Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 18 - Murat >>>> Le lavoir

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MessageSujet: 18 - Murat >>>> Le lavoir   Sam 3 Sep - 20:08

CELLENE

En chemin vers Murat

Il était monté derrière elle, se collant à elle. La chaleur de son corps contre le sien la fit frissonner. Elle écouta ses mots, un voyage bien agréable, certes... Comment ne pas l'être? Non seulement, il était là, derrière elle et collé contre elle, mais en plus ils rentraient et tous ensemble, avec même deux personnes de plus. Cellene ferma les yeux sous son baiser, un frisson la parcouru, délicatement déposé dans le cou sous l'oreille. Zone sensible pour l'Azurée. La monture fit demi tour, les ordres de l'Azurée et de l'Argenté se firent entendre. La troupe repartait, à vive à l'allure au départ, histoire de laisser le plus de distance possible entre le camps des templiers et eux.

Une nuit de chevauchée intense, bien qu'agréable. A plusieurs reprises, Cellene adossa son dos contre le torse de Samaël, profitant un maximum de sa présence. Plusieurs fois, elle tourna la tête, observant par dessus l'épaule de son compagnon de route, pour voir si tout le monde suivait. Elle en profitait à chaque fois pour lui déposer un baiser dans le cou. Leurs cheveux s'étaient mêlés, le noir intense de l'Azurée, le blanc immaculé de l'Argenté, flottant au vent. Une douce vision, leurs regards se croisèrent de temps à autre, un sourire léger lâcher sur les lèvres de Cellene. En sa présence, elle se sentait plus serreine que le sachant captif. Elle n'arrivait pas à saisir le pourquoi exact, mais je ne cherchais pas plus que cela, faut dire.

Très vite, plus que l'Azurée ne put l'imaginer, la première ville se dessinait au loin, même dans la pénombre, elle arriva à le voir. Elle sentit alors sa jument ralentir. Samaël l'avait donc vu lui aussi. Cellene distingua à l'écart de la ville une petite maison, dans la forêt, du moins qui la longe. Elle fit un signe à Samaël, tout en lui disant.

Bel Argenté... allons voir là-bas, si nous pouvions nous arrêter quelques heures.

De loin, la bâtisse semblait être un lavoir. Plus ils se rapprochèrent de l'endroit indiqué par l'Azurée, plus cette dernière pouvait sentir une odeur bien agréable. Elle ferma les yeux un instant, se souvenant d'il y a quelques mois, ses habits sentaient la même chose. Elle soupira doucement, discrètement même, espérant que le Bel Argenté ne s'en rendit pas compte. Fort peu probable qu'il ne le remarque pas. Leurs deux corps étaient collés l'un contre l'autre, ne faisant qu'un.


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ANYANKA

Ils étaient partis aussitot que l'argenté avait été libéré et que le groupe avait été reformé, elle n'avait même pas eu le temps de voir Gus, à peine l'avait-elle entraperçu.
Le signal avait été donné et tout le monde était parti comme des fous furieux pour s'éloigner des templiers et de leur campement, Samaël avec l'azur, Seamus avec la femme à qui ils avaient parlé, mais qu'est-ce qu'ils allaient en fiche de celle là, y'avait d'jà pas assez des deux autres intrus au groupe.

Le moment n'était pas aux tergiversations de toute façon, suivant le mouvement elle avait essayé de se rapprocher de son compagnon, mais rien n'y faisait à croire qu'il l'évitait, ce qui aurait été de bonne guerre en l'occurence.
Les chefs de file se mirent à ralentir arrivant à proximité d'une ville après une longue chevauchée, aurait-il "enfin" décidé de se poser, parce que c'était pas pour dire mais bon mine de la puce ca faisait près de trois jours qu'elle avait quasi pas fermé l'oeil, si on exceptait ses endormissements involontaires pendant que sa jument bien dressée suivait le mouvement.

Un soupir de soulagement souleva sa poitrine en comprenant qu'ils allaient enfin poser et qui plus est à proximité d'un point d'eau, d'un lavoir même.
Une pensée étrange s'empara d'elle, se mettant presque à prier qu'une lavandière ait oublié un morceau de savon pour pouvoir se laver un minimum, des semaines qu'elle n'avait pas pu le faire dignement.
Lorsque les chefs descendirent de cheval, la puce en fit de même en attachant son cheval à une branche basse d'un arbre.

Se dégourdissant les jambes, elle porta une gourde d'eau à ses lèvres, buvant largement, sachant qu'elle pourrait la remplir d'eau fraiche.
Du regard, elle chercha Gus qu'elle trouva enfin, et se dirigea la démarche sure vers lui, elle s'était faite une promesse et comptait bien la tenir.
A peine eut-il le temps de descendre de son cheval, qu'elle lui tapota l'épaule avant de lui attraper la main.

Viens là, viens avec moi...

Sans lui laisser trop le choix, Anyanka tira Gus vers l'intérieur du bosquet, se mettant un peu à l'abri des regards, sans un mot de plus, alors qu'il la regardait avec des yeux interrogatifs et perplexes, elle s'approcha de lui.
Le fixant dans les yeux, la puce laissa tomber toutes ses barrières de défense, et accola ses lèvres aux siennes, l'embrassant fougueusement, entremelant avec allégresse et tendresse sa langue à la sienne.
Les bras de la femme-enfant remontant pour venir s'enrouler autour du cou de son compagnon, alors qu'elle n'en finissait plus de lui donner un baiser à couper le souffle digne des plus grands films hollywoodiens.


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KAERVEN

Après le départ du campement des templiers et du sauvetage de Samaël, le groupe avait chevauché à brides abattues pour distancer les éventuels poursuivants. Conscient d’avoir suffisamment d’avance, ils décidèrent d’effectuer une halte pour se reposer quelque peu. Tous le mondes descendait de cheval les uns après les autres. Du coin de l’œil il vit Anyanka attirer Gus derrière un bosquet. Cela l’amusa quelque peu intérieurement. En apparence il gardait le masque de son visage inexpressif.

Il mit pied à terre à son tour, flattant l’encolure de sa monture avant de la conduire jusqu’à l’ancien lavoir pour qu’il puisse se rafraîchir quelque peu. Il en profita pour s’asperger le visage de l’eau fraîche qui s’y trouvait. Cela le détendit quelque peu. Puis il ramena son cheval afin qu’il puisse se nourrir, sortant un sac d’avoine d’une de ses sacoche de selle. Il scrutait à la recherche d’un endroit propice pour s’étendre. Il s’installa tranquillement, s’adossant à un arbre, assis, un genou replié, un bras reposant dessus, il observait le petit groupe. Puis il s’arrêta sur l’otage.

Maintenant qu’ils étaient loin, pourquoi ne l’abandonneraient ils pas, elle ne leur était plus utile et qui plus est risquait de les ralentir plus qu’autre chose. Enfin ce n’était pas à lui de décider de toute façon. Il balaya ces interrogations de ses pensées. Ils les suivraient jusqu’au manoir, peut être se passera t il quelque chose d’ici là qui lui redonneront l’impression de vivre.


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IVY

L’heure de faire une halte était venue. Ivy accueillit avec entraient. Elle n’avait pas dit mot de tout le long du voyage de retour depuis qu’ils avaient libérés l’argenté ce contentant de regarder l’un ou l’autre de ses compagnons. Elle en finit par se dire que rien n’avait véritablement changée avec cette bande de zigotos sauf certains visages qui n’était pas familiers.

Ils venaient d’arriver dans une ville qu’elle n’avait jamais eu l’intention ou l’insigne honneur de mettre les pieds. De toute façon cela lui importait peu puisqu’ils n’étaient pas là pour faire du tourisme. Elle descendit de cheval comme les autres, plus épuisée par contre. Elle n’avait pas eu la chance de ce reposé bien longtemps durant le voyage d’aller. Elle soigna sa monture et la laissa attachée à un arbre un peu à l’écart des autres. La solitude la gagnait et revenait doucement en elle, tout autant que son visage sombre. Elle revenait celle qu’elle avait toujours été pour ces compagnons du manoir… le poison !

Après s’être nourri tout autant que son cheval qui déjà dormait debout, elle examina ce que faisait les autres. La belle marine, aux bras de l’Argenté. La jolie Lupia, rivé à son acolyte de petit nouveau qui ne tarderait pas à savoir qui elle était que pour l’emmerder royalement. Ensuite les deux jeunots avaient disparues sans laisser d’adresse. Elle ne les voyait nulle part. Elle repéra Seamus qui s’occupaient de la nouvelle prisonnière. Ce fut le tour de l’autre qu’elle ne connaissait pas, même de nom, qui après tout lui importait peu. Elle aurait bien assez tôt l’occasion de faire sa connaissance. C’est ensuite qu’elle repéra un de ses jouets favori, bien étendu contre un arbre. Ce gars là aurait du rester chez les naturaliste ou comme ermite dans une montagne. Toujours à se faufiler où personne n’allait et on aurait presque dit qu’il se nourrissait de la terre autant que du contraire. Curieux ce gars tout simplement.

Elle l’observa un long moment avant de se décidée à aller mettre encore son nez où elle n’avait pas d’affaire. S’il n’était pas d’humeur, elle le saurait bien assez tôt cela aussi… Elle s’amuserait un peu par contre. Elle se dirigea donc vers lui lentement et arriva à proximité. L’ombrage qu’elle projeta sur lui la fit sourire.

Je t’ai manqué Kaerven ? Je n’ai même pas droit à un joli câlin de bienvenue ?

Elle savait bien qu’il n’en était aucunement le cas. Il la détestait, elle se marrait. Et plus il avait envie de la tuer, plus il l’excitait. Il était très séduisant, elle avait toujours craqué pour lui physiquement. Par contre jamais il ne s’était passé quoique ce soit entre eux puisque à chaque rencontre, un des deux voulaient la peau de l’autre mais pas dans le sens imagé….


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KAERVEN

Kaerven, les yeux clos, sentit que quelqu’un approchait. Il tenta de se concentrer pour savoir son identité mais il n’y parvint pas. Le temps où il y parvenait semblait si lointain tout à coup. Puis une voix s’éleva. Celle du poison insidieux, perfide qui venait encore le déranger.

Ivy a écrit:
Je t’ai manqué Kaerven ? Je n’ai même pas droit à un joli câlin de bienvenue ?
Ironique sans doute, elle devait avoir décider de lui pourrir la vie décidément. La colère monta presque instinctivement, il ne pouvait encadrer cette peste qui ne le considérais que comme un morceaux de viande qu’elle désirait consommer.

Pas du tout. Le seul câlin qui pourrais être destiné serait de t’ôter le souffle de vie.

Sa voix monocorde ne trahissant aucune émotion comme à son habitude. Le ton était tout de même glacial. Elle savait qu’il mourrait d’envie de la tuer. Elle s’amusait à chacune de leur entrevue de lui faire transgresser cette règle du clan. Il se contrôlait avec peine même si extérieurement rien n’était décelable.

Va donc goûter aux autres saveurs, seule ma lame est pour toi. Ta présence est une malédiction que je vais devoir exorciser sous peu.

Puis il relève lentement la tête, plongeant ses yeux gris aciers dans les siens. La flamme de la colère était par contre bien visible dans l’iris des yeux de celui-ci. Il se releva, voulant trouver un peu de quiétude. Passant à son niveau, il lui murmura à l’oreille.

Plus que deux..

Puis il s’éloigna cherchant un endroit où elle le laisserait en paix. Il ne pourrais continuer à endiguer la fureur qui l’animait. Il était déjà de fort mauvaise humeur et Ivy comme à son habitude attisait le foyer de la colère. Kaerven remis ses mains dans les poches de son mantel, tournant le dos au poison sans jamais se retourner. De toute façon pour elle ce n’était qu’un jeu, reste seulement à savoir si elle en assumera les consquences….


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MessageSujet: Re: 18 - Murat >>>> Le lavoir   Sam 3 Sep - 20:09

IVY

Le visage de Kaerven reste stable, sans aucune émotion au départ. Il ouvre enfin les yeux et se visage d’ange… reste tout aussi impassible. Le poison reste surpris, elle pensait lui faire peter un plomb et rien de dé cernable dans cette facette du dieu qui se trouve devant elle. Elle est déçue.

Sa déception se meurt rapidement à ces paroles par contre. Son ton lorsqu’il lui répond est froid et neutre. Pourtant elle sait qu’il se cache derrière le contrôle qu’il aura de plus en plus de peine à dissimulé bientôt. Le regard qu’ils échangent laisse présager bien des flammèches. Elle sourit ravie de l’effet qu’elle provoque toujours chez lui. Elle ne va pas s’emmerder avec ses deux têtes de turcs préférés dans les parages. Lui et Lupia…. Contrairement à lui, elle adore se faire enragé par la belle poison. Ce qui rend les choses tout autant agréable dans un genre bien différent. Mais pour le moment, elle semble occupée. Elle la verrait plus tard possiblement.

Un frisson d’excitation la parcours en ce moment. Il se contrôle, elle ne le sait que trop bien. Elle hésite à continuer, mais pourtant c’est plus fort qu’elle. Il se relève murmure à son oreille et elle en tremble quasiment de désir. Il ne veut pas jouer, prend trop facilement la poudre d’escampette pour avoir la paix. Ceci est tout à fait lui, il n’est pas de bonne humeur, elle le discerne rapidement.

Elle le rattrape, pose une main sur son épaule. Elle sait pertinemment qu’elle va regretter se geste mais si elle doit mourir, aussi bien par quelqu’un qui la fait vibrer. De toute façon elle ne le laissera jamais gagner aussi facilement.

Ha mais je suis déçue de voir que je n’ai pas droit même à une accolade. Tu n’essayes même pas de voir si la distance et le temps n’ont rien changé ? Ta fureur est toujours aussi pertinente en ma présence à ce que je vois.

Il avait bien changé des choses en elle, simplement cela commençait à s’estomper graduellement. Personne n’aurait le droit au manoir de la voir, tel qu’elle était devenue. Enfin elle ne le souhaitait pas. Elle préférait encore à cela sentir les mains de Kaerven s’alourdir sur sa nuque et la serrer pour lui retirer son dernier souffle. Peut-être est ce bien d’ailleurs ce qu’elle cherchait, voir la noirceur de la faucheuse guider ses pas. Elle avait pourtant dit qu’elle ne suiciderait pas, mais agir ainsi avec le loup était purement du suicide. Il n’allait pas aimer, elle en était que trop certaine.


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KAERVEN
La poison décidément portait bien son nom. A peine l’avait il dépassée qu’elle reprit de plus belle ses provocations. Pensant garder le contrôle Kaerven sembla ne pas réagir, jusqu’à ce qu’elle pose une main sur son épaule. Ce fut le déclencheur, c’en était trop, il l’avait pourtant prévenu au manoir de ne jamais plus le toucher. La main d’Ivy s’était posée sur son épaule droite. Lentement sa main gauche remonta le long de son torse pour aller se poser sur la main de celle-ci.

Ainsi tu veux une accolade ? Soit.

Il laissa passer son pouce entre celui d’Ivy et son index. Puis soudainement il fit pivoter son poignet forçant celui d’Ivy de tourner ou bien de casser ce qui la fit tournoyer et elle finit sa course contre un arbre non loin, le dos s’apposant peu agréablement contre le tronc. Kaerven avait suivit ce mouvement. Son autre main avait jaillit rapidement pour venir apposer une lame de dague contre la gorge d’Ivy. Le métal glacé était appuyé contre la gorge d’Ivy, Kaerven appuya même suffisamment pour lui ôter toute velléité de mouvement sous peine de se retrouver égorgée.

Je t’avais prévenu. Ne me touche plus jamais.. ne m’approche plus non plus ce sera l’ultime sommation. Et cette règle derrière la quelle tu te réfugiera sans doute,, je la transgresserais avec plaisir dans ton cas.

Il fit lentement glisser la lame juste pour l’entailler sans profondeur, un léger filet de sang s’écoulant. Puis il retira la lame de sa peau. Cette dernière rejoint la cache qu’elle occupait quelques instants plus tôt. Il espérait qu’elle aurait compris cette fois. Il la lâcha puis lui tourna le dos, les sens aux aguets car il gageait qu’elle n’en resterais pas là, connaissant que trop bien son orgueil.

Puis il alla reprendre sa place quelques mètres plus loin.


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LUPIA

Enfin! On arrivait à la fin de la mission. Tandis qu'ils s'occupaient de libérer l'Argenté, Lupia était restée à la limite du camp au cas où quelqu'un aurait décidé de venir semer la pagaille. Elle finit justement par trouver ça dommage que personne ne vienne... Tout se passait trop bien et elle détestait les happy end. Comme de bien entendu, ils libérèrent l'Argenté sans embûches et personne ou presque ne fut blessé et aucune alerte ne fut donnée. Un vrai conte de fée! Quel ennui!!!

En revanche, y en avait une qui ne semblait pas s'ennuyer. Elle avait vite retrouvé le sourire la belle Cel! Et l'autre bellâtre qui se jette sur sa monture, et vas y que je te frotte, et un bécot par ci et une caresse par là. Et ben, elle l'avait vite enterrée sa vieille Lu. Pour le moment, elle avait mieux à penser.
Versus s'accrocahit toujours à elle. Ca lui ferait vraiment du bien un peu de chair fraiche! Et puis, il y avait le retour innattendu du Poison. Elle vait une vieille rancoeur à régler avec elle. Ca promettait encore de belles empoignades.

C'est donc perdue dans ses pensées qu'elle suivit le groupe. Ils arrivèrent à un lavoir où tacitement, chacun avait décidé de prendre du repos.
Lupia s'occupa de sa monture, la bouchonna et la nourrit généreusement. Puis elle se mit à l'écart rien que pour observer ses accolites.

Cel semblait aux anges depuis la libération de Sam. Lupia était heureuse dans le fond de la voir enfin avec le sourire mais jamais elle ne la laisserait l'oublier...
Et puis i ly avait Seamus, toujours aussi mystérieux et troublant. Il semblait taquiner la prisonnière avec son volatile...
Elle aperçut Any qui attirait Gus dans un bosquet. Depuis le temps qu'il attendait une occasion de se déniaiser. Elle sourit en pensant à ce qu'elle avait vécu avec lui.
Et puis elle vit Kaerven qui comme à son habitude s'était renfermé dans son mutisme. Et là, elle reconnut son Poison. C'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle emmerde quelqu'un. Heureusement, c'était tombé sur lui... Lu n'était pas d'humeur à la supporter... Elle aurait tout le temps plus tard... Oh.. mais les choses ne semblaient pas se passer comme la Belle l'attendait... Bien fait, ça lui apprendrait peut être à se calmer.; QUoique ce serait dommage....
Et enfin, il y avait Versus. Le versus qui avait réussi à percer son coeur de pierre. Il fallait qu'elle remonte sa garde absolument avant qu'il se rende compte de quelque chose... Il finirait bien par se lasser de sa froideur...

Elle s'installa du mieux qu'elle put et s'endormit d'un sommeil agité...


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GUS

C’était pas la reconnaissance qui les étouffait ceux là. Puis peu-être que dans un clan c’est comme ca que ca se passait finalement. Y pensaient peut-être qu’il avait fait rien d’autre que son taf comme tous les autres mais bon un merci ca arrachait pas la tronche. Ca avait pas l’air d’être dans les cordes de ces gens là. Tant pis on s’en passerrait.

Et les couples se reformait. LA cheftaine avec l’obsédé et comme d’hab dès qu’y a une nouvelle paire de fesse qui se radine, le Tacit’ qui se la garde. Les autres c’était pas des couple officiels alors je les comte pas sinon on en sort plus. En plus ca change tout le temps, je vous raconte pas.

Y a juste la Puce et lui qui se sont pas retrouvé. Deux sales gosses avec une te^te de bois dur comme du bois dur. Y vont se tirer la trogne longtemps comme ca ?

En tout cas tout le temps du voyage même si des coups d’oeils sont lancé de tant en tant. Un veux batiment tout cassé finit par se pointer devant eux tout à coup. C’est pas trop top, il commencait à crever de soif et comme il avait du paumer sa gourde en route et que personne ne lui en avait proposé, ben ca faisait rudement du bien. Il se dirigit vers la petite fontaine mais se fit tout de suite arreter par une main qu’il commencait un peu a connaître.

La puce…enfin elle avait compris son erreur. Quoique non elle voulait lui montrer un truc dans les bois. Soit il allait faire aussi un effort. C’est quand même elle qui était venue la première.

Et vous savez ce qu’elle voulait lui montrer ? Ben rien du tout. Enfin si qu’elle aussi elle avait soif. Elle se jeta sur lui et l’embrassa comme une tarée. Dieu que c’était bon. Ca vallait presque la peine de s’engueuler si c’est pour avoir ca à la fin. M’enfin il allait quand même pas essayer pour voir. Avec elle on savait jamais. Je peux vous dire que Gus se laissa pas prier. Et même qu’il glissa ses mains sales sous la chemise de la Puce pour y voir ce qu’il s’y trouvait. On là, bande de cochons, je vous dirais rien.

Ils étaient tout les deux bien occupés comme vous l’imaginez. Gus avait même repoussé tout doucement son amoureuse contre un gros arbre. Il savait pas trop jusqu’ou ca irait mais valait mieux se planquer. Y en a qui auraient bien été foutus de vouloir participer. Noméo

C’est évidement contre cet arbre que les deux les plus bagareurs du Clan choisirent aussi de se papouiller. Mais y avait un bruit métalique qui avait fait un bruit métalique alors gus récupéra quand même ses mains pour voir ce qui se passait.

A croire qu’on leur en voulait et que jamais il pourrait conclure pour de vrai avec la Puce. Connaissant les deux zouaves qui se battaient, vallait mieux pas rester dans le coin. Gus prit sa belle par la main pour l’emmener plus loin encore. Ils passèrent devant la petite peste qui dormait contre un autre arbre un peu plus loin. Bouche ouverte en plus, l’occasion était trop belle.

Attend moi mon amour je revient tout de suite.

Ca lui faisait tout drole d’appeler quelqu’un mon amour mais c’était quand même le top.
Il avanca sans bruit près de Lupia. Il ramassa par terre un gros morceau de bois et retira l’écorce pourrie. Et bingo il trouva ce qu’il cherchait. Il prit un cloporte qu’il lanca tout droit dans la bouche de la gonzesse. Vengeance !!!
Il détala comme un lapin en étant caché par le tronc et rejoigna sa belle.


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VERSUS

Tout s'était à peu près bien passé, l'homme que le Ténèbre avait éjecté au sol, n'était qu'inconscient. Fallait pas non plus attiré les foudres de la Belle aux yeux saphirs. Quoi que... Ca aurait pu être intéressant, finalement. Enfin bon, s'il mettait trop encore colère la Belle Azurée, son histoire avec la Belle Lu serait sûrement un échec, donc autant pas s'y frotter non plus. Ils étaient tous arrivés près d'un coin d'eau, certains s'étaient éloignés, d'autre se battaient carrément. Versus chercha du regard la Belle Lu. Elle s'était mis un peu plus loin, leurs regards s'était croisé. Un léger coup de la tête pour la Belle, puis il se dirigea d'entrée à l'intérieur du lavoir. Il se rinça le visage, puis remplit sa gourde d'eau.

Il s'occupa ensuite de sa monture, puis il allait se mettre un peu à l'écart, lorsqu'il vit le Gamin se mettre à détaller en courant. Versus fronça les sourcils, puis se dirigea vers la Belle Lu. Il s'accroupit devant elle, et put voir quelque chose dans sa bouche. Versus secoua la tête, puis doucement sans réveillé la Belle, il retira ce que le Gamin avait réussit à enfiler dans la bouche de Lupia. Il se promit de lui raconté cela à son réveil.

La Belle semblait agitée, il se redressa pour prendre une couverture sur la monture de Lupia. Il l'ouvrit et la déposa délicatement sur la jeune femme, laissant sa main frôler sa joue. Puis afin de veiller à ce que personne ne l'ennuie à nouveau, il s'assit à ses côtés près de sa tête. Il la souleva doucement et la déposa sur sa cuisse. Il s'adossa contre l'arbre, passant doucement sa main sur ses cheveux. Il redressa la tête et regarda autour de lui. Tous semblaient s'installer, bien que plusieurs personnes dont la belle aux yeux saphirs, s'était éclipsé dieu sait où.


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MessageSujet: Re: 18 - Murat >>>> Le lavoir   Sam 3 Sep - 20:10

JEAHNE

L'homme qui la menaçait de sa lame lui enjoigna d'enfourcher un cheval. Pendant quelques secondes, Jeahne pensa lancer la monture au galop, filer droit devant elle sans réfléchir, mais un volatile aux serres acérées vint tourner autour d'elle, répondant à l'appel du triste sire. L’animal aurait vite fait de la contraindre à la chute, et il en serait fait d’elle. Or elle n’avait plus qu’une idée en tête, s’échapper, fuir, et retrouver Hern mort ou vif .

L'homme grimpa derrière elle, la serrant de bien trop près. Elle ne put retenir un mouvement de recul. Mais il tenait toujours de sa dague et sans prévenir talonna le cheval qui s’élança à la suite du groupe. La chevauchée fut terrible, le groupe menait un train d’enfer. Jeahne essayait tant bien que mal de repérer la route empruntée. Il lui sembla reconnaitre celle de Murat, c’était donc bien les traces du groupe qu’elle avait repéré en forêt avec Hern et Zizou.

Jetant de temps en temps un regard derrière eux, elle cherchait vainement un nuage de poussière à l’horizon, écoutant à travers le bruit des chevaux , le cliquetis des armes templières , scrutant le ciel à la recherche des gonfanons fièrement levés .
Mais seul le silence cédait la place au vacarme de la troupe de fanatiques et l’immobilité de la nuit recouvrait les chemins empruntés.
Tout en chevauchant, elle essayait d’imaginer un moyen de prévenir Hern si jamais il avait survécu.
Mais elle n’avait rien à semer sur sa route, et le taciturne dans son dos la serrait de bien trop près.
Une idée germa soudain ….mais il lui fallait s’arrêter et descendre de cheval pour la mettre à profit.
La Troupe s’arrêta finalement aux abords de Murat . Jeahne reconnut le petit couple qui l’avait abordé quelques jours plus tôt.
Elle scrutait les visages sans mot dire , essayant de savoir qui menait le groupe , quel était le rôle de chacun .


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SEAMUS

La route entre Clermont et Murat commençait à leur devenir familière, ils l’empruntaient pour la quatrième reprise dans un sens ou un autre. Se rendre à Clermont pour y chercher la relique, se replier sur Aurillac, retour aux abords de Clermont pour y récupérer Samaël et finalement retour vers le Manoir. Cette mission, bien qu’elle n’était pas un échec en soi, pesait de plus en plus sur les nerfs du Taciturne. Les missions qu’il avait pu connaître depuis qu’il avait intégré la Main Noire s’étaient chaque fois illustrées de hauts faits dont on devait encore parler aujourd’hui dans les régions où ils avaient sévi.

Celle-ci avait pourtant bien commencé. Les vols successifs des deux reliques les avaient tous plongé dans une certaine griserie. Mais l’Auvergne semblait traverser une crise où le mysticisme avait été relégué au second plan. La Politique et les affaires du Royaume semblaient primer sur la religion. Ce n’est pas Seamus qui aurait blâmé ces gens d’agir de la sorte, mais dans le cas présent cela ne faisait pas leurs affaires. Heureusement, les Templiers avaient eu l’absence d’esprit de laisser leurs valeurs dans une tente qu’ils avaient cru pleinement sécurisée. Ils ne ramèneraient clairement pas à Carcassonne la somme attendue par le Maître impie mais ne rentreraient pas pour autant bredouilles.

C’est l’esprit occupé par toutes ces pensées que Seamus chevauchait avec ses comparses. Il avait délaissé sa dague et ne menaçait plus directement l’otage qui partageait bon gré mal gré sa monture. Il avait passé un bras autour d’elle sans trop d’arrières pensées perverses, simplement pour ne pas tomber à bas de sa monture. Cette partie de son esprit était d’ailleurs pleinement vouée à celle qui lui manquait tant. Et plus les jours s’amoncelaient, plus l’absence lui pesait.

Ils arrivèrent enfin dans les environs de Murat, et décidèrent tacitement de faire halte auprès du lavoir abandonné qu’ils avaient eu l’occasion de repérer lors de leurs précédents passages.
Rapidement chacun pris ses aises et la dynamique du Clan refit immédiatement surface, lui faisant par deux fois lever les yeux au ciel . Seamus, qui ne ressentait étrangement aucune haine particulière envers la templière l’aida à descendre de cheval. Le faucon tournoyait toujours dans les airs mais une mise au point s’avérait indispensable avec la jeune femme.

Il posa son regard vide sur elle et commença ses explications.

…Bon…
…présence pas prévue…
…mais nécessaire…
…passeport…
…pour le Languedoc…

Il fit une longue pause comme si un si long discours réclamait chez lui une énergie considérable. Il s’approcha d’elle et continua sur un ton beaucoup plus discret, presque confidentiel.

…pas d’entourloupe…
…sera libérée…
…sinon…

Il savait pertinemment bien qu’il n’avait pas à terminer sa phrase pour se faire comprendre. Si ce n’était pas lui, d’autres ne manqueraient pas de le rappeler à la prisonnière que Seamus avait implicitement placé, une fois de plus, sous sa protection


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SAMAEL

Bassin du lavoir

La chevauchée n'avait pas été de tout repos, tirant sur sa jambe plus qu'il n'aurait fallu, mais d'ici qu'ils atteignent le manoir, avec quelques soins appropriés cela devrait faire l'affaire et tenir le coup.
Le fait qu'il monte derrière l'azur qui l'aidait à diriger la monture était plus qu'appréciable pour ne pas dire nécessaire, cela lui permettait de ne pas se servir de sa jambe droite.
La proximité d'un lavoir où l'arrêt semblait opportun, fit se raidir Cellene, ce qui surprit l'argenté, il l'imaginait fort mal à genoux à frotter le linge, mais chacun avait son histoire peut-être que ce genre d'activités faisait parti de la sienne.
Ne la sentant pas trop bien à l'approche de cet endroit, il relacha les rennes laissant le cheval se guider seul pour l'entourer à la taille et la serrer un peu plus.

Fort bonne idée, point d'eau et calme, tout y est pour se reposer agréablement.
Il faudra cependant essayer de m'oter ça
ajouta t-il en indiquant ses poignets entravés qui parcourait le ventre plat de sa compagne de route.

Pas plus de bavardages, l'ange déchu et l'azur arrive à destination, stoppant la monture, Samaël soulève les bras pour laisser Cellene se glisser du cheval, avant d'en faire de même en essayant d'amoindrir l'impact de la jambe au sol.
Peine perdue, grimace, râle étouffé, cette satanée blessure le fait souffrir et il va lui falloir la regarder.

Cellene, il faudrait essayer de defaire au moins la chaine qui les lie, avec mon épée, l'acier en est bien lourd et résistant.
Venez avec moi je vous prie.

L'entrainant à sa suite, il se dirigea vers le lavoir, s'asseyant sur un rebord du bassin, le séducteur sortit sa lame de son fourreau et la tendit à l'azurée, chose exceptionnelle qu'il la confie à quelqu'un.
Lui faisant confiance, il plaqua la chaine sur le rebord de pierre, calant ses poignets de chaque coté en tirant fortement pour tendre les maillons au maximum.

Allez-y très chère !!!

Samaël tire sur la chaine à s'en faire saigner les poignets, mais si il y a une chance que celle ci cède, il veut mettre tous les atouts de son coté, détournant la tête pour éviter les éclats, il observe du coin de l'oeil l'azurée qui lève au dessus de sa tête, sa lourde compagne de combat, avant de la rabattre sur la chaine.
Bruit métallique, choc fer-metal-pierre, legères étincelles, Samaël manque de perdre l'équilibre lorsque la force de traction qu'exerce ses poignets se trouve soudainement libérée et que ses bras partent malgré lui.

Vous êtes parfaite !!!
sussurre t-il en se redressant vers l'azur pour lui saisir le visage entre les mains et l'embrasser fougueusement.

Lui souriant, presque sincèrement, l'ange déchu se recule et laisse choir son mantel au sol, ainsi que sa chemise, laissant apparaitre un torse musculeux marqué de mutiples cicatrises, vestige des combats passés.
Lentement, il ramasse son épée et la pose sur son mantel avant de s'approcher de la cheftaine, l'attrapant par la taille d'un bras, l'autre parcourant malicieusement la ligne médiane du buste de Cellene, partant de sa lèvre inférieure pour attérir au niveau de sa poitrine.

Vous rafraichir avec moi vous tente t-il... Cellene...

Sourire entendu, regard malin, l'argenté se détache sans attendre réponse et plonge sa blanche tignasse dans l'eau du lavoir pour en oter la crasse accumulée depuis tant de jours.


_____________________________________________________________________________________

CELLENE

Bassin du lavoir

Elle le sentit la serrer dans ses bras, puis lui parlé d'une douce voix. L'Azurée oublia alors ce passé, observant ses menottes.

Oui, il faudra qu'on trouve un moyen.

Sans en ajouté plus que mesure, Cellene passa sa jambe devant la crinière de sa monture, qui avait baissé la tête pour boire. Samaël l'avait libérée de sa douce prison, elle se laissa glisser sur le sol. Elle observa un moment le groupe qui prenait tous du repos comme il le pouvait. Elle tourna rapidement la tête en voyant l'Argenté étouffé un râle de douleur en descendant de son cheval. Cellene fronça les sourcils, mais n'en dit rien. Il lui parla ensuite, lui demandant de l'aide et de le suivre. L'Azurée s'exécuta sans dire un mot, s'éloigna du groupe et entra dans le lavoir.

Samaël s'installa sur le rebord du bassin puis sortit sa lame et la tendit à l'Azurée. Elle la prit en main, surprise qu'il puisse la lui confier. Elle observa ses poignets qui se placèrent de chaque côté du rebord du bassin. Elle comprit très vite ce qu'il souhaitait faire, mais elle n'avait pas vraiment confiance en elle pour fait cela, de peur de le blessé lui, plutôt que briser cette chaîne. Pourtant aux mots de l'Argenté, vraiment pas à l'aise, l'Azurée prit la lame entre ses deux mains, fit un pas en arrière et leva les bras au dessus de sa tête. La lame est assez lourde, mais Cellene arriva encore la contrôler, bien que si elle devait à nouveau la soulever, elle n'y arriverait sûrement pas sans peine. Cellene observa l'Argenté, prenant une grande respiration, puis la bloquant en suite, elle laissa s'abattre la lame de Samaël. Par reflex, Cellene ferma les yeux. Un bruit métallique se fit entendre, l'Azurée rouvre les yeux, surprise d'avoir réussit à libérer le bel Argenté.

Elle lui sourit, alors qu'il s'approcha d'elle, lui prenant le visage entre ses mains. Elle se laissa emporter par son baiser fougueux, laissant la pointe de lame touché le sol. Elle l'observa ensuite reculé et ôte son mantel ainsi que sa chemise. Elle put ainsi profité de la vue qu'il lui offrait. Elle haussa légèrement un sourcil devant ce spectacle, elle ne l'avait encore jamais vu ainsi. Elle le laissa récupérer son épée avant de s'approcher à nouveau de Cellene et de l'attraper par la taille. Elle se serra contre lui, un sourire aux lèvres, posant une main dans son dos, pendant que l'autre se posa sur son torse, près de son coeur. Elle frémit en sentant la main de Samaël, parcourir son cou, puis son buste. Elle se pinça même les lèvres, appréciant que grandement ce moment. A ses mots, au plutôt à sa demande, l'Azurée lui sourit avant de lui répondre.

Avec plaisir... Samaël...

Elle l'observa un moment, puis ôta sa longue cape, qu'elle laissa choir au sol, puis elle ôta sa légère veste en cuir. Il lui restait que son bustier, sans bretelle, les épaules nues et tenue par des lacets fortement serré dans le dos. Une tenue qu'elle affichait que rarement. Elle s'approcha du bassin, prenant soin de mettre ses cheveux noirs sur un même côté, laissant son cou et son épaule découverte. Elle se pencha un peu, faisant trempé sa longue chevelure noir dans l'eau. Elle commença alors à laver ses cheveux, ôtant ainsi la poussière de ce voyage.


_____________________________________________________________________________________

HERN

Une seule idée, un seul but la sauver des griffes de ses ravisseurs. Il n'a aucune idée de qui ils sont , la seule chose qu'il sait d'eux c'est qu'il oeuvre visiblement pour de l'argent.
Pourquoi l'avoir emmener dans ce cas, pour empêcher les templiers de les poursuivirent, preuve que ceux là ne sont pas renseignés au mieux donc, car le temple empêtré dans sa lourdeur et sa hiérarchie étriquée semble avoir perdu toute capacité de réaction.

Il est seul sur la route , à leur poursuite, ridicule presque pathétique , il n'a aucune chance de survivre à un affrontement et les brigands semblent connaître leur affaire.
Mais peu importe il poursuit sa route, suivant les traces encore fraîches, le groupe ne possède qu'a peine une a deux heures d'avances, ils ne pourront le semer.

EN chevauchant il se remémore l'attaque du campement ou était retenu le gamin ,comment ils s'y étaient pris à l'époque, même si les choses sont aujourd'hui différentes , il a des leçons a tirer de cela.
La surprise est le seul moyen d'arriver à libérer Jeahne et à fuit avec elle.

Les traces prennent le chemin de celles qu'ils avaient déjà découvertes, si les templiers avaient accepter de les écouter..........ils n'en seraient pas là .Maudis rigidité de cet ordre , sclérosé de l'intérieur ,incapable de réagir rapidement. Mais là n'est plus la question.

Les heures se succèdent aux heures, de brèves haltes pour se reposer , puis il repart , essayant de ne pas prendre de retard sur le groupe.
Une ville se dessine au loin, certainement Murat , puisque c'est là que menait cette route, le groupe y fera t'il hâte.

Il ralentit l'allure , mène son cheval vers le centre ville, puis l'arrête brutalement pour le faire se cacher, là prés du lavoir, il a reconnu le captif .Pas eut le temps de voir si Jeahne était là, mais ou serait elle sinon, son coeur se serre un peu.
Attachant son cheval à distance, il s'approche discrètement, le groupe est plus nombreux qu'il ne le pensait, mais Jeahne est là, apparemment en bonne santé.

Il attend peut être une opportunité s'offrira à lui. Il meure d'envie d'essayer de se signaler à Jeahne , lui indiquer qu'elle n'est pas seule, qu'il est là, qu'il va essayer...... mais ce serait trop risqué.
Attendre...............


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MessageSujet: Re: 18 - Murat >>>> Le lavoir   Sam 3 Sep - 20:10

JEAHNE

La bande semblait connaitre l'endroit . Sans doute l'avaient ils repéré auparavant . Il s'agissait d'un de ces lavoirs de village , niché en dehors du patelin , près d'un bosquet où se retrouvent les femmes et leurs paniers de linge. Construit en belles pierres de la région, une rivière s'y écoulait en chantonnant. Quelques brosses oubliées par les laveuses gisiaent ça et là .
Un banc non loin devait leur permettre de reposer quelques instants leur dos éreintés pour laisser place aux ragots et autres discussions enjouées.

Tous les membres de la troupe semblèrent alors retrouver leurs habitudes . Des couples se reformaient , des regards s'échangeaient , quelques sourires parfois . Le petit couple semblait s'amuser comme des gosses , trop jeunes sans doute pour savoir se plier à la discipline d'une telle bande organisée .
Jeahne ne put réprimer un sourire en les voyant faire .

Mais très vite ses pensées revinrent à leur préoccupation essentielle . Elle avait refoulé tout au fond de son être l'idée terrible de la mort de Hern , elle refusait d'y croire même si ses yeux .....eux ....
Seul comptait maintenant l'obsession d'une idée à trouver pour signaler son passage , sa présence . Nul doute que ses frères et soeurs du Temple devaient maintenant être au courant de sa disparition et s'être lancés à leur poursuite. Elle avait espéré , exigé sur le moment qu'ils la suivent , qu'ils soient là ....mais elle avait oublié , aveuglée par sa terreur et sa douleur , que le temple ne tournait pas autour de sa petite personne , que bien d'autres préoccupations requéraient la présence de ses frères .
Ses frères templiers n'avaient du s'apercevoir de sa disparition qu'au lever du jour . Elle avait failli à sa tâche en s'endormant lors de son tour de garde, à elle de supporter les conséquences d'une telle faute.
patience .....
souviens toi fillote ....patience , vertue cardinale ....essentielle
n'as tu point eu suffisemement de pénitences à faire que tu oublies si vite ?
Ils viendront.....

L'homme qui semblait charger de la surveiller , l'aida obligemment à descendre de cheval avant de lui lacher quelques mots évoquant le Languedoc .
Le coeur de Jeahne se serra , tudieu que c'était loin le Languedoc ..Hern ...ne la retrouverait jamais .
Elle fouilla sa mémoire à la recherche de nom de frères templiers installés là bas , mais rien ne surgit.
Puis il chuchota , doucement , presque à regret de devoir prononcer de tels mots


Seamus a écrit:
…pas d’entourloupe…
…sera libérée....
…sinon…

Jeahne le fixa , cherchant dans ses yeux à savoir s'il disait vrai , si elle pouvait peut etre compter avec lui ...que cachait cet homme si avare de mots ?
Ils avaient donc l'intention de la libérée ..c'était un bon point ...mais le temps pressait et elle n'aurait de cesse de savoir ce qu'il était advenu de Hern .
Elle acquiessa d'un signe de tête puis s'avança vers le lavoir afin de se rincer le visage , marqué des trainées de larmes mélées à la poussière .

Le prisonnier , enfin ...l'ex prisonnier, et celle qui l'accompagnait étaient affairés aussi à se laver . La donzelle était belle . L'homme plaisant à regarder , mais son torse racontait une vie tourmentée , taillée dans la douleur et les vicissitudes du combat quotidien . Le regard de Jeahne s'y égara quelques instant avant de se poser sur l'épée qu'il avait posé non loin , mais le moment n'était pas venu , et que pourrait elle faire seule contre tous ?
Elle plongea la main dans l'eau claire du petit bassin .
Une fois, les traces de sa peine effacées, Jeahne alla s'assoir un peu à l'écart contre un arbre , et sorti de la poche de son manteau son livre des vertus qui ne la quittait jamais .
Le réconfort d'Aristote lui était plus que jamais necessaire afin de trouver la force et le courage .


_____________________________________________________________________________________

ANYANKA

Vers le bosquet

La puce fut ravie de voir que Gus avait vite oublié sa rancoeur au contact de ses lèvres, s'enhardissant même à glisser ses mains sous son corsage pour lui caresser le dos, la faisant frémir plus que de raison.
Contact charnel, découverte agréable de ses mains sur elle sans barrière de tissu, et sans regards indiscrets, tout du moins le pensait-elle.
Un imposant arbre était devenu le refuge de cet échange que Gus interrompit en entendant deux membres claniques se chercher querelle, sans doute par prudence, la tirant à son tour plus loin.

Passant devant Lupia, il décida de lui jouer un tour, la planta là au milieu du bosquet, haussant les sourcils, elle regarde un peu mieux qui se pouille comme ça.
Avec un sourire non dissimulé, Anyanka découvre Kaerven en train de rappeller à l'autre grognasse du bord de route les bonnes manières et sa façon de voir les choses.
La puce regardait la scène en riant quand Gus revint en courant, l'attrapant par la main pour l'entrainer à sa suite.

Hé !!!


Un petit cri qui sort tout seul par la surprise tandis que ses jambes la portent derrière lui, courrant vite vers lui, lorsqu'il s'arrete l'attrapant dans ses bras sur l'élan.
Esquissant un sourire, Anyanka regarde son compagnon en recevant son baiser avant d'incliner la tête pour l'observer en passant une main dans ses cheveux de jais.

Vivement qu'on soit rentrés, et je crois qu'on pourra partager ma chambre, y me semble que t'en as t'jours pas.
Je te preterais un bout de mon lit.
dit -elle en souriant gentiment.

S'accroupissant, la puce fini par s'assoir sur le lit de mousse au pied du pin où ils se sont arrétés, lui tendant la main en lui souriant tendrement.

Vaut mieux se reposer moi je tiens plus.

Se blotissant au creux de ses bras, la femme-enfant s'endormit pour le sommeil di juste, que son corps réclamait depuis plusieurs jours déjà avec les aller et venus entre aurillac, clermont et murat...


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SAMAEL

L'azurée accepte sans se faire prier, et pour le plus grand plaisir de l'argenté, de se rafraichir à ses cotés, dévoilant ses charmes plus que d'ordinaire.
Décidement, cette femme était étonnante, et du genre à prendre avec doigté pour réussir à l'effeuiller vu la carapace de sécurité que representait son corsage à lacets.
Un sourire envieux se dessina sur ses lèvres alors qu'elle nettoyait ses cheveux, ramenant les siens sur son dos les laissant dégouliner sur sa peau, il s'approcha d'elle se calant dans son dos lui caressant lentement les épaules.

Un coup de main ?

Sa peau était douce, ennivrante, si ça n'avait été de l'endroit et de la situation... se ressaisissant, Samaël déposa un baiser sur la nuque de Cellene et s'éloigna d'elle.
A regret, l'ange déchu ramasse ses affaires en jetant un oeil à la templière qui s'était rapprochée d'eux pour se rafraichir au bassin, belle femme aussi cette femme d'église, elle ne resta pas bien longtemps, s'isolant pour rejoindre son "dieu".

Chacun vaquait à ses occupations, badinerie, repos, clash pour certains, Divine dans toute sa splendeur, mais l'heure était au repos, et connaissant le poison elle ne lacherait pas l'affaire.
L'argenté se dirigea donc vers les deux, toujours en boitant, ça tombait bien Kaerven saurait lui être utile, s'approchant de lui, il l'attrapa par le cou, en jetant un regard narquois à Ivy, lui envoyant un baiser sarcastique accompagné d'un clin d'oeil.

Kaerv, je vais avoir besoin de toi, là faut que je me pose avant qu'on reparte, mais aurais tu moyen de me concocter une pommade du genre de celle que j'avais mis sur toi quand je t'avais soigné, ça m'aiderait ?

D'un simple signe de tête, le loup indiqua son cheval et l'emmena avant de sortir d'une de ses sacoches un pot de terre où se trouvait la fameuse pate verte.
Une tape dans le dos, Samaël remercie le solitaire et part s'isoler le temps de soigner sa plaie, finissant par se poser près d'une arbre, gardant un oeil sur la templière, qui semblait plutôt calme, peut etre même trop à son gout.
Il avait pu se reposer plus qu'aucun d'entre eux ces derniers jours et ne dormi pas de la nuit pour la guetter, laissant l'azurée venir se lover dans ses bras pour dormir sous son aile.
Avant que le matin ne se lève, il reveilla la chef de mission en lui sussurrant à l'oreille.

Cellene, le jour se lève, il est temps de partir très chère.

La laissant somnoler encore un peu, sous son mantel qu'il avait déposé sur elle, il s'extirpa avec précaution se redressant avec moins de difficultés que la veille, décidément ce Kaerven devait être sorcier ou quelque chose du genre, sa décoction faisait miracle.
Lentement, il alla de membre en membre pour les réveiller, découvrant de ci de là, couples et solitaire, souriant en découvrant le gamin et la pucelle limite emboités.
Se penchant il embrassa la femme-enfant à la commissure des lèvres avant de lancer en ricanant de la réaction des gosses, l'un comme l'autre lui aurait sauté à la gorge comme un rien.

Debout les tourtereaux.

Tout le monde ou presque était prêt, Samaël grimpa sur le cheval de Cellene, l'aidant de la main à monter, avant qu'elle ne donne le signal du départ.
De nouveau, il chevaucha contre elle, l'entourant de ses bras, mais sa jambe le faisant moins souffrir, il talonna violemment la bête, les emmenant au galop vers la prochaine étape qui les rapprochait du manoir.
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