donner la solution. En tout cas une solution acceptable. En effet, vu leurs actions d’éclat à la capitale, il était hors de question qu’il n’accompagne le couple. Et pourtant il s’était fait un devoir d’assurer la relève auprès de la Puce. La petite avait bien sur de la ressource, il avait pu s’en rendre compte, mais sa protectrice n’était pas dans les parages pour intervenir si besoin était. Tacitement, Seamus avait pris le relais tout en le faisant néanmoins discrètement. La seule qui aurait pu assurer ce rôle sans risque pour eux tous était Illaura mais elle avait disparu. Restait donc le Faucon.

Seamus s’écarta un peu du groupe de manière à cependant garder un œil vigilant sur les préparatifs de départ des deux jeunes. Il sourit doucement en voyant le soin que la Puce y mettait. Pas de doutes, cette petite irait loin pour peu qu’on lui en laisse la possibilité.

Le gamin continuait à tirer la tête de s’être vu réveillé de la sorte. La Taciturne eut envie d’aller l’encourager pour leur raid d’exploration mais il s’en abstint, de peur que Gus se sente à nouveau humilié. Il les regarda partir en hochant la tête. Il donna à son fidèle compagnon un dernier bout de viande séchée. Sa réserve de friandise aviaire diminuait à vue d’œil et bientôt l’oiseau ne devrait plus compter que sur lui seul pour se sustenter.

…Va !!!...


Il lui indiqua la direction que venaient d’emprunter les deux cavaliers en espérant que l’animosité essentielle qui unissait le Gamin et l’oiseau ne serait pas source de déconcentration pour ces deux animaux sauvages. Il espérait aussi que cette animosité pousserait l’oiseau a effectuer une discrète surveillance et que tenaillé par la faim il ne trahisse pas sa présence.

Il regarda longtemps les buissons qui s’étaient refermés sur le passage de la Puce et de son compagnon. Après un long mais discret soupir, qu’avait toutefois du percevoir la voleuse, il rejoignit Cellene au milieu du campement. De dos, sa silhouette voûtée, tête rentrée dans les épaules témoignaient pour elle de la souffrance muette qui devait l’habiter. Il s’approcha d’elle par derrière en ayant pris soin de faire craquer les petits morceaux de bois qui jonchait le sol. Il n’aurait pas voulu d’une réaction immédiate et disproportionnée à sa présence.

Doucement il posa sa main sur son épaule. Quand elle se fut retournée, il fut impressionné par la mine dure et fermée de la cheftain. Il ouvrit une bouche hésitante et lui dit sous un ton d’excuse.

…Pas le choix…


Même s’il était persuadé qu’on avait toujours le choix mais qu’on était par contre pas toujours très enclin à en assumer les conséquences, surtout face à un maître psychopathe comme pouvait l’être le leur.

…Illaura disparue…
…affaires restées…
…pas eu le temps…


Avec la pression qui s’était abattue sur leurs épaules depuis le sacrifice supposé de Sam, il n’avait pas pris le temps de prendre à part l’un ou l’autre des ados pour savoir ce qui était advenu de la soigneuse.

_____________________________________________________________________________________

VERSUS

La belle Lupia semblait dormir et se réveilla même en sursaut. Il en fut désolé et ne put le montrer que par un très léger sourire. Il observa un instant la belle aux yeux saphirs. Cette dernière se leva, embrassa goulument sa compagne. Versus les observa, une once de lubricité dans le regard. Alors que des bruits se firent entendre plus loin, au moment ou la belle s'éloigna vers l'entrée de la grotte. Versus se rapprocha un peu de la jeune femme. Lupia remonta la couverture sur elle, avant de se caler contre le mur. Le Ténèbre posa un genou au sol, puis s'assit sur sa cheville tout en observant la belle Ebène. De temps à autre il tourna les yeux pour voir ce qu'il se passait plus loin, ne souhaitant pas non plus être harcelant.

La belle aux saphirs hurlait presque à faire réveillé toutes âmes encore endormies dans cette fichue grotte. Les deux plus jeunes se préparaient avant de partir "je ne sais où". Il se demanda ce qu'il allait se produire par la suite, il fut plongé dans ses pensées, jusqu'à ce qu'il sursaute légèrement en entendant la voix de la belle Lu.


Lupia a écrit:
Si tu me dis pas ce que tu me veux, tu vas vite voir ce que c'est quand je suis enflammée...
Il tourna la tête, haussa un sourcil, un très léger sourire sur les lèvres, presque même un rictus. L'air intéressé et dérangé. Très lentement, il s'approcha un peu plus d'elle, son visage à quelques centimètres du sien. Son souffle s'échouant sur la pâleur née du visage de Lupia. Il murmura, ou plutôt souffla ses quelques mots.

Hmmm!! Demande à voir alors...

Sa voix fut étonnement douce, enflammée, chaude. Il voyait bien que la belle n'était pas du genre à se laisser faire. Mais il en avait que faire de son caractère. Lui-même n'étant pas facile à vivre. Son humeur pouvait changer à tout moment et sans avertissement. Sa respiration se fit plus posée, plus lourde même. Puis doucement, délicatement, il prit la main de Lupia. Il l'attira à ses lèvres et y déposa un léger baiser sur le revers de sa main, tout en gardant ses yeux flamboyants dans les deux perles noires de Lupia.

Il releva ensuite la tête, gardant sa main dans la sienne. Il avait deux possibilités ou peut être même trois. Soit elle retirait sa main, soit elle la laissa dans la sienne. Soit alors elle le giflerait. Dans tous les cas, le Ténèbre préfèrera la deuxième option. Le silence s'était à nouveau installé, il décida de le rompre à nouveau.

Faire connaissance... trop pour vous peut-être?


_____________________________________________________________________________________

LUPIA

Voilà qu'il se la jouait romantique.. Du baise main... Jamais personne ne lui avait porté de telles attentions. Toute sa vie, elle s'était approprié les personnes dont elle avait envie.. La seule qui lui portait quelques sentiments et que jamais elle n'avait dû menacer ou forcer, c'était sa belle Azure. Les jeunes hommes qu'elle s'était offert quand elle vivait encore dans la demeure familiale, elle les avait séquestrés ou soudoyés...
Versus semblait donc vraiment attiré... Elle d'avait pas l'habitude de ces démonstration d'affection et fut complètement déconcertée...
Elle laissa sa main dans la sienne, finalement, ce n'était pas si désagréable.. Elle sentait son souffle sur son visage et son regard était captivant...


versus a écrit:
Faire connaissance... trop pour vous peut-être?
Elle esquissa un sourire...

Je n'ai pas grand chose à raconter... Et puis, je ne suis pas douée pour les papoteries... Je préfère l'action...

Elle le regarda avec un air de défit lubrique, lui lâcha délicatement la main et se leva.

D'ailleurs, vous m'excuserez, mais je n'ai pas le temps de préparer le café! On dirait que ça bouge là bas. Ah si, juste une chose... Vous comptez nous suivre jusqu'où comme ça?? Vous ne savez rien de nous... C'est peut être dangereux...

Sans attendre sa réponse, elle commença à rassembler ses affaires et celles de sa Douce.


_____________________________________________________________________________________

KAERVEN

Kaerven scrutait sans relâche les alentours mais points de mouvements suspects. Mais rien à l’horizon. Derrière lui, il entendit la voix de l’azur qui réveillait son petit monde. Apparemment elle donnait des ordres au gamin et à l’espiègle. Les deux jouvenceaux sortirent en trombe après que Cellene soit venu aux nouvelles.

Rien de gênant, seulement les animaux..

Il avait été quelque peu surpris par la main qu’elle avait déposé sur son épaule, peu coutumier des contacts. La peste et Versus échangeaient quelques mots mais il n’en perçu pas le sens. Il se doutait de ce que Gus et Anyanka allait faire. C’était une tache peu évidente mais ils étaient les seuls à ne pas avoir été remarqués là bas. Il tourna son visage en direction du saphir.

Je suppose qu’on est cloîtré ici en attendant…

Il soupira avant de s’éloigner un peu pour aller s’adosser à un arbre. Les yeux aciers perdus dans le vague. Semblant à la recherche de quelque chose. Pensif, renfermé, comme à son habitude, il tentait de résister au mal qui le rongeait de plus en plus. Il ignorait combien de temps il parviendrait à l’endiguer. Mais cela commençait à devenir long. Il croisa ses bars sur son torse, respirant lentement. Ses poings se refermèrent et se serrèrent jusqu’à ce que les jointures de ses doigts deviennent blanches sous la pression.


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 2:58

CELLENE

Kaerven s'était retourné, mais elle avait pu sentir une reticence quand à sa main sur son épaule. D'un geste très lent, elle l'abaissa, ne touchant à ce moment plus le Loup. A ses quelques mots, elle esquissa un sourire presque forcé et donna un léger coup de la tête.

Bien!

Kaerven s'en retourna pour observer le rester du groupe, Cellene n'y prêta pas attention, trop préoccupée par ses propres démons. Le Loup émit quelques mots. Elle ne put lui répondre, soupirant à son tour. Elle l'observa s'éloigner. Puis elle appuya son épaule contre l'arbre, dos au campement. Elle observa la forêt, avant de croisé les bras. Elle baissa un peu la tête, frissonnante par la fraîcheur de la matinée. Les deux ados étaient partis, émettant quelques mots que l'Azurée avaient bien entendus, mais pas répondus. Elle ne cessa de penser qu'elle n'avait peut être pas fait le bon choix de le laisser se sacrifier. Elle n'était pas certaine d'avoir la force d'assumer les conséquences, surtout face au Maître aussi psychopathe que lui.

Les bras collés contre sa poitrine, elle fit glisser sa main droite sous son corsage et caressa la longue ligne de sa cicatrice sur le ventre, près des côtes. Elle lança un regard à l'Enigme qui s'était levée, elle la salua d'un coup de la tête, puis elle tourna les yeux et s'aperçut qu'Aziel se réveillait doucement à son tour. Aucun sourire, aucune émotion sur son visage, tout restait enfouit au fond d'elle. Elle serra les dents, soupirant doucement. Le voir là, avec elle, lui faisait mal. Mais l'Azurée s'efforça de ne rien démontrer. Il avait fait son choix, elle ne fut qu'une escapade sans avenir, qu'un objet à présent briser. Tout en suivant la ligne de sa cicatrice, elle tourna les yeux, les plongeant dans le vide. Des images horribles l'envahirent à nouveau, sa respiration se fit plus lourde et elle ferma les yeux. Après tout, personne ne remarquerait son absence, elle ne manquerait à personne. Elle n'avait plus rien sur quoi s'accrocher. Sa douce semblait impatiente de voir ce que Versus pourrait faire par la suite, l'Azurée deviendrait secondaire, comme pour tout le reste, pour tout le monde.

Elle entendit ensuite des craquements derrière elle, sentant la présence de quelqu'un s'approcher avec prudence. Une chaleur l'envahit, lorsqu'une main se posa sur son épaule. Elle sursauta légèrement, non pas par surprise, mais par frissonnement de sortir si rapidement de ses pensées. Elle se tourna, le visage dur et fermé et leva les yeux. C'était Seamus qui venait sûrement lui parler pour la suite des événements, ou peut être pas. Elle écouta ses quelques mots. "Pas le choix". Elle soupira, sachant de quoi il parlait.

Peut être pas non... mais pas prête à payer les conséquences...

Elle écouta ensuite, ce qu'il avait dire concernant Illaura. Son regard saphir plongé dans les yeux du taciturne, oubliant tout ce qui se passait autour d'eux à ce moment. Elle serra les dents, soupirant une nouvelle fois.

Peut-on se permettre d'avoir un autre manque?

Elle garda les bras croisés, sortant doucement sa main de sous son corsage. Elle frissonna à nouveau, ne lâchant pas les yeux de Seamus. Elle savait qu'il n'avait pas eu le temps de demander quoi que ce soit et ne lui en voulait pas. Elle-même n'avait pas pu parler aux ados avant.

Va falloir monter un plan de secours... une échappatoire si ça tourne mal.

Elle attendit sa réponse, le corps, le visage crispés, les poings serrés.


_____________________________________________________________________________________

ALIENOR

La boss de bécosse sembla réagir mieux que prévu, serrant les dents et restant quand même calme, au moins en apparence, Aliénor ne s’était pas pris de coups et rien que ça lui allait très bien.
Le seul qu’elle connaissait un peu mieux s’approcha, commençant à parler à la chef, discrètement, la vagabonde s’éclipsa légèrement, se mettant en retrait des deux meneurs du groupe, en remontant la couverture sur ses épaules, observant le blondinet qui ne causait pas des masses se mettre à guetter le chemin.

Sont vraiment méfiants ces crosseurs, faut dire qu’avec ce qu’ils ont chipés…

Elle n’osa pas aller le saluer, son attention fut de toute façon détournée par un cri qui retentit dans la grotte, s’amplifiant avec le creux de la cavité.

Bah bonjour la discrétion…
murmura t-elle pour elle-même en haussant les sourcils et en secouant la tête.

Les deux jeunes qui les avaient accueillis à leur arrivée, sortirent en trombe de la caverne, le réveil avait été brutal apparemment, les voyant foncer comme des flèches enfourchant leurs chevaux, Ali se mit à sourire légèrement.
La grotte se réveillait plus calmement à priori mais le cri de la boss de bécosse n’avait pas fait qu’éveiller les jeunots, tous étaient levés maintenant.

Chacun se mettait en branle, certains rangeant, d’autres se postant en guetteur, d’autres discutant de la suite des opérations, ça faisait maintenant un moment que les deux gosses étaient partis, Aliénor se sentait complètement à l’écart de tout ça, étrangère à ce groupe, plus que jamais à cet instant.
Elle décida donc de s’enfoncer dans le bois pour ramasser du bois afin d’alimenter le feu de la grotte, au moins ça elle savait que c’était une chose que même sans ordre, elle savait utile à tous.
La vagabonde repera un ruisseau et se dit qu'elle y reviendrait prendre de l'eau demain si ils étaient encore là car vu le nombre, elle viendrait vite à manquer.
Revenant au campement, elle déposa le bois à l'entrée de la grotte et voyant que rien ne semblait vouloir bouger, finit par rejoindre sa paillasse sans rien dire pour se reposer.

Le lendemain matin...


En s'éveillant, Aliénor se rendit compte qu'elle avait dormi plus que de raison, et que la nuit avait passé sans qu'elle s'en rende compte.
Rien n'avait évolué, elle se saisit donc de quelques gourdasses et se remit en quête de bois pour le feu, en se dirigeant vers le ruisselet aperçu la veille.
Ali était assez proche du chemin maintenant, les bras chargés de morceaux de bois encore à peu près secs, tendant l’oreille, il lui sembla entendre des bruits sur le sentier, des chevaux puis des voix, levant les yeux au ciel, elle aperçut un oiseau qui ressemblait beaucoup au rapace de Seamus.

Nouant la couverture à sa taille comme une jupe, elle se mit à courir vers le campement, les bras chargés du bois mort qu’elle avait trouvé, débouchant rapidement sur la clairière où se trouvait tout le monde.
De son regard ambré, elle chercha le taciturne, ne le trouvant pas, elle finit par entrer dans la grotte ne le trouvant pas plus, déposant à l’attention des autres présents les branchages secs.

Pour le feu !!!
lança t-elle essoufflée de sa course Seamus ou le bos… euh la femme aux yeux bleus qui dirige, vous savez où ils sont ?

La femme qui se trouvait avec la femme azur dans le fond de la grotte, lui indiquant l’extérieur de la main, n’attendant pas davantage, Ali sortit en trombe au dehors après avoir remercier d’un signe de tête celle dont elle ne connaissait pas le nom, comme la plupart ici.
Elle cherchait du regard, mais ne voyant personne, se dirigea vers le guet dans son arbre, en mettant ses mains en porte voix pour qu’il l’entende.

Hé !!! euh… toi là haut, d’où t’es tu vois pas Seamus ou la bos… euh la femme aux yeux bleus qui vous dirige ? faut je parle à un d’eux ça urge !!!


Elle espérait sincèrement que ce soit le taciturne qui se pointe le premier, mais si c’était la boss de bécosse, elle s’en contenterait après tout.
L’était pas si mauvaise qu’elle en avait l’air probablement, pis de toute façon celui qui la troublait d’une bien étrange manière ne serait pas toujours là.
Patiemment elle attendait la réponse de celui qui se faisait appeler le loup, à moins que la chef ou le taciturne ne l’ait entendu et se rapplique pour le coup.


_____________________________________________________________________________________

SEAMUS

Le Taciturne était resté longtemps auprès de la belle Azurée qui semblait vivre très mal le sacrifice de Sam. Les quelques mots qu’il distillait avec parcimonie étaient bien pauvres face au désarroi de la cheftaine. Désarroi bien compréhensible au vu des responsabilités que le Maître n’avait pas hésité à lui confier. Il fit mine d’ignorer l’affection que Cellene portait manifestement au Bellâtre. Le moment n’était pas aux sentiments. Lui-même s’y serait perdu s’il s’était mis à trop réfléchir dans ce sens. Sa belle flamboyante lui manquait tant.

Ils passèrent un bon moment à échafauder tous deux différents plans. Tant pour secourir Samaël…ou rapatrier son corps, du moins ce qu’il en resterait, que pour réintégrer le Manoir tout en restant en vie. Honorer la mission quoi qu’il leur en coûte.

La vie au campement s’était organisée d’elle-même, chacun accomplissant régulièrement sa part des tâches communautaires. Un tour de guet avait été établi ainsi que pour différentes corvées. Bois amassé, feu entretenu, repas préparés, leur subsistance était assurée mais l’ennui et les sombres pensées commençait à tarauder l’esprit de ces gens peu coutumiers à l’inaction.

Deux longues nuits supplémentaires virent ajouter à cet ennui le sentiment d’inutilité voir d’impuissance face à la situation éminemment précaire dans laquelle Samaël devait se trouver.

La voleuse se faufila hors de la grotte dans l’aube naissante. Seamus fronça les sourcils et, appuyé sur un coude, l’observa attentivement. Un fin sourire vint s’afficher sur son visage ensommeillé. Alienor était partie collecter du bois qu’elle amassait déjà, faisant des petits tas épars dans les sous-bois. Elle s’était en plus dotée de toute une série de récipients destinés à reconstituer la réserve d’eau potable. Elle avait donc opté pour participer plus qu’activement à leur aventure. Pourrait-on y voir une recrue potentielle, il était trop tôt pour le dire.

Le Taciturne, qui avait fait le guet une bonne partie de la nuit, reposa sa tête sur la couverture roulée qui lui faisait office d’oreiller et se remit à sommeiller, ignorant les différents mouvements qui témoignaient de l’éveil progressif du reste du groupe.

Il fut tiré de sa douce rêverie par des éclats de voix près de l’entrée de leur refuge. Il avait été tacitement institué que la grotte restait un havre de silence afin d’assurer aux veilleurs une récupération optimale. Si l’action se précipitait, chacun devrait pouvoir jouir pleinement de ses forces. C’est donc passablement irrité que le Taciturne se leva et se dirigea vers la cause de son dérangement. Cellene s’approchait également de la voleuse qui semblait avoir une communication d’importance à faire.

D’un coup de menton il la pressa de parler

… ??? …


_____________________________________________________________________________________

CELLENE

Toujours cette tension, ce mal qui la rongeait de plus en plus. Elle tenta de ne pas trop le montrer, bien que le Taciturne ne devait pas être dupe. Il l'avait bien vu, mais n'en avait rien dit. Valait mieux ne pas s'éterniser la dessus plus longtemps. Il fallait éluder un plan, sortir l'Argenté de ce pétrin dans lequel il s'était fourrer. Espérant qu'il soit encore en vie et pas trop abîmer non plus.

Après une longue discussion, chaque membre du campement s'activait, tentant de ne pas sombrer dans l'ennui. Cellene s'occupa le plus clair de son temps de libre à sa douce, quand celle-ci n'était pas entrain de draguer Versus. Mais la plupart du temps, Lupia choisissait bien ses moments et ne laissait que très rarement l'Azurée seule. Ses pensées étaient très souvent tournée vers l'Argenté.

Deux nuits passèrent, sous l'ennui et plusieurs semblaient avoir des fourmis dans les mains par tant d'attente. Mais tant que les deux ados n'étaient pas là, personne ne pouvait bouger. C'est alors qu'à l'aube du deuxième jours, la voleuse s'éloigna du camp. Cellene qui était réveillée depuis un moment, observait sa douce dormir contre elle, dans le silence le plus totale. L'Azurée trouvait le repos et la sérénité rien qu'en regardant sa belle Lupia. Au bout de quelques minutes, Cellene se leva, à contre coeur, laissant sa belle dormir. Elle avait besoin de marché un peu, mais surtout de surveiller ce Versus qui faisait le guet avec Kaerven. Elle n'avait pas trop confiance en lui, ou alors était-ce peut être de la jalousie de le voir tourner autour de sa belle. Quoi qu'il en fut, Cellene sortit de la grotte et fit quelques pas plus loin cherchant le Ténèbre. Mais très vite, ses pensées furent assombrit, l'ennui prenait place, l'amertume l'envahissait, elle préféra s'isoler et s'adosser à un arbre, dos contre l'entrée de la grotte.

Puis Cellene entendit des cris à l'entrée de la grotte. Un pied posé sur le tronc d'arbre, elle donna une pulsation de sa jambe et se redressa. Elle se tourna ensuite vers l'entrée de la grotte et aperçut la voleuse. L'Azurée se dirigea d'un pas déterminé et rapide puis se posta devant la jeune femme en croisant les bras.

Alors?

Sa voix fut quelque peu froide, son teint dur et ses yeux perçant. L'Azurée attendit patiemment que la jeune femme daigne ouvrir la bouche. Cellene put apercevoir du coin de l'œil, sa douce Peste réveillée et ranger quel qu'une de leurs affaires.


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MessageSujet: Re: 15 - Aurillac >>>> Une grotte en retrait...   Sam 3 Sep - 3:00

ALIENOR

Le blondinet perché dans son arbre ne semblait pas enclin à lui répondre, peut-être endormi à force de faire le guêt, Ali ne voyait personne, elle était étonnée, il lui semblait bien avoir vu Seamus se redresser rapidement à son départ et l'azur en fond de grotte avec sa "douce" comme elle l'avait entendu l'appeller, comme quoi elle n'était pas la seule à aimer les deux genres.

Aliénor entendit le feuillage qui cachait l'entrée être déplacé, se retournant vivement, elle découvrit avec stupéfaction le taciturne, elle était pourtant certaine de ne pas l'avoir vu, il n'y avait qu'un amas de couverture à sa place, étrangement rebondi à bien y repenser, mais dans la précipitation, elle n'avait pas songé à vérifier si il pouvait être en dessous.
Vu sa trogne, ses éclats de voix l'avait surement réveillé, un simple hochement de menton en sa direction, mais bien assez explicite pour qu'il n'ait besoin de parler.
La bec de bécosse sortit de derrière la grotte, à l'opposé de là où elle était arrivée, expliquant qu'elle ne l'ait pas vu.
Curieusement, la posture et le ton froid que pris l'azurée lui donna envie d'elle, secouant la tête, Ali revint doucement à ses moutons alors que des images des trois protagonistes réunis d'une toute autre nature lui traversaient l'esprit.

Je ramassais du bois, rhooo s'en fiche... y'a du monde sur le chemin, avec des chevaux...

Les mots entrecoupés d'une respiration encore sifflante de l'effort fourni, elle se tourna vers Seamus en le désignant du menton, pointant en même temps le ciel de sa main.

Et y'a un rapace qui ressemble au tien aussi...

Prenant une des gourdes qu'elle avait eu le temps de remplir, elle l'ouvrit et en bu quelques gorgées.

Faire gaffe de pas se faire enfirouaper par un crosseur ou les soldats des curetons de Clermont.

Ayant repris son souffle, enfin, elle les regarda et leur fit un signe de tête.

On fait quoi ? Et me demandez pas, j'ai pas vu, qui, quoi, combien, mais plusieurs c'est sur.


_____________________________________________________________________________________

LUPIA

Les heures passaient inexorablement, et rien de nouveau ne se passait. Une espèce de routine tacite s'était installée entre chaque membre du groupe. Tours de garde, approvisionnement en bois et en divers vivres... La promiscuité et l'inactivité commençait à lui peser sérieusement. LEs jeunes étaient partis et on aurait pas de leur nouvelles de si tôt. Elle espérait tout de même qu'ils reviendraient en un seul morceau et si possible accompagnés de l'Argenté... Seul ce sénario des plus optimiste saurait redonner le sourire à sa Belle.
Le seul réconfort qu'elle pouvait lui apporter en ce lieu était de se blottir contre elle dès que le sommeil se faisait sentir et de lui susurrer inlassablement les mots les plus tendres dont elle était capable.

Et puis, il y avait Versus qui semblait ne jamais la quitter des yeux. Dès qu'elle bougeait, il se trouvait à moins de 2 mètres d'elle. Ses regards insistants lui laissaient présager ce qu'ils auraient déjà pu faire si ils avaient été seuls. Pas besoin de mots, son regard et ses sourires en disaient plus long que n'importe quelle ritournelle. Lupia ne pouvait s'empêcher de répondre à ses avances muettes. Elle passait souvent près de lui, le frôlant de son corps de manière assez provocatrice. Elle s'aventura même à laisser trainer une main par ci par là mais sans jamais s'attarder... Vivement leur retour au Manoir.

Cependant, elle tâchait toujours de rester discrète. Elle avait remarqué combien ce petit jeu pouvait agasser sa Douce et elle ne voulait surtout pas lui faire plus de peine.

Donc les heures passaient ainsi, mais jusque quand??


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