Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...

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La Main Noire
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MessageSujet: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Sam 3 Sep - 19:30

Citation :
Bonsoir, ici une démarche singulière, nostalgie aidant après un long temps d'arrêt du jeu, l'envie d'écrire trop forte m'a fait revenir ici.
Si c'est possible j'aimerais faire revivre un clan assez connu à l'époque et pourquoi pas en retrouver les membres.
Les anciens de ce jeu qui naviguaient en Languedoc auront surement entendu parler du Clan de La Main Noire, car nous avions effectué des rp de grande envergure en halle centrale et en se déplaçant également de halle en halle, voilà ce que je cherche à retrouver.

Voici donc ma bouteille lancée à la mer, localisée sur Carca mais rien n'empèche de venir d'ailleurs vu que rp parlant les anciens membres ce sont trouvés éparpillés.
De même une descendance ayant eu vent du clan pourrait tout à fait exister aussi.

Sur ce je laisse le soin à qui voudra ancien ou nouveau de venir faire un tour sur ce topic, et si veux des renseignements de me contacter.

La seule requête étant un rp respectueux des règles de base et une cohérence dans les écrits du topic précédents le votre.

Bon rp à toutes et tous



Carcassonne...
Sa forêt...
Une ruine incendiée...
Que reste t-il de La Main Noire...

Revoir cet endroit, le mantel noir à capuche protège son porteur....
Mélancolie ambulante...
Les grilles sont ouvertes...

Les parcs laissés à l'état de friche sauvage...
Les écuries vides de toutes bêtes....
L'ombre se déplace comme flottant dans les airs...
Le manoir noircit...
Les souvenirs aussi...

Un rapide regard alentour...
Où sont-ils tous...
Hurlements dans les sous bois...
Sourire esquissé, "Eux" sont encore là...

Attraper les rennes de sa monture...
S'envoler sur son dos dans un bruissement d'étoffe...
Bottes de cuir qui talonnent les flancs de la bête...
Voix étouffée quasi métallique qui s'élève...

On y va... Direction la ville...

Envolée de sabots qui labourent la terre meuble....

____________________________________________________________________________________



Carcassonne...
Son bourg...
Ses ruelles...
Que reste t-il de La Main Noire...

Revoir cet endroit, le mantel noir à capuche protège son porteur....
Mélancolie ambulante...
L'auberge semble debout...

Le panneau de bois sculpté inchangé...
L'Auberge des promeneurs....
L'ombre se déplace comme flottant dans les airs...
La porte voutée menant aux écuries est arpentée...
Celle des souvenirs aussi...

Un rapide regard alentour...
Où sont-ils tous...
Peu ou pas de chevaux dans les box mais beaucoup de fûts...
Sourire esquissé, l'abondance est encore là...

Attraper les rennes de sa monture...
La faire entrer dans un box...
Bottes de cuir qui talonnent les pavés...
Voix étouffée quasi métallique qui s'élève...

Allons voir à l'intérieur...

Bruit de pas qui s'élèvent dans la pénombre....
Main qui se pose sur le bois...
Une porte s'ouvre...

_____________________________________________________________________________________

La.taverniere

Acquise à ses taches dans l'auberge, servant saoulards et autres briscards aux mains trop baladeuses à maintes reprises esquivées, la tavernière détourna son attention vers l'entrée en entendant le grincement des gonds de la porte en bois, un de plus.
Le regard acier de la donzelle se porta sur une silhouette encapuchonnée dont il n'était guère possible de déterminer le genre, n'engendrant que davantage de méfiance.
Termant de servir la choppe sur son plateau, la tavernière à la crinière singulière se faufila furtivement derrière son comptoir à l'abri des paluches habiles en attendant la requête de l'encapuchonné.
 

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Carcassonne...
L'auberge des promeneurs...
Sa tavernière
Que sait-elle de La Main Noire...

Revoir cet endroit, le mantel noir à capuche protège son porteur....
Mélancolie ambulante...
Rien n'a changé...

La faune possiblement...
L'Auberge des promeneurs....
L'ombre se déplace comme flottant dans les airs...
La salle est parcourue d'un pas assuré...
Les souvenirs aussi...

Un rapide regard alentour...
Où sont-ils tous...
Des ivrognes avinés... Point de mercenaire...
Visage enfouie dans sa capuche...

Sortir une bourse garnie...
La faire glisser sur le comptoir...
Mains gantées qui la pousse...
Voix étouffée quasi métallique qui s'élève...

Chambre et cheval aux écuries...

Bruit de pas qui s'élèvent dans la pièce....
Table réquisitionnée...
La Main Noire s'installe...

_____________________________________________________________________________________

La.taverniere

Le regard acier se posa sur la bourse bien garnie qu'on venait de pousser vers elle, replaçant une mèche folle blanchâtre derrière son oreille avant de s'en saisir et de l'ouvrir pour en découvrir le contenu.
Y glissant des doigts longilignes et habiles, la tavernière n'eut pas grand peine à en estimer le contenu ne prenant pas ombrage de la teinte carmin qui recouvrait quelques uns des écus.
La voix accompagnant le butin se voulait étouffée et étrange à définir, homme ou femme sous la capuche la question restait posée quand l'étranger s'éloigna vers une table pour s'y installer.
Sans un mot, la tavernière remplit une choppine et une assiette la plaçant sur la plateau à coté d'une clé avant de se diriger vers la table choisie.

C'est compris avec la chambre, bon appétit

Désignant la clé du doigt, elle ajouta

A droite au fond du couloir

Posant plat et boisson devant l'encapuchonné s'enquérit.

Autre chose ?

_____________________________________________________________________________________



Carcassonne...
L'auberge des promeneurs...
Ses badauds
Que savent-ils de La Main Noire...

Balayer du regard l'endroit, le mantel noir à capuche protège son porteur....
N'y voir que du dégoût...
La tavernière approche...

Les fenêtres de l'âme s'ouvrent sur la pitance...
Se sustenter, c'est une idée....
L'ombre acquiesse d'un mouvement de tête dans les airs...
La clé est désignée... Une chambre au fond du couloir...
Sa mémoire aussi...

La tavernière interroge...
Autre chose...
Regard détaillant le plateau...
Visage enfoui dans sa capuche...

Reposer les phalanges sur le morceau de pain ...
Le rompre et le porter à ses lèvres...
Abaisser le foulard qui les masquent...
Voix quasi métallique qui s'élève...

Ce sera tout....

Signe de main gantée accompagnant la parole....
La tavernière congédiée...
La Main Noire se sustente...

_____________________________________________________________________________________

La.taverniere

Décidément pas locace l'encapuchonné, limite condescendant dans sa façon d'agir, comme une envie de lui renverser le broc d'eau envahit alors la tavernière pourtant d'un tempérament faussement jovial.

Bon appétit...

Déposant avec une certaine rage le broc de flotte sur la table du mystère ambulant, la tavernière retourna en place derrière son comptoir, observant le moindre geste de l'étranger qui mangeait son plat cherchant à percer le petit détail qui trahirait ce qu'il ou elle était.

Le temps avait passé et les habitués avaient changés, mais ici c'était l'Auberge des Promeneurs de Carcassonne, pour qui le savait ça n'avait rien d'anodin.

_____________________________________________________________________________________



Carcassonne...
L'auberge des promeneurs...
Sa tavernière...  Ses badauds
Peu importe ce qu'ils savent de La Main Noire...

Le mantel noir à capuche protège son porteur....
La Main Noire observe...
La Main Noire attend....

Le temps s'ecoule comme le sang hors des veines...
L'ombre s'impatiente... L'ombre s'agace... .
La noirceur gagne l'auberge...
Son humeur aussi...

Lancer un appel avec les rapaces...
Où sont-ils tous...
Une idée à creuser...
Pour ici les retrouver...

Repousser de la main gantée l'assiette...
Boire le breuvage encore présent...
En apprecier la brulure dans sa gorge...
Voix quasi métallique qui s'élève...

Aubergiste..

Signe de main gantée accompagnant la parole....
La tavernière appelée...
La Main Noire invective....

_____________________________________________________________________________________

La.taverniere

Occupée à son rangement après le départ de quelques saoulards, la taervnière tourna sa tête et son attention vers l'encapuchonné qui l'interpellait

Aubergiste

Un intitulé complet c'était bien rare, souvent c'était "hé toi", "chérie" et autres noms d'oiseaux fort peu appréciables, le signe de main accompagnant la parole était très clair.
Le mystérieux visiteur n'était pas bien patient il avait à peine fini de manger qu'il fallait le débarasser, inspirant profondément en s'essuyant les mains, la femme au regard d'acier se dirigea donc vers la table.

Oui qui y'a t-il pour votre service ?

Attendant réponse, probablement concise, la tavernière ramassait l'assiette et les couverts dans un mouvement leste, une main posée sur la hanche.




Dernière édition par La Main Noire le Sam 3 Sep - 19:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Sam 3 Sep - 19:39



Carcassonne...
L'auberge des promeneurs...
Son aubergiste...
Peu importe ce qu'elle sait de La Main Noire...

Le mantel noir à capuche protège son porteur....
La Main Noire écoute...
La Main Noire parle....

Le mutisme abandonné...
L'ombre repositionne le foulard sur ses lèvres...
Le regard se lève sur l'aubergiste...
Ses questionnements aussi...

Un geste de main l'invite à poser séant...
S'il vous plait...
Des réponses à obtenir...
Pour ici les retrouver...

Poser ses coudes sur la table...
Entremeler ses doigts, les index se calant devant les lèvres dissimulées...
Inspiration profonde...
Voix étouffée et quasi métallique qui s'élève...

Il y'avait un escadron de rapaces ici...
Sont-ils encore là...


Le regard intense et étrange accompagnant la parole....
La tavernière interrogée...
La Main Noire envisage....

_____________________________________________________________________________________

La.taverniere

Réaction étonnante, l'encapuchonné l'invite à prendre place laissant dépourvue la tavernière au regard acier qui finit par se poser sur le siège désigné.
Les gestes de l'étranger mystérieux qui lui fait face sont gracieux et précis, tout comme ses questions qui sont claires et concises.

L'évocation des rapaces provoquent instantanément un froncement de sourcil chez l'aubergiste et un mouvement de recul sur la chaise, seul les initiés connaissaient l'existence de ces volatiles et pas n'importe lesquels.
Reprenant une attitude plus ferme, la femme aux cheveux poivre et sel  tente de percer le mystère sous la capuche de son regard acier avant de répondre d'une voix calme et pourtant sèche.

Comment connaissez-vous l'existence de ces rapaces...

Bien que les propriétaires de ces messagers singuliers n'aient pas mis les pieds ici depuis bien longtemps et supposément disparus, l'interface avait continuer à les soigner comme il se devait, le paiement qu'elle avait reçu en ce sens ayant été plus que conséquent.

Qui êtes-vous ?

Le regard de la tavernière était explicite et ne souffrirait pas l'absence de réponse.

_____________________________________________________________________________________



Carcassonne...
L'auberge des promeneurs...
Son aubergiste...
Elle connait LA Main Noire...

Le mantel noir à capuche protège son porteur....
La Main Noire ecoute...
La Main Noire sourit...

Le mutisme abandonné...
L'ombre baisse le foulard sur ses lèvres...
Le regard se lève sur l'aubergiste...
Son visage aussi...

Un geste de main gracile...
Vous le savez...
Une réponse donnée...
Une interface retrouvée...

Observer la réaction...
S'amuser du moindre frissonnement mémoriel...
Inspiration profonde...
Voix quasi métallique qui s'élève...

Vous ne prétendrez pas m'avoir oublié...
Je veux retrouver les autres...


Le regard intense et étrange accompagne l'invective....
L'aubergiste sait...
La Main Noire revient....

_____________________________________________________________________________________

La.taverniere

La réponse obtenue est immédiate et le sang de l'aubergiste se glace un moment avant de faire place à un étrange sourire en découvrant l'identité de l'encapuchonné, La Main Noire est de retour, effectivement elle sait.

Non je ne vous ai pas oublié

L'aubergiste poivre et sel retrace la première rencontre avec La Main et ses us et coutumes, se frottant machinalement la cuisse au travers de l'étoffe qui la recouvre.

Je n'ai vu personne depuis un bon moment, hormis le chevelu il y'a quelques semaines.
Et oui les faucons sont toujours là je les ai soignés comme vous l'aviez demandé


Pas plus d'informations à transmettre à La Main, la tavernière se tait ne sachant trop si cela suffira à contenter le démon qui lui fait fâce.


_____________________________________________________________________________________



Carcassonne...
L'auberge des promeneurs...
Son interface...
La Main...

Le mantel noir à capuche protège son porteur....
La Main Noire est reconnue...
La Main Noire sourit...

Le mutisme abandonné...
L'ombre décide qu'il est temps...
Le regard transperce l'interface...
La chair, pas cette fois ci...

Une main pensive...
Mmmm....
Une réponse donnée...
Un chevelu à proximité...

Entrer en action...
Fouir dans le mantel... En sortir quelques morceaux de velin...
Inspiration profonde...
Voix quasi métallique qui s'élève...

Il faut les retrouver...
Envoyer les messagers...


Le regard intense et étrange accompagne l'invective....
L'interface doit obéir...
La Main Noire agit....

_____________________________________________________________________________________

La.taverniere

L'attitude changeante, la tavernière redevenue interface attrape les velins portant une fine écriture à la calligraphie soignée avec un seul et unique message.

Citation :
Ta Mission Tu Honoreras ou Ta Vie Tu Perdras
L'auberge des promeneurs

Sans attendre la tête à la chevelure poivre et sel s'incline respectueusement laissant l'encapuchonné reconnu à sa table avant de disparaitre derrière le comptoir pour sortir par une porte dérobée en direction de la volière.
Chaque message enroulé d'un cordon, l'interface s'introduit dans ce qui fait office de fauconnerie, quelques leurres en besace et armée d'un gant de cuir pour recevoir chaque rapace et y accrocher le rouleau avant de le laisser partir au gré du vent pour retrouver les membres du clan.

De longues minutes s'écoulent avant d'achever de laisser le dernier rapace s'envoler dans les cieux, constatant qu'il lui restait en main un message.
Après réflexion, la tavernière se souvint alors que l'un des faucons avait été relaché par le chevelu lors de sa précédente visite.

N'ayant nul envie de devoir l'expliquer à l'encapuchonné, la femme au regard acier chiffonne le velin restant le jetant à terre avant de sortir en marchant dessus pour reprendre place dans l'auberge, indiquant d'un simple signe de tête à qui de droit que la tâche était orchestré.
Avec nonchalance, la poivre et sel reprit alors de nettoyer le comptoir.

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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Sam 3 Sep - 21:20



Carcassonne...
L'auberge des promeneurs...
Ses messagers...
La Main...

Le mantel noir à capuche protège son porteur....
La Main Noire attend...
La Main Noire sourit...

La fatigue ressentie...
L'ombre décide qu'il est temps...
Le foulard remonté...
La capuche aussi...

La main se lève...
....
Nul bruit, juste le froissement du tissu...
La clé de la chambre récupérée...

Escalier engagé en visuel...
Un regard vers l'interface... Lui faire comprendre...
Une main gantée sur la rampe...
Voix étouffée et quasi métallique qui s'élève...

Pas de dérangement...

Le regard intense et étrange accompagne l'invective....
L'escalier est gravit...
La Main Noire se retire....

_____________________________________________________________________________________



Etage de l'auberge des promeneurs, au fond du couloir à droite

Le couloir arpenté, la porte est ouverte, l'encapuchonné s'introduit, la porte vérouillée...
Le foulard dissimulant sa bouche est abaissé, deux doigts s'introduisant entre les lèvres extirpant un objet argenté, une main l'enfouit dans une poche...
Un geste ample orchestré, le mantel choit au sol et ne protège plus son porteur maintenant à l'abri des regards...

Les bras s'étirent au dessus de la tête, le corps se détend avant de s'affaler sur ce qui fait office de lit...
Un long soupir d'aise loin des curieux, l'étrange regard se fermant sur le ciel de lit...

La Main Noire se repose...

_____________________________________________________________________________________

Encapuchonnée


Quelques jours après le moment '' X '' et avant '' Y ''.

Situé quelque part mathématiquement entre les deux.

Le Limousin avait été son refuge. Il avait su panser des blessures physiques et morales, faire de sa personne quelqu'un de plus effacé également. N'allez pas croire qu'elle n'était plus elle-même ! Seulement, moins tête en l'air ou pour la majorité, moins effrontée ou encore arrogante….  Ne pas chercher à attirer l'attention, ni à faire de vague. Chose difficile pour elle mais, elle avait assez bien réussi malgré tout. Se fondre dans la populace.  Un seul petit incident regrettable à son arrivée dans ce patelin, un gros barbu braillard qui crachait plus qu'il ne mordait. Une fois disparu, elle avait mené une petite vie presque pépère !

Bien entendu, il avait fallu se nourrir et survivre. Elle avait fait ce qu'il avait fallu mais en dehors des frontières Limousines de sortes que, sa couverture était toujours en place. C'est pourquoi lorsqu'un fichu piaf vient se poser sur la rambarde de la galerie de sa modeste chaumière, elle vient pour lui filer un coup de balai.


Dégage sale bestiole !

Mais c'est que cette saleté voulait pas repartir. Elle insistait et cherchait à lui administrer des coups de becs. Oui, elle avait pas tant changer, elle faisait toujours cet effet. Toujours cet envie de mordre, pourtant, elle si aimable… M'enfin !

Non mais tu vas foutre le camp de mon champ de vision espèce de sac à plume !

Voila, la menace semblait lui avoir fait peur. Il avait fini par décoller et aller chier sur une autre galerie que la sienne. Créature immonde ces bestioles.  Elle s'rassit avec un petit verre, prête à passer la veiller comme elle les aime, à regarder au loin et refaire le monde tout en douceur avec son ami M. Eau-de-vie. Toujours fidèle, demande jamais rien et lui fait le même effet qu'un homme au matin, une saleté de mal de bloc.  Elle n'eut que le temps de poser ses lèvres vermeilles sur ce verre que ce fichu moineau se ramène encore. Pire que les rats ces trucs là, de la vraie vermine.

Non mais tu commences à me faire royalement ch…

Elle s'arrête. Stupéfaite. Cet oiseau, il n'est pas comme tous les autres. C'est…

Non impossible….

Les mots ont   franchis ses lèvres spontanément. Très peu sont encore en vie. Cela remonte à loin cette appartenance. Elle a vu le manoir brulé. Elle a entendu les cris horribles émaner des flammes… Les frissons la surprennent. Tous morts pour le peu qu'elle en savait. Seam. La Flamboyante. Le corbeau. L'interdit.  L'adonis argenté. L'Azur. Le Chaos.   Des surnoms que seulement ceux du clan avaient tendance à utiliser.

Elle a figé. La dernière personne qu'elle a vu en vie était Versus et il y avait si longtemps… Juste après le drame. Est-ce lui qui l'appelait ainsi ? Non, il ne savait même pas où elle était. Quelqu'un savait cependant et ce servait du moyen le plus aisé pour la rejoindre.

C'est avec une main tremblante qu'elle s'approcha du volatile qui lui se méfiait, peur de se manger encore un coup de balai sans doute. Après avoir démontré qu'elle ne lui voulait aucun mal, il lui laissa prendre le petit morceau de papier où les mots, à la simple lecture lui rappela instantanément qui elle était.


Citation :

Ta Mission Tu Honoreras ou Ta Vie Tu Perdras
L'auberge des promeneurs

Elle ne savait pas du tout ce qui l'attendrait une fois là-bas. Devait-elle seulement s'y rendre ? Peut-être n'était-ce qu'un piège. La Main avait eu tellement d'ennemis.  Mais, si un des leurs avaient besoin….

Enfin le moment '' Y ''
Mathématiquement, c'est après tout le reste en haut !


Elle n'avait pas hésité longtemps. Le cheval avait été scellé et quelques jours après l'appel, elle était à Carcassonne. A l'approche du Languedoc, les vieux démons en elle s'étaient éveillés. Elle entendait de nouveaux les cris dans ses rêves, dormait désormais très peu et était devenue rapidement aussi irritable qu'avant. Elle avait cependant pris beaucoup de maturité. Si autrefois elle agissait et réfléchissait ensuite, aujourd'hui c'était bien différent.

Elle avait donc laissé son canasson à la taverne municipale. C'était pris une chambre là-bas sous son nom d'emprunt et s'était postée dans un uniforme que la Main connaissait bien. Un encapuchonnée épiait l'auberge des promeneurs depuis l'autre côté de la rue. Tout était calme, la nuit était tombée. Peut-être aurait-elle besoin de faire la voyeuse de nombreuses journées encore afin d'y trouver LA réponse. Qui l'avait demandé. Elle aurait tout aussi bien pu entrer et demander, fouiner mais, non. Valait mieux savoir à qui elle avait affaire avant. Prudence est mère de sureté  et le petit poison à désormais plus d'un tour dans sa fiole.


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Etage de l'auberge des promeneurs, au fond du couloir à droite

Le sommeil est salvateur, même si en demi-teinte...
Le dernier sommeil complet a bien failli lui couter la vie...
L'odeur âcre lui emplit encore les narines à chaque fois que ses yeux se ferment...
Le voile vaporeux de la fumée restant ancré à son regard depuis lors...

Se poster à la fenêtre et l'entrouvrir...
Deviner l'arrière cour et les ruelles sombres...
Sourire de toutes ses dents en songeant à ce qui s'y passe...
Une catin troussée pour quelques écus...
Des bonnes gens trucidés pour guère plus...

Une longue inspiration...
Un souffle qui s'échappe d'entre ses lèvres...
Un regard qui se ferme sur la nuit...
La Main Noire savoure cet air vicié à l'abri de tous...

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Leamas



Ailleurs quelque part entre ici et là-bas...

Un faucon noir en guise de messager avec ces quelques mots


Citation :
Ta Mission Tu Honoreras ou Ta Vie Tu Perdras
L'auberge des promeneurs


En toute hâte il avait rebroussé le chemin parcouru quelques jours plus tôt pour rejoindre Carcassonne et ses dédales laissant à son amie retrouvée un mot lui expliquant ne pouvoir patienter  davantage, une nécessité l'appelant ailleurs pour un temps inconnu.
Des lunes qu'ils cherchaient tout ceux du clan depuis l'incendie dont personne n'avait compris la provenance, n'étant lui-même pas présent ce jour là, et il recevait ce message au moment où tout semblait vouloir changer.

Les villes avaient été traversées à vive allure ne chevauchant que de nuit pour plus de discrétion,  mais lorsque son étalon reconnu l'étape régulière de son propriétaire, il se mit à renacler avec plus d'entrain accompagné d'un sourire tortueux de son cavalier fendant la nuit.

Bientôt...

Ayant ralenti sa monture, l'homme arpentait maintenant les ruelles de la cité convoitée au pas, aucune âme honnête ne parcourant l'endroit à cette heure tardive de la nuit où le soleil allait bientôt illuminer le ciel de ses rayons de feu.
Calmement, le cavalier passa la porte cochère de l'auberge qui menait aux écuries, sans autre soucis de bienséance, il sauta à bas de son cheval noir et le fit entrer dans un box sans le délester de sa selle.

Sortant de l'écurie, la carrure imposante se stoppa, prenant le temps de remonter le col de son mantel, lui couvrant ainsi la moitié du visage pour ne laisser voir qu'un regard étrangement perçant et quelques cheveux de sel.
Avec une infinie précaution, l'homme extirpa alors de sa poche un gant de cuir noir qu'il enfila à sa main droite,reprenant sa marche, il passa alors la porte de pierre en direction de l'entrée de l'auberge.
Un picotement lui parcourut alors la nuque, on l'observait... Faisant volte-face, ses yeux fouillèrent les ténèbres sans réussir à y trouver la silhouette de celui ou celle qui épiait dans l'ombre.

Plissant le regard avant de se retourner, il entreprit alors de pousser la porte pour s'introduire dans l'auberge.

L'auberge et sa pièce commune

Sans autre préambule, le bellâtre était entré et avait pris soin de lancer un clin d'oeil à la tavernière en s'inclinant comme d'accoutumée pour la saluer, évitant cependant un geste qu'il aimait à pratiquer et qui ne lui plaisait guère.
Nul doute qu'elle avait su le reconnaître malgré le linceul qui camouflait une partie de son visage, outre le fait qu'il se voyait régulièrement, tout comme lui, elle devait savoir pourquoi il était revenu si précipitamment, les faucons en garde dans une volière annexe ne s'étaient surement pas envolés seuls.

_____________________________________________________________________________________

La.taverniere

Les badauds et saoulards se succédaient les uns après les autres dans un rythme tout alternatif, allant d'une taverne bondée à un vide chaotique selon les horaires.


Quelques faucons étaient revenus à la volière délestés de leur message, y'aurait-il visiteurs ou non, la question restait entière et l'interface n'en avait pas réellement le soucis.
L'encapuchonné à l'étage n'avait pas bougé, et elle n'avait pas cherché à en savoir davantage se contentant de déposer un plateau devant la porte comme demandé, la poivre et sel n'était pas folle, moins elle en savait et mieux elle se porterait, cet adage lui avait bien réussi jusqu'ici, nul raison de le modifier.

La nuit était avancée ou l'aube tardive, selon le point de vue choisi, et l'aubergiste sortait d'un semi-sommeil réparateur lorsque la porte s'ouvrit sur un homme à la stature massive, affichant un léger sourire la tavernière reconnut rapidement celui qui venait d'entrer par sa façon de se comporter et leur petit point commun qui les rendait tout deux singuliers au regard des autres et avait su les rapprocher lors de ses passages à l'auberge.
Sans le laisser patienter, la perle attrapa une miche de pain et un broc de mousse pour le déposer devant lui apercevant que sa main droite était gantée de noir.

Contente de te revoir, ton voyage ça a été ?
T'as trouvé ce que tu cherchais ?


Indiquant d'un signe de menton la paluche gantée, l'interface ajouta dans un sourire.

Je vois que t'as reçu le message...
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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Sam 3 Sep - 21:28

Leamas


L'auberge et sa pièce commune

Un léger rictus aux lèvres, le bellâtre observait la belle poivre et sel aux courbes aguicheuses qui s'avançait pour venir lui porter de quoi se nourrir et boire après le voyage qu'il venait d'effectuer.
La laissant questionner comme elle en avait l'habitude, il se contenta d'attraper le liquide ambré et de le verser dans une chopine pour s'en saisir et en boire quelques gorgées, rabaissant le col de son mantel la taverne étant vide de monde à cette heure.
L'invitant d'un signe de main à s'installer à sa table, l'homme lui envoya son plus beau sourire commercial avant de lui répondre.

Le contentement est mien de vous revoir très chère.
Mon voyage c'est bien passé oui, même si j'ai du l'écourter un peu précipitamment.
Et oui j'ai trouvé ce que je cherchais, j'avais raison de penser qu'il était très probable que ce genre "d'exploit" soit sien.


Relevant sa main gantée qui ne l'avait plus été depuis fort longtemps, l'adonis ajouta d'une voix grave en replaçant une mèche rebelle derrière l'oreille de sa charmante interlocutrice.

J'ai reçu le message oui, et ce que je cherchais aussi, elle ne saurait d'ailleurs tarder je pense

Portant un regard autour de lui, la miche de pain fut brisée alors qu'il se penchait à l'oreille de l'interface pour y murmurer.

Qui l'a envoyé ?

Se redressant après avoir déposé un baiser sous l'oreille de la tavernière, le séducteur s'appuya dans son siège en portant un morceau de pain à sa bouche, attendant une réponse sur qui les avait convoqués ici lieu.

_____________________________________________________________________________________

Encapuchonnée

Pendant plusieurs jours, cela avait été le calme plat. Tout du moins, à l'auberge parce que, Carcassonne était sans pareille pour son côté obscure la nuit. Était-ce pour cela que La Main avait érigée sa maison dans les environs ? Ou était-ce cette entité qui avait créé tout cette brume mystérieuse dans les environs ? Il n'était pas rare de voir un chat éventré en plein milieu d'une ruelle et ce n'était pas dû à une roue quelconque… Comme il n'était pas rare d'entendre des murmures derrières certains bâtiments le soir. Ou même des gémissements.  La nuit avait son énergie particulière qui arrivait à la faire frémir. Elle qui évitait de trop renouer depuis des lustres avec ce style de vie y était replongée dignement ces derniers jours.

Elle était toujours tapie dans l'ombre. Hier, une fenêtre s'était ouverte. La pénombre trop présente malgré ce clair de lune, elle n'avait pas distinguée la personne à l'étage. Sa planque était-elle en danger ? L'avait-on repéré ? Elle était restée sur le qui-vive toute la nuit. Rien, tout avait été relativement ennuyeux mis à part cela. À l'aurore, elle avait quitté pour regagner une auberge plus neutre afin de pioncer quelques heures. Le poison avait suivi la tavernière faire ses courses pendant les dernières heures du jour. Lorsque cette dernière était de retour au point de départ, la petite espionne  s'était de nouveau postée dans ce coin qui sentirait de toute évidence son parfum vu le temps qu'elle passait là !
Il n'avait suffit que de très peu de temps cette fois pour qu'enfin, quelque chose requière toute son attention.  Un cavalier, grand, imposant mais, le trop peu de lumière l'empêchait de bien voir. Il aurait fallu qu'elle s'approche mais, c'était trop risqué. Ne pas bouger avant de savoir à qui elle avait à faire. Ce n'était après tout, peut-être qu'un client complètement cinglé pour aller prendre une tasse dans le pire coupe-gorge du Languedoc ! Ne jugeons pas, des idiots il y en a partout !

Le cavalier disparait avant sa monture. Puis reviens, seul. Le geste avec son manteau lui est familier. L'homme s'arrête. Elle cesse de respirer. Il sort un gant et le revêt. Il en est un !  Ces yeux bleus scrutent afin de trouver qui il est lorsque la couleur de ses cheveux l'interpelle.  L'adonis. C'est bien lui ?  Elle hausse son visage, prête à sortir de l'ombre lorsque ce dernier se tourne d'un coup. Il cherche. Il sait qu'elle est là. Elle sourit dans l'obscurité.

Je suis bien là… tu perds un peu de ta vigilance chéri.   Tu bondissais beaucoup mieux que cela dans mes souvenirs…

Le concernant, elle en a plusieurs des souvenirs. Le bellâtre. De nombreuses images partagés viennent tourbillonner son esprit. Heureusement, il est entré et elle ne risque aucune surprise alors qu'elle se vautre dans la luxure de leur relation un instant.  Elle le détestait cependant. Ce sentiment se rappel à elle également. Il avait des qualités, à ne pas nier et une qu'elle appréciait tout particulièrement mais, c'était un salopard de la pire espèce. Cependant, il avait sans doute les réponses à certaines questions.

Elle sortie de sa cachette, sortie ce gant qui avait une signification fort prestigieuse pour les élus et l'endossa. Le contact du cuir sur sa main, la sensation de chaleur qui l'envahit aussitôt la laissa dans une adrénaline inexplicable. Cela lui avait manqué. Ils lui avaient manqué. Certains lui manquerait à tout jamais…

Les pas firent rapidement exécutés. Elle poussa la porte sans hésitation dans son élan. Son visage restait masqué par la capuche qui recouvrait sa tête, seul le bas de son visage était visible.  Ses lèvres qu'il avait pourtant bien connues et la  terminaison de son tatouage sur sa joue, nouveau signe qu'elle n'avait pas lorsque la Main avait périe, était visible. Trop peu d'éléments,  il ne pourrait sans doute pas se souvenir à si peu. Quoique, l'Adonis avait un don avec les femmes, il ne fallait pas le sous-estimer.

Elle s'avance, féline mais, gracieuse toute à la fois. Son corps est tendu et droit, fière comme tous ceux ayant jadis appartenus à ce clan. A cette famille.  Quel était le nom de cette tavernière déjà ? Rose ? Il lui semblait que c'était bien ça. C'est à elle qu'elle s'adresse au départ.


Puis-je avoir quelque chose d'un peu plus fort. Je crains que la nuit s'allonge de quelques heures.
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La Tavernière

La poivre et sel se mit à sourire lorsque le bellâtre pris le temps de l'inviter d'un geste de main tout en répondant à ses questions, annonçant l'arrivée prochaine de celle qu'il pensait pouvoir retrouver grâce à l'information d'un saoulard de la taverne.
Elle en fut ravie d'autant que la dite femme ne lui était pas inconnue, elle avait eu l'occasion de la croiser ici par le passé, sans avoir l'envie de la revoir ne pas la savoir morte dans l'incendie du manoir lui faisait plutôt chaud au coeur.
Lorsqu'il se pencha vers elle pour lui offrir une attention qui était devenu presque comme un "Bonjour" entre eux, l'ombre ferma quelques secondes les yeux, se raidissant imperceptiblement lorsqu'il questionna sur l'expéditeur des faucons.

Ben c'est...

Pas le temps d'achever de répondre que l'expéditeur était un étranger en bure, comme il lui avait été notifié de le faire à tout questionnement, qu'un encapuchonné poussa la porte à son tour.
Etant donné la démarche gracile, l'aubergiste n'eut aucun mal à deviner qu'il s'agissait d'une femme sans compter le morceau de visage que l'on pouvait apercevoir.
Sans même avoir cherché, la femme se dirigea droit sur la table où les deux étaient installés, demandant un breuvage plus puissant que celui à portée devant eux.
Fronçant son regard ourlé de noir, l'interface détaille au mieux l'inconnue, la reluquant de haut en bas, immédiatement intriguée par le tatouage sur sa face n'ayant encore que très rarement vu des femmes en arborer comme c'était le cas pour elle également, continuant de descendre en stoppant sa progression sur la main gantée, elle en était donc.

Je vais chercher de la prune...

Se levant de son siège, elle fut limite soulagée de ne pas avoir à répondre à la question du bellâtre.

Je vous laisse... entre "vous"

Un petit sourire en coin, la poivre et sel s'éloigne détachant son regard acier des deux en présence, sachant, pour l'avoir vu ici même et avoir dû séparer des impétrants en désaccord, que les relations entre les différents membres du clan n'étaient pas toujours des plus cordiales, voire même franchement tendues parfois.

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Leamas



L'auberge et sa pièce commune

Comme à son habitude, la belle tavernière se montrait réceptive au charme de Leamas, le faisant afficher un fin sourire qui dévoilait lentement ses perles blanches pour éclairer son visage buriné.
Elle allait gentiment à lui répondre quand une femme fit une entrée remarquée avec une assurance certaine et pourtant dissimulée derrière une capuche rabattue sur une grande partie de son visage.
La première chose que le bellâtre remarqua fut le gant à sa main, alors qu'elle s'approchait d'eux sans cérémonie, la démarche de la femme était absolument délicieuse à regarder bien qu'entravée par le par-dessus qui la cachait.

Le regard perçant de l'adonis s'efforçait de reconnaitre qui se terrait ainsi sous une pellicule d'étoffe, le port était altier, l'assurance féline, plusieurs des femmes du clan avait ce genre d'attitude, pourtant un "je ne sais quoi" l'interpellait.
Ces lèvres dévoilées il les connaissait, il en était certain, mais déjà un long moment que les membres du clan s'étaient éparpillés après l'incendie n'ayant plus de meneur à proprement nommé.
Occupé à fouiller sa mémoire, l'homme ne voyait pas qui arborait tel ornement sur son visage à l'époque, mais tant de choses pouvait avoir changé depuis.
Alors qu''il reluquait avec concupiscence les imaginant dans une toute autre situation pour se remémorer à qui elles appartenaient, il les vit s'ouvrir pour faire comprendre à la tavernière qu'un alcool plus fort serait le bienvenu pour attendre.

Un large sourire malsain dévoila alors ses canines, reconnaissant la voix de la propriétaire de cette bouche qu'il avait effectivement bien connue par le passé, il savait qu'elle venait gentiment de faire dégager l'interface pour être seule avec lui.
Saluant rapidement l'interface d'un signe de tête, son regard doré remonta sur la belle encapuchonnée, attrapant sa main non gantée pour y déposer un délicat baise main en se redressant face à elle.

C'est un enchantement de vous revoir Divine...

A quelques centimètres du danger, Leamas attrapa un bord de la capuche pour la faire glisser très légèrement en arrière, rivant ses pépites au regard toujours aussi envoutant qui lui tenait tête, avant de caresser de sa main le dessin qui ornait la peau diaphane.

Si c'est possible vous êtes encore plus belle que dans mon souvenir

Savourant le contact de cette femme sous ses doigts avec qui il avait partagé tant de moments intenses, il oublia l'espace d'un moment la raison de sa venue dans cet endroit.

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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Ven 9 Sep - 13:43



Etage de l'auberge des promeneurs, au fond du couloir à droite

Les jours s'écoulent...
Le temps s'égrène...
Latente attente insidieuse...
Ouvrir grand la fenêtre...

Errance des sens en éveil...
Ecouter les sabots qui frappent le sol...
Sentir le parfum de l'ombre cachée...
Gouter le calme inquiétant...
Toucher du doigt le vice...

Résonnance de voix...
L'auberge s'anime...
Un regard s'ouvre sur une nouvelle aube...
La Main Noire se prépare...

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Encapuchonnée


Son entrée était pour ainsi dire remarquée. Même s'il n'y avait que très peu de clientèle dans l'auberge à ce moment là, tous les yeux étaient rivés sur elle. Elle esquisse un sourire, attirer l'attention est quelque chose qui la ravie. Elle est donc servie.  

Elle demeure plantée là alors que la tavernière l'examine conjointement à l'Adonis qui, à voir ses pupilles briller, elle en est pas indifférente.

Comme autrefois, certaine chose ne change pas ….


Je vais chercher de la prune... Je vous laisse... entre "vous"

Pas de remerciement. Elle n'en offre jamais puis, cette femme sait parfaitement ce qu'ils sont, elle ne devait pas en attendre non plus. Un sourire gagne les lèvres du Poison plus franchement.  Cette femme était faite pour tenir cet établissement. A croire que ce n'était pas pour rien que ce lieu avait servi de porte d'entrée du Manoir des années durant.  Ce n'est pas parce qu'elle ne portait pas ce fameux gant, qu'elle ne dormait pas dans ce grand domaine qu'elle ne faisait pas partie de cette famille. A titre différent tout simplement.

La femme partie, il ne reste qu'eux. Elle le dévisage malgré sa cachette sous ce mantel encapuchonnée. Il a toujours ce charme fou dans tous ses gestes qui font fondre les femmes. Il n'a pas eu ce surnom d'Adonis pour rien il faut dire. Sa main se retrouve emprisonnée dans la sienne, captive de ses lèvres un doux moment. Elle a l'impression de revisiter le passé l'espace d'un claquement de doigt. Combien de fois elle s'est retrouvée à désirer ses lèvres ? Combien de fois elle l'a laissé frustré et s'est bagarrée avec lui. Pour de nombreuses raisons, les attaches ne sont pas pour elle et pourtant, elle est de retour avec ce même clan. Avec lui qui est à découvrir son visage en faisant tomber son masque d'ombre et en jouant de son pouce sur les arabesques qui marquent son visage désormais. Elle est charmée, comme trop souvent avec lui. Ce regard doré à ce quelque chose d'hypnotisant. Ses lèvres se pressent contre le cousinet de la paume de cette main à porter.  Le compliment la fait sourire.


Vous êtes toujours aussi charmeur…

Impossible de nier l'évidence même. Il n'avait pas changé et quelque part, c'était très rassurant. Elle se décala un peu tout de même, inconfortable. Il faut dire que leur relation malgré les quelques côtés '' avantageux '' avait toujours été houleuse et très intense.  Elle adorait le faire sortir de ses gonds et pour se faire, tous les coups étaient permis.


C'était vous…. Le piaf ?

Il était là, prêt à honorer sa mission, tout comme elle. Elle jette un regard par-dessus l'épaule du mâle devant elle pour voir la tavernière servir la prune demandée. Elle n'en est pas mécontente. Est-ce elle qui avait fait parvenir les messages. Maintenant qu'elle y pensait, fort possible mais, sous le commandement de qui ?  Elle remet ses azurs dans ceux toujours aussi envoutante de l'Adonis.

Est-ce toi où sommes nous épiés comme je l'ai fais avec toi chéri avant ?

Elle ne bouge pas mais, silencieusement scrutent la pièce à la recherche d'une tierce personne ou invité surprise.  Son échine ne fourmille pas. Elle n'a pas encore à être sur la défensive. Alors, qu'est-ce qui cloche ?...

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Leamas

L'auberge et sa pièce commune

Le charnu des lèvres empoisonnées sur la paume de sa main, la divine ébène avait toujours eu la séduction subtile avant de devenir diablesse, tout comme à cet instant où après le sucré d'un baiser elle lançait le salé d'un recul détaché.
Un "Je t'aime Moi non plus" qui tout au long de leur relation particulière avait su pimenté leurs divers échanges, se laissant régulièrement mutuellement inassouvis.
L'idée qu'elle le prenne pour l'expéditeur du message le fit sourire légèrement, en un autre temps, avec un autre clan il aurait été probable que oui, mais pas ici... pas depuis son allégeance à la main noire.
Il avait effectivement envoyé un faucon quelques semaines auparavant mais pas avec ce message, et pas pour tous, bien que ses multiples recherches auraient possiblement abouties plus vite.
La mercenaire retrouvée quelques jours auparavant aurait assurément répondu tout autant que lui et le poison à cette missive, elle ne saurait d'ailleurs sans doute pas tarder à rejoindre la petite fête.

Je ne suis pour rien, nous avons reçu le même que vous à priori.

La tête se dirigeant vers l'interface, le bellâtre revient à l'ébène dans un murmure.

La réponse allait potentiellement m'être donné avant ton entrée magistrale

Il était rare que l'adonis tutoie, en étant maitre de ses plus bas instincts, mais avec la divine le stade du vouvoiement avait été plus d'une fois dépassé, il lui arrivait donc parfois de se laisser aller à un peu de familiarité même hors d'instants privilégiés et elle le lui rendait bien.
Entendant la dernière question du poison, le regard singulier se riva à la clarté de celui qui le questionnait,  avançant d'un pas sur elle en posant sa main sur la hanche de la dangereuse beauté la laissant lentement glisser sur un endroit dont il s'était longuement occupé, et qui les unirait à jamais, la présence de l'ébène ici bas ayant été l'espace d'un moment complètement entre ses mains.

C'était donc toi dehors...
J'ai senti ta présence mais toujours aussi douée pour te dissimuler dans la pénombre


J'ignore si on nous épie, mais le mystère reste entier... Qui penses tu que ça puisse être ? Je n'étais pas là quand le manoir a été incendié, j'ignore qui y est resté et les dépouilles que j'ai trouvé n'avait rien d'identifiable... Tu crois que ça pourrait être le patron ou le maître ?

Tout comme elle, la question de savoir "qui ?" le travaillait, les initiés connaissaient l'endroit, les faucons, l'interface, le but réel de cette taverne, le fait que le point de rendez-vous soit ici n'avait rien d'un hasard, celui ou celle qui les avaient convoqués ici, car c'était bien de cela qu'il s'agissait, savait ce qu'il faisait.




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Artémis



**Les ruelles de Carca**

Les bois n'avaient pas été généreux avec la chasseresse, pas de gibier... La forêt de pins maritimes avait perdu de sa superbe avec la sécheresse estivale et les points d'eau trop prisés par le genre humain à cette période de l'année avait fait détalé la moindre touffe de poil...
La ténébreuse n'eut d'autre choix que de se rabattre sur des proies moins conventionnelles pour se sustenter, s'adaptant comme il se devait aux possibilités offertes, sa tenue furtive d'archer l'aidant bien habilement dans sa démarche proche du brigandage même si le but initial était sans confusion possible de se nourrir.
Mais comment l'expliquer aux voyageurs qui croisaient son chemin lorsque la faim se faisait ressentir alors que la pitance forestière se faisait rare si pas inexistante, ainsi qu'aux aubergistes dont elle visitait les écuries et autres réserves extérieures à la nuit tombée, les délestant de tonnelets et autres jambons en cours de séchage.

Ses pas l'avaient menée ce soir jusqu'à des ruelles plus sombres qu'à l'habitude, la lune pleine de toute sa rondeur éclairant bien trop les artères principales pour qu'elle puisse s'y faufiler à son aise.
L'enseigne qui surplombait un tunnel sombre, menant vraisemblablement à des écuries, indiquait être à l'auberge des promeneurs... le nom ne lui sembla pas étranger, fouillant sa mémoire elle se souvint d'avoir entendu des brigands l'évoquer autour d'un feu de camp alors qu'elle guettait sur un arbre perché la fin de la soirée pour récupérer les restes de leur repas.
De mémoire l'endroit n'était pas recommandé, et encore moins recommandable pour les honnêtes gens, mais pouvait-elle encore se considérer comme tel après avoir pris le parti de brigander pour survivre ayant eu le regard marqué lorsqu'une de ses victimes se rebiffa d'une lame donnant à l'un de ses yeux une profondeur particulière, la chasse et l'art de l'arc n'étaient alors devenus qu'une façon de se défendre et de prendre du plaisir et non plus de se nourrir.

**Passant l'alcove de pierre pour déboucher dans les écuries**

Son carquois rivé à l'épaule et son arc à la main, Artémis arpente d'un pas léger le sol pavé de la voute de pierre pour déboucher sur les écuries de l'auberge, son regard atypique parcourant l'endroit à la recherche d'une réserve quelconque avant de s'arrêter sur la majestuosité des chevaux en stèle.

Magnifique

Calmement l'archère s'approche d'un des chevals noirs, fouillant les besaces crochées à sa croupe à la recherche de nourriture à se mettre sous la dent, un sourire léger éclaire le visage sous le foulard qui protège sa bouche.
Un fruit quelque peu cogné du cahot de la route mais tout à fait comestible est sorti du sac de cuir, le tissu abaissé sur sa gorge, les dents nacrés croquent avidement dans la nectarine bien mûre et juteuse à souhait, le nectar s'écoulant à la commissure des lèvres purpurines.
Dévorant le gain de son menu larcin, elle arpente l'arrière cour, découvrant un pigeonnier singulier qui n'abrite en fait que faucon de la plus belle race, pas du pélerin commun.
La tête en capuche se penche vers le sol, un froissement se fait entendre lorsque son pied se pose sur un bout de parchemin froissé, son oeil marron avise et la ténébreuse ramasse l'objet, le résidu de brugnon volant par-dessus son épaule d'un vif mouvement de main.
L'oeil brun détaille le lettrage au fur et à mesure que les doigts longiformes défroissent le papier, parvenant à déchiffrer l'écrit sans le comprendre à l'exception du nom de l'auberge où elle se trouve.

Hum

**Devant l'auberge sous une fenêtre**

Sans réfléchir, la chasseresse avait pris le chemin inverse, s'arrêtant un instant devant la porte main posée sur le bois pour finalement se déporter vers une fenêtre à proximité histoire de jeter un oeil après avoir entendu des voix.
Pas la peine de se foncer tête baissée dans un endroit qui lui était inconnu, toujours avoir un visuel afin de pouvoir envisager une échappée au besoin.
Postée devant la lucarne, les yeux bicolores détaillent ce qu'elle peut, un homme à la chevelure blanche, une femme en capuche au visage tatoué et une autre à la tignasse en demi-teinte, tous semblant plus ou moins se connaitre, certains beaucoup plus que moins.
Lèvre mordue en guise de réfléxion, Artémis décide que la prudence est de mise et se contente de se poser sur un plot de pierre entre la tabatière et l'entrée de l'auberge.
Voir, écouter et aviser le moment venu lui semblait la meilleure option pour le moment.



____________________________________________________________________________________

Encapuchonnée

Auberge et sa pièce commune

Le retrouvé avait ce petit quelque chose de rassurant. C'était étrange parce que, de tous les membres du clan, ce n'était pas de lui qu'elle avait été le plus proche. Ne s'attachant à personne, seul eux deux avaient eu le loisir d'être considérer comme important pour elle. Ce couple particulier qui l'avait intégré et aimer.  Et ensuite, elle avait bien entendu craquer pour cet Adonis mais, il était bien plus facile de le laisser hors d'atteinte que d'en être blesser. Les sentiments c'était pour les faibles et elle se refusait de l'être.  Cela dit, après tout ce temps, renouer avec lui ne pouvait la laisser insensible.

Elle plonge son regard dans le sien tandis qu'il répondait à sa question. Il n'était donc pas l'auteur de l'envoi. Qui était-ce dans ce cas ? Lui non plus ne semblait pas avoir la réponse ce qui l'embêta un peu et la fit grogner délicatement avant qu'elle ne sourit à ce tutoiement. Il succombait. C'était toujours ainsi avec lui, suffisait de le frôler, de le cajoler de doux murmure et il perdait tout ses moyens. M'enfin, dans une bagarre, cela n'avait pas le loisir de fonctionner cependant…

Le voilà que deux pas qui les séparaient sont anéanti, sa présence auprès d'elle se fait plus possessive et sa main sur sa hanche l'empêche de poser une nouvelle distance. En a-t-elle seulement envie ? Elle relève son regard pour se buter au sien, son index joue avec le devant de sa chemise. Oui, comme toujours très aguicheuse. Elle lui sourit à la conclusion qu'il tire très aisément.


Tu ne croyais quand même pas que j'allais me jeter ici sans savoir qui m'appelait avant… Que toi qui fonce tête baissée… Toujours cet esprit rebelle et imprudent.

A sa caresse, elle frémit. La cicatrice à cet endroit est bien imprégnée et démontre le côté indélébile de leur métier.  Sans lui, elle aurait trépassé. L'avait-elle seulement remercié jadis ? La teinte que prend son regard est indescriptible pour celui qui ne la connait pas. La peur mélangé au souvenir grave son esprit.  Sans même en prendre conscience se presse un peu à lui, cherchant ce réconfort qu'elle a pourtant si longtemps fuit ces dernières années.

Je… je ne sais pas. Je ne crois pas que ce soit le Patron. Le Maître, peut-être.  Je ne sais pas non plus qui a survécus.

Avait encore des cauchemars quand aux cris de certains de ses acolytes piégés dans les flammes. Cela la hanterait sans doute à tout jamais. Quant au Patron, bien qu'elle ne le mentionna pas. elle l'avait croisé sans artifices il y avait quelques années.



Dernière édition par La Main Noire le Mar 13 Sep - 11:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Ven 9 Sep - 14:00

Le Phoenix

Carcassonne

Après avoir pris la suite à quelques heures d'écart de l'arrogant chevelu qui n'avait pas été foutu d'attendre qu'elle finisse de préparer le voyage, la cavalière arriva enfin en vue de Carcassonne, l'aube commençant à chauffer agréablement son dos à travers son long mantel à capuche sombre alors qu'elle passait les remparts.
Malgré l'allure soutenue des destriers, le petit groupe n'avait pas réussi à le rejoindre, sans doute avait-il usé d'un raccourci, la cheftaine et sa protégée avaient pourtant l'habitude des longues chevauchées sans interruption mais dans le cas présent un troisième larron avait pris part à la cavalcade.
Aux abords de la cité, celle qui dirigeait visiblement l'expédition l'avait laissé alangui sous une couverture avec un message lui donnant le lieu de rendez-vous et comment s'y rendre.
Pour l'heure, les fortifications de pierre de la ville étaient passées et la jument rousse  continuait sa course sans ralentir le rythme ne soulevant plus un nuage de poussière dans son sillage, mais faisant s'élever un tintamarre dantesque de ses sabots fraichement ferrés.
La monture avait maintes fois parcourue ce chemin et même si sa cavalière ne l'avait pas dirigé en douceur, elle aurait surement su retrouver seul la voute de pierre qui menaient à l'écurie.

Les ruelles de Carcassonne au lever du soleil étaient toujours aussi somptueuses, même si le phoenix ne les avaient que très rarement arpenté à cette heure où les bonnes gens s'éveillent pour pétrir le pain, s'occuper de leurs champs ou de leurs échoppes, les ombres serpentines s'effaçaient du bourg lorsque le jour paraissait.
Celle qui fut empruntée par l'oiseau de feu dérogeait pourtant à cette règle, fin boyau entre les veines principales, la lumière ne passait que faiblement entre le maigre espace des toitures, pour autant l'allure restait vive, pressée de savoir qui l'avait convoqué de la sorte en ce lieu.
Sans ralentir en collant son buste à l'encolure de sa jument, la femme encapuchonnée s'engouffra sous la voute qui menait dans le ventre de l'auberge débouchant sur la cour en tirant prestement les renes de sa compagne de route.
Sautant à bas comme elle l'avait toujours fait, une grimace s'afficha sur son visage lorsque le pied droit rencontra le sol plus fortement que prévu, le regard azuré foudroyant la bottine d'un éclair invisible.

On est rendu ma belle, tu va pouvoir te reposer lança t-elle à sa rousse en lui flattant fortement l'encolure.

L'attirant vers un des box, le spadassin put constater que le cheval du quidam blanchâtre était là, ainsi qu'un autre d'une toute aussi belle prestance mais dont elle ignorait à qui il pouvait bien appartenir.
Délestant sa jument des fontes encore garnies de quelques victuailles, la mercenaire poussa le portillon qui fermait le box avant de prendre le chemin inverse pour revenir sur l'entrée de l'auberge qui avait pignon sur rue en enfilant le symbole de son clan à sa main, frissonnant en repensant à tout ce que ça représentait, tout son côté gauche se mettant à la tirailler vivement à cette réminiscence de souvenirs.
Jetant un regard vers la ruelle d'où elle avait déboulé en trombe, elle ne vit pas sa protégée suivre de près, il fallait dire que la cavalcade avait été puissante et que l'encapuchonnée n'avait pas ménagé sa bête.
Sans compter que la femme-enfant n'avait pas su lui dire si elle la suivait de près ou si elle attendait celui qui les avaient accompagnés dans leur périple.

Elle sait où c'est, elle nous rejoindra songea t-elle en haussant les épaules, les fontes à la main.

Pas faisant vers la lourde porte de l'auberge des Promeneurs, le phoenix ne put s'empêcher de porter un regard sur un archer, ou plutôt une archère vu la poitrine qu'elle arborait mais que l'impétueuse n'avait pas deviné dans la pénombre avant de s'en approcher.
Le regard de la demoiselle était singulier, presque envoutant, pour autant qu'est-ce qu'elle pouvait bien foutre ici, l'idée d'un piège avec ce message se fit alors plus présente à son esprit, s'en mordant l'intérieur de la joue rien qu'à l'idée.
Faisant fit de la présence de la demoiselle, le phoenix poussa alors la porte de la taverne avec force de conviction et prête à en découdre si besoin était, replaçant de sa main disponible la capuche sur sa tête pour y dissimuler une longue mèche ondulée rubicond, ne laissant apparaître d'elle qu'une bouche dont la marque de fabrique la rendait reconnaissable entre toute, bien que depuis peu cette affirmation l'était un peu moins.

L'Auberge des Promeneurs, rez de chaussée

Un rapide coup d'oeil bleuté sur la pièce et le visage diaphane s'illumina d'un fin sourire en apercevant le bellâtre qui avait plus que jamais retrouvé ses habitudes.
Contournant les deux en présence en train de se papouiller, le phoenix s'approcha du comptoir où la tavernière préparait des rafraichissements à base de prune, la poivre et sel avait tenu bon tout ce temps dans ce lieu particulier, elle avait du caractère, elle le savait et l'avait déjà vu à l'oeuvre séparer deux impétrants ici même.
Jetant les fontes sur le comptoir de bois, elle pivota se tournant dos au bar pour y déposer ses coudes en remontant son pied droit qui vint se plaquer sous son genou plié, sa posture fétiche en ce lieu.

J'en veux bien une aussi Z... machinalement sa phrase s'interrompit quand elle aperçut le gant à la main de la femme que le chevelu flattait de ses boniments et qui se plaquait contre lui.

La bougresse était donc une des leurs, la posture ne lui permit pas de distinguer qui et la cape qui la recouvrait non plus, se mordant la joue avant de passer la langue sur sa singularité buccale, le phoenix plissa le regard et détaillait, une odeur venant lui chatouiller agréablement les narines.
Une effluve... Epicée
Une note... Florale
Une pierre... Ambrée
Un gout... Miel
Un parfum... Poison
Une fragrance inoubliable et charismatique qui se mit à faire irradier le visage du phoenix d'un sourire sans fin, qui sans bouger de sa place et gardant visage caché, s'adressa à eux, et surtout à elle.

Bah alors on s'amuse sans moi...

Ne rien ajouter et se contenter d'observer, dissimulée sous sa capuche, la réaction des deux en présence un large sourire aux lèvres, si l'en était une qu'elle avait plaisir à revoir c'était bien elle.




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Leamas

L'auberge et sa pièce commune

Piquante, envoutante, attrayante... Tant de traits de caractères qui étaient restés marqués dans l'esprit du bellâtre concernant la divine et qui se rappelaient à son bon souvenir en cet instant précis.
Indomptable également et mesquine comme la phrase acerbe qui venait de sortir de ces lèvres charnues telle une dose homéopathique de venin, car l'homme la savait capable de bien plus de ferveur dans ses répliques assassines.
Il n'aurait pu en jurer mais il lui sembla percevoir un frisson lorsqu'il parcourut l'entaille qu'il avait soigné jadis au cours d'une de leur mission, qui comme toutes les autres avait été périlleuse si pas mortelle pour certains.
L'idée de la faire frémir, fusse d'appréhension, de peur ou de plaisir, fit légèrement sourire le démon, sourire vite effacé lorsque le regard du poison perd de son éclat malsain et séducteur pour laisser place à des ténèbres insondables, la sentant alors se presser contre lui pendant qu'elle lui répond.
Voir la rebelle ainsi l'aurait réjoui en d'autres circonstances mais instinctivement les bras du chevelu viennent entourer l'ébène pour l'étreindre quand il réalise  la raison de ce ciel vide de toute expression ou presque.

Tu étais là-bas n'est ce pas...

Il n'attendait aucune réponse, elle était inutile, le seul fait qu'elle se laisse ainsi enlacer avec cette sensation de vulnérabilité qu'il ne lui avait jamais connu suffisait amplement.
Une sensation de picotement sur sa nuque, le regard doré parcoure la pièce avant de s'arrêter sur la fenêtre donnant sur la ruelle n'y trouvant rien que la luminosité naissante du matin.
Revenant à la beauté empoisonnée entre ses bras, ses mains frottent en caresse le dos et les flancs de la belle, jetant un regard à l'aubergiste qui s'affaire au service des prunes quand la porte s'ouvrit sur une femme en mantel noir gantée de noir.
Nul besoin de chercher plus avant de qui il s'agissait, il avait eu loisirs de contempler ce même pardessus sur le dos de sa propriétaire quelques jours plus tôt et même si dissimulée sous une capuche, un minuscule détail, mais qui faisait pourtant une grande différence, la rendait identifiable assez aisément.
La suivant du regard, il ne doutait pas qu'elle allait lui faire remarquer son départ sans l'avoir attendu, mais être à la botte d'une cheftaine comme elle n'avait rien de jouissif et il avait donc fait route seul vers Carcassonne, mais pour l'heure elle semblait plus intéressée par la beauté divine entre ses bras se demandant bien comment elle pouvait l'avoir reconnu sans même distinguer le visage appuyé contre son torse, car vu l'invective, l'enquiquineuse de service savait à qui elle s'adressait.
Baissant le regard sur le doux venin collé sur son poitrail, l'homme attendit une réaction ou non à la remarque insolente du phoenix.


_____________________________________________________________________________________

Ombre




La chevauchée jusqu'à Carcassonne a été menée bon train, sa protectrice est assurément pressée d'arriver à l'auberge, elles ont limite plantés au milieu du feu de camp leur escorte volontaire en lui précisant de les rejoindre un peu plus tard.
Suivant de près le guide, l'ombre cavalcade sur le destrier qu'elle a "emprunté" lors de leur voyage aux abords d'une taverne, ils ont ainsi pu traverser tranquillement les villes languedociennes pour rejoindre Carca dans de meilleures conditions qu'un départ à trois avec seulement deux chevaux.
Ses longs cheveux foncés flottant au gré du vent derrière elle, la jeune femme poursuit celle qui la devance, avant de la perdre de vue après avoir évité au mieux un stupide chat noir qui débaroule dans les sabots de son cheval.

Cherchant du regard, elle grimace et reprend son chemin en trottant pour ne pas louper le coupe gorge qui mène à la taverne, la femme-enfant a déjà visité cet endroit mais cela commence à remonter et à moins de faire attention il lui serait facile de passer droit devant.
Petit sourire aux lèvres, l'émail luit presque dans le soleil levant, le chemin est là, tirant sur la lanière de cuir l'indication est donné au cheval qui pivote pour rejoindre le sentier pavé.
Calmement et sans se précipiter, l'arrière cour de l'auberge est rejointe et le cheval récemment acquis est mis au box avec la jument rousse de sa protectrice.
Réajustant son corsage sombre sous sa cape, l'ébène frotte franchement sa longue jupe noire pour tenter de la défroisser au mieux avant de passer ses doigts dans sa chevelure pour les rendre présentable autant que possible après plusieurs jours de chevauchée.

Avec une certaine appréhension, sachant que l'enfoiré qui l'avait soigné après l'incendie du manoir se trouverait ici d'après les dires de sa protectrice, l'ombre se dirige vers l'auberge sans remonter sa capuche, saluant d'un signe de tête une ribaude posée auprès de l'entrée.
Inspiration prise, la femme-enfant qui a bien changé depuis ce jour enflammé et sa libération du geôlier soigneur, entre tête nue, qui la reconnaitra de toute façon, même sa protectrice n'en a pas été capable lors de leurs retrouvailles imprévues.
Précaution pour ne pas se faire écharper, elle enfile son gant noir pour signifier malgré tout son appartenance.


Dans l'auberge


L'intérieur est là, la chaleur de l'endroit contrastant avec la fraicheur du petit matin, la porte se refermant d'un mouvement de main de l'ombre alors que son regard vert se pose sur les protagonistes à l'intérieur.
Un frisson remonte le long de l'épine dorsale de l'ombre pour venir mourir sur la cicatrice de morsure dissimulée sous la flamme noire tatouée à sa nuque, il est là.

Espèce de....

Mâchoire crispée et dents qui crissent entre elle en repensant aux sévices, l'ombre respire profondément et décide de rester un peu en retrait se contenant de s'installer en bout de comptoir sur un siège sans plus de manière après avoir reconnu sa protectrice au comptoir.
Nerveusement, la langue passe sur l'anneau qui lui scinde la lèvre inférieure et une main replace une mèche rebelle derrière son oreille, l'observation est de mise pour savoir lequel a envoyé le message apporté par le faucon, les émeraudes regardent et décryptent, cherchant tout de même à savoir qui est dans les bras du salopard.
[/u]
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Encapuchonnée

Auberge, salle commune


Jamais elle n'a vu cet homme faire preuve de délicatesse ou même d'humanité. Pourtant son corps frêle en cet instant est enveloppé d'une puissance douce et rassurante.  Elle n'était pas la seule à être vulnérable en cet instant. Certaines personnes, lieux ou souvenirs arrivent à casser les plus durs l'espace d'un claquement de doigts.

Engourdie  par  les caresses de l'Adonis, par ce flot de sensations qui la secoue, elle a baissé sa garde. Elle n'entend pas la porte qui s'ouvre et le nouveau convive qui se joint à eux.  Quelques instants à peine une voix sortie de ses souvenirs et fantasmes retentie. Impossible. Elle tressaillit et cette fois, cela n'a rien à voir avec le Bellâtre.   Sa main devient moite aussitôt, son cœur eu un raté. Il la cache. Malgré qu'elle adore l'Argenté, il ne fait pas le poids cette fois. Il ne peut s'agir que d'Elle. Il est repoussé, il lui faudra attendre son tour.  Le Poison se dégage   pour voir la provenance de cette voix et constate qu'une voilée s'est glissée au comptoir. La boucle de feu qui dépasse de la capuche ne peut trahir celle qui se cache. C'est vraiment Elle, il ne peut s'agir d'aucune autre.

Elle. La seule femme qui a réussi à lui faire éprouver de l'Amour, avec ce grand '' A ''.  Aucune autre n'a pu toucher son être comme Elle, elle l'a fait.  Jamais une femme n'avait réussi à l'émouvoir comme Elle. Avec Lui et Elle, ils avaient formés ce trio. Combien les avaient jalousés ou tenter de les détruire ?  Sa perte avait été ce vide ultime  dans son existence qui depuis elle cherchait à combler.  Amie et Amante. Elle était tout ces '' A '' équilibrant l'Amour. Tant de souvenirs remontaient à son esprit.  Elle ne se souvenait pas la dernière fois qu'elle avait été tremblante mais, c'était bien le cas cette fois.

L'ébène se détache de l'Argenté. Il n'existe plus rien dans cette pièce que cette femme. Les pas qui les séparent sont rapidement diminués.  Elle a beau ne pas voir la totalité de son visage, ses lèvres l'obsèdent. Elle les reconnaitrait entre mille. Subjuguée à un tel point qu'à porter de main, ces doigts se fiche sur la nuque de cette Flamboyante et son visage est rapidement rivé vers le sien. Elle arrête son geste à un soupire de ses pulpes magnifiques et ornées de ce petit bijou.


Toi…

Elle effleure ce petit ornement entre ses lèvres, son souffle se percute chaud et invitant tout contre ses jumelles. Terminée, pourquoi s'abstenir ?! Elle en a tellement rêvée et elle est là. Ce baiser est d'abord subtile ce qui est loin d'être le reflet de leur passion jadis. Renouée ce contact à l'effet d'une tornade dévastatrice. Ses  doigts enserrent cette nuque comme les serres d'un faucon, hors de question qu'elle se dégage pour le moment même si l'envie la prenait. Ce baiser l'envoute et graduellement augmente d'intensité jusqu'à la laisser haletante.  Un nouveau murmure fuse, ses yeux cherchent les siens malgré la pénombre de cette capuche qui la voile toujours.

Bonsoir ma Flamboyante.

La sensation d'être épiée est justifiée cette fois. Avec le petit spectacle offert, ne pourrait être autrement mais, ce n'est pas ce qui la dérange. C'est ce sentiment de malveillance ou de haine profonde qui habite l'air. Ses tripes  se vrillent, signe de danger imminent. Il y a quelque chose qui cloche. Elle se décale un peu de la rouquine pour offrir à ses yeux un nouveau tour de la pièce. Elle capte rapidement ce qui ne va pas. Une nouvelle minette est en ville. Son visage lui est inconnu mais, elle porte un signe associatif à sa main. Elle est des leurs. Impossible, elle ne connait pas cette femme bien que le bijou à sa lèvre inférieure lui rappelle trop bien quelqu'un. Il ne peut s'agir que d'une usurpatrice. La pauvre a-t-elle conscience d'avoir mis les pieds dans un coupe-gorge de la pire espèce ?  

Qui es-tu ?

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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Mar 13 Sep - 10:56

Ombre




Ses questionnements trouvent vite réponse, la sauterelle dans les bras de l'empaffé de service se détache pour fondre sur sa protectrice déclenchant un raidissement de l'ombre qui se relâche lorsqu'elle se rend compte qu'il ne s'agit pas là d'une agression, bien au contraire, à priori ces deux là se connaissent plus que bien mais il est vrai que les histoires de coeur ou de cul du phoenix ne l'avait jamais intéressée plus que ça.
Laissant les deux femmes à leur embrassade, les émeraudes se posent sur le bellâtre en mode paon en pavane, un goût d'amertume lui emplissant la bouche, elle ne sait ni quand, ni comment, mais il va payer.
Prise dans ses idées de vengeance à le voir là, l'ébène ne remarque qu'une fois interpellée la femme qui la regarde et l'interroge sans autre formalité.

Les yeux verts découvre alors le faciès de l'inconnue, un rictus étrange se pointant sur ses lèvres, la garce de Clermont !!!!
La minaudière à la libido exacerbée qui s'était tapé son gus en pleine mission, et qui chassait après le taciturne et bah elle en a dans le giron d'embrasser sa protectrice de la sorte après avoir tenté sa chance avec lui.
Ses menaces à l'époque résonnent encore à son oreille :

Ivy (extrait de la Mission à Clermont) a écrit:
"Ecoute moi bien toi la naine ! Que tu sois jeune, suave, pleine d'énergie, une machine à tuer haut de trois pommes, j'en ai rien à foutre... Je t'averti, et crois moi ce sera la seule fois, si tu me cherches, je vais prendre un malin plaisir à te faire souffrir.J'en ai vu des plus coriace que toi la jeunette .... Reste pas dans mon chemin ! "


Oui sauf que "la jeunette", elle a bien grandi, exit la jeunette, exit la gamine, exit... preuve en est que la gourgandine ne la reconnait pas ce qui l'amuse grandement.
Un fin sourire aux lèvres, elle pivote sur son siège et replace une mèche derrière son oreille en passant sa langue sur son anneau.

Qui je suis ?
Ta libido te joue des tours elle te fait perdre la mémoire.


Plissant son regard de jade en de fines feintes amandines, elle la détaille de haut en bas

Faut dire que Clermont c'est loin et que j'ai vieilli, tout comme toi du coup la sénilité  te guette

Retenant un rire au fond de sa gorge, elle indique d'un signe de main le coté du visage du poison.

Tu fais dans l'ornement pour cacher tes rides ?

Elles avaient pris un mauvais départ dès leur première rencontre, et aussi douce que puisse être l'ombre, elle est avant tout une teigne quand on la prend à rebrousse poil qu'on se le dise, et là le poil était plus qu'hérissé.
Cette réunion des anciens lui est pas des plus agréables, sur ceux en présence elle veut déjà en voir un sous terre et pourquoi pas l'autre à ses cotés, une bonne ambiance qui s'annonce.

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La Tavernière

Dans l'auberge en bas

Servant la prune, la poivre et sel ne put que constater que l'encapuchonnée qui venait de se pointer était bien connue du beau gosse, haussant vaguement les épaules, le regard acier se détourna du couple pour s'occuper du service, cherchant en réserve la prune de la cuvée privée du clan, à part à lui elle n'en avait pas servi depuis bien longtemps.
Choppes préparées et posées sur le plateau de bois, la perle relève rapidement les yeux de fer à l'entrée d'une nouvelle inconnue planquée sous capuche qui n'a rien à voir avec l'autre, une nonchalance certaine se dégageant d'elle tout autant qu'une assurance incontestable.
Le jet de besace sur le comptoir la surpris un peu avant que la voix rauque réclamant une prune ne la fasse sourire en reconnaissant la posture typique d'une personnalité déjà rencontrée bien des ans en arrière, la rumeur la disait pourtant morte, sans se faire prier un troisième verre fut servi alors que la première inconnue vint embrasser avec une certaine fougue la seconde.

Pouffant doucement, le clair-obscur secoua la tête pas plus étonnée que ça de ce genre de comportement au sein de cette organisation, pour avoir eu l'occasion de parcourir le manoir où il séjournait lors de ses livraisons elle avait pu apercevoir certaines choses que les bien-pensants n'auraient sans doute pas appréciés.
Une quatrième convive se joignit à la fête alors que l'aubergiste sortait de son comptoir pour déposer le plateau de boissons sur la table entreprise par le bellâtre plus tôt.

Dans une grimace, elle put voir le regard mauvais de la jeune femme sur le chevelu et écouta l'échange entre la nouvelle non cachée et la première encapuchonnée, les choses tournaient au vinaigre, il était temps d'aller chercher la personne pour qui ils étaient tous venus.
Sans se faire trop remarquer, l'ombre s'éclipsa vers l'escalier le montant quatre à quatre, fallait pas trainer sinon ils allaient finir par se sauter à la gorge ceux là.

Dans l'auberge en haut

Pressant le pas jusqu'à la chambre occupée depuis déjà quelques temps par la Main Noire, l'aubergiste toqua vivement sans ouvrir comme elle le faisait depuis des jours en déposant le plateau repas devant la porte, parlant cependant cette fois-ci au travers du bois.

Il y'a des arrivées dans la salle commune, ils sont déjà quatre, je pense que vous devriez pas trop tarder sinon ils vont finir par s'écharper pour certains.
A vous de voir, vous êtes informé.


Sans attendre davantage, la poivre et sel emprunta une porte dérobée qui lui permettait d'aboutir directement dans l'arrière boutique de l'auberge, ressortant ainsi derrière son comptoir comme-ci de rien n'était.

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Le Phoenix

L'Auberge des Promeneurs, rez de chaussée

La réaction du poison ne se fit pas attendre, le corps de la belle se tournant rapidement vers elle, comme une impression de fébrilité dans l'expression de son corps, confirmée par la main moite posée sur la brulure à sa nuque et le murmure teinté de nuance dans ce "Toi" prononcé dans un souffle chaud.
L'impression de la voir faire face à un fantôme, le phoenix n'a plus aucun doute possible sur le fait que tout le monde la pense morte, même ses plus proches partenaires, même Elle et probablement Lui aussi si tant était qu'il soit encore en vie...

Qui pourrait-elle blâmer de le penser, la rage dévastatrice des flammes qui avaient dévoré les entrailles de sa chambre ne laissait que peu de chance à son occupante et s'il ne s'était agit d'un pan de plafond s'effondrant sur son lit et la projetant violemment contre un mur l'éveillant d'une asphyxie léthargique proche de la mort, qui la ramena en conscience alors qu'une grande partie gauche de son corps était léché par les flammes, elle y serait assurément restée.
Un saut vertigineux depuis la fenêtre de sa chambre pour atterrir dans un buisson épineux au pied du manoir lui avait permis de s'en sortir dieu seul sait par quel miracle, non sans séquelles physiques, sans évoquer celles psychiques.
Inconsciente durant de longs mois, elle fut prise en charge dans un dispensaire à proximité de la ville où elle s'éveilla enfin, à la surprise de tous, miraculée du chaos, après avoir reçu de nombreux soins.

Tout ce souvenir d'une douleur brulante et ignoré de ses compagnons se lisait pourtant dans la ferveur et l'intensité qui transcendaient dans ce baiser fusionnel avec Sa poison, la douleur sur sa nuque marquée de l'incendie n'était que futilité en cet instant.
La fin de l'échange passionné laissa le phoenix à bout de souffle mais un large sourire aux lèvres alors que les deux regards azurés se croisaient enfin.
L'ébène se décalant d'elle, la flamboyante détourna la tête pour voir sa protégée quand le venin la questionna sur qui elle était, la réponse de la femme-enfant l'étonnant grandement, mais qu'est-ce qui lui prenait de la provoquer ainsi.
Lentement, elle porta sa main sur celle du poison et lui murmura à l'oreille.

Calme...

Le phoenix s'apprétait à donner l'identité de la jeune femme afin de la protéger de la fureur de sa compagne mais après tout, son bouchon se disait grandi et capable de se défendre, on allait voir si c'était le cas.
Relachant la main de l'ébène elle se contenta d'ajouter, sans expliquer qu'il s'agissait de sa protégée dont elle avait déjà parlé au venin.

Elle est des nôtres

Amusée de voir ce que ça allait donner, le spadassin suivit rapidement du regard l'aubergiste qui filait vers l'étage en plissant ses saphirs.

Qu'est-ce qu'elle fout elle...

Il était étrange de voir la tavernière filer par le haut alors qu'ils étaient tous ici, celui qui leur avait envoyé le message s'y trouvait-il ?
Pas le temps de vraiment s'interroger et de penser à aller voir qu'elle ressortait déjà derrière elle au niveau du comptoir.
Cette taverne était aussi étrange que pouvait l'être le manoir plein de recoin qui permettait bien des fourberies, la raison de cette escapade à l'étage serait à vérifier dès que possible.




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Encapuchonée

L'intensité de ce baiser fût possiblement un de ceux les plus accentué qu'elle ait offert mais, également reçu. Était-ce par l'absence trop longue de cet amour enfoui et réveillé vivement ce soir ? C'était une possibilité à ne pas écarter. Sa main se décale en même temps qu'elle mais, effleure ses pulpes au passage de son pouce dans le mouvement. Un petit sourire et un regard qui en dit long avant de loucher sur ce  qui se passe autour d'elle.

Cette sensation de malaise perdure et lorsqu'elle croise le regard de la minette à peine en âge de ne plus téter sa mère, elle sait qu'elle a vu juste. L'atmosphère putride provient bien d'elle. Pourquoi ?   Une sève qu'elle connait très bien pour en user très souvent sort de la bouche de la gamine. La réaction est instantanée chez l'ébène et le pas qu'elle fait en sa direction pour lui infliger une bonne correction est spontané. Cependant, il est stoppé dans son élan par la rousse qui pose une main sur la sienne et lui murmure à l'oreille.

Tout ce qui se passe autour n'a pas d'importance sur se contrecoup. Que la tavernière ait quitté son poste ou que l'Argenté les observe ne compte plus. Le Poison fixe ces iris éclatant qui lui font  face.


Des nôtres ?  C'est quelque chose qui m'arrête habituellement peut-être ?

Et voilà que la Midinette remet ça. Le mouvement est vif. L'expérience qui fait défaut possiblement à la gamine sera sa faiblesse ce soir. La poigne que le Poison applique sur la chevelure de l'Ombre est à la scalper. Ne doit pas faire du bien mais, encore, c'est bien peu comparativement à ce qu'elle pourrait lui faire ! Un autre geste violent afin de ne pas lui laisser le temps de réagir  et la ramène brusquement contre elle pour venir prendre un de ses bras qu'elle lui tord aussitôt dans le dos. Elle ne lui laisse qu'une main libre mais, sans doute quelques douleurs également. Elle lui fait cambrer le dos à lui faire connaitre le malaise  dans cette posture et murmure contre son oreille.

Me fais pas chier gamine parce que je peux t'en faire de jolies rides… contrairement à moi, les tiennes seront bien moins jolies !
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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Mar 13 Sep - 11:03



Etage de l'auberge des promeneurs, au fond du couloir à droite

Arpenter la chambre...
Bruit de sabot dans la cour...
Regard par la fenêtre...
Eclat blanc entre les lèvres...

Ils arrivent...

Regrouper les artifices...
Les remettre en place...
Pardessus placé avec précaution sur les épaules...
Fouir dans la poche...
Glisser deux doigts à l'éclat argenté entre ses lèvres...

Entendre frapper...
Ecouter l'aubergiste...
Remonter le foulard sur le bas de son visage...
Placer la capuche sur sa tête...
La Main Noire est prête...

Main qui se porte sur la droite du poitrail...
Regard clos sur un souvenir tranchant...
Gants noirs enfilés...
Longue inspiration...
Tête qui se redresse fièrement...

Il est temps...
En scène...


Porte ouverte le corridor du premier est arpenté, La Main avance comme flottant sur le parquet et se stoppe sur le palier posant sa senestre droite, ornée d'une bague pointue et tranchante à l'index, sur la rampe.
Lentement, les marches sont descendues une à une, l'étoffe du long manteau frottant sur chacune d'elle.


Rez de chaussée de l'auberge des promeneurs, la salle commune


Progression stoppée à mi-chemin pour observer la pièce le regard étrange plissé pour visualiser les mercenaires ayant répondu au message envoyé.
Doigt métallique qui griffe le bois lorsque La Main Noire se rend compte que l'interface avait vu juste, bon ordre doit être remis.
Continuant sa descente, la voix étouffée et métallique s'élève depuis l'escalier.

Que cela ne vous ai jamais arrêté ou non n'a aucune importance...
Il n'a jamais été autorisé que vous vous battiez entre vous... Que ce soit par Le Patron ou... Le Maître...
Je ne le tolérerais pas davantage...
Relachez tout de suite votre prise...
Ivy...


Premier pied posé sur le sol de la salle commune, La Main Noire effleure le poison en se dirigeant vers la rouquine adossée au comptoir, stoppant un instant devant elle et relevant la capuche pour confirmer son idée sur qui s'y cache.

Nous vous pensions morte...

Pose son index griffu sur la joue de la rousse appuyant pour lui faire tourner la tête, observe la peau brulée.

Mais peut-être revenez vous des enfers...
Bon retour en ce cas...
Xandrya...


Progression vers le seul homme de la pièce, le regarder de haut en bas, et le contourner se plaçant en bout de table, en ouvrant les bras, paumes de mains vers le haut pour les inviter à prendre place.

Samaël face à moi je vous prie...
Mesdames à votre guise...
Cela vaut pour vous également Zélia et... apportez davantage de choppe...
Quand à vous jeune fille, veuillez vous identifier...

Lentement, La Main Noire s'installe, prend place..

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Ombre



Bien que l'ombre s'attende à une réaction, le geste de sa protectrice avant qu'elle se rétracte la surprend et la libidineuse lui fond dessus sans qu'elle ai le temps de la voir arriver, choppant avec force sa chevelure de jais.

Saletée de garce

Remontant un bras sur sa tête pour maintenir la racine de ses cheveux avant d'être scalpée, la jeune femme sent son bras se voir totalement retourner à la limite de faire sortir l'épaule de son logement, plaqué dans son dos entre elle et la noiraude.
Une fois de plus elle siffle comme un serpent, rien n'a changé chez cette punaise depuis Clermont à part son faciès tatoué, ses menaces sont toujours aussi dénuées de sens et de véracité.

Long soupir d'exaspération et de douleur alors qu'elle continue de lui tirer la tignasse quand une voix étrange résonne depuis l'escalier, ordonnant à Ivy de la lacher, une silhouette passant à proximité avant de s'attarder sur sa protectrice, le regard émeraude détaillant l'orchestration du mouvement.

L'encapuchonné se déplace au travers de la pièce comme s'il était chez lui, il a évoqué le maitre et le patron, ça doit lui qui a envoyé le message en plus il connait leurs noms à tous, le voilà qui s'assoit après les avoir invité à prendre place et elle à se présenter, décidément...

C'est qu'elle voudrait bien mais faudrait que l'autre gougourde la relache déjà.

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Ghost

Au feu de camp

L'empoisonneur se réveilla en sursaut au feu de camp ... Le soleil était déjà levé, et instinctivement, il jeta un regard autour de lui ... Tout le monde avait déserté. Anyanka, Xandrya et leurs deux chevaux ... Seul restait ses affaires et son cheval noir ébène encore attaché. Il posa son regard sur le feu qui a perdu toute vie. Des cendres et du bois à moitié consumé témoigne d'une activité humaine ici, il y a de cela plusieurs heures ...

Le barbu se relève alors, impossible de se contenir ... Il assène un grand coup de pied dans le feu éteint, faisant voler les cendres et les quelques bouts de bois restant ... Et comme à son habitude, il profère des jurons.

Les garces ! Foutre de dieu ! Chiabrena ! Elles ont osé partir sans me prévenir !
Et elle qui voulait partir qu'au soir de Montpellier, déjà que je leur ai fait gagner du temps ça ne suffit pas ! - il parle bien entendu de Xandrya -


Décidant de faire le dernier bout de chemin vers Carcassonne, il prend le temps si l'on peut dire, d'effacer toute trace de campement comme il a toujours fait jusqu'à maintenant. Il disperse les cendres à peine plus calmement et efface les traces les plus visibles au sol avant de s'approcher du cheval et d'en saisir fermement les rennes, ce qui vaut un mécontentement de la bête. Tant pis, il fera ce qu'on lui demande pour le peu de chemin qu'il reste à faire ... Sinon ...

Ghost se hissa sur la selle et réajuste sa cape et sa capuche d'ours avant ordonna au cheval de galoper dans la direction de Carcassonne en appuyant sur les flancs avec ses jambes, laissant simplement un panache de poussière derrière lui. On ne peut pas dire que c'est un magnifique départ, loin d'être aussi élégant que l'Ombre ou que la Flamboyante, mais il commence à se faire la main aux chevauchées ... Équestres. Le reste n'étant plus à démontrer.

Arrivée à Carcassonne


Voilà que les remparts sont à porter de vue et il ralentit la cadence. Alors qu'il pensait être tranquille et entrer sagement, un garde s'interpose sur la route, affublé d'une armure et d'une épée. Déjà énerver par le commencement de la journée, voilà qu'on l'emmerde à nouveau ... Ce n’est pas son jour et ce pauvre garde va le comprendre. Pourtant, une pensée lui traverse la tête ...

Si je me fais remarquer, cela risque de ne pas être bien vu ... À peine arriver ... Attendons au moins jusqu'au soir pour tuer un ou deux merdeux de miliciens.

L'ours grogne agacé et émet un refus de mettre pied à terre, ne voyant pas pourquoi il devrait se rabaisser au niveau de ce troufion, il replaça sa cape pour dissimuler son arme au passage. Quand il lui demande son nom, il lui donna par réflexe son nom quand il était en mission... Il y a de cela un moment ... Mirlin. Qui se traduit par " mirage empoisonné "ou empoisonneur.
Après cette formalité, il plissa les yeux en voyant le garde inscrire son nom sur une liste avant de lui céder le passage. Il lui rétorqua avant de s'introduire au-delà des portes

Payer pour faire perdre le temps des autres, c'est beau la vie ! Que des culs terreux !

Arrivé au cœur du village, il posa enfin pied à terre en tenant fermement les rennes d'une main pendant que de l'autre, il scrute le message laissé par le Phoenix, indiquant le nom de l'auberge " aux promeneurs de Carcassonne" ... Ce n'est pas pour autant qu'il la trouva facilement. Faisant des tours et tournant en rond à plusieurs reprises, mais sans jamais demander son chemin. Son regard s'arrêta sur une rue sombre qui semble cachée une bâtisse... Instinctivement et par curiosité, il s'y avança avec le cheval et une main sous sa cape d'ours, capuche bien baisser ... Sa main empoignant sa miséricorde si on lui tombe dessus. L'air été pesant et le peu de lumière qui filtrait dans cette ruelle étroite n'aidait pas. Il arriva finalement devant l'auberge où il entendit des discussions s'en émané ... Il nota la présence d'une personne qui correspondrait bien aux classiques du clan, mais... Attendre ainsi ... Étrange.

Après avoir vérifié que l'auberge était la bonne sur le panneau, le barbu alla attacher son cheval couleur ébène et le laisse charger du peu qu'il a, c'est-à-dire quelques potions diverses et variées. Il s'en retourna ensuite à l'entrée de l'auberge ... Retirant sa capuche d'ours, mais gardant la cape. Il la détaille et s'arrête, la main posée sur la porte ... Son regard ambré inscrit cette personne dans sa mémoire, la trouvant peu commune tant par son apparence que par ... Son arc, le fait qu'elle soit ici ... Peut-être qu'elle serait intéressante ... S'attardant plus qu'il n'aurait voulu sur cette personne qu'il a du mal à distinguer, il lui adressa quand même quelques mots.

Je ne sais pas ce que tu fais ici. Mais tu y es surement pour une bonne raison ... Le soleil commence à chauffer fort, entre donc prendre un verre. Si le danger fait partie de ton quotidien.

Sans plus de formalités, il poussa la porte et la laissa ouverte à son attention, avant de s'engouffrer plus en avant dans l'auberge. D'un pas assuré et l'adrénaline coulant dans ses veines, il jeta un regard rapide à l'assemblé attablé, n'en faisant cure d'interrompre une quelconque conversation. Il passa plus de temps sur les visages inconnus, mais passa à autre chose. Il passa volontairement près de Xandrya' et s'arrête en la fixant avant de poser une main lourde et ferme sur l'épaule marqué par les flammes ... Sa main se crispe volontairement, ses doigts se plantant sur la clavicule et dans sa peau à l'exception du pouce qui, suite à une blessure ancienne, n'as que peu de force. En parallèle, il cherche le regard vert de l’Écureuil en lui adressant de simples mots

Bonjour, Anyanka.

Se penchant ensuite à l'oreille de la Flamboyante, il lui souffle un grognement à l'oreille

Bonjour, " toi "

Relâchant ainsi l’épaule, il regarde à nouveau l'assemblé pour les saluer sans exception, s'attardant plus longuement sur l'encapuchonnée

Il alla ensuite vers eux en direction du comptoir, les regardants en coin. Il s'assoit sur un tabouret en les regardants, accouder ... Jouant avec une fiole d'un bleu foncé saisissant qu'il a pris à sa ceinture, contenante de l'Aconite. Il ne peut qu'envisager le questionnement de ceux qui ne le connaissent pas et de son entrée remarquer. Patient, il attend donc. De l'autre côté, il espère voir arriver cette personne assise à l'entrée de l'auberge ... Pour rajouter du piment à la situation et aussi pour voir ce qu'elle vaut en pareille présence.
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Encapuchonnée

La Midinette ne bouge pas. Après tout, il est difficile de se sortir d'une telle prise sans perdre quelques cheveux ou un bras cassé. Ivy la maintient bien en place tout en sifflant sa menace. Le Poison n'est pas dupe, la petite doit rager. Ça lui fera la main, faut apprendre à respecter ceux plus vieux. Elle est sur le point d'en rajouter quand une voix d'outre-tombe résonne. Ces azurs scrutent les hauteurs puisque la voix provient d'au-dessus d'elle. Nul doute, le rassemblement semble complet avec cette personnalité qui descend les escaliers en faisant courir ces doigts métalliques contre la rampe. Toujours le même sentiment chez elle, voir cet encapuchonné donne la chair de poule. L'avertissement est aussitôt lancé. Les règles sont les règles.

Elle relâche sa proie d'un mouvement brusque jusqu'à l'envoyer valsé contre une des tables, la Main les ayant dépassés. La petite garce ne perd rien pour attendre. '' Papa '' ne sera pas toujours là pour la surveiller et les accidents arrivent si vite. D'ailleurs il est à se pavaner, laissant son odeur putride emplir la pièce. Une seule des têtes dirigeantes de ce clan avait eu sa véritable allégeance et, elle ne l'offrait pas souvent. Cette personne n'était de toute évidence pas le Patron. Quant au Maître… elle ne saurait dire encore.

Tous les yeux sont fixés sur lui. C'est l'investigateur de cette petite sauterie, nul doute. Il se représente tous le monde. Il laisse planer des questions dans l'esprit d'Ivy. Xandrya retour des enfers? Elle était donc véritablement dans l'incendie ? L'heure n'est pas à poser les questions à l'intéressée. Elle verra ça plus tard avec elle dans l'intimité. Il les connait tous, sauf Midinette à qui il demande de se présenter. Justement, elle-même aimerait bien savoir qui est cette pétasse qui la rend de si mauvaise humeur.

Une nouvelle entrée détourne l'attention. Qui est-ce ? Le regard bleu de l'ébène le toise. Cette fois, elle n'a pas été dupée par les distractions environnantes. L'homme semble sûr de lui, comme chez lui mais, aucun gant à sa main. Il déambule dans leur espace comme si rien n'était. Il trahit le mystère sur la Midinette rapidement. Anyanka. Pourquoi ce prénom lui dit quelque chose ? Elle verra ça plus tard, elle peine à se concentrer alors qu'il se glisse derrière sa Flamboyante. Le regard mauvais qu'elle lui offre est signe d'une possession intense.

Dégage connard, elle est à moi !Cette pensée se fige à elle d'une telle évidence. Et si ce n'était pas réellement le cas ? Le doute fait augmenter sa mauvaise humeur déjà bien trop présente. Elle fait un pas en direction de la rousse qui semble crispée. Réaction de l'arrivé du gus ou autre chose ? Le Poison n'a pas encore conscience des stigmates des enfers sur le corps de sa belle. L'ébène se retient de sauter sur l'inconscient de suite. Son regard cherche celui de la rousse. Qui est-ce ? Elle n'aurait pas osé, si ? Une déception mélangée à une possessivité la pose dans une rage pour le moment contenue. Explosif comme mixture de sentiment et jamais trop bien gérer chez une femme comme Ivy.


Les règles ne s'appliquent pas à lui ?

Elle venait de s'adresser à la Main, prête à arracher les yeux à ce chien qui se croyait chez lui. Il allait devoir aller faire son territoire ailleurs que sur ce qui était déjà marqué ! De toute évidence, il n'était pas le bienvenue dans l'antre et elle se portait volontaire pour le lui démontrer.


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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Mer 14 Sep - 10:00

Samaël

L'auberge et sa pièce commune

Laché comme un con à proximité de la table, l'argenté n'avait pu qu'observer la suite des évènements quand la poison s'était quasi ruée sur la rouquine qui venait de faire son entrée.
A peine le temps de relever son regard doré pour confirmer que le pas boitillant était bien le sien, qu'Ivy donnait à l'incendiaire un présent qu'il aurait aimé pour lui, s'il n'avait été au courant du trio que formait ces deux là avec le taciturne il en aurait presque été offusqué.

La peronnelle à la longue chevelure sombre qui arriva alors lui sembla familière, un quelque chose ou un je ne sais quoi, mais la délicatesse de la demoiselle contrastant avec la froideur du regard qu'elle lui portait lui donnait des envies plus que malsaines à son encontre.
Et elle avait la verve acerbe ce qui ne gâchait rien, même si la voir déverser sa bile sur l'ébène n'était pas du tout une idée judicieuse, et elle allait vite le lui faire  comprendre.
Intérieurement Samaël espérait fort que sa divine ne l'abime pas trop la jeune fille pourrait être un amusement certain pour sa personne et si l'habit ne faisait pas le moine peut être était-elle même pucelle avec un peu de chance.

Une ombre s'insinua vers l'étage, les pépites se redressant pour apercevoir un visage inexistant, juste l'éclair d'un objet métallique qui griffait le bois du support d'escalier.
Leur hôte possiblement ?
Fin des interrogations, la voix métallique, lui rappelant étrangement celle d'un certain patron s'empare de l'espace ambiant, se faisant plus que clair sur l'attitude à tenir pour Ivy avant de dévoiler la rouquine ayant l'air d'en savoir bien trop sur son compte.

Passage rapide sur sa personne et une invitation est offerte à prendre siège au moment où la porte s'ouvrit à nouveau sur un homme non ganté, mais en soit n'est-ce pas une auberge après tout, sauf que....
Le gaillard n'a aucune espèce d'importance jusqu'à ce qu'il se dirige sans dévier de la flamboyante, la touchant sans qu'elle bronche avant de saluer la proie d'Ivy.

La gamine...

Rictus malsain aux lèvres de l'ange déchu, portant son regard d'or sur l'effarouchée que sa divine vient d'envoyer voler contre une table.
Point de virginité chez la bougresse, le paiement pour ses soins a été fait depuis longtemps, mais s'amuser avec elle est tentant malgré tout.
Passant à proximité de la puce qui se redressait de l'éviction du poison, la main gantée du démon agrippa quelques secondes la nuque de la jeune femme, la serrant avant de la relacher tout aussi vite, l'aidant dans sa remise sur pied, les mains posées sur les hanches de la donzelle.

Content de te revoir...

Petit murmure sadique à l'oreille, la sentir frémir puis s'éloigner pour rejoindre le siège proposé par l'étranger en attendant la suite des évènements quand au devenir du bougre que la poison avait de toute évidence déjà pris en grippe.


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Anyanka

Apercevant le fantôme, lueur d'espoir quand à une délivrance possible mais non tout juste bon à balancer son identité à la cantonade, autant signer son arrêt de mort directement tant qu'à faire.
Déjà le poids du regard de l'autre empaffé lui pèse dessus, lui donnant une gerbe de tous les diables.

Hummmpfff...
Ne pas bondir sur elle, ne pas bondir sur elle, ne pas bondir sur elle


Ces mots répétés dans sa tête comme une litanie, la puce essaie de deviner le nombre exact de fragments d'os se baladant dans son bide après que le poison l'ai fait voler à travers la pièce pour venir heurter violemment la table de ses cotes.
A peine en train de se redresser qu'une pogne énorme se pose sur sa nuque l'étreignant avec force, la faisant se raidir d'un trait, on lui aurait enfoncé violemment un manche dans le fondement que ça aurait eu le même effet.
La prise vite relâchée, Anyanka sent les paluches de l'enfoiré sur ses hanches, frémissement instantané et mouvement du bassin pour le dégager de là en le fusillant du regard la mâchoire crispée.

Dégage ducon...

Droite dans ses bottes, l'ombre lisse sa jupe et réajuste son corsage avant de passer à proximité de l'incandescente en jetant un regard à Ghost qui se pose bien loin alors qu'Ivy s'enquière de savoir si l'avertissement vaut pour lui aussi.
Ouh que ça sent pas bon pour lui tout ça, quand la libidineuse avait quelqu'un dans le nez, c'était pas bon pour sa trogne.
Se glissant dans un siège bien loin d'Ivy et de Samaël, la puce s'installe tranquillement sans ajouter grand chose si ce n'est la présentation demandée par l'étranger.

Même si déjà dit, je suis Anyanka

Jetant un regard vers la poison avant de revenir à la main, la puce ajoute calmement.

Donc légitime ici

Coudes posés sur la table, la jeune femme attend et tout comme lui ne l'a pas fait en la voyant en fâcheuse posture à son entrée, Anyanka ne lève pas le petit doigt pour justifier de qui Ghost est et pourquoi il est là... ou plutôt pour qui.



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Xandrya

L'Auberge des Promeneurs, rez de chaussée

Tout s'enchainait à une allure effrénée, la puce sous le joug d'Ivy lui fit redescendre son pied à terre, prête à intervenir au besoin mais l'arrivée magistrale de la personne qui leur avait de toute évidence envoyé les faucons stoppa net son idée.
La voix qui parcourut la pièce était à glacer les sangs, froide, métallique, sourde.... même sa poison s'exécuta lorsque l'inconnu exigea qu'elle relâche Anya, de mauvaise grâce certes mais tout de même.
Suivant du regard le déplacement de l'individu, elle releva son regard azuré quand la silhouette se figea devant elle, portant la main sur la capuche de la rouquine qui se retint de réagir.
Inspirant profondément à l'évocation de sa présumée mort avant de serrer les dents lorsque la pointe métallique vint se poser sur sa peau diaphane en l'invitant à incliner la tête vers la droite pour dévoiler les brulures à sa gorge.

Les enfers... ouais un truc comme ça... songea t-elle en essayant de percevoir qui se cachait derrière le foulard.

Sa réflexion fut interrompu par l'arrivée dantesque du fantôme qui prenait possession de la pièce comme s'il avait été chez lui, ça n'allait pas plaire à tous.
La façon qu'il eut de venir la saluer était plus que claire dans l'esprit de la flamboyante, il n'avait pas apprécié d'être planté au feu de camp et son épaule cicatricielle en faisait les frais lui arrachant une légère grimace lorsqu'il lui lança un "bonjour toi" glacial.
Pas le temps de lui répondre qu'il s'éloignait après avoir relâché son omoplate, pour aller se poser en bout de comptoir une de ses fioles à la main, la réaction d'Ivy ne se fit pas attendre alors que les autres avaient déjà pris un siège comme l'avait demandé le quidam planqué en bout de table.

Portant la main sur sa capuche pour achever de la baisser, vu qu'il ne servait à rien de se dissimuler tout le monde ici la connaissant, Xandrya ouvrit les deux fermetures de son mantel et en extirpa ses longs cheveux de feu pour les jeter sur son dos avant de s'approcher de la table au moment où Ivy interpellait celui qui retenait toute son attention.
Elle n'aimait pas la présence de Ghost, précaution d'usage, son attitude menaçante envers la rouquine, ou juste de la jalousie ça restait à déterminer mais si cette option était la bonne il était heureux que le barbu n'ai pas été plus démonstratif.
Passant auprès d'Ivy, le phoenix passa une main à sa taille en l'invitant à son tour à s'assoir en lui déposant un baiser dans le cou.

Calme toi, il n'est pas une menace pour nous

Tirant une chaise, la rouquine la fit pivoter pour s'y installer à califourchon en posant les coudes sur le dossier rivant ses saphirs vers leur hôte.
La phrase prononcée à l'encontre d'Ivy résonnait encore dans sa tête
"Il n'a jamais été autorisé que vous vous battiez entre vous... Que ce soit par Le Patron ou... Le Maître...
Je ne le tolérerais pas davantage..."

Il n'était donc ni l'un ni l'autre, d'où pouvait bien sortir ce personnage qui semblait pourtant bien les connaître chacun, la question était trop brulante à ses lèvres pour qu'elle y reste.

Les présentations sont achevées à priori, et que ce soit vous l'auteur du petit message c'est évident.
C'est bien gentil tout ça, mais vous, vous êtes qui ????

Faisant craquer sa nuque de nervosité, le poignet droit de la rouquine pivota doucement, une fine lame se glissant dans la paume de sa main.

Vous l'avez dit vous même, vous n'êtes ni le fondateur, ni Chaos et vous osez nous "convoquer" ici et "supposer" que le trône vous est acquis ???
Vous manque quelques infos pour penser qu'on va pas moufter à ça...


Soudainement, la rouquine se rendit compte qu'effectivement personne n'avait bronché à part elle, même sa poison avait obéit aux ordres, son franc parler allait encore possiblement lui couter cher comme se fut le cas par le passé avec le patron, trois petites marques sur son sein droit en attestant.
Mais au demeurant, les parties de sa personne marquées par les flammes et le long séjour au dispensaire dans l'inconscience qui en découla ne lui donnait aucune envie de laisser un étranger au clan se prétendre devenir leur patron, maitre, boss, peut importait.



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Zélia

Dans l'auberge en bas (si, si)

L'encapuchonné s'était enfin décidé à descendre de sa grotte, des jours que La Main Noire y était cloitrée, se contentant de manger et de faire... bah ce qu'elle faisait parce qu'en fait elle n'avait pas même ouvert à part pour prendre et rendre son plateau repas.
Toujours était-il que son arrivée ne passait pas inaperçu et que les esprits semblaient vouloir se calmer sur sa demande alors que la petite jeune n'en menait pas large avec le poison.

Lorsque tout le monde semblait s'être apaisé et que chacun prenait place autour de la table, la poivre et sel prépara le plateau y déposant plus de verres que nécessaire, deux bouteilles de la cuvée spéciale et pris le soin de découper quelques morceaux de saucisses et de les déposer dans une assiette où trônait déjà des cerneaux de noix séchés .

Avant d'aller rejoindre l'assemblée, l'aubergiste jeta un regard vers l'homme en bout de comptoir qui semblait  avoir un peu trop attiré l'attention sur lui et  lui versa une choppe avant de la faire glisser jusqu'à lui dans un geste précis afin qu'elle s'arrête juste à sa portée.
Par la force de l'habitude, certains gestes qui ne lui étaient aucunement familier le devinrent avec une précision déconcertante, esquissant un petit sourire vers l'inconnu à la barbe naissante  Zélia attrapa son plateau et sortit de derrière son comptoir pour aller le déposer sur la table s'asseyant auprès d'Anyanka qui semblait seule dans son coin.

Ne disant pas un mot, la perle fit le service en évitant cependant la glissade sur la table en se contentant de faire glisser le plateau avec les breuvages servis vers le centre de la table, prenant soin d'approcher celui de La Main juste devant elle alors que la rousse impétueuse se montrait plus qu'insolente.
Prenant à son tour sa choppe, la poivre et sel la cala entre ses mains la laissant posée sur la table cependant, si toast devait être porté, elle n'aurait pas l'outrecuidance de le lancer, et puis la tension étant palpable , mieux valait attendre et se tenir tranquille.

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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Dim 18 Sep - 12:09

Artémis


**Sur un pierre entre la fenêtre et l'entrée de l'auberge**

Le plot de granit qu'elle a pris pour siège semble un point stratégique bien choisi, rien ne l'oblige à se cacher, l'endroit est public, ce qui lui permet de pouvoir apercevoir les différents cavaliers qui se pointent les uns derrière les autres.
Chacun jete un regard sur elle avant de pénétrer dans l'auberge, pratique pour repérer le moindre détail.
Deux femmes à la lèvre ornée d'un anneau, un signe de ralliement peut être, l'une semblant plus âgée que l'autre et bien moins avenante que la jeune qui lui sourit doucement, aucun mot d'aucune des deux par contre, ce n'est pas l'archère qui s'en offusquera, parler n'est pas le moins du monde son fort.
D'aucun ne la connaissant pas l'aurait probablement pensée muette tant elle n'aimait le brouhaha d'une discussion dénuée d'intérêt, préférant le bruit du vent dans les feuillages en phase de traque lors d'une chasse.

A la suite des deux cavalières, une troisième monture s'engouffra vers les écuries, moins assuré visiblement, le cheval étant arrivé beaucoup plus calmement.
Cette fois c'est un homme qui arrive vers l'entrée, d'une charpente honnête, la barbe mal taillée sous une peau de bête, chasseur ou simple bourgeois qui s'enorgueillit de porter la dépouille de cet ursidé tué par un autre.
Ses yeux bicolores se détachent de la cape en fourrure lorsqu'il s'adresse à elle, tentant de l'inciter à entrer pour boire en parlant de danger, sans réellement l'inviter pour autant mais laissant la porte ouverte derrière lui.

**Devant l'entrée ouverte de l'auberge**

Après un instant d'hésitation, Artémis pose ses mains sur ses cuisses, se lève et s'approche de l'entrée, découvrant une tablée de six personnes et l'homme qui venait de lui parler au comptoir.
Le temps est à l'observation et la tension entre les uns et les autres est palpable, même de là où elle se trouve, elle rend l'air lourd et pesant, étouffant presque.
Le genre de situation que la ténébreuse préférait observer du haut d'un arbre, dans un fourré ou tout autre endroit où il lui était possible de se dissimuler, mais en l'occurrence à cet instant aucun moyen de se cacher.

Il semblait qu'il s'agisse en fait d'une réunion de famille, même si elle doutait fortement que cela soit le cas, ou une famille étrange, mais après tout pourquoi pas, elle ne serait pas juge de la composition d'une famille, pour peu que l'entente y soit présente.
Bien qu'ici ce n'était pas franchement ce qu'il semblait.
D'un pas calme, Artémis s'avance jusque dans l'embrasure de la porte, son arc à l'épaule non menaçant, appuyant légèrement la dite épaule sur le chambranle de l'entrée pour démontrer qu'elle n'avait aucune malveillance envers ceux qui se trouvait dans l'auberge.

Bonjorn

Un simple mot, une politesse, la chasseresse ne s'imposera pas, si on l'invite elle entrera sans quoi, elle tournera les talons sans demander son reste.
Petit coup d'oeil vers la peau d'ours qui lui tourne le dos, décidément cette vision la laissait perplexe.




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Rez-de-chaussée de l'auberge des promeneurs, la salle commune

Observer chacun...
Sentir les regards...
Ecouter leur propos...
Constater qu'ils obéissent cependant...
Eclat blanc entre les lèvres...

Ils se questionnent...

Redresser la tête...
Regarder l'inconnu...
Croiser les doigts...
Porter les mains devant la bouche...
Prendre le temps de réfléchir...

Peser chaque mot...
Anticiper chaque réaction...
Assurer son statut...
Poser les senestres sur la table...
La Main Noire est prête...

Il est temps...

Regard translucide porté sur l'assemblée, La Main Noire s'apprête à répondre aux interrogations, beaucoup de requêtes, beaucoup d'interrogations, chacune doit être traitée.
Attention portée sur la plus jeune qui semble s'attirer les foudres de différents comparses, même si pour certains la chose fut faite discrètement.

Vous avez bien changé jeune fille...

Remerciement d'un léger hochement de tête pour la tavernière qui lui approche de quoi s'abreuver, le plateau garni prouve, une fois de plus l'efficacité de l'interface, ses services avaient toujours été de qualité, elle le prouvait à nouveau.
L'homme qui provoque le courroux vraisemblable d'Ivy reste étrangement calme étant donné la scène à laquelle il avait assisté plus tôt, son sang froid en est limite irritant pour La Main ou est-ce sa relation, à priori privilégiée avec la flamboyante vu la familiarité avec laquelle il l'a salué, qui lui donne l'idée d'être protégé ici lieu.
Invitant de sa senestre métallisée le poison à s'installer, une fois de plus, une réponse lui est donnée.

Chaque chose en son temps Ivy...
Modérez vos ardeurs, l'espace d'un moment je vous prie...
Il y'a plus urgent à traiter...


Attention portée maintenant vers la rouquine à proximité qui se fait plus qu'insolente à son égard, déjà jadis sa simple présence ne lui plaisait que modérément, les opales foudroyantes trucident, sous le couvert de l'étoffe qui les voilent, l'inconsciente dont la rhétorique est pourtant justifiée.

La méfiance est un art...
Vous semblez le maitriser Xandrya...
Il se doit d'être utiliser judicieusement cela étant...


Reculant lentement sa chaise, La Main Noire se lève et se dirige vers la rousse à quelques pas, stoppant sa progression juste devant la chaise retournée de l'impétueuse mercenaire.

Je ne "suppose" pas que le "trône" m'est acquis...
Le clan de La Main Noire est sous ma coupe désormais...


Ouvrant légèrement un pan de son manteau, La Main Noire dévoile à l'incendiaire incendiée le haut de son poitrail droit pour qu'elle comprenne, ainsi qu'au poison à proximité, afin que toutes deux sachent, ayant pour chacune d'elle des intentions précises, dès lors que leur présence fut constatée.
Refermant l'étoffe pour dissimuler ce qui doit l'être, le nouveau dirigeant du clan se pose de nouveau dans son siège.

Je le sais et le revendique comme mien...
JE suis La Main... Noire...
Même si le terme de trône est fallacieux...


L'oreille se tend vers l'entrée et le regard se plisse pour découvrir ce qui semble être une archère de part sa tenue et son attirail, elle salue avant de s'introduire, judicieuse idée, le territoire n'est pas conquis bien que façade publique.
Indiquant l'étrangère, la voix métallique et étouffée s'élève pour s'adresser à Zélia.

Aubergiste, il semble que vous ayez clientèle à honorer...
Faites donc votre office...


Revenant à la rousse aux manières plus qu'approximatives, La Main Noire pose sa dextre droite sur la table tapotant le bois de son index à la griffe métallique, signifiant, si besoin, son agacement.

Dois-je encore argumenter mon statut Xandrya...
Pouvons-nous poursuivre...


Un sourire mesquin s'esquisse sous le foulard qui dissimule son porteur, La Main Noire n'a pas vraiment de doute quand à la réponse que lui fera cette fois-ci la flamboyante.
Il lui faudra l'avoir à l'oeil, potentielle source de problème, La Main ne s'inquiète pas, tout à chacun peut être "maitrisé" pour peu qu'on ai les bons arguments.

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Zélia

Dans l'auberge en bas (et oui toujours)


Comme elle l'aurait assez aisément parié, la tension monta d'un cran quand la personne qui les avaient tous convoqués de manière un peu triviale, mais ô combien efficace, prit la parole pour s'attarder sur chacun tour à tour.
Louant une puissance inconnue, sachant de quoi était capable l'être sous bure, Zélia fut bien contente de se voir remercier pour le service, se contentant à son tour de porter la choppe attrapée à ses lèvres n'attendant finalement aucun toast, ni personne d'ailleurs, la force de l'habitude surement.

Le gaillard au comptoir passait à la trappe pour le moment, la poivre et sel le gardant du coin de l'oeil en se demandant bien quelle mixture pouvait avoir cette teinte bleutée dans la fiole avec laquelle il jouait.
La Main semblait avoir mieux à faire pour le moment, comme recadrer la sanguine fâce à elle, et même si les formes y étaient mises, la fermeté des propos et la voix métallique étaient d'une limpidité à toute épreuve, elle allait devoir se calmer et vite fait la rouquine.
Pour les seuls regards de la flamboyante et du poison, leur hôte dévoila une partie de sa personne, à croire qu'il fallait avoir la prunelle bleutée pour pouvoir prétendre à cette vision particulière.

Alors que La Main reprenait place, une étrangère se pointa à l'entrée laissée ouverte par l'homme campé au comptoir, saluant calmement l'assemblée ce qui fit pivoter la tête de l'aubergiste juste au moment où le nouveau propriétaire du "trône" l'invita à s'occuper de sa clientèle.
Fallait pas lui dire deux fois, se casser de cette réunion à couteaux tirés lui convenait très bien, pour sa part le pacte avec le clan avait été conclu depuis longtemps avec Chaos, un fin petit sourire s'afficha sur ses lèvres sombres en repensant à la façon dont l'accord avait été validé.
Saluant rapidement les convives, l'ombre s'extirpe de la table et se dirige vers l'archère qui n'avait encore mis un seul pied dans son échoppe, s'approchant d'une marche franche, la tenancière sourit à la nouvelle venue se postant au niveau de la porte en tenant le tranchant.

Bienvenue "Aux Promeneurs de Carcassonne", entrez donc ou vous allez laisser entrer la chaleur

Un joli sourire bien commercial accompagné d'un geste de tête appuyant la parole pour l'inviter à entrer, la perle attend que l'archère entre pour refermer derrière elle la lourde porte de bois.
Marchant en direction du comptoir, elle se faufile et prépare directement une chopine à l'écume blanchâtre et la glisse vers la femme au regard hypnotique de sa singularité.

Cadeau de la maison.
Moi c'est Zélia à votre service tant que vous avez de quoi le monnayer.


Petit rictus amusé, la phrase pouvait prêter à confusion mais elle n'en avait franchement rien à faire, l'établissement n'attirait que rarement une clientèle cherchant ce genre de services et comprenait rapidement l'erreur commise de l'avoir pensé.

Et vous deux ?
De passage ? Un prénom, ou surnom, peut-être ?


La seconde chopine avait été servie non loin du gaillard, afin de pouvoir justement s'adresser autant à l'un qu'à l'autre, et en apprendre un peu plus sur les deux étrangers au clan, car il était quasi certain que l'instigateur de la petite sauterie qui se déroulait à la table voisine allait vouloir en savoir plus.
Mais pour le moment, y'avait d'autres chats à fouetter, quatre en réalité.



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Xandrya

L'Auberge des Promeneurs, rez de chaussée


Somme toute vraisemblance, l'imposture ne durerait pas bien longtemps si l'encapuchonné ne se décidait pas à broncher.
Lorsque le quidam se décida enfin à prendre la parole, la voix métallique lui rappela étrangement le fondateur sans trop savoir exactement pourquoi, surement parce que la sienne, de ce qu'elle s'en souvenait, était aussi grinçante qu'une craie crissante sur l'ardoise à vous en vriller les oreilles.
Le fait que le cas de Ghost ne soit pas considéré comme une "urgence à traiter" soulagea la flamboyante qui, pour autant, ne perdait pas de vue l'idée de savoir qui pouvait bien se cacher sous toute cette étoffe sombre.

Contre toute attente, après avoir paradé tour à tour auprès des uns et des autres, leur "hôte" s'intéressa enfin à son cas, il était temps.
Le sourcil gauche haussé, l'incendiaire écoutait le baratin qui filtrait à travers le foulard, de belles paroles mais ça ne lui disait toujours pas de quoi il retournait et ça commençait à doucement lui chauffer la bile.
La chaise crissant sur le sol, lorsque le prétendu chef se leva, fit instinctivement pivoter la tête de Xandrya, quelques mèches de feu venant mourir sur la naissance de sa poitrine, avant de relever son regard outremer sur l'étranger qui était posté juste devant elle.
Les paroles et le mouvement vers le manteau déclenchèrent une prise en main plus ferme de la lame qui s'y trouvait, celle-ci se relâchant dès que les saphirs se posèrent sur ce qu'on lui donnait à voir, tournant vivement la tête vers Ivy qui voyait la même chose qu'elle, encore surprise de ce qui lui était dévoilé.

Bordel...

Se bouffant l'intérieur de la joue, la rouquine fit pivoter son poignet légèrement pour que la lame regagne son écrin de cuir, écoutant d'une oreille attentive même si distraite par l'information qu'elle venait de se prendre en pleine face, une fois de plus elle avait ouvert sa grande gueule bien trop vite.
En voyant Zélia s'éclipser vers l'entrée, le phoenix porta rapidement un regard vers le fantôme qui n'avait pas bougé, et vu l'identité de La Main Noire, le sang de la rouquine se glaça en imaginant le sort qui allait lui être potentiellement réservé.
Entendant le doigt bagué frapper la table, l'attention de la rousse revint à l'hôte qui menait la danse, l'agacement était perceptible et la mercenaire n'avait nulle intention de la voir s'accroître de son fait.

Attrapant une choppe déposée sur la table, Xandrya la leva vers La Main et se mordant franchement l'intérieur de la joue à en avoir un goût ferreux sur la langue, elle entama de porter un toast qui lui écorchait la gorge comme rarement.

Nullement...
A votre retour... et...


Devoir prononcer ces mots, en sachant qui se trouvait sur le "trône" désormais, lui arrachait la bouche comme jamais, déjà le successeur du Patron n'avait eu qu'une allégeance incertaine mais honnête vu qu'il avait été clairement désigné comme tel par le fondateur mais là...

...Au clan de La Main Noire

Amenant le breuvage à ses lèvres charnues, la rouquine laissa glisser le liquide translucide dans sa bouche, la brulure de la prune s'écoulant tout le long de sa gorge.
Le regard azuré rivé sur La Main, la flamboyante marmonna dans son verre quelque chose pour elle-même que nul ne put entendre, mais qui n'augurait rien de bon pour la personne ciblée de ses aigues marines.
Bien qu'effectivement en droit à prétendre à ce titre, le spadassin noir ne l'admettrait jamais en tant que tel... la fourberie et la méfiance étaient désormais de mise.




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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Jeu 22 Sep - 9:24

Artémis


**Devant l'entrée ouverte de l'auberge**

Les têtes se redressent à son bonjour, et la personne trônant en bout de table semble donner des indications à la femme à la chevelure bicolore qui s'exécute aussi sec, intriguant la ténébreuse de cette rapidité d'exécution.
Celle qui se trouve être l'aubergiste qui l'invite donc à entrer, décollant son épaule du chambranle, l'archère s'introduit en passant devant elle pendant qu'elle referme la porte.

**Dans l'auberge, au comptoir**

Avançant dans la pièce avec calme, le regard vairon observe les personnes attablés d'un peu plus près avant de poser son arc contre le corps du comptoir et son avant-bras sur plateau servant au service.
D'un pas décidé la tavernière avait déjà fait le tour pour lui servir une boisson, commençant à jacasser bien plus que nécessaire, si une séance de papotage était dans ses intentions avec elle, la déception serait malheureusement au rendez-vous.
Une main portée sous la capuche, l'archère fait glisser l'étoffe dévoilant une tête brune tressée dont la longueur reste à son appréciation vu qu'enfouie dans sa tenue, ainsi qu'une bouche bien dessinée le col qui la masquait ayant suivi le mouvement de main.
La choppe attrapée, de la main, la tête s'incline en guise de remerciement pour la mousse offerte, répondant avant de la porter à ses lèvres pour en boire quelques gorgées.

Mercé...
Artémis...
En ballade...
Je chasse...


L'essentiel est dit et les questions de la dénommée Zélia ont eu réponse, profitant de la fraicheur piquante du liquide ambré qui s'écoule le long de son oesophage.
Imperceptiblement l'oeil brun se tourne vers l'homme qui l'avait enjoint à entrer lors de son passage, la tête suivant la direction du regard pour tomber une fois de plus sur cette peau d'ours qui l'intrigue franchement sur les capacités sylvestres de l'inconnu.



_____________________________________________________________________________________

Anyanka

La réunion semble entamée et la tavernière amène de quoi boire et manger, quelle bonne idée, la puce crève la dalle enfin une qui en avait dans la tête, lui adressant un petit sourire en coin lorsqu'elle s'installe à ses cotés, Anyanka prend une choppe sur le plateau ainsi que quelques cerneaux de noix.
Connement un sourire amusé se pointe sur ses lèvres en pensant au surnom qui lui a nouvellement été donné, l'Ecureuil... Bah pour le coup en mangeant des noix, elle le rend plus qu'approprié, reprenant un peu de sérieux elle engloutit un cerneau ses dents le broyant sans vergogne.

Lorsque l'ombre entend sa protectrice qui insulte limite l'étranger, ses grands yeux verts se ferment dans un soupir, quand saura t-elle enfin fermer sa grande bouche.
Mais l'attention se porte sur elle, l'autre annonçant qu'elle a changé, non mais sans blague, évidemment qu'elle a changé, elle a vieilli tiens, elle a pas encore trouvé la machine à remonter le temps en même temps, sinon l'idée serait tentante de s'en servir.

Laissant le duel de titans s'orchestrer sans elle, la puce observe son escorte qui reste calme au comptoir alors qu'une bonne femme se pointe avec son arc à l'épaule lançant un bonjour depuis la porte.
Etrange tenue pour une voyageuse, et l'arc... bah l'arc quoi, puce aurait toujours aimé savoir se servir de cet engin mais n'avait réussi qu'à se cingler la joue avec le morceau qu'il faut tendre, bref pas une grande réussite.
Quand l'aubergiste entame de partir de la table, le regard émeraude suit la poivre et sel, c'est qu'elle aussi elle s'ennuie ferme pendant que les autres se jaugent et s'affrontent.

Choppant un autre cerneau de noix, la tension semble retomber un peu quand la rouquine lève son verre pour porter un toast au clan.

Ah ça se calme... pas trop tôt...

Levant à son tour son verre qu'elle va enfin pouvoir boire, Anyanka se joint à la célébration du clan

Ouais tout pareil

Enfin la puce s'enquille son verre, l'engloutissant avec un léger trésaillement de paupière, il fallait bien l'avouer la prune de la cuvée privée, bah c'était pas de la liqueur pour midinette.



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Samaël

S'il n'avait été plus maniéré, l'argenté aurait sans doute baillé de cette entrée en matière, les réactions des uns et des autres étaient aussi prévisibles que risibles.
La gamine qui ne dit pas un mot, la rouquine qui l'ouvre bien trop, la perle qui file à l'anglaise pour gérer son commerce, le bougre qui observe dans leur dos et bien sur le nouveau chef de clan qui s'affirme.
Calé dans son siège, l'ange déchu n'avait pas pris la peine de se retourner sur la femme entrée dans l'auberge sur invitation de Zélia, la voix qui s'éleva derrière lui était chaude et sensuelle, laconique aussi, pas un mot de plus que ce qu'il était nécessaire, ça lui rappelait un autre du même acabit.
Attrapant à son tour un verre de liqueur, le démon séducteur jeta un regard vers la divine qui n'avait pour sa part pas encore réagi ce qui l'étonnait grandement, d'un geste calme, il prit un second verre et le déposa devant le poison.

Passant la main sur son menton, caressant sa barbe, faussement naissante de quelques jours, Samaël observa tour à tour les femmes autour de la table, se disant que peu d'hommes sont au rendez-vous des messagers ailés.
Un léger rictus aux lèvres, l'argenté inclina la tête pour détailler La Main siégeant face à lui, remarquant le doigt orné d'une manière bien spécifique, fouillant sa mémoire sur où et quand il avait déjà vu ce type de bijou.
Le regard doré plissé, la refléxion s'orchestrait quand la lumière se fit dans son esprit en ajoutant les éléments à sa portée les uns après les autres, le rictus s'élargissant davantage, sa supposition serait à confirmer.

Intéressant...

Levant le verre en main, Samaël rejoignit le mouvement de la flamboyante et de la puce.

Longue vie au clan

Buvant sans sourciller la prune languedocienne de la cuvée spéciale, les pépites pétillent d'un éclat oublié de leur propriétaire depuis un long moment.



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Ghost
Cela faisait seulement un petit moment qu'il était à l'auberge et déjà, il en avait marre ... Des querelles comme s'il s'agissait de gosse des rues, des grandes gueules comme la brune à la libido exacerbée qui lui est étrangère, et enfin la Flamboyante qui en fait toujours qu'à sa tête ... Une lueur d’espoir, ou deux en fait. La tavernière et cette inconnue. Artémis.

Il observa en silence ces deux dernières, avant que son attention se porte sur les boissons. Il esquissa un sourire en écoutant pour la première fois l’archère, portant un accent étranger… Sans oublier des mots pour toute réponse, des mots aussi aiguisés qu’une lame qui va droit au but. Décidément… Cela va peut-être devenir intéressant. Une brune Mystérieuse…

Laissant les membres officiels ou officieux discuter entre eux, il porte son regard ambré de Zelia à Artémis puis d'Artémis à Zélia avant de répondre aux interrogations qui dans toute autre circonstance aurait été déplacé de la part de la tavernière et aurait surement valut une réplique froide et un grognement sourd… Mais l’Ours se radoucit en écoutant que les verres sont offerts. Elle sait s’y prendre la bougresse…
Il a pris note du regard appuyé de l’archère sur sa personne, mais il ne sait pas dans quel but ni ce qu’elle pense… Tant de questions qui se bousculent, et une seule réponse pour y donner suite… L’ignorer, pour le moment. Jusqu’à ce qu’elle se manifeste sur ce qui captive son attention.

Ghost prend alors son temps pour sortir un crâne qu’il a acheté à un marchand ambulant sur la route jusqu’à Carcassonne et vide le breuvage dans ce dernier. Méfiant, il regarde les autres et essai de sentir une odeur particulière à la recherche d'une substance quelconque qui aurait été mise dans la boisson … Une fois satisfait, il commence à boire après avoir laissé filtré à travers ses lèvres de manière audible, pour que les personnes attablées puissent aussi l’entendre, un toast.


Au clan de La Main Noire, à la vie comme à la mort.

Reposant ainsi le crâne avec moins de la moitié de la boisson initiale, il s’essuie la bouche d’un revers de manche avant de daigner se présenter à Zélia, et à Artémis qui nul doute n’en perdrait pas une miette.

Je me nomme Ghost, dicte l’Ours grognon… Et bien d’autre encore. Appelez-moi comme bon vous semblera. Et je suis venu avec la Ténébreuse et la Flamboyante.

Il indique donc les personnes concernées assises à la table, à savoir Anyanka et Xandrya, en les regardants au passage.

Je dois m’entretenir avec La Main à ce propos, pour être intégré au clan. Et chose que je n’avais pas prévue… Je dois apprendre la politesse à la putain qui m’a manqué de respect.
Il jette un œil à la Poison en finissant sa phrase, la détaillant avant de finir son breuvage. Il reprend ensuite la parole

D’ailleurs, les mises au point étant faite… Si on n’attend plus personne… Il faudrait penser à ne pas prendre racine. Ce n’est pas que les combats ne m’intéressent pas, mais la brune va encore se laisser dicter sa conduite et on se lasse vite. En tout cas, il y a beaucoup de personnes atypiques ici… Je m’y sens bien.


Il se tourne vers la table et regarde fixement la Main Encapuchonnée.


D'ailleurs, j'aimerais que l'on puisse me confirmer que vous êtes bien la Main, et non un vulgaire imposteur de pacotille. Vous connaissez les membres ici présents, mais eux peuvent-ils vous reconnaître ? Vous êtes le seul à avoir gardé la capuche sur la tête après tout.

Entre-temps, le fantôme s'était levé de son tabouret au comptoir et s'était avancer vers la table. Si le Phoenix s'était écrasé facilement, ce qui l'as fortement surpris, lui n'est pas en reste niveau caractère ... Ce n'est pas pour rien qu'ils passent autant de temps ensemble. Un mélange explosif.


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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Jeu 22 Sep - 9:30

Ivy


La rage sillonne en elle jusqu'à faire des étincelles dans son esprit sur des souvenirs qu'elle pensait pourtant tout simplement oubliés. Le visage de cette rouquine, de ce parfum et de cette enivrante ou même dépendance qu'elle peut créer sont toujours bien présent chez Ivy. Le souci. C'est qu'elle n'a jamais eu la même place chez la Flamboyante. De voir ce gus qui se croit tout permis débarquer dans leur antre et venir mettre les mains sur quelque chose qui ne lui appartient pas l'enrage. Et si justement, elle lui appartenait ? Un regard se glisse sur cette rouquine qui est son talon d'Achille.  Les quelques mots qu'elle lui balance comme quoi il n'est pas dangereux ne sont pas ceux que le Poison souhaitait. Sans importance aurait été préférable.

La Main semble de cet avis, pas assez important pour qu'on lui trou la peau. L'identité de la Midinette tombe. Le regarde sombre se porte sur la petite garce en devenir. Tien tiens ! De bons souvenir à lui rappeler à celle-là. Pas étonnant que personne ne l'ait reconnu, elle avait encore la sucette aux lèvres à l'époque. Mais, comble du bonheur et d'un sarcasme profond, bienvenue ! Elle est intouchable.  Elle aurait dû rester dans son trou du Limousin, au moins, elle pouvait faire ce qu'elle voulait. Bordel !

Et comme si cela s'améliorait avec le temps…  Le nouveau chef bavasse. Naturellement, la rouquine la ramène. Elle n'a jamais su fermer sa grande gueule. Peut-être une des facettes qui plait tant à l'ébène finalement.  Une nouvelle tête fait son entrée. Inconnue mais, son regard n'a pas le temps de porté plus attention puisqu'il est solicité par ce qu'on tient à lui montrer. La Main exige son attention et s'adresse au duo de femme, la vérité fait rage désormais sur l'identité de cette personne. Qui est derrière le fameux masque.  Un sourcil s'élève, une seule personne pouvait… Bordel !!!! Pourquoi était-elle revenue ici si elle avait autant de bons souvenirs à ses comparses ? Pour la Flamboyante, pour le Ténébreux, pour l'Argenté, pour la Petite Garde, pour le Vésuve. Pour ne nommez qu'eux mais dont certains manquaient à l'appel. Cette famille était  grande et comme dans toutes les bonnes réunions, certains sont toujours les moins aimés.

Tout son comportement déborde de sympathie quand elle vient s'asseoir et que Sam posa un verre devant elle. Elle le remercie d'un clin d'œil et boit cul sec.  Elle n'a pas pipé mot encore. Aussi bien se la fermer, de toute manière, on lui refuse tout. Oui, c'est aussi une capricieuse et une boudeuse. Mais, également une rancunière assez maline pour taper quand le climat y sera opportun.

Voilà que l'Effronté se pointe et se pavaner comme un paon. Et les insultes vont vite. Son verre est rapidement démontré en un joli projectile qu'elle lui balance derrière le crâne avant qu'il ne daigne se retourner.


Tu pourras rajouter quelques qualificatifs à putain comme ça.

Le ton de sa voix était doux, chaud et même pas menaçant. Le regard qu'elle jeta à la rouquine était assez explicite.  Et elle lui murmura.

Garde ton nouveau toutou en laisse…

Et le poison se tourne vers la Main.

Vos prédécesseurs ont toujours considérer ce clan comme une famille. Vous semblez vouloir prendre ce même chemin si j'en crois vos paroles.  N'oubliez pas que n'entre pas qui veut… ou qui couche avec qui.

Elle parlait bien entendu de cet imposteur Effronté. Elle se redresse. Elle avait eu le plus grand respect pour le Patron. Ensuite, Chaos, il l'indifférait mais, ce nouveau chef avait tout à trouver sa place et à mener bien ses troupes.  Il avait ce que personne d'autres avant lui n'avait eu, à savoir s'il allait savoir l'utiliser pour renforcer ce clan ou le déchirer.

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Samaël

L'enivrant dans cette pièce ne provenait pas du breuvage, tous les alcools du monde n'étaient que broutille en comparaison de l'effet dévastateur d'un sourire sincère de la divine créature qui siégeait à ses côtés, et que dire de son regard d'une clarté à faire damner tous les saints du paradis, l'ange déchu y avait pour sa part succombé depuis bien longtemps.
L'observant en coin le godet en main, l'argenté releva ses pépites dorées sur le doux dingue qui apostrophait tel un conquérant la nouvelle figure du clan siégeant face à lui, agrémentant au passage la dame de ses pensées d'un sobriquet qui ne lui plairait guère assurément.

S'adossant davantage un rictus aux lèvres, Samaël s'installait pour mieux contempler la réaction de chacun dont la première ne se fit pas attendre plus de quelques secondes après que le conquérant ait terminé son joli petit discours.
Il avait de l'aplomb, on ne pouvait pas lui enlever ça, pour avoir réussi à embarquer la saleté rousse dans sa couche surement même plus que ça, car il semblait bien y'avoir quelque chose entre ses deux là, mais en cet endroit, à cet instant, l'idée n'était pas là bonne de vouloir l'affirmer.
Le verre qui vint exploser sur le crâne du doux dingue allait le lui faire comprendre rapidement, faisant franchement sourire le bellâtre, Ivy dans toute sa splendeur furibarde.

Et pourtant le poison restait étrangement calme, bien qu'une colère sourde dont il ignorait la raison semblait la ronger de l'intérieur, peut-être de ne pouvoir avoir pu achever la gamine ce qu'il ne comprenait que trop bien, ou était-ce le conquérant lui-même.
Lorsqu'elle s'adressa à la nouvelle tête pensante, Samaël fit aller son regard de l'une à l'autre, restant sur sa divine lorsqu'elle se leva après avoir rappeler quelques règles de base à l'encapuchonné.
Lentement le verre fut reposé, le torse redressé et les mains posées sur la table, prêt à prendre la suite du poison dans la mesure où la réunion était achevée, les retrouvailles à rallonge ne servaient en soi à pas grand chose si il n'y avait là guère plus d'information à transmettre.


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Xandrya

Tout semble s'apaiser et les verres se joignaient aux siens pour honorer le clan et La Main Noire, l'oreille de la rouquine trainant vers le comptoir où se trouvait le fantôme pour écouter les propos de l'archère qu'elle avait aperçu du coin de l'oeil à son entrée.
Lorsque sa poison prit enfin place à table, la flamboyante ne put s'empêcher de lui envoyer un grand sourire, la trouvant bien trop calme songeant que lorsque le volcan allait exploser il ne vaudrait mieux pas être dans le coin, un sourire intérieur lui inondant le palpitant.
Acquise à l'ébène jetant un regard aux autres convives, appréciant le calme tout subjectif autour de la tablée, la flamboyante pensa aux absents en observant les chaises vides, pensant plus particulièrement à deux d'entre eux, touchant machinalement un pendentif en forme de main à sa gorge portant l'inscription "vivre ou mourir", lui tirant un long soupir.

Divagation funèbre, ou pas, vite interrompue, tout son être se raidissant en entendant la voix de Ghost qui s'élevait dans la pièce, injuriant sa poison pour ensuite s'adresser à La Main Noire comme à un vulgaire quidam planqué sous capuche.
La machoire crispée et le poing serré, le phoenix fulminait déjà de l'entendre parler ainsi avec une condescendance à la limite de l'indécence quand de surcroît il se permit de l'identifier ainsi qu'Anya clairement, le regard bleuté de la mercenaire se portant alors par reflexe sur trois petites marques sur le haut de son sein droit.

Mais tu va la fermer...

Tournant la tête pour le regarder déblatérer des aneries plus grosses que lui, les azurs le fusilleraient sur place si elles avaient été des armes, les nerfs de sa mâchoire tressaillant de rage.
Soudainement la rouquine sursauta en fermant les yeux, alors qu'elle se prenait quelques gouttes sur le visage, réouvrant les yeux pour découvrir ce qui c'était passé en tournant la tête vers sa poison qui lui murmurait de tenir le fantome en laisse.
Essuyant de la pulpe de ses doigts la liqueur de prune coulant sur sa joue, l'incendaire esquissa un sourire, amusée de la réplique de sa compagne, pour le coup il était vrai que l'ours avait tout d'un roquet hargneux qui sauf erreur allait se faire dresser les côtes sous peu.
Ivy fut cinglante en s'adressant à La Main Noire, Xandrya sentant clairement une pointe d'amertume dans le "qui couche avec qui" de son amante venimeuse, sans le connaître elle avait déjà pris le barbu en grippe, en même temps, il l'aurait bien cherché vu le petit nom d'amour qu'il lui avait donné.

Observant l'ébène qui se redressait, les dents de la rouquine vinrent mordre sa lèvre inférieure, Ivy avait donné son point de vue de manière précise et très probablement douloureuse pour le fantôme, ce qu'allait en penser La Main Noire serait déterminant pour son avenir.
Lentement, la flamboyante repoussa sa chaise et vint de glisser entre le poison et le fantôme, le regard azuré tourné vers la réaction attendue de leur hôte.
L'appréhension était à son paroxysme, serait-il tué sur place, torturé, démembré ou pire... laissé à la mercie de sa perfide et délicieuse amante.
Les dents serrées, le phoenix ne pouvait pour le moment rien faire de plus qu'attendre ce qui l'agaçait au plus au point.


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Vincent



Vincent, ayant eu écho d’un soi-disant " Clan " en phase de renaissance à Carcassonne, se retrouva dans cette ville familière après une très longue absence.

Bien qu’il soit un solitaire endurci, l’idée de s’inclure dans un groupe ne lui déplaisait pas.  
Avant de trouver leur résidence et se présenter au meneur du clan, il prit le temps de se balader en forêt et regarder le paysage changeant, laissant place à l’automne.

D'un soleil tapant, le ciel se mit à changer du tout au tout et la pluie commençait à apparaître lorsque les nuages fit leurs entrées.

Toujours d’un pas paisible et détendue, il sortit des bois à la recherche d’un abri où l’alcool serait seul maître de la soirée.
Ses vêtements devenues éponge et ses bottes terreuses, il regarda autour de lui pour percevoir, malgré la pluie abondante, une auberge prête à l’accueillir.

Après cette balade perturbée par ce temps des plus désagréables lorsque l’on se retrouve à sa merci, il vit une bâtisse susceptible de faire office de logis pour la nuit.

En se dirigeant vers l’entrée, il entendit, malgré le brouhaha de l’averse, des voix provenant de l’intérieur.
Il pousse la porte, marque une courte pause et regarde l’ensemble des occupants du lieu avant de refermer la porte.

Certains se trouvant autour d’une table, d’autre au comptoir, il les salue d’un signe de tête suivit d’un


Bonjour

Simple, clair, net et précis, façon à lui d’engager une conversation qui, vrais semblablement était perdue d’avance vue les visages peu commodes et la tension palpable.
Bien que cela en aurait fait fuir plus d’un, lui, n’était pas contre l’idée d’un peu de remue-ménage collectifs.

Les bottes grinçantes et le corps dégoulinant d’eau de pluie, il s’avance au comptoir et s’assoit sans mot dire en enlevant sa capuche.

Regard posé sur la tavernière à la tignasse original, il lui sourit pour se faire aimable, sort sa bourse et demande un breuvage.

Auriez-vous l’amabilité de me servir une choppe s’il vous plait ?

La commande passée, il tourne la tête et fait pivoter son corps sur la chaise pour analyser plus en détails les visages qui l’entourait.

Un personnage masqué à l’allure peu commune.
Un homme aux longs cheveux blancs à carrure imposante.
Une rousse aux yeux bleus vêtue de noir.
Une jeune femme noiraude aux yeux émeraude.
Une donzelle tatouée au visage, le regard azur.
Un brun barbue accompagné d’une charmante peau d’ours.
Et pour finir, une femme à ses côtés avec un arc posé non loin d’elle.

Il ne lui fallut pas longtemps avant de tirer une conclusion sur la nature de ces personnes.
Lui qui, justement cherchait ce genre d’individu aussi peu fréquentable que lui, il les avait trouvé sans même les chercher.

Les yeux topaze qui balayent la salle munit d’un sourire aux lèvres, l’homme,  agréablement surpris d’être si bien entouré, s’accoude au comptoir et attend calmement voir si l’idée reçus est bien la bonne.
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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Mer 28 Sep - 11:06




Rez-de-chaussée de l'auberge des promeneurs, la salle commune

Prendre siège bas...
Attendre les réactions...
Constater la reconnaissance...
Sourire à la soumission...
Eclat blanc entre les lèvres...

"Elles" savent...

Prendre la choppe...
La lever à son tour...
Porter les mains à son foulard...
Dégager une lèvre inférieure...
Boire une gorgée...
Voix métallique non étouffée qui s'élève...

A nous... A eux... Au clan de La Main Noire...

Détourner la tête...
Reposer le liquide...
Regarder l'impudent...
Porter les mains devant la bouche...
Prendre le temps de réfléchir...

Peser chaque mot...
Anticiper chaque réaction...
Ecouter le poison...
Aimer son action...
Sourire à demi-dévoilé...
La Main Noire se lève...

Inconscient...

Regard translucide porté sur l'homme présomptueux, La Main Noire détaille le visage du bestiau dégoulinant de liqueur  et de résiné.
Attention portée sur la vulgaire entre la venimeuse et l'impudent, regard fugace sur une réaction potentielle de la rousse qu'il lui vaudra mieux contenir si elle tient à sa place.
Glissement subtil jusqu'à l'insolence masculine, la pointe métallique parcourant le contour de la table désertée de ce coté.
Majeur ganté s'écrase sur la tempe pour récupérer le mélange de prune et de fluide vital pour le porter à sa bouche et s'en délecter.

Observateur... Vous ne serez pas celui qui la fera abaisser... Messire... Ghost...

Sourire à demi dévoilé, perles blanches ourlées d'une lèvre fine, l'homme l'amuse de sa désinvolture suicidaire.
Glissement vers le poison, ignorance feinte de l'incendiaire, dessiner du revers de son doigt bagué les volutes du dessin ornant son visage.

Vos coucheries ne m'ont jamais concernées... ni intéressées...
Le clan reste le clan...
Il a toujours fonctionné ainsi...

Retour en arrière vers la flamboyante, regard translucide porté sur les stygmates.

Qu'il glisse entre vos cuisses m'indiffère...
Ivy a raison... Vous l'avez amené... Vous en paierez le tribut... Si je l'estime nécessaire...


Glissement jusqu'à l'impudent, portant à la joue gauche la pointe métallique en traçant lentement un sillon au travers de la barbe, tranchant l'épiderme pour voir le carmin s'en écouler.
Vision hypnotique, le regard translucide se porte sur les marrons glacés de l'insolent, englobant son menton dans sa paume.

Tu voulais être "intégré"...
Soit heureux... Tu viens avec nous...
Pour ce qui est de l'intromission...
Nous déciderons de la tienne...
Peut-être ne sera t-elle pas...


Sourire infâme, les opales scintillent de milles éclats ignominieux aux vils sévices qui parcourent l'esprit torturé.

Celle que tu espères...

Petit ricanement métallique, La Main s'éloigne et achève de se délecter de la liqueur de prune.
Foulard remonté sur la lèvre apparente, le siège est repoussé et le regard porté sur l'assemblée.
Inspiration discrète engagée, il va lui falloir longuement parler, ce qu'elle exècre.

Notre ancienne demeure n'est plus... Certains le savent déjà... Parfois amèrement... Nous avons beaucoup perdu...

Regard porté sur la vulgaire, la venimeuse et l'innocente.

Il est temps pour le clan de renaître de ses cendres...
Un nouveau domaine nous attend...
Différent et pourtant similaire...
Ce qui était en vigueur sous le règne de Chaos... Le sera encore...
J'ai cependant décidé de quelques changements...
Vous les connaitrez une fois sur place...
Une réunion aura lieu où je vous annoncerais aussi qui me secondera...

Attention portée à l'argenté, main levée en direction de l'impudent.

Samaël...
Notre nouvel "ami" sera sous votre garde jusqu'à notre antre...
Je vous prie...
Vous pourrez ainsi regarder sa tête...

Paroles destinées à l'insolent, sans un regard, qui s'adresse tout autant à l'incendiaire et à la venimeuse.

Cet état de fait n'est pas ouvert à discussion...
Si vous ne pouvez vous y soumettre...
Partez...
Mais...
Ne revenez jamais...


Table contournée, par l'autre coté, la senestre se perd dans la chevelure ébène de l'ombre au passage, avant de stopper devant le comptoir à hauteur de l'interface et de ses clients, les saluant d'une inclinaison de tête, découvrant seulement le blond encapuchonné dégoulinant.

Zélia...
Vous reprendrez les livraisons comme avant...
L'endroit est à proximité de celui d'antan...
Plus loin seulement...
Bon séjour en ce lieu dame et sire...


Glissement jusqu'à la porte d'entrée, la dextre se pose sur le morceau de corde faisant office de poignée.

Quand vous serez prêt...
Nous partons...


Attente des siens sur le seuil, La Main Noire envisage le renouveau sous un ciel nuageux, la pluie ayant décidé de les accompagner en ce jour de renaissance

_____________________________________________________________________________________

Zélia


La femme au regard singulier répondit à la poivre et sel après avoir oté sa capuche dévoilant une longue natte brune, la réponse fut courte, nette et précise, surement comme une flèche qu'on décoche, peut-être une déformation professionnelle.
L'homme à la peau d'ours se laissait désirer quand à lui mais quand il lui prit d'ouvrir la bouche, l'interface se dit qu'il aurait mieux valu qu'il la garde fermer en fait.
S'il était besoin de le confirmer d'une façon ou d'une autre, un des récipients de la table vint s'écraser sur le crâne du dénommé Ghost, les yeux gris de la tavernière se levant en pensant au gachis même si la réaction n'était pas plus étonnante que ça.

Les réglements de compte en cours, un blondinet arriva dégoulinant de flotte dans l'auberge se répondant en eau sur le sol, le pauvre aurait surement dut se faire surprendre par l'orage avec cette chaleur ils explosaient comme un rien.
L'homme lança un bonjour avant de venir finir de s'éparpiller en flaque au niveau du comptoir, se montrant avenant et même souriant, demandant une choppe.
Inclinant la tête vers l'homme, la perle suivit l'altercation entre la main et le barbu en remplissant une chopine pour les azurs souriantes accoudées au comptoir.

Cadeau de la maison, bienvenue aux promeneurs de Carcassonne

Repoussant la bourse vers son propriétaire, Zélia déposa la choppe devant l'homme qui observait franchement la scène qui se jouait à proximité.
Lorsque La Main Noire eut achevé de régler ses comptes, elle s'approcha de l'ombre pour lui donner les nouvelles instructions concernant ses livraisons hebdomadaires, il ne lui restait donc plus qu'à remettre tout ça en place, les affaires reprenaient.
Sans davantage de précision et de paroles vaines, l'encapuchonné clanesque s'éloignait vers la porte laissant ses sbires derrière elle, la réunion touchait à sa fin à priori sauf revirement de situation et sa clientèle pourrait reprendre son va et vient sans avoir à croiser les privilégiés de l'endroit.



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Artémis




**Dans l'auberge, au comptoir**

L'air est pesant dans la pièce et insupporte l'archère, trop de tension palpable qui électrise l'endroit, l'homme à la peau d'ours n'arrangeant en rien cette sensation désagréable.
La foudre qu'il suscite de la part des uns et des autres ne finit que d'irriter la ténébreuse qui lentement termine l'offrande de la tavernière en jetant un regard au blondinet qui s'installe après avoir pris une saucée à n'en pas douter.
Les yeux bicolores observent la silhouette qui glisse dans la pièce, arpentant l'endroit comme acquis et donnant ses injonctions comme à des chiens, avant de poster devant la porte de sortie, la faisant légèrement sourciller.
Une piécette extirpée de sa poche tinte sur le comptoir, même si elle ne prendra pas autre chose, il est temps de déguerpir.

Mercé...

Sans en dire plus, la capuche est rabattue sur la chevelure brune et l'arc jeté sur l'épaule droite pour prendre la direction de la sortie se stoppant devant l'étrange personnage qui lui barre le passage.

S'il vous plait...

D'un revers de main indique la porte en se saisissant du cordage pour l'entrouvrir en portant son regard vayron sur le foulard, nulle intention de nuire, juste l'envie de sortir d'ici, mais au besoin...
La porte s'entrebaille laissant un espace suffisant, l'ombre se faufile sans demander son reste, glissant son corps sylphide dans le fin interstice, s'éclipsant aussi rapidement qu'elle est entrée.

**Sur la voute de pierre, aux abords de l'auberge**

Une fois à l'extérieur, la chasseresse se précipite vers la cour intérieure de l'auberge pour se servir de bottes de foin aperçues plus tôt et grimper sur les toits pour pouvoir observer dissimulée toute cette clique qui semble bien plus intéressante qu'il n'y parait.
Il a aussi été question de livraison, il y'aura donc de quoi se nourrir là où ils vont et vu le nombre de bouches à contenter un léger prélèvement ne sera même pas remarqué, ce qui convient tout à fait à ce que cherche l'archère pour l'instant.
Les suivre et aviser le moment venu, voici le choix d'Artémis, elle n'a plus qu'à patienter.



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Ghost


L'ours grince des dents et prend sur lui, se doutant que trop bien de qui proviens de fracas du verre sur son crâne… Le liquide coulant dans ses cheveux jusque sur sa nuque, chose qu’il déteste…

Il continua cependant sur sa lancée et s’adresse à la Main, le fixant en attendant sa réponse… Non sans adresser un regard à la Poison en passant sa main dans ses cheveux et de se lécher les doigts en laissant filtré un seul mot.

Délicieux.

Son regard quitta un court instant la Main pour regarder l’homme qui entre à son tour. Se reportant sur Le maître des lieux, un bruit métallique attirant son attention… Son regard ambré tente en vain de percer les ténèbres qui lui font face, le laissant poser sa main gantée sur lui… Il hausse un sourcil, trouvant décidément sa manière de faire… Féminine et féline. Dangereuse, en outre.

Observateur... Vous ne serez pas celui qui la fera abaisser... Messire... Ghost...


A ces mots il ne put s’empêcher de répliquer, profitant un peu que la Main soit tourner pour ne pas qu’il lui saute au visage… Espérant qu’il entendra.


Sachez que cela fait bien longtemps que j’ai arrêté d’abaisser toutes sortes de chose… Y compris les capuches. C’est tellement plus plaisant d’analyser une personne... Sa gestuelle… Sa manière de faire… On peut en apprendre beaucoup.


Le voyant s’approcher, il ferme un court instant les yeux en voyant la main affublée d’un doigt métallique qui se porte à son visage. L’ours se mord la lèvre jusqu’à sang sous la douleur. Le métal lacère sa joue, mais il se refuse de bouger… Sentant bien qu’il ait été trop loin. Il porte la main dessus et, les yeux ouverts et la mâchoire crispée, l’Ours imagine le nectar des démons s’écoulant sur sa joue, il y porte ses doigts tout en l’écoutant...

Se délectant de ce goût ferreux. Il écoute ensuite la Main le mettre en garde … À moins que ce soit des menaces pour un futur proche… Qu’importe, il s’attendait pas à ce que cela soit facile. Il n’en retiendra que peu de chose de cet échange, et il ne se gêne pas pour lui faire remarquer. Des gestes délicats et aussi tranchant qu'une lame ... Et des lèvres loin d'être masculine ... Il profite furtivement pour lui murmurer à l’oreille.

C’est bien la première fois depuis longtemps qu’une femme … - il marque volontairement une pause pour noter ou non une réaction à cette hypothèse – va si vite en familiarité avec moi. Ce n’est pas déplaisant.

Puis la Main reprend ...

Samaël...
Notre nouvel "ami" sera sous votre garde jusqu'à notre antre...
Je vous prie...
Vous pourrez ainsi regarder sa tête...


Il écoute la sérénade avant de regarder la Main se retourner, notant au passage le nom de l’homme qui est en charge de lui jusqu'au manoir… Samaël. Il incline respectueusement la tête vers lui et le détail… Yeux captivant d’un jaune pur, doré, et des cheveux argentés. Il émet un grognement quand la Main parle de jeter un œil à sa tête… Comme s’il était fragile et qu’on devait s’occuper de lui… Il se retourne brusquement vers ce dernier et l’interpelle, au seuil de la porte.

Pour mériter le vouvoiement, il faut faire partie du clan, je suppose… C’est bien la première fois depuis longtemps qu’une femme…


Il attend un peu pour noter, ou non, une réaction avant de replacer sa cape et de relever sa capuche d’ours. Il jette un œil à la Flamboyante et à l’Écureuil avant de regarder à nouveau l’argenter. Le fantôme est prêt à aller récupérer son cheval au box pour partir au manoir. Puis du mouvement… Artémis qui prend la direction de la sortie. Son regard accroche sur elle jusqu’à ce qu’elle disparaisse de son champ de vision.


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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Mer 28 Sep - 11:13

Ivy


Tout s'enchaine à la vitesse grand V.  La rouquine se lève et se pose entre elle et son nouveau tapis de couche.  Le regard qu'elle pose à celle qui a dérobé son cœur n'est pas des plus agréables. La déception est d'une telle profondeur que Xandrya ne peut y échapper. Comment a-t-elle osé les remplacer ?  Elle n'est pas prête de lui pardonner cela.  Les premiers coups sont déjà joués mais, la Main n'est pas une mauvaise joueuse, bien au contraire. Elle est judicieuse et rusée, adversaire à ne jamais sous-estimée.  Le fantôme est en danger mais pour le moment épargné.

Bordel !

C'est tout ce qu'elle lâche pour conclure à cette introduction. Sam s'est levé, prêt à quitter ce qu'ils vont tous faire d'ailleurs. Le Poison a besoin de se détendre les nerfs et de toute évidence et, ce ne sera pas avec celle qu'elle considère la plus grande traîtresse à son cœur. Quant à l'Argenté, elle sait comment ça finira et elle n'est pas d'humeur à se défendre pour sa vie  au pieu aujourd'hui. Elle se masse les tempes quand son regard d'eau se plante sur l'inconnu au comptoir. Lui, il fera l'affaire.

Elle s'approche et laisse certains membres ou non-membre du clan, sortir. Certains qu'elle ne désire pas voir ni de près ou de loin pour le moment. Elle se cale au comptoir à côté du dernier entré. Elle le zieute sans aucune gêne. Ce n'est pas dans ses habitudes d'être timide et aujourd'hui n'est pas différent.
Il semble, très bien et il ne sent pas la charogne. C'est que madame à des critères même si elle passe ses contraintes dans sa sexualité. N'entre pas qui veut sous ses draps, juste ceux qu'Elle veut !  Elle tente quand même de ne pas l'effrayer, on sait jamais à qui on a affaire.


Remettez-nous en deux autres.

Elle parle à la tavernière. Ivy a besoin d'un verre avant de suivre les autres également et cela lui permet de détailler d'avantage celui qu'elle vient d'étiqueter comme sa nouvelle proie.
_____________________________________________________________________________________

Samaël


L'argenté achevait de se redresser en observant du coin de l'oeil le conquérant se faire remettre à sa place, la nouvelle main semblait vouloir mettre autant d'ardeur que le fondateur et son successeur dans l'art et la manière de faire comprendre à quiconque qui commandait et ce qu'il en coutait de la défier.
Le conquérant en fit amèrement les frais se voyant gratifier d'une jolie balâfre sur le visage, peut-être apprendrait-il ainsi à se taire ou à être plus respectueux de la sorte.
Cela étant, l'ange déchu fut bien obligé d'admettre que la supposition de Ghost sur le genre du nouveau dirigeant était culottée, tournant lentement la tête vers l'encapuchonné un rictus sardonique fut envoyé avant d'incliner la tête pour se diriger vers le conquérant déjà près à s'envoler vers des cieux dont il ignorait tout.
Passant dans le dos du poison en jetant un regard au blondinet, un main glissa sur la cambrure de reins alors que sa bouche vint se coller sous le lobe de l'oreille de la belle.

J'eusse préféré t'escorter personnellement jusqu'à notre nouveau chez nous Divine

Un regard pour le repas du jour du poison, dédaigneux, il ajouta dans un baiser suave sur la peau claire.

Amuse-toi bien

A la hauteur du conquérant qui avait déjà remis sa capuche en peau de bête, Samaël se montra étrangement aimable, après tout il n'avait personnellement aucun grief contre le bonhomme.
D'une tape sur l'épaule, il jeta un regard sur la joue tranchée ses pépites dorées évaluant les dégâts avant de l'inviter d'une légère pression sans agression à rejoindre la sortie.

Mon cher il semble que nous devions nous supporter jusqu'à notre prochaine destination.
Vous aurez une cicatrice, je soignerais ça pour amoindrir si vous le voulez


Inclinant respectueusement la tête devant le dirigeant masqué, le démon séducteur ouvrit grand la porte, plaçant sa large main dans le dos de son compagnon de route désigné pour rejoindre les écuries.

Aux écuries


Les box s'étaient remplis depuis son arrivée, et Rafale avait de la compagnie, sans parler l'argenté se dirigea directement vers son étalon pour le sortir de là-dedans et l'amener dans la cour pavé.

Si vous avez un cheval vous devriez  le sortir de là rapidement, une fois que le petit chef sera sorti on risque de pas trainer.


Joignant l'idée à la parole, Samaël attrapa le pommeau de sa selle et sauta sur le dos de son destrier noir, calant  sa compagne de toujours bien en place dans le fourreau situé dans son dos, gardant un oeil sur son simili prisonnier qui semblait bien consentant.



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Zélia

Derrière son comptoir (bah oui hein)

Tout le monde se mettait en branle après le laïus de La Main Noire, ça commençait à gentiment s'agiter, la première à suivre étant Artémis qui posa une piécette à l'attention de la tavernière qui en fut agréablement surprise.
La femme au regard bicolore partit avant tout le monde sans demander son reste, haussant les sourcils Zélia se contenta d'opiner du chef quand Ivy lui passa une nouvelle commande, le blondinet en capuche allait gouter à la prune spéciale, tout le monde ne pouvait s'en vanter.
Lentement en guettant les différents mouvements de son regard d'acier, Zélia versa le liquide translucide dans les verres avant de les déposer devant l'homme dont elle ignorait toujours le nom et la tatouée.

A la votre

Lorsque Samaël approcha du comptoir dans son mouvement pour rejoindre l'inconscient barbu, le sourire de l'ombre s'accentua au regard qu'il posa sur le blond alors que ses lèvres bouffaient littéralement le cou de la poison.
Le bellâtre frappait encore et toujours avec une finesse et un savoir-faire dont il avait le secret et qui avait fait chavirer bien des coeurs ailleurs et ici-même.
S'occupant de tout ce qui méritait son attention derrière son comptoir, la poivre et sel regardait du coin de l'oeil les mercenaires du clan qui sortaient les uns après les autres pour rejoindre leur repère.


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Xandrya


Dans la salle commune

Décidément c'était la fête à neuneu ce soir, alors que le fantôme cherchait une manière théatrale de se faire trucider un quidam fit son entrée pour aller se caler au comptoir, on pouvait au moins lui accorder d'avoir de l'aplomb pour se pointer et décider d'entrer tout de même alors que l'ambiance était passablement hostile dans la pièce.
Comme on pouvait s'y attendre la Main Noire s'occupa du cas de Ghost, bien plus que ne l'aurait souhaité la rouquine, grimaçant en apercevant l'entaille se former dans la chair de son amant, la saloperie sur patte n'y allait pas de main morte, si seulement....
L'intégration fut évoquée mais en quel sens, tant de vices parfois des plus tortueux pouvaient se camoufler au sein du Clan et vu l'identité de la nouvelle tête pensante la flamboyante n'était pas plus tranquille que ça.

L'évocation du manoir et le regard posé sur elle raviva la brulure sur les stigmates de l'incendie comme s'il eut été de la magie noire ravivant le feu sur sa chair meurtrie.
La Main Noire semblait avoir déjà tout prévu, nouveau repère, nouveau règlement, nouveau second, avait-elle seulement un doute sur qui se pointerait ici en envoyant ses faucons ? Etaient-ils finalement arrivés par hasard à leurs destinataires, la rousse commençait sérieusement à en douter.
La mission du bellâtre vis à vis de son amant passa quasi au dessus de l'incendiaire qui cogitait plus que de raison, ne sortant de sa torpeur passagère qu'en entendant La Main annoncer grosso modo, obéissez ou barrez-vous mais sans retour possible, la phrase était destinée au fantôme mais la portée bien plus grande.

Hors de question de te laisser repartir sans nous....
Toute Main que tu te prétendes tu va devoir faire tes preuves aussi...


L'auto-proclamation à la tête du clan devrait se mériter, Xandrya avait prêté allégeance à un seul et unique acceptant le choix de son successeur car c'était son choix justement, ici personne n'avait désigné la nouvelle Main Noire officiellement donc...
N'écoutant plus ce qui ne la concernait assurément pas, le phoenix poussa sa chaise passant auprès du comptoir en saluant Zélia avant de lancer à sa poison.

T'emballes ton nouveau jouet et tu nous rejoins ma belle, traine pas trop

Se faisant la rouquine remarqua la disparition de l'archère, souriant en se disant que ça en ferait une de moins à trimballer jusqu'à cette nouvelle "demeure" qui les attendait tous.
Le coeur serré, ses pensées allèrent tout de même vers leur manoir, vers sa maison, il lui faudrait y retourner, voir ce qu'il en restait, ça lui était étrangement vital.
Mais pour l'heure le départ devait être pris, passant devant La Main qui semblait vouloir attendre tout le monde, elle jeta un regard à sa puce qui n'avait pas bougé de tout l'échange, lui faisant un signe de tête pour qu'elle la suive aux écuries.

Les écuries de l'auberge

La voute passée, Xandrya déboucha sur la cour pour trouver Samaël déjà sur son étalon, il n'aurait pas fallu lui dire dix fois pour qu'il soit au garde à vous celui là.
Sans un regard pour le fantôme, furax de sa tentative avortée de suicide alors qu'elle l'avait pourtant mis en garde sur ce qui pourrait se trouver là, elle se rendit au box de sa jument.
Y entrant elle flatta la croupe puis l'encolure de son amie de toujours, détachant sa longe pour la tirer vers l'extérieur afin de pouvoir la monter.
Insérant son pied gauche dans l'étrier, la mercenaire poussa sur son pied droit après avoir saisi le haut de selle.
Impulsion avortée dans une grimace et un râle étouffé, les saphirs se portèrent sur son pied en soupirant, serrant les dents, une seconde poussée lui permit de grimper sur le dos de sa monture, s'installant confortablement avant de tirer sur la sangle de cuir pour l'amener à proximité de l'argenté.
Bientôt les autres se pointeraient et elle avait plus qu'envie d'aller voir ailleurs si elle y était.


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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Mar 4 Oct - 1:25

Anyanka

Sans se méler des discussions des uns et des autres, la puce écoute et observe ce qui se passe en grignotant les fruits séchés et morceaux de charcuterie mis à disposition par la tavernière et que personne ne touche, quelle bande de crétins ils ne savent vraiment pas ce qu'ils loupent,cette pointe de noisette mélangée à la saucisse sèche, juste un pur délice.
Dans un soupir, l'ombre regarde les "grands" jouer au jeu du "qui aura la plus grosse", parce que oui là forcément ça faisait penser à ça, et que je te défie, et que je te réponde, et que j'en rajoute une couche, et que je t'éclate mon verre sur la tronche, et que je te saigne, et que, et que, et que....
Et pourquoi pas les étaler sur la table et comparer ça irait tout aussi vite et au moins elle pourrait manger tranquille.

Le regard émeraude allant des uns aux autres, l'écureuil écoute cependant ce qui se dit et retient les informations, tout comme elle observe et intègre les réactions de chacun.
Son attention étant franchement attiré par l'archère silencieuse qui est la première à se barrer de cette réunion de gais lurons et que personne ne remarque, tout comme elle d'ailleurs ou le blondinet qui fait son entrée sans crier gare ni se faire trop remarquer en fait.
Seule la main passée dans sa chevelure par le nouveau chef qui se dirige vers la porte lui prouve que certains sont encore conscients qu'elle est là.

Verre achevé et dernière rondelle de sauciflard englouti, la puce enfourne une poignée de noisettes dans sa poche avant de se lever et de répondre à l'invitation de sa protectrice à rejoindre l'extérieur.

L'écurie, la cour, dehors

Avec une certaine nonchalance apparente, Anya rejoint les box en passant la voute, les talonnettes de ses bottines résonnant sur le pavé pour déboucher sur Sam et Xandy déjà près au départ, le vert de son regard venant se perdre dans le ciel de sa protectrice un court instant avant de se durcir en rencontrant l'or de l'argenté.
Tournant la tête pour ne plus le voir, la femme-enfant s'attèle à récupérer son destrier, ne pouvant s'empêcher de filer un coup de main à celui qui fut son escorte dans un temps pas si lointain, le sachant pas bien à l'aise avec les chevaux en général en lui adressant un sourire aimable le regard porté sur la nouvelle cicatrice qui scindait la joue barbue.
Machinalement la main de la puce se porta sur sa propre joue un sourire étrange aux lèvres, se rappelant qu'elle même avait vu sa joue souffrir de sa première rencontre avec le patron lors de son arrivée au clan, comme quoi les dirigeants changeaient mais pas tant que ça finalement.

T'as pas loupé... Aller viens pas la peine de te faire remarquer, en selle le barbu

Un large sourire envoyé, Anyanka tourne les talons en tirant les deux bêtes derrière elle, relachant les renes de celle de Ghost une fois dans la cour en lui tendant.
D'un mouvement habile, l'ombre s'envole sur sa monture, les pans de sa jupe se relevant légèrement sur le haut de ses bottes, prête au départ pour ce nouvel ailleurs, ce nouveau foyer annoncé.



___________________________________________________________________________
Vincent

Cadeau de la maison, bienvenue aux promeneurs de Carcassonne.

Agréablement surpris de l’offrande qu’il reçoit, il remercie la tavernière qui luis emble aimable malgré des yeux et une chevelure peux ordinaires qui ne laisse pas indifférent.

Merci de votre présent, c’est gentil.

Toujours dans la même position, le coude sur le comptoir, il fixe alors son verre et le boit d’une traite à la limite de ne plus pouvoir respirer puis, le repose doucement afin d’entendre chaque son émis, de gestuelles ou de paroles, des personnes présentes autour de lui, pour essayer de confirmer ses suspicions de "clan ".
Sans aucune forme de discrétion, il regarde avec circonspection, les spécimens un à un, ce demandant toujours si c’était bien ceux qu’il cherchait.


L’homme à la peau d’ours qui se fait réprimander comme un gosse par cette personne toujours autant mystérieuse. S’il en avait l'envie, il l’aurait sans doute aidé par pur solidarité masculine mais le moment était à la détente pour l’homme éponge.
La femme à l’arc qui part furtivement avec une démarche pleine d'assurance pour filer à l’extérieur de toute cette agitation.


Son attention est vite détournée lorsque la femme au visage tatoué s’approche de lui pour s’asseoir à ses côtés et le regarder sans gêne avec une certaine audace qui pourrait être fort déconcertante pour un jeune puceau mais Vincent, lui, était d’un tout autre genre. D'une mine amusée il la regarde à son tour sans se faire prier, en long en large et en travers, dessinant les courbes de la demoiselle avec son regard doux et espiègle à la fois.
Pas mal… esquisse un sourire coquin.
Le jeune homme trouvait ça légèrement surprenant venant d’une femme de ne pas se méfier d’un inconnu et de plus, le détailler sans discrétion, aucune. Bien qu’il n’aime pas qu’on le matte à ce point, il n’était pas contre l’idée de "jouer" avec une typesse.

Après cette scène, l’homme aux cheveux blanc lui jette un regard dont le blond ne comprendra pas vraiment le sens, tout en chuchotant des mots incompréhensible pour lui, à la tatouée.
S’en suit la rousse qui s’avance elle aussi vers cette fille, qui semble très populaire il faut le dire, en parlant de lui comme étant un " nouveau jouet".
Aussitôt dit, la rouquine part avec la petite jeune qui se faisait discrète à côtés de toutes ses grande bouches qui aboies à n'en plus s'entendre réfléchir.
Si ça ce n’était pas une belle soirée… tout s’enchaîner à une vitesse folle mais le blond n’en perdait pas une seule miette et prenait grand plaisir à tout analyser dans les moindres détails.

Les deux choppes posées au comptoir par la tavernière, il en place une devant celle qui les a offertes et prend la sienne en main en y jetant un bref coup d’œil pour regarder le liquide à la couleur étrange et l’odeur agréable.
Toujours d’une politesse irréprochable et d’un fins sourire, le solitaire mouillé de la tête aux pieds fait un léger signe de tête vers la brune en guise de remerciement.


Santé à vous.

Le corps tourné vers sa nouvelle "amie" il porte sa main sur son menton caressant son semblant de barbe pour lui dire d’une voix douce mais virile :

Si ça vous intéresse…je m’appelle Vincent. Et vous ?

Regarde la chasseuse d’homme mais aussi la tavernière, curieux de savoir comment cette femme atypique à ses yeux, pouvait bien se nommer.
________________________________________
Ivy


Elle n'est pas la seule à évaluer l'autre. Si l'ébène ne se gêne pas à détailler ou même effeuiller de son imagination le corps de l'homme à ses côtés, lui non plus ne se gêne pas. C'est un rituel tout à fait normal. Les animaux se reniflent, les bipèdes s'observent. Y'a pas à dire, elle préfère de loin la seconde option. Et puis bon, il est pas mal, faut savoir apprécier ce qui est beau quand nos yeux le découvrent.

Elle n'a le temps de commencer la conversation avec la victime choisit que l'Argenté est dans son dos. Il passe un commentaire sur la belle-gueule à ses côtés. La seule chose qu'elle a envie de dire à Sam c'est qu'il aille jouer ailleurs avant de lui briser son coup mais, finalement, elle est bien contente. Elle ressent cette petite pointe de jalousie ou de possessivité ? C'est d'autant plus excitant.


Merci.

Pas besoin de lui dire d'être prudent, de faire attention à lui ou autre. C'est un grand garçon. Un baiser déposé sur sa joue. Elle ne répond rien d'autre. Elle veut se reconnecter sur la belle-gueule mais, encore une fois, c'est une voix derrière elle qui l'empêche. Cette fois, le Poison est bien moins détendu. Tout son corps se crispe et cela peut importe ses propos. Elle lui en veut à cette fichue rousse. Pour de nombreuses raisons mais, la principale est ce connard qu'elle se coltine. Ivy ne répond pas. La rouquine n'est surement pas dupe, elle sait qu'elle lui en veut. Son langage personnel parle pour elle de toute façon. Une fois cette dernière partie, cela prend quelques instants à l'ébène pour se détendre.


Tout le monde est partie ?

Elle n'ose même pas se retourner pour vérifier. Ce n'est pas compliqué d'avoir la paix un instant non ? Si, avec Eux, c'est difficile. Elle râle mais, elle donnerait leur vie pour Eux tous, du moins, presque tous. Son regard se déporte vers le verre qu'on vient de poser devant eux. Elle incline la tête pour la poivre et sel. Le minois délicat de la mercenaire se lève vers celui de l'homme.

Santé, ouais.

Elle prend son verre d'un trait. La liqueur de prune vrille dans sa bouche et réchauffe son gosier. L'espace d'un court instant, elle en a oublié le clan, l'endroit, l'homme à ses côtés et la tavernière. Elle soupire et la voix de Belle-Gueule retentie encore. Ses grands yeux bleus se remettent au goût du jour. Elle a envie de lui balancer qu'elle s'en tape de son nom, tant qu'il saura faire ce qu'il doit faire. C'est-à-dire, fermer sa Belle-gueule et ouvrir son pantalon. Oui bon, elle l'a pas fait mais, c'est bien juste parce qu'elle est sur les nerfs.

Ivy.

Elle regarde Zélia cette fois et lui fait signe d'en remettre un autre et fait signe de un, pour qu'elle les accompagne.

Qu'est-ce que tu fais dans ce coupe-gorge ?


Elle s'adresse naturellement à Vincent. Si elle n'a pas peur de parler à un inconnu dans cet endroit, c'est que c'est chez eux, à elle, à Zélia, à tous ceux qui entre gantée et en ressorte sur leurs deux pieds et non, dans une boîte. Elle se fiche bien réellement de ce qu'il fait là, ce qu'elle veut, c'est toujours la même chose mais, elle s'assure tout de même que c'est pas un malheureux juste perdu.

De nouveau, ses yeux scrutent son visage. Un beau barbu. Une Belle-Gueule. Il était nommé le blond.

________________________________________
Vincent



Elle le tutoie directement, c'est qu'elle doit se sentir à l'aise avec lui. De toute façon, le Blond n'aime pas les politesses pleines d’hypocrisie à n'en plus finir, et puis... vue ce qu'elle voulait de lui et la façon dont elle lui faisait comprendre, le vouvoiement aurait été d'une ironie sans pareil.

Un sourire amusé fait son apparition lorsqu'il vu la donzelle le dévisager pour la énième fois d'une manière copieuse. Décidément, elle avait l’air d’avoir de l’appétit la tatouée.

Il ne se fait donc pas prier et lorgne son anatomie loin d’être rebutant à ses yeux. N’hésite pas à lui faire comprendre par ce regard qui en dit long, qu’apprendre à connaitre ses abîmes ne serait pour lui déplaire.

Je ne le savais pas avant ta venue à mes côtés, mais maintenant j’ai bien ma petite idée…

Autant aller droit au but, il ne va pas tourner autour du pot ce n’est pas son genre. Voyant son regard bleuté qui ne cesse de vouloir transpercer ses habits, il n’allait pas jouer la subtilité ni le romantisme.
Cependant, toujours la même question qui le taraude. Clan ou pas ?

Attendre patiemment la suite des événements. La jouer finement et être malin pour arriver à ses fins.

Et toi, tu fais quoi ici ?
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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Jeu 6 Oct - 11:08

Ghost


Aux écuries

L'ours regardait les pseudo-cavaliers monter leurs chevaux, suivant soigneusement l'argenté ... Pour le moment ... Il hocha simplement la tête quand le démon aux yeux d'or lui intima presque l'ordre de se dépêcher de monter sur son cheval.

Le fantôme regarda un instant les personnes présentes ... L'archère est partie ... Qui manque-t-il ... Ce blond, la Main ... Et surtout cette putain tatouée au visage. Il aurait bien voulu l'attraper à part pour lui rendre une certaine politesse concernant le verre qu'il a reçu ... À l'abri des regards du chef autoproclamé ... Jusqu'à ce que ...

Un voile de cheveux roux se présente dans son champ de vision. Pas un regard ... Rien ... Il s'en doutait bien après ce qu'il a fait. Et pourtant, il a un sourire aux lèvres... Mais pas trop, sa balafre lui tirant sur la joue. Il ne s'y attarde pas plus que ça ... Il trouvera bien l'occasion de la coincer dans un couloir ... Pour ... Parler.

Son regard se porta très vite sur ce bruit de bottines qui résonne comme en échos à ses oreilles ... L’écureuil. Elle avait-elle aussi morflé dans cette auberge avec la garce ... Une vengeance à deux serait-elle à planifier ? Qui sait ... Pour l'heure, son regard se décroche des courbes féminines et de sa démarche féline quand elle revient avec son cheval ... Ce destrier noir ébène qui en fait qu'à sa tête, avec également la monture qu'il ne reconnaît pas, qui est visiblement à Anyanka. Il apprécie cette délicate attention, se voyait déjà le tiré de force ... Le cheval bien sûr.

Il tourne la tête sur le côté pour lui laisser voir la balafre qui ne doit pas être très belle ... Le sang coagulé qui a coulé jusque sur sa barbe ... Il prend la main de l'Ombre qui se touche sa propre joue et y dépose un baiser délicat en fixant ses yeux émeraude. Moment si éphémère qu'à peine, il eut le temps de cligner des yeux qu'elle s'éloignait déjà, retourné ... Seul un sublime sourire qui lui était offert a été aperçu.

Il attrapa les rennes de sa monture et non sans mal, à nouveau, il l'enfourche ... Il grogne et parle tout seul en la faisant avancer tant bien que mal, reprenant peu à peu l'habitude jusqu'à rejoindre les autres.

Sacrée bête ... J'ai moins de mal à chevaucher l'Incendiaire que toi, c'est peu dire !

Sur ces mots, il attendit les derniers qui traînent. Sa monture impatiente, autant que lui ... Osera-t-il faire une remarque à la Main à ce sujet ? Qui sais ... Il est fou, ce fantôme.

_____________________________________________________________________________________




Rez-de-chaussée de l'auberge des promeneurs, la salle commune

Attendre à la porte...
Observer les réactions...
Détailler l'archère...
La laisser sortir...
Eclat blanc entre les lèvres...

A bientôt...

Ne pas être dupe...
Avoir senti l'intérêt...
Voir ce que demain amènera...
Revenir à ses "moutons"...
Dégager l'ouverture...
Les regarder sortir un à un...

Une nouvelle aube se lève...

Détourner la tête...
Reposer son regard sur elle...
Regarder la rébellion...
Crisper la main sur la porte...
Prendre le temps de réfléchir...

Peser chaque mot...
Anticiper chaque réaction...
Regarder le poison...
Maudire son insoumission...
Regard translucide noir...
La Main Noire s'agace...

Obéissance...

Glissement subtil jusqu'à l'embrasure de la porte, tous sont sortis, une seule fait résistance pour une pinaille.
Main gantée ferme le poing avant de le rouvrir, tous les doigts en tension, le regard étrangement clair observe la poison en perdition.
Tête se détourne et corps emprunte la sortie ouverte stoppant sur le seuil, la voix froide et métallique s'élève pour l'insoumise.

Nous partons...
Pressez-vous...
Je n'attendrais pas...
Ivy...


Injonction ne souffrant pas de réponse, La Main glisse vers l'extérieur, main tendue vers le ciel, la pluie rejoint le convoi.
Ouïe aiguisée qui s'attarde sur les hauteurs des bâtisses, sourire en coin qui se dessine sous le foulard, la voute de pierre est empruntée.


Extérieur de l'auberge des promeneurs, les écuries


Ombre glissante découvre les cavaliers, sourire satisfait de les voir aux aguêts, même les plus rétifs.
Jouissance de leur allégeance, La Main Noire savoure l'instant un moment, s'imprégnant de cette sensation de puissance.

Soumission...

Glissement jusqu'à sa monture fraichement arnachée, robe noire balayée de la dextre, licol attrapé et cheval sorti pour être habilement monté.
Sabots qui claquent le sol, le groupe équestre est rejoint, La Main Noire se poste fâce à tous.

Il est temps...
Si séparation.. l'orée du bois...

Pause volontaire orchestrée avec nostalgie et ambiguïté.

Notre bois...

Talonnade modérée, les flancs se secouent du mouvement du destrier noir qui remonte la voute avant de stopper devant la porte ouverte de l'auberge.

L'orée de nos bois... Vite...

Petit ricanement métallique, l'indication est donnée au poison, suivra ou pas, La Main verra et avisera.
Talonnade puissante, les flancs de la monture ébène sont meurtris, le corps de la bête s'anime d'un brusque galop prenant le chemin tortueux des dédales de Carcassonne pour rejoindre la fôret.

La cavalcade de La Main Noire renaissante débute...


_____________________________________________________________________________________

Artémis


**Sur la voute de pierre, aux abords de l'auberge**

Juchée sur la voute de pierre, la ténébreuse ne tarde pas à voir sortir les occupants de la taverne, bien lui a pris de prendre les devants, l'ordre du défilé ne lui est pas clair, mais le compte d'invités à la petite sauterie semble juste.
Le baraqué, la jeunette, la rouquine, l'homme à la cape d'ours et l'encapuchonné, il en manque à l'appel mais une vois s'élève dans l'arrière cour.
Avec discrétion, l'archère s'accroupit un genou sur la pierre, sa main droite à côté, l'oreille distendue, elle écoute décryptant ce qu'elle arrive à entendre des mots prononcés par cette voix camouflée.

L'orée du bois... L'information est enregistrée, un petit rictus passant furtivement sur les lèvres de l'ombre, elle sera au rendez-vous.

Sans bruit et avec une infinie précaution, l'ombre furtive entame son parcours sur les toits de la ville, lentement mais surement, elle progresse jusqu'aux limites de la ville, reprenant pied sur le sol.
Le pas leste et le regard aiguisé, la sylvestre rejoint le bois, profitant de l'odeur de l'humus humidifié par la pluie, rien de tel que l'envoutement des bois.
A l'aide des griffes de métal qu'elle attrape à sa ceinture pour les coincer entre ses doigts, Artémis entame l'ascension d'un sapin maritime rejoignant habilement les cimes pour observer et attendre l'arrivée des cavaliers de l'auberge, il ne lui reste plus qu'à patienter



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Ivy


Il lui plait. Elle lui plait. Cela semble être une évidence à ses yeux qui effeuillent l'autre sans aucune cachoterie. Elle préfère ça, elle déteste également les hypocrites. A ne pas confondre avec ruse cependant. Elle n'a pas trop perdu dans son charme. Elle sait y faire habituellement avec les hommes.  Bon faut dire qu'elle cherche pas non plus à faire du plat à môssieur-nom-à-la-rallonge ! Ce qui se ressemble s'assemble et s'emboite merveilleusement bien !  

Il ose la charmer d'une petite réplique qui ferait tomber les minettes de toutes évidences mais, elle est pas de ce genre là. Elle lui claque  un clin d'œil tout de même amusée. Elle vient pour répondre à sa question mais, une voix attire son attention. Une menace ? En quelque sorte. Elle soupire et regarde sa proie. Elle doit partie mais, serait dommage de laisser un si beau morceau se périmé.


T'as rien de prévu j'espère….


Elle lui laisse pas trop le choix.  Il doit bien se douter qu'il y a promesse d'une nuit torride dans l'air. Elle attrape sa main et salut la tavernière d'un signe de tête. Le Poison ouvre la porte et entend la direction à prendre. Mouais, pas de danger qu'il attende. C'est bon, elle a compris, elle doit ramener son cul fissa !  Elle connait parfaitement bien ces bois. Où que ce soit, elle trouvera !  Un regard vers Belle-Gueule en laissant la joyeuse troupe partir.


Tu sais monter ? T'as un cheval ?

Elle doit récupérer sa monture à l'entrée de la ville où il est hébergé depuis de nombreux jours lorsqu'elle s'est mise à épiée l'auberge. Les autres partent, la tempête fait déjà rage. Ils seront trempés en arrivant possiblement. Pas grave, elle a de quoi se réchauffer…  Enfin, encore faut-il qu'il décide de la suivre.  C'est le moment, il a le choix. Il vient avec elle se délecter de draps bien chaud jusqu'à ce qu'elle ait ce qu'elle désir, soit il peut toujours retourner en dedans et elle ira aguicher Samael pour passer ses humeurs. Mais bon, l'attrait de viande fraîche n'est pas à décliner surtout de cette qualité.
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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Lun 24 Oct - 22:21

Zélia



Derrière son comptoir (et oui toujours)

Tout le monde ou presque avait pris la direction de la sortie, l'injonction de l'encapuchonné avait été claire et précise, ne restait guère que les deux au comptoir qui faisait de la résistance en mode jeu du chat et de la souris, mais sur ce coup il aurait surement mieux valu parler de chatte et de rat.
Toujours était-il que ça ne fut pas du goût du nouveau dirigeant qui s'empressait de le faire savoir en plantant les deux flatteurs dans l'auberge après un p'tit discours mécontent.
Les sabots ne tardèrent pas à se faire entendre et Ivy à décoller non sans entrainer le blondinet à sa suite, qu'elle salua d'un signe de main alors qu'ils sortaient tout deux sous la flotte.
Contournant son comptoir, la poivre et sel se dirigea vers la porte d'entrée pour la refermer jetant un oeil au déluge alors que tous étaient partis dans les ruelles de la ville, l'ombre du couple se dessinant vaguement à la coudée de la rue principale.

Et béh, fais pas bon mettre un chat dehors...

L'auberge des promeneurs retrouvait son calme tout relatif de milieu de matinée, attrapant le plateau sur la table, l'ombre commença à desservir regroupant les verres et les grignotages que seule la gamine avait touché.
Tournant au tour du grand plateau de bois, Zélia repoussait les sièges un par un, jusqu'à être revenue à son point de départ.
Rapide coup de balai donné, l'ombre s'éclipsa un instant dans l'arrière boutique pour y déposer le plateau, non sans avoir laisser les restes de charcuterie et de noisettes sur le comptoir, les prochains clients les apprécieraient sans doute plus que les vip de l'endroit.

Dans l'arrière boutique (ouaip on a ça aussi héhé)

Choppes jetées négligemment dans le baquet,le lavage attendra, l'interface va devoir livrer de nouveau le clan de manière régulière sauf que le nombre de bouches à nourrir ne lui est pas connu, elle se basera sur ce qu'elle a entrevu ici en doublant le nombre.

Pour une vingtaine ça fera la blague

Un morceau de vieux parchemin attrapé, la poivre et sel commença alors à griffonner avec un morceau de bois noirci pour ne rien oublier.

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Patay et Marconi


Boahhhhh, ça pèse plus lourd qu’un âne mort ce truc ! Et il a fallu qui mouille en plus !

Ouais sur ça,  surtout que j’fais l’mulet et qu’toi tu t’la joues peinard. Et s't'appelles ça mouiller toi, je t'plains.


De se marrer d'une blague que lui seul comprenait

Même pas vrai, le plus lourd est de ton côté c’est tout.

Sous une pluie battante, le duo se dirigeait ainsi vers l’auberge des  Promeneurs, d’après la rumeur, certains n’en ressortaient jamais de cette auberge. Ils entraient et pffffttttt, on entendait plus parler d’eux. Mais les deux compères s’en foutaient royalement, ils bossaient pour LUI !


Euh… t’gentille la voix, mais c’est pas dit ça. Hein Patay ? C’mment qu’on est certain qu’c’est un il et pas un’elle sous le truc qu’cache tout là ?

C’est sur que c’est un gars, parce qu’une femme avec des manières pareilles, non, je veux pas y penser.

Mouais… mais par exemple, tu prends la donzelle qu’fait l’bergiste là, avec ses deux yeux qu’ont dirait qu’elle préfère les pains dans la gueule p’utôt que de les bouffer, ben j’y f’rais pas trop confiance moi.

Hey, plus bas, tu veux qu’elle t’entende ?! Et faut pas se fier aux apparences, regarde bien, t’as trouvé quelqu’un qui payait comme LUI pour faire ce qu’on fait. À ce train-là, on sera riche avant l’heure !


Ouais, vrai qu’c’est généreux. Mais moi j’crois qu’c’est une femme qu’est dessous, pis comme les frangines des couvents, doit êtr’bonne à voir et à ‘ttraper aussi.

Ben, t’as qu’à aller lui dire ! Je suis certain qu’avec ta gueule, elle va être aux anges et se vautrer rien que pour toi.

Euh… j’suis pas fou moi ! J’tiens à tout c’qu’j’ai sur moi ! Non, mais t’as ‘tendu sa voix ?


Du coup le Marconi regarda partout autour de lui, un peu pris de panique. Mais non, il n’y avait pas âme qui vive à l’horizon. Patay lâcha en ahanant la grande caisse de bois et ouvrit la porte de l’établissement.


Hey bonjour la p’tite... dame, ben v'là qu'y'a personne ! HEY ! OH ! ON A UN COLIS POUR VOUS ! Enfin, non, il a dit qu’…

Elle a dit, j’te dis moi !


Marconi on s’en fout là ! La personne, voilà t’es content ?


Il avait suffit de quelques échanges pour que la propriétaire des lieux se rapproche, émergeant d'une autre pièce.

Navré de vous déranger hein ! Donc, la personne a dit qui fallait mettre ça dans la cave, que quelqu’un viendrait le chercher plus tard. Que vous avez à vous occupez de rien.
Oh et faut pas l’ouvrir, que ça a dit !


Moi j’su’s sur qu’c’est un cochon, vu l’poids, ça s’ra pou’faire un bon gueuleton qu’ça m’tonn’rait pas !

Ta gueule Marconi, on s’en fout d’toute façon, ça pourrait être aussi une donzelle qu’est cachée, pour genre un anniversaire ! Alors, la p’tite dame, elle est où cette cave ?

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Zélia



Tout juste le temps d'achever de lister ce qu'il lui faudrait regrouper pour sa livraison prochaine, que son attention était attirée par des vociférations au niveau de la salle commune, un soupir s'échappa des lèvres sombres, pas même l'opportunité de se poser que l'auberge était de nouveau occupée.

Un colis, quel colis, j'attends pas de colis moi

Se levant pour déboucher derrière son comptoir, la poivre et sel aperçut alors deux énergumènes en train de se prendre la tête sur le genre de leur employeur à priori tandis qu'une caisse conséquente gisait à leurs pieds.

Bonjour

Contournant le comptoir, Zélia s'approcha de l'objet en y jetant son regard acier, elle n'attendait aucune livraison d'aucune sorte et tout ceci lui semblait bien étrange.
Lorsqu'un des bougres se mit à parler de la cave et de l'ordre d'y déposer l'objet, l'ombre reporta ses prunelles grises sur le gaillard, nul ne savait qu'une cave siégeait sous l'auberge à part quelques rares initiés.
Perplexe vu l'allure des deux erzats, l'aubergiste esquissa un sourire amusé quand aux suppositions fantasques sur le contenu de la boite avant de s'éloigner, tant pour indiquer en partie le chemin que pour fuir la pestilence qui émanait des gueux.

Par ici

Passant de nouveau derrière le comptoir, la poivre et sel passa dans l'arrière boutique, se dirigeant vers le mur du fond pour chopper un cordage et tirer dessus, une ouverture dans le sol s'ouvrant pour dévoiler un escalier de pierre descendant dans le ventre de Carcassonne.
Lanterneau en main, l'ombre précéda les gaillards dans la pénombre afin de leur éclairer le passage, les attendant au pied des marches afin de leur préciser où déposer leur mystérieuse livraison.

Posez ça là ça ira bien

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Vincent


Dans l'auberge

Le personnage Mystère donne des directives à l’ébène. La rebelle s’exécute aussitôt aux ordres donnés. Ça le fait marrer intérieurement de la voir ne pas la ramener. Elle devait avoir un grand respect et une certaine peur vu son comportement. Fallait donc, d’après ce qu’il en déduisait, la jouer de façon soumise et obéissante lorsque l’on s’adresser à cet individu.

Rien de prévu, non, rien qui puisse l’empêcher d’accepter de la suivre pour caresser ce corps demandeur de plaisir.
Main dans la sienne, il se lève et prend quelques secondes pour finir sa choppe afin de ne pas faire trop attendre la gourmandise de Madame.
L’attention portée vers la tavernière, il incline la tête pour la saluer.


Bonne journée et merci pour les verres.

Quelques mots de politesses sincères et non négligeable pour un éventuel futur agréable en ces lieux.
Il suit la marquée du visage jusqu’à la porte et s’arrête lorsqu’elle lui pose une question.


Hum, une monture…Bouge pas.

Extérieur de l'auberge

Il n’avait pas de monture, mais rien n’allait le retenir d’en trouver une.
Le blond fait signe à Ivy d’attendre le temps qu’il chaparde ce qu’il convoite. Quelques coups d’œil à droite à gauche et capuche rabattue sur sa touffe blonde pour éviter de se faire fritter la tronche une nouvelle fois par la pluie. Le pas enclenché, les topazes devenue détecteur d’équidé. Il stop sa recherche en voyant un animal ressemblant fortement à un canasson. Un magnifique cheval blanc qui transperce la noirceur du paysage. Cette vision était semblable à un tableau clair-obscur. Attachée au porche d’une maison insalubre à vue d’œil, cette bête serait surement plus heureuse en sa compagnie plutôt que d’être utilisée comme vulgaire décoration d’extérieure.


Toi… tu es parfait.

Avec ce temps, les villageois n’étaient de sortit, donc, idéale pour ne pas se faire prendre sur le fait et surtout ne pas se dépêcher pour le faire. Toujours minutieux, jamais brusqué.
Marchant vers le bestiau il se positionne face à cette… rien entre les jambes…. Jument, et défait sa bride lentement avec une infime douceur.
Une bonne caresse appuyée sur l’encolure blanche, un regard et un sourire comme si c’était une femme. Il s’attarde même à déposer un baiser sur le chanfrein, aussi lumineux que la robe toute entière. Pour lui, les chevaux étaient des animaux nobles et courageux, il se devait donc de les respecter comme des Dieux. Après s’être mit à côté de l’animal, il fléchit les genoux et donne une vive impulsion pour monter sur le dos de la jument. Une fois monté, pas besoin de coups de talons. Un appel de langue suffit pour commencer l’allure au pas de l’équidé.
Maniable, obéissante, robuste à en sentir les muscle en actions, la monture parfaite à n’en pas douter.


Revenu devant Ivy, un fin sourire espiègle et malicieux se dessine sur ses lèvres pour conclure la réponse et l’interroger à son tour.

Moi j’ai un cheval, oui, et toi ?



Dernière édition par La Main Noire le Lun 24 Oct - 22:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Lun 24 Oct - 22:28

Ivy


Extérieur de l'auberge.

L'heure est à la tempête. Pas que dehors mais à l'intérieur du Poison également. Elle aurait pu l'entrainer la Belle-Gueule dans l'écurie, s'assurer d'avoir ce qu'elle voulait et le planter là avant de rentrer gentiment au bercail. Aurait surement été plus judicieux mais, vu l'état de l'ébène, elle aurait sans doute besoin de plus d'une fois pour être satisfaite sur ce coup là. La rage irradiait son corps.  Était-ce une question de vengeance ou de sentiments ? La haine et l'amour ont une ligne bien mince. Elle ne l'a jamais traversé avant elle. Elle n'aurait jamais dû le faire de toute évidence.

Elle regarde son Festin mettre les voiles à sa réponse.  Il vient vraiment de la planter là ? Elle a l'air d'aimer attendre quand elle pose une question ? Tous des connards les mecs, pas possible. Si seulement elle pouvait s'en passer… Elle grogne et la flotte n'aide à rien. Les frissons la serpentent de violents tremblements à la chair de poule qui la surprend.  Elle voit revenir Belle-Gueule sur son destrier, tout blanc. Euh.  Oui, bon pas très discret le prince charmant.  C'est pas le sien, c'est clair. Petite fripouille. Elle sourit malgré qu'elle  roule les yeux et lui balance sa réponse.


Reste-là, bouge pas, j'reviens.

La capuche est remontée sur sa tête et elle courre vers l'écurie de la ville, n'ayant pas laissé son canasson elle à l'auberge des Promeneurs exprès. Elle entre silencieusement, ne voulant pas réveiller le palefrenier de service. En entrant dans le boxe de son cheval, bloque la sortie. Elle n'est pas seule. Un gamin qui fouillait dans ses sacoches et qui ne l'a pas entendu venir. Elle sort sa dague et la lui fait sentir directement sur son flanc et murmure tranquillement.

T'es pas à faire les bonnes poches et j'ai pas de patience là…  Tu remets tout là et t'dégages avant que j'te trou, t'as le choix !

Le gamin remets vite ce qu'il avait prit dans les sacoches de la monture. L'ébène baisse les yeux pour voir le butin assez impressionnant du gamin. Il n'est pas vieux mais, doué. Elle est arrivée au bon moment sinon elle y aurait eu droit aussi. Orphelin peut-être ?  De toute évidence, il peine. Elle lui dit de déguerpir, pas le temps de s'attendrir. Il ramasse ses trucs et coopère en se dirigeant vers la porte.  Il s'excuse et il semble presque sincère. Elle le regarde et hésite. Le clan se redresse, il pourrait peut-être avoir besoin d'un larbin de la sorte et ça sortirait un gamin des rues.

Tu connais les bois de Carcassonne ?

Le gamin hoche la tête. Elle poursuit donc, sans amabilité.

Demain midi, rend-toi là où le grand manoir à brulé il y a quelques années. Je t'y attendrais. Quand le soleil sera à son zénith, si tu n'es pas là, t'auras pas d'autre chance.

Le gamin qui se nomme Thomas opine et file. Satisfaite, le Poison sort sa monture, à peine retrouvée le ciel qui se meurt dans les larmes froides, elle monte sur ce dernier et le pousse à fond pour rejoindre Belle-Gueule.  Il l'attend toujours. C'est qu'il est obéissant.

Allez, suis-moi. Te perds pas parce que j'te chercherais pas.

Enfin, la ferait chier quand même de devoir rebrousser chemin pour venir le chercher. Elle a froid et elle a bien envie de réchauffer ses draps cette nuit. Peut-être toute la nuit. Elle risque des ennuie pour cet écart. Bah, il aura qu'à crever ou se faire bouffer par la meute, une fois qu'elle aura pris son pied, il sera comme les autres, servira plus à rien.
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Patay et Marconi


Dans l'auberge

On vous suit la p’tite dame, sûr qu’avec le poids que ça fait, on va pas vous le laisser là. Hein Marconi ?

C’sur ça, pis pou’la suivre, on va l’suivre ! F’drait pas qu’on s’perde non plus.

Le regard de Marconi se porte sur le mouvement de balancier qui se fait devant eux en tapant un clin d’œil à son compère.

Hey, c’est pire noir que dans le cul d’un mort là ! Gaffe Marconi, si tu te vautres, je vais finir dans une caisse aussi moi.


Peuh même pas, l’dame va t’réceptionner ! Suis sûr qu’t’en r’demand’ras mon Patay. Et soulèves don’un peu, j’entends l’chose qu’bringu’balle l’d’dans. F’drait pas qu’z’aient d’l’viand’avariée !


Ah merde, si c’est une donzelle, on y a peut-être rompu le cou à la pauvrette !


Ouais, et t’fais tell’ment d’bruit qu’on l’entendrait mêm’pas s’plainde !

Moi j’fais du bruit ? Non, mais tu t’entends pas, tu couines tellement qu’on dirait un porc qu’on égorge.


Non, mais c’est…

Ta gueule Marconi ! Voilà la p’tite dame, on vous le dépose là alors. Oh, tant qu’j’y pense. On nous a dit que vous seriez bin aimable aussi, de nous offrir une petite brune !


Oh mêm’pas vrai ça, ell’a j’mais parlé qu’on aurait une donzelle en paiement !

Marconi ! Une brune ! De la bière quoi. Mais qu’est ce que je fous avec un godelureau comme toi, des fois je me demande…


Ah ben oui, j'su's bête d’fois ! Mais p'quoi tu dis qu'je courtise l'drôlesses ?

Des fois ? Bah, au moins tu l’avoues. Et c’est de l’iron… non oublie ça sur que tu pigerais pas.


Sur ces échanges, les deux compagnons attendent que la femme aux coquards acquiesce à leur demande. Empuantissant au passage la cave peut aérée.

Ouais, comme ell’dit l’voix là, vrai qu’on attend, et vrai qu’tu puires Patay !

Ta gueule Marconi...
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Zélia


"Dans l'auberge, entre cave et salle commune (la puanteur en prime si, si)"

Les deux bougres bringuebalaient la caisse autant comme autant, la poivre et sel ignorait totalement de quoi il pouvait s'agir mais elle doutait que ce genre de traitement soit fort à propos pour le contenu du colis quoiqu'il comporte.

De diou... Gaffe les mecs

Enfin la livraison atteignait sa destination et était déposée non sans mal à l'endroit indiqué, les deux compères polémiquant sur ce qui pouvait bien s'y trouver et sur ce qu'ils avaient possiblement détruit à l'intérieur avec leur douceur lors du transport.
La main devant sa bouche et son nez, l'ombre remontait autant que possible l'étoffe de son corsage, du joufflu ou du barbu elle n'aurait su dire lequel des deux empestait le plus, mais une chose était certaine fallait les faire sortir de là et rapidement.

Allez-y j'arrive, y'a une assiette avec quelques charcuteries et noix sèches sur le comptoir.
Servez-vous j'arrive...


Lentement, Zélia s'approcha de la mystérieuse boite, en faisant le tour pour y trouver un détail, s'y penchant pour écouter sans parvenir à rien  percevoir.
Soupirant après avoir fait chou blanc, l'interface pivota sur elle-même prenant le temps de déverrouiller le loquet d'une porte de bois étrangement lourde et travaillée pour un tel endroit, un petit sourire en coin.

Les affaires reprennent Zel...

Escalier remonté avec prudence, la cave fut à nouveau scellée, l'ouverture dans le sol refermée, avant que la tavernière ne choppe un pichet pour le remplir de bière brune dans l'arrière boutique ainsi que deux choppes.
Tirant le rideau derrière elle, le sourire commercial de la perle s'afficha à nouveau sur son visage pour s'adresser aux deux gaillards de l'autre coté du comptoir.

Et voilà... deux belles brunes pour vous les gars

Les regardant, le liquide ambré fut versé dans les chopines posées devant eux et le pichet encore à demi plein juste à coté.

Vous la sortez d'où cette livraison ?

L'interface était piquée au vif dans sa curiosité mais hormis la nouvelle main qui aurait pu demander une telle chose, à moins que le maître soit encore dans le coup, Chaos serait-il aussi de retour...

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Vincent


Extérieur de l'auberge, sur son cheval, sous la pluie.


A son tour d'attendre. De nature patient, ça ne le dérange pas plus que ça, surtout pour prendre du bon temps. Cependant, toujours la même question en tête… qui sont ces personnes ?
La jouer finement... la laisser croire ce qu'elle veut, faire mine d'être obéissant et docile pour camoufler sa vrai personnalité. Vincent trouve tout de même étrange qu’elle ne se méfie absolument pas de lui, ça en est limite vexant de ne ressentir aucune crainte à son égard.
Ceci étant dit, il ne savait pas où elle voulait le conduire…chez elle ? Si elle en a un… Dans un coin reculé de la ville ? Quelle importance après tout, pour une partie de jambes en l’air, " partout "ça lui convenait. Peut-être  allait-il faire office de repas à une bande d’Amazone cannibale. Si c’est le cas, c’est parfait pour lui, il aime bien les cinglés féminines. Des créatures diaboliques et rudement plus sanguinaires que les mâles. Pure création d’un "Dieu" à la longue chevelure soyeuse mais surtout alcoolique et azimuté à ses heures perdues selon Vincent. Quelle idée en tant qu' homme, de créer sa propre faiblesse, décidément il est pas futé le tout puissant.

Le temps d'attendre que Mademoiselle rapplique ses jolies fesses bombées, il réfléchit au nom qu'il donnerait à sa nouvelle jument. Neige ?trop banale. Belle ? plus cucul tu meurs.Et pourquoi pas... Ivy ? Il se met à rire à cette idée.
Ivy, c'est très bien. Mais avant de la nommer de la sorte, il voulait tout de même s'assurer que la propriétaire du nom était une monture parfaite tout comme sa jument mais d’un autre point de vu. Ça aurait été grotesque et une insulte envers son cheval de l'appeler comme une naze du pieu.
Des bruits de sabots le font sortir de ses pensées. C’est l'ébène qui vient le chercher pour enfin partir il ne sait où.

La suivre…Le solitaire ne faisait que ça depuis qu’il l'avait rencontrée mais bon, Vincent ne peut pas lui en vouloir d’apporter des précisons peu utiles vue les hormones qui la travaille, ça devait être un combat sanglant entre son corps et son esprit, faut se mettre à sa place aussi…Faire preuve de compassion pour ces femmes dont les envies sexuelles non assouvies les brûles de l’intérieur à petit feu. Quelle torture abominable… Belle-gueule a vraiment la main sur le cœur.
Se perdre ? Elle se fait du souci la rebelle ? Il ne faut pas qu'elle s'inquiète, s’il s'égare, il la retrouverait quoiqu'il arrive car, elle a une certaine odeur qui la suit au train, une odeur de... sexe, et le blond connait très bien cet arôme alléchant. C’est ça préféré à vrai dire.

Il bascule le poids de son corps en engageant un léger mouvement de bassin pour faire pivoter sa monture vers Ivy en attendant qu'elle enclenche une bonne fois pour toute le pas.


Je te suis.  

Petite précision inutile mais si ça pouvait la rassurer sur son avenir dans la jouissance et le plaisir de la chair, pourquoi pas.


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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Ven 4 Aoû - 20:54

Thomas

La vie n’avait jamais été facile pour le jeune Thomas. Très tôt ce dernier avait connu le malheur avec la mort de ses parents, emportés par cette terrible maladie qui avait ravagé la population de son village. Orphelin de père et de mère, ce dernier avait dû se débrouiller totalement seul ou presque. Quelques rares survivants avaient acceptés de l’aider par ici et par là mais comme eux-mêmes avaient de la difficulté à y arriver, ils cessèrent rapidement cette aide d’appoint en laissant le garçonnet de tout juste 11 ans se débrouiller seul. Au moins, il avait un toit au-dessus de la tête. Du moins c’était ce qu’il croyait car le destin n’en avait pas finis avec lui et quelques mois après, un homme du seigneur local vint réclamer la maison en paiement d’une dette que ses parents avaient pour le seigneur. Sans le choix devant lui, il quitta la demeure familiale aussi rapidement que possible pour se retrouver à la rue sans le sous ainsi que sans argent. C’est à partir de cet instant que sa vie bascula irrémédiablement.

Déterminé à survivre, il se mit à écumer les villages à la recherche de cible facile à dévaliser. Au départ il ne faisait que voler un pain par ici, une tarte par-là qui traînaient sur le rebord d’une fenêtre mais lentement il se mit à dérobe une chemise, un pantalon ainsi des bottes afin de se vêtir alors qu’il continuait son développement. Plus il grandissait et plus il devenait expert dans les vols. Avoir un trop plein de confiance, il se mit à dérober des bourses par ici et par là sur les riches personnes. Parfois il se faisait prendre et parfois non. Et quand il se faisait surprendre, il s’en sortait rarement sans quelques coups. À force, il améliora sa technique tout comme grâce à l’aide des quelques amis qu’il s’était fait avec le temps. Il devint plus agile, plus doué et surtout plus silencieux alors qu’il se renfermait petit à petit sur lui tout en devenant méfiant envers les gens. Thomas le voleur était né.

Agile et discret, il se promenait dans les rues de la grande ville sans se faire repérer par les gardes ou même par les gens qu’il volait. Mais encore une fois sa vie allait prendre un tournant alors qu’il osa, comme à son habitude tenter de voler le contenu des sacoches de la mauvaise personne. Après tous les écuries n’étaient que très rarement gardées et les gens avaient tendance à laisser tout et n’importe dans ces petites bestioles dont parfois une certaine fortune qui lui avait permis de manger pendant plusieurs jours. Mais cette fois-ci il était tombé sur les sacoches d’une femme à l’allure malcommode mais qui en plus l’avait surpris dans son larcin. Cette dague contre son flanc le fait aussitôt se raidir. Thomas n’avait jamais été très confrontation et il évitait celle-ci dès qu’il le pouvait. En entendant le murmure il redéposa son butin dans la sacoche comme on lui ordonnait et ce sans réellement tarder. Il n’avait pas envie de finir avec une vilaine cicatrice au mieux et au pire mort sur le sol. Quand elle lui ordonna de déguerpir, il ne se fit pas prier et ramassa au plus vite ses maigres possessions qu’il avait dérobée dans les autres sacoches tout en laissant entendre plusieurs excuses. Tout pour ne pas finir mort. En entendant les propos, il se retourne et hoche vivement la tête sans un mot. En entendant l’offre le blond ne put qu’arquer un sourcil avant de filer l’air de rien. Il ne savait pas de quoi il s’agissait encore en réalité et bien que méfiant envers cette proposition puisqu’il redoutait que celle-ci cache quelque chose, il accepta. Il serait au rendez-vous.


[Lendemain vers midi]


La fuite ou plutôt le repli stratégique vers son antre, son repaire n’avait pas été longue pour le gamin qui avait passé une bonne partie de la soirée à penser à ce rendez-vous dont il ne savait quoi s’attendre. Le sommeil vint le cueillir sur cette pensée et c’est alors que le soleil était bien haut dans le ciel qu’il se réveilla. En panique en remarquant que l’heure approchait, il ne prit même pas le temps de se changer avec cette deuxième tenue de rechange pour se diriger aussitôt vers les bois en attente de la femme encapuchonnée.
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Odessa


J’r’lis encore la missive qu’un gamin crasseux est ‘v’nu m’donner en tendant la main pour r’cevoir une piécette. J’l’ai rabroué sans ménagement, qu’il aille bosser pour gagner ses sous, chuis pas sa mère.

La missive est bizarre mais assez intéressante pour qu’j’aille voir d’quoi il s'agit
.

[rp]Ta Mission Tu Honoreras ou Ta Vie Tu Perdras
L'auberge des promeneurs[/rp]


J’connais l’endroit où j’dois m’rendre. J’perds pas d’temps j’monte mon étalon marron, Blizzard, et j’m’rends là bas. J’sais pas d’quoi il en r’tourne mais c’est surement important. Rares sont ceux qui m’connaissent. Ils n’sont plus là pour parler d’moi. J’travaille pour les plus offrants, des contrats juteux qui remplissent mon escarcelle et qui m’permettra un jour d’m’la couler douce au soleil. Pour l’heure j’veux voir d’quoi il en r’tourne mais prête à intervenir et à tuer au b’soin. J’dois encore la vie au fait que j'reste toujours prudent et sur la défensive prête à agir.

J’pars au galop, ma capeline au vent. Mes bottes en cuir noirs claquent les flancs de mon étalon. J’chuis une femme svelte mais musculeuse. J’m’entraîne tous les jours, fais d’l’exercice pour améliorer ma rapidité, ma dextérité et ma souplesse. Les lancers d’couteaux n’ont pas d’secret pour moi, d’loin comme d’près et l’combat à main nue n’m’fait pas peur. Ma chemise noire dans mes braies est relevée par une ceinture marron. J’cache des lames, un peu partout dont deux à mes reins et deux dans mes bottes également. J’porte surtout un foulard rouge qui masque la moitié d’mon visage. J’l’cache car j’ai une vilaine balafre sur ma joue droite, gare à celui ou celle qui osera essayer d’m’l’enlever. J’tuerais sans hésiter.

J’arrive enfin à l’auberge. J’pose pieds à terre et j’emmène mon étalon à l’écurie. J’prends l’temps d’m’occuper d’lui, j’aime l’faire moi-même. J’l’frotte avec du foin, j’l’brosse, j’l’nourris et j’vais m’dirige enfin vers ma destinée.

J’pousse la porte et j’jette un œil. J’m’avance sans rien dire et j’m’dirige directement au comptoir. J’fais glisser ma capuche sur l’arrière et dévoile mes cheveux bruns. J’attends qu’la tavernière m’vienne face à moi, pour lui glisser l’message qui m’fait venir là.

J’la quitte pas des yeux sans un mot. J’écoute c’qui m’entoure et m’tiens prête à toute éventualité.

_____________________________________________________________________________________
Zélia


"Dans la pièce commune de l'auberge"

Les deux gaillards plus occupés à bavacher et picoler qu'à avoir l'idée de lui répondre, les aciers de l'interface se relevèrent sur la porte qui s'ouvrait sur une femme au visage demi-masqué, un sourcil brun s'arquant en songeant qu'elle faisait bien partie du décor.
Suivant du regard l'inconnue qui se déplaçait avec un assurance certaine et déterminée, l'aubergiste posa deux nouvelles choppes devant les gueux puants pour qu'ils s'occupent avec le temps d'aller voir ce que cherchais l'étrangère.

Je reviens vous bougez pas les deux

Arrivant devant la brune, l'étrangère lui glissa un vélin dont elle se saisit en prenant connaissance du message que trop connu par la tavernière qui laisse tomber le sourire commercial pour redevenir interface en opinant d'un signe de tête entendu.
Parchemin replié et rendu, une liqueur de prune est versée et déposée devant l'intriguante, en tentant de détailler la femme, pas souvenir de connaître celle-ci, mais avec le renouveau peut-être faisait-elle parti de la nouvelle mouture, il lui fallait cependant vérifier.

Vous avez loupé le gros de la vague dis donc...
D'où vous viens cette invitation ?


Retour aux précautions, mais le message en main semblait déjà un indice suffisant sur la présence de la brune au foulard rouge.

_____________________________________________________________________________________
[i]Odessa



Elle arrive et j’la dévisage, j’l’observe, j’l’analyse. J’reste maîtresse de la situation. J’reste sur la défensive mais sans agression aucune. Juste, prudente. Quand je glisse le vélin j’vois bien qu’elle n’est pas surprise. Elle s’en étonne pas et m’sert une prune. J’la repousse doucement vers elle. Pas question d’boire quoi que ce soit hormis ma réserve perso. L’poison est monnaie courante ou même la drogue.

Merci mais ça ira.

J’dépose une piécette malgré tout, voulant me montrer magnanime.
Elle m’cause et j’lui réponds.

Le gros d’la vague ? J’en conclus qu’tu connais celui ou celle qui m’a envoyé ceci.

J’range l’vélin dans ma poche et j’la quitte toujours pas des yeux.

D’où j’ai eu l’message ? Du Très Haut bien sur.

J’souris en coin sous mon foulard.

Peu importe de savoir comment j’l’ai eu, moi j’veux surtout savoir c’qu’on m’veut et où j’dois m’rendre. Ca c’est important. Qu’est ce qu’tu peux m’dire là d’sus ? Toute information peut m’être utile.

J’espère bien qu’elle va m’répondre, j’ai pas d’temps à perdre. Des contacts j’en ai encore sur l’dos. Du pognon à foison à gagner. M’en faut plus… bien plus….




Dernière édition par La Main Noire le Ven 4 Aoû - 20:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   Ven 4 Aoû - 20:56

Zélia


"Dans la pièce commune de l'auberge"

La demoiselle était du genre pas forcément commode, pile poil dans le ton en définitive et alors qu'elle rangeait le parchemin, le regard gris de Zélia s'attarda sur le sceau au dos du message, pas de doute possible, convocation directe de La Main Noire, pas un courrier égaré.
Piècettes repoussées vers la demi-masquée et aciers qui la fixent sans retenue.

L'impatience vu où tu va pas forcément une bonne idée

Verre avancé de nouveau vers la brune.

La méfiance en revanche très judicieux, mais ici t'as rien à craindre, ça c'est spécialement offert par celui qui t'as envoyé ça, il a aucun intérêt à te voir crever.

Léger signe de tête et l'interface se penche vers l'intriguante pour chuchotter.

Ce que tu cherches se trouve dans les profondeurs des bois de Carcassonne, un domaine avec un manoir protégé par une enceinte.
Présente toi avec ton "invitation", sinon crois moi que tu seras pas reçu aimablement.


Léger sourire esquissé, les infos étaient données.

_____________________________________________________________________________________
Odessa


J'souris en coin mais l'vois pas, par contre elle peut voir mes yeux qui s'plissent d'malice.

Tu peux garder tes observations, tout va bien pour moi.

Elle m'r'pousse à nouveau l'verre. J'trouve qu'elle insiste un peu trop. D'plus pas question qu'j'lui montre mon visage sous l'foulard, hors d'question.

Dans c'cas j't'l'offre, manquerais pas d'r'mercier celui qui m'la offert.

Elle veut m'parler en douce et j'm'rapproche pour l'écouter m'chuchoter à l'oreille. J'chuis attentive et souris en coin. Enfin j'sais où j'vais d'voir aller. J'dois garder l'invitation comme laisser passer, très bien. J'm'lève d'un bond.


Merci pour tout j'vais y aller. Bon courage à toi dans c'bouge.


J'cherche pas plus et j'dirige vers la porte pour aller r'joindre mon Blizzard. J'selle et j'pars vers la forêt d'Carcassonne....

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MessageSujet: Re: Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...   

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Que reste t-il de La Main Noire... L'auberge...
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