Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 4 - Dieppe >>>> Le cimetière de Dieppe

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La Main Noire
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MessageSujet: 4 - Dieppe >>>> Le cimetière de Dieppe   Sam 3 Sep - 21:34

XANDRYA

Quelques heures après...

Le trio de cavaliers avait traversé la plage au galop, rejoignant les lices basses de la ville, les longeant jusqu'à trouver une ouverture dans le rempart qui les mena jusqu'à une placette avec un grand puit.
La flamboyante stoppa un instant, se disant que finalement il aurait été de bon ton de prendre Makiavel avec eux, lui connaissait Dieppe et aurait pu les guider facilement.

Bon, il m'a dit quoi déjà, il m'a parlé d'une tour, on devrait la voir facilement normalement...

Guettant à droite, elle pu distinguer un chateau, mais ce n'était pas là ce qu'elle cherchait et cette satanée ville regorgeait de petites ruelles à ne pas savoir laquelle choisir.
Tournant la tête sur la gauche, elle aperçut enfin une tour, peut-etre celle là, peut-etre pas, mais c'était la seule qu'elle avait en visuel.
Soupirant, Xandrya tira sur la bride de sa jument pour la faire se diriger vers la tour aperçue en la talonnant.
Les trois comparses arrivèrent rapidement devant la dite tour mais pas de cimetière, en revanche le quartier des tavernes se trouvait juste là, la flamboyante décida alors d'emprunter ce chemin histoire de repérer celle dont le captain lui avait parlé.
Apercevant le Syl Fou Plait, le belle rousse esquissa un sourire.

Bon bah ça au moins on sait où le trouver, mais il est où ce satané cimetière, dois bien y'en avoir un dans le coin bon sang !!!

L'impétueuse rouquine commençait à s'agacer de ne pas trouver ce qu'elle cherchait et bifurqua sur sa droite dans une ruelle, débouchant sur le chateau qu'elle avait entreaperçu plus tôt.

Bordel !!!

Une espèce de parc, surement celui du chateau, boisé de surcroit se trouvait près d'eux, Xandrya secouant la tête, se résigna en contournant le boisé pour s'éloigner du chateau et de la probable garde qui devait être dans le coin pour s'isoler dans le petit bois.
Le sourire revint soudainement sur le visage de Xandrya qui vit au détour du chemin se dessiner le cimetière.

Bah voilà !!! Bon tranquille qu'on se fasse pas repérer connement...

Sautant à bas de Nyx, la meneuse attrapa les rennes de sa jument et entra un peu dans le boisé une fois l'entrée du cimetière à vue y accrochant sa monture fermement.
Un signe de main à Raven et Vicious pour qu'il en fasse autant et les voilà qui se dirigent tout trois vers la grille du cimetière.
Sans un mot plus haut que l'autre, la rouquine s'adresse à ses compagnons dans un murmure en apercevant un homme au teint blafard et au long mantel noir accompagné d'une jeune femme, les saluant poliment d'un mouvement de tête.

on est en pélerinage si on nous demande, j'ai aperçu une immense statuette sur la place, un certain Phooka, compris ?

Continuant d'avancer en s'enfonçant entre les tombes et autres caveaux plus ou moins récents, Xandrya, espérait trouver rapidement un endroit suffisament calme pour s'arreter et pouvoir discuter de ce qui les amenaient ici.
La rouquine cherchait le carré des inconnus et autres indigents, là il ne risquait pas d'y avoir de visite des familles des occupants, regardant autour d'elle, elle commençait à desespérer en voyant toutes les stèles gravées d'un nom, quand enfin les premières tombes sans nom et les fausses communes firent leur apparition.


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NOUS

Silence, abnégation, quiétude, ils ne font plus qu'un dans l'attente du chasseur.
Nous immobile scrute, sent, écoute; pas un bruissement, pas une odeur, pas un mouvement n' échappent à son indiscrétion.

Bête traquée dans son esprit devenu traqueur pour l'apaisement de son âme. Eux sont là, à l'écoute, eux voient par ses yeux, eux souffle par sa bouche, eux sont tel que lui aux aguets.

Un sourire écarte ses lèvres craquelées découvrant ses dents blanches. Il a perçu, ils ont senti:

trois chevaux
trois cavaliers
un murmure de femme

Ses muscles se crispent un à un, son esprit fait de multitudes se tend vers les étrangers foulant le sol de ce lieu de mort.

Observation, Transformation, Action.

Détailler, connaître, s'approprier sa proie.
Malgré son envie, leur besoin de massacre gratuit, il se contient dans une attitude proche des statues qui l'entoure. Faire taire les voix, les suppliques dans sa têtes, se concentrer vers les humains approchant.


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RAVEN

Ils empruntèrent plusieurs ruelles dans cette ville qui apparemment s’appelait Dieppe à ce qu’elle avait cru comprendre. Pourquoi cette ville ? Que venaient-ils faire dans le nord aussi profond du royaume ? Encore aucune explication a tout ceci. D’ailleurs la sulfureuse rousse qui était le chef, désigné par cet infâme nouveau maitre, voulait leur parler en privé. Soit, il était temps. Enfin des réponses à ses questions.
Sa compagne commençait à perdre patience, elle cherchait un cimetière. Quel droit d’endroit pour faire une réunion. Ne pas déranger c’était le cas de le dire mais juste à y penser quelques frisons lui passa. Elle n’avait pas peur de ce genre d’endroit, des morts elle en voyait depuis sa plus tendre enfance, simplement ce n’était pas son endroit favori non plus pour discuter de tout et de rien…

A son habitude elle ne rouspéta pas et suivit Xandrya sans mot dire. Elle ne parlait jamais pour rien dire, tout ce qu’elle disait elle le pensait, et c’était réfléchit. Si menace elle profanait, menace elle assouvirait. Elle savait son apparence trompeuse, elle savait d’ailleurs en jouer. Les gens la sous-estimait que trop facilement et elle appréciait cette avantage d’effet de surprise. Elle espérait pouvoir en profiter encore durant ce voyage. Cela faisait un moment qu’ils ne s’étaient pas dégourdis. Elle était ravie de se trouver là, bien qu’IL lui manque affreusement. Bientôt… après tout ceci elle profiterait du confort de ses bras. Elle s’étonna même de pensée un instant à savoir s’il avait trouvé le message qu’elle avait glissé subtilement dans ses vêtements au moment de cette dernière accolade…

La voix de Xandrya la ramena à la réalité. Elle avait trouvée. Ils attelèrent les chevaux près de la grille et entrent dans les profondeurs de la nuit dans le cimetière. Ils marchent un moment, elle cherchait encore quelque chose mais quoi ? Une brume ornait la base des pierres tombales, la lune était pleine. Elle s’étonnait même de ne pas entendre les loups hurler tiens. A vous glacer le sang ce genre d’endroit. Pourtant elle se sentait plus à l’aise que sur ce fichu bateau. Comme quoi certain environnement son plus adéquat à certaine personne. La patronne ralenti le pas, Raven en fit de même toujours dans son dos, attendant qu’elle se pose enfin pour avoir réponse à tout ce cirque.

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DEMENZA

Visites nocturnes dans un cimetière en général trop peu visité. Les gens ne venaient même plus fleurir les tombes de leurs proches, et même les enterrements se faisaient la plupart du temps sans personne pour y assister. Cat partie, le fossoyeur avait cligné lentement des yeux en repensant à ce qu'elle venait de lui dire. Il en avait parfois assez d'être confiné à ce morceau de terre, sans d'autre espérance que le devoir d'y retourner le lendemain matin.

Mais là pour une fois il y avait des gens. Une jolie rousse tout d'abord, qui lui adresse un signe de la tête au moment où elle entre. Suivie peu après d'une autre femme, puis d'un encapuchonné, ils s'enfoncent tous trois dans l'obscurité, laissant les croix immobiles demeurer comme seul élément de décors. Tout cela sonne étrange, même pour un fossoyeur.

-Qu'est-ce que...

Ces gens là ne sont pas Dieppois, c'était un fait. Que viennent-ils faire ici ? Sans un bruit, le croque-mort se glisse à leur suite, pelle bien ancrée dans le poing et braies remontées. Les évènements anormaux ça se ressent, tout comme une mauvaise haleine de marin. Les trois gugusses sont vite repérés, près du carré des Oubliés. Ils ralentissent l'allure. La rousse est devant, elle a l'air sûre de savoir ce qu'elle fait. Celle qui la suit est un peu moins rassurée. L'encapuchonné reste tout à fait silencieux. Demenza se planque derrière une stèle, sans un bruit, et attend la suite des évènements.


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VICIOUS

Ils venaient de quitter tout trois le voilier et se dirigeaient maintenant vers leur prochaine destination.
Il avait délaissé le pont du bateau avec une certaine difficulté, il fallait croire que son âme n’était pas encore tout à fait morte...
Bercé par les vagues comme par ses souvenirs lors de la traversé, le voila obligé de refaire surface et de suivre l’arrogante qui semblait poursuivit par la créature sans nom, tant elle se pressait entre les ruelles étroite de Dieppe.
Il n’avait pas ouvert la bouche depuis un certain moment et les effets de l’océan et de ses souvenirs s’estompaient au fur et à mesure de leur avancer.
Froideur glaciale à nouveau présente dans son coeur…
Les voila maintenant en train de parcourir cette ville de long en large, il fallait croire que la rouquine n’avait pas le sens de l’orientation comme toute les femmes d’ailleurs.
Après de nombreux détour et allé venu dans les ruelles, elle semblait chercher quelque chose, mais impossible de retrouver son chemin.
Perdu dans un village de pêcheur, une aberration…
Un long moment de tourisme forcé dans les rues de ce village après, elle trouva soudainement la direction à prendre.
Toujours aussi secrète cette femme, impossible de savoir de quoi il en retournait, ce n’est qu’arrivé qu’il vit la grille du cimetière devant eux.
La voila qu’elle descendait de sa monture, leur demandant la plus grande discrétion, ainsi qu’un prétexte sur leur présence ici…
Lui pensait plus facile de se débarrasser par la force de tout gêneur qui aurait l’audace de se dresser sur leur chemin.
Il descendit à son tour, suivant les deux femmes qui entrait dans le cimetière.
Un endroit fort intéressant, un cadre enchanteur, le grincement de la grille ainsi que les volatiles couleur de charbon qui voletaient ici et là, annoncèrent le ton de l’excursion.
Un spectacle à la mesure de ce trio de dangereuse personne.
Ne prêtant aucune attention au pitoyable individu qui se trouvait là, il continuait à suivre l’insupportable femme, curieux de voir où cela allait les mener.
Un bien étrange lieu de rendez vous ce cimetière à vrai dire.
Bien que cela ne l’effrayait d’aucune manière, il fallait reconnaître que le paysage brillait par sa noirceur, la légère brume stagnant donnant au lieu un air des plus angoissant pour le simple paysan peu habitué à ce genre d’endroit.
Elle semblait vouloir se diriger vers un lieu précis, les tombes finement taillées laissaient maintenant place à de simple pierre, marquant l’endroit où reposait le défunt.
Une odeur de cadavre, légère, flottait dans l’air autour d’eux, plus de doute possible quand à l’endroit dans lequel ils se trouvaient.
La fosse commune…
Vagabond et personne sans le sous finissaient ici, recouvert par une couche de chaux pour parer au infection, voila tout ce que la maire était capable d’offrir à ses corps sans vie et sans famille…
Un regard circulaire avant de s’approcher des deux acolytes qui se trouvaient maintenant autour de lui, un dernier regard méfiant avant de poser son regard sur la rouquine, attendant la suite des événements.
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MessageSujet: Re: 4 - Dieppe >>>> Le cimetière de Dieppe   Sam 3 Sep - 21:35

XANDRYA

L'odeur de la fosse commune attenante devenait de plus en plus forte et la flamboyante décida de stopper là où ils étaient, aucun besoin de mourrir d'asphyxie pour dire à ses accolytes de quoi il retournait et la raison de leur présence ici à Dieppe.
Un cercueil trainant là, et dont le bois n'était pas vermoulu, attira son attention sur lequel elle s'assit jambes écartées, les avant bras posés sur ses cuisses, tête baissée, le temps de réfléchir cinq minutes.
Calmement, Xandrya regarde Raven et Vicious, adressant un petit sourire à la jeune femme en espérant que son mal au coeur ne soit pas ravivé par la pestilence des cadavres en décomposition.
Prenant une profonde inspiration, elle redressa son buste pour leur expliquer la situation.

Bon, j'espère que vous êtes d'attaque parce que même si c'est pas bien compliqué ce que nous demande le Maître, je sais pas ce qui nous attend exactement.
Donc je vous explique...............................................................................................
Ca va c'est assez clair où y'a des points qu'il faut que j'éclaircisse ?


Les hochements de tête qui suivirent démontrèrent que tout avait été saisi par l'un comme par l'autre, laissant apparaitre un sourire ravi sur le visage de la belle rousse.
Posant fermement ses mains sur ses cuisses, elle poussa sur ses avant-bras pour se relever, réajustant son long mantel.

Bon bah si c'est d'accord pour tout le monde, y'a pas de raison de s'éterniser ici. lança t-elle avec un clin d'oeil.

Xandrya s'apprétait à prendre le chemin de la sortie du cimetière, quand quelque chose la dérangea, un picotement au niveau de la nuque, une sensation désagréable que son mentor lui avait appris à interpréter.
D'un signe de main léger, elle fit venir Raven auprès d'elle demandant à Vicious de fermer la marche, le regard se faisait plus ferme, la "gentille et aimable" Xand avait fait place au chevalier noir de la Main... Quelqu'un les observait, son instinct ne la trompait que rarement...
Un chuchotis, un murmure à l'attention de ses deux compagnons.

On est pas seuls...

Portant la main à sa gourde, qui ne la quittait jamais lorsqu'elle partait en mission ainsi qu'à sa bolas et sa pierre à enflammer, la flamboyante alluma son baton portant à ses lèvres la flasque mettant du liquide qu'elle contenait dans sa bouche.
Un regard... explicite... pour que Vicious s'écarte.... Le bolas est porté haut à quelques dizaines de centimètres de son visage... Dans un souffle, l'incendiaire crache son venin et enflamme les airs, éclairant de son feu les ténèbres du cimetière, dévoilant un homme masqué dissimulé derrière une stèle.
Le bolas tournoit dans la main de l'impétueuse rouquine, qui regarde Vicious d'un air entendu, c'est à lui de faire ses preuves, il devra s'occuper du gaillard, mort ou vif, l'un comme l'autre, peu lui importe... les deux vifs ça fera un présent pour le Maître...
Attrapant Raven par le bras, elle l'entraine avec elle vers la sortie laissant l'encapuchonné acariatre se débrouiller de l'intrus, lui lançant sans même se retourner.

Si il est vivant ramène le au bateau... Sinon rejoins nous...

Esquissant un sourire mesquin, elle ajouta.

Pareil pour toi planqué derrière ta tombe, si tu survis va sur le Tir Na Nog...

Continuant de progresser vers les grilles du cimetière, la rouquine sentit de nouveau cette désagréable sensation de picotement, tournant la tête, elle se rendit compte qu'elles étaient arrivées à hauteur du mosolé où se trouvait l'homme sombre au teint livide et aux cheveux noir comme l'ébène, qu'elle avait vu peu avant, et où bien sur il ne se trouvait plus.
Simple habitant, fossoyeur, pervers ou de la même engeance qu'eux, peu lui importait, il était du village à n'en pas douter et pouvait être utile.
Sortant une de ses dagues de son brassard et réajustant son arme de poing à la forme d'un scorpion, elle se tourna vers les tombes.

Je prefererais éviter de cracher de nouveau le feu pour voir où tu es !!!
Montres toi !!! Ca rendra service à tout le monde !!!


Finalement, le choix du cimetière n'avait peut-être pas été des plus judicieux, pas si calme que ça le dernier lieu de vie des dieppois, plutôt animé même.


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NOUS

Nous observait la scène se déroulant sous ses yeux fixes, analysant chaque posture, chaque son de voix, chaque gestes, engrangeant en lui la quintessence des étranges cavaliers.

Visiblement la femme aux cheveux de feu est la chef . C'est elle la voix, le corps et l'âme de ce petit groupe. Elle parle, explique, rassure, dirige.
Soudain elle se lève.
Frisson sur sa nuque, raideur dans son cou, regard dans sa direction....Nous sait ce que cela signifie.
Une lumière intense et éphémère éclaire d'un coup la partie du cimetière où ils se trouvent.

Grognement dans son esprit, ils sont frustré de l'avantage, eux aiment la traquent, Nous sait qu'il faut agir vite.

Il se dresse d'un coup se dévoilant avant même que ses yeux se réhabituent à la pénombre. Ferme ses paupières un instant, visualisant la scène telle qu'elle lui est apparue sous l'aveuglante boule de feu, fixant ainsi les positions des uns et des autres.

Mouvement, voix


Xandrya a écrit:
Si il est vivant ramène le au bateau... Sinon rejoins nous...
Pareil pour toi planqué derrière ta tombe, si tu survis va sur le Tir Na Nog...

Les deux femmes partent, reste l'encapuchonné, un adversaire. Il rouvre les yeux, se décale sur la droite, dégage pour la deuxième fois son cimeterre de son logement mais cette fois si, ce ne sera pas son sang qui coulera sur la lame.

Il s'approche d'un pas ferme vers l'homme en maintenant sa lame vers le bas et récupérant de sa main entaillée la double dague de son emplacement.
Arme unique et surprenante, arme de lancée, lames petite et courtes, effilées et acérées, incurvées mais néanmoins équilibrées. Une double lame séparée par un pommeau de cuir noir frappé d'une armoirie presque effacée.

Nous sourit, en sont âme Eux sont en liesse. Il adopte la posture assurée et féline de la rousse.

Bonsoir, belle soirée en définitive.

Nous sourit d'un sourire cynique. Eux sont ravis, Eux jubile, Nous est heureux.


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VICIOUS

Xandrya s’assit sur un cercueil et prit un instant pour réfléchir…
Chose sûrement impossible pour cette femme, étant donné qu’elles sont toute dépourvues de matière grise…
Lui préféra le confort glacial d’une stèle s’élevant pour le mort inconnu, une pierre de grès simple et sans aucune originalité…
Comment avait elle réussi à être à la tête de ce charmant groupe où règne la joie de vivre ?
Peu lui importait cela, que ce soit une femme telle qu'elle ou même une chèvre qui soit la responsable, tant que la mort est au rendez vous...
Une mission suicide pour ça part aurait été parfait…
Il découvrit que rien de cela n’était dans les plans de la femme au cheveux rouge sang caillé.
La lune reflétait dans ses yeux de cristal, son regard sur elle, assise à l’endroit où il la mettra un jour.
Un signe prémonitoire quand à sa fin proche sûrement, pensait il.
Bien qu’arrogante et fière de l’être, les explications de l’impétueuse chef par obligation, étaient on ne peut plus simple.
Un léger hochement de tête dans sa direction alors qu’il regardait aux alentours pendant qu’elle tentait vainement de se donner un air pensif.

Je suis impressionné, moi qui te croyait incapable de faire une telle description des faits et de ce qui nous attendait. Je suis sur que le maître est derrière cela et que tu as appris ça par cœur…

Dommage de ne pouvoir profiter des lieux et de laisser deux cadavres de faible femme derrière lui, une telle chance pour ce lieu de prédilection ne se reproduira sûrement pas de sitôt.
Sa rancoeur envers elle était toujours présente, n’oubliant jamais rien de ce que les inconscient de son genre pouvait dire ou faire envers sa personne, sans même se rendre compte que l’épée de Damoclès se trouvait maintenant au dessus de sa tête.
Malgré tout cela, pour son salut, il n’avait pas le choix et devait à contre cœur suivre les directives de l’aliénée, pour pouvoir obtenir le droit de fréquenter les âmes les plus noires que le royaume ait put porter en son sein.
D’après les rumeurs, nombres de psychopathes et de déséquilibrés se trouvaient derrières ses grilles noires imposantes et lugubre, qu’il avait vue en songe une nuit.
Accepter que l’on se serve de lui, était la condition sine qua none pour trouver peut être le repos éternelle… il en sera ainsi…
La réunion touchait à sa fin, déçu de savoir que la mort retiendra encore sa faux pendant un moment dans ses mains squelettiques.

S’éterniser ici… A part si tu veux que cet endroit soit ton tombeau, je me ferai un plaisir de t’exaucer. Je suis un philanthrope moi… Toujours prêt à aider mon prochain dans la détresse…

Son regard suivait les mouvements de la rouquine, prêt à parer une attaque en traître de ça part.
La méfiance était son lot quotidien et ne facilitera la tache à quiconque dans ce bas monde.
Elle n’en fit rien, cela ne l’empêchait pas de se méfier de cette femme fourbe et lâche.
Il emboîta le pas derrière elles, après avoir jeté un regard sur le dernier endroit ou tous finiront par rejoindre…
Par envie ou par obligation… Son envie était grande, malheureusement personne pour la satisfaire… un jour peut être…
Fermant la marche, regardant les deux femmes devant lui, ne pouvant s’empêcher de penser qu’il y a des morts que l’on n’acceptait pas parfois, laissant un goût amer en soi et cette envie d’en finir au plus vite…les rejoindre…
Un chuchotement inaudible se fait parvenir, son regard traverse celui de la responsable par défaut, appréciant le sourire qu’elle affiche soudainement sur son visage.
Pour la première fois et sûrement la dernière, il comprit ce que cette femme tentait de lui faire comprendre.
D’un mouvement d’épaule, se mit hors de son regard, lui laissant la place, observant avec une certaine curiosité, l’agilité qu’elle montrait à manier cette arme.
Ses émeraudes suivaient le cercle de feu pour découvrir non sans une certaine joie sadique une ombre près d’une tombe.
Un mort récalcitrant qui n’avait pas encore traversé la rivière en compagnie du passeur démoniaque.
On ne pouvait laisser ainsi cette âme en peine, il fallait lui prêter main forte au plus vite, abréger ses souffrances...
Les voila qui prennent la direction de la grille, le laissant à charge de conduire l’esprit égaré dans les limbes, noble tache qui le ravit au plus haut point.
Si des émotions étaient encore présentes en lui, il sourirait chaudement en ce moment, de savoir qu’il allait pouvoir enfin dégourdir sa lame.
Se retournant doucement vers l’ombre qu’il pouvait apercevoir maintenant distinctement.
Recouvert entièrement par sa bure rougeoyante que le vent faisait doucement voleter derrière lui.
Ses mains glissaient le long de son corps, discrètement vers ses armes, impatient de découvrir ses talents, prêt à réagir au moindre de ses mouvements.
Il attaqua verbalement le mort de sa voix glaciale, monocorde et sans vie, qui allait parfaitement avec le cadre.
Une voix d’outre tombe…

Te laisser en vie est une hypothèse hasardeuse et je ne prêterai pas attention aux élucubrations de cette folle. Je vais t’aider à reposer éternellement la lyche... Je ne te pense pas capable de me terrasser de toute manière… Tu es trop… pitoyable…

Il ferma un instant ses yeux, laissant le vent frais caresser son visage, si l’odeur de décomposition n’était pas aussi présente l’endroit serait… agréable…si calme…reposant et froid comme la mort…
L’homme se tenait maintenant devant lui, sortie de la pénombre qui le tenait à couvert de leur regard.
Un masque de mort sur son visage, un cimeterre et une dague fort originale, armes peu impressionnante, quand on a parcourut comme lui, le royaume de France à la recherche de la faucheuse elle-même.
Certains forgerons faisaient preuve d’une grande imagination et surtout habileté pour forger de telle arme.
La forme de l’acier importe, le maniement fait la différence lors d’un combat.
La goule semblait douer de parole et se montrait presque polie.
Ses mots pourtant n’eurent que pour seule réponse le bruissement du vent dans les arbres emportant avec elle quelque feuille.
Le paysage était parfait pour un combat à mort…

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NOUS

Nous observait l'encapuchonné la tête légèrement de côté comme l'aurait fait une femme.
Sa voix sombre semblait venir d'outre tombe, l'odeur de putréfaction qui émanait de la terre n'était pas étrangère à cette impression.

La mort à elle seule est là plus loyale des catins, elle te prend et te garde pour l'éternité en son sein.

En disant ces mots, Nous place sa jambe gauche en appuis et avant d'avoir finit sa phrase lance sa double lame d'un mouvement sec et rapide en direction de la tête de sa proie. Le projectile effectue une légère courbe déviante sur la droite pour se rabattre vers l'oreille de son adversaire, contourne la tête. Durant cette seconde de flottement, Nous se décale vers la gauche, récupère la lame revenue comme par magie dans sa main. Son cimeterre toujours pointe baisser comme un serpent attendant le moment propice pour se dresser.

Leurs voix raisonnant à l'unisson dans sa tête: observe Nous, anticipe Nous, sert toi de nous.

Cette seule action avait eu pour but de diversion, lui permettant de se placer d'estoc et de biais à la droite de son adversaire.

Nous était maintenant immobile, ses muscles tendus vers une seule issue: le combat; son esprit ouvert vers un seul but: la danse de la mort.
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MessageSujet: Re: 4 - Dieppe >>>> Le cimetière de Dieppe   Sam 3 Sep - 21:36

DEMENZA

La joyeuse troupe finit par s'arrêter devant la fosse commune du cimetière. Drôle d'endroit pour un pique-nique. Chaque fois que le fossoyeur devait enterrer un vagabond ici l'odeur le dérangeait. Et c'était pas peu dire. Tellement d'inconnus avaient fini leur course là que ça devait être un sacré mélange osseux en dessous. Tibias se mélangeant à des fémurs tournoient dans la tête du croque-mort tandis que la voix de la rouquine le fait revenir dans le présent. Il comprend le mot "maître", tout le reste se perd dans des chuchotis sifflants.

Priant mentalement pour que les visiteurs nocturnes ne soient pas une bande de fétichistes en manque de sensations fortes, il se colle d'avantage à sa stèle. Puis une lumière envahit les lieux. Des ordres sont donnés, apparemment un autre gugusse s'amusait à jouer les visiteurs du soir. Evitant l'altercation, Demenza remarque les deux femmes qui quittent les lieux. Sans faire trop de bruit, il les suit, toujours planqué derrière ses tombes. Mais la rousse a l'air de tenir d'avantage du renard que de la pleureuse occasionnelle venue là sur un coup de tête. Troisième sens ? Trahison d'une branche morte qui craque ? Toujours est-il que le fossoyeur ne peut plus se planquer. Déglutissement ; sa tête hirsute apparaît de derrière une pierre tombale. Les deux femmes sont face à lui, et le regardent avec animosité, à moins que ce ne soit de la curiosité.

-Euh... bonsoir. Loin de moi l'idée de vous faire peur. Je suis comme qui dirait hum... propriétaire de ce bout de terrain avec plein de morts dedans. Si vous pouviez me dire ce que vous faites à crapahuter ici en pleine nuit, j'avoue que ça m'arrangerait.

Bigre, la rousse avait l'air aussi armée qu'un troupeau de miliciens. Ne pas chercher les ennuis c'était le début d'une longue vie. Un coup d'oeil sur les deux escogriffes occupés à jouer de l'épée là-bas. Il n'avaient pas l'air plus commodes que les deux femmes. Raclement de gorge, Demenza cherche une solution. A un contre trois et armé seulement d'une pelle il se ferait dézinguer avant même d'avoir eu le temps de dire "crâne". Autant jouer pour le moment la carte du temps et de la bonne humeur. Si les visiteurs avaient le sens de l'humour ça passerait peut-être. Sinon... tant pis.

-Et hem... ce sont vos amis là-bas ? La femme de l'un l'a trompé avec l'autre ? 'Fin ils font ce qu'ils veulent hein, mais s'ils pouvaient aller se pourfendre ailleurs ça serait gentil de leur part. C'est encore moi qui ferai le ménage sinon.

Sourire timide envers la grande rousse et la petite muette histoire de montrer qu'il n'a pas d'intentions belliqueuses. Passer pour un simplet ça devait être le meilleur choix. Et puis mourir devant la statue de Phooka c'était peut-être beau comme symbole mais pas très réjouissant comme perspective future.


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XANDRYA

Une tête sortie de derrière une tombe, c'était bel et bien l'homme qu'elle avait aperçu plus tôt qui les observait...
Il avait l'air tout peunaud, ne sachant trop que faire fâce à elle et commença par se présenter à elle comme le proprio du cimetière, le protecteur des ames en peine ou apaisées de ces lieux.

Oh tu nous as pas fait peur !!!
(inverse pas les roles chéri, c'est toi qui a eu les foies)
Hum oui, pour résumer t'es le fossoyeur quoi !!!


Un sourire moqueur s'afficha sur son visage, beaucoup de mots pour finalement dire une chose qui tenait en un seul, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué après tout.
De temps à autre, la flamboyante inclinait légèrement la tête en observant le jeune homme qui s'avancait doucement en sortant d'entre les tombes, il était livide, teint blafard habituel ou conséquence de la trouille qu'il devait avoir.
Il commenca à articuler des phrases débiles, soit il était vraiment stupide, soit il était au contraire bien loin d'être idiot, peu lui importait mais ça remarque lui avait fait détourner la tête le temps de voir ce qu'il advenait derrière elle.
Les deux gros bras entamait doucement une danse macabre, et au vu de la qualité de la sarabande, il n'était pas certain que l'un des deux puisse faire révérence à la fin de la représentation... l'avenir le dirait.
Les mots du fossoyeur pour tenter de se sortir de cette situation firent sourire Xandrya, rangeant la dague qu'elle avait sorti elle s'approcha de lui.

T'inquietes donc pas d'eux un contentieux à régler, vaut mieux les laisser, ici ils risquent pas de blesser quelqu'un tes locataires sont pas regardants.

L'invitant d'un mouvement de tête à les rejoindre, elle ajouta dans un sourire mi sincère, mi feint, il pouvait leur être utile alors autant la jouer subtilement pour l'amener à faire ce qu'elle voulait.

Allez viens le temps qu'ils terminent de troubler un peu la quiétude de ton "lopin de terre funeste", je t'offre à boire, on m'a parlé d'un taverne, on ira plus rapidement si tu nous amènes !!!

La combattante fit un clin d'oeil à l'homme, en lui montrant sa bourse bien remplie.

Y'a de quoi faire pour se rincer le gosier, alors tu nous emmene ou on se débrouille ?

Haussant un sourcil interrogateur, la rouquine inclina la tête en regardant le fossoyeur, qui devait sans doute bien se douter qu'en cas de réponse négative, sa réplique ne serait surement pas des plus agréables.


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RAVEN

Xandrya semble trouvée ce qu’elle cherche après tout. Une petite parcelle de terre. Que tu sois le plus anonyme de ce royaume ou tout simplement sans amis, c’est la que tu te retrouve. Dans les fosses communes. Le simple fait de savoir qu’un jour elle pourrait très bien se retrouver dans ce genre de trou, ni vu ni connu fait frissonner le bel oiseau. Raven essaye de ce concentrée sur ce que dit la cheftaine ensuite, elle relate les faits pour cette mission pour laquelle elle a du quitter le confort du manoir. Que cela s’en tienne alors, elle ferait ce qu’ont lui ordonnait si elle voulait le revoir le plus rapidement possible.

Les ordres sont donnés, une sensation de fourmillement, ils ne sont pas seuls. Xand laisse Vicious se chargés de l’impétueux qui les épie depuis un moment. Connaissant la rage de l’encapuchonné et sa vil langue, le nouvel ennemi sera servi. Elle part avec sa compagne vers la sortie du cimetière. Quelques pas seulement et elle s’arrête aussitôt au aguets. Déjà la blondinette entend les deux inconscients se livrer vers la faucheuse les bras tendus, prêt à l’accueillir pour le dernier baiser. Xandrya somme à un être de sortir de sa cachette. Un homme, le teint blafard et cireux, deux orbites sombres à la place des yeux sort de sa cache. Il n’est pas a l’aise, cela se voit mais surtout ce ressent. Raven l’examine attentivement. Étrangement émane de lui quelque chose. Elle ne saura dire de quoi il en retourne. Elle a pourtant le chic habituellement pour bien saisir l’identité des gens. Peut-être est ce l’environnement de ce lieu, la noirceur du soir, son instinct ne lui fait pas défaut mais l’aura de cet ombre est très sombre bien qu’existe en lui un coté humoristique. Déplacé ou non, le temps serait le dire. Il se présente à sa manière. La jeunette reste muette regardant sa patronne répondre à l’inconnu. Il va probablement les accompagner pour une cuvée en taverne. On fait ami-ami avec les inconnus maintenant. Elle regarde Xandrya avec un sourcil arqué, lui demandant d’un regard ce qui lui prend de leur mettre toujours des idiots dans les bras. Déjà avec Vicious elles étaient servies….

Elle qui ne parle que très peu, jamais pour dire des conneries, chaque phrase est sensée et réfléchit. Elle fini par ouvrir la bouche, enclin à sortir de ce lieu maintenant.

Bon les présentations sont faites, on y va maintenant ? Pas que je n’aime pas l’atmosphère très gai qui règne dans votre bout de terre messire mais j’aimerais bien me réchauffer avec une boisson.

Les yeux d’acier et froid plantés dans ceux du fossoyeur. Elle assimilait toute information sur l’individu devant elle pour plus tard si cela devait servir. La rouquine a ses cotés aussi impatiente qu’elle de vouloir prendre un peu de repos ailleurs. Quant aux deux assassins derrières… ils se débrouilleraient bien.

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DEMENZA

Elles n'avaient pas l'air si mauvaises que ça les deux amazones. Un soupir de soulagement s'était enfui en douceur au moment où la rouquine avait rangé sa dague. Pas de sang pour cette fois-ci, tant mieux. Le fossoyeur s'appuie sur sa pelle, fer légèrement enfoncé dans le sol, tout en continuant à observer les deux inconnues.
Se méfier des visages d'ange. Il cachaient souvent un esprit bien torturé. La blonde ne parle toujours pas, elle le regarde d'un air bizarre. La rousse elle, est plus sociable, c'est peut-être la chef. Allez savoir ce que le monde réserve comme surprises...
Une proposition alléchante est émise. Voilà que l'heure n'était plus à l'intimidation mais à l'amitié. Se faire offrir un verre ne pouvait pas se refuser, mais c'est tout de même avec prudence que Demenza finit par se rapprocher des feux femmes.

Bien, bien... Y'a de quoi en faire des tournées avec ce que vous avez là...
Regard sur la bourse joufflue. Suivez-moi, je vais vous montrer le chemin.

Dernier coup d'oeil vers les deux empaffés du fond qui jouent à qui sera le plus fort. Puis une nouvelle voix se fait entendre. Le fossoyeur met un petit moment à comprendre que c'est la blonde qui vient de parler.
Le côté discret et impatient de la tonalité employée ajoute une dose de charme à la donzelle. Mais c'était pas vraiment le moment de penser à ça.

On y va, on y va ne vous en faites pas. C'est étrange qu'une grande fille comme vous aie peur du noir. Et ne m'appelez pas messire s'il vous plait, j'ai horreur de ça.

Le côté simplet du croque-mort est vite abandonné. Autant s'en servir avait des avantages, autant il n'aimait pas se laisser marcher sur les pieds. Pelle à l'épaule, il ouvre la marche en direction du SFP avant que la blondinette ne réponde. Là-bas au moins il y aurait sûrement des gens.


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XANDRYA

La flamboyante se mit à sourire à la remarque de sa comparse blonde, elle parlait rarement mais ses répliques étaient, souvent pour ne pas dire toujours, justes et cinglantes.
Le fossoyeur ne se fit pas attendre pour répondre, reprennant un semblant d'assurance en la voyant ranger sa lame au creux de son décolleté, il allait les emmener c'était parfait.

Oui, il y a effectivement de quoi se remplir la panse et étancher la soif ami fossoyeur.

Levant la tête, vers le ciel et l'horizon, Xandrya se rendit compte que tous ses aléas et autres considérations, avaient laissés le temps au soleil de pointer le bout de son nez.
Des volutes orangées et rouges commencaient à zébrer le ciel de Dieppe dans un soleil levant majestueux, heureusement la voyage depuis la Teste Bush avait été assez reposant et la fatigue ne se faisait pas trop ressentir.
Avancant vers les grilles du cimetière, la belle rousse jeta un regard vers Vicious qui avait l'air de très bien gérer la situation avec cet inconnu masqué, le laissant à son sort, ne doutant que peu de l'ici, si le Maître l'avait recruté ce n'était pas pour rien.

Le silence c'était fait le temps du chemin jusqu'à la taverne, laissant la flamboyante s'évader ailleurs, observant le lever de soleil, elle se voyait près de lui, le reveillant tendrement, songeant que lui aussi devait voir ce même astre solaire où qu'il se trouve.
Xandrya espérait que tout aille bien pour lui et les autres, pour sa puce aussi, elle ignorait totalement où il pouvait se trouver et ça n'arrangeait rien à la dureté de leur séparation au moment le moins propice.
L'impétueuse rouquine fut sorti de ses pensées lorsqu'ils arrivèrent à proximité des tavernes où un homme titubant la bouscula légèrement la faisant grogner de part l'odeur qu'il dégageait, les effluves de la fosse commune lui aurait presque manqué sur le coup, mais ceci fut vite oublié lorsqu'elle aperçut le panonceau du "Syl Fou Plaît"...
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MessageSujet: Re: 4 - Dieppe >>>> Le cimetière de Dieppe   Sam 3 Sep - 21:36

VICIOUS

Le soleil se levait maintenant doucement au dessus du cimetière, permettant d’apercevoir le mort dans son intégralité.
De curieux symbole marqué sur son masque qui couvrait l’intégralité de son visage, seul son regard pouvait se distinguer.
Le jour allait faciliter le combat, bien que l’angoisse de l’endroit se dissipait avec la brume.
L’aspect lugubre du cimetière se dissipait au fur et à mesure sous les rayons du soleil levant.
Les tombes apparaissaient maintenant clairement, disséminés éparses et sans aucune logique de placement, des morts par centaine et certain n’avait sûrement pas tous cette chance…
De nombreux morts sous leur pieds et bientôt un de plus qui finira dans la fosse commune, sous un mince filet de chaux lui aussi.
Il allait enfin pouvoir se dégourdir les membres, impatient d’en finir avec cet être pitoyable, vulgaire marionnette qui ne représentait que peu d’intérêt.
Et pourquoi cette phrase de l’emmener vers le navire ? La folle avait perdu la raison jamais il ne le laissera vivant…
De tous ceux qui ont croisé le fer contre lui personne n’en a réchappé, peut être certain se trouvait même dans ce cimetière, il ne connaît aucun nom à vrai dire.
Peu importe le patronyme de chacun quand il inflige la mort à un inconscient qui l’avait défié.
Les mains en place sur ses armes dissimulées, attendant une première réaction de la lyche.
Voir de quoi il était capable, ce qu’il avait dans les tripes, voir sa rage de vivre…
Il lança sa curieuse dague qui voletait en l’air curieusement, une étrange trajectoire se profilait dans les airs.
Il n’avait pas bougé et la lame était passée près de son visage sans risque.
S’il avait voulut le toucher, son geste était des plus grotesque et il serait un piètre lanceur dans ce cas…
La lame volante le contourna et revint vers le lanceur qui en avait profité pour s’avancer vers lui.
Manœuvre habile, mais comportent certain risque de part sa proximité qui lui permettait maintenant de s’occuper de lui.
Il allait bientôt apprendre à qui il avait affaire.
Ne pas lui laisser le temps d’entamer le moindre mouvement, profiter de sa présence tout à coté et le terrasser rapidement sans aucune pitié.
Un bruit métallique résonna quand une lame longue à fine lame sortie de sous la bure rougeoyante, accompagné par une dague effilée dans l’autre main.
Le vent continuait à souffler sur son visage, attendant le moment propice, il se lança contre son adversaire d’un bond vers lui lame en avant.
Impatient de voir ce que la lyche était capable de faire, tester sa conviction et sa résistance à la mort.
Sa lame vient frapper durement cet homme, portant ses coups de lame de chaque coté de son crâne chauve et ce visage masqué.
Il para tous les coups, il avait certain réflexe en lui, il faut croire, malgré cette épée qui devait être si dur à manier pour de si frêle épaule.
La lame se calle contre sa garde, mettant tout son poids contre lui, son regard glaciale transperçant le sien, pouvant respirer son haleine fétide lui faisant penser à cette fosse commune.
Pendant que sa main armée de sa dague s’avance avec une extrême rapidité vers son corps, attendant de voir le rictus de souffrance qui allait traverser son regard…

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NOUS

Nous voit l'autre se jeter toutes armes dehors vers lui. Sous son masque Nous sourit.

Une lame effilée et tranchante et un poignard.

Ils croisent le fer, quelques passes, l'homme est impatient, l'homme est confiant en sa force, l'homme se jette à corps perdu dans la danse.
Les deux armes s'entrechoquent dans un bruit métallique, ils sont désormais corps à corps, Nous entre dans le regard de l'autre comme pour entrer dans son esprit, lui volé sa substantiel moelle de vie.

L'épaule opposée à sa main armée part en arrière, rapidité de la dague contre force de l'épée.
Nous a trop joué à ces jeux pour ne pas savoir comment anticiper la lame s'enfonçant dans son flanc, si il en avait été autrement il aurait péri sous l'acier il y a bien longtemps.

Nous lâche du leste sur son cimeterre, laissant l'autre, emporté par la force imprimé dans son épée, se déséquilibrer. Cela augmente très légèrement la distance nécessaire à la dague pour rencontrer sa chair. Il n'en faut pas plus.
L'équilibre précaire de son adversaire lui permet de pivoter vers la dague, changeant le flanc exposé à la lame. La dague lui érafle les côtes.

Eux lui sifflent dans les oreilles: Tue, Sang, Détruit, Mort, Sang, Tue...

Pliant légèrement le genoux droit, la jambe gauche tendue, Nous se trouve en deçà de la ligne d'épaule de son assaillant. Il lâche alors sa dague à double tranchant et agrippe de sa main le poignet tenant la dague dans un étau glacial, puis remonte en se laissant glisser dans son dos appliquant le cimeterre contre sa jugulaire.

Une seconde sans fin, une seconde qui s'égrène...

Nous approche sa bouche contre l'oreille de l'autre qui voulait sa mort et lui siffle d'une voix sensuelle et aiguë.

La mort Nous aime, la mort c'est Nous, Nous sommes bien plus mort que vivant.


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VICIOUS

Impatient d’entendre les hurlements de douleurs tentant de planter la lame dans ses cotes et de voir se regard d’effroi si caractéristique à la surprise dans le regard des hommes.
La résistance se dérobe, l’homme bascule en arrière d’un coup d’épaule.
Sa force mit contre la garde le projette vers l’avant, tentant de rattraper son équilibre pour ne pas tomber devant lui et offrir une cible facile.
Il venait de se dégager de son étreinte contournant sa lame qui vient fendre l’air près de ses cotes sans pour autant se couvrir de sang.
Son mouvement lui permit de se retrouver derrière son dos maintenant.
Un bruit de métal se faisant entendre au sol, sa deuxième arme vient de tomber.
Sa main se précipite sur son poignet tenant sa dague, une force rare sur son poignet tentant de bloquer ses mouvements.
Le froid de la lame du cimeterre contre sa gorge le revigore, l’ange de la mort est présent parmi eux attendant pour emporter l’âme d’un des deux hommes, peut être même les deux…
L’épée courbe contre sa gorge le fait frémir un instant, son sauveur ?
Sûrement pas, pitoyable lyche qui pensait en avoir fini ave lui, bien des hommes s’étaient montrés bien plus valeureux que le mort en sursis qui se tient derrière lui.
Une voix près de son oreille résonne dans sa tête lui donnant presque envie d’en finir au plus vite…
Pas assez cruel comme mort encore, il ne méritait pas cela, il fallait continuer, une gorge tranchée ne suffira jamais.
Ses émeraudes étincellent d’un éclat morbide, impatient d’en finir et de rencontrer de vrai tueur et pas de faible homme comme cet être masqué.
Une phrase lâchée avant de prendre le contrôle de son autre arme dans sa main à l’attention de cet homme.

On se ressemble dans nos esprits torturés la goule... dommage que je ne vais pas te laisser en vie. Va falloir trouver un remplaçant pour la mort dans ce cas…


Sa phrase terminée, la garde de son épée se retourne dans sa main, dirigeant la lame vers le bas.
L’acier froid se dirige instinctivement dans la cuisse de son adversaire qui semble trop sur de lui.
Une surprise de taille lorsque la pointe de l’arme traverse les tissus de la chair, tournant la lame dans la plaie pour que celle-ci reste béante.
L’arme se retire lentement, ensanglantée du sang provenant de la jambe de la goule.
Profitant de cet instant pour se dégager de cette étreinte qui se relâche légèrement du à la douleur qu’il ressentait.
Un mouvement pour se retourner et faire face, ses lames devant lui prête à en finir avec le mort, son regard glacial observant la lyche qui se tient blessée devant lui.

Ce n’est qu’une blessure… La mort va arriver, ne t’impatiente pas.

Son regard ne le perd pas de vue, le voila une arme en moins qui gît maintenant au sol, ne lui restant plus que son arme courbe contre lui.
La suite du combat risque d’être dangereuse pour lui, ne pas perdre de temps et en finir au plus vite avec cette carcasse blessée.
Le sang coulant goutte à goutte au sol, la blessure profonde l’empêchera sûrement de se mouvoir avec grâce maintenant.

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NOUS

La douleur lui déchira momentanément les entrailles faisant taire momentanément la multitude de ses personnalités. Sa vue se brouille un instant puis une voix de femme hurle dans son corps puis succombe dans une souffrance indiscible. Eux se mettent à hurler leurs peines d'avoir perdu l'une des leurs.

Nous siffle entre ses dents tel un serpent, elle a crié pour lui, a déchargé la tension, maintenant Nous est prêt à affronter l'autre, la voix dominante dans son esprit a changé, Eux restent en retrait face à la personnalité sadique venant de surgir du fin fond de l'âme de Nous.

HARKKKKK, QUAND J'EN AURAIS FINIT AVEC TOI TU SERAS UNE LOQUE INFÂME, UNE SOUILLURE, JE TE DéPECERAIS, METTRAIS A NUE TES MUSCLES A VIFS ET ME REPAÎTRAIS DE TA CHAIR ENCORE CHAUDE.

La voix était rauque et cassante, brutale dans la moindre de ses intonnations.
Npous prend dans sa paume une large trainé sanguinolante de sa cuisse et la lèche les yeux fixés sur son adversaire. Le long de son cou une trainée rouge, entaille de cinq pouces partant de la jugulaire.
Nous lache un rire glacial.

UN SANG PARTOUT!

Puis abât brutalement sa main vers le sol...l'éclat d'une dague apparait dans la paume de sa main, Nous la lance avec rapidité et l'acier froid vient se ficher dans l'avant bras de l'homme celui là même tenant la dague traitresse, s'enfonçant à la moitié de la lame.

JE NE TE CONSEILLERAIS QUE TROP DE NE PLUS BOUGER LE BRAS, CETTE DAGUE EST IMBIBé DE VENIN D'ASPIC. TON CORPS VA BIENTÖT S'ENGOURDIR EN COMMENçANT PAR TA MAIN DROITE, PUIS LE POISON SE DISTILLERA DANS TOUT TON BRAS, TON COU ET L'ENSEMBLE DE TA PYTOYABLE CARCASSE.
ET MOI JE TE REGARDERAI DANS LES YEUX, ÂME EMPRISONNé DANS UN CORPS STATUFIé.


Nous retrousse, dans un rictus mauvais, ses lèvres craquelées, se préparant à l'assault d'un désespéré. Il réassure la garde de son cimeterre et se campe solidement sur ses jambes en observant un a un les mouvements de l'autres combattant prêt à anticiper ayant dès à présent l'avantage de la rapidité malgré sa jambe bléssée.
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MessageSujet: Re: 4 - Dieppe >>>> Le cimetière de Dieppe   Sam 3 Sep - 21:37

VICIOUS

La voix de la lyche vient de changer, curieux personnage que cet étrange homme.
S’il se fit à son expérience des caractères, cet être souffre de multiples personnalités, à ne pas en douter.
Entendant les paroles proférées à son encontre et la voix cassante et rauque qui le menace de le dépecer comme un animal.
Jamais il ne pourra mettre à exécution son désir bestial, malgré qu’un tel supplice commence à éveiller son désir morbide de souffrance.
Une originalité certaine dans ses propos, dommage que la mort allait le prendre dans son prochain assaut.
Ses armes sont prêtes, il va se lancer à nouveau contre lui profitant de sa blessure et jouer avec le mort.
Un éclat de lame attire son attention, le retirant de ses pensées suicidaires persistantes.
Quelques secondes d’inattention suffisent pour que la goule lui jette l’arme en plein poignée, une douleur aigu parcours son être.
L’avant bras est touché, ses muscles se relâchent, la dague en main retrouve le sol du cimetière dans un bruit sourd.
Un cri étouffé, ses nerfs se contractent et la lyche entame ses explications sur son arme.
Du poison…
La mâchoire serrée, un murmure monocorde à son attention

Une arme de femme, un poignard empoissonné, tu n’as donc aucune fierté ? Nous mourrons ensemble dans ce cas, jamais je ne te laisserais en vie. Nous traverserons les limbes ensemble le schizophrène…


La douleurs attaque son avant bras, le venin semble en lui maintenant, il n’a plus rien perdre.
La fin est proche pour lui sans aucun doute, mort empoisonné…
Voila une éventualité qu’il n’avait songé dans ses tourments morbides qui l’assaillaient constamment.
Un venin qui l’aurait fait souffrir aurait été une possibilité bien plus alléchante que ce poison paralysant, jamais il ne laissera faire cela.
Ses yeux verts ne quittent pas un instant la goule.
Rangeant d’une main son épée dans son fourreau, arrachant la dague fichée dans son avant bras avec un rictus de douleurs dans le visage.
Le sang se mets à couler abondamment de la plaie, les gouttes parsèment le sol brumeux du cimetière.
Il n’a que peu de temps pour porter son attaque, il ne doit pas échouer.
Gardant la lame empoisonnée dans la main, retournant son arme contre son agresseur.
Il tient fermement la garde de la dague, son esprit ne doit pas vaciller, pas encore, il est trop tôt, il a encore le temps pour en finir avec lui.
Parcourir les royaumes pour découvrir son salut dans ce cimetière, en voila une surprise de taille, il devait en finir au plus vite avant de s’écrouler, ne pas lui laisser la moindre chance, ne pas mourir sans souffrance...
Emporter cette âme damnée comme la sienne avec lui dans les limbes.
Son regard transperce les yeux vitreux de l’homme, il semble prendre un malin plaisir sur ce qui allait arriver s’il ne faisait rien.
Comme les faibles, il attaque sournoisement pour mieux tirer profit de la situation.
Le rictus stupide qu’il affiche allait être très vite effacé.
Vicious se met à courir en sa direction, dague en main, bien décidé de le terrasser cette fois ne lui laissant pas la moindre chance.
Il feinta une attaque frontale, la goule l’esquiva facilement malgré sa blessure, pensant avoir réussi la un grand mouvement, la manoeuvre étant volontairement grossière…
Par contre il ne vit pas venir le véritable coup… alors qu’il venait de le dépasser, et qu’ils se trouvaient dos à dos, il planta violemment la dague empoissonné d’un coup aveugle en retrait.
Se retournant pour juger des dégâts sur la lyche, un regard impatient sur lui, voyant la dague profondément enfoncée qui dépassait de son flanc.

Nous mourrons ensemble…

Le venin continuait à faire son oeuvre, déjà son avant bras semblait engourdit, bientôt tout son corps sera sous l’effet du poison.
La seule consolation sera de savoir qu’il ne sera pas le seul à pousser un dernier souffle…
Sa main valide ressort son épée de son fourreau prêt à faire face au mort qui va avoir bientôt autant de mal que lui s’il ne s’effondre pas avant qu’il ne le charge.
Il combat la sensation de lourdeur
Maintenant son épée au travers de son corps en garde et près à parer son dernier assaut…
Bientôt il sera libéré…
La mort montre un appétit demeuré en ce jour…

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NOUS

IL N'Y A PAS D'ARME PLUS NOBLE QUE D'AUTRE, PENSER AINSI EST UNE GRANDE FOLIE.

Nous ricane.

LA FIERTé DU COMBATTANT EST CELLE DE TéRRASSER, PEUT IMPORTE LES MOYENS MIS EN OEUVRE, PAUVRE INCONSCIENT.

Eux sont sur leur garde, Nous empli de sa personnalité sadique se gorge d'autosatisfaction se laissant emporté par une joie malsaine à la perspective des tortures qui ne viendraient plus à tarder.

Bien sur, tel un animal pris au piège, le mort en sursis agit et fonce sur lui. Malgré les avertissements sonnant dans son esprit, Nous veut jouer, Nous veut humilier l'impétueux, Nous veux lui faire ravaler par la lame son assurance.
Il pare facilement, trop facilement le premier coup. Sa propre dague s'enfonce alors dans le côté gauche de son dos...La voix dans son crâne crit sa frustration et se laisse engloutir dans la multitude.
Nous ne s'attendait pas à ça de la part de quelqu'un lui parlant de fierté peu de temps auparavant.
Nous sourit et regarde l'homme acculé devant lui s'affaisser lentement l'arme aux poings.

Il recule de cinq pas, sent déjà son corps s'enliser dans la douce torpeur, il relâche de lui même ses muscles pour éviter des souffrances inutiles.

Ce poison ne te tuera pas, nous te tuerons, mais pas de suite. J'ai un peu de temps à tuer devant moi.

Nous se met à rire d'un rire cristallin.

Le poison dans ton corps sera plus virulent que dans le mien, du fait que tu en ai pris la plus grande part et que mon organisme est depuis longtemps rompu à cette substance, je me relèverai donc avant toi.

L'homme est maintenant à genou, les épaules affaissées mais le regard plein de fureur, de non acceptation.
Nous s'assoit en tailleur devant lui les épaules relâchées et reprend d'une voix douce et calme.

Nous allons bientôt mettre fin à tes souffrances ne t'inquiète pas mais avant...

Nous enlève son masque et présente devant lui son visage lisse. Nous n'est pas réellement laid, il n'est pas beau non plus, ses traits son lisses, ses yeux mobiles, aucune caractéristique auquel un observateur puisse se raccrocher pour le décrire.
Nous replace son masque lui donnant un semblant de personnalité.

Voilà, tu as vu le visage de la mort en ce qui te concerne, un visage que l'on oublie aussitôt l'avoir vu.

Puis le silence s'installe...


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ANGEL EL FEROZ

L'impatience commençait à lui donner des fourmis... La patience n'était pas son fort, encore moins quand il s'agissait d'avoir affaire à des gaùchos. Ils les haïssait, les maudissait, cette haine profondément encrée le faisait bouillonner, guidait ses pas et lui dictait sa conduite. Le fait d'y penser le met dans une colère noire, il plante avec violence son couteau dans la porte à sa gauche.
Bon sang ! Cet homme ne dort-il donc jamais ?

Bruit d'une écharde de bois brisée entre les dents, un sourire se dessine sur ses lèvres... Angel adossé contre le mur, ombre dans une ombre, invisible, voit enfin sortir le fossoyeur de ce satané cimetierre.
Il laisse s'écouler quelques secondes, extirpe son couteau de la porte, glisse entre ses incisives une nouvelle écharde de bois, le temps de voir disparaître le fossoyeur au coin de la ruelle, en charmante compagnie....
El feroz range son couteau dans l'étui à sa ceinture et quitte sa cachette.

Le temps de traverser la rue et Angel se glisse silencieusement à l'intérieur du cimetierre.
Faisant fi de là où il pose ses chausses, il marche sur les tombes, enjambe les pierres tombales, le regard fixe il se dirige droit vers les mausolées et autres sépultures de nobliaux, seules sépultures qui méritent son attention.

Son pas est sûr, mais il reste aux aguets, pas question de se retrouver en mauvaise posture pour quelques objets de valeur chapardés aux morts.
Le grand ténébreux s'arrête soudain, ses yeux se sont posés sur deux formes au sol. Posant sa main sur le manche de son couteau il s'approche avec méfiance. Le ciel couver ne permet pas de voir aussi loin, quelques pas encore et il découvre deux hommes à terre.

L'écharde tourne et retourne entre ses dents, le ténébreux observe la situation, se demande si ils sont morts et si c'est la cas, pourquoi ne reposent-ils pas six pieds sous terre comme tout cadavre qui se respecte ?
Son regard noir se pose sur les armes... Ces deux gaùchos là se sont entretués... Non... Il lui semble voir des mouvements respiratoires.

Il hésite, laisser là ces deux inconscients ?
Mouvement négatif de la tête et rictus narquois... Les regarder se battre aurait été fort plaisant, les égorger jouissif... Mais il avait une autre idée.
Une fois les deux corps inertes débarassés de leurs armes, jetées à quelques mètres, Angel les ligotte consciencieusement avant de ramasser une branche, s'adosser à une tombe et observer, tailladant le morceau de bois de son couteau, jouant de son écharde en souriant.
Curieux de voir comment allait évoluer la situation, curieux de pouvoir lire la haine qu'il leur inspirerait dans leurs yeux...


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NOUS

Nous ayant fermé les yeux le temps de l'apaisement et du silence, les rouvre à l'approche du son d'un pas d'homme. Ses muscles n'ont pas retrouvé leur mobilité et il assiste impuissant à sa manipulation comme on le ferait d'une poupée. L'homme ne dit rien et l'enchaîne sans qu'il puisse même lui cracher dessus.

Il pose sur lui un regard froid et inexpressif. Ouvre lentement la bouche et articule péniblement.

LI Bé REZ MOI!

Peu à peu Nous sent le sang affluer de nouveaux dans son corps à un rythme régulier.
Eux lui parlent, Eux le calment, Eux discutent entre eux de la conduite à tenir.
Nous les écoute, Nous se laisse choyer, Nous attend.

Dans son esprit une discussion âpre vient de s'engager entre deux des leurs.

Il faut attendre, patienter, laisser venir, observer....

Il faut agir, prendre les devant, attaquer....

Nous ne sommes pas en état encore, il faut reprendre possession de ses moyens, anticiper...

Nous ne sommes pas un pleutre, il ne faut pas leur laisser le temps de se retourner, foncer...

Une troisième voix fait taire les deux autres, la voix du maître.

Attendre, se détendre, comprendre, apprendre, se défendre ...
Se détacher, s'apaiser, observer, discuter, attaquer...
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MessageSujet: Re: 4 - Dieppe >>>> Le cimetière de Dieppe   Sam 3 Sep - 21:37

VICIOUS

La voix de l’empoisonneur résonne dans sa tête comme un écho sans fin.
Sa vue se trouble, les images se confondent dans sa tête, impossible de résister au venin d’Aspic.
Mourir sans douleur…la pire torture qui pouvait arriver dans sa vie tourmentée.
Sa fierté lui permet néanmoins de le toucher malgré son engourdissement qui commence a se propager, mais la lyche avait raison.
Le poison sera moins virulent dans son organisme, la plupart du venin étant dans son organisme se chargeant de bloquer ses sens rapidement…sans souffrance…
Son épée tombe, trop lourde à maintenir en garde, malgré sa détermination il ne peut rien faire.
Le voila maintenant sans défense devant la lyche incapable de poursuivre le combat, attendant la fin comme un animal blessé et impuissant.
Son sang souillé ne lui permet plus de tenir l’équilibre face à l’apesanteur, il vacille devant lui incapable de résister, incapable de survivre…
Il se rattrape de peu, son genou maintenant au sol, un regard haineux traverse l’espace d’un instant son regard glacial pour celui qui vient de réussir une chose rare.
Peu de personne pourront se vanter de l’avoir fait plier devant eux et le voila paralysé…
La goule se rapproche de lui ôtant son masque blafard, lui montrant le visage de la mort…sa mort…
Comment a-t-il put se laisser berner de la sorte… Comment pouvait il être amorphe et sans ressource? Il ne devait pas, ne pouvait pas se laisser aller…
Plus il combattait et plus son sang se mélangeait au poison, plus rien à faire et pourtant…
L’homme est patient, il s’installe devant lui en tailleur, attendre pour mieux frapper comme un lâche qu’il était, incapable d’affronter un homme valide.
Un silence de mort s’installe, ses émeraudes toujours sur son regard vitreux à travers son masque, il ne peut plus…
Lentement les limbes de l’inconscient s’abattent sur son âme, lentement son destin prend forme…une dernière image dans son esprit embrumé…incapable maintenant de tenir sa promesse…
Il s’effondre sur le sol doucement avec une impression de flottement, plus rien n’a d’importance maintenant…
Il plonge dans une léthargie pesante, incapable de se battre… plus rien n’a d’importance maintenant…
Pourtant dans son inconscient il sent une présence se rapprocher prés de lui, l’ange de la mort venu le chercher pour un siècle de souffrance au delà du Styx?
Ses quelques sens présent lui font sentir une manipulation sur ses poignets.
Un cordage, un lien l’entravant maintenant l’empêchant de se mouvoir dans sa léthargie.
Ses yeux s’ouvre un instant une image incertaine de la goule subissant lui aussi le même sort.
Il ne peut rien faire, sa volonté de fer ne peut pour l’instant bouger son corps inerte, il devait attendre maintenant de voir ce que le destin avait prévu pour lui…

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ANGEL EL FEROZ

Quelques minutes s'écoulèrent ainsi.
Dans le plaisant silence du cimetierre, Angel en avait oublié le pourquoi il était là, un meilleur spectacle lui était offert à présent que celui des caveaux poussièreux et malodorants, bien meilleur que de détrousser les sacs d'os. Moins enrichissant certes pour la bourse, mais tellement plus attractif !
Quelques minutes donc, après avoir ligotté les deux enragés, le masque articule une phrase sans surprise...

Angel l'observe avec interêt : le regard de cet homme est vide d'émotions, mais el féroz est intrigué par ce personnage, il y a autre chose, il le sent, comme un tourment, une tempête à l'intérieur de son prisonnier.
Angel regarde et Angel apprend, il a des sensations, un frisson parcours son échine. Sa grand-mère diseuse de bonne aventure (était-elle vraiment sa grand-mère ?) lui avait dit souvent : "Tu as un don Angelito, si tu sais l'écouter, si tu es capable de le laisser s'exprimer, alors tu sauras à qui tu as affaire, tu sauras comment agir. Observe les gens, et écoute ton intuition". Le problème, c'est que le farouche était impulsif. La rage qu'il entretenait au plus profond de lui même, cette haîne de l'être humain et plus particulièrement des gaùchos était plus forte que toutes les intuitions qu'il pouvait avoir. Cette violence était grisante, lui donnait le pouvoir et lui permettait de ne jamais céder à ce qui n'était pas sa décision. Il l'aimait.

L'homme qui s'adressait à lui était différent de tout ce qu'il avait vu jusqu'à présent. En le fixant Angel ressentait des choses qu'il ne savait pas interpreter, qui l'intriguaient...
Il quitta alors la pierre sur la quelle il était appuyé pour s'approcher et s'accroupir près de lui son couteau toujours à la main, mais glissé le long de sa cuisse, il penche sa tête de côté et questionne d'une voix monocorde :

Qui êtes vous ?


________________________________________________________________________________________________________________________________________

NOUS

Nous se détendait, ses muscles lui répondaient de nouveau les uns après les autres. Sa respiration se faisait plus ample, moins oppressée.

De sa manche, il sort discrètement une petite lame, aussi saillante qu'un silex, habilement caché dans un poignet de tissus discret. Nous commence patiemment à entailler le cordage et se met à parler.

Qui nous sommes?

Nous sommes Nous.

Qui sont-ils?

Ce sont Eux.

Il fixe maintenant l'homme de ses yeux fous.

Nous ne sommes jamais seul, eux nous accompagnent.
Délivrez Nous!

En disant cela Nous se dresse et laisse tomber sa corde à ses pieds.


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ANGEL EL FEROZ

Angel écoute, essaye d'nterprêter les dires de l'homme au sol, leurs regards se fixent l'un dans l'autre et El féroz y décèle la démence. C'était donc ça qu'il avait ressenti... Son prisonnier était empli de folie, cette tempête interieure qu'il avait pressenti... Cette voix... Tout ceci se précise intrigue le ténébreux.
Depuis son départ du camps de Bohémiens, il n'avait rencontré personne, n'en avait pas non plus exprimé le besoin. Il avait été trop longtemps forcé de vivre avec sa communauté, sous les ordres et tenu au respect. Ce temps était révolu à présent, il décidait par lui même aujourd'hui.

Une ultime phrase et le masque se relève, faisant glisser les liens au sol. Le bohémien agile de ses mouvements après des années passées à faire le saltimbanque pour le bon plaisir des gaùchos et des écus qu'ils voulaient bien lâcher, en fait de même et prestement se retrouve debout.
Face à face, le regard d'Angel ne quitte pas celui de Nous, tout comme lui cet homme a des ressources, des armes bien dissimulées.
Bavarder ne fait pas partie de ses habitudes, mais la curiosité, l'emporte, il poursuit se répétant pour lui même :

Nous...

Avant de poursuivre :

Te voila libre, et maintenant ?

Il ne savait rien de cet homme, et préférait le laisser agir en premier. Son regard glisse vers le deuxième prisonnier avant de revenir dans celui de Nous.
Méfiant, il serre le manche de son couteau.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

NOUS

Nous ne seront jamais libre que de nous même.

Nous observe l'homme qui lui fait face la peau suant la colère et la haine.
Il intrigue Eux.
Il lui ressemble, il est fait du même roc, il n'a pas appris à ce maîtriser lui, il n'a pas été guidé. Mais il n'est pas lui...
Nous n'a plus rien à faire ici. Sa pulsion est passée, il veut sortir de cet endroit de mort. Il jette un dernier coup d'oeil à la loque à terre, ce présomptueux qui pensait lui faire mordre la poussière, certes il l'avait blessé, mais il avait fait bien mieux, il avait était l'instrument qui les avait calmé, qui les avait fait de nouveau parlé à l'unisson. Nous avait retrouvé son intégrité, il était apaisé.

Il s'incline face à l'homme sombre.

Un jour peut être, nous nous reverrons, eux te reconnaitront, nous discuterons, tu leur plais.

Il avait pris la voix de l'homme sans nom pour dire ses quelques moi, Nous en aimait les accents chantant. Il se dirige alors vers la sortie du cimetière.
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MessageSujet: Re: 4 - Dieppe >>>> Le cimetière de Dieppe   Sam 3 Sep - 21:38

VICIOUS

Une forêt épaisse et obscure l’entourait maintenant...ou se trouve-t’il? Ou sont donc les tombes de Dieppe et la lyche? Quel est cet endroit?
La lune perse difficilement l’épaisse frondaison des arbres, le ciel semble déverser sa colère par une pluie forte et continue, les gouttes tambourinent sur les feuilles vertes des arbres environnant dans un bruit régulier.
Des bruits de pas s’enfonçant dans la boue près de l’endroit où il se trouve, une ombre à la démarche pesante le dépasse sans prêter attention à sa personne.
Le lieu lui semble pourtant familier, une étrange sensation grandit en lui, comme s’il connaissait cette forêt, l’odeur de chlorophylle et de fleur si particulière lui rappel cette région oubliée.
Il ne ressent rien en lui, son corps a retrouvé sa souplesse et sa vigueur, pouvant se mouvoir sans peine. Cette ombre inquiétante qui semble se diriger vers un endroit précis l’intrigue, la décision de le suivre se fait instinctivement, comme s’il ne pouvait en être autrement.
Il la suit discrètement, le bruit de l’eau couvre sa progression discrète, tentant de suivre tant bien que mal cette ombre qui semble connaitre l’endroit parfaitement à première vu de ses déplacements sur.
Quoique titubant, il se dirige avec hâte et un certain empressement vers le nord de la forêt…
Quelle raison le pousse t il de la sorte à se mouvoir avec cette détermination et cet empressement sous ce déluge nocturne?
La curiosité est trop forte et l’envie de découvrir la raison de cet étrange sentiment, pourquoi cette douleur dans ses tripes le ravage t-il de la sorte? Pourquoi ses mains tremblent elles?
La poursuite dure encore pendant plusieurs lieux et pourtant il ne ressent pas l’humidité autour de lui, l’ombre quand à elle, semble maintenant ne faire qu’un avec sa bure sombre.
Une cabane en bois au loin, sa tête lourde le fait souffrir, son esprit s’embrouille alors que son corps fatigué de cette poursuite sous ce déluge et cette boue qui voudrait ne plus vous laisser partir, vous retenir pour l’éternité, s’accrochant aux bottes, ne voulant vous laisser libre de vos mouvements.
L’ombre vient de disparaitre derrière la bâtisse au milieu de la forêt, un bruit sourd retentit audible malgré les trombes d’eau qui se déversent autour de lui.
Son état semble s’aggraver au fur et à mesure de son ascension, pourquoi cette perte d’équilibre soudaine? Pourquoi son cerveau refuse t-il de voir clair au milieu de la forêt?
Un cri brise son mal être, il provient de la cabane, un cri aigue, strident, inquiétant…
Il arrive à la hauteur de la cabane, son regard se pose sur la vitre léchée de cette eau qui ne s’arrête plus de tomber…
Des hurlements continuent, des bruits sourd et soudain… le silence pesant…
Un regard jeté discrètement au travers de la vitre, l’ombre se trouve là, présente devant lui, les murs sont ensanglanté, des bruits de craquement se font entendre.
Ses tempes bourdonnent à présent se souvenant tout à coup de cette nuit…
Les mains sur sa tête, hurlant de désespoir, se souvenant de cet acte tragique, du pourquoi de son errance, de son but macabre…
Un hurlement désespéré sort de son être tout entier hurlant sa douleur sous la pluie.
Il ne pouvait mourir ainsi… il devait payer ses crimes et cela de la façon la plus ignoble qui soit…
Le jour encore présent dans le cimetière voyait un curieux spectacle, un homme main liée semblait reprendre vie son corps était parcouru de spasme nerveux et incontrôlés.
Un cri strident à glacer le sang de toutes créatures emplit de désespoir retentit dans l’air fétide du lieu.
Ses yeux s’ouvrir, son cœur battait à tout rompre sentant cogner contre sa poitrine, il ne pouvait abandonner.
Il ne devait pas se laisser gagner par l’engourdissement, il devait se battre jusqu’ à reprendre le contrôle de son corps léthargique.
Encore tremblant, le regard dans le vague, tentant de trouver un moyen de défaire ses liens, ses armes et ses dagues se trouvent non loin de là…
Il le fallait…pour elle, pour son erreur, pour son âme…
La mâchoire contractée, contractant ses muscles tentant de tourner son corps vers sa dague au sol.
Après plusieurs tentatives, il réussi à tourner son corps, dirigeant ses mains engourdit vers la lame, faisant travailler ses muscle pour combattre sa condition pesante.
Avec la plus grande peine et lenteur, ses mains arrivent à attraper sa dague, blessant ses doigts qui essayaient d’attraper l’arme de son salut a plusieurs reprises, si près pourtant...
Tant bien que mal, il parvint à couper les liens qui le maintenaient impuissant au sol.
Se rendant compte que son corps ne réagirait pas immédiatement malgré sa volonté et sa promesse faite sur sa tombe.
Un soupir néanmoins sentant la pression se relâcher sur ses poignets, attrapant son épée courte, s’aidant de celle-ci pour se relever.
Le mouvement difficile, posant au fur et à mesure un genou au sol puis l’autre, s’aidant de son arme pour se redresser. S’aidant de l’image de cette mort, de cette affreuse tragédie qui, un soir l’avait détruit à jamais lui et sa famille.
Avec une détermination inébranlable, il commença ses premiers pas, repensant à ce qu’il devait accomplir et ce qu’il devait maintenant faire…
Retrouver le port de Dieppe au plus vite.
Et si un jour il retrouve cet homme, il aura tout le loisir de le démembrer et d’éparpiller sa dépouille aux quatre coins du royaume pour lui faire payer cette mort déshonorante qu’il s’apprêtait à lui donner.
Doucement il quitte le cimetière, grimaçant et se déplaçant avec toutes les peines du monde une jambe devant l’autre vers le port…

________________________________________________________________________________

ANGEL EL FEROZ

Angel s'incline à son tour et regarde le masque s'éloigner.
Etrange personnage... Qui lui répondait de sa propre voix...
Une sensation étrange envahit le ténébreux, cet homme l'intrigue, attise sa curiosité, il voudrait en connaître davantage... Mais avant il doit s'occupper de l'autre ligotté, il ne sait pas encore quoi faire de lui, et tourne négligemment la tête en sa direction.

Nouveau sourire sur les lèvres du bohémien, voila que le prisonnier avait réussi à attrapper son arme et à se défaire de ses entraves, il s'éloignait titubant lui aussi. Angel le suit instant du regard et lance sarcastiquement :

Me voila seul à nouveau...

Le comédien prend une mine épleurée avant d'éclater de rire et de se mettre en route à son tour. Il savoure chaque secondes de cette solitude tellement recherchée.
A quel prix l'avait il gagné. Un instant il revoit le regard de l'abuelo avant qu'il ne s'éteigne, cette image ne le quittera jamais, pas plus que celle de son vieux sang sur ses mains, avides de violence, le sang de SA liberté.

Lissant à d'autres la joie de dépuiller les richesses postumes pour cette fois, El Feroz écoute sa curiosité qui, encore une fois prend le dessus, et se met en route sur les traces de Nous...
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