Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...

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MessageSujet: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:41

SIOBHAN

A l’étage

Le soleil me pique le yeux...J’ai encore sommeil moi. Pffff Je vais essayer de me recoucher mais je promet rien moi. Tiens maman est pas là. Heureusement que mon papounet il est là lui. Mais il a l’air de dormir fort. Je me lève dans mon lit à barreau. Il commence à être trop petit celui là. Même que je peux en sortir toute seule mais ça y a que mon papa qui le sait. Et comme maman n’est pas là…
Je me laisse glisser le long des barreaux que j’ai escaladé et me voilà par terre. Mais c’est trop froid, je vais vite rejoindre mon papa. Je monte sur son dos au dessus de la couverture et je commence à sauter doucement.

A dadaaaaaa.

Oulà aujourd’hui papounet l’est tout grumph. Je me couche sur son dos et le je le serre très fort. Mmmmm qu’est-ce qu’on est bien comme ça. Tellement bien que lui il est entrain de se rendormir. Je vais le laisser dormir sinon il va grogner toute la journée. Comme ca va là il a encore travaillé toute la nuit ou plutôt fait la fête vu qu’on a dormi dans la taverne de maman.
Je me glisse tout doucement hors du lit et je trottine jusque dans le couloir. J’arrive à ouvrir la porte maintenant et même à descendre les escaliers toute seule. C’est ce que je vais faire quand je vois la porte de la chambre d’en face qui est un peu ouverte. On a des invités !

Je suis chez moi donc je pousse la porte et j’entre. Un jolie madame est couchée comme papa sauf qu’elle, elle a une bouteille vide sur son oreiller. Un grand avec un bibi !!! Ca c’est surement une copine à papa. J’espère que maman sait qu’elle est là sinon ca va être la crise. Et marraine elle m’a dit que maman elle peut pas faire de crise sinon bébé il va venir trop vite. Je m’approche et je secoue doucement la main de la madame. Je lui fait mon plus joli sourire.

Madaaaaaaaaaaaaaame , t’es quiiiii ???


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AURORA

[A l'étage dans une chambre mal fermée]
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Rêve alcoolisé. Cauchemar. Images défilantes. Passer de la félicité d’un doux rire enfantin à celui de cadavres. La créature se réveille en sursaut pour finir au goulot l’alcool emprunté. Replonger dans le marasme infernal. Tourmente incessante à chaque mouvement de son corps sur ce lit. Peut-on dire qu’elle dort… Qu’elle somnole. Par moment elle se recroqueville en sanglotant. A-t-elle perdue cette cruauté incarnée ? Non, la Constantine à besoin de faire son deuil de cette vie idéale rêvée.

Vie paisible et rangée. Sa main caresse un visage invisible, celui de sa fille. Sa voix est sereine, calme. Aurora a perdu son regard froid, sa bouche n’a plus ce pli cruel. Loin du Morlhon, des routes, de Marie. Elle est au bord de la plage avec son bébé… Un rire cruel. Des paroles assassines. Le visage de son maitre. Montagne imposante. Bourreau au regard d’acier. Du sang sur ses mains, sur son être. Ensevelie, emportée dans un tourbillon. Substance ferreuse, chant morbide des innocentes victimes. Cœur au bord des lèvres. Se laisser aller. Couler. Partir sans regret. Se noyer dans cette masse pourpre.

Lorsqu’une main l’attrape in extremis avant qu’elle ne touche le fond. L’aide à remonter. S’extraire de cet océan ensanglanté. Ses yeux s’ouvrent sur une petite poupée rousse. N’est-ce pas celle endormie du couple de tout à l’heure ?

Siobhan a écrit:
Madaaaaaaaaaaaaaame, t’es quiiiii ???
Se reculer pour ne pas lui faire sentir son haleine défraichie. Comment réagir ? Que répondre ? La créature n’approche pas les enfants, évite de leur parler mais la y’en a un en face d’elle. Grogner ? Surement pas elle perdrait son beau sourire et outre la colère de ses parents, elle ne voulait pas voir sombrer son si joli regard.

Aurora et toi ?
articule-t-elle simplement.


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CALLIXTA

La tavernière était ravie de se changer les idées en petit déjeunant avec la p'tite Cat, elle ne la connaissait pas très bien mais du peu qu'elle en savait, elle l'appréciait beacoup.
Mangeant son omelette en buvant du lait, elle faisait doudement connaissance avec Darga quand un bruit sourd se fit entendre au premier.
La sauvageonne releva la tête en fronçant les sourcils, avalant d'un coup son lait manquant s'étouffer.

C'était quoi ce bruit ?

Encore dans la peur de la nuit passée, Callixta mis ça sur le compte d'un psychotage du stress et de toute façon son ange noir était avec sa puce donc rien à craindre.
En y pensant elle se dit même que c'était surement lui qui était tombé du lit vu comme il en écrasait, à cette idée la future maman se mit à rire toute seule, se proviquant un hoquet de tous les diables.

Ho bah me v'la bien tiens !!!
dit-elle les yeux plein de larmes de rire.


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SIOBHAN

La dame elle avait franchement du mal à se réveiller, elle me regardait genre bizarre, comme si elle avait peur de moi ou qu'elle était surprise.
Elle me regarde, apparemment je lui plais elle me dit son nom, je fronce mes p'tits sourcils, je savais bien que je la connaissais pas cette dame, je connais pas ce nom là.

z'orora !!! c'est zooooli !!!

Elle veut savoir le mien, après tout elle a le droit de savoir aussi alors je vais lui dire.

Moi c'est Iobhan !!! oussière étoil !!!

Un grand sourire, ça marche toujours ça avec les grands, personne y résiste à mon sourire et mes grands z'yeux bleus quand je fais ma tite tête d'angelot.
Je garde sa main dans la mienne, brrrr elle est toute froide. Mais pourquoi elle me regarde comme ca? Avec les autres ca marche pourtant…
Y a quelque chose qui sent bon en bas. J'ai bien envie de descendre. Maman a fait la cuisine c'est sur, mais la madame est toute chiffonnée, j'ose pas la consoler, puis je sais pas quoi faire moi.
J'ai une idée !!! : lui il console super bien quand j'ai un gros chagrin

Viens Rora

Elle a pas l'air de vouloir mais je vais la faire venir quand même moi, je tire sur son bras, fort, je serre mes petits doigts autour d'un des siens.

Alleeeez viens !!!

Je prend ma p'tite mine tristoune et implorante, si ça ça marche pas là je sais plus, je la regarde et avec ma tite pitite voix je lui dis :

Ste plaiaiaiaiaiaittttttt

Je crois que ça marche mais pas sur. Peut-être que voir ma chambre ça va lui plaire aussi mais je me demande si je fais pas une petite bêtise.
Mais je peux moi je comprend rien à leurs histoires de grands. Si maman la trouve dans la chambre de papa c'est pas grave, c'est aussi ma chambre non ?


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AURORA

Apparemment le morceau de femme qui se tenait devant elle n’avait pas l’intention de la laisser. Bien. Pas qu’elle la dérangeait, mais…Décidément, la créature ne savait pas comment faire avec ses petites choses.

Ecoute poussière d’étoile, si tu t’assoies sagement sur une chaise pendant que je me rafraîchis je te suivrai…

Se relever. Rajuster sa robe. Essayer de ne pas bailler. Diable que sa tête était lourde. Sa bouche pâteuse. Chercher d’un œil torve un éventuel pot d’eau. Tanpis elle ira vers une salle d’eau dès qu’on la renseignera. Arranger sa chevelure éparse en une natte, la glissant du coté de sa cicatrice. Regard vers le cadavre de la bouteille. Récupéra son petit sac.

Finit d’ouvrir la porte, se penchant dans une mimique théâtrale pour que l’enfant la précède.

Allons’ y jeune demoiselle.


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SIOBHAN

Ah bah quand même !!! La badame elle se décide à me suivre c'est pas trop tôt, mais elle prend son temps et je me recoiffe et je remet ma robe et ci et ça...
Ah les grands je vous jure !!! Est-ce que je passe mon temps à me poupougner en me levant moi, bon bah elle fini par venir en me disant qu'on y va, bah alors c'est parti.
Bon je vais reveiller papa ou pas ? Hum... un doigt potelé porté à ma bouche pour mieux réfléchir !!! Voilà décision prise.

J'attrapes quelques doigts de la main qu'elle me tend et je l'amenes dans la chambre de mon papa d'amour.
Oh qu'est-ce qu'elle fait comme bruit Rora, le plancher y grince quand elle passe, bah c'est une grande après tout, on peut pas lui en vouloir.
Enfin dans la chambre, Papou y dort encore, je laches la main de Rora et je fonce sur le lit en sautant dessus, manquant d'écraser certaines choses que Papa chéri énormément et qui le font devenir tout blanc et parler bizzarrement quand je marche dessus.
J'ai jamais trop compris pourquoi... Allez on augmente la cadence sinon il va pas se lever.

Ebout !!!! Ebout !!!! Papaaaa !!!! Poupaaaaa !!!! Ebout !!!!!

Oula ça a l'air de marcher, moi c'est à ce moment que je m'assoie sur son ventre et que j'arretes de sauter dessus, quand un oeil s'ouvre faut calmer le jeu et faire l'innocente, c'est bien connu.
Je regarde Rora qui a pas bougé depuis qu'on est entré.

Poupa, c'est Rora !!!

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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:42

TITE CATHY

Cat sourit en écoutant la réponse de Darga puis s'assit sur la chaise qu'il lui proposait. Elle lui vola un baiser avant de faire honneur au petit déjeuner préparé par Callix, même si elle luttait pour ne pas s'endormir dans son assiette.
Cat était ravie de faire plus ample connaissance avec la tavernière et de partager ce moment avec son tendre. Petite pause bien méritée, car Cat savait que sa journée était loin d'être terminée. Elle espérait simplement pouvoir aller se reposer un peu avant que Fou ne se réveille et l'avise de la démarche à suivre concernant les cadavres de la Tour.

Le petit déjeuner qu'elle venait de manger la plongea dans une douce torpeur, souriant discrètement aux propos échangés entre Callix et Darga. Torpeur qui lui parut lointaine d'un seul coup en entendant un bruit sourd venant de l'étage. Pas le temps de réfléchir à l'événement : Callix fut prise d'un fou-rire ponctué de hoquets. Cat ne l'avait jamais vue dans cet état et joignit ses rires aux siens, la tête posée sur l'épaule de Darga. Elle finit difficilement par reprendre son sérieux, essuya ses larmes et demanda à la future maman épanouie :

Tu veux peut-être qu'on aille voir ce que c'était? ça t'éviterait de monter et descendre à nouveau les marches ! Ce serait disons... le début d'un remerciement pour le petit-déjeuner.

Cat lui fit un clin d'oeil et attendit sa réponse.


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LEMAYEUR

Callix grogna, gronda presque lorsque le Fou s’effondra lamentablement sur leur couche. Il eut à peine l’occasion de se lover dans ses reins et de lui ceindre le bidou de ses bras éreintés qu’il sombra en sursaut dans un profond sommeil, sans rêves.

Une déferlante s’abattit sur lui alors qu’il était incrusté dans les profondeurs de la paillasse. Avec sa douceur accoutumée, Siobhan avait jugé qu’il avait assez dormi. Habituellement, son premier réflexe était de lui suggérer plus ou moins aimablement selon son état d’éveil de bien vouloir avoir l’amabilité de bien vouloir rejoindre son lit au plus vite sinon il lui arracherait la tête.
Les événements de la veille lui surgirent à l’esprit à la vue du visage angélique de sa fille. Etranger à tout autre chose que la petite il la coucha sur lui et la serra contre lui en la cajolant. La petite se laissa faire un temps avant de doucement le repousser. Ca ne devait pas être l’heure du calinou pour elle. Elle était d’ailleurs excitée comme un puce.
Le Fou ne prêta pas trop attention à ce que la petite lui disait, intimement convaincu qu’elle désirait rejoindre sa mère qui manifestement avait cuisiné en bas vu le fumet qui lui chatouillait agréablement les naseaux.
Encore bien vasouillard et peu éveillé, il rejeta les couvertures couvrant sa nudité intégrale. Il n’y avait jamais eu de fausse pudeur dans la tribu de la Tour et Siobhan était habituée de voir le corps nu de son père n’en déplaise aux bien pensants qui tentaient de régir la morale du village.
C’est en pleine possession de ses moyens que le Fou se dressa hors de son lit, la petite continuant à sautiller de joie en prononçant un mot qu’il ne parvenait pas à décrypter. Il lui fallait bien reconnaître que le discours de la plus belle et plus intelligente petite fille du monde comportait encore certaines lacunes. Il la regarda d’un air interrogateur. Il remarqua qu’à son épaule était accroché un bras tendu et qu’au bout de ce bras tendu était une main. Cette main fermée se terminait par un petit index tendu. Cet index désignait l’encoignure de la porte qu’il lorgna d’un regard embrumé jusqu’à ce qu’il découvre ne pas être seul avec sa fille.
L’étrangère qui, quelques heures auparavant, avait si habillement soigné son épouse se tenait là à les regarder d’un air étrange. Le fou bafouilla

Erf…euh…bonj…enfin…je …le petit déjeuner est servi ?

Il attrapa un coin de la couverture et s’en couvrit la nudité triomphante.


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AURORA

Plus que quelques petites minutes et enfin elle rendrait l’enfant à ses parents. Quelques marches en fait. Fermer la porte lorsqu’elle prit sa main. Sensation étrange. Sentir des petits doigts se refermer autour des siens. Calmer le trouble que cela avait provoqué. De toute manière c’était exceptionnel. Regarder son petit visage prendre un air réfléchi. S’extasier ? Non ! La créature était curieuse voila tout.

Croire que Siobhan l’avait réveillée pour le petit déjeuner était pure utopie. Les voila qui se dirigeaient vers une autre chambre. Avait-elle oublié son doudou ? Son biberon ? Elle devait encore être en âge… Ou espérait-elle qu’Aurora accepte de jouer avec elle ? Perdue. Oui la créature était perdue. Comment en était-elle arrivée là ? Son but était de prendre boisson et retourner vers les autres…

Bon reprenons. Elle avait soigné une femme. La mère de la petite tornade rousse. Elle était partie se coucher… Non se reposer le temps que le tavernier et la femme discute. Jusque là. Tout va bien. Après elle se souvenait avoir abusé de la liqueur. Et… Et à présent elle suivait une enfant qui ne devait guerre avoir plus de deux ans… trois tout au plus.

Lâcha sa main. La regarder courir. Interdite la créature ne comprit pas tout. L’enfant c’était jeter sur le lit en sautant, criant, riant. Peut-être aurait-elle dû l’arrêter… La prendre dans ses bras pour que cesse cette agitation mais la créature ne pouvait pas… Impossible. Elle ne pouvait s’approcher à ce point… S’attendrir sur la scène qui se joue devant elle. L’homme de la veille. Le tavernier prenant dans ses bras son enfant… Fermer les yeux pour ne pas s’imprégner de l’amour filial. Elle était Constantine !

Les rouvrir. Glisser lentement ses cils dans une caresse sur le corps dévoilé. Se ressaisir pour lui faire face. Visage fermé ou seul un sourire la trahit.

Erf…euh…bonj…enfin…je …le petit déjeuner est servi ?

Aucune idée… J’ai eu la visite d’une poussière d’étoile…
A quoi bon continuer. Les laisser en famille. Je descends…


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CALLIXTA

La sauvageonne fronce les sourcils en buvant son verre de lait, cette fois c'est certain elle a entendu du bruit à l'étage, le plancher qui craque ne trahi hélàs pas et quelques babilles familiers non plus.
Posant sa serviette sur la table, Callix pousse d'un coup de rein la chaise pour extirper le ventre qu'elle avait réussi à caler, une fois debout, elle regarde les deux jeunes amoureux qui finissent aussi leurs plats.

Excusez moi je reviens, mais là si je montes pas va y avoir un Fou reveillé et grognon
lance t-elle en souriant faisant un clin d'oeil.

Sans s'apesantir davantage, la tavernière monte les escaliers, voyant l'étrangère qui l'avait soigné la veille, sortir de "SA" chambre, pas besoin d'essayer de bloquer le passage, avec son bidou toute façon l'inconnue ne pourra pas passer.
Callix se retient, attendre avant de griffer ou de hurler, et arbore un sourire très commercial pour le coup.

Bonjour,
Bien dormi j'espère, un petit déjeuner vous attend en bas, si vous préférez le "liquide" servez- vous j'arrive.
Ah et pour la salle d'eau, c'est vers la grange attenante, il y a un baquet si vous le souhaitez, on peut faire chauffer de l'eau sur demande.


La tigresse se demandait comment elle avait fait pour se montrer si "jovial" alors qu'elle ignorait ce qu'elle pouvait bien faire dans "SA" chambre, se plaquant davantage contre le mur du couloir, elle évita la jeune femme et s'avança jusqu'à sa chambre.
Arrivant devant la porte ouverte de sa chambre, elle découvrit une Siobhan hors de son berceau qui faisait la folle a rebondir sur le lit, avant d'apercevoir un fessier tout blanc qui fouinait après ses braies sans les trouver.
Callix cru tourner dingue, et d'une voix calme, trop calme, sèche, elle dit en ne lachant pas son époux du regard.

En boule... A coté de la cheminée...
Réveil agréable ???


Si ça avait été possible, le regard de Callixta aurait lancé des éclairs pour qu"il aille se planter dans le fessard dénudé dont elle ne savait pas où il avait trainé, ce que l'inconnue avait vu ou fait ici-même.
Bref, des réponses allaient devoir être données avant que la tigresse ne pique une crise.

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LEMAYEUR

L’étrangère avait l’air d’aussi bonne humeur que lui au réveil. Ou alors c’était Sio qui l’avait un peu horripilé. Elle était un peu étrange cette femme. Superbe peut-être mais bien étrange. Après quelques mots brefs lancés presque sèchement, la femme rejoignit la salle commune en bas des escaliers . Le Fou entendit un pas lent et gravide s’arrêter au niveau de celle que sa fille nommait Rora.. Il pressentait arriver les embrouilles à grand pas. Mais sans les hormones mises en ébullition par sa grossesse Callix pouvait se montrer quelque peu désagréable avec tout ce qui portait des jupons et approchait son Fou d’un peu près.

Il se précipita pour tenter de dissimuler durablement sa nudité exacerbée avant que Callix ne le rejoigne. Peine perdue, elle n’avait pas pris le temps d’étriper verbalement la femme ce qui n’était pas franchement bon signe. C’est lui qui allait tout prendre…

Et de fait elle siffla deux phrases courtes. Une passablement irritée concernant ses frusques. Vu l’état d’épuisement avancé dans lequel il était au coucher il n’avait pas pris soin de ranger ses vêtements comme il le faisait une fois tous les dix ans. La deuxième phrase sous forme de question ne laissa aucun doute sur l’état d’esprit de la Bonne Etoile. La mère était agitée.

Le Fou soupira, tentant de pas trop grogner.

Réveil des plus agréables…
Une petite tornade rousse m’a laminé le dos en hurlant. J’ai adoré.


Il n’y avait aucun sarcasme dans sa voix.

Notre petiote, j’en suis bleu…Y a qu’elle qui peut me faire ca. Même toi mon ange, je suis pas sur…

Il sourit à son aimée qui ne se déridait pourtant pas pour un sou. Il n’avait rien à cacher à son épouse et opta pour une saine franchise.

Quand à Rora, Sio l’à rameutée ici mais elle a pas fait long feu, j’ai du l’impressionner…

Il n’était pas du tout sûr que cette tentative d’humour porterait ses fruits et il s’empressa de se vêtir décemment. Il se dirigea vers la porte en tendant la main à son aimée.

Ca sent super bon là en bas, j’ai une faim de loup…

Il regarda avec une certaine appréhension son épouse qui d’ordinaire ne lâchait pas son os si rapidement.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:42

SIOBHAN

Oh bah papa il a l'air dans le paté ce matin, et tout géné devant la dame, je saisis pas trop bien pourquoi mais bon.
Le v'la ti pas qu'il bégaie maintenant, il parle de p'tit dèj, y déraille ou quoi mon papou ?
Quoique c'est vrai qu'il a raison ca sent bon ici, j'irais bien faire un tour. oh bah Rora elle est déjà partie, pfff m'a meme pas attendu ma nouvelle copine.

Ah v'la ma p'tite maman qui arrive !!! Oulà !!! L'a pas l'air contente, j'ai même pas droit à un sourire, et papa il a l'air d'avoir un coup de speed, un coup de stress même.
Ca cause et ça fait plus attention à moi. Ouh ouh pas bon là... Moi je vais m'éclipser en fourbe, mine de...
Je ramasse doudou, et je files en quati mini, heureusement que je sais descendre toute seule moi.
Ah Rora est encore dans le couloir je va n'en profiter, sans faire trop de bruits je lui cours après et une fois le champ audio de mes parents dépassé, je lui crie apres tant qu'a faire j'aime mieux avoir une assurance pour les escaliers.

Rora, tend moi !!!


Un doigt chopé et hop les escaliers sont dévalés fissa, et je suis enfin en bas, je lache la main de Rora.

Maci Au ro ra


Bah ouais quoi quand je fais un effort je peux, oh c'est Tatie Cat qui est là, je cours, sans tomber s'il vous plait et je lui saute dessus.

CAATTT !!!!


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CALLIXTA

Le regard que la sauvageonne portait sur son époux n'annonçait rien de bon et il l'avait fort bien compris, tout comme Siobhan qui c'était eclipsée vite fait bien fait sans demander son reste en essayant de se faire la plus discrète possible.
Négligeamment, sans en avoir l'air, callix l'avait suivi du regard dans le couloir avant de l'entendre crier le nom de Cathy au rez de chaussée.
Revenant à son mari, elle entra un peu plus dans la chambre, refermant la porte d'un mouvement sec de la main, la faisant claquer.

Volontairement ou involontairement, elle seule le savait mais un sourire intérieur la gagna sachant très bien l'effet que ça aurait sur son Fou qui semblait bien peu à l'aise devant cette situation, ô combien délicate vu le caractère de la tigresse.
Déjà il s'était empressé de renfiler ses braies pour cacher ce que de toute évidence l'étrangère avait vu, il tenta l'attendrissement en évoquant la bonne étoile, l'humour, le détournement de conversation, mais il savait bien que rien n'y ferait, en tout cas pas avec une Callix dans son état normal.

Elle tiqua tout de même de l'entendre prononcer le nom de la jeune femme, et tira le verrou de l'intérieur en portant la main en arrière sans le quitter du regard.
Haussant un sourcil, elle inclina la tête sur le coté en s'adossant à la porte.

Rora ???
Et bah !!! Pour quelqu'un qui est parti "rapidement" impressionner par ce que la nature t'as mis entre les jambes...


Elle stoppa un moment en se rapprochant légèrement le toisant du regard.

Oui je suppose que c'est ca dont tu parlais quand tu disais l'avoir impressionner. Non ???
Tsss tais toi ne répond même pas, sinon ça va m'enerver !!!


Callix se détourna rapidement, l'air peunaud de son ange noir était on ne peut plus explicite sur ce qui c'était passé et elle connaissait bien assez sa fille pour savoir qu'il disait surement vrai.
Elle venait juste d'apprendre au passage que sa fille sortait de son lit, ce qui lui plaisait beaucoup moins déjà.

La tigresse aurait voulu continuer encore mais elle n'en avait pas la force, son amour pour lui et son désarroi face à la situation lui faisait mal au bide...
Son bidou voilà ce qui la ramolissait, saleté d'hormones en temps normal elle l'aurait fait mariné pendant des heures, mais là pas moyen... mais elles avaient aussi leurs avantages ces hormones, elles excusaient bien des envies et camouflaient bien une certaine impulsivité que la sauvageonne avait de toute façon même sans ça.
On ne l'appellait pas la tigresse pour rien...

Cogitations, reflexions et autres pensées terminées, elle se retourna vers son ange noir en essayant de garder ce regard noir malgré le sourire qui pointait sur son visage.
Doucement elle s'approcha en ayant pris soin de retirer son gilet de laine, et posa ses mains sur le poitrail de son époux.

Bon... on va pas tergiverser trois plombes, je sais que Sio est bien capable de ça, mais quand même t'avais besoin de te mettre au garde à vous ???

Descendant sa main vers les braies de son Fou, elle tira le lacet et empoigna la virilité de son ange à pleine main en souriant avec une mine gourmande.

Bah oui je te connais toi le matin au réveil...

Le ton était sans équivoque, tout comme le sourire de Callix et le clin d'oeil qu'elle lui fit, une fois de plus, les hormones allaient avoir bon dos sur ce coup là.


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TITE CATHY

Après avoir constaté que Callix préférait régler elle-même le problème, Cat se réinstalla à la tablée, blottie dans les bras de Darga. Elle s'endormit malgré elle, bercée par son homme. Peu après, Darga l'embrassa timidement et alla raviver le foyer.

Il aurait fallu qu'elle se lève et commence à débarrasser le couvert mais ses paupières étaient bien trop lourdes. Elle s'octroya mentalement encore quelques petites minutes de repos avant de sortir de sa douce torpeur lentement : une marche de l'escalier venait de craquer.

Elle a à peine le temps de comprendre ce qui se passe qu'une tornade rousse se jette sur elle, manquant de la faire tomber à la renverse. Cat reprend ses esprits et sourit, installant Sio plus confortablement sur ses genoux puis lui fait un bisou éléphant.

Bonjour Sio, déjà debout ? Comment va ma tornade ?

Cat sourit en pensant que Callix a dû arriver un peu trop tard et que son tavernier de mari va être bougon toute la journée.
Reportant son attention sur Sio, elle la chatouille un peu et lui quémande un bisou, apercevant au même moment l'inconnue de la veille au pied de l'escalier. Elle pose alors Sio par terre, lui prend la main et se dirige vers l'inconnue qu'elle avait ignorée la veille au soir par la force des choses.

Bonjour Dame, je me présente : Tite Cathy, journaliste et charpentier. Une petite faim ? Et toi ma Sio ?Je suis sûre que tu pourrais manger une omelette plus grande que toi !


Cat lui fait un clin d'oeil et dévisage rapidement l'inconnue qui a l'air d'avoir passé une aussi mauvaise nuit qu'elle. Elle entreprend de débarrasser les restants du petit déjeuner, Sio agrippée à sa jambe.


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XANDRYA

Sans mots dires, la flamboyante avait suivi le fossoyeur à travers les ruelles de Dieppe, il semblait un peu plus détendu depuis qu'elle avait offert de boire, si ça pouvait éviter un mort pourquoi pas...
Tant qu'à faire le chevalier noir savait qu'il y aurait sans doute des cadavres dans son sillage, autant qu'ils apparraissent après avoir effectué la tâche qui lui était dévolue.
Pourtant c'était pas l'envie qui lui avait manqué de défoncer le crane du poivrot qui l'avait bousculé à l'approche de la taverne qu'on lui avait conseillé, mais le chevelu qui les guidait aurait peut-être pas tout compris et ça aurait fait deux avant l'acte principal, trop de traces.

Enfin ils arrivèrent devant le Syl Fou Plaît, la taverne ne payait vraiment pas de mine de l'extérieur, se tournant vers Raven un regard dépité, elles échangèrent un regard qui voulait tout dire, probablement encore un rade miteux et écoeurant.
La rouquine laissa passer le fossoyeur dont elle ignorait encore le nom, et à vrai dire, ça lui importait peu.
Un signe de tête à sa comparse et les deux femmes suivent le mouvement entrant à leur tour dans l'enceinte de l'auberge.

Xandrya grimaça en jetant un regard circulaire sur l'établissement, pas par l'aspect de la taverne, à dire vrai elle était meme plutot propre, voire accueillante si on incluait l'odeur alléchante de bouffe qui flottait dans l'air.
Ce qui la dérangeait c'était le nombre de personnes présentes, déjà trois personnes, quatre si on incluait le petit bout aux cheveux roux, le seul détail qui la fit sourire, il fallait qu'elle tombe dans un endroit avec une poupée rousse... peut etre un bon présage, leur cible était peut etre là.
Elle détailla les personnes présentes, la jeune femme avec la petite agrippée à sa jambe était trop jeune pour être celle qu'elle cherchait... l'autre par contre...

Il allait falloir qu'elle vérifie ça, cette femme détonnait dans le décor, mais il lui faudrait aussi arriver à savoir combien ils étaient ici, deux femmes et un homme dans la salle certes... mais la flamboyante avait déjà reperé qu'un escalier menait vers un étage, y'avait-il du monde ou pas, là était la question, pas envie de mauvaise surprise...
Tranquillement, elle s'avança vers la jeune femme qui discutait avec celle qui interessait Xandrya au moment, allant vers le comptoir, elle tapa sur l'épaule du fossoyeur en souriant.

Bon on se le boit ce verre ? On est là pour ça non !!!
Y'a pas de tavernier ou de tavernière ici ?


Par cette question, elle esperait bien savoir si il y avait d'autres personnes ici, lançant un regard neutre et aimable aux deux femmes, elle adressa un sourire général.

Vous êtes les bienvenus si le coeur vous en dit mesdemoiselles.

S'agenouillant vers la petite puce qui la regardait de ses grands yeux bleus cachée derrière une jambe, elle lui dit d'une voix toute douce en lui tendant la main.

Et toi Pitchoune, un verre de lait ça te tentes ? Je mords pas tu sais, enfin pas les petits bou'd'chou comme toi. ajouta t-elle en lui faisant un clin d'oeil souriante.

C'était pas dans ses habitudes, mais elle avait l'air d'être habitué ici, et qui sait peut-etre que ce qu'elle voulait savoir ce serait la petite qui lui dirait avec un peu de diplomatie et de fourberie on peut souvent beaucoup obtenir d'un enfant... c'est en tout cas ce qu'on lui avait dit.
Elle n'aurait su dire pourquoi, mais cette petiote lui rappellait Anyanka, cette fragilité peut-etre, ces grands yeux innocents, ces boucles, elle ne savait pas pourquoi mais au moment elle pensait à sa puce...


________________________________________________________________________________________________________________________________________

LEMAYEUR

Sa tentative d’explication n’avait guère été fructueuse, il en était persuadé. La mine fermée voire cadenassée de son épouse en témoignait sans équivoque. Il soupira ne sachant pas trop quoi ajouter. A certains moments il était présumé coupable et toute tentative d’explication ne ferait que l’enfoncer. Un petit détail le fit tiquer cependant. D’ordinaire Callix lors de ses crises de jalousie ne détournait pas le regard de la sorte. Elle était en train de le mettre en boîte même si clairement un fond d’agacement la motivait également.
Il en eut confirmation lorsqu’elle revint vers lui avec un sourire pointant au coin de ses lèvres. Il la regarda ôter son gilet en fronçant les sourcils, que lui préparait-elle comme fourberie encore…
Son ventre proéminent lui faisait chalouper sa démarche lui donnant un air provocateur qu’elle ne voulait peut-être pas. Elle posa sa main sur son torse lacéré et sournoisement, tout en parlant, elle le prit en main de la plus délicieuse des manières.
L’entourant de ses bras, il se colla à elle et se noya dans sa chevelure. Il lui murmura à l’oreille :

Tu sais je contrôle pas tout, et oui tu me connais somme toute assez bien. Tu ne t’en est jamais plainte que je sache

Il rit, moqueur en lui mordillant le lobe de l’oreille

Puis c’est pas comme ça que tu vas me laisser reprendre des proportions acceptables pour descendre.

Il pressa un peu plus son bassin contre le sien avant de lentement se dégager.
La porte d’entrée de la taverne aussi avait quelque peu gonflé mais là c’était l’humidité de l’automne qu’il fallait mettre en cause. Elle frotta bruyamment sur le sol pavé de la salle commune laissant supposer l’arrivée de clients matinaux. Le fou se décolla rapidement de son aimée.

Sio !!! elle est en bas seule avec cette étrange étrangère. Et en plus il y a du monde qui arrive. Pas deux fois je te le garantis.

Il se précipita hors de la chambre après avoir sommairement renoué ses braies et dévala les escaliers quatre à quatre avant de faire une entrée très peu discrète en bas. Il fut soulagé de voir sa poussière d’étoile sur les genoux de Cath et regarda les clients patibulaires un peu hébété.

Euh… Bonjour…bienvenue…

Il se posta derrière son comptoir après avoir enfilé rapidement son tablier de tavernier.

Je vous écoute…


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DARGA

Darga dépose un tendre baiser sur le front de sa féline qui était sur le moment de débarasser, puis de lève sans faire de bruit et sort de la taverne en saluant tout le monde
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:43

RAVEN

Elles avaient quittés le cimetière avec comme guide un fossoyeur ! Non mais quelle idée… Plus elle attardait ses yeux gris aciers sur l’homme qui les précédait, plus elle ressentait le manque de celui qui avait pris une autre direction que la sienne. Le manque depuis des semaines qu’il exerçait en elle commençait à la tenailler durement. Plus Raven essayait de penser à autre chose, plus elle se sentait triste. Elle avait décidée de rêvasser à autre chose lorsque leurs pas s’arrêtèrent. Elle leva enfin les yeux pour découvrir la taverne ou ils allaient enfin se reposer un peu. Le voyage en mer l’avait un peu assommée et cela lui permettrait de reprendre des forces, retrouver sa bonne humeur d’entrain.

La bâtisse au premier regard ressemblait à toute celle vue avant. Aucun changement, un endroit ou tous les ivrognes de cette pauvre ville devait se rassembler. Un coup d’œil vers Xandrya, rassurée, n’étant pas la seul à en avoir marre de ce genre de trou perdu elle lui sourit, presque ironiquement. Ils pénétrèrent à l’intérieur. Quelques convives comme toujours. Son attention se porta comme sa cheftaine sur une gamine rousse. Elle était si innocente, si douce, un vrai petit ange sur patte. Elle ne peu qu’être attendrit vers ce visage de pureté bien que dansait dans ses yeux les flammes sournoises de l’enfance. La curiosité se lisait dans ses yeux. Timide elle se tenait derrière une femme jusqu’à ce que Xandrya se penche et lui parle. Raven en profita pour porter son attention ailleurs….

Mis à part eux, deux femmes et un tavernier qui arrivent à l’instant, s’excusant et voulant savoir ce qui allait prendre. Il avait l’air de sortir du sommeil celui là, habillé à la va vite, encore l’oreiller étampé dans la figure. Elle s’approcha du bar, le regard ancré dans le sien. Aucune émotion ne réagissant, ne trahissant son être.

On voudrait bien quelque chose de fort, très fort. Hum… Xand, la dernière fois on nous a servi quoi déjà ? Ca me remonterait surement ce truc là.

Attendant la réponse de sa sœur d’arme, elle se retourna vers le tavernier une fois de plus, un sourire ravissant ornant ses lèvres cette fois. Presque troublant puisque un instant auparavant elle était impassible.

Et voilà, c’est cela, une bouteille de calva et offre la tournée de notre part. Cela devrait vous réveillez aussi quelque peu à mon avis.

Le ton ne se voulait cinglant mais plutôt moqueur. Elle lui tapa un clin d’œil avant de ce retourné, les coudes appuyer sur le bar toujours regardant dans d’autre direction. Son évaluation de la scène qui se déroulait toujours entre Xandrya et la petite puce prirent à nouveau toute son attention.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

SIOBHAN

Oh bah papa il a l'air dans le paté ce matin, et tout géné devant la dame, je saisis pas trop bien pourquoi mais bon.
Le v'la ti pas qu'il bégaie maintenant, il parle de p'tit dèj, y déraille ou quoi mon papou ?
Quoique c'est vrai qu'il a raison ca sent bon ici, j'irais bien faire un tour. oh bah Rora elle est déjà partie, pfff m'a meme pas attendu ma nouvelle copine.

Ah v'la ma p'tite maman qui arrive !!! Oulà !!! L'a pas l'air contente, j'ai même pas droit à un sourire, et papa il a l'air d'avoir un coup de speed, un coup de stress même.
Ca cause et ça fait plus attention à moi. Ouh ouh pas bon là... Moi je vais m'éclipser en fourbe, mine de...
Je ramasse doudou, et je files en quati mini, heureusement que je sais descendre toute seule moi.
Ah Rora est encore dans le couloir je va n'en profiter, sans faire trop de bruits je lui cours après et une fois le champ audio de mes parents dépassé, je lui crie apres tant qu'a faire j'aime mieux avoir une assurance pour les escaliers.

Rora, tend moi !!!

Un doigt chopé et hop les escaliers sont dévalés fissa, et je suis enfin en bas, je lache la main de Rora.

Maci Au ro ra

Bah ouais quoi quand je fais un effort je peux, oh c'est Tatie Cat qui est là, je cours, sans tomber s'il vous plait et je lui saute dessus.

CAATTT !!!!


________________________________________________________________________________________________________________________________________

CALLIXTA

Le regard que la sauvageonne portait sur son époux n'annonçait rien de bon et il l'avait fort bien compris, tout comme Siobhan qui c'était eclipsée vite fait bien fait sans demander son reste en essayant de se faire la plus discrète possible.
Négligeamment, sans en avoir l'air, callix l'avait suivi du regard dans le couloir avant de l'entendre crier le nom de Cathy au rez de chaussée.
Revenant à son mari, elle entra un peu plus dans la chambre, refermant la porte d'un mouvement sec de la main, la faisant claquer.

Volontairement ou involontairement, elle seule le savait mais un sourire intérieur la gagna sachant très bien l'effet que ça aurait sur son Fou qui semblait bien peu à l'aise devant cette situation, ô combien délicate vu le caractère de la tigresse.
Déjà il s'était empressé de renfiler ses braies pour cacher ce que de toute évidence l'étrangère avait vu, il tenta l'attendrissement en évoquant la bonne étoile, l'humour, le détournement de conversation, mais il savait bien que rien n'y ferait, en tout cas pas avec une Callix dans son état normal.

Elle tiqua tout de même de l'entendre prononcer le nom de la jeune femme, et tira le verrou de l'intérieur en portant la main en arrière sans le quitter du regard.
Haussant un sourcil, elle inclina la tête sur le coté en s'adossant à la porte.

Rora ???
Et bah !!! Pour quelqu'un qui est parti "rapidement" impressionner par ce que la nature t'as mis entre les jambes...


Elle stoppa un moment en se rapprochant légèrement le toisant du regard.

Oui je suppose que c'est ca dont tu parlais quand tu disais l'avoir impressionner. Non ???
Tsss tais toi ne répond même pas, sinon ça va m'enerver !!!


Callix se détourna rapidement, l'air peunaud de son ange noir était on ne peut plus explicite sur ce qui c'était passé et elle connaissait bien assez sa fille pour savoir qu'il disait surement vrai.
Elle venait juste d'apprendre au passage que sa fille sortait de son lit, ce qui lui plaisait beaucoup moins déjà.

La tigresse aurait voulu continuer encore mais elle n'en avait pas la force, son amour pour lui et son désarroi face à la situation lui faisait mal au bide...
Son bidou voilà ce qui la ramolissait, saleté d'hormones en temps normal elle l'aurait fait mariné pendant des heures, mais là pas moyen... mais elles avaient aussi leurs avantages ces hormones, elles excusaient bien des envies et camouflaient bien une certaine impulsivité que la sauvageonne avait de toute façon même sans ça.
On ne l'appellait pas la tigresse pour rien...

Cogitations, reflexions et autres pensées terminées, elle se retourna vers son ange noir en essayant de garder ce regard noir malgré le sourire qui pointait sur son visage.
Doucement elle s'approcha en ayant pris soin de retirer son gilet de laine, et posa ses mains sur le poitrail de son époux.

Bon... on va pas tergiverser trois plombes, je sais que Sio est bien capable de ça, mais quand même t'avais besoin de te mettre au garde à vous ???

Descendant sa main vers les braies de son Fou, elle tira le lacet et empoigna la virilité de son ange à pleine main en souriant avec une mine gourmande.

Bah oui je te connais toi le matin au réveil...

Le ton était sans équivoque, tout comme le sourire de Callix et le clin d'oeil qu'elle lui fit, une fois de plus, les hormones allaient avoir bon dos sur ce coup là.

 
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:44

TITE CATHY

Après avoir constaté que Callix préférait régler elle-même le problème, Cat se réinstalla à la tablée, blottie dans les bras de Darga. Elle s'endormit malgré elle, bercée par son homme. Peu après, Darga l'embrassa timidement et alla raviver le foyer.

Il aurait fallu qu'elle se lève et commence à débarrasser le couvert mais ses paupières étaient bien trop lourdes. Elle s'octroya mentalement encore quelques petites minutes de repos avant de sortir de sa douce torpeur lentement : une marche de l'escalier venait de craquer.

Elle a à peine le temps de comprendre ce qui se passe qu'une tornade rousse se jette sur elle, manquant de la faire tomber à la renverse. Cat reprend ses esprits et sourit, installant Sio plus confortablement sur ses genoux puis lui fait un bisou éléphant.

Bonjour Sio, déjà debout ? Comment va ma tornade ?

Cat sourit en pensant que Callix a dû arriver un peu trop tard et que son tavernier de mari va être bougon toute la journée.
Reportant son attention sur Sio, elle la chatouille un peu et lui quémande un bisou, apercevant au même moment l'inconnue de la veille au pied de l'escalier. Elle pose alors Sio par terre, lui prend la main et se dirige vers l'inconnue qu'elle avait ignorée la veille au soir par la force des choses.

Bonjour Dame, je me présente : Tite Cathy, journaliste et charpentier. Une petite faim ? Et toi ma Sio ?Je suis sûre que tu pourrais manger une omelette plus grande que toi !

Cat lui fait un clin d'oeil et dévisage rapidement l'inconnue qui a l'air d'avoir passé une aussi mauvaise nuit qu'elle. Elle entreprend de débarrasser les restants du petit déjeuner, Sio agrippée à sa jambe.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

XANDRYA

Sans mots dires, la flamboyante avait suivi le fossoyeur à travers les ruelles de Dieppe, il semblait un peu plus détendu depuis qu'elle avait offert de boire, si ça pouvait éviter un mort pourquoi pas...
Tant qu'à faire le chevalier noir savait qu'il y aurait sans doute des cadavres dans son sillage, autant qu'ils apparraissent après avoir effectué la tâche qui lui était dévolue.
Pourtant c'était pas l'envie qui lui avait manqué de défoncer le crane du poivrot qui l'avait bousculé à l'approche de la taverne qu'on lui avait conseillé, mais le chevelu qui les guidait aurait peut-être pas tout compris et ça aurait fait deux avant l'acte principal, trop de traces.

Enfin ils arrivèrent devant le Syl Fou Plaît, la taverne ne payait vraiment pas de mine de l'extérieur, se tournant vers Raven un regard dépité, elles échangèrent un regard qui voulait tout dire, probablement encore un rade miteux et écoeurant.
La rouquine laissa passer le fossoyeur dont elle ignorait encore le nom, et à vrai dire, ça lui importait peu.
Un signe de tête à sa comparse et les deux femmes suivent le mouvement entrant à leur tour dans l'enceinte de l'auberge.

Xandrya grimaça en jetant un regard circulaire sur l'établissement, pas par l'aspect de la taverne, à dire vrai elle était meme plutot propre, voire accueillante si on incluait l'odeur alléchante de bouffe qui flottait dans l'air.
Ce qui la dérangeait c'était le nombre de personnes présentes, déjà trois personnes, quatre si on incluait le petit bout aux cheveux roux, le seul détail qui la fit sourire, il fallait qu'elle tombe dans un endroit avec une poupée rousse... peut etre un bon présage, leur cible était peut etre là.
Elle détailla les personnes présentes, la jeune femme avec la petite agrippée à sa jambe était trop jeune pour être celle qu'elle cherchait... l'autre par contre...

Il allait falloir qu'elle vérifie ça, cette femme détonnait dans le décor, mais il lui faudrait aussi arriver à savoir combien ils étaient ici, deux femmes et un homme dans la salle certes... mais la flamboyante avait déjà reperé qu'un escalier menait vers un étage, y'avait-il du monde ou pas, là était la question, pas envie de mauvaise surprise...
Tranquillement, elle s'avança vers la jeune femme qui discutait avec celle qui interessait Xandrya au moment, allant vers le comptoir, elle tapa sur l'épaule du fossoyeur en souriant.

Bon on se le boit ce verre ? On est là pour ça non !!!
Y'a pas de tavernier ou de tavernière ici ?


Par cette question, elle esperait bien savoir si il y avait d'autres personnes ici, lançant un regard neutre et aimable aux deux femmes, elle adressa un sourire général.

Vous êtes les bienvenus si le coeur vous en dit mesdemoiselles.

S'agenouillant vers la petite puce qui la regardait de ses grands yeux bleus cachée derrière une jambe, elle lui dit d'une voix toute douce en lui tendant la main.

Et toi Pitchoune, un verre de lait ça te tentes ? Je mords pas tu sais, enfin pas les petits bou'd'chou comme toi. ajouta t-elle en lui faisant un clin d'oeil souriante.

C'était pas dans ses habitudes, mais elle avait l'air d'être habitué ici, et qui sait peut-etre que ce qu'elle voulait savoir ce serait la petite qui lui dirait avec un peu de diplomatie et de fourberie on peut souvent beaucoup obtenir d'un enfant... c'est en tout cas ce qu'on lui avait dit.
Elle n'aurait su dire pourquoi, mais cette petiote lui rappellait Anyanka, cette fragilité peut-etre, ces grands yeux innocents, ces boucles, elle ne savait pas pourquoi mais au moment elle pensait à sa puce...


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LEMAYEUR

Sa tentative d’explication n’avait guère été fructueuse, il en était persuadé. La mine fermée voire cadenassée de son épouse en témoignait sans équivoque. Il soupira ne sachant pas trop quoi ajouter. A certains moments il était présumé coupable et toute tentative d’explication ne ferait que l’enfoncer. Un petit détail le fit tiquer cependant. D’ordinaire Callix lors de ses crises de jalousie ne détournait pas le regard de la sorte. Elle était en train de le mettre en boîte même si clairement un fond d’agacement la motivait également.
Il en eut confirmation lorsqu’elle revint vers lui avec un sourire pointant au coin de ses lèvres. Il la regarda ôter son gilet en fronçant les sourcils, que lui préparait-elle comme fourberie encore…
Son ventre proéminent lui faisait chalouper sa démarche lui donnant un air provocateur qu’elle ne voulait peut-être pas. Elle posa sa main sur son torse lacéré et sournoisement, tout en parlant, elle le prit en main de la plus délicieuse des manières.
L’entourant de ses bras, il se colla à elle et se noya dans sa chevelure. Il lui murmura à l’oreille :

Tu sais je contrôle pas tout, et oui tu me connais somme toute assez bien. Tu ne t’en est jamais plainte que je sache

Il rit, moqueur en lui mordillant le lobe de l’oreille

Puis c’est pas comme ça que tu vas me laisser reprendre des proportions acceptables pour descendre.

Il pressa un peu plus son bassin contre le sien avant de lentement se dégager.
La porte d’entrée de la taverne aussi avait quelque peu gonflé mais là c’était l’humidité de l’automne qu’il fallait mettre en cause. Elle frotta bruyamment sur le sol pavé de la salle commune laissant supposer l’arrivée de clients matinaux. Le fou se décolla rapidement de son aimée.

Sio !!! elle est en bas seule avec cette étrange étrangère. Et en plus il y a du monde qui arrive. Pas deux fois je te le garantis.

Il se précipita hors de la chambre après avoir sommairement renoué ses braies et dévala les escaliers quatre à quatre avant de faire une entrée très peu discrète en bas. Il fut soulagé de voir sa poussière d’étoile sur les genoux de Cath et regarda les clients patibulaires un peu hébété.

Euh… Bonjour…bienvenue…

Il se posta derrière son comptoir après avoir enfilé rapidement son tablier de tavernier.

Je vous écoute…


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DARGA

Darga dépose un tendre baiser sur le front de sa féline qui était sur le moment de débarasser, puis de lève sans faire de bruit et sort de la taverne en saluant tout le monde

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RAVEN

Elles avaient quittés le cimetière avec comme guide un fossoyeur ! Non mais quelle idée… Plus elle attardait ses yeux gris aciers sur l’homme qui les précédait, plus elle ressentait le manque de celui qui avait pris une autre direction que la sienne. Le manque depuis des semaines qu’il exerçait en elle commençait à la tenailler durement. Plus Raven essayait de penser à autre chose, plus elle se sentait triste. Elle avait décidée de rêvasser à autre chose lorsque leurs pas s’arrêtèrent. Elle leva enfin les yeux pour découvrir la taverne ou ils allaient enfin se reposer un peu. Le voyage en mer l’avait un peu assommée et cela lui permettrait de reprendre des forces, retrouver sa bonne humeur d’entrain.

La bâtisse au premier regard ressemblait à toute celle vue avant. Aucun changement, un endroit ou tous les ivrognes de cette pauvre ville devait se rassembler. Un coup d’œil vers Xandrya, rassurée, n’étant pas la seul à en avoir marre de ce genre de trou perdu elle lui sourit, presque ironiquement. Ils pénétrèrent à l’intérieur. Quelques convives comme toujours. Son attention se porta comme sa cheftaine sur une gamine rousse. Elle était si innocente, si douce, un vrai petit ange sur patte. Elle ne peu qu’être attendrit vers ce visage de pureté bien que dansait dans ses yeux les flammes sournoises de l’enfance. La curiosité se lisait dans ses yeux. Timide elle se tenait derrière une femme jusqu’à ce que Xandrya se penche et lui parle. Raven en profita pour porter son attention ailleurs….

Mis à part eux, deux femmes et un tavernier qui arrivent à l’instant, s’excusant et voulant savoir ce qui allait prendre. Il avait l’air de sortir du sommeil celui là, habillé à la va vite, encore l’oreiller étampé dans la figure. Elle s’approcha du bar, le regard ancré dans le sien. Aucune émotion ne réagissant, ne trahissant son être.

On voudrait bien quelque chose de fort, très fort. Hum… Xand, la dernière fois on nous a servi quoi déjà ? Ca me remonterait surement ce truc là.

Attendant la réponse de sa sœur d’arme, elle se retourna vers le tavernier une fois de plus, un sourire ravissant ornant ses lèvres cette fois. Presque troublant puisque un instant auparavant elle était impassible.

Et voilà, c’est cela, une bouteille de calva et offre la tournée de notre part. Cela devrait vous réveillez aussi quelque peu à mon avis.

Le ton ne se voulait cinglant mais plutôt moqueur. Elle lui tapa un clin d’œil avant de ce retourné, les coudes appuyer sur le bar toujours regardant dans d’autre direction. Son évaluation de la scène qui se déroulait toujours entre Xandrya et la petite puce prirent à nouveau toute son attention.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:45

AURORA

Pas qu’elle s’ennuyait dans la chambre mais elle n’avait rien à y faire. Laisser la petite tornade dans les bras de son père et partir. Ses compagnons de voyage vu l’heure devaient encore dormir. Une fois qu’elle se serait débarbouillée, la créature sortirait de cette auberge. Une petite douleur dans l’abdomen lui rappela qu’elle devait refaire ses bandages. Un petit coup d’œil dans son sac… Le baume était bien la mais pas le reste… Tanpis, elle ne ferait que nettoyer ses plaies pour aujourd’hui.
\"Callixta a écrit:

Bonjour,
Bien dormi j'espère, un petit déjeuner vous attend en bas, si vous préférez le liquide servez- vous j'arrive.
Ah et pour la salle d'eau, c'est vers la grange attenante, il y a un baquet si vous le souhaitez, on peut faire chauffer de l'eau sur demande.

Distraite, Aurora n’avait pas remarqué que Callixta l’avait vu sortir de sa chambre. Quand bien même, la créature n’avait rien à se reprocher.

Merci…

Une petite main qui l’attrape pour rejoindre la salle principale. C’est que la créature finirait par s’y attacher à cette petite tête rousse. L’observer à la dérober avec un début de sourire. Et la laisser aller vers la femme de cette nuit. Petit hochement dans sa direction pour les saluer. L’odeur de La nourriture lui donnait la nausée.

Bonjour dame, merci je n’ai pas faim. Une tisane serait parfait…

En voyant entrer trois personnes, la créature sentie comme un malaise. Ces deux femmes… La créature instinctivement frôla sa cuisse, le contact du cuir sur sa peau la rassura.

Excusez-moi, dit-elle à celle qui se nommait Tite Cathy. Je dois me rafraichir…

Cachée sous la bordée de ses longs cils, la créature détailla la rousse avant de sortir et se diriger vers la grange. Un frisson dans la nuque. Un sourire mauvais sur les lèvres. La Constantine les sens aux aguets, savait que quelque chose se tramait. Ce qu’elle devait découvrir à présent c’était de savoir pourquoi ils étaient là. Dans sa tête ce ne pouvait être pour elle car son maître ne pouvait savoir pour Kalian… Et le couple de d’hier soir ? Etaient-elles à la taverne pour eux ?

Plongea la tête dans l’eau glacée pour effacer l’image qui venait de se former dans son esprit. Essora sa longue chevelure de jais avant de former une natte. La poussière d’étoiles dans la salle… *Ce n’est pas notre problème, lui susurra une voix perfide.* La créature n’en était pas certaine… Mais… Mais elle ne laisserait plus d’innocent comme Geran ou… Ne pas y penser.

Une fois ses ablutions faites à l’eau glacée, ses plaies sommairement soignées, Aurora au lieu de reprendre son chemin vers le carrosse reparut au Syl.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

DEMENZA

Aucun mot échangé sur le chemin entre le cimetière et le SFP, ça voulait tout dire. D'un côté deux étrangères, une impulsive dangereuse et une introvertie cinglante ; de l'autre un fossoyeur interrogatif qui se demandait ce qu'il foutait là. La porte d'entrée du bouge est poussée et l'espoir bien attendu se confirme : il y avait du monde là-dedans. Avant même d'avoir fait les présentations, voilà que Darga se sauve comme un voleur. Tout cela commençait bien... Le croque-mort claque une bise sur la joue de sa soeur et fait un coucou souriant à Sio. La rouquine qu'il avait presque réussi à oublier lui rappelle sa présence en tapant sur son épaule et en proposant comme promis de se désaltérer.

Tant que c'est vous qui régalez je suis d'accord.

Une autre femme étrange se tient au milieu de la pièce. Sans savoir vraiment pourquoi le fossoyeur sent qu'elle a un rapport avec les deux amazones. Haussement d'épaules, cette histoire ne le regardait plus. Il s'assoit sur un tabouret devant le comptoir et salue Fou.

Salut vieille branche. Comment vas-tu ? Ta femme n'est pas là ?

Tout en baissant le ton afin de ne pas être entendu par les autres il poursuivit :

-Surveille les deux bonnes femmes qui viennent de débarquer. Je les ai trouvées au cimetière, elles étaient en train de faire je sais pas quoi de louche là-bas. Désolé de les avoir amenées ici mais cette histoire sent vraiment mauvais.

Le fossoyeur reprend un air normal et entreprend de faire un sort à la chope posée devant lui. Il la soulève, se tourne vers la rouquine et son amie et lance un Santé ! jovial. Autant ne pas attirer les soupçons, il n'avait pas besoin de ça.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

SIOBHAN

Taty Cathy elle est super contente de me voir ca fait plaisir ca change de Rora, même si elle a l'air de bien m'aimer quand même, on verra à l'usure.
Tiens y'a des nouveaux qui arrivent, z'ont l'air un peu bizzarre une jambe de tata Cat et hop je suis cachée on me voit pu mais moi je vois tout, c'est ça le truc.
J'écarquilles mes yeux, y'a une dame elle a les cheveux comme moi, j'avais jamais vu un grand qui était comme moi !!! En plus elle a des yeux bleus comme moi, c'est une copiteuse ou je reves là !!!!
Discrétement je tires sur le jupon de Taty Cat, je la regarde mais pas le temps la dame aux cheveux rouges elle me cause maintenant, elle me sourit.
Elle a l'air gentil elle veut me donner du lait, j'hesites quand meme je la connais pas... Mais c'est tonton Dem qui l'a amené alors...

Du bruit de cavalcade dans l'escalier, c'est mon poupa, bon d'accord donc tout va bien, finalement je vais vers la dame rousse puisque Rora est partie dehors faire je sais pas quoi.
Je lui prend la main, elle a un truc bizzarre à l'autre mais elle enleve sa main avant que je puisse toucher.

Beuh...

Même pas elle prete son joujou, ouais va falloir l'apprivoiser comme Rora celle là, pas commode.
Oh finalement je vais courrir voir mon papa j'ai envie d'un gros calin, juste le temps de faire un bisou à tonton Dem au passage au cas où il aurait encore une de ses sucettes magiques.
Beuh apparement non, bon direction Papounet, hop les bras et hop ma place sur le comptoir, la tite mascotte, c'est MOI !!!!
Ah la porte se réouvres, c'est Rora, p't-ête qu'elle est de meilleure humeur, on va réessayer en faisant attention à son nom.

B'jour Au Ro Ra

Rhaa c'est pas facile à dire son nom, pis elle a l'air de s'en fiche en tout cas elle réagit pas et continue à faire la boudeuse.
Bon y viens ce verre de lait oui ou non ??? Tiens je vais jouer avec les cheveux de tonton Dem, un p'tit crapahutage sur le comptoir et m'y v'la !!!!
Et bah ça chuchotte dur entre lui et papa, pfff, lui qui rale toujours aux chuchottis, mais moi je sais ce qui faut dire dans ces moments là.

Hé t'ton Demza, pas chuchotte, sinon Santé à tous et toi paye !!!

Voilà, ça c'est fait, maintenant je veux mon verre de lait.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

LEMAYEUR

C’était matin d’affluence. Cat avait passé manifestement une nuit blanche vu la tête qu’elle donnait à voir. Celui qui semblait être son nouvel amour ne resta pas bien longtemps pourtant. Dommage le Fou lui aurait volontiers taillé une bavette, cela ne serait que partie remise sans doute.

Malgré son regard pâteux, le Fou veillait d’un regard de poule sur sa fille qu’approchait d’un peu trop près une des deux étrangères ramenées par le fossoyeur. Il n’aimait pas ça du tout. Trop de monde tournait autour de sa petite et la dernière fois, pas plus tard que la veille, ca avait failli tourner très mal. Le simple fait d’y repenser le faisait se crisper de tout muscles. Plus jamais ça avait-il sifflé entre ses dents serrées de douleur, il y a bien longtemps, lorsque des volutes de fumée acres s’élevaient au dessus du champ de foire.
Il avait extirpé, avec Callix cette fois, Sio d’autres flammes, tout aussi dévorantes même si les brûlures étaient moins visibles. Plus un cheveu ne manquerait à la rougeoyante tignasse de sa fille. Du-t-il y laisser son dernier souffle.
C’est dans cet état d’esprit qu’il tendit les bras à sa petite qui accourut après avoir bizouillé le fossoyeur qui ne semblait plus trop la terroriser. Il assit sa fille près de lui lorsqu’une de deux étrangères commanda du calva, ce qu’il avait de plus fort de préférence.
Là la donne était toute autre. Même si les deux étrangères et pourquoi pas les trois en comptant Aurora , avaient des mines inquiétantes voire suspectes, il n’en restait pas moins qu’elles étaient adeptes d’un noble breuvage et qu’elle ne rechignaient pas à l’honorer de bonne heure. Il se dérida lentement et leur adressa un sourire bien plus que commercial. Elles allaient avoir droit à la réserve du patron. Il ne serait pas dit qu’au Syl Fou Plait on n’accueillait pas dignement les étrangers. Ni même les étrangères.

Demenza comprit assez vite le changement d’attitude du Fou et lui murmura quelques mots, au grand déplaisir de Sio qui ne manqua pas de le faire savoir
Il répondit cependant sur le même ton au fossoyeur.

T’inquiète donc pas tout ce qui sort de ton cimetière n’est pas forcément à jeter.

Après lui avoir fait un clin d’œil, il tourna son regard instinctivement vers l’escalier d’où pouvait débouler son épouse à tout moment. Si elle lui avait passé sans ambages le coup d’Aurora elle serait moins coulante cette fois.

Il servit prioritairement sa fille afin qu’elle cesse de beugler. Même si son doux babil lui réchauffait toujours le cœur, la matinée était à peine amorcée et il fallait pas trop lui en demander. Le lait de chèvre servit il se pencha vers sa cache très peu secrète au vu du niveau de la bouteille bien entamée en son absence.

Il posa bruyamment la bouteille sur le comptoir en s’écriant.

Cuvée du Patron, euh en fait de la Patronne pour tout vous dire mais ça change rien c’est du fameux, vous m’en direz des nouvelles.

Il aligna cinq ou six verres sans trop compter le nombre de convives réunis dans la salle. Il les servit tous d’un seul trait, laissant bien entendu couler du précieux liquide sur le bois déjà attaqué du comptoir.

Cath tu en veux aussi, ca réveille !!! Puis vous aussi Aurora avec vos cheveux mouillé comme ca vous pourriez prendre froid, le calva ca vous réchauffe un homme. Alors pourquoi pas une femme...

Il éclata de son rire sonore en tendant un verre à chacun. En bon tavernier, il lança ensuite la conversation, faisant fi de l'endroit d'où Demenza les avait ramenées.

Alors dites moi mes jolies dames, qu’est ce qui vous amène dans notre belle contrée ? Le tourisme ? Le commerce ? ou simplement le plaisir…


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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:46

XANDRYA

La petite poupée rousse la regardait l'air inquiète, le sourire paru avoir raison de sa réticence alors que Raven demandait déjà à boire à l'homme qui avait dévalé les escaliers se glissant subtilement derrière le comptoir, jetant au passage un regard insistant sur la puce.

Hum... Interessant...

Pas le temps d'y reflechir vraiment qu'une petite menotte entoure la sienne, sensation étrange... un nom... Anyanka...
La flamboyante s'évade un court instant vers elle, vers lui, vers eux, que deviennent-ils ?
La main qui la tenait la relache déjà, essayant de voir ce qu'elle portait à son autre bras, instinctivement Xandrya la repousse en lui montrant cependant l'objet de sa curiosité de façon rapide.



C'est joli, ma puce, mais c'est dangereux ça, tu t'y couperais

Une mine tristoune suivi de bruits de pas qui court sur le plancher la ramene à la réalité, ici, maintenant, le Syl Fou Plait, sa mission.
Rejoignant Raven au bar, elle se place entre elle et le fossoyeur qui chuchottait avec le tavernier, ce qui ne sembla pas plaire le moins du monde à la petite princesse qui se chargea de le faire savoir à sa façon.
La femme qui l'intriguait restait étrangement silencieuse, le tavernier commença à jouer son rôle, versant à boire et posant des questions banales, mais déjà trop de questions à son gout.
Ce qui les amenaient ici, si il en avait la moindre idée il ne jouerait surement pas le fonfaron comme il le faisait.
Affichant son plus radieux sourire, elle commença à parler de sa voix la plus suave, son accent chantant trahissant trop d'où elle venait pour tenter de mentir à ce sujet.

On vient du Sud, disons qu'on est... en goguette, on se ballade, et un tavernier nous a vanté les mérites de votre boisson local nous la faisant découvrir.

S'enfilant le verre versé sans sourciller, elle tourna vivement la tête vers la petite lorsqu'elle prononça un nom en regardant la femme mystérieuse.
Un sourire étrange se dessina alors sur son visage et elle se tourna vers son accolyte, la jolie Raven lui répondit dans un sourire comprenant le regard de la rouquine, pas la peine qu'elle dise quoique ce soit.
Xandrya avait raison, ce petit ange roux lui donnerait les infos dont elle avait besoin et elle lui en avait bien plus qu'elle l'esperait.
"Elle" était là, il allait falloir la jouer finement, leur mission à porter, caressant son scorpion qui n'était nullement dissimulé à son bras droit, elle regarda dans la direction de la jeune femme en lançant.

Joli prénom, Aurora, très.... "rare".


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TITE CATHY

Cat, qui espérait en savoir un peu plus sur Aurora, vit ses espoirs déçus : la dame leur adressa à peine un bonjour et fila se rafraîchir dans la grange attenante.

L'instant d'après, Cat eut du mal à tout comprendre, son cerveau étant bien embrumé : la porte s'était ouverte sur son frère accompagné de deux damoiselles, l'une rousse comme le feu et l'autre blonde comme les blés, Fou était arrivé, la trace de l'oreiller imprimée sur le visage et visiblement à côté de ses chausses. Darga en avait profité dans la foulée pour filer travailler après lui avoir planté un baiser sur le front, suivi de près par Dem qui lui l'embrassait pour lui dire bonjour.

Elle fit un poutou à son frère presque machinalement, essayant de remettre les événements qui venaient de se passer dans l'ordre. Elle se murmura pour elle-même qu'elle n'avait pas connu de matinée aussi mouvementée depuis un moment.

Soudain, la mini tornade rousse attira son attention en tirant sa jupe, lui montrant Xandrya. Cat sourit, amusée par l’attitude de la petite qui se mit à faire le tour des personnes présentes dans la taverne, s’attardant auprès de l’inconnue aux cheveux roux avant de réclamer les bras de son père. Elle éclata ensuite d'un rire franc lorsque Sio menaça Dem de devoir payer une tournée s'il continuait à murmurer. D'habitude Cat se serait interrogée sur le comportement de son frère qui ne chuchotait pas. Mais après ces longues heures sans sommeil intenses en émotions, elle ne remarqua pas et sortit ses pistaches en faisant un clin d’œil aux principaux intéressés alors que des propositions de tournées fusaient de partout.

Cat regarda ensuite Fou, toujours aussi maladroit. En temps normal, elle en aurait ri ; cette fois-ci, elle esquissa un petit sourire et allait refuser le verre lorsqu’il lui dit que c’était bon pour la fatigue.

Ma foi, pourquoi pas après tout. Je ne suis plus à ça près !

Même lorsqu’elle avait gardé Aénor, Cat dormait au moins quelques heures dans la nuit, d’un sommeil agité certes, mais elle dormait. Cela faisait très longtemps qu’elle n’avait pas passé une nuit blanche et le problème pour lequel elle était venue trouver Fou la veille au soir n’était pas résolu et continuait de la tracasser. Cependant, l’attitude de son frère et des deux femmes qu’il avait conduites au Syl Fou Plaît l’intriguait et prenait peu à peu le pas sur le souvenir des deux cadavres à la Tour des Etoiles. Impression renforcée lorsqu’elle surprit un regard entre la blonde et la rouquine. Elle se tourna alors vers son frère et l'interrogea du regard.


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CALLIXTA

Son ange noir avait réagi au quart de tour, déjà il s'était collé à elle en souriant, les hormones de Callix ne pouvait être que reconnaissante de la réactivité énergique de son époux.
Elle n'en fut donc que plus étonné de le voir reculer, parler de Siobhan et partir à toute allure en réajustant ses braies comme si une guepe ou tout autre bestiole venimeuse l'avait piqué.
Les bras ballants, le regard effaré, Callix resta là pantoise, plantée au milieu de la chambre avec sa libido qui la travaillait dangeureusement au corps.

Beuh... Je reves là !!!

Inspirant une grande goulée d'air pour tenter de reprendre son calme et de refroidir l'échauffement qui avait emparé ses sens, tant par l'envie de son Fou que par l'énervement de voir ce désir inassouvi.
Lentement elle fit aller son cou de droite à gauche dans un roulement pour faire craquer ses cervicales, tic régulier qui la prenait davantage en cas d'agacement.
Pour retrouver son calme, elle décida de nettoyer la plaie de son bras comme le lieu avait expliqué "Rora" la veille, otant le bandage pour découvrir une entaille qu'elle n'avait pas franchement regardé la veille, pas bien joli mais pas à en mourrir quand même.

Sa blessure nettoyée et pansée, Callix enfila des vetements propres et sortit de la chambre prenant la direction des escaliers, un brouhaha étonnant s'élevait de la salle principale de la taverne pour une heure si matinale.
Alors qu'elle descendait en tenant la rampe, son ventre arrondi apparaissant bien avant elle, la propriétaire des lieux découvrit nombre de personnes, des visages familiers et d'autres qu'elle n'avait jamais vu.
Toujours méfiante, la sauvageonne tata son jupon n'y trouvant pas ce qu'elle cherchait, haussant les yeux au ciel, elle se rappella qu'avec son état, ce qu'elle cherchait ne se trouvait plus là.

Arrivant en bas de l'escalier, son coeur se souleva en sentant les relans de calva de si bonne heure, et sourit un court instant en voyant sa poussière d'étoile assise sur le comptoir, quelle sale habitude que lui avait donné là son père.
Son attention fut attirée par l'arme au bras de la rousse qu'elle ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, jolie mais pas rassurante.
Passant vers Dem et Cat, elle leur dit bonjour en les bisouillant et se glissa tant bien que mal derrière le comptoir, rejoignant son ange.
Les discussions semblaient aller bon train et la tavernière se demandait si la rouquine et la blondinette connaissait la femme qui se tenait quelques minutes plutôt dans sa chambre avec son époux au meilleur de sa forme.

Bonjour Mesdames, bienvenue chez moi.

Regardant sa soigneuse, la dite Rora, elle lui adressa un sourire en lui montrant son bras.

Merci, ça va beaucoup mieux.

S'adressant à son ange noir, elle lui montra la direction de sa puce, en faisant la moue.

Mon coeur, tu sais que je deteste la voir là.

Callix l'aurait bien descendu elle même, mais elle ne pouvait plus passer derrière son ange pour l'atteindre et en l'occurrence, son mari se trouvait entre elle et leur fille, donc elle devrait se résoudre à la voir jouer les petites mascottes populaires et charmer tout ce petit monde matinal.
Posant ses mains sur le comptoir elle regarda tour à tour les personnes accoudées, sentant comme une tension s'installer.

Bon ces voyageurs auraient-ils faim par hasard ?

Le ton se voulait jovial, même si légèrement teinté d'inquiétude, quelque chose, une intuition peut-etre, ou le bébé qui se manifestait violemment... Quelque chose la perturbait...


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AURORA

Il était plus que temps pour la créature de repartir. Oui mais, les picotements dans sa nuque ne c’étaient pas estompés… *Depuis quand tu fais dans l’innocent ? La créature se serait-elle emparée d’un cœur ?! *Sentir sa mâchoire se crisper. Maudire la voix intérieure qui l’anime chaque fois qu’un sentiment humain l’effleure. Conditionner à n’être qu’une chienne. Instrument du maître. Refouler sa part d’humanité déjà trop présente. C’était décidé, après avoir réglé la bouteille prise plus tôt, elle s’en irait sans se retourner.
Aurora a écrit:
B'jour Au Ro Ra

Essayer de ne pas lui porter la moindre attention. Désolé poussière d’étoiles si la créature pose une fois de plus les yeux sur toi, elle restera dans cette auberge et cherchera à en savoir plus sur les deux femmes et elle n’est pas en état.

Ils se sont donné le mot,
grommela-t-elle tout bas. Merci… Mais…

Un détail s’était dessiné dans son champ de vision, furtivement vu qu’elle ne l’avait qu’entraperçu. Aurora voulait en avoir le cœur net. C’était une lame de poing, elle en était persuadée. Comment faire sans la dévisager ? Ecouter distraitement la conversation entre le fou et la femme. En voyage… Pourquoi ce sentiment que ces informations sont fausses ? Les sens de la Constantine n’avaient jamais faillis… Prévenir l’aubergiste ? Non. L’enfant était bien trop proche.

S’enjoignant au calme, ferma à demi les yeux. S’approcha, but cul sec le verre qui lui était destinée. Bien qu’à jeun, le liquide glissa tout seul. D’abord sur sa langue, emplissant son palais avant de terminer sa course dans son gosier.

Une occasion de plonger la noirceur de son regard dans le bleu de la mercenaire. Ainsi, Aurora la prenait pour une mercenaire.

Rare ?
Petit sourire en coin. Merci du compliment. Je gage que vous-même et vôtre amie en avaient de plus " jolis " voir délicieux. Ton mielleux, rallongea telle la langue fourchue du serpent le dernier mot.

Excitée… Surprise, la créature lâcha le regard de la rouquine. Sa part d’ombre, son âme belliqueuse s’éveillait. Languissante, prête à lancer les hostilités… Craquement de bois. Voir descendre Callixta. Se reculer pour faire taire ses envies. Surtout avec le jouet dont est affublée la flamboyante.

J’en suis ravie… Dites… Euh… Merci pour vôtre hospitalité,
des mots comme arrachés. Mais il est temps pour moi de reprendre la route… Alors si vous pouviez me donner une autre bouteille comme celle de cette nuit… Que j’vais vous payer…
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:46

MELIANA

Une grande silhouette, fine, portant un grand capuchon noir ainsi qu’un bébé dans les bras, s’avançait en ce lieu où elle n’avait pas remis les pieds depuis de longs mois.
Elle se souvenait qu’elle était enceinte à l’époque où elle était partie pour rejoindre son époux. Mais l’appel des racines était devenu de plus en plus fort et la jeune femme n’avait pas pu faire la sourde oreille bien longtemps.
Elle ne savait pas ce qu’elle allait, ni qui elle allait y retrouver, mais elle ne pouvait plus reculer maintenant qu’elle était là.
Une gamine traînait des pieds quelques mètres derrières, arrivant bien lentement et complètement épuisée.

Je sais ma chouette, il faut que je trouve une auberge qui soit encore ouverte à cette heure avant que tu ne puisses te reposer.

Puis tendant le bébé à la fillette:

Tu veux bien prendre ton frère une minute s’il te plait ?

S’avançant de quelques pas, la dame plissa les yeux en regardant au loin. Quelques maisonnées étaient encore éclairées, mais dans l’ensemble, les habitants dormaient.
Beaucoup de choses avaient changé dans le coin. Melia s’avança encore un peu. Fonçant les sourcils, elle était déçue de ne pas reconnaître grand-chose.
Elle alla reprendre son bébé et prit sa fille par la main.

Aller viens ma chérie, on va se trouver une bonne couche pour la nuit … en espérant qu’ici ils fassent toujours office d’auberge.

Levant la tête, Meliana remarqua qu’ils étaient à la barbacane Est. Elle ne savait pas si elle allait se repérer par rapport à cela, Dieppe ayant prit un sacré coup de jeune.
La seule chose qu’elle eut repéré tout de suite: le SFP. Vieille bâtisse, elle tenait toujours debout et cette dernière était encore éclairée à cette heure.
Pas besoin de frapper, elle entra comme … dans une taverne forcément. L’odeur du calva rappelait certains souvenirs à la jeune femme qui avait vécu de bons moments dans ce lieu, pionnier de la bourgade si elle pouvait le décrire ainsi.
Ne voulant plus lâcher ses enfants, la donzelle alla s’installer au plus près de la cheminée, la journée de marche s’étant passée au frais, il fallait bien se réchauffer au plus vite.


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CALLIXTA

Palpable, une sorte d'atmosphère étrange était palpable, un je ne sais quoi que la sauvageonne ne s'expliquait pas.
Celle qu'elle avait surprise dans sa chambre, lui laissant une trace de rage au creux du ventre, la remercia de l'hospitalité avec une difficulté non dissimulable, comme ci ses mots qui sortaient de sa bouche etaient habillés d'épines de rose qui lui écorchaient les lèvres.

Le regard bleu outremer de Callixta se noircit un instant à sa réponse, pas faim, juste soif et elle voulait reprendre la route, ça convenait parfaitement à la tavernière, plus vite elle partirait mieux elle se sentirait.
Revoir les images de son mari nu comme un ver en la voyant "elle" sortir de leur chambre, lui était insupportable, mais bien plus encore d'entendre la chair de sa chair, son bien le plus précieux, faire des efforts considérables pour prononcer correctement son prénom, la bouche en coeur et le ton sucré de l'amour dans la voix, sans que l'étrangère ne daigne lui porter un regard.

Une bouteille, je vais vous en chercher une de ce pas.

Sortant de derrière le comptoir avec la même difficulté qu'elle avait eu à y entrer, Callix se dirigea vers la cave en passant derrière l'inconnue, s'arrétant un moment pour embrasser sa fille qui se trouvait au coté de la dite Aurora.
Un mouvement d'humeur, une envie, besoin d'assouvir une basse vengeance qui sait, la tigresse leva son bras pour faire tomber la capuche de cette femme, tirant au passage sa longue natte noire qui retomba sur son dos.
Prenant un air innocent, elle regarde furtivement Aurora en lui tournant le dos s'engageant dans l'entrée de la cave elle lança en allumant son chandelier.

Désolée, j'espère ne pas vous avoir fait mal, mais à rester couverte de la sorte vous allez attraper la mort en sortant.

Un petit sourire satisfait se dessina sur son visage alors qu'elle était devant les casiers à chercher la bouteille demandée, le précieux nectar trouvé, Callix remonta les marches une a une, en prenant garde de ne pas se prendre les pieds dans son jupon, ne pouvant tenir la rambarde ayant les mains prises.
Posant le pied sur le sol de la salle principale, la tavernière soupira d'aise d'être sortie de cette situation périlleuse et souffla sur la bougie la reposant sur la tablette prévue à cet effet.

Tendant le bras vers le comptoir, elle déposa negligeamment la bouteille sur le bois limé du bar, son attention ayant été attiré par des formes sombres vers l'âtre de la cheminée.
S'approchant davantage, elle s'aperçut qu'il s'agissait de Méliana endormie auprès du feu, son bébé au creux du bras et la petite Kaila, qui avait bien grandi, tout aussi assoupie à ses cotés, les trois recroquevillés au creux du grand fauteuil qui tronait près du foyer.

Sourire aux lèvres, Callix observa la scène un court instant, se remémorant son départ quelques mois plus tôt alors que son ventre était aussi rebondi que le sien maintenant.
Elle ne l'avait même pas remarqué en descendant ce matin là, doucement, très doucement, la tavernière attrapa le bébé des bras de Méli avant de l'appeller doucement, elle ne connaissait pas la façon de s'éveiller de la marraine de son époux et préférait éviter tout faut mouvement malheureux.

Méli... Réveilles toi... C'est Callix...

La sage femme au grand coeur semblait profondément endormie et ne voulant pas la réveiller, vu qu'elle avait surement fait un long voyage, elle s'en retourna vers le bar avec le bébé dans les bras.
De nouveau elle se glissa tant bien que mal aux cotés de son ange qui sembla quelque peu étonné de la voir avec un nourrisson dans les bras et qui, par réflexe, regarda le ventre de son aimée.

Non mon ange, le notre est toujours au chaud.
dit-elle en ricanant moqueuse de le voir si interloqué.

C'est celui de Méli, elle est près du feu endormie avec Kaïla, tu le savais qu'elle était là ?

Pas un regard pour Aurora, à peine plus pour les deux autres étrangères dont elle ignorait toujours les noms, tout juste un sourire pour Dem et Cat.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:47

MELIANA

Les yeux brouillés par la fatigue, Meliana s’était doucement endormie sans se rendre compte de la moindre présence dans la taverne.
La joue collée sur la table, elle dormait profondément, n’entendant aucun bruit, tellement fatiguée que rien ne pouvait la réveiller.
Sur le matin, elle toussa, le froid commençant à se faire sentir. Elle essuya la petit goutte de sang qui coulait, du revers de la manche et l’instant d’après, en se frottant les yeux, elle regarda tout autour d’elle.
Elle qui espérait être dans sa chambre ne l’était pas vraiment, avant de se rappeler qu’elle avait fait le voyage jusqu’à Dieppe.

Regardant un peu plus loin, des visages familiers.
Souriant à Callix, elle vit que cette dernière s’occupait du petit Arne. S’étirant longuement, elle étouffa un bâillement et vint saluer les inconnus que d’un signe de main et faire la bise à ses amis.

Bonjour à tous !

S’approchant de Callixta, la jeune femme lui glissa quelques mots à l’oreille pour la remercier de s’être occupée du bébé.
Regardant le ventre bien rond de la taulière, Melia se rappela alors de son propre accouchement en grimaçant.

Je vois que le tien ne va pas tarder à vouloir sortir !
Je me souviens que lorsque je suis partie tu venais tout juste de l’apprendre … enfin si ma mémoire ne me fait pas faux-bond.


Levant les yeux au ciel, la guérisseuse hoqueta, la faim lui rongeant l’estomac, mais aussi parce qu’elle s’était rendue compte qu’elle avait oublié de poser une question importante.

Au fait, vous allez bien ?

Tournant alors son regard vers la table où elle était entrain de dormir l’instant d’avant, elle vit que Kaïla récupérait encore de la longue journée de marche de la veille.


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RAVEN

Raven attendait patiemment son verre. Xandrya parlait avec la petite avant de venir se mettre en le fossoyeur et elle. Dommage, elle lui obstruait la vue. Bon remarque elle avait de quoi regarder mais elle n’aurait jamais touché, que pour passer le temps. Une des deux femmes sort précipitamment, pour revenir après un moment. Elle est bizarre celle là, sa cheftaine lui porte un peu trop d’attention. Ca aussi lui met la puce à l’oreille. On verra bien. Le tavernier fait son boulot et leur offre un verre de sa cuvée personnel. Elle s’envoya le verre qui lui brule la trachée lorsque l’alcool descend. Elle en suffoque presque, son visage transparait la surprise.

Wow… je commence à apprécier le nord moi !

Elle sourit et ré avance son verre regardant le petit ange venir s’assoir sur le comptoir pendant qu’une autre femme, avec un ventre bien rond s’amène. La propriétaire des lieux en déduisit l’oiseau. Elle lui fit un signe de tête lorsqu’elle leur souhaita la bienvenue. Elle s’engage ensuite dans une conversation avec une autre femme qui vient de rentrer. Décidemment y’a du monde ici. Un peut trop pour elle… Elle ne supporte pas autant de personne qu’elle ne connait pas.

Elle se penche sur Xandrya et dans un murmure à peine audible elle s’interroge sur leur venue ici. La rouquine ne fait que lui sourire. Personne n’a eu vent de ce petit intermède, trop occupée à leurs petites vies misérables. Elle sait que quelque chose cloche dans le tableau mais quoi. Son attention revient sur cette femme discrètement : Aurora. Elle laisse son regard la détailler temporairement. Tout bougera bientôt, elle le sent, tout au fond de son âme… quelque chose se prépare.

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LEMAYEUR

Incorrigible…

Et puis pourquoi la changer, sa bonne étoile ? Mais c’est vrai que là il la reconnaissait à peine. Jalouse certes, mais pouvant être aussi gamine, elle parvenait encore à le surprendre. Il secoua la tête d’un geste désapprobateur que Callix ne put même pas appréhender trop occupée à ne pas tomber dans les escaliers de la fameuse cave du SFP. Sa désapprobation visait tant le soufflet qu’elle venait d’adresser à la pauvre voyageuse qui l’avait vu dans le plus simple appareil à l’insu de son plein gré que la dangereuse descente vers les chais. Elle savait qu’il n’aimait pas la voir prendre des risques inconsidérés. Il la laissa faire de peur de s’entendre rétorquer qu’elle était enceinte et pas malade comme elle le faisait souvent lorsqu’il se montrait un peu trop prévenant à son endroit.
Un fois Aurora servie, Callix se précipita vers l’âtre. Elle arrêterait donc jamais…

Mais qu’est-ce que ? qui ?

Le Fou écarquilla les yeux en voyant son épouse revenir du fond de la taverne avec un bébé dans les bras. Un court instant il avait cru que… Mais non bien sur.
Il garda quand même ses yeux de merlan frit lorsque Callix lui désigna l’enfant comme celui de sa marraine. Non seulement elle avait donc accouché mais en plus elle était là. Comme pour confirmer ses pensées, Méliana apparut du fond de la salle et salua tout le monde avant de se rapprocher du comptoir. Elle n’avait guère changé, un peu pâlotte et amaigrie sans doute, mais le voyage ne devait pas être étranger à son état de fatigue évident.
Après quelques mots sur l’état du bidou de son épouse, elle leur demanda des nouvelles.

Meliiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!, comme je suis content de te voir !!!! ca fait un bail... Comme je vois, la devise demeure !!! Dieppe, qui s'y frotte s'y colle !
Et pour répondre à ta question bah ma foi comme tu vois marraine, la famille prospère à vue d’œil et les affaires marchent plutôt bien.


Et effectivement pour un matin la taverne était bien remplie. Cependant l’air de la taverne était étrangement plombé. Il n’aurait pas pu déterminer avec exactitude pourquoi il avait ce sentiment. Instinctivement il se rapprocha de sa fille qui elle était parfaitement insouciante.
L’étrangère la moins rousse des deux lui tendit son verre afin qu’il le réarme de sa précieuse munition. Ce qu’il fit avec un brin d’appréhension. Il n’allait pas vider sa réserve comme ça, mais étant dans un moment de générosité il n’hésita pas longtemps.

Aurora semblait être sur le départ, sous le regard scrutateur des « amies » du fossoyeur. Aurait-il dit vrai ? Le Fou sortit discrètement sa lame et la posa sous le comptoir à l’abri tant des regards que des petits doigts explorateurs de sa fille toujours prêts à se fourrer là où ils n’avaient pas leur place. Bien sur son geste n’échappa pas à Siobhan que son père regarda en louchant histoire de détourner ses pensées de l’arme finement ciselée et habillement affutée.


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KALIAN

Elle avait marché plus que de raisons ce jour là. Ou plutôt devrions nous dire cette nuit là. Elle s’était laissée guider, sans chercher à savoir où ses pas la guidait. Juste un besoin de prendre l’air. Juste un besoin de respirer loin de tout ça. De réfléchir. Réfléchir à toutes les informations qu’elle avait enregistré depuis quelques temps, qu’on avait tenté de lui faire enregistrer.

Elle fut donc amenée par on ne sait quel hasard dans ce petit bourg qu’était Dieppe. Une pensée ironique traverse son esprit. Il y avait de cela plusieurs mois, la seule raison pour laquelle elle avait mis les pieds dans ce Duché, c’était pour la guerre, alors qu’elle faisait partie de l’armée de Bretagne. Ces blessures pourraient elles venir de là ? Non… Cela remontait trop loin.

Continuer son petit bout de chemin pour trouver un endroit qui lui est familier. Devant elle se dessine une porte, porte ouvrant sur une taverne. Endroit qu’elle a l’habitude de fréquenter, y épanchant une soif profonde. Poser la main sur la poignée et se rappeler un épisode récent alors qu’elle ressert sa cape autour de son frêle corps. Il était une fois l’histoire d’un tonneau qui se mit à parler après l’avoir rejoint, alors qu’elle était en compagnie d’une amie, pour apaiser leur soif.

Un petit sourire étire ses lèvres alors qu’elle se souvient de ce doux épisode qui l’avait bien fait rire… C’était il y a peu, avant qu’elle ne s’échappe elle ne savait trop comment, et qu’elle ne réussisse à se soustraire à la garde de Delle qui avait pour ordre de ne pas la quitter d’une semelle. Deux fois en peu de temps qu’elle arrivait à se dérober…

Respirer profondément avant de se décider enfin à pénétrer dans ce bâtiment. La chaleur de la pièce la frappe de plein fouet, contrastant avec le froid de l’aube automnal. Un frisson la parcourt alors qu’elle se glisse silencieusement dans ce lieu déjà fort remplit. Incliner légèrement la tête en direction de la galerie.

Comme chaque fois qu’elle entrait dans une auberge, son premier réflexe fut de se diriger vers la table la plus éloignée de la porte d’entrée, dans un coin sombre. Se faire discrète et rester dans un coin, seule, buvant parfois plus que de raisons, en attendant le moment où elle se déciderait à reprendre la route. Quoique l’idée de demander une chambre pour le jour et la nuit venant grandissait dans son esprit alors fatigué de sa longue marche. Après tout, personne ne viendrait la chercher en cet endroit, elle pouvait donc s’octroyer un moment de repos bien mérité. Une main sur son flanc la tirant plus que de raisons. C’est qu’elle avait un peu trop tiré…

Un regard vers le comptoir alors qu’elle s’apprête à rejoindre une place toute désignée comme étant celle qu’elle recherche et ses jambes cessent d’avancer. Une silhouette se découpe, qu’elle reconnaitrait entre mille, pour avoir partagé avec une partie du contenu de cet étrange tonneau cité plus haut. Un sourcil se lève, interrogateur. Non… Sur toutes les auberges de Normandie, elle aurait atterrit dans celle là même où la nourrice se trouvait ? Hasard… Coïncidence… Destin… Soupir.

Ce qu’elle fait ? Elle ne sait. Ah si. Elle se dirige vers le comptoir, un peu à l’écart. Elle devait sûrement se tromper. Glissant ses fesses sur un tabouret, non sans une grimace de douleur qu’elle n’a pas su retenir – c’est que le froid n’arrange pas non, réveillant ces autres blessures – et se décide enfin à ouvrir la bouche.

Puis-je avoir un verre de l’alcool le plus fort que vous ayez ?

C’est qu’il faut se réchauffer… Et se remettre d’aplomb. Coup d’œil vers la personne qu’elle croit connaître. Elle ? Pas elle ? Bonne question…


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AARRON

Cette fois il était temps de se montrer, de ne plus se cacher. Il avait été discret, si discret que personne ne l’avait remarqué. Comment pouvait-il en être autrement, il arrivait toujours, même avec son air d’étranger, à se faire si petit et à se fondre dans la foule que sa présence passait inaperçue. Des jours qu’il avait du marché, se cacher, se fondre dans la masse ambiante de cette ville.

Dieppe était une ville magnifique surtout cette vue sur la mer. Elle était si apaisante et lui rappelait sa ville natale. Un moment nostalgique vint se loger dans l’esprit du beau grec. Athènes lui manquait, sa mère aussi mais elle était maintenant parmi les dieux. Sa sœur ne pouvait qu’être vivante, du moins c’était ce qu’il pensait, ce qu’il voulait garder à l’esprit. Assis là, sur la plage, il avait laissé son esprit vagabonder pendant de longues heures. Il ne savait pas trop quoi faire, continuer de la suivre ou repartir et s’accrocher à un autre espoir ? Il était incapable de dire pourquoi il la suivait ainsi, pourquoi il avait besoin de savoir si c’était elle ou non. Bien qu’elle n’avait pas forcément les traits qu’il fallait, mais il se devait de continuer, de l’épier discrètement.

D’un bond, il se leva ôtant rapidement le sable sur ses habits. Elle était au *Syl Fou Plaît*. En compagnie de quelques personnes inconnus. Cette fois, il avait décidé de la suite. Cette fois, il allait se montrer quoi qu’il puisse arrivé. D’un pas alors décidé, il se dirigea à la taverne en question. Il connaissait la ville presque par cœur. Depuis le temps qu’il était là, à se cacher. En l’espace de quelques minutes, il s’était fondut dans les rues de Dieppe, longeant les murs, ne croisant personne. Arrivé devant la porte de la taverne. Il inspira profondément, puis poussa la porte. Une joyeuse ambiance planait dans la pièce. Il y avait du monde, beaucoup de monde. De ses yeux noirs, il scruta rapidement les lieux. Elle était bien là, mais pas seule comme il pouvait s’en douter. Son regard se posa sur une autre femme. Il s’en souvient parfaitement. Il l’avait déjà vu, elle était avec elle là bas, dans l’autre comté. Qu’il ne pouvait connaître ou plutôt qu’il n’avait pas pensé à retenir. Il observa un court instant les propriétaires des lieux, avant d’aller s’installer au fond de la salle. Sa cape cachait sa lourde épée, mais c’était plus une question de sécurité qu’autre chose.

Son regard noir se stoppa sur une belle rousse. Des cheveux couleurs feux, elle était belle, très belle. Rarement il avait pu voir une telle beauté, mais elle semblait cacher quelque chose. Cela intriguait le beau grec. Mais pour l’heure, il se contenta de l’observer, discrètement, sans mots dire.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:48

XANDRYA

Raven avait vaguement répondu à son sourire, elle avait du comprendre que sa meneuse avait repéré quelque chose, le regard de Xandrya allait d'un protagoniste à un autre, n'omettant aucun détail de ce qui se passait.
La pitchoune était des plus adorables et semblait avoir un caractère bien trempé vu la façon dont elle s'adressait aux gens.
La femme qui l'interessait lui répondit sur un ton qui ne faisait qu'augmenter ses doutes, mais il lui fallait des certitudes, une faute n'était pas envisageable.

Lorsqu'elle bougea pour se tourner vers elle, l'odeur de chevrefeuille qui arriva jusqu'à elle, la conforta davantage, mais il lui fallait voir une chose encore et de là où elle se trouvait ça n'était pas possible.
Elle se contenta donc d'un acquiessement par un signe de tête, ô oui son nom était tout aussi rare, suffisament rare pour qu'elle ne souhaite pas le divulguer au moment.
La flamboyante grimaça en entendant que la dénommée Aurora voulait partir, il lui fallait savoir et vite, la prégnante lui rendit alors sans s'en rendre compte un fier service dans un saut d'humeur digne de la pire des gamines turbulentes.

Avec le geste de mauvaiseté qu'elle avait eu, la proprio de la tav avait découvert la gorge d'Aurora, dévoilant la marque de lune qui lui manquait.
Le chevalier noir de la Main s'appretait à se lever quand une autre femme entra dans la taverne, observant singulièrement sa cible.

Han, han... pas touche, c'est "ma" proie... songea la belle rousse en se dégageant lentement de son siège, tapotant discrètement Raven dans le dos.

Action...

Un murmure pour seule instruction et la petite blonde se mit en place comme Xandrya l'avait supposé pas besoin de dire plus.
Un autre homme entra dans la taverne, la regardant avec insistance, bel homme au demeurant, mais un seul hantait son esprit au moment, rester en vie pour le revoir, seule obsession, exception faite de réussir sa mission.
Lentement, la rousse s'approcha d'Aurora, se calant à ses cotés, juste comme l'avait fait la tavernière, non loin de la petite en ayant pris soin de sortir son second jouet avec la discrétion qui la caractérisait, la laissant plaqué le long de son corps sous sa capeline.



Jolie cette marque sur votre gorge... aussi peu commun que votre prénom...

Le sourcil haussé et le sourire en coin, elle fixait la femme en face d'elle, elle ne doutait pas que celle-ci était pleine de ressources sans quoi le maître ne la voudrait pas.
Elle se recula rangeant son jouet en remarquant que le tavernier était plus tendu qu'à son arrivée et se souvint du chuchottement avec le fossoyeur.
Se plaçant au milieu de la salle commune, elle sortit son bolas, sa fiole et sa pierre, en souriant.

un peu d'animation, ça en interesse certains ????

Un signe de menton à Raven, histoire qu'elle se mette à l'abri, déjà le bolas avait été allumé et tournoyait dans sa main.
Se tournant vers le bel inconnu qui s'était installé à l'écart du reste du groupe aglutiné vers le comptoir, elle lui adressa son plus beau sourire, le charmeur...

Messire je ne saurais que trop vous conseillez de rejoindre les autres si vous souhaiter voir ce qui va suivre... et je vous assure que ca risque de vous plaire, vous rechauffer même!!!

Un sourire étrange et mystérieux se dessina alors sur ses lèvres, attendant que le sieur se déplace jusqu'au comptoir sans lacher sa cible du regard.


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AARRON

Les bras croisés, le regard noir fixant la scène en face de lui, Aarron ne bougea pas. Réfléchissant, songeant à la suite. Il observa la belle qu’il épiait depuis plusieurs semaines maintenant. Il n’était pas certains que ce soit elle. D’ailleurs elle n’avait pas les mêmes traits que sa sœur. L’homme à la bure lui avait-il mentit ? Ou alors, n’était est-ce qu’une ruse ? Aarron se mit à réfléchir rapidement, tentant de se souvenir de son entretient. Ou alors il n’avait pas tout compris ? C’était fort possible. Un mot sur deux que le beau grec n’avait compris. Il fit doucement la moue, jusqu’à ce que la belle flamboyante se tourne vers lui. Elle lui fit un magnifique sourire. Un sourire que n’importe quel homme ne pourrait pas résisté. Elle lui demanda de se déplacer ou plutôt le lui conseillait. Aarron tenta de tout comprendre et le plus rapidement possible. La langue que les gens parlaient ici, lui était presque inconnue. Il avait appris sur le « tas » et certains mots il ne les connaissait pas, ni même le sens exacte.

D’un bond, il se leva acquiescant sèchement de la tête à la jeune rousse, puis se mit sur le côté, près des autres. Ou plus précisément, près d’une jeune femme blonde. Il observa la rousse, se demandant ce qu’elle allait faire avec tout cet attirail sur elle. Il hausse un sourcil, les bras croisés, attendant la suite. Son regard se posa sur la jeune épiée, du nom Aurora. Il avait pu entendre son nom quelques jours auparavant, déjà à ce moment là, il s’était poser de grandes questions sur cette femme, cet homme inconnu, cet entretient et toute cette histoire d’espionnage. Plus les jours avançaient, plus Aarron commençait à se dire qu’on l’avait dupé. Et puis, après tout, il avait pu voir du pays. Même si ça l’éloignait fortement de la vraie raison de sa venue ici, en France…


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LEMAYEUR

Deux autres arrivants se succédèrent au grand étonnement du Fou maintenant tout à fait éveillé. Il y avait bien longtemps qu’il n’y avait pas eu une telle affluence dans la taverne. Même à l’époque où un bien nommé macaque sévissait sous la protection rapprochée de celui qu’il avait réussi à convaincre de se prétendre son frère. Aucune nostalgie dans le regard du Fou à cette évocation interne. Tant de pages avaient été tournées sous les ponts depuis lors.
L’arrivée des nouveaux clients ne réjouit toutefois pas le tavernier déjà aux abois. Bien que peu enclin à juger ses semblables sur leur faciès, il n’aimait pas l’allure des clients du jour. Si on faisait exception bien sûr des familiers et de sa marraine dont l’arrivée, elle, le rassurait quelque peu. Si son état le permettait et si Callix mettait un peu de bonne volonté à ne pas accoucher tout de suite, la présence d’une sage-femme compétente serait la bienvenue. Même s’il est vrai qu’il n’était pas à son coup d’essai en la matière.
Les conversations menaient bon train mais le Fou ne suivait plus trop ce qui se disait. Il épiait surtout les échanges de regards et ça ne lui plaisait vraiment pas.
La grande rousse surtout. Déjà il avait pu remarquer, avec un intérêt tout professionnel au début, le merveilleux objet qui ornait l’un de ses poignets. Vu la lueur qui animait maintenant le regard de cette femme de tête et la manière dont elle houspillait très peu discrètement Aurora, il n’eut de cesse de craindre qu’elle ne sorte son joujou pour des fins moins louables que la simple ornementation.
Elle n’en fit rien mais ses gestes firent se tourner les sens du Fou. Elle jouait avec du feu !!!
Rien ne lui serait épargné. Après le bateau, lui-même enflammé voilà que cette inconsciente allait jouer la fille de la balle à l’intérieur. Avec le calva répandu de ci de là et les jolie tenture brodée par Callix du temps ou elle était encore tisserande, ça frisait l’irresponsabilité.

Mais !!!!!! éteignez ca tout de suite !!!! vous vous rendez pas compte ????

Les convives s’étaient regroupés près du comptoir masquant partiellement la vue du Fou sur les agissement de la roussaude. D’un geste protecteur, il enveloppa la petite Sio dans ses bras bien que la petite se tordait le cou pour mieux voir le spectacle qui à n’en pas douter l’enchantait elle. Elle était pas fille de saltimbanque pour rien la bougresse.


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AURORA

La créature ne s’était que trop attardée dans cette auberge. A présent, elle n’attendait que le breuvage demandé. Une lassitude soudaine lui fit un instant perdre la notion du temps et de l’espace. La petite tornade n’était pas innocente à cet état. Depuis la Bourgogne, elle avait réussi à se convaincre que sa fille, son bébé était vivant. Forte de cette impression, elle avait essayé de l’occulter, mettre dans un coin de sa tête cet instinct de mère. La Constantine restait une chienne, dévouée à son maître. Une mercenaire. Mais Aurore, la fiancée d’un fol innocent, était mère. Partie endormie durant de si longues années… Eveillée par une guerre et des sentiments si mal contrôlés.

Frôlement d’une étoffe de soie sur ses épaules. Mâchoire qui se crispe. Se retourne, le regard noir vers l’aubergiste qui dans un geste enfantin ? Ce ne peut être que cela, lui a tiré la natte. Périmètre de sécurité dans ce geste violé. La main qui tient le verre se contracte, ses jointures blanchisses à en écraser le goder. N’esquisse pas un mouvement en sa direction. Qu’on lui donne ce qu’elle a commandé et elle s’en ira.
Ne rien faire d'inconsidéré alors que tout avait si bien commencé.
Interpréter son mouvement d’humeur dû à son état.

Trop de monde arrive à son goût. La créature veut fuir - car telle est son intention - La promiscuité des enfants la gêne. Elle se sent lourde. Gauche. Plus loin elle serait, mieux elle supporterait sa condition. Voila une femme avec deux enfants dont un bébé. Cette taverne fait-elle office de garderie ?
Mettre la main dans son sac pour récupérer les écus nécessaire à ses dépenses. Récupérer un écu d’or en plus. Pause ce qu’elle pense juste sur le comptoir, plus même au cas où. Approche sa main de celle de Siobhan et sans un mot lui glisser la pièce dorée.
Sur le départ, son regard à présent vers l’entrée… Kalian… Ses yeux s’arrondissent, n’entends qu’à demi ce que lui dit la flamboyante. Un frisson pourtant la fait se retourner. La femme était proche, trop proche.

Xandrya a écrit:
Jolie cette marque sur votre gorge... aussi peu commun que votre prénom...
Ses pupilles se rétrécissent. L’intérêt que lui porte la rousse ne lui plait guère. La chienne ne prend pas la peine de répondre et remet sa natte sur l’épaule. Machinalement, sa main se retrouve dans le sac à la recherche de sa griffe qu’elle enfile à l’index. La créature ne supporte pas qu’on l’approche de trop près. L’intimité forcée elle connait que trop bien pour savoir comment y parer. Encore un pas vers elle, et la rouquine aurait de violents spasmes.
Profonde inspiration lorsqu’elle s’éloigne. Cette situation ne lui plait guère, si elle avait eu le temps, elle se serait attardée mais là, si son amie était dans les environs c’est que les autres l’attendaient… Sinon pourquoi aurait-elle mit les pieds dans cet endroit ?
La chienne n’avait pas vu l’homme entrer avant que la mercenaire ne lui demande de se pousser. Récupère la bouteille, traine ses pas vers Kalian.

On t’a envoyé me chercher… Peur que je ne vous suive pas ?
Murmure à peine audible afin que seule la métisse puisse entendre. Occultant au passage toutes les autres convives et leur brouhaha.


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XANDRYA

Le bel apollon avait suivi son conseil tandis que la bolas continuait de tournoyer dans sa main, ne restait plus que la petite endormie à la table, elle tacherait d'y faire attention et puis après tout sa mère n'avait qu'à s'en charger.
Les regards convergeaint vers elle, quand elle aperçut sa cible se déplacer vers la nouvelle venue et marmonner dieu sait quoi, un nouvel ustensile c'était gréffé à l'un de ses doigts.

Méfiance...

Le tavernier avait du se prendre un coup de fouet, ou comprendre ce qui se tramait et qu'elle n'était pas qu'une piètre saltimbanque et agrippa sa fille précautionneusement en faisant rapidement le tour de la salle avant de se mettre à hurler en lui disant qu'elle ne se rendait pas compte.
Un sourire mauvais se dessina sur son visage alors qu'elle portait à sa bouche sa fiole d'eau de feu, stoppant juste avant d'en boire une gorgée, fixant le tavernier.

Croyez vous vraiment que je ne me rende pas compte ???

Le ton avait été calme et sarcastique, une gorgée du liquide enflammable fut mis en bouche et la bolas ramenée en hauteur dans l'alignement de son visage, un regard vers le fou et sa cible, un regard vers la tenture bien trop classe pour ce bouge, la flamme est crachée en direction de l'étoffe qui s'embrase en un rien de temps, réveillant en sursaut la gamine qui sommeillait.

Files si tu veux pas cramer vive !!!

La pauvresse sauta comme un diable courant à toute allure dans les jupons de sa mère, les regards avaient changés sauf peut etre celui de la petite pitchoune rousse qui ne cessait de gigoter dans les bras de son inconscient de père et qui gazouillait à n'en plus finir.
Une autre mise en bouche, l'accès à l'escalier fut barré par les flammes également, crachant le surplus, Xandrya se retourne vers les hotes de cette auberge en haussant un sourcil se moquant effrontement des proprios.

J'espère que vous n'aviez plus de clients à l'étage, sinon... ils risquent de ne pas vous payer !!!

Un éclat de rire sonore, alors que les yeux de l'incendiare s'allumait d'une lueur étrange au fur et à mesure que les flammes grandissaient au sein de la taverne.
L'atmosphère devenait franchement chaude, bouillante, étouffante, dans tous les sens du terme.
Le baton enflammé tournoyant toujours dans sa main, la flamboyante s'avança vers Aurora déjà sur la défensive se plaçant entre elle et la sortie, Raven légèrement en retrait derrière elle.

Alors "Aurora"... Calmement ou brutalement ?

La bolas changea de main tandis que Xandrya attrapait sa dague finement ouvragée pour faire le plus de dégats possibles de la main droite, prolongeant admirablement le scorpion qui l'ornait.
Un haussement de sourcil, un sourire narquois, le chevalier noir du Clan de la Main Noire se doutait qu'elle ne se laisserait pas faire mais avec un peu de chance...
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:48

SIOBHAN

Oulalaaa, il en fait une drôle de tête mon papou. Pourtant ça fait loooooooooontemps qu'il est réveillé maintenant. Je crois qu'aujourd'hui je vais pas trop l'embêter. Parce que je l'ai bien vu moi le truc qui brille et qui coupe qu'il a caché loin pour pas que j'y touche.
Bon sang ce qui y'a comme monde ici, pis mouma qui tire les cheveux de Rora, l'es pas bien ou quoi ? Pis j'aurais pu le faire moi nan mais ohhh !!!
Rhoo y'a encore du monde qui arrive, c'est quoi toutes ces personnes ce matin ???
Beuh ??? Le bébé est déjà arrivé et on m'a rien dit, bah non pourtant il est toujours là, même qui dort mais ça y'a que moi qui le sais, bon d'où qui sors ce bébé là alors ?
M'ma faut que tu m'expliques un truc là je crois... remarque que mon papa à pas l'air plus doué que moi.

Mouma ??? qui le bébé ???

Elle me répond pas et me montre un madame qui vient vers nous. Elle a l'air très fatigué et tout le monde à l'air content de la voir. Papou il l'appelle marraine... Il est vraiment pas en forme aujourd'hui. Marraine elle a un chapeau rigolo c'est pas elle. Rora elle a pas aimé qu'on lui tire les cheveux et elle veut partir. Je suis un peu triste moi, je voulais jouer encore un peu avec elle. La voilà qui vient. Elle prend la bouteille et donne des sous à mouma. Et même un rien que pour moi !!! Je lui fait mon plus beau sourire et je veux lui donner un bisou mais papou y me tient trop foooort.

Mici Rora

Ma pourquoi qui me tiens fort comme ça, l'a bouffé un truc pas frais ou quoi ???
Ah non je sais l'as encore bu trop de bonne heure, ça dois être ça...
Tiens la grande comme moi elle vient parler à Rora, elle la connaît aussi ? bah dis donc elle en connaît du monde y'a déjà l'autre dame qu'est rentré à qui elle parle aussi.
Elle est belle la nouvelle dame, mais elle est pas comme nous, elle est toute bronzée comme si c'était l'été, peut-être elle vient d'un endroit où il fait toujours beau et chaud, ça doit bien exister ça quelque part...
Oh la grande comme moi, elle veut faire le pestacle de magie avec le feu, moi ça me plait mais Papou à force de me serrer comme ça y va finir par me faire mal.
Pis le v'la ti pas qui se met à crier après elle, mais arreteeesss moi je veux voir le pestacle de la dame avec le joujou sur le bras.

Paasss criii Papouuu !!!!

Mais elle écoute pas et elle allume des boules feu. Je bat des mains tellement je suis contente. Je croyais qu'y avait que Papou qui savait faire ça. Il l'a fait qu’une fois que j'ai vu puis plus jamais.

Hii hiiiii feu feu feu encor feu

mais la comme moi elle doit faire attention quand même c'est zoli mais c'est chaud puis ça brûle. Aie aie elle a pas fait attentioooooon. Les tentuuuuures de moumaa. C'était bien au début mais là ça commence à me faire peur. Et elle recommence en plus, faut qu'elle arrête c'est plus drôle du tout, elle va casser tout le travail de mouma


________________________________________________________________________________________________________________________________________

AURORA

Le spectacle car tel devait être le nom de ce qui se déroulait dans la salle principale de la taverne. La créature en avait vu dans les rues, saltimbanques, jongleurs, cracheurs de feu. Aucun n’avait le culot de se produire dans un endroit clos, inflammable comme une auberge.
Discussion entre la rousse et le tavernier. Piètre autorité de celui-ci. La flamboyante nargue les propriétaires.

La bouche de la Constantine esquisse un sourire cruel. Interrompt sa conversation. Ne peut s’empêcher de regarder dans la direction de la poussière d’étoile. Etroitement serré dans les bras paternel, appréciant cette exhibition de mauvais goût. Penche ensuite la tête sur le côté. Son regard hautain sur la flamboyante et attend. La femme ne joue pas une scène quelconque pour affoler ou épater la galerie. Elle a une idée derrière la tête et bientôt l’assistance sera dans la confidence.
A l’affut, la créature caresse sa cuisse. Douce et enivrante présence de sa dague en son fourreau de cuir ici logée.

La jongleuse en brûlant la tenture effraie l’enfant endormie. Est-ce de la jubilation qu’elle lit dans ses yeux bleus ? *Eloigner Kalian…* La créature rêvait d’en découdre avec l’inconsciente mais elle avait promis de veiller sur la métisse. N’avait-elle pas trahi son maître pour elle ?
Un pas sur le côté sans la lâcher des yeux. Se met devant son amie au cas où il lui prendrait de vouloir essayer son joujou sur un être vivant. La rouquine à comme deviné son geste en se mettant entre la sortie et elle. Son sourcil se relève, ses pupilles deviennent deux fentes. Du coin, repère la position de la blonde.

Xandrya a écrit:
Alors "Aurora"... Calmement ou brutalement ?
Des semaines enfermées dans ce corps qui voulait une âme. Trop longtemps bridée. Comme le dormeur, la Constantine c’est réveillée. Claque sa langue sur son palais avant de sourire. Ombre dansante. Palpitation. Excitation. La chienne reprend le dessus non sans jubiler. Nonchalamment, s’avance. Heureusement que sa chevelure est encore humide.

J’ai une petite idée…
ses lèvres ont à peines remuées. Sa tête dodeline distraitement. J’accepte de jouer avec toi si tu me dis ce qui t’amène ici. Ton sarcastique. De nouveau fait claquer sa langue. Ou mieux… Dis-moi qui je dois remercier pour vôtre présence…

La créature se serait bien enfilé un autre godet en attendant la réponse qu’on ne lui donnerait probablement pas. Les jouets de la rousse l’intriguaient, la divertissaient. Nul doute que la propriétaire devait savoir s’en servir, sinon, seule une idiote inconsciente se baladerait avec un tel attirail.


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AARRON

Du mouvement dans la taverne, les gens se déplacèrent rapidement. Aarron porta son regard sur la belle blond à ses côtés qui ne broncha presque pas, avant de regarde la belle rousse. Mais quel était donc ce cirque ? La belle rousse ne cessa de regarder Aurora. Le bel étranger tenta de tout comprendre, un fonçage de sourcil, un soupire, des interrogations sans réponse pour l’instant. L’homme qui semblait être le propriétaire des lieux hurla, s’inquiétait du sort de son établissement et de ses clients. Il attrapa qui ne pouvait être que sa fille pour se mettre à l’abri.

La belle rousse crache son feu, c’était bien le cas de le dire. La taverne s’enflammait, la chaleur lui glaça presque le sang. Elle était douée la bougresse. Aarron, sans vraiment se rendre compte, s’était rapprochée de la rousse et d’Aurora. La flamboyante émit quelques mots rapidement.

\"Xandrya a écrit:

« Alors Aurora, calmement ou brutalement ? »

Calmement, brutalement ? mais de quoi elle parlait elle. Aarron haussa un sourcil, écoutant bien attentivement ce que la belle créature émit à son tour. Jouer ? Une idée ? Mais les gens de ce pays son complètement fou. Le beau grec ne compris pas un mot de ce qu’elles se disaient. Mais qu’importait pour l’heure, la taverne semblait s’enflammer dangereusement, il s’approcha alors des deux femmes, une main sur la garde de sa lourde épée.

Il parla avec un gros accent, bien digne d’un grec.

M’excuse’ez, temps de so’tir, le feu avance. Reprend votre discu’ion deho’s ?

Il tenta le tout pour le tout. Soit elles le prendraient avec elles, soit elles l’envoyaient pêtres. Après tout, l’homme à la bure lui avait mentit. Il n’avait plus rien qui le retenait de continuer cette mission. Par contre pour l’heure, il ne savait pas trop dans quel camp se mettre. La belle Aurora… ou la Belle Flamboyante ? Gros dilemme, il attendrait de voir ce qu’on pouvait lui proposer comme marché.


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CALLIXTA

Callix restait estomaquée devant tout ce qui se passait devant elle, sans qu'elle ait réellement le temps de réagir.
La lame brillante de son ange noir sur le comptoir, sa fille ramenée brutalement à lui, cette femme, ces femmes, tout ce monde, Méli, Kaïla, puis le feu....

Cette chaleur étouffante qui gagnait l'ensemble de la taverne alors que les deux trangères se toisaient réciproquement, rejoint par le dernier arrivé à l'accent étrange.
Un regard vers la jeune blonde, un autre pour la métisse, une main portée à son corsage et son fétiche sortie de l'interstice que formait ses deux seins plus que généreusement dotés en cette fin de grossesse.

Un mouvement de recul, le bébé rendu à Méli, alors que le sien s'agitait de nouveau à l'en faire grimacer, s'adossant contre la porte donnant sur la cuisine, elle l'entrebaille discretement.
Un signe de tête à la petite Kaïla et sa mère, qui s'engouffre sans se faire prier davantage, un regard vers Cat et Dem pour qu'ils en face de même, qu'ils sautent par dessus le comptoir ou qu'ils le contournent peu lui importait.

Apparement sa taverne n'avait eu que la malchance de tomber dans les "retrouvailles" de ces deux là, quatres, cinqs, elle ne savait plus tenir le compte à force, trop de monde dans son établissement, trop d'étrangers dont elle ne savait rien surtout.
Elle avait fait ce qu'elle avait à faire pour ses amis, maintenant l'urgence c'était de sortir Sio de là, tout comme elle et son amour.

S'approchant de lui doucement, elle récupera discrètement la bourse du SFP et murmura à son Fou.

Viens y'a plus rien à faire toute façon... On se sauve nous le reste peu importe... Laisse les s'entretuer...

Lentement, elle se dirigea vers la cuisine à son tour, marquant une pause en se pliant en deux grimaçante, profitant de cela pour relançer Dem et Cat du regard y ajoutant un peu de voix.

Venez bon sang, tout va s'effondrer si le feu continue de se propager !!! On pourra sortir par la grange, la cuisine communique, vite !!!

Le bruit des flammes devenaient assourdissant, la chaleur insoutenable et le rouge orangé du feu gagnait la plupart des poutres de la salle commune.
Se mettant à tousser, Callix poussa la porte de la paume de la main et s'engouffra dans la cuisine suivit de près par son époux et sa fille, reprenant une goulée d'air, légèrement moins enfumé.

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FOUINE LE MILLARD

C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Derrièr' chez nous y'a t'un étang.


Alors content ou pas content? Le choix était l'bon ou pas? Au moins, l'avait quitté son gourbit.

C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Trois beaux canards s'en vont nageant.
C'est le vent qui vole, qui frivole.


L'avait pas tort, l'air de l'marin lui faisait du bien. Et au moins, personne le choppait pu, vu que sa démarche trainante n'était point connue. Mais le sac devenait trop lourd, fallait qu'il l'vide un peu. Tombait bien, s'arrêtait où l'fallait.

C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Le fils du roi s'en va chassant.


V'la, face au turbin. Assis cont'un mur. Piochant dans l'sac.
D'là, manquerait rien. D'là, i' serait bien. D'là, i' saurait tout. D'là, i' gagnerait son royaume de thune. Com'i'a dit...
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:49

KALIAN

Etrange coïncidence qui l’avait mené jusqu’à cette taverne où se trouvait Aurora. Alors qu’elle tentait d’échapper à toutes ces personnes qu’elle connaissait, alors qu’elle tentait de fuir, elle se retrouve nez à nez avec cette femme se trouvant être la nourrice de son fils. A croire que le destin refusait qu’elle s’échappe. Le destin… Et voilà qu’elle délirait. La fatigue devait aider, à moins que ça ne soit cette folie dont on l’accusait. Elle aurait oublié un an de sa vie… N’importe quoi…

Elle ouvre la bouche pour répondre à Aurora, mais préfère la refermer aussitôt. Il commençait à y avoir un peu d’animation en ce lieu, et une discussion quelle quel soit ne se prêtait guère au moment. Poser un regard sur cette femme se croyant à la foire. Cracher du feu dans une auberge… Ca, c’était de la folie. Se retourner alors que le premier crachat enflamme les rideaux. Les flammes dansantes se reflètent dans son regard azur, la plongeant dans une sorte de léthargie.

*Un couloir s’offre à elle. Une fumée épaisse s’empare de l’étage. Elle tente de fuir, fuir cet homme qui avait tenté de… Un long frisson la parcourt alors qu’elle revoit son visage prendre forme devant ses yeux, alors qu’elle sent ses mains la parcourir. Pas le moment de penser à ça, la demeure prend feu. Les flammes lèchent les murs, les meubles, les sols. Courir derrière cette forme protectrice qui veut l’extirper de cet endroit maudit. Courir…*

Une voix la sort de ses pensées. Une impression étrange au fond d’elle… Un souvenir qu’elle avait oublié… Enfouit au plus profond d’elle… Et ben Kalian… Pas le moment de se perdre dans cet endroit… Secouant légèrement la tête pour tenter de se remettre les idées en place, elle détourne les yeux du rideau devenant un amas de cendre, pour les poser sur la silhouette lui faisant face. Aurora s’était placée entre elle et la cracheuse de feu. Chose étrange… Elle semblait avoir changée. Son intonation de voix… Sa façon de se tenir…

Bon, se ressaisir. Sa main droite se pose rapidement sur sa hanche, cherchant le pommeau de son épée. Quelle idiote… Elle l’avait laissé dans l’auberge où elle logeait pour pouvoir sortir plus facilement par la fenêtre… Elle devrait se contenter d’une dague bloquée dans sa ceinture, et de sa botte secrète… Dague qu’elle trouve rapidement. Ne pas la sortir, juste poser sa main sur la garde. La sentir, savoir qu’elle est là, prête à bondir et à faire couler le sang, prête à la défendre. Bander ses muscles alors que sa mâchoire se crispe. Rester à l’affut du moindre geste suspect. Et garder un œil sur sa compagne de beuverie.

Petit détail pour le moins gênant… Ses blessures. Pas moyen de se rappeler d’où elles sortent, mais elles sont bel et bien là. Et là font encore souffrir, surtout après cette longue marche qu’elle a imposée à son corps encore en convalescence. Respirer calmement. La fumée commence à s’élever, devant rapidement étouffante. Peut être devrait elle voir à aider à éteindre le feu, mais… Garder un œil sur Aurora. Elle n’ose bouger, par peur de la perdre de vue. Peur de perdre encore quelqu’un de cher… Encore…

*La pièce est sombre. Son corps la fait souffrir, mais elle se remet, doucement. La convalescence promet d’être longue. On lui cache certaines choses, on refuse de lui dire où se trouve son fils, ce qu’il en est de la guerre faisant rage à l’extérieure. Où se trouve son capitaine, se trouvant être son amant… Où se trouvent les soldats avec qui elle avait pris la route ? Sont-ils morts dans l’attaque ou ont-ils survécu ? Une forme s’approche, la discussion s’engage, les mots tombent.

Citation :
Le commandeur... Le vicomte à succombé
Ah ? qui... qui était ce?
Bralic… Kal... Bralic a été assassiné
Ca n'est pas possible
Je... Je ne le croyais pas non plus... jusqu'à ce que je me rendre sur place... Kal... Le vicomte est mort... sa dépouille est déposée sur la grande place pour un dernier hommage... Je sais j'en reviens...*
Son estomac se noue. Qu’est ce qui lui arrive ? Son esprit semble divaguer… Lui montrer des images à son insu, la faisant replonger dans cette période noire qu’elle avait tout bonnement oublié… Non, Kal, reprend toi, ça n’est pas le moment ! Respirer un bon coup et se concentrer à nouveau sur la scène. Essayer de ne pas penser à cet homme mort au combat, cet ami, cet amant. Se concentrer sur le présent, sur cette folle furieuse crachant son feu comme bon lui semblait. Sur le combat qu’Aurora paraissait vouloir entreprendre. Et se préparer à intervenir au moindre problème…

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RAVEN

Tout se passait, tout ce jouait. Un regard vers celle qui les dirigeait depuis le languedoc, Raven avait comprit. Le moment de passer à l’action s’imposait. Elles pourraient ensuite rentrées, retrouver son ténébreux. Elle n’allait surement pas se défiler avec une récompense aussi immense ensuite. Elle se dirigea au coté de la sulfureuse doucement. Ses jouets tranchant toujours cachée sous sa bure qu’elle possédait, dissimulées dans son dos prêts à servir.

Xandrya sema la pagaille et la peur. Seule le petit ange trouvait excitant ce nouvelle amusement. Le feu l’obsédait surement. Xand cracha son nouveau venir dans deux directions, imposant l’accès à la seule sortie se répertoriant visuellement, la porte d’où elles étaient entrées Le feu gagnait du terrain, léchant les parois de la taverne laissant une chaleur étouffante faire rage. La fumée commençait à envahir l’endroit également, cela devenait un peu plus dur de savoir qui faisait quoi. Cependant pour des personnes tels que Xand et Raven, elles en avaient vu de pire… Elle saurait bien se débrouiller avec le déchainement qu’elle venait de créer.

Enfin des paroles, la cheftaine s’octroya le droit d’entamer la discussion avec celle pour qui elles étaient là. Avec la force et brutalité, ou docilement, elle les suivraient. La panique commençait à se faire sentir sur les gens qui les environnaient. Pourtant Raven restait sereine et sur le qui-vive. Rien ne pourrait interférer entre leur victime et le fait de vouloir partir d’ici et avec elle. Justement cet Aurora ne semblait pas vouloir se laisser faire aussi facilement. Elle parlementait maintenant. Que des paroles et une perte de temps inutile. La pression du nouvel inconnu pour aller discuter dehors fit rire l’oiseau de malheur. Elle donna en toute réponse son attirail qu’elle lui montra sous le nez. Deux magnifiques épées courtes et tranchantes venaient de trouver position dans ses mains en un geste parfaitement synchronisé.

On ne va nulle part sans elle l’inconnu. Mais si tu veux, la sortie est là te gêne pas pour sortir bel abattre. Même chose pour vous autres, on est ici pour elle…

Elle les observa tour à tour espérant que ce conseil serait judicieux pour eux tous. Qu’ils prendraient la poudre d’escampette avant qu’il ne soit trop tard. Pour sa part elle était prête, ta mission tu honoreras ou ta vie tu perdras….

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TITE CATHY

Cat regardait toujours Dem d'un air interrogateur mais celui-ci semblait perdu dans ses pensées. Elle ne remarqua la présence de Meliana qur lorsque Callix revint avec Arne dans ses bras et que le Fou hurla presque le prénom de sa marraine.
Cat sourit en voyant son ancienne rédactrice en chef, avec qui elle avait presque passé une nuit blanche mémorable pour la publication de la feuille de chou de Dieppe. Elle n'eût pas besoin d'aller la retrouver, Meli s'approchait du comptoir et leur fit une bise à tous.

Fou avait mis sa puce sur le comptoir et servait un nouveau verre à la blonde, mais son regard jovial devenait de plus en plus sombre au fil des minutes qui passaient. Cat le vit farfouiller derrière le comptoir mais ne pouvait pas voir ce qu'il faisait précisément.

La porte s'ouvrit à nouveau sur une belle métisse âgée d'une vingtaine d'années, détournant l'attention de Cat. Elle était à peine refermée qu'un autre inconnu, un homme cette fois, faisait son entrée dans la taverne.
Cat pensa pour elle-même qu'elle avait rarement vu autant de voyageurs d'un seul coup et se gratta la tête machinalement, ce qui chez elle trahissait un sentiment de perplexité.

Pas le temps de réfléchir cependant : la rousse donna apparemment un signal à la blonde qui se rapprocha un peu plus du comptoir ; le regard félin de Cat perçut l'éclat des lames : ces femmes étaient armées jusqu'aux dents.
La rousse, le regard déterminé et sombre, fit surgir une bolas dans sa main. Cat n'avait jamais rien vu de tel et commença un peu à paniquer ; sans lâcher la scène des yeux, elle trouva le bras de son frère et s'y cramponna. L'étreinte se resserra lorsque Xandrya mit le feu aux teintures malgré les injonctions de Fou. L'inconnue s'attaqua également aux escaliers menant à l'étage, et Kaïla hurla de terreur, finissant par se précipiter vers sa mère alors que Sio semblait trouver la situation assez drôle. Cependant, sa petite frimousse commença à laisser paraître de l'inquiétude et ses yeux d'un magnifique bleu s'écarquillèrent.

L'air était de plus en plus irrespirable, les fumées toxiques des teintures se mêlant à celles du bois en train de se consummer. La scène était impressionnante : des rideaux de feu, entrecoupés de fumée, décoraient à présent la taverne, faisant éclater la clepsydre fixée au mur. Tous étaient assis sur une poudrière, la chaleur qui régnait dans la taverne ne tarderait pas à venir à bout des bouteilles de calva en réserve si le feu réussissait à s'y propager.

Les larmes montèrent aux yeux de Cat sous l'effet de la fumée et du spectacle de désolation dont elle était spectatrice. Sa vision se brouillait mais elle entrevit la rousse se rapprocher de l'autre rousse et Callix revenir tant bien que mal vers le comptoir pour rendre Arne à Méliana, la faire sortir discrètement avec ses deux chérubins et revenir vers Fou et sa poussière d'étoiles. Callix se tourna ensuite vers eux avant de faire demi-tour et de revenir, plus pâle que jamais, avant de leur adresser la parole :

Callixta a écrit:
Venez bon sang, tout va s'effondrer si le feu continue de se propager !!! On pourra sortir par la grange, la cuisine communique, vite !!!
A ces mots, Callix se rendit dans la cuisine en compagnie du reste de la famille de la Tour. Ni une ni deux, Cat fit glisser sa main du long de l'avant bras de son frère, se saisit de sa main et l'entraîna à sa suite dans la cuisine, cachés des regards par l'épais voile de fumée.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:50

LEMAYEUR

La femme le regarda avec un air qu’il connaissait que trop bien. Un regard assassin et fanatique. Non seulement son intervention fut sans effet mais sembla attiser un peu plus la flamme de la Rousse. D’un geste détaché et ample elle bouta adroitement le feu à deux endroits stratégiques du Syl Fou Plait qui s’embrasa rapidement avec un fort dégagement de fumée acres.
Peu importait qui elle était, pour qui elle était là, tout autant que le pourquoi, cette femme était en train d’attenter à l’endroit qui lui avait redonné la vie et ca il ne pouvait le supporter.

C’est là qu’il avait atterri, hébété de découvrir une ville dont il parlait à peine la langue, face à des gens aux moeurs parfois inconnues, aux breuvages étranges desquels il devint rapidement amateur. Là aussi et surtout qu’étaient nés les sentiments qui les unissaient sa bonne Etoile et lui, là où leur cœurs s’étaient ouverts, tout comme leur vies.

Et cette… cette démone venait, de son souffle fétide tout anéantir de deux flammes destructrices. Il l’aurait égorgé pour moins que ça, si ce n’était Siobhan. Emportant d’un geste rapide sa fille, sa vie, suivant son épouse, sa vie, il se tourna courtement vers la femme. Le regard d’une noirceur digne de la plus profonde mine il lui hurla dans le crépitement des flammes :

Je sais pas quand
Je sais pas où
Mais tu paieras
Foi de Fou


Il n’était même pas certain que ses menaces porteraient jusqu’aux oreilles de la diablesse mais au moins il extériorisait déjà un peu de la haine qu’elle venait de créer entre eux deux.
La fumée commençait à envahir la salle et déjà une poutre maîtresse commençait à être attaquée par les flammes tandis que l’escalier n’était qu’un grand brasier.
Il laissa passer rapidement sa Marraine et sa petite marmaille, Cath et son frère avant de suivre de très près Callix, Sio toussotant dans ses bras. D’un geste rageur il referma la porte de la cuisine sur cette partie d’eux-mêmes qui partait une fois de plus en fumée.


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FOUINE LE MILLARD

C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Il a tué mon canard blanc.
C'est le vent qui vole, qui frivole.


Scrontch scrontch scrontch... L'est ben bon c'pain par ma foi! Ben blanc, ben goûteux, ben savoureux. L'avait raison l'chtiot, qu'c'tait meilleur dans c'bas monde. Et l'vent d'la mer qu'était ben plus chaud que l'vent d'là-haut.

C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Visa le noir, tua le blanc.
C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Oh ! Fils du roi, tu es méchant !


Scrontch scrontch scrontch... Et c'jambon, par ma foi! Goûtu, tendre, fondant sous ct'langue que l'bon pinard d'par ici dessoiffe. Pour sûr qu'i' sont riches dans c'trou paumé, ben pu riches qu'i' l'sera jamais.
'fin i'a dit qu'elle tiendrait parole et i' voulait i'croire.

Ma... Ma... Attend voir que ses mirettes l'trompent dont pas... Ma vi!! parbleu!!

Implosion, explosion, mort aux cons riment
Carpules, salauds
Bourgeois, blaireux
Chacun pour soi, ça détale dès qu'on a eu le déclic!


Au feu! Au feu! Dans sa langue, ça voulait dire ça.
Vite vite, ranger sa boustifaille pour s'remettre sur ses guiboles flageolantes. Mais qu'est qui pouvait faire? Millard, i' se ferait coffrer et elles s'feraient griller.
Au feu! Au feu! I'devait faire queque chose mais quoi...
L'fumée qui sortait par l'fenêtres, l'odeur âcre qui s'répand dans son flairant.
Au feu! Au feu! Bouge toi bougre d'pauv'millard!

C'est l'incendie, le grand incendie!
L'incendie, le grand incendie!!


Et l'vla à hurler dev'la porte de l'taverne, tournant dans l'rue, gesticulant de ses membres déguingandés. Qui écoutera un pauv'paria, un pauv'hère.
Les sauver, les sauver, pour suivre, vla sa mission...


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XANDRYA

La perversion, la folie, la passion de la tueuse de la Main Noire était en train d'envahir la taverne, le feu s'insinuant dans presque chaque recoin de la pièce, les flammes pénétrant le bois avec jouissance pour le faire crier sous les coups de langue acérées des flammes.
Xandrya avait toujours trouvé cet élément envoutant, sensuel et s'en était fait un allié de choix qu'elle parvenait à maitriser somme toute assez correctement, sauf quand celui ci prenait plaisir à dévorer tout sur son passage une fois qu'elle avait semé les flammèches de la discorde, comme c'était le cas au moment.
Pourtant elle restait stoïque, il ne lui faisait pas peur, c'était son élément, il ne l'effrayait pas plus que sa cible face à elle qui se permettait de lui tenir tête en sifflant presque entre ses dents dans un murmure.
Un sourire mystèrieux vint maquiller les lèvres purpurines de l'impétueuse rouquine, s'avançant d'un pas, prête à en découdre si nécessaire pour lui répondre d'une voix audible malgré le chant envoutant du feu qui grandissait emplissant l'air d'une chaleur étouffante presque suffocante.

Chérie, ce qui m'amènes ici c'est toi, tu n'es pas stupide à ce point tout de même.
Quand à qui....
un rire glauque s'éleva de sa gorge à la peau diaphane Tu le sauras bien assez tôt.

Les civilités d'usage commençaient à l'agacer, si ses compétences n'avaient jamais été à remettre en doute, sa patience en revanche...
L'étranger avait tenté de s'interposer mais Raven l'avait repris de volée avec ses mots cinglants et son amabilité habituelle ce qui fit gentiment sourire la flamboyante qui jeta un regard au corbeau en faisant un léger signe de la tête.
Il pouvait être ennemi mais ami aussi, même si ce n'était pas dans les habitudes de la cheftaine ou du Clan, mais en l'occurrence un des leur manquaient à l'appel et se faisait attendre, alors que la jeune métisse qui avait discuté avec Aurora semblait prête à se joindre à elle en cas de problème, même si son regard et son esprit semblait ailleurs.
Rapprochant ses armes sans les dissimuler d'elle, la combattante fit un rapide tour d'horizon de la situation, les civils avaient intelligemment pris la poudre d'escampette, ce qui lui allait parfaitement, la petite puce rousse ne méritait pas d'y laisser sa vie, en revanche son père...
Depuis quand quelqu'un l'avait-il menacé en repartant sans aucune trace de sévices quel qu'il soit.

Bon on va peut-être arreter les courb...

Un craquement inquiétant se fit entendre, Xandrya connaissait la chanson de son compagnon de toujours, il fallait sortir et rapidement, la poutre principale de la taverne n'allait pas tarder à céder.
Regardant sa proie droit dans son regard sombre, la belle rousse grimaça de rage de devoir quitter le lieu dans la "précipitation", restant sur ses gardes, elle recula sans quitter la constantine des yeux.
Choppant Raven au passage, elle l'entraina vers la sortie, avant de se retourner vers les trois qui ne bougeaient pas vraiment sans trop savoir pourquoi.

On continue à l'extérieur Aurora, j'en ai pas fini avec toi mais reste là et je ne ramenerais que ta dépouille.
Je connais le feu et casse toi si tu veux pas crever !!!


Le ton était froid, agressif, agacé, regardant les deux autres elle ajouta.

Ca vaut pour vous aussi bande d'idiots

Au moment où elle ouvrit la porte, le son qu'elle redoutait d'entendre retentit dans la taverne, le craquement de très mauvaise augure, elle leva précipitamment la tête et aperçu que la poutre était en train de rompre, tout allait s'éffondrer d'ici quelques minutes.
Poussant Raven à l'extérieur d'un coup de fesses, elle laissa la porte ouverte et s'extirpa du brasier à son tour, une litanie connue étant entonnée à l'extérieur, les cris qui annoncaient le feu au village.
Reculant dans la rue, elle bouscula un badaud qui hurlait à qui voulait qu'il y avait un incendie.

Bouges maraud !!! lui lança t-elle en figeant son arme de poing sous le nez du pauvre homme en le fixant avec une hargne sans nom imprimé dans son regard bleuté.

Se plaquant au premier mur qui se présenta dans son dos, elle observa l'édifice en flammes attendant que sa cible et les deux restés à l'intérieur sortent, ce qui ne tarda pas, mais le spectacle qu'elle avait sous les yeux lui plaisait.
Des flammèches s'envolaient de la taverne, des petites braises portées par le vent qui commençait à enflammer les toitures proches, bientôt ce serait tout Dieppe qui serait en flamme si personne n'agissait.
Revenant à ses moutons, sortant du plaisir incommensurable de voir son oeuvre s'étendre, elle regarda les trois s'extirper de la taverne et reprendre souffle, juste avant que la poutre centrale ne cede, emmenant tout le toit vers le sol dans un vrombissement assourdissant et tellement jouissif pour elle.
Si seulement le couvent n'avait pas été en pierre, elle aurait pu avoir ce plaisir...


________________________________________________________________________________________________________________________________________

NOUS

En sortant du cimetière, Nous hume l'air comme une charogne à l'affût.

Feu.

Charybde contre Cilla, le froid mordant de la terre des mort contre la morsure bien vivante du feu des hommes.

Cette réflexion le fait sourire.
Ses pas le dirige sans hésitation vers le bâtiment au proie des flammes.

Nous reste là fasciné par le spectacle des flammes commençant à courir sur les parois, léchant les murs avec une sensualité excitante. Il se délectait de deviner les ombres dansantes et chatoyantes se mouvoir comme autant de corps à l'agonie.
Nous fixait la danse des flammes sans se préoccuper de la vie grouillante autour de lui. La fumée se faisait plus âpre et plus dense. Le feu respirait, le feu mangeait, le feu bientôt mourrait après avoir consommé son lieu de vie. La poutre céda dans un grand fracas faisant écrouler le bâtiment apaisant momentanément l'enfer du brasier, l'étouffant un instant.

Durant ce moment Nous aperçut en un éclair la chevelure égale au feu qu'il avait entrevue au cimetière. Il posa son regard sur elle la voyant tout comme lui s'extasier sur cet élément à la fois chaud, lumineux et rassurant mais aussi brûlant, frénétique et destructeur.

Le ciel de Dieppe s'embrasait de flammèches scintillantes, dans son esprit Eux jubilaient, auraient-ils eu des mains qu'ils auraient applaudit d'une joie enfantine.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

ANGEL EL FEROZ

Il marche au milieu de la rue en regardant le ciel rougeoyant, ne cherche pas à se dissimuler cette fois, ses pas résonnent sur les pavés, ses mains sont fourrées dans ses poches. Une d'entre elles serre un petit poignard d'appoint, on se sait jamais ce qui peut arriver dans les ruelles la nuit... Il y a tellement de brigants par les temps qui courrent. Cette image étire ses lèvres en un petit sourire moqueur.

Silencieux le farouche avance, suivant des yeux les volutes de fumée.
Plus il approche et plus les craquements du bois rongé par les flammes se font présents. Angel avait repéré et suivait depuis un petit moment l'homme du cimetierre. Peut être que ce dernier a aussi senti sa présence, sans doute même.
Quoi qu'il en est, il ne montre rien.

Nous est là, à quelques enjambées, admiratif de ce spectacle, comme hypnotisé.
El féroz prend appui contre un mur attenant, et jouant de sa brindille entre les dents, regarde la scène, immobile, contrairement à la foulle qui grouille désorganisée sous l'effet de l'affolement.
Les Gaùchos sont étranges pense-t-il, stupides et étranges, aucun ne fait preuve du moindre esprit de groupe. Lui a appris cela dès son plus jeune âge et s'en est volontairement détaché, aujourd'hui il agit seul. Angel se gausse de les voir telles des fourmis à qui on aurait d'un coup de pied fait voler en éclat la fourmillière.

Les flammes font danser les ombres sur le visage du ténébreux qui affiche un grand sourire de circonstance.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:51

KALIAN

La présence des femmes n’était pas un hasard. Elles étaient là pour Aurora, elles étaient venues la chercher. Un sourcil se lève légèrement alors qu’elle essaye de comprendre. Pourquoi en voulait-on à la nourrice de son fils ? C’était insensé. C’était une femme lambda qui… avait voulu tuer sa sœur. Sourire venant la frapper de plein fouet, comme si cette taverne brûlant l’aidait à recouvrer certaines périodes qu’elle aurait préféré oublier à tout jamais. Comme si ce feu l’avait aidé à la ramener dans cette demeure où elle L’avait rencontré.

Secouant légèrement la tête alors qu’un craquement la fait revenir à la réalité, elle regarde autour d’elle, semblant découvrir pour la première fois le lieu où elle se trouve. Que se passait-il donc ? Que lui arrivait-il ? Ca n’était pas le moment, pas maintenant… Elle s’approche doucement d’Aurora, regardant les autres courir en dehors du bâtiment, ce qu’elles allaient devoir faire. La fumée devenait étouffante, rendant difficile la respiration, brûlant les poumons. La chaleur montait rapidement, des gouttes de sueur commençant à perler sur son front.


Aurora a écrit:
Tu ferais mieux de déguerpir et de trouver un moyen de te sortir de cette situation… Je donne pas cher de ta carcasse sinon.
Parce que tu crois qu’elles m’effraient ?

Son visage souriant se tourne vers la jeune femme. Un visage qui se rapprochait plus de celui de leur première rencontre, dans cette auberge, elle ne savait plus où… Quelque chose de malsain flottait en elle, quelque chose qu’elle n’aurait su décrire, mais qui la rendait repoussante, détestable.

Je préfère m’amuser… Et comme tu peux le remarquer, on ne peut plus sortir par la porte de derrière.

Prendre une inspiration avant de parler à nouveau. Fermer son esprit à ces différentes images venant la titiller. Ca n’était pas le moment pour entamer une conversation, il fallait se décider à sortir d’ici, et rapidement. Tout allait bientôt s’effondrer. Un regard de dégoût se pose sur la chienne.

Sortons d’ici. Je ferai couler le sang de quiconque te toucheras, puisque tu ne sais que t’attirer des ennuis.

Ce qui la faisait dire ça ? Elle ne s’en souvenait pas et ne voulait pas savoir. Elle savait qu’elle avait une dette envers cette fichue femme, elle savait qu’elle lui devait beaucoup. Qu’elle lui devait la vie… Pourtant… Un léger grognement alors qu’elle sort la dague rangée sagement près de sa hanche. Elle n’était pas apte à se battre, pas encore. Sa convalescence n’avait pas encore touché à sa fin. Son flanc la lançait encore lorsqu’elle insistait trop et…


Aurora a écrit:
Tu ne feras rien couler du tout… Tu rentres retrouver ta sœur ! C’est mon problème, pas le tien.
Non. Je te dois quelque chose. Et je ne crois pas que tu sois en mesure de discuter !

Pas le temps de parlementer plus longtemps. Attrapant brusquement Aurora par le bras, elle l’entraîne avec elle vers la porte pour sortir dans un bruit fracassant. Juste le temps de se retourner pour voir le bâtiment dans lequel elles étaient quelques secondes plutôt s’effondrer sur lui-même. Une grande inspiration alors que de l’air moins enfumé pénètre ses poumons.

Chercher maintenant la rousse qui avait attenté à la vie des occupants de l’auberge. Chercher les deux femmes tentant de s’en prendre à Aurora. Et surtout ne pas quitter la chienne d’une semelle. Si seulement elle avait laissé un mot à sa sœur pour lui dire où elle se trouvait… Si seulement elle avait su plutôt qu’elle viendrait par ici…

Sa main se resserre autour de la garde de son arme qu’elle tenait toujours. Son cœur se mit à battre plus vite, l’adrénaline de l’idée d’un combat à venir montant dans ses veines. Retrouver cette sensation étrange qu’elle avait toujours lorsqu’elle partait en mission. Retrouver ce jeu avec la mort qui l’effrayait de moins en moins. Cette danse macabre avec la faucheuse. Se rapprocher légèrement d’Aurora, pour faire comprendre qu’elle était de la partie. Un léger sourire commençant à flotter sur ses lèvres.


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LILIDU

Lili sortait de son bureau quand une odeur de brûler la pris au nez et à la gorge.

Mais...mais... LE SFP!!!

Elle courut en direction de la taverne pour voir si elle pouvait faire quelque chose. Malheureusement tout sembler bien entamé.

Elle crut entendre quelques voix à l'intérieur, elle cria alors "Callixxxxxx Fouuuuuu..."

...Mais il ne semblait pas s'agir d'eux. Elle pensa alors à

"Cattttttt, Demm",

puis

"Kataraaaa"

Mais ce n'était pas eux non plus. Les voix ne lui étaient pas familière. Serait-ce possible que ce soit des étrangers qui aient volontairement mis le feu pour piller?? Il semblait y avoir tellement de monde à l'intérieur que cela lui parrut peu probable mais la catastrophe si elle aboutissait donnerait lieu à un véritable drame.

Connaissant bien les lieux, suite au fait que Fou l'avait enfermé à son arrivée à Dieppe et qu'elle y avait alors élu domicile quelques jours, elle fit le tour par la grange. Elle se rappelait que, de là, elle pouvait rejoindre la cuisine mais... elle avait si peur et puis ces gens elle ne semblait pas les connaître...
Elle pensa alors à la petite Siobhan puis à Katara qui aimait aussi beaucoup venir jouer ici avec Cat, les enfants avaient toujours eu cet effet là sur elle; ils lui donnaient une force pas croyable à déplacer des montagnes. Elle se décidait donc à rentrer...


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LEMAYEUR

Dans la grange, à l'arrière du bâtiment en feu

Le regard empli de haine et d’incompréhension mêlés, le Fou fit une pause au milieu de la grange. Il ne faudrait pas pour autant qu’ils s’y attardent trop, le fenil agirait rapidement comme une poudrière sur le brasier.
Avant de sortir probablement pour la dernière fois de cet endroit qui lui était si cher, il tenait à s’assurer que personne n’avait été laissé pour compte. Cath et son frère, Meliana et ses deux enfants et bien sur Callix et Siobhan étaient là. Tous avec des mines diverses exprimant à sa manière l’émotion qu’il vivait au moment.

Bon on est tous là sauf ses enragées mais qu’elles se débrouillent. Par contre on reste pas là, si les flammes arrivent jusqu’ici ça sera vite l’enfer.

C'était déjà l'enfer pourtant. Sa fille, qui pleurait doucement, toujours fermement serrée dans ses bras protecteurs, il s’avança vers la porte de la grange qui débouchait sur la place St Semin. Celle-ci s’ouvrit avec fracas sur le Lieutenant.

Lili !!! s’écria-t-il, faut déquerpir au plus vite, vu les stocks de calva à l’intérieur et la paille qu’il y a ici, ça va pêter !!!

Même s’il avait toujours eu tendance à régler ses affaires seul ou en famille, la présence de Lili le réconfortait. Non pas pour l’arrestation éventuelle des incendiaires, chose somme tout assez rare à Dieppe, mais sur la capacité qu’elle aurait de le dissuader de commettre l’irréparable à leur égard.
Il posa ses yeux sur le bidou épanoui de son épouse. N’était-ce pas là finalement la meilleure dissuasion ?
Le temps n’était pas à l’attendrissement mais à la fuite. Il rouvrit violement la porte extérieure de la grange et hurla pour être entendu de tous dans les ronflement des flammes

Tous dehors !!!!!!

Rendu à l’extérieur, il put constater avec rage et désolation que la taverne n’était plus qu’un amas de poutres se consumant dans des crépitements et craquements sinistres. Après s’être porté à distance respectueuse du brasier qui avait commencé son œuvre destructrice sur quelques bâtiments proches, il secoua lentement la tête avant de l’enfouir dans la chevelure rousse de sa fille.

Pou'quoi Papaaaaaaa ?


A cette question son cœur se serra un peu plus de ne bien sur pas pouvoir répondre à sa fille, pas plus qu'à lui même d'ailleurs.

L’es où Roraaaa ?

Il l’avait oublié celle-là. Il était pas sur d’avoir bien suivi ce qui c’était passé, mais elle lui devait au moins une explication et puis surtout il ne fallait pas qu’aux dégâts matériels viennent s’ajouter les dommages physiques. Il confia sa fille à Lili avant de contourner largement le bâtiment embrasé de manière à pouvoir garder un œil sur sa petite tribu tout en observant les abords de l’entrée principale du feu Syl Fou Plait


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AURORA

Pas la peine de se remémorer Paris et la demeure du maître. Ce chant funèbre, la créature l’a déjà entendu. Hurlement du bois qui s’embrase. Crépitement qui sonne le glas.
La rousse dans cette tragédie devient Néron. Sa bolas une Lyre. Le Syl Fou Plaît Rome. Le pavé le sommet du Quirinal. Mais ni Kalian, ni Aurora ne seront le peuple brûlé vif.

Ils sont tous sortis. Les indigènes les premiers par la porte de service, les mercenaires par l’entrée principale. Il ne reste que l’inconnu au charme déroutant, la métisse et elle. S’attarder dans ce brasier alors que ses poumons se compriment, que les poutres menacent de s’effondrer. Kalian lui parle et l’entraine vers le dehors, vers l’air purifiant nécessaire à leurs bronches. Pourtant la conversation ne lui plait pas. Sa voix chargée de colère, ses mots méprisants. Une partie d’elle-même sent qu’elle le mérite mais pas la chienne. Elle, n’a que faire des reproches, veut en découdre, se libérer de cette tension. Elle est la Constantine, la chienne, la mercenaire.
Enivrée ses muscles se bandent, sort sa dague. La fait glisser dans sa main, la lame effleure son avant bras. Se parer à une attaque fourbe de la flamboyante.
Son regard se pose sur l’étranger. Que faisait-il encore à l’intérieur ?

Sors de là !
crie-t-elle à l’étranger joignant à ses paroles le geste.

D’ailleurs pourquoi était-il encore à l’intérieur ? Des questions comme celle-là n’ont pas leur place au présent. La créature qui c’est fait happer brusquement, ne peut que regarder s’il les suit. Heureusement d’ailleurs que sa silhouette c’est dessiné à l’extérieur car déjà le SFP ressemblait à un énorme bûcher.

Son esprit essayait à toute vitesse de faire le récapitulatif de la situation. Elle savait à présent pour qui était venues les mercenaires. Leur but, était flou. La voulaient-elles morte ou vive ? Qui est le commanditaire ? Son maître… Non, Le Morlhon aurait utilisé un moyen beaucoup plus sadique, une méthode plus subtile pour l’amener à lui. Jamais il ne laisserait quiconque abimer sa chose, lui seul avait le droit de vie et de mort sur elle.
Cécile ? La garce aurait-elle eu vent de la survie de la métisse ? Ou est-ce une simple revanche sur son père. L’adolescente ne pouvait… Son sourire s’agrandit… Trahir la bête.
Soit, s’il fallait affronter les deux femmes pour connaître le commanditaire, la créature y prendrait plaisir.

La main de la métisse toujours accrochée, lui jeter un regard des plus sombres. Fallait la protéger… Oui mais cette fois l’éloigner. Kalian toujours en convalescence ne pourrait lui être d’aucune aide.

Dégage !
S’entend-elle prononcer. Tu seras plus un poids pour moi qu’autre chose.

Chaleur étouffante malgré le froid. La sueur perle dans son dos. Sa vue encore brouillée par la fumée dense. Cinq silhouettes leurs font face. S’essuyer les yeux pour vérifier encore. La rousse et son acolyte… Trois hommes qui sortent d’on ne sait où… Badauds attirés par le feu ? Renfort restaient en arrière des deux mercenaires ? Pourtant à y regarder de plus près la flamboyante accoudé contre un mur, contemple son œuvre.

Tu comptes rester planter là encore longtemps ?

Visage souriant, attendre sur le qui-vive tous les muscles bandés qu’elle s’approche. Si elle croit que la créature fera le premier pas, elle se trompe lourdement. Eclat argenté dans son regard assassin brille.


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AARRON

La belle blonde l’envoie paître comme jamais. Il en presque choqué de ses mots. Tous se brouillent dans sa tête, tout va très vite. La belle rousse enflamme la taverne, les flammes lèchent, embrassent les murs, les rideaux, les tables. Tout va très vite, trop vite. Il est subjugué par cette scène, impossible de bouger, de réagir. Les deux sauvages sortent de la taverne, il a même pas fait attention que les autres clients sont sortit par derrière. Voilà que la belle métisse et Aurora discutent, mais il ne comprend rien, ne tente même pas de sortir, de sauver sa vie.

A quoi bon ? Chaque pas qu’il croit faire en avant pour sa sœur le ramène à la dure réalité, aux difficiles questions qu’il peut se poser. Est-elle encore en vie ? Comment va-t-elle ? Où est-elle ? Il se remémore leurs moments gais à Athènes, leurs peines, leurs enfances. Il reste là, planté, sans bouger, jusqu’à ce que la belle Aurora le bouscule, lui hurlant de sortir de là. Il sort de ses songes, rapidement, secouant la tête. Il suit les deux femmes, mais pourquoi sortir de là ?

Il soupire, avance sans vraiment se rendre compte. Ne serait-ce pas une belle mort que de se laisser avaler par ses flammes ? Il ne sait pas, il ne sait plus ou il en est. Ce qu’il doit faire ni le pourquoi. A quoi bon continuer de se battre dans cet enfer. Même l’ambiance étouffante, le manque d’air ne le ramène pas à la raison, pourtant ses pieds le font avancer, jusque devant la taverne avant que la dernière poutre ne tombe dans un hurlement terrifiant et pourtant si bon à entendre. Il observe la rousse, la blonde, les autres personnes autour qu’il ne connaît pas. Aurora est toujours là, la métisse aussi. Aarron ne sait quoi faire, ni quel parti prendre. D’ailleurs que veut-elle à Aurora, la belle rousse, la belle flamboyante. Elle semble si contente de ce qu’elle vient de faire, elle contemple son œuvre. Mais pourquoi ?

Trop de question sans réponse, il a l’air d’un idiot, planté là. Il s’éloigne un peu, se mettant à l’opposer de la taverne, s’appuye sur le mur, le regard dans le vide. Il avait voulu mourir à l’instant précis, il se sent moue, sans utilité, il soupire murmurant à lui-même et à voix haute.

Pou’quoi ? je se’t à rien…

Il est certain que personne n’a entendu ses mots… et pourtant…
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:52

RAVEN

Raven était concentrée sur le nouvel arrivant qui ne semblait pas trop apprécier sa réponse. Elle n’en avait que faire comme toujours. Elle n’était pas là que pour faire jolie dans le tableau, elle avait un boulot à faire et rentrer au plutôt n’était pas à dénier puisqu’il serait là sans doute. Depuis combien de temps étaient ils partis ? Elle n’aurait su le dire, trop longtemps déjà. Trop longtemps puisque loin de ces bras elle ne supportait que trop durement. Elle chassa l’image de Kaerven qui lui vient en tête, si doux, ce sourire angélique, le seul et l’unique qu’elle l’est vu faire depuis qu’elle le connaissait, lorsqu’elle lui avait dit qu’elle l’aimait. Enfin si elle mourrait dans les flammes étouffantes, son visage serait au moins la dernière image qu’elle amènerait avec elle. Elle n’eu pas ce loisir puisque Xandrya la traina rapidement à l’extérieur au grincement des poutres qui crépitaient sous le feu devenu l’enfer du SFP, laissant les 3 autres dans leurs tombes sataniques.

Le froid du vent fut la première chose qu’elle senti, comme une vague de renaissance en soi. Ses yeux s’habituèrent assez facilement à son nouvel environnement. Elle vit ensuite deux hommes, le premier elle le reconnu, c’était le mort-vivant du cimetière qui était resté avec Vicious. L’autre jamais vu par contre. Où était cet encapuchonné d’ailleurs ? Si lui était là, l’autre était mort certainement. Un compagnon d’arme dans les cieux. Son vœu avait été exaucé apparemment. Pas une très grande perte alors, si ce moins que rien avec sa langue de vipère ne s’en était pas sorti, c’est qu’il ne méritait pas d’appartenir à leur clan. Elle jeta tout de même un regard noir dans leurs directions, ses yeux acier transperçant les leurs. Elle donna un léger coup de coude à sa cheftaine et un hochement de tête pour lui démontrer les nouveaux venus. Les problèmes n’allaient surement plus tarder. C’est à ce moment précis que ceux qui auraient du mourir dans le braisier sortirent un à la suite de l’autre. Aurora, cette mégère jeta rapidement celle qui voulait lui venir en aide. Toute cette histoire n’était pas claire mais le corbeau n’était pas là pour débattre de ce sujet. Elles devaient la ramener et avec le nouveau maitre on ne rigolait pas. Il leurs avait démontré tout la grandeur de son pouvoir avec sa sanctification de ses mains. Valait mieux pas l’énerver celui la, et de plus il avait gardé le slogan du clan : Ta mission du honoreras ou ta vie tu perdras. Elle tenait encore à la sienne alors, il voulait cette nana, il l’aurait !
Sa nouvelle tête de turque sorti, s’appuya contre un mur non loin d’eux. Il avait l’air affable et prêt à se laisser envahir par un état de mélancolie extrême. Encore une dépressif apparemment, quelle chance ! Elle avait le don des attirés ou quoi ? Il était mignon dans son genre mais elle avait eu assez à supporter Vicious pendant un petit moment.

Elle retourna son attention sur Xand qui faisait face à leur victime. Elles n’étaient plus que deux. Deux derrières elles qui venaient du cimetière et surement agressifs, pas de leur coté. Devant deux femmes, pas trop dur à arrêter si nécessaire et l’étranger qui ont ne savait pas de quel coté le ranger celui là. Raven chuchota à sa patronne

Je couvre tes fesses ma chérie et je prends les ténébreux mort vivant, tu te débrouilleras avec les fillettes ? Et l’autre… Hum… laisse le pleurer, on verra après !

Elle se mit dos à elle avant d’entendre sa réponse, elle sentait la chaleur que la rouquine dégageait dans son dos. Si elle devait mourir au combat, elles se seraient battu jusqu’au dernier souffle leurs restant. Raven n’avait pas l’intention de partir aussi facilement, elle ne se laissait pas abattre par deux petits zombies sortis de nulle part. Elle se souvient de ce que le dernier qui avait osé la défier dans la forêt de Carcassonne. Un sourire ravissant gravit la blonde à se souvenir plus qu’alléchant de voir le sang s’écouler encore une fois, de sentir les larmes transpercé la chair de chaque coup porté. Un frisson jouissif s’empara d’elle. Elle était prête et confiante, le reste ne serait que sa destinée.

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CALLIXTA

Tout le monde était dans la grange alors que le SFP partait en flammes, son ange noir avait pris la direction des choses devant le coté dépassé de tout ça, même Callix, d’habitude si calme dans ce genre de folie, perdait tout contrôle, inquiète pour sa poussière d’étoiles, pour ses amis, pour son ange, pour tout ceux qui se trouvait là, ainsi que pour elle et son bébé qui se manifestait avec véhémence.
Une partie d’elle s’envolait dans les cendres de sa taverne, le renouveau de sa vie, l’endroit où tout avait commencé, ses amis, la rencontre avec son époux, les joies, les peines, les ragots de Dieppe, tant de souvenirs disparaissaient avec cet établissement si cher à son cœur.

La gorge serrée, elle sortit de ses songes en voyant son Fou s’agiter et se diriger vers la porte qui s’ouvrit avant qu’il ne l’atteigne, Lili entrait dans ce brasier, était elle inconsciente ? Sans doute autant que le jour où elle avait accepté de les aider à faire disparaître le corps de cet inconnu qui avait attaqué Kamra et qu’elle avait égorgé.
Une femme au grand cœur, un lieutenant hors pair, mais surtout son amie, les cris de son aimé ordonnant de sortir, firent bouger Callixta plus vite qu’elle ne l’aurait cru, mais surtout les pleurs de sa fille.

Enfin ils étaient tous au dehors, l’air frais dans ses poumons lui arracha des larmes, de joie, de douleur, de peine, elle-même n’aurait su le dire tout se bousculait dans son esprit, un pan de sa vie s’effaçait alors qu’un autre se faisait violemment ressentir.
Lentement elle se laissa glisser le long d’un des murs de la Tour, son chez elle, son point d’ancrage, son havre de paix, la sauvageonne à bout de force entre l’enlèvement de sa fille et ça, chercha son amour du regard, le voyant s’éloigner.

En premier lieu, elle chercha Siobhan du regard, la trouvant à jouer avec Lili, poussant sur ses mains, elle ne pu se redresser, impossible les contractions étaient bien trop douloureuses, et au moindre mouvement le fruit de leur amour montrait son désaccord.
Impuissante, elle voyant son ange noir, se rapprocher de là où il pouvait sûrement voir la furie qui avait incendié la taverne qu’il avait menacé et il tenait toujours ses promesses, Callix sentit la colère et la peur l’envahir ne sachant que faire pour le ramener à la raison.

Attrapant la jupe de Cat qui était à sa portée, elle tira violemment dessus, manquant de faire tomber la pauvresse et la fixa droit dans les yeux.

Cat, va me le chercher !!!! Si il refuse dis lui que j’accouche, ça devrait le raisonner et puis si ça continue comme ça c’est sûrement ce qui va arriver !!!
S’il te plait…


Le regard océan de Callix était plein de colère et pourtant implorant espérant que sa petite Cat ferait ce qu’elle lui demandait.


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XANDRYA

Le spectacle était vraiment de toute beauté, ses volutes de rouge orangé l’apaisait en faisant cependant monter l’adrénaline dans tout son être, lui lançant de petites piques le long de sa colonne vertébrale comme lorsqu’elle était près de lui, vision toute aussi hypnotique.
Sa proie s’était enfin décidée à sortir, elle se serait mal vue expliquer comment cette femme qu’elle devait ramener était morte, le maître le lui avait bien précisé il la voulait vivante, et elle n’avait nulle envie d’être l’objet de son courroux au vu de la démonstration qu’il avait fait lors de la réunion.
Le regard glacé de Xandrya, contrastant avec le feu de ses cheveux, se figea sur Aurora, qu’est-ce qu’elle pouvait bien savoir, qu’est-ce qu’elle pouvait bien représenter pour qu’il la veuille… Elle semblait somme toute assez banale si on exceptait la griffe qui ornait son doigt et sa manière d’être.

Alors qu'Aurora la regardait et qu’elle la provoquait de belles paroles, l’oiseau blond lui donna un coup de coude en lui indiquant une direction toute autre que celle de la cible, détournant légèrement la tête, la rouquine aperçut le masque du cimetière ainsi qu’une ombre inconnue à la longue chevelure.
Un sourire étrange se dessina sur son visage, et s’adressa à lui, sur un ton assez sarcastique, guettant toujours la Constantine du coin de l’œil.

T’es en vie, bien joué !!! En plus t’as réussi à le faire parler pour nous retrouver… à moins que ce ne soit le feu qui t’ai attiré…
D’un sens ou d’un autre, bienvenue, je connais un endroit où tu te plairais.


Regardant la métisse qui venait de se faire gentiment envoyer promener, elle sorti une lame de lancé et l’envoya au masque, un sourire mesquin aux lèvres, en lui indiquant la femme à la peau teintée.

Si elle te tentes amuse toi… le masque ou quelque soit ton nom, tu feras tes preuves et je te promet quelque chose de sympa à la clé.

Un clin d’œil, l’arme qu’elle lui avait envoyé pouvait très bien se retourner contre elle, mais pour qui pour quoi, elle avait le sentiment que ça ne serait pas le cas.
Acquiessant à Raven, elle la laissa aller vers l’ombre et le masque, la réaction de ce dernier déciderait de la suite, pour sa part elle avait d’autres chats à fouetter, une chienne plus précisément.
L’étranger semblait ne pas bouger, dommage, il aurait pu être utile, lentement Xandrya se dirigea vers Aurora, levant le regard vers la grange de la taverne, l’inconscient qui l’avait menacé l’observait, une autre lame fut sorti rapidement de son brassard et envoyé dans sa direction.

Va t’occuper de ta grosse et de ta gosse, sinon tu verras pas le prochain !!!

La Constantine n’était plus qu’à quelques centimètres, Xandrya s’approcha jusqu’à se coller à elle, plongeant son regard azur dans la noirceur du sien, la défiant arme en main, scorpion fuselé d’un coté, dague acérée de l’autre.
Dans un murmure, l’impétueuse se mit à susurrer ses lèvres effleurant celles de sa proie.

Et là… Ca te va chérie… On commence à jouer quand tu veux…

Le regard de la belle rousse resta ancré dans celui de la femme aux cheveux de jais, tout aussi sombre que ses yeux noirs, attendant une réaction, parée à réagir au moindre mouvement.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:52

ELWEEN

Arrivant a Dieppe

Le docteur arrivait enfin sur les hauteur qui donnait sur sa ville de coeur . Alangui par un long voyage semé d'embuches , son scalpel encore ensanglanté par sa derniere rencontre avec un pseudo brigand des grands chemins qui en voulait a sa bourse bien maigre . Il gardait les yeux fermés pour ressentir toute l'ampleur du plaisir de revoir sa chere et tendre Dieppe , humant l'air marin , air salin qui s .... Il ouvrit les yeux redoutant le spectacle qu'il allait decouvrir

Dieppe se consumait , des flammes lechaient le reste des habitations encore debouts , regard horrifié vers l'hopital qui n est deja plus que cendre , le brasier semblait venir du Syl fou Plait ou un attroupement statique malgres l'urgence de la situation restait petrifié comme impuissant ; Moin d'une segonde pour se mettre a courir vers la taverne , devalant le la pente menant a la grande porte , chutant et se relevant a mainte reprise il penetre enfin dans l enceinte de la ville , la fumée le prend a la gorge alors qu'il se dirige vers le groupe ....La sergente , Callixta et sa puce , Cat et d'autre se trouve là comme hypnotisé par le feu ...

Ho !! Hey !! Il reste quelqu'un a l interrieur ? Il y a des blessés ? Salut au fait !!
lache t il arrivant essoufflé

Pret a penetrer dans ce qu'il reste du Sfp c est a dire pas grand chose et cherchant meme des yeux un moyen d'y entrer

Callix il est ou ton fou ??? Pas la dedans dis moi !!!

Suivant le regard de la sauvageonne il apperçoit le futur pere qui a l air d attendre quelquechose ou plutot quelqu'un ....

Il reste qui dans ce foutoir Callix ??


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CALLIXTA

Son regard toujours dans celui de Cat, Callix vit une tornade s'abattre non loin d'elle, assaillie de questions, une voix connue et non entendue depuis déjà quelques temps.
Détournant la tête, elle aperçut le doc qui s'agitait en tout sens, posant milles questions, justement à elle qui n'était pas franchement dans l'état de répondre.

Dissimulant son mal-être, ne souhaitant pas qu'El s'occupe d'elle vu l'état dans lequel ressortait ses patients, elle lui adressa un léger sourire.
[color:d20f=cyan)
Y'a pu personne El, Fou est là-bas et bonjour à toi aussi.

La sauvageonne ignorait si les furies étaient sorties ou non de cette fournaise qui emportait sa taverne, et mesquinement elle s'en contrefichait, ses amis et sa famille étaient sauvés, les autres charognes pouvaiant bien crevées.

El rend moi service va chercher mon Fou s'il te plait, ramène le moi, Cat est épuisée et a autant besoin que moi dee se poser

Tirant un peu plus sur la jupe de sa petite boulasseuse, elle l'obligea à s'assoier avant de lui murmurer à l'oreille.

Je l'adore mais je veux pas qu'il me touche toi reste avec moi au cas où, je crois que Méli ne va pas bien tu sais et je ne suis pas sure qu'elle sache si j'ai besoin...

Jetant un regard à la marraine de son époux, elle la trouva étrangement pâle, comme si elle était souffrante.

Ca va Méli ?


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FOUINE LE MILLARD

Xandrya a écrit:Bouges maraud !!!

B'sser le regard, faire profil bas. R'tez le millard d'là-haut. Dans quel'embrouille ce sont coller dans c'pays...
S'taire, s'taire et s'rentrer dans l'noir. Un mur, ah y'en a un là. Confortab' et tout, dans l'omb'. Parfait.

Holà ! Marchons, les gueux,
Errant sans feu ni lieu, Bissac et ventre creux,
Marchons, les gueux !

Kyrie, eleison,
Miserere nostri.


Chuch'ter doucement sa chanson. SA chanson. Garder la mirante sur tout. Glisser une paluche dans l'sac pour en tirer une madeleine et la suçoter.
Avant d'la lâcher de surprise. LES v'là!! Vivantes et sentant l'cramer.
Ta gueule et observe, l'millard.

Bissac et ventre creux,
Aux jours calamiteux,
Bannis et malchanceux,
Marchons, les gueux !

Kyrie, eleison,
Miserere nostri.


Nan mais atta là, c'croit où la rouquine là? S'prend pour qui? Dieul'père? Comment qu'elle se la pète?
La mitaine plonge à nouveau dans l'sac, et en tire une longue lame argentée, finement affûtée mais frottée dans la limaille pour ne pas briller.
N'pas attirer l'attention de l'aut' grande gigue sur quiqu'elle compte.
N'pas oublier: rester dans l'ombre et chourrer. R'ster dans l'ombre et 'couter.

En quête d'autres cieux,
Rouleux aux pieds poudreux,
Ce soir chez le Bon Dieu,
Frappez, les gueux !

Kyrie, eleison,
Miserere nostri.


R'stez tapi, n'plus respirer. Jusse attendre aux aguets, sans bruits. Mouftez petites poules, mouftez...
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:53

LEMAYEUR

La chaleur de l’incendie lui cuisait le visage mais il avait grand peine à en détacher son regard. Le tourbillon des flammes et de l’acre fumée conjugués aux craquements sinistres, ponctués de sourdes explosions lorsque le feu atteignit la réserve de calva agissaient sur lui comme une hypnose. Tant de souvenirs enfouis dans ces flammes, tant de douleurs toujours prêtes à refaire surface quand on le croyait à jamais éteintes.

Mais surtout, contrairement à l’incendie de la foire, il avait à portée de main la possibilité de se venger de suite. Folie ou raison, il n’en était pas aux spéculations. Seule la profonde écorchure qui le déchirait comptait. Pourtant le fil de vie que portait Callix le retenait. Tout comme Siobhan, l’enfant à venir avait besoin de lui. Callixta de même et plus particulièrement dans les moments qui ne tarderaient pas à arriver. Donner vie, tout rebâtir, ici ou ailleurs. Mais là non plus il n’était pas temps d’échafauder ce genre de projet. Vengeance, pas à n’importe quel prix mais au moins tenter.

Il porta son regard vers ses amis attroupés. Callix assise à même le sol, adossée aux murs puissants de la Tour était bien entourée. Meli, accoucheuse de son état, Cathy amie sincère et même le fameux boucher qui faisait sa réapparition au village après une longue absence. Cette présence inquiétante était contrebalancée par celle de Lili qui ne le laisserait pas faire n’importe quoi. De toute façon, le Fou n’en n’aurait pas pour longtemps, à défaut de vengeance il pourrait toujours se contenter de cracher sa haine au visage de la tempête rousse.

A près avoir lancé un regard déterminé qui se voulait rassurant en direction de son épouse il s’avança prudemment vers la femme tout aussi subjuguée que lui par le feu.
Elle le vit s’approcher et lança une fine lame en sa direction. Le lancer était précis et il ne du rien faire pour l’éviter. Manifestement elle n’avait pas voulu le toucher cette fois, la lame vint se ficher dans un bruit mat dans le tronc de l’arbre auprès duquel il était posté.
Insensible à la nouvelle menace, sa haine attisée par l’insulte, il récupéra la dague et la regarda longuement.

Sans grande particularité, elle était par contre parfaitement équilibrée et affûtée avec soin.
Elle voulait jouer à ce petit jeu ? Elle ne savait pas à qui elle avait à faire. Des années passées à lancer le couteau sur les champs de foire de toute l'aristotélité ne s’oubliaient pas si facilement. D’un geste vif, il lança la dague de la femme dans sa direction, prenant les mêmes précautions qu’elle avait eues à son endroit.
La lame vint se ficher dans le colombage du mur tout proche de la roussaude.
Il se saisit de sa propre dague et lui déclara d’un ton fort, froid et déterminé.

Autant de ma part belle incendiaire.

La lame entre le pouce et l’index de sa main droite, les bras le long du corps, il se préparait à l’affrontement.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

LILIDU

Enfin décidée à entrer dans la taverne Lili tombait nez à nez sur le fou. Il lui criait de sortir au plus vite et voyant que tous suivaient, Callixta, Cat et Siobhan elle s'exécuta.
Elle demandait en vain si tous étaient sortis car elle avait entendu des voix peu familières à l'intérieur mais personne ne semblait l'entendre, ils avaient l'air si perturbé à commencer par Sio qu'elle l'a pris dans ses bras, la serrant très fort, et l'écarta de tout cet horrible spectacle en se dirigeant avec Cat et Callix vers la tour.
Apercevant Callix vascillante contre un des murs de la Tour, elle posa Siobhan par terre pour aller voir sa maman :

Tu ne bouges pas toi, d'accord ?
dit-elle au petit ange avec une voix aussi douce et rassurante que possible dans ces circonstances.

Callix ça va ? Le bébé ?
Rentrons, il faut que tu penses d'abord à tes deux petits bout et donner naissance à même la terre, les cailloux et la poussières je doute que ce soit l'idéal !!
Cat va aller le chercher ton fou et je suis sûre qu'à la pensée que tu puisses accoucher là maintenant il va revenir au plus vite.
Mais pourquoi est-il repartis au SFP au fait, il reste des gens à l'intérieur ?

A mesure que Callix lui racontait brèvement ce qu'il s'était passé, elle comprenait que ramenait le fou ne serait pas si simple que ça. Elle commencait à bien les connaître tous les deux.

Bon Cat est partie et pour l'instant nous ne pouvons rien faire de plus alors c'est moi qui vais m'occuper de toi, on ne va pas te laisser installer ainsi. Et ne t'inquiète pas si Cat ne reviens pas très vite j'irais te le chercher moi et je peux t'assurer qu'il viendra par la peau des fesse s'il le faut !!

Se rappelant que Callix était particulièrement jalouse et essayant d'amener sa petite touche d'humour dans un moment comme celui-ci, elle ajouta : " Enfin par le tissu de sa culotte bien sûr ^^"

Elle repris Siobhan dans ses bras et aida Callixta à entrer dans la tour.

Je crois que nous n'aurons pas assez de force pour te mener à l'étage ?? Tu m'aide Sio on va préparer un petit nid douillé ici pour maman.

La gamine la regardait avec des grands yeux interrogateurs, tout cela devait être beaucoup pour elle, déjà devenir grande soeur c'est pas si simple.


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TITE CATHY

Les événements s'enchaînaient à une vitesse impressionnante : sortis in extremis de la taverne, les rescapés, le visage noir de suie sur lequel des sillons avaient été dessinés par les larmes, se regardaient tous consternés, hébétés par ce qui venait de se produire et qu'ils n'avaient pas encore tout à fait réalisé.

Fou commença à compter le troupeau et une fois assuré que son cheptel était au complet, il leur ordonna de sortir : ce n'était pas le moment d'être transformés en poulets rôtis. Sio, protégée par ses bras, pleurait doucement. Décidément, même en pleine tourmente, la pitchoune ne se faisait pas remarquer.

Lili, sans doute alertée par les flammes, ouvrit la porte de la grange à toute volée et tous sortirent à la suite de Fou, qui confia ensuite la poussière d'étoiles à la lieutenante avant de se rediriger vers le SFP ou plutôt de ce qu'il en restait, le regard noir. Cat sentit un frisson lui parcourir l'échine en le voyant transformé de la sorte et sentit ses jambes trembler lorsqu'elle prit conscience que la rousse incendiaire croiserait sa route si elle avait réussi à sortir du brasier. Elle pria intérieurement pour que Fou reste maître de lui-même mais après ce qu'elle avait vu la veille, rien n'était moins sûr.

Perdue dans ses pensées, Cat ne remarqua pas tout de suite l'état de faiblesse extrême de Callix. Alors que son regard scrutait la scène, elle l'aperçut adossée ou plutôt avachie sur un mur de la Tour et se dirigea immédiatement vers elle. Elle n'eut pas le temps d'articuler le moindre son : Callix l'avait violemment saisie par sa jupe et Cat manqua de se retrouver les quatre fers en l'air.
Le regard de la belle se ficha dans les siens ; il semblait être le jeu d'une lutte duale entre la tristesse et la colère, la peur et la douleur. Cat déglutit, enregistra les consignes de la tavernière déchue et s'apprêtait à ouvrir la bouche pour répondre lorsque Lili arriva vers elles.
Cat l'écouta et allait pour mander Fou lorsque El fit son apparition, un baluchon sur l'épaule et visiblement essouflé. L'heure ne se prêtait pas vraiment aux retrouvailles...

Callix lui répondit brièvement et avait visiblement envie qu'il aille voir ailleurs si elle y était ; Cat en comprit la raison lorsqu'elle la fit asseoir et lui murmura quelques mots dans le creux de l'oreille. Cat lui répondit par un petit signe de tête et ferma les yeux quelques secondes avant de murmurer à son tour.

Ne t'inquiète pas, je ne te quitte pas. Respire lentement et essaye de te détendre un peu même si le moment ne s'y prête pas, je crois que le moment n'est pas encore arrivé pour ton ptiot de pointer le bout de son nez...

Elle se tourna alors vers Lili en lui disant qu'elle resterait aussi auprès de Callix, El étant capable de se charger de Fou tout seul. Elle la vit ensuite se diriger vers la Tour et en ouvrir la porte. Cat sent ses traits se décomposer et ni une ni deux, s'interpose pour ne pas que Lili entre : la présence des deux cadavres sur le sol de la pièce principale risquaient de poser problème et il était hors de question que la lieutenante les aperçoive. Elle s'écria :

Noooon ! Réfléchis Lili, les incendiaires risqueraient de repérer qu'il s'agit de la demeure des taverniers du SFP ; ils ont déjà mis le feu à la taverne, évitons qu'ils en fassent de même avec la Tour en guise de représailles à l'affront que Fou leur a fait ! C'est pourtant sans nul doute ce qu'elles feront si elles comprennent qu'il s'agit de leur maison. Allons ailleurs plutôt.

A ces mots, Cat prend Lili par l'épaule et l'incite à faire demi-tour, refermant la porte de la Tour sur son secret.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

NOUS

Eux dévisagent la rousse, Nous les laisse la jauger, se repaître de son image, de ses attitudes, de sa voix.

Nous sommes aussi vivant que nous l'étions à notre première entrevue, ni plus ni moins. Nous aurons juste quelques cicatrices supplémentaires.

Un sourire se dessine sur les lèvres de Nous.
Sang, douleur, marques, vertige, perte d'un de nous....
Les voix raisonnent.

Nous attrape la lame au vol et regarde la femme qui vient de lui faire ce présent d'un air dubitatif et interrogatif.
Pourquoi? Qui? oh un cadeau! Un endroit? Faire ses preuves? Nous n'avons besoin de personnes! Nous avons besoin d'aide!

Nous vous remercions, Eux ne comprennent pas, Nous non plus...

Il regarde la lame, la soupèse en la faisant passer d'une à l'autre de ses mains ambidextre. Son regard s'arrête sur l'entaille faite à sa main par sa soeur jumelle.

Nous ferons. Nous aimons les énigmes et vous êtes une énigme. Vous nous avez laissez en pâture à un des votre et à présent vous nous souhaitez la bienvenue en votre enfer.

Nous jette un oeil aux flammes.
Eux sont apaisés, Nous obéit.

Son regard se pose sur la femme au visage d'ange et à la voix tranchante se dirigeant vers lui et...
Trop captivé par les flammes, Eux ne l'ont pas senti, Nous ne l'a pas entendu arrivé.
Nous se retourne brusquement et plonge son regard dans l'homme au cheveux sombres. Eux sont heureux de le voir, Nous est troublé de sa ressemblance avec l'autre.

TOI !


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ELWEEN

Le doc ecoute attentivement ce que lui dit la sauvageonne . Credule comme il est il ne voit pas dans les directives de la taverniere un moyen de l'éloigner d'elle et du petit etre qui meut dans son ventre . Voyant que Cat et la sergente veille sur elle , il se soumet et se dirige vers l'habitant de la tour qui semble avoir une envie folle de danser avec les flammes . Lemayeur apres un regard dans la direction de sa petite famille penetre dans ce qu'il reste du SFP , Ok j ai comprit d'ou te venait ton nom de FOU a present pense t il rapidement avant de voir que les lieux ne sont pas desertés ...
Prompt coup d'oeil ... il analyse rapidement la situation ... Que des étrangers qui on l'air d'avoir envi d 'en découdre ...
Et le fou qui entre dans l'enclos ...Mais qui sont les loups et qui sont les agneaux ?.. Peut importe ...
Un desir , NON , un besoin de voir le sang jaillir

Le doc jette son baluchon sortant ses deux fideles et laisse place au boucher ..D'un pas determiné il prend place au coté du futur papa ...
Ce soir son usurpation tombera sans doute si il ne fait pas semblant d'etre gauche dans le combat ....Mais le risque n est rien tant qu au plaisir de voir la mort dans les yeux de ses victimes ....

Salut fou !!! Qui est qui ? Et qui va mourire ?

A present un fou et l'autre qui preferait l'etre se tiennent face a leur destin
Aucune crispation , juste un sourire sur le visage de celui qu'ici on appel Elween
Rien ne sert d'essayer de fuire ses démons lorsqu'on est l'un d'entre eux ...


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ANGEL EL FEROZ

Le ténébreux en était à ses contemplations lorque le masque se retourne soudain.
Les deux hommes se fixent un long moment.
Il l'interpelle...
Angel sourit interieurement, il est ravi que l'homme fasse le premier pas, et quitte le mur de pierre sur lequel il est appuyé. El féroz refait claquer ses pas en direction de Nous, son écharde tourne et retourne entre ses dents, signe de reflexion. Il repense à ce qu'il a ressenti en attendant que cet homme reprenne conscience, ce trouble, cette tempête intérieure.

Face à face à présent il incline la tête en guise de salut, ses mains toujours dans les poches. Le gitan n'est pas bavard en temps normal, mais cette fois c'est lui qui entamme la discussion, il ne s'est pas fait connaître au cimetière :

Angel.

Dit-il en faisant remonter son regard des chausses de Nous jusqu'à son visage, détaillant ainsi celui qui lui fait face. Chaque détail est enregistré de ses vetements à sa posture.
Les yeux fixés dans ceux de Nous, il poursuit

Je m'appelle Angel. Tu peux aussi m'appeler El féroz.

A nouveau silencieux, il attend que l'autre parle.



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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:54

AURORA

Alors que le SFP s’effondre dans un dernier râle, signant là sa reddition, d’autres bâtiments le jouxtant à leur tour commencent à s’illuminer, pas un bruit, pas un cri ne retentit dans Dieppe. Village dans les flammes, luit. Le bois gémit sous la morsure. Est-ce donc cela un village fantôme ? Rire rauque, dément de la chienne qui jouit de la situation. Incendie à l’odeur de cendres, de fête.

Voluptueuse attente. Montée d’adrénaline dans ce corps excité. Le sang empoisonné dans ses veines à nouveau circule. Se courbe à peine, les sens en alertes. Sourire mauvais figé sur ses lèvres. Son champ s’est rétrécie, le regard happé par la rousse. La créature se délecte de la tournure que prennent les événements. Depuis la guerre en Franche-Comté, elle n’avait plus gouté à l’action et ne s’accommodait que trop mal de son rôle d’ange gardien. Cette partie qu’elle reniait, cette conscience qui grignotait son être… Enfin libre… La chienne resserre le pommeau de sa dague.

La créature fit un pas sur le côté, juste devant Kalian, balaye le lieu du regard. L'étranger sain et sauf semble perdu mais elle n’a pas le temps de s’occuper de lui, elle a sa peau à sauver et celle de son amie. La voix du fou retentit, puis une autre qu’elle ne peut identifier… Ennemi ou ami ? Est-ce important ?
La flamboyante l’agace. D’où elle s’autorise à l’approcher. S’il y a bien une chose que la chienne n’aime pas c’est qu’on pénètre sa barrière personnelle sans son autorisation.
Si près… Sentir le souffle de la mercenaire sur sa peau. Aussi chaud que l’enfer qu’elle a allumé. Un bref instant elle serre la mâchoire.
Un éclair dans ses yeux. Elle songe au commandeur. Un sourire nait de cette pensée. Pourquoi maintenant ? Peut-être à cause de la circonstance… Cette armure qu’elle avait vue, défait… Le sang et le stupre. La créature associait toujours les deux, ou alors les deux allaient de pair dans son esprit. Recule entrainant la métisse dans son sillage.

Ecoute Kalian… Ici je ne peux te protéger… Comme t’as l’air de vouloir participer à la sauterie,
murmure-t-elle en ne quittant pas la rousse du regard… ‘fin sois prudente… Essaie de rester vivante…

Elle s’avance de nouveau vers la flamboyante, son regard s’attarde sur son attirail, ses formes bien que cachées…

Il est joli ton jouet, j'aime bien les gravures... mais tu devrais le ranger, tu pourrais te couper. Tu sais faut faire attention avec ce genre de trucs, ça pourrait s'accrocher dans ta manche et déchirer ton beau poncho... 'fin... ton espèce de... heu... truc... chemise... là... ça a un nom spécial ta guêtre informe ?
Petit sourire ironique. J’dis ça parce que j’ai déjà vu les mêmes sur les gantelets d’une armure de guerre…’fin le modèle au dessus, le truc pour adulte.


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LILIDU

Lili fit un bond d'au moins un mètre en entendant Cat hurlait.

Hey mais tu m'as fait une de ses peurs et tu crois que là comme ça on va moins nous remarquer ^^.

Bon d'accord je me ressaisis ce n'est pas le moment de plaisanter Lili
,
disait-elle à Cat mais aussi pour elle-même !!

Alors en effet ce n'est peut-être pas bête que déviter de leur montrer la tour mais on ne va pas laisser callixta accoucher ici.

Lili s'éloigna de la porte et reposa Siobhan par terre, auprès de sa maman.

Je veux bien qu'on se rende jusque chez moi mais faire marcher callixta ne sera sûrement pas l'idéal non plus et puis n'importe où où qu'on se rende, à la vitesse où l'on va aller, ils vont pouvoir nous suivre facilement et puis une tour comme la leur, pour y mettre le feu... ??

Enfin on peut aller au Calva généreux aussi c'est plus près mais ils peuvent toujours nous voir
,

puis elle rajouta tout bas

...et... je n'ai pas envie que ma taverne brûle non plus d'ailleurs

Que proposes-tu donc ?


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NISSASSA’L

Nissassa'l avait rendez-vous avec la mort , mais celle-ci l'avait devancé et en peine d'attendre lui avait posé un lapin .
Passant de toit en toit a sa recherche il s'arrete soudainement...
Odeur de feu et de sang , il n'eu aucun mal a retrouver sa trace
Une taverne flambant et Elle attendant là , tapis dans l'ombre ,capuchon sur la tete et faux a la main , semblant affamée et prete a bondir pour se repaitre sur les ames meme les plus noires
La partie semblait compliquée .... Deux Dames se tenait face a face , la Dame Blanche semblant proteger sa tour maitresse mais sans vouloir se sacrifier ; Face a elle une Dame Rouge cachant l'avancé de sa cavaliere vers LE roi masqué et tout juste deterré en pour parlé avec son propre cavalier ...Quelques pions parsemés de façon strategique que nul mouvement impromptu ne fasse vassiller la victoire d'un coté comme de l'autre
Un fou noir qui semble avoir pour seul envie de faire chuter la Dame rouge sans meme se soucier de l'issue de la partie
Et au cotés du Fou Noir un "pion"qu'il reconnait aisement
Dangereuse coalition que se Fou et se soit disant Pion
Que vient faire un assassin dans cette danse ?
Peu lui importe a ce moment precis
Que l'echiquier de la destiné face couler un sang purifacateur

Un regard au alentour de la scene et une surprise de ne voir âme sauveuse qui ne s'hatarde a essayer d'eteindre l'incendie ...


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RAVEN

Le temps se chargera de savoir qui mourra ce soir. Les âmes sont tous près du gouffre prêt à sombre dans la démence de la mort et la pureté du sang. Contradictoire certes, mais qu’est ce qui ne l’est pas, les contraire s’attire autant que l’ange du jour et le démon de la nuit. La blonde s’avance vers les macabres du cimetière laissant soin à sa patronne de se débrouiller avec son jouet.

Raven ne voit plus que ses cibles, elle n’hésite pas un instant pour le moment. Elle sait pourtant que ce qui se trouve devant elle a déjà semé la mort puisque l’un des leurs manque à l’appel. Il la regarde, l’observe, il est curieux. Quelque chose émane de lui mais quoi. Ses armes à l’afflux de toute attaque elle continue son apogée vers la mort qui sonnera bientôt.

A proximité du premier homme, ce dernier se retourne vers le second. Ce dernier en profite pour se présenter, déboussolant le corbeau blond par la même occasion. Elle reste patoise devant la scène, elle se reprend assez vite par contre ne voulant pas laisser avantage à cette distraction de sa part.

Bon désolée de vous déranger mes petits ‘’ amis ‘’ mais si l’heure est à la pause biscuits et thé vous ne croyez pas qu’ont serait mieux dans un salon de thé ?

Toujours cette manie de phrases cinglantes. Elle devrait commencer à apprendre à se la fermer quelques fois. Pourtant elle ne parle pratiquement jamais. Cela fait son effet, elle aura surement un peu d’attention de ses gentils garnements devant elle.

Bon les deux à la fois ou un après l’autre ? Une jolie danse macabre pour aller digérer ce biscuit ?

Elle ne peut s’empêcher de sourire, une lueur dans les yeux de méchanceté. Comme quoi la contradiction continue. Qui pourrait croire qu’un si bel ange comme elle, tout blond et si pur puisse avoir des tendances aussi meurtrières…. Pourtant elle est bien tout cela à la fois, ce qui la rend si dangereuse aux yeux des autres, cet innocence dans le regard. Elle est prêt et se positionne maintenant elle attend qu’ils se décident.

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TI MONSTRE

Ayant vue des flammes sortir du SFP, ne regardant par la fenêtre du Calva, Timonstre se lève et reverse à chaise pour sortir en trombe et allez porter secour à ceux qui s'y trouverait.

Arrivant tout près de la grange, elle y découvre Callix au sol et qui semble pas très bien...

Callix, ca va je peux t'aider... mais où est le Fou?

Regardant partout autour d'elle, elle voit Cat avec Lili et Sio, mais le Fou brille par son absence!

Mais que s'est-il passé.......

Perplexe, elle reste auprès de Callix pour essayer de la rassurer et l'assister au besoin.


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GAUVIN DE LA GARDE

Toujours à vadrouiller qu'ils étaient, toujours à la r'cherche d'un truc, de la soeur de sa belle, d'un coffre, n'importe quoi... M'enfin ils avaient signé, juré, ils étaient engagés et portaient sur tabard ses armes. Pour une fois ils avaient rangé l'oriflamme, paraitrait qu'ce soit une bataille rangée mais pas vraiment, 'fin un truc de malandrins quoi, compliqué tout ça, rien n'vaut une bonne bâtarde entre les dents, qu'on en parle pus !

Fallait la récupérer en vie et en un seul morceau, trancher d'la chair à l'occasion, en échange zauraient une prime en écus. L'informateur avait donné une vague description, pas bien clair c't'endroit, pays de normands encore... ça valait pas leurs remparts et leurs vignes qui donnaient du goûtu vin jaune !

Et les v'la à galoper jusqu'à Dieppe, laisser leurs bestioles dans une auberge à l'entrée d'la ville avec deux des gars pour y j'ter un oeil et les préparer prest'ment au cas qu'y faudrait r'partir vite fait. Gauvin lui, le seul sans heaume, pour bien qu'on voit qu'c'est lui l'chef, prend les deux autres gaillards avec lui, 'sayant de déchiffrer le plan pour rejoindre l'endroit...

Ils s'en appprochent, l'odeur, le bruit, la lumière, pas d'doute, c'est là, ils mettent main à la garde de l'épée, Gauvin fait signe qu'on attend, qu'on se calme, qu'on montrera à l'heure venue c'que c'est qu'des vrais combattants, pour l'heure il cherche des yeux l'contact, 'fin, son bout d'museau pour être précis.


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NOUS

Nous s'abîme dans le regard sombre d'Angel, aspiré par la noirceur sans fin.

Nous t’appellerons Angel El Feroz si tel est ton nom.

Il se fend d'une révérence grossière.

Nous,... pour les servir, eux et leurs multitudes.

Il se fend d'un sourire, quand il voit un ange aussi blond que l'autre était brun, apparaître dans son champ de vision.
Il singe alors sa voix douce et ses paroles acerbes.

Ne soyez pas désolée de Nous déranger mes petits ‘’ amis ‘’ et nous, mais comme vous Nous proposez biscuit et thé, je Nous vois au regret de décliner l'offre, de plus. ...Nous fait un geste du bras embrassant le brasier... je crois bien que notre "salon" à brûlé.

Aux paroles de la belle, Nous se met à rire d'un rire cristallin. Eux s’excitent devant ses phrases galantes, cinglante et incongrues devant le brasier.

Si ce n'était le ton employé je pourrais croire à une invitation galante, une danse à deux ou trois...
mummmmm, pourquoi pas !

Macabre certes!
Pour ma part je viens de passer un bon moment déjà dans l'antre des dernières demeures terrestres, donc si Angel El Feroz y tient, je lui laisse le plaisir de votre invitation.


Nous tourne doucement la tête vers l'ange brun.
La tension enveloppant les protagonistes présents est palpable presque étouffante, Nous y prend plaisir, Eux sont en extases.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:55

CALLIXTA

Elween avait opiné du chef en se dirigeant vers l'endroit où son ange avait disparu, Lili était persuadée que Callixta était sur le point d'avoir son bébé ici, tout comme Cat peu avant, mais qu'est-ce qu'elles avaient toutes à vouloir la faire accoucher maintenant ???
Certes la sauvageonne n'était pas au mieux de sa forme, d'autant plus que le sauvafou ou la fouvageonne ne cessait de lui tarabuster le ventre, comme si la peau de son ventre n'était rien moins qu'un tambour digne des plus grandes fanfares.

Tout le monde s'agitait en tout sens, et toujours pas traces de son Fou alors que le SFP mourrait définitivement dans des craquements aussi lugubres que funestes, sous les yeux impuissants de sa propriétaire.
Un long soupir s'échappa de ses lèvres, une page de son histoire partie en cendres, mais il parait que les épreuves rendent plus fort, elle en sortirait donc grandit selon l'expression. Grandir... oui mais à quel prix...

Un cri tonitruant... un "non" sonore la sortit de ses réflexions, la voix de Cat, détournant la tête craignant le pire, vu les événements, elle vit sa petite chatounette se dresser entre Lili et la porte de sa demeure.
Fronçant les sourcils, elle mit un temps à comprendre... le cadavre de la veille, Cat avait du le voir et ne tenait pas à ce que le lieutenant ne le voit...

Commençant à poser ses mains au sol, le bébé ayant apparement décidé de la laisser tranquille cinq minutes, elle essaya de se redresser, tombant les fesses à terre en voyant une jeune femme, qu'elle ne connaissait que peu s'approcher d'elle et s'agenouiller pour prendre de ses nouvelles, voulant elle aussi la voir accoucher là et lui demandant avec insistance où était son mari.
Mais qu'est-ce qu'elle en savait, il devrait déjà être là, et puis en quoi ça la regardait !!! Le sang de la tigresse s'échauffait depuis un moment et la malheureuse en face d'elle allait en faire les frais pour tous hélàs...

J'EN SAIS FICHTRE RIEN D'OU IL EST !!!!! ET J'AI PAS L'INTENTION D'AVOIR MON BEBE MAINTENANT ET ENCORE MOINS DANS LA RUE !!!!
BON SANG, CA VA BIEN MAINTENANT !!!


Dieu seul sait par quel miracle, vu sa difficulté à se mouvoir ces derniers temps, Callix se retrouva debout au milieu de la ruelle, le regard bleuté bien peu enclin à la discussion, pour ne pas dire dissuasif au possible de lui adresser la parole.
Sortant sa dague fétiche de son fourreau, elle l'enserra de sa main avec force, avançant d'un pas déterminé vers la direction qu'avait prise son Fou et le doc boucher.

Arrivant au coin de la rue, elle aperçut les deux gaillars qui observaient sans nul doute la scène qui se jouait entre les saligots qui avaient cramés sa taverne.
Soupirant de colère, elle reprit sa route l'air on ne peut plus déterminée en direction de son ange qui risquait de passer un sale quart d'heure, tout comme le doc d'ailleurs.

Tapotant l'épaule du doc, elle le fusilla du regard, reculant d'un pas en voyant, étonnée, les armes qu'il avait en main, lançant un regard à son époux qui lui aussi tenait des lames dont elle savait fort bien ce qu'il comptait en faire.

Je pouvais toujours attendre que tu me le ramènes !!! Espèce d'idiot !!!

Stoppant d'un geste de la main son saltimbanque de mari, elle le regarda d'une façon qui ne devait guère lui plaire.

Quand à toi !!!! Bon sang, mais qu'est-ce que tu fous là !!!! T'es complètement inconscient ou quoi ???
Et range ça, tu veux faire quoi ???
Une veuve et deux orphelins de père !!!


La voix de la sauvageonne s'étrangla légèrement, la peur qu'elle avait eu refaisant surface enfouissant un instant la colère qui l'avait porté jusqu'ici.

J'aurais pu accoucher dans la ruelle t'étais même pas là... Mon ange, arrètes s'il te plait... laisse les s'entretuer... je t'en prie... je veux que tout ça cesse...
Siobhan... Duncan... le Syl Fou Plait... C'est trop... J'en peux plus...


Les larmes commençaient à former un trop plein sur le rebord des yeux océans de la tigresse apeurée, affaiblie, Callix baissa la tête,déversant l'excédent de larmes qui roula sur ses joues... Ses jambes commencaient à flageoler et le bébé lui déformait violemment le ventre, ses mouvements apparaissant même au travers de son vétement.
Ramenant son regard sur son ange noir, elle plongea son regard humide dans le sien avant de dire une dernière phrase, murmure à peine audible.

Mon amour... je t'en prie... on s'en va...

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KALIAN

ses muscles se tendent, sa mâchoire se crispe. Elle reste en arrière, malgré elle. Ne pas gêner Aurora dans son combat, mais cela ne l’empêche pas de rester aux aguets, prête à en découdre. Sa main serre la garde de sa dague à mesure que de nouvelles personnes arrivent sur la place. Est-ce une impression ou certains d’entre eux se contentent de regarder la scène sans ne rien faire ? Nous n’étions pourtant pas au théâtre…

Est-ce une impression ou la fumée se fait plus lourde à mesure que les flammes lèchent les murs des bâtisses bordant l’auberge effondrée ? Fumée qui s’élève doucement vers le ciel. Pourtant… Pourtant personne ne semble s’affoler… Comme si cela importait peu que toute la ville brûle…

*Un instant d’hésitation alors qu’à nouveau elle court dans ce couloir, enveloppée dans une robe trop grande pour elle. Ses pieds se prennent dans le tissu trainant par terre. Un bruit sourd se fait retentir alors qu’elle sent son cœur s’accélérer. Et s’il sortait d’une pièce ? Et s’il la trouvait là, sur le sol ? Sa respiration se fait difficile, le cœur au bord des lèvres. Un long frisson alors qu’elle sent à nouveau ses mains sur elle, qu’elle sent à nouveau son souffle caresser son visage.

Puis une forme se dessine, vient l’aider. Le visage est flou, le son de sa voix semble si lointain… Comme celle d’un être disparu… *

Fermer un instant les yeux pour se concentrer. Mais lorsqu’ils s’ouvrent à nouveau, le décor a changé. Dieppe se dessine à nouveau face à elle, Aurora faisant face à la rousse. D’autres combats semblaient s’engager ci et là, la faucheuse ayant décidé de venir jouer en ce lieu. Danses macabres s’engageant, alors que le feu continue son œuvre.

Son regard fait à nouveau le tour de la scène. Protéger au moins les arrières d’Aurora. Elle ne pourrait rien faire d’autre présentement. Un moment d’arrêt, ses yeux azur scrutant un coin d’ombre, un peu plus loin. Non, elle ne rêve pas, quelque chose semble s’en détacher… Une forme semble se dessiner, plus sombre…

Ne pas s’attarder trop longtemps. Réfléchir rapidement avant de se décider à se diriger vers ce mur, laissant la chienne s’occuper de son combat. Ne pas perdre de vue tout danger possible, ne pas perdre de vu la personne qui pourrait se montrer un obstacle. Petit sourire en coin se dessinant sur ses lèvres. Un peu d’action serait le bienvenu, d’autant qu’elle connaissait très bien les pas de cette danse.

S’arrêter, et l’observer.

Le spectacle te plaît ?


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ANGEL EL FEROZ

Un hochement de tête accueille la révérence de Nous.
Le regard du masque change imperceptiblement au moment même ou Angel sent une présence dans son dos, il pivote lentement et accueille l'arrivante d'un regard vide d'expression, profitant des mots de son interlocuteur pour la détailler. Une blonde, encore, comme si son chemin était parsemé de ces insupportables bavardes aux airs de saintes nitouches. El féros a appris à ne pas se fier aux apparences, un visage d'ange peut dissimuler le pire des démons, il avait lui même joué bien des fois de son jolis minois et de son regard qui pouvait être de velours.
Une pensée s'échappe vers la dernière de son espèce qu'il avait fait valser voila quelques semaines... Petit sourire sarcastique et il les écoute palabrer, silencieux.

La demoiselle lance l'invitation, Nous la décline et Angel s'incline et avance d'un pas.
Le saltimbanque en une révérence, se redresse et le regard noirci par le mal qui se réveille en lui fixe la bavarde en découvrant ses dents dans un sourire ironique.
La belle est prête à entammer la danse, lui n'était pas là pour cela, mais une si douce invitation reste tentante.

La gourmandise est un vilain défaut, la digestion est parfois difficile quand on a les yeux plus gros que le ventre...

D'un geste rapide il saisit les doigts de sa cavalière, la fait tourner sur elle même et lache sa main avant de se poster face à elle.
Si tel est son désir...


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LEMAYEUR

L’incendiaire était une vraie machine de guerre. Après avoir contemplé longuement son œuvre elle n’avait plus d’yeux que pour celle qui depuis le début semblait être son objectif. Son attitude mielleuse envers Siobhan n’avait d’autre but que d’approcher sa cible. Il aurait du se fier à son intuition première et envoyer valdinguer tout ce beau monde bien loin de la piste aux Etoiles.

Très confiante, la rousse ignora superbement l’avertissement du Fou qui inspira profondément. Il ne voulait pas lâchement l’abattre d’un couteau lancé dans le dos qu’elle lui offrait. Il voulait voir la vie quitter ses yeux, sentir la mort s’insinuer lentement dans son corps jusqu’à ce qu’elle trépasse définitivement.

Un rapide coup d’œil et le voilà rejoint par le boucher. Pourquoi pas. Il le regarde une seconde fois plus attentivement. Une étrange lueur habite le regard de Elween. Il serait bien plus que boucher que le Fou n’en serait pas plus étonné que cela en ce moment précis. Le boucher bouffon affichait une froide détermination.

Un craquement sinistre déchira la nuit, scellant définitivement le sort de la taverne la plus populaire de Dieppe. Ce coup de massue enfonça trop loin ce pieu dans le cœur du Fou qui leva son couteau, prêt à le planter précisément dans le galbe de la jambe de la terroriste.

C’est alors qu’une voix retentit dans son dos, lui glaçant le sang. Elween fut le premier à faire les frais de l’ire de la Sauvageonne. Mais le tour du Fou vint sans tarder le ramenant à la réalité, à la vraie et seule réalité qui comptait pourtant pour lui. Une fois de plus son impulsivité avait failli avoir des conséquences qu’il aurait amèrement et longtemps regrettées.

Les mots cinglants de son aimée le bouleversèrent. Plus rien d’autre n’existait. Pas plus le SFP réduit à l’état de cendres que les différents protagonistes prêts à en découdre pour quelques sombres raisons. Même Dieppe, ville qu’il avait tant aimée, pouvait s’envoler en fumée. Rien, si ce ne sont elles, l’enfant et la tribu qu’ils formeraient bientôt tous les quatre.

Je… Je ne sais pas quoi dire mon amour, ils ont raison, je dois vraiment être fou. Fou d’amour et de haine, fou de tout revoir partir à nouveau en fumée. Fou aveuglé au point de vous mettre vous en danger.

Un court instant ses jambes tremblèrent sous lui avant qu’un regain d’énergie salvatrice ne le ravive à nouveau. Tant bien que mal, eu égard à l’imposant bidou, fertile abri de la graine d’étoile, il enlaça sa belle et l’accompagna lentement jusqu’à leurs amis encore stupéfaits de l’intervention de la future mère qui tenait toujours sa dague à la main. Le seul regard que porta le Fou derrière eux fut à l’attention d’Elween.

Allez viens El, tout est fini pour nous, qu’elles se débrouillent, Demenza fera le ménage après.

Voyant l’homme se buter, il effectua une ultime tentative d’humour.

On te gardera les plus beaux morceaux si vraiment tu y tiens.

Ils s’éloignèrent sans grand espoir de voir le boucher les rejoindre sans plus rien tenter.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:56

XANDRYA

L'espèce de dingue qui lui avait servi ce liquide normand alcoolisé à la pomme, calva si elle se trompait pas, avait envie de faire joujou apparement, lame en main il avait l'air énervé, mais la rouquine avait plus important à faire que de tuer en peu de temps un tavernier sans importance.
Elle l'ignora donc superbement esquissant à peine un sourire en entendant sa grosse qui venait lui raler dessus et le ramener dard dard chez eux.
Profitant de cet interlude, Aurora se mit à causer à la métisse, elle avait l'air de bien la connaitre, Xandrya se demanda si ça ne ferait pas un bonus pour le Maître.

Cela étant sa prime mission, c'était elle, cette chienne qui la provoquait en parole, par un mouvement vif mais néanmoins élégant, la flamboyante ota sa capeline, dévoilant son bustier et son pantalon de cuir renforcé, ainsi que ses brassards et son scorpion qui ornaient ses avant-bras.
Les autres armes de la belle rousse restaient dissimulées, pas de lames longues pour le chevalier noir, encombrantes et bien inutiles dans sa façon de se battre.
Le sourcil haussé et un sourire défiant aux lèvres, elle observa la chienne face à elle, avant de s'adresser sur un ton suave à l'ébène.

Et là, ça te va mieux ? C'est mignon de t'inquieter de la fluidité de mes mouvements, mais tu sais chérie je sais encore ce que je fais, et cette capeline...
Ah oui c'est comme ça que ca s'appelle ma belle...
N'aurait posé aucun problème !!!


Du revers de la main, une impulsion pour déclencher l'affront, Xandrya repousse la capuche d'Aurora en figeant son scorpion sur la peau blanchatre de sa proie.

Et toi, ça va pas te géner ça ?

Sourire carnassier, regard pétillant d'excitation quand au combat qui s'annonce, la flamboyante ne se leurre pas, celle qu'elle doit ramener au manoir ne se laissera pas faire, ne la suivra pas comme un gentil toutou bien dressé.
Les doigts resserrés autour de sa dague finement ouvragée, l'archiviste attend, la boule de nerfs ne va pas tarder à exploser, juste une chose, elle espère que le masque va s'occuper de la métisse, qu'il l'amoche ou non peu lui importe, elle n'était pas prévu au programme, au pire elle ne sera qu'un cadeau pour Chaos.
La flamboyante s'impatiente, la constantine est longue, trop longue, une écorchure dans le cou, avec la lame formant la pince gauche de l'insecte désertique, le résiné s'éccoulant légèrement de l'entaille.

On couche là ou tu te décides ? T'as pas l'intention de me suivre de ton plein grè quand même ?
Ca me faciliterais la tache mais tu me décevrais chérie !!!


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AARON

Tout va trop vite, si vite que le pauvre grec n'y comprend plus rien. Des craquements, la taverne qui tombe en cendres. Des voix qu'il ne connait pas, il s'en fiche sur le moment, ses pensées dirigées droit vers sa famille qu'il n'a plus, qu'il a perdu. Son dernier espoir enfouit, je ne sais où. Il ne la reverra plus. Plus rien ne le retient, seul peut être les mots de cet homme, de ce brigand. Cette mission qu'il lui avait donné, en échange d'information, d'aide ou même plus. Elle, il devait la chercher, la suivre, la guetté. Jusqu'au moment ou... mais ou quoi d'ailleurs? Il tente de se souvenir, de se rappeler tous ses mots, toutes ses phrases qu'il avait enchainé. Cet homme à la bure, son visage caché, seul ses lèvres étaient visibles. Rien ne lui vient, il lui avait dit que de l'aide peut être viendrait, mais depuis le temps qu'il attendait. Est-ce que cette belle rousse était l'aide qu'on lui avait parlé? Il ne pouvait le savoir.

Il secoue la tête de chaque côté, sort de ses pensées rapidement. Il relève les yeux, se redresse. Il observe, d'autres personnes sont arrivées entre temps. Des combats semblent s'être engagés. Il doit savoir, il en a besoin. Il peut pas rester là à rien faire. La métisse s'écarte un peu, son attention se porte sur elle un instant. Il comprend pas ce qu'elle fait là, elle. Mais il tourne à nouveau la tête et observe la Blonde qui s'est éloigné, parlant avec deux autres personnes. Puis son intention se porte sur Aurora et la belle rousse. Elle se dévoile, il hausse un sourcil. Son instinct d'homme prend le dessus. Il s'avance, un pas en avant seulement. Cela suffit. Puis il lui parle, du moins il tente.

Toi... la rousse... qui t'envoie...

Il serre un instant les dents, il espère qu'elle lui répondra avant que le combat commence. Mais il finit par dire.

Aarron... espion... homme à la bure...

Peut être qu'elle comprendra... peut être qu'elle pourrait l'aider... il est fatigué de cette traque...


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XANDRYA

Alors qu'elle guettait la moindre réaction de la chienne, Xandrya entendit une voix avec un fort accent s'élever, sans doute l'étranger, et en plus il osait s'adresser à elle, de quel droit ?
Elle le vit se mouvoir légèrement en avant, vers la métisse, mais qui c'était ce zigomare encore ?
Sa réponse trouva réponse quand il compléta sa question sur qui l'envoyait ici bas, en parlant d'un homme en bure et d'espionnage, donnant son nom au passage.

Pas très pro pour un espion de donner son nom songea t-elle en le détaillant.

Repensant au velin que lui avait donné Chaos à son départ, elle se souvint qu'il avait évoqué dedans un homme déjà en place sur la cible sans pour autant préciser son nom, ni quoique ce soit d'autre, il devait donc s'agir de lui.
Un sourire élargi alors la lumière qu'exhalait son visage à l'approche du combat, Vicious avait surement été laissé mort au cimetière, vu que le masque était là et pas lui, mais il resterait donc trois pour enlever la constantine.
Se reculant d'un pas supplémentaire de sa proie, pour pouvoir parer au cas où elle essaierait de profiter pour l'attaquer en traite, elle s'adressa à l'étranger.

Même personne qui nous envoie Aaron, donc rend toi utile tant qu'à faire, y'a un peu beaucoup de monde ici.
Met toi au point avec le masque là si y veux participer, donc en gros, tu t'occupes de la beauté dorée là, j'ai pas le temps moi et Rav non plus l'es occupée apparement.


Tournant la tête vers sa comparse, elle se mit à pouffer en voyant le beau ténébreux la faire tournoyer, elle risquait de pas franchement apprécié l'oiseau funeste.
Une fois sa réponse donnée, elle reporta son attention sur Aurora, qui semblait ruminer Satan sait quoi, ses yeux noirs la truscidant, surement à cause de son sang qu'elle sentait couler le long de son cou.


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AURORA

Face à Xandrya… pendant que Dieppe devient un grand feu de joie


Plus rien n’avait d’importance pour la créature ni l’espace, ni le temps. Seule comptait cette adversaire qui l’amusait tant. Elle avait vu Kalian s’éloigner du coin de l’œil restant sur sa garde, attendant que ses paroles fassent leur effet. Ce qui ne tarda pas. Jubilation. La rousse piquée au vif avait baissé sa garde en s’approchant de trop près, son assurance jouant contre elle. La Constantine resserra l’étreinte de sa dague en la faisant pivoter subrepticement. Quel dommage de voir le jeu se terminer avant même qu’il ne commence. Sourire alors que la flamboyante agite son jouet sur sa peau fine. Quel idiot se serait approché de la chienne à cette distance. Son ‘employeur’ ne devait pas si bien la connaitre sinon il l’aurait prévenue de la sournoiserie de celle-ci. L’odeur du sang, son sang l’enivrait. Digne chienne de son maître, elle esquissa un mouvement lent du bras. Perforer la chair au niveau du rein, insérer d’un coup sec la lame et laisser le poison se rependre dans son sang…

Stop son geste. La pointe à découvert. Affiner son ouïe pour saisir les paroles de l’homme qui venait surement de sauver la vie à cette diablesse.

Aaron a écrit:Aarron... espion... homme à la bure...
La rousse se recula de quelques pas. Aurora remit sa lame contre son avant bras. Ses doutes à propos de Cécile se dissipèrent. Mais les mots prononçaient par Aarron raisonnaient. *L’homme à la bure ? Non… pas les alliés du maitre…* Elle ne voulait pas y croire... Ce n’était pas possible… Et pourtant, elle devait se rendre à l’évidence. Les pièces de ce puzzle se mettaient rapidement en place. Qui d’autres aurait pu savoir qu’elle était ici ? Même son maître ne connaissait en rien ses déplacements, afin de pouvoir protéger la métisse. A vouloir flirter… sotte… Impudente… Elle n'avait pas pensée à d'éventuels espions…

Attendre qu’elle finisse sa conversation pour en savoir plus. Se languir qu’à nouveau la flamboyante jette un regard vers elle. La voir reporter son regard sur elle et sourire avant de faire un pas en arrière. La créature Leva le genou gauche le plus haut possible, et déplia la jambe de telle manière à atteindre son plexus de plein fouet. Elle ne voulait pas la tuer de suite, juste la faire reculer pour pouvoir arracher sa cape et se remettre en garde.

Bon maintenant, on va s’amuser un peu.
Sourire mauvais sur le coin des lèvres. Puisque tu ne veux pas me dire qui t’a engagé je vais te faire couiner.


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ELWEEN

Un peu en recul de la danse macabre du SFP


Le boucher laisse partir les habitants de la tour sans mot dire . Si il veut les "plus beaux morceaux " il les decoupera lui meme sur la bete , sur la bete oui mais laquelle . Surement pas les sous-fifres de Chaos , pas non plus la chienne et la metisse , petites choses des Morlhon dont juste le nom lui donait un haut-le-coeur .Aucun interet a faire succomber un Espion qui se designe par lui meme . Sur la carcasse de Lui ? Mais si Lui est Nous et que Nous sommes Eux alors Eux doivent etre Lui et d'autres et ces autres pouraient ils etre ceux là ? L'avenir le dira ...

L'assassin allait devoir attendre que la danse commence mais tous les musisciens etaient ils là ? Les pietres danseurs quand a eux ressemblaient plutot a des novices ,hésitant sur chaque pas , gauche sur chaque mouvement pret a se trébucher si la musique devait s'accelerer

Le sois disant docteur en boucherie fit un pas en arriere laissant le bal débuter voir si il trouverai cavalier a sa hauteur
Calme , detendu , souriant ....

M'zelle la mort ...accordez moi cette valse


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NISSASSA’L

Sur le toit de l'église


Cajolant le crane de la gargouille pres de laquelle il a prit position Nissa observe ,passible pour l'heure , la partie debutant juste sous ses yeux . Partie prenant son temps comme si toute précipitation etait impromptu . Sa main caresse la gouttiere de sa "fatale " remontant jusqu'au cuir de la poignée de la rapiere. La nuit fatiguée se laisse percer par les premiers rayons d'une aurore qui a l'air de se vouloir rouge sang

Une arbalette ou un arc composite projeterai carreau ou fleche qui sans aucun doute ferai pencher l issue de la bataille d'un coté ou de l'autre .De là ou il est , impossible de rater sa cible . Mais Nissa est homme a accompagner la mort quittant le corps de sa victime la regardant droit dans les yeux aspirant ainsi le dernier souffle du mourant .
Sa main fait basculer le capuchon de sa pelerine laissant ainsi la bruine normande ruisseler sur son visage que le feu festoyant n'aurait aucun mal a secher , sa langue passe sur la commissure de ses levres goutant ainsi le crachin salin .
La faucheuse commence a s'impatienté et cela le fait sourire .
Le souvenir des paroles de sa derniere proie lorsqu'il avait coller sa dague sous sa gorge lui demandant si il preferait mourire ou porter sur son visage les stigmates de sa trahison :
La mort n est pas une fin juste le commencement
Issue de secour fuyant un monde dement

A priori personne ne semblait vouloir fuir ce monde dement , s 'accrochant meme désespérement a la lueur d'espoir qui le verai sortir intact de ce combat

Personne !!! Non !!! Le boucher qui avait tant de fois flirté avec cette coquine de faucheuse qu'ils etaient presque amant et le masque qui semblait l'avoir quité depuis peu étaient deux ombres sur ce tableau de lumiere .
La suite méritait d 'etre observée ...
La musique de la mort venait de debuter et les premiers danseurs avaient prit place sur la piste ...


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AARON

Près de la rousse


Elle lui parle, elle lui dit un tas de chose rapidement. Aarron essaye de tout capter. La même personne? donc elle vient de la part de l'homme à la bure. Enfin, il était temps. Donc ils sont du même côté, c'est pas plus mal finalement. Il soupire, recule un pas et regarde la belle dorée... c'est bien d'elle qu'elle parle? il a doute d'un coup. Il réfléchit un peu, mais ce qu'elle a parlé vite la belle rousse. Il recule un peu, regarda ensuite la belle Blonde plus loin. Elle qui l'avait envoyé sur les roses, rejeté comme jamais encore. Heureusement qu'il était resté du coup, sinon il aurait toujours pu attendre pour avoir des nouvelles de cet homme. M'enfin, il laisse les deux femmes s'entretué, après tout c'est plus son problème. Mais la Belle Rousse semble avoir besoin d'aide, enfin d'après ce qu'elle lui dit, d'après ce qu'il en comprend.

Vers Kalian


Il s'avance un peu, près de la belle dorée et le masque. Enfin c'est ainsi qu'elle l'appelle, mais Aarron doute que ce soit son nom. Pis pas le temps pour les présentations, il se place vers la belle dorée, enfin la métisse. Il pose une main sur sa large épée, prêt à la sortir le cas échéant. Elle semble vouloir s'éloigner, mais il semblerait qu'il y ait une autre personne au loin. Aarron observe la jeune femme, la regarde un instant.

Vous pa'tez? Déjà?

Il attend sa réponse, il parle mal, mais il se débrouille. Il attend, sort lentement la large lame gravée. Il espère ne pas à avoir l'utiliser.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:56

XANDRYA

Xandrya face à Aurora

Pas le temps de comprendre ce qui se passe... A peine le temps de poser de nouveau son regard sur la chienne et la voir reculer... Le pied d'Aurora vient s'écraser dans le ventre de la flamboyante avec une puissance étonnante au demeurant.

HUMPFF !!!

Impulsion puissante, recul en arrière de plusieurs pas, évitant tant bien que mal de ne pas tomber, se rattrapant de justesse en butant contre le masque, qui lui évite de choir sur le pavé de la ruelle.
Les bras se rassemblent sur ses cotes, les serrant fortement, le corps penché en avant, pour que son adversaire ne voit pas la grimace de souffrance qui déforme le visage de la belle rousse.
Un coup, un seul, et il avait fallu qu'elle s'attaque juste aux stigmates de la mission au Puy, ses cotes cassées ne lui faisaient plus mal que depuis peu, mais là... elle se souvenait bien de la souffrance ressentie quand Amras et Halley s'étaient acharnés sur son ventre.

Bordel....

Une grande inspiration, non mauvaise idée, respirer profondément c'était une des choses qu'elle ne pouvait plus faire, elle s'en souvenait maintenant, la combattante se redresse.
Il fallait qu'elle s'arrange pour que cette douleur ne la dérange pas trop, rapidement, Xandrya tira sur les liens en cuir qui refermait son bustier sur les cotés, les serrant au maximum pour maintenir au mieux les os qui s'étaient surement de nouveau fêlés.
Souffrance intense, mais qui lui permettra de continuer à se battre, son regard océan ne quitte plus l'ébène devant elle, qui à ôter sa cape, profitant de ce moment.
L'expression des yeux outremer de la rouquine ne pétillent plus de la même façon, l'impétueuse a fait place à la tueuse, maintenant plus de place pour la moquerie et si le maître ne l'avait pas voulu vivante... hélas c'était en vie qu'il l'avait demandé.

Ca va, t'es à l'aise, c'est maintenant qu'on s'amuse Chérie ???

Le sourire se fait mesquin, mauvais, "sadique", elle ne se laissera pas surprendre comme cette fois, rongeant son frein, Xandrya occulte la douleur, pas le temps pour ça, déjà elle se rapproche d'Aurora, jouant de sa dague entre ses doigts.
Elle l'observe, la jauge, la natte noire dans le dos, la marque dans son cou, les cicatrices, pas une enfant de cœur ça se confirmait.
La trompant en affichant franchement sa dague ciselé, l'assassin de la Main Noire passa sa main gauche dans son dos, se saisissant d'un des couteaux de lancés, dissimulés avec fourberie et astuce.
Un geste bref, vif, rapide, la lame effilée se dirige vers le bras droit de la constantine....


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RAVEN

Le masque, celui qui n’a d’autre odeur que celle de la mort fini par daigner la regarder. Il l’observe et décline son offre l’offrant à son nouvel ami, le ténébreux. Comme si elle n’était qu’une poupée ! Et puis quoi encore, il ne perdrait rien pour attendre celui là. L’autre se fait plus amusant, séduisant, sombre comme la nuit. Attirant la blonde comme un aimant attire son opposé. Une petite phrase cinglante sur la gourmandise, il ne se doute pas encore à quel point ce péché fait parti de sa routine.

Il lui attrape un poignet avant qu’elle n’est le temps de répondre. Malgré son arme qui vient longer son corps, il l’a fait tournoyer. Elle revient vers lui, serrer dans ses bras, son visage à quelque centimètre du sien. Si près qu’elle peut sentir son souffle près de ces lèvres généreuses. Son regard d’acier sème la tempête. Elle garde sa révulsion de s’être fait avoir aussi facilement. Par contre de le sentir aussi près la trouble. Mais pourquoi ? Parce qu’elle sait qu’un des deux devra mourir malheureusement et elle n’a pas l’intention de lui laisser ce loisir.

Elle approche doucement son visage du sien un peu plus.

Je vois que vous savez danser, je sens votre cœur battre d’aussi près. Mais je sais aussi qu’avec ma gourmandise, c’est de votre sang que je m’abreuverais….

Elle ne lui laisse aucune chance, ses lèvres chaudes vont se déposer sur celle d’Angel dans un dernier baiser mortel. Elle se déprend ensuite de son étreinte et se prépare à la suite. Elle a toujours le goût de ses lèvres sur les siennes, ressent encore la chaleur de son âme qui pourtant avec une personne de cet espèce devrait être aussi froide que la nuit. Elle se défait de cette illusion et retourne à sa concentration. Celle où précisément sa lame viendra fendre la chair de celui qui ose la défier maintenant. Elle respire fortement, mais calmement, elle l’observe. Saura t’il être à la hauteur de ses attentes ?


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CALLIXTA

En direction de la Tour

Pas un mot plus haut que l'autre, un regard teinté de regrets, son ange noir avait compris le pourquoi de sa frayeur et de sa colère.
Des mots acerbes, blessants, peut-être trop, mais efficaces, son coeur avait parlé avec dureté, ses sentiments l'emportant sur sa "diplomatie".

Callix était ravie d'avoir pu faire entendre raison à son Fou, elle n'était pourtant certaine de rien, connaissant son caractère fougueux et emporté lorsqu'on touchait aux siens.
La taverne en feu avait du révéiller de douloureux souvenirs, endormis tant bien que mal au fond de lui, sous des montagnes d'amour sauvage et passionné.

Bras dessus, bras dessous, les amants amoureux de la Tour retournaient vers leur demeure, en laissant derrière eux le doc boucher au comportement bien étrange.
Un regard en arrière apercevant Elween qui restait planté là à observer armes en main, marmonnant pour lui même, la sauvageonne n'avait pas l'intention d'insister, elle n'aspirait qu'à une chose, se reposer.

Se ressourcer auprès des siens, attendre la venue toute proche du fruit de leur amour qui semblait s'être calmé en elle.
Apercevant ses parents, la poussière d'étoile se mit à courrir vers eux, échappant à la vigilance de Lili et Cat.

Callix s'abaissa en voyant sa fille arriver bras ouverts vers elle pour lui sauter au cou, son p'tit ange roux, son amour flamboyant, pas comme cette furie qui se battait encore là bas sur les vestiges du SFP.
L'impulsion que pris sa fille pour lui sauter dans les bras, la fit vaciller vers l'arrière et tomber fesses premières sur le sol.

Ouch !!!
Bah alors ma puce qu'est-ce qui t'arrive tu t'amuse à faire tomber maman.


Le regard de la tigresse était tendre, dévorant Siobhan du regard avec tout l'amour qu'elle avait pour elle, la serrant au mieux contre elle, dans un calin de folie.
Soudainement les traits de la sauvageonne se tirèrent, retenant un gémissement douloureux, lentement elle déposa sa puce à coté d'elle.

Ma chérie reste là pendant que Papa m'aide à me relever ne bouge pas d'accord ?

Respirant à pleins poumons, elle tourna son visage vers son Fou, elle essayait de garder bonne figure, mais elle savait qu'il ne serait pas dupe.
Tendant la main vers lui, elle l'implora du regard pour qu'il l'aide à reprendre pied, portant sa main pour soutenir son bidou.

Mon ange, un coup de main serait le bienvenu

Fin de phrase étouffée par une machoire qui se crispe, l'enfant à venir faisait de nouveau des siennes, son arrivée était surement plus proche que ne le pensait Callix, mais pas tout de suite, elle voulait être chez elle, dans sa Tour.

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NOUS

Derrière Xandrya, sur la gauche de la métisse

Nous absorbe ce qu'il perçoit comme autant de nourriture pour son esprit dérangé.

Eux sifflent.... Tu oublis, la flamboyante t'a proposer un défi....SSSSSSsssuit ssssses insssstructssssion, danssssssssssse aussssssssi...la t'ite métisse l'est ta toi!..... blesse, sang, mort, arrache, transperce, détruit, trucide, extermine...

Les instructions de son âme se percutent indéfiniment dans sa cathédrale corporelle, résonnant à l'infini, se mêlant, se superposant sans fin, l'envahissant.

Quand

Tout à coup!

Le dos de la rousse le percute, il la reçoit entre ses bras humant au passage son parfum sauvage, ses mains effleure son corps fin et musclé mais déjà elle repart vers la mort.

A ce moment tout son être se tourne vers sa cible, la métisse.
Il a toujours la lame offerte par la flamboyante. Il voit un autre homme se décaler près d'elle et se place en biais entre elle, lui et la rousse. Et pointe la lame vers elle.


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KALIAN

Entre Aarron et Nous

Ne pas quitter l’ombre des yeux, attendant une quelconque réaction, espérant qu’elle comprendrait que ces mots étaient pour elle. Une voix se fit pourtant entendre, sans nul doute s’adressant à la jeune femme. Une hésitation à tourner la tête, quitter la personne des yeux, pour trouver qui lui avait parlé.

Aaron a écrit:
Vous pa'tez? Déjà?
Un sourcil se lève, en signe d’interrogation. N’était-ce pas l’homme qui leur avait parlé juste avant de quitter l’auberge ? Sa main se resserre légèrement sur la garde de sa dague. Qui était-ce ? Que lui voulait-il ? Un ami ? Un ennemi ? Elle avale péniblement sa salive, se tenant sur ses gardes, n’osant pas tourner entièrement le dos à l’ombre.

Il s’agit désormais de rester concentrer, de ne pas laisser son esprit vagabonder. Se fermer à la foule de souvenirs commençant à remonter doucement, au mauvais moment. Comme si le feu consumant la rue l’aidait à se rappeler de cette époque que son inconscience avait voulu lui faire oublier, le temps de se remettre d’aplomb. D’aplomb… Mais pourquoi ? Pour…

Non, pas le moment. Cligner rapidement des yeux pour se reprendre et observer l’individu qui lui avait parlé. Le détailler de haut en bas, le jaugeant du regard. Toujours ce doute de savoir dans quel camp il se trouve. Essayer de comprendre ce qu’il lui veut, pourquoi il lui parle. Son regard se fait insistant, attendant quelques secondes avant de se décider à parler.

La respiration était plus difficile, le feu s’étalant, la fumée s’épaississant de plus en plus. Les poumons commençaient à la brûler, mais personne ne semblait se soucier de la catastrophe qui allait bientôt s’étendre à toute la ville si les habitants ne s’en inquiétaient pas.

Qu’est ce que ça peut vous faire, m’rappelle pas vous devoir quoique ce soit…

Le ton était plus agressif qu’elle ne l’aurait souhaité. Mais dans quel pétrin s’était-elle mise ? Elle avait juste voulu échapper à la surveillance de sa sœur, filer et ne jamais revenir, et il avait fallu qu’elle tombe sur Aurora… Et ces énergumènes qui… Sa pensée se stoppe alors qu’elle tourne légèrement le regard. Un homme étrange vient de se tourner vers elle, lame pointée dans sa direction.

Son cœur lui donne l’impression de manquer un battement. Ne pas perdre l’autre homme de vue, ne sachant toujours pas… Mais qu’est ce qu’ils lui voulaient ? Chercher stabilité sur ses jambes. Comment ça son flanc la lançait ? Non, pas le temps de le ménager, pas le temps de ménager son corps qui avait déjà bien subi ces derniers jours. Ne pas laisser les images d’une attaque se coller devant ses yeux. Respirer un bon coup et se tenir prête…
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:57

AURORA

Face à Xandrya

Lueur assassine dans son regard de jais. Se nourrir de l’effet qu’a engendré son coup. Délicieux moment quand elle voit qu’elle fait mouche. Embrasser du regard la souffrance de la rouquine.
La Constantine l’observe sans bouger, toujours en garde. Doit-elle montrer sa dague ? Ou attendre encore ? Rien ne presse, elle aime jouer au chat et à la souris. Plus son adversaire s’impatiente plus les fautes deviennent lourdes. Elle avait retenue la leçon à Paris lorsqu’enfin elle avait crue Marie entre ses mains. Se précipiter avait été une grave erreur et elle avait failli y passer. Faire claquer sur son palais par notion de plaisir, ne pas baisser les yeux face à la mercenaire.

Ecouter distraitement ce qu’elle dit, sans la quitter une seconde. Essayer d’anticiper le moindre geste et ne pas être pris au dépourvu. Rester concentré sur cette chose immonde qui fait preuve de trop d’arrogance. Sourire figé, animal. Va-t-elle esquisser un mouvement ou pense-t-elle que la créature va bêtement se jeter sur sa proie ?
Du coin de l’œil Aurora voit la main gauche de Xandrya disparaitre… Esquisser un geste de défense… Se reculer… Non son corps s’est alourdi, il reste planté là alors qu’elle veut esquiver la lame… ses yeux s’arrondissent comme elle comprend qu’elle n’est pas encore entièrement la chienne.

Elle avait perdu Kalian dans son champ de vision. Son être, son autre elle avait fait une promesse… *Garce…*
Sa mâchoire se serre, quand serait-elle enfin libre. Elles n’étaient pas en train de jouer…
Le Couteau se loge dans son bras droit, déséquilibrée la créature jure en tombant presque. Genou à terre, sourit. Si la rousse escomptait un cri de sa part, elle se trompait lourdement, son maître lui avait appris à apprendre à taire sa douleur. Son corps entier pouvait prouver son habilité à n’exprimer quoique ce fût.

Tu as peur du corps à corps fillette ?

Engourdie, pose la main droite à terre. Si elle enlevait la lame le sang commencerait à s’écouler plus vite et sa plaie serait mise à nue, mais si elle la gardait en l’état, elle s’infligerait plus de dégâts. Comment la retirer sans poser sa dague ? Plus rien à cacher, la Constantine est en rage. D’un geste sec de la main gauche arrache le couteau. Se relève avec à présent deux armes. La douleur n’est pas si lancinante mais elle devra abréger le combat si elle ne veut pas perdre son bras. Glisse la lame généreusement offert par son adversaire dans la main droite.

L’heure n’est plus à la défense mais à l’attaque, défait la cape qui enserre son poignet droit, la laisse glisser. Faire tournoyer lentement la lame dans sa main pour ne pas laisser son bras s’ankyloser. Garder ses muscles bander et avancer vers la rouquine la dague ne faisant qu’un avec son bras gauche.


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TITE CATHY

Devant la Tour des Etoiles

Lili sursauta de surprise lorsque Cat lui hurla de ne pas entrer dans la Tour. La féline n'avait pas pour habitude de hausser le ton mais les circonstances l'avaient voulu.

La lieutenante posa Sio à terre sans que la petite ne manifeste le moindre signe de peur ou de surprise. Décidément, la poussière d'étoile était bien singulière et se distingait sans peine des enfants de son âge.

Cat reporta son attention sur Lili et l'écouta en croisant les doigts. Victoire ! Lili avait mordu à l'hameçon et son attention avait été détournée de la Tour. La lieutenante s'interrogeait à présent sur le bien-fondé des propos de Cat et surtout sur l'endroit où tout le monde pourrait trouver refuge.

La venue de Timonstre arriva à point nommé et la question qu'elle posa à Callix acheva de changer les idées de tout le monde : le regard bleu azur de l'ancienne tavernière avait viré à la couleur que prend l'océan juste avant la tempête. Cat déglutit et resta les bras ballants lorsque Callix se redressa et partit d'un pas décidé rejoindre son fou. Cat n'articula pas un son, la tavernière était décidée et rien ne pourrait la faire changer d'avis.

Cat se baissa et prit Sio dans ses bras, adressant un regard mi-figue mi raisin aux filles. Elle se redressa et vit Callix disparaître au coin de la ruelle, puis un craquement sinistre se fit entendre.
Cat sentit son coeur se serrer et des larmes silencieuses coulèrent sur son visage : le Syl Fou Plaît n'était plus. La taverne qui l'avait abritée lors de son arrivée à Dieppe, qui avait vu plein de petits instants de bonheur de la vie de Cat, les retrouvailles avec son frère, la rencontre de Chac puis la rupture douloureuse, la déclaration de Darga. Tout ça n'était plus. Submergée par l'émotion, Cat serra très fort la poussière d'étoile contre son coeur et l'embrassa sur le front.

Le temps s'était comme arrêté, Cat restait figée, fixant l'emplacement du SFP d'un regard vide. Sio la ramena brusquement à la raison en s'échappant de ses bras pour se précipiter vers ses parents qui revenaient bras dessus, bras dessous. Callix avait le visage ravagé par les larmes et Fou avait un air indéfinissable, peut-être bien penaud.

Cat poussa un soupir de soulagement et éclata de rire lorsque Callix se retrouva par terre suite à l'élan de tendresse que sa fille venait de manifester à son égard. Cette scène de félicité familiale tranchait avec la scène alentour : des flammèches étaient déposées un peu partout sous l'effet de la brise marine et la ville tout entière ne tarderait pas à être ravagée totalement par les flammes si personne n'agissait.

Le sourire de Cat disparut soudainement de son visage noirci par la suie lorsqu'elle surprit le geste de Callix : celle-ci tendait son bras à Fou pour qu'il l'aide à se relever. Que se passait-il ? Callix, si fière, si indépendante, demander de l'aide ? La tavernière au coeur d'or n'était pas coutumière d'agissements de ce genre, et Cat se précipita vers eux.

Elle prit la poussière d'étoiles par la main et interrogea le couple du regard, préférant ne poser aucune question.


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ANGEL EL FEROZ

Face à Raven

Tout contre lui, il sent la blonde colombe... Etrange sensation pour le bohémien que tout contact révulse.
Frémissement de ce corps qui vit encore entre ses doigts, et qui sous ses allures frêles doit cacher une force surprenante, il a hâte de le découvrir. Un murmure et les lèvres de la bavarde viennent se poser sur les siennes.
Bonne ou mauvaise sensation que ce contact innatendu, il ne saurait le définir, son propre corps lui échappe, le sang bat aux tempes du ténebreux, mélange de plaisir qu'il réfreine, et de son mal qui s'éveille doucement en ses tripes.
Cette chaleur l'envahit doucement, alors que la demoiselle se libère.
Douce brûlure qui lui brouille les pensées, il sait, il sent que dans un instant il ne pourra plus rien contrôler... Angel aime ce moment où le peu qui reste de sa conscience s'éfface, il la sent quitter son corps, chassée par la noirceur.
Sa langue passe sur ses lèvres où un sourire de satisfaction se dessine, les yeux noirs d'El féroz s'assombrissent encore et se plantent dans ceux azur de la donzelle prête à l'assaut.

Ainsi l'a-t-elle souhaité, on ne dit jamais non à une telle proposition, le choix de l'arme est aisé, à sa ceinture il sort de son étui le poignard qui ne le quitte jamais, l'arme de toujours, sa favorite, a trouvé place dans sa main droite.
Une si belle victime mérite ce qu'il y a de mieux, face à elle il se tient, bras ouverts en signe d'invitation. Elle portera le premier coup, il en sera ainsi, il l'a décidé.
Ne pas avoir de coeur ne signifie pas oublier la galanterie, même si au final rien ne lui sera épargné, il ne subsiste plus rien que cette haîne en ses trippes, il ne voit plus en la jolie blonde face à lui, qu'un obstacle à éliminer.

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AARON

A côté de "Nous", sur la droite de la métisse

La jeune femme semble déboussolée, décontenancée face à la situation. Le "Masque" comme l'appelle la belle rousse, pointe son épée sur la métisse. Aarron sort lentement la sienne. Une large épée, ornée de lys près de la garde et en gravure. Son regard noir scrute la jeune femme, la jauge, l'observe de bas en haut. Elle lui répond sèchement, quoi que de plus normal dans cette situation.

Il s'approche, fait juste un pas en avant. Elle est entourée, le masque semble être du côté de la belle flamboyante. Il peut voir une respiration difficile, elle a l'air de creuser ses pieds dans le sol, cherchant la stabilité. Elle a pas l'air en état pour un combat, mais qu'importe. Lui sait pourquoi il est là, qui l'envoie et sait maintenant dans quel camp il est. Mais il n'en dira rien, il ne lâchera pas un mot. Il fait encore un pas, près à réceptionné la métisse si elle tente de l'attaquer. Du coin d'œil il regarde le masque. Il sait pas s'il peut lui faire confiance, bien qu'après tout, si la flamboyante lui a dicté de s'arranger avec lui, c'était pas pour rien. Il ne sait pas trop ce qu'il doit faire, lui sauté dessus et l'attaché, ou attendre un geste de trop, un mot de trop, un signe du masque ou de la flamboyante.

Des combats commencent derrière lui, des mots sont lancés tels des poignards pour ceux qui n'en ont pas l'habitude. Il en a que faire, plus rien ne compte à présent. Sauf de le rencontrer à nouveau, de lui demander des détails, de savoir s'il la vue, s'il a cherché des indices comme promis, en échange de son aide.

Il attend, resserrant l'étau autour de la métisse. Comme le ferait un serpent autour de sa proie.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:57

RAVEN

Raven face à Angel

Le beau ténébreux apprécia le dernier présent du corbeau. Raven fixait ses yeux gris aciers dans ceux plus que sombre de son adversaire. Il était redevenu froid, lointain. La sensation d’évasion et de chaleur s’était dissipé chez son nouvel ‘’ ami ’’. Le face à face allait commencer. Elle le vit sortir une jolie larme plus que courte de sa ceinture. Un poignard contre deux épées courtes ? Elle haussa un sourcil, presque assurée de remporter la victoire très facilement, ou encore il était trop habile avec ce genre de couteau. Elle préféra garder un peu de méfiance, son assurance pourrait la menée à sa perte.

L’observation se fit continuelle, rien de ce qui se passait aux alentour ne pouvait obstruer le lien qui unissait les deux âmes similaires, prête à mourir. La voix de Xandrya lui parvenait en murmure non loin d’elle tout de même. Elle semblait allait plutôt bien, elle ne détourna donc pas la tête pour s’en préoccuper pour le moment.

La détermination à faire souffrir son ennemi, la faim de voir le sang s’écouler de cet homme irradiait l’ange blond. Elle tremblait mais nullement de peur, de désir. Elle arriva à se contenir, il semblait l’attendre. Un gentleman jusqu’à la pointe apparemment. Elle ne le décevrait pas.

Elle avança subtilement, lui ne manquant rien de son approche. Ce n’est pas ce qu’elle voulait de toute façon. Arrivée à proximité de sa proie, elle chargea. Un coup porté vers la tête de sa main droit qu’il arrêta que trop facilement. Sa main gauche des plus libres pour promouvoir un second coup vers son flan. Sa main la moins habile le manquant cependant. Elle lui sourit, fasciner par lui. Malheureusement il n’aurait pas toujours cette veine. La chance finirait par l’abandonner éventuellement. Elle repoussa sa propre attaque, reculant de quelques pas, ne lui laissant pas trop d’ouverture pour le moment. Ses yeux lumineux cherchaient à savoir si au moins elle le déstabiliserait au moins. Il riposterait elle se doutait bien. Elle ne lui avait même pas fait une égratignure encore, elle jouait avec lui. Laissant le plaisir la submerger complètement avant que la fureur de le voir se vider de son sang ne soit trop forte.

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FOUINE LE MILLARD

Auprès de ma brune, qu'il fait bon fait bon fait bon...
Auprès de ma brune, qu'il fait bon trucider...


Plonger ses mirantes dans c'lles d'la bonne Dame. Et n'pas se détourner. Comment y faire capter qui y'est? Y peut po direque. Y peut po direque... Cale toi don' l'dos une minute.

Ton cœur jadis m'avais donné,
Douce, douce à l'œil étonné,
Ton cœur jadis m'avais donné,
Crois-tu que je l'aie oublié ?

Lépreux, lépreux, garde ta lèpre,
Garde ta lèpre avec ta
Cour,
Lépreux, lépreux
, chante ta vêpre,
Car je ne veux plus ton amour.


Ouida, 'sister sans lâcher les mirantes bleues qu'el'y offre. Souligner 'tains mots.
Allez, che'che... Mais che'che bon sang d'bois de crévindiou!! Lépreux, Cour... Toi comprend'?
Allez dis moi qu'oui...

Qu'est-qui veut l'aut' là? Y'me che'che! Pouquoi qu'il s'avance autant? Il se l'raconterait po un peu trop lui?
Bon ben Daronne d'mon pote, y'a pas l'choix, vais devoir l'jouer po discrète sur c'coup. Lâche le sac avec toute c'te bonne bouffe que c'en est un grand malheur de d'voir l'bandonner aux rats et sortir la broche qui cachait, lui faire quitter l'omb'du sac et la poser à son côté. Prêt. Sans un mot.
A la jolie brunette d'y dire ses instructions, si elle a capté queque chose...


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GAUVIN DE LA GARDE

En r'trait, prêt à...

C'sent bien le brûlé par ici, ils avaient pas été très précis, ni l'indic, ni l'Maître. Encore eusse-t-il fallu que l'Maître en sache plus.
Leur objectif semble bien occupé, l'avait pas tort en disant qu'elle était pire que la fiancée d'Maître. Quel bourbier, rue éclairée par une ruine, dans 'village 'connu. Fallait la chopper rapide, même si elle l'était pas bien seule, et même si elle l'ignorait.

Ce serait pas un peu l'grand n'importe quoi cette ruelle? Hein? S'en moque des quidams qui passent par là, l'est là pour ELLE, avec ses deux gardes au côté.
Silencieux et agiles, l'faut se glisser par derrière. L'a repéré leur indic, déjà en place, c'était toujours une bonne chose de faite., s'pérant se baser sur lui pour piger qui fait quoi. Un geste à droite, un geste à gauche et l'obscurité des murs l'avale.
Silencieux et rapides, leur mission est là.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:58

XANDRYA

Xandrya face à Aurora

Mouche, elle avait fait mouche, sa lame figée dans le bras de la cruche... un sourire narquois et satisfait se dessina sur ses lèvres purpurines.

On va voir ce que tu sais faire sans ton bras droit espèce de gourde...

Xandrya jubilait intérieurement, trouvant l'ébène quand même bien "couillue" pour arracher le couteau de lancé, c'était quitte ou double une telle manipulation.
La flamboyante l'observa finir d'oter sa cape, alors qu'elle la provoquait une fois de plus verbalement.

Corps à corps, mais quand tu veux chérie !!! J'aurais juste préféré un autre genre peut être, quoique !!!

Aurora avait empoigné le coutelat qui lui avait meurtri le bras, le faisant gentiment tournoyer, tandis qu'une dague achevait de dessiner son bras gauche, la constantine commença à marcher vers elle.
La flamboyante observait le moindre détail et elle ne manqua pas de remarquer celui là, elle fronça légèrement les sourcils en cogitant alors qu'elle allait à la rencontre de sa proie.

Hum... Gauchère ou ambidextre comme moi... méfiance...

En quelques pas, elles étaient enfin face à face se tournant autour comme deux loups avant que le premier ne saute à la gorge de l'autre...
Les yeux ne se lachaient plus, mélange d'ombre et de lumière, les ténèbres plongeant dans le ciel... Rôles qu'inversaient les regards, même si la proie ne devait pas être blanche colombe pour autant.
Un pas de coté, une jambe qui croise derrière l'autre... mouvement réitéré... juger l'adversaire, estimer ses capacités, sa blessure n'avait pas l'air de l'inquiéter outre mesure...
Proches, elles étaient bien trop proches pour qu'aucune d'elle ne tente quoique ce soit, ce serait à qui agirait la première, Aurora semblait ne pas être du genre impulsive, tant pis pour elle...

Un mouvement de bras, les lames acérées de l'arme ornant l'avant bras de Xandrya lacèrent le chemisier au niveau de l'abdomen, la queue n'a pas touchée, pas encore, c'est volontaire, mais le reste a t-il entaillé la chair ?
La flamboyante doit la ramener vivante oui, mais l'état n'a guère été précisé...


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KALIAN

Bien. Cet homme n’était donc pas là pour lui apporter un quelconque soutient. Sa tête semble acquiescer légèrement alors qu’elle note l’information venant de recevoir. Deux face à elle. Une personne en arrière. Mais celle-là, elle ne savait toujours pas. Secouer légèrement la tête pour chasser les cris d’une ancienne bataille lui revenant en mémoire. Pas le moment de chercher à se souvenir. Pas le moment de se laisser submerger. Quoiqu’il arrive, elle se battrait jusqu’au bout. Elle s’en était fait un jour la promesse…

Son visage se ferme, son regard se durcissant. Calmer les battements de cœur et se concentrer. Un sourire semble même flotter quelques secondes sur ses lèvres. L’adrénaline du combat… Quelque chose qu’elle avait presque oublié… La soif de sang. La soif de frapper toujours plus fort. De sentir sa lame transpercer la peau de son adversaire…

Celui pointant sa lame vers elle ne semble pas encore décidé à bouger. Attendait-il quelque chose ? Peut être… Mais déjà l’autre faisait un pas dans sa direction. Comptait-il lancer les hostilités ? Parce qu’elle n’engagerait pas la danse. Elle avait toujours eu horreur de le faire. Ne jamais frapper la première tant qu’elle le pouvait. Laisser l’autre venir. Attendre. Guetter.


Fouine Le Millard a écrit:
Ton cœur jadis m'avais donné,
Douce, douce à l'œil étonné,
Ton cœur jadis m'avais donné,
Crois-tu que je l'aie oublié ?

Lépreux, lépreux, garde ta lèpre,
Garde ta lèpre avec ta
Cour,
Lépreux, lépreux, chante ta vêpre,
Car je ne veux plus ton amour.

Un bref sursaut alors qu’une voix retentit derrière elle. Un sourcil se lève alors qu’elle entend les paroles étranges prononcées. Succession de questions qui se bousculent alors qu’elle garde un œil sur l’homme qui s’avance d’un pas vers elle. A qui s’adresse cet inconnu ? Pourquoi parler de la Cour ? Quelle Cour ? Les lépreux… Ils sont à la Cour des Miracles… La Cour des Miracles… La Cour des Miracles…

Période qu’elle n’a en rien oublié, bien au contraire. Mais pourquoi parle-t-il de ça ? Pourquoi y faire référence ? Pourquoi… Y’aurait-il un rapport avec sa… Non impossible… Comment aurait-elle pu savoir qu’elle se trouvait là ? Vague souvenir du long voyage durant lequel elle avait entendu à l’occasion le gamin se vanter de connaître des couriens. Aurait-elle pu s’arranger pour que jamais on ne la lâche des yeux ? Si c’était le cas…

Ne pas se concentrer là-dessus. Ranger sa colère… Non, la garder là, l’attiser pour qu’elle puisse lui servir sur ces hommes lui faisant face. Ils passeraient un sale quart d’heure s’ils tentaient de l’approcher de trop prêt. Mais voilà le présumé courien qui vient se poser à côté d’elle. Une impression où il paraissait plus vouloir prendre sa défense qu’autre chose ? Grincement de dent pour s’adresser à lui.

Et parler français pour que je comprenne ton baratin ? Tu m’veux quoi ? J’suis occupée. Si c’est elle qui t’envoie, va lui dire que je m’en sors bien.

Elle s’en sort bien… Ben voyons, elle ne s’est pas retrouvée dans un tel pétrin depuis… Mouvement de tête pour chasser le souvenir qui vient de traverser son esprit. On se calme…

Bon en fait, t’iras lui dire plus tard.

Hausser le ton pour s’adresser aux deux autres. En particulier au téméraire qui s’était avancé.

Et ben mon mignon ? T’attends quoi ? Le déluge ? Pas tout ça, mais je m’encroute et j’ai d’autres affaires m’attendant ailleurs

Un coin de sa lèvre se relève dans un léger rictus. Viens petit. Maman t’attends pour te mettre une raclée. Vilain garçon qui n’a pas été sage et qui va devoir être puni. Viens petit…


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ANGEL EL FEROZ

Angel face à Raven

Concentré sur son adversaire qui n'est plus à ses yeux ni blonde ni séduisante, à cet instant il ne voit qu'une audacieuse proie qui a décidé de le provoquer.
D'aussi loin qu'il se souvienne, le ténébreux n'a jamais laissé passer un affront, chaque défi à été relevé et chaque coup a été rendu au centuple, une fois encore il ferait honneur à son adversaire.
Chacun des mouvements de la belle est interprété, les premières secondes sont un vrai délice pour qui sait les décrypter... Ainsi il esquive le premier coup sans peine, mais la vive donzelle à déjà porté le deuxième en direction de sa hanche, moins direct et puissant que le premier, même s'il est extrêmement précis.
Ainsi donc la belle est droitière se dit-il en donnant à son tour un coup de coude sur la nuque de la blonde. L'attention ne sera pas pour autant relaché sur l'autre membre, il a bien failli lui laisser un sanglant souvenir.

Elle est rapide et à son tour esquive l'attaque, il n'a fait que la frôler, ce qui attise sa colère.
Cependant sa lame, dirigée vers le bras maladroit de Raven a senti une résistance. Un rapide coup d'oeil et El féroz ne voit que la chemise déchirée et une égratignure.
Premières gouttes de sang sur la lame, il tourne autour de la donzelle tel un loup autour de la brebis, son sourire s'élargit lorsqu'il attrappe son deuxième poignard à sa botte.
Les deux mains armées il invite d'un hochement de tête Raven à reprendre là où elle s'était si bien arrêté.

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ELWEEN

Le choix est fait ...Elween entre dans l'arene prenant place au coté de la metisse , un petit regard a la jeune fille suivi d'un clein d'oeil a la fouine et ses yeux se tournent vers l'espion et l'homme au masque , la tete legerement penchée d'un coté puis de l'autre faisant craquer ses cervicales , un rictus en coin

Des amis a vous m'zelle ?


Une éternité qu'il n'a pas croisé le fer avec un combattant digne de se nom , une opportunité qu'il ne peut pas laisser passer . Un mouvement parmi les ombres ...D'autres arrivent il va falloir accelerer la danse avant qu'il n y ai plus de place pour se mouvoir et le boucher aime avoir de l espace pour valser
Epée tendu dans le prolongement du bras en direction de l'espion , petit signe de la main pour lui dire de s'approcher ...

Si cela ne vous ennui pas je vous prend votre cavalier m'zelle !!

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AARON

Face à Elween près de Kalian

Un étranger hausse le ton, mais qu'est-ce qu'il raconte lui? Le grec n'y comprend strictement rien. Il fronce les sourcils, alors que la métisse lui répond, Aarron n'y prend pas garde, il observe du coin d'œil le masque qui semble pas bouger d'un pouce. Aarron réfléchit, ben oui, ça lui arrive quand même. Il ne sait quoi faire, sauter au cou de la donzelle et l'attacher ou... voilà qu'il est déranger dans sa réflexion. Un homme, bizarrement vêtus s'approche et s'adresse à la belle. Jusqu'à faire un signe à l'espion. Aarron hausse vaguement un sourcil, il soupire, ben voilà autre chose. Va falloir montrer ce que ses années d'entrainement au combat lui ont appris.

Il passe derrière le masque, lui marmonnant.
[color:6b85=ora,ge]
Bouge... att'appe la...

Il se place devant son adversaire. Se met en position de combat, la jambe droite en avant, la jambe gauche en arrière, les pieds bien encré dans le sol. La main gauche dans son dos, son épée de la main de droite, droit devant lui. Son regard agresse les yeux de son ennemi, les dents serrés, la respiration lente et concentrée. L'homme pointe son épée devant lui, Aarron attend, s'impatiente. D'un coup sec, il envoie sa grosse lame contre la sienne dans un bruit de fer, pour faire réagir l'homme.

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LILIDU

Devant la Tour des Etoiles

Lili ne comprenait plus rien...
Voilà qu'elle apercevait Fou qui relevait Callixta pour l'aider à entrer dans la tour alors qu'à peine cinq minutes auparavant Cat l'avait arrêtait nette, prétextant que les allumés du SFP pourraient repérer le nid douillé de la petite famille.
Certes la vive douleur que le visage de Callix n'avait pu manquer de leur révèler expliquer qu'on s'affole un peu pourprendre une décision mais Lili restait tout de même perplexe.

Regardant Cat en essayant de comprendre le fin mot de toute cette histoire :

Alors on entre ou pas ?

Elle marqua une pause avant d'ajouter :

Je sais que ce n'est sûrement pas le moment de faire ma rabâjoit mais j'aimerai bien comprendre ce qu'il se passe ici ?

Elle s'arrêta de nouveau.

Et pas la peine de me dire que le SFP brûle et que Callix va accoucher d'une minute à l'autre. Ca j'ai compris !! C'est la suite qui cloche.

De part les fonctions qu'elle avait exercées dans l'armée, la maréchaussée..., il est vrai que Lili avait souvent agit dans l'urgence, mais rarement sans planifier rapidement ce qu'il se passerait. Prise au dépourvu et ne disposant apparement pas de toutes les clefs de cette histoire, elle ne savait plus comment réagir.
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MessageSujet: Re: 5 - Dieppe >>>> Le Syl Fou Plaît...   Sam 3 Sep - 21:59

RAVEN

Raven face à Angel

La lueur du feu qui lèche toujours l’auberge dégage une sensation de chaleur festoyant. Elle consume avec appétit chaque planche de bois qui se trouve à danser avec elle. Il n’y a malheureusement pas que cette douce chaleur qui envahi la blonde dénommé Raven. Elle se bat contre l’ange sombre. Il est rapide et précis tel un chat qui guette sa proie. Elle ne le laissera certainement pas dévoré aussi facilement. Une douleur pourtant vient poindre son bras pendant qu’il s’écarte. Elle l’observe un moment avant de regarder d’où vient cette sensation d’écoulement. Sur son bras, quelques gouttes s’échappent de son corps de déesse. Perte du précieux liquide vitale. La seule vue de son sang qui fait bouillonner les tempes de rage.

Sans même réfléchir elle reprend là où elle avait laissé. Le corbeau recommence sa danse macabre avec l’élu de sa destinée. L’affrontement est de plus en plus féroce. Personne ne veut donner du terrain à l’autre. Les coups sont puissants, l’entrechoquement des lames irradie l’endroit. L’adrénaline se ressent chez la blondinette. Elle veut sa peau, elle l’aura coute que coute…. Même si cela doit ce faire dans une autre vie. Elle est déchainée par le fait qu’il a eu mis basse sur elle, même juste une fois à cet instant. Elle laisse ses deux mains virevolter dans tout les sens formant des arcs parfaits près de lui. Fendre ses défenses n’est qu’une question de temps.

Le moment opportun arrive, une faille, une petite brèche s’ouvre près de la cuisse droit où elle va y planté son épée durement. La résistance que lui omet la chair de l’être sublime devant elle ne se fait que de courte durée. Elle l’affaiblit un moment et retire son épée d’un coup sec. Elle sait bien que cela lui en prendra certainement plus, qu’il ne criera pas à la défaite maintenant mais elle savoure maintenant sa première victoire même si la guerre est loin d’être gagné. Ses yeux se posent sur lui, son cœur bat la chamade d’excitation.

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TITE CATHY

Devant la Tour des Etoiles

Le couple s’était mis en route en direction de la Tour dès que Cat était arrivée vers eux avec Sio dans les bras. Elle regarda le Fou avec effarement lorsqu’il s’approcha du seuil de la Tour et en ouvrit la porte et faillit s’arracher les cheveux. Elle se murmura alors à elle-même :

Mais qu’est-ce qu’il fait nom d’une pistache trop grillée ?


Elle le vit ensuite se raviser et parler de désenfumage à la sauvageonne d’une voix un peu trop audible, accompagné d’un regard trop appuyé. Cat comprit alors où l’ange noir voulait en venir au moment où il s’engouffra dans la Tour.

Elle allait s’engouffrer à leur suite lorsque Lili l’apostropha. Elle se tourna vers elle, tenant toujours fermement la menotte de Sio dans sa main et étudia le visage de la lieutenante à présent mairesse. Lili avait un air abasourdi et semblait complètement à côté de ses chausses ; sur son visage se mélangeaient incompréhension et inquiétude.

Cat l’écouta parler, ce qui l’arrangeait fort puisqu’elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait pouvoir lui répondre. Elle respira un bon coup puis se lança

Ecoute Lili, la Tour n’est pas ma demeure. Je ne pouvais pas te laisser y entrer sachant que Fou a menacé la rousse dégénérée et qu’elle risque de vouloir se venger. Il a décidé de s’y rendre, c’est sa volonté. Libre à lui de mettre la Tour en péril, mais… Cat jeta un regard vers Callix … je crois que nous n’avons plus trop le choix. Libre à toi d’entrer ou non, en tout cas j’y vais.

Cat prit la poussière d’étoiles dans les bras et se dirigea vers la Tour, espérant que Lili lui emboîterait le pas

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AURORA

Face à Xandrya…

Les voila qui se jaugent. La mercenaire avec son trop plein d’assurance s’approche encore, le coup donné plus tôt ne lui a pas servi de leçon. Sa garde à nouveau découverte, la créature se laisse lacérer la chemise sans broncher… Ses mots la font rire, "la gourde" n’est-ce pas celle qui fonçait tête baissée sur son adversaire ? Etait-elle vraiment une professionnelle ? Déplorable à quel point les adversaires d’aujourd’hui ressemblent plus à des agneaux qu’à des assassins. A croire qu’il suffit d’avoir un air d’assassin pour croire que l’on en est un. Contracte les abdominaux faisant fi de la douleur provoquée par les plaies.

Les genoux fléchis suivant la danse de la flamboyante. Lève sa dague qui vient parer la morsure du scorpion. Lui assène un coup violent avec le coude droit. Pas le temps de voir si cela ne l’a touché ou déstabilisé que déjà se retrouvant avec un genou à terre, Aurora rend l’arme à sa propriétaire en plantant le couteau dans le pied de la rouquine. Pour éviter une étreinte mortelle, la chienne tente une roulade sur le côté, un sourire carnassier sur sa bouche fine.

Ne plus parler, juste la faire souffrir. Elle veut son sang. La voir agoniser sous ses yeux même si cela ne semble pas chose facile, elle y mettra du cœur à l’ouvrage. Se relever prête à fondre de nouveau sur sa proie et cette fois, elle ne lui laissera pas l’opportunité d’avoir l’avantage.

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KALIAN

Face à Aarron, dos à Elween, à côté de la Fouine

Elle qui se sentait seule à peine cinq minutes plutôt, on peut dire que d’un coup elle était bien entourée. Une nouvelle personne venait de se joindre au groupe se formant. Et quelle personne… Digne d’un pseudo héros qui avait du croire qu’elle était incapable de se battre alors qu’il se met face à son… agresseur dirons nous. Un petit rire moqueur s’échappe alors qu’il lui parle.

Elween a écrit:
Des amis a vous m'zelle ?
Si cela ne vous ennui pas je vous prend votre cavalier m'zelle !!
Si cela ne l’ennuie pas… Oui, enfin quand on pose une question, on attend la réponse. Bref… Puisque le preux chevalier a décidé de lui retirer sa proie sans même chercher à savoir ce qu’il en était, elle allait s’en mêler sans savoir si lui ça le dérangeait ou non. Un regard vers l’individu qui, il y a peu, la menaçait. Une dague… Elle n’en ferait rien…

Pas le temps de réfléchir… Le courien derrière elle était là pour elle, alors autant qu’il serve. Sa main gauche vient arrachée l’épée de la main de cet étrange homme qui se laisse faire sans un mot, semblant presque acquiescer au geste alors qu’elle lui fourre sa petite lame dans les mains. Geste rapide qui se termine sous le bruit sonore de deux lames se percutant. C’était le moment d’agir.

Prenant appui sur sa jambe droite, elle s’élance entre les deux hommes, sa lame nouvellement acquise frappant plus fort celle de son adversaire, l’abaissant, lui offrant là une belle ouverture. C’est dans un sourire mauvais qu’elle lance son poing pour le frapper au visage. Il cherchait à se battre ? Soit. C’était elle qu’il avait visé ? Encore mieux, elle était tout à fait d’humeur même si elle sentit la cicatrice de son flanc la tirait, lui rappelant qu’elle devait faire attention.

Un pas en arrière avant de subir une attaque. Dos à l’homme qui avait voulu intervenir sans sa permission. Se campant à nouveau sur ses jambes. Son regard flamboyant.

Oui, cela me gêne Messire, je puis me défendre moi-même. Mais apparemment mon avis compte peu. Si vous permettez, il y en a un autre à côté. Et je reprends là où j’en étais.

Pas un regard vers lui. Sainte horreur qu’on se mêle de ses affaires. Surtout quand il s’agissait de croiser le fer. Mais ça n’était plus le moment de se soucier de lui. Maintenant qu’elle avait lancé les hostilités, elle devait se tenir prête à toutes représailles.

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NOUS

Nous flottait entre ses âmes damnées, son souffle chaud tendu vers sa proie...sa proie? La métisse.

Pourquoi? pour qui?...
]T'occupes tu réfléchiras plus tard! Tu fléchiras sinon!
PFFFFFFFFFffff bandes de décérébrés vous me faites vomir.
SSSSSSssses mains......

Trop tard la vestale avait ôté l'épée à l'homme aux vers versatiles.
Lui était prés, prêt, mais comme souvent invisible aux yeux des autres, sans personnalité propre, sans présence.

Il observe son attaque, il regarde ses faiblesse, il cherche la faille: Agile, souple, déterminée, réfléchit mais....mais un déplacement, une rotation du bassin raide, une grimace...son flanc était son point faible...

Maintenant!

Il ramasse à terre une pierre tenant dans sa paume, se décale de deux pieds rapidement et la lance avec force en direction du flanc de la métisse. De son autre main encore douloureuse il sort son cimeterre et le fait basculer dans celle venant de se libérer de la pierre et s'élance entre le défenseur des dames en détresse et la métisse.
Son genou se plante légèrement en biais de l'abdomen de l'homme, en même temps que son coude s'abat sur sa nuque. Puis d'un geste il l'envoi mordre la poussière. Puis recul de deux pas à l'abri d'un coup d'estoc.

Mon cher, vous n'avez aucune classe, ce n'est pas digne d'un combattant honorable!
'spèce de raclure bourgeoise, t'vas pas apprendre à Nous à's'battre! Tu s'rais décanillé en un pas sortie d' tes salons!
Mais arrêtez voyons! Nous ne sommes pas en réunion de famille là mais dans un combat...
Toi la bêcheuze, ne te mêle pas de za!

Nous essayais de les faire taire dans son esprit mais ses yeux commençait à rouler dans leurs orbites et sa tête commençait à l'élancer de nouveau

Concentration, observation, préparation, anticipation! Fais le vide Nous...

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AARON

Face à Kalian et Elween à la gauche de Nous

Pas le temps de voir quoi que ce soit, l 'homme en face de lui ne semble pas prêt. Une charge de son épée qui a dut lui faire vibrer tout le bras. Dans un bond, telle une féline, la jeune femme fond sur Aarron, fait baisser son épée en frappant de la sienne. Un coup de poing en pleine figure, la tête tourne, suit le mouvement. Une légère entaille à la lèvre, un filet de sang s'y écoule. Il passe sa main gauche sur son visage, recule d'un pas alors que la jeune femme se tient entre son pro-chevalier et Aarron. Elle semble forte, mais pas assez d'après les grimaces. Le Masque ne bouge pas, il fout quoi celui là? Un regard rapide, le masque se baisse, ramasse une pierre avant de la lancer dans le flan de la jeune femme, qui grimace. Aarron comprend qu'il analysait la situation, analysait les faiblesses de la jeune femme. Joli plan, bien rattrapé le coup. Aarron sait maintenant ou elle a mal, ou est son point faible.

Il voit le masque se glisser entre la métisse et l'étranger lançant un coup de genou dans l'abdomen, puis un coup sur la nuque avant de reculer. Aarron ne quitte pas son adversaire, son ennemie, il serre les dents. Elle semble peut être récupérer.

Tache facile...
marmonne-t-il à lui même. Toujours en position de garde, il la jauge à nouveau, elle a pointé sa lame contre lui. D'un geste vif et leste, il fait passer sa grosse lame devant lui, pointe en bas pour la taper sur l'épée de son adversaire. Il serre le pommeau alors qu'il tente d'amener ses deux épées en l'air, de faire vacillé la jeune femme, de la désarmé, pendant son moment de faiblesse...

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ELWEEN

A Terre - Près de Nous

L"éspion avait choqué son épée contre sa rapiere , le doc était pret a dondir sur lui , il prenait appuis sur ses jambes pour s'élancer quand la métisse le devança , reprenant sa proie empruntée que tres peu de temps , lui assenant un coup de poing en plein visage , semblant prendre ainsi l'accendant sur celui-ci , elle était rapide mais semblait souffrir d'une blessure qui pouvait la mettre en danger
Le Masque qui était jusque là restser immobile , presque oublié , se fondant au decor cahotique a la perfection , choisi ce moment precis pour entrer en action
Une pierre est lancée sur la faille de la métisse , puis un genou rencontre un torse et un coude une nuque
La tete du boucher vient heurter les restes d'une table calcinée faisant éclater son arcade droite , laissant couler le sang sur son visage , il met un poing et un genou a terre pour se relever , mais reste ainsi ....
Quelque chose l'a perturbé durant le contact avec Nous ; il aurai eu le temps d'ésquiver aisement la puissante mais assez lente attaque , voir meme de plonger sa rapiere dans le flan du geant , mais une sensation l'avait paralysé , une odeur connue
Non c'est impossible !!!
Il se releva , le visage ensanglanté mais souriant , il devait continuer a jouer les novices si il ne voulait pas que son usurpation soit demasquée mais il savait a present qu'il allait en payer de sa personne
Sa langue passe sur ses levres , goutant ainsi le liquide qui fuit son corps par la plaie au dessus de son oeil , puis crache au pied de l'assaillant, il adore le gout du sang mais preffert quand ce n'est pas le sien ...

Que cache se masque ? Visage sans expression semblant en cacher une multitude ... Il ne devrait par tarder a le savoir ...
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