Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 6 - Dieppe >>>> Le port de Dieppe (Le départ)

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La Main Noire
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MessageSujet: 6 - Dieppe >>>> Le port de Dieppe (Le départ)   Sam 3 Sep - 22:04

OLD NICK

La nuit avait été longue. Une nuit sans repos, tiraillé par des délires absurdes d’une semi-conscience. Résigné d’être ainsi enfermé dans ses propres quartiers, le vieux Nick avait terminé sa nuit à même le sol.
Tremblant et en proie à des crampes insupportables, il se redressa péniblement. Après une station assise qui dura un temps incertain, il tenta à plusieurs reprises de se tenir debout. Il y parvint finalement en s’agrippant au rebord de la fenêtre grillagée de la petite pièce où il gardait habituellement sa réserve personnelle. Il lui avait fallu sécuriser l’endroit tant ses équipages successifs avaient voulu faire main basse sur ses boissons éthyliques.

Il écarquilla les yeux pour tenter de discerner dans la brume de son regard le port ou avait mouillé son fier bâtiment. D’épaisses colonnes de fumée s’élevaient çà et là au-dessus de la cité normande. Fruit de son delirium ou réalité, il ne pouvait le dire. Quoi qu’il en était, se faire remarquer et ensuite délivrer devenait sa priorité. Il racla bruyamment sa gorge asséchée.

Hé hooooooooooo Hé hé hé hé hooooooooooooooooooooooo.

Son cri était à peine audible et il sembla s’en rendre compte vu qu’il le réitéra avec à peine plus de puissance.

Hé hooooooooooo Hé hé hé hé hooooooooooooooooooooooo.

Epuisé, il retomba assis au sol, au pied de la fenêtre par laquelle des odeurs inquiétantes d’incendie parvenaient jusqu’à lui


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XANDRYA

Arrivée sur le Tir Na Nog...

Pas de course folle, la flamboyante blessée et sa jument bien chargée avait suivis les dédales des ruelles de Dieppe jusqu'au port sans esbrouffe, pas de cavalcade, pas de bruit, pas d'esclandres, tout dans le calme et la furtivité.
Nul doute que d'aucun aurait sans doute essayé de les suivre si ils étaient partis en trombe à travers la ville.
Lentement mais surement la belle rousse avait mené le petit groupe, agrandi de quelques nouveaux visages jusqu'au port, ne relevant même pas les bras passés autour de sa taille sans autre retenue, tout juste avait-elle brièvement baissé le regard à leur contact.

Le port, enfin, désert, la populasse surement occupée à l'extinction du brasier qu'elle avait initié, le navire "réquisitionné" à la Teste Bush toujours amarré, passerelle sortie.
De la même façon qu'elle était descendue, elle talonna Nyx avec force de son pied intact pour qu'elle grimpe jusque sur le pont sans s'arréter de peur que le bois de ce dernier ne cède.
Enfin sur les planches du bateau, elle relache la bride, donnant un coup de fesses en tapotant les mains du masque pour qu'il descende.

On est rendu, tu peux sauter à bas, et tant qu'à faire ote moi la donzelle de là ste plait

Restant juchée sur sa jument en attendant que le masque et Aurora ne soit plus un obstacle à sa descente, Xandrya observe le reste de la troupe qui suit sur le pont, l'étranger stoppant la charette pour décharger les caisses "empruntées" sur le champ de bataille déserté.
Des soins allaient s'avérer nécessaire, tant pour elle que Raven, peut-être d'autre aussi, elle n'y avait pas vraiment prété attention.
Soudainement, elle réalisa que le corps de la recrue de Chaos devait encore être dans le cimetière, qu'elle n'avait pas pensé à aller le récupérer.

Oh pis fais chier, il avait qu'à pas se faire tuer ce prétentieux.

Oubliant le problème Vicious, elle souffla un bon coup en grimaçant la douleur la lançant au niveau de son pied et de ses cotes.


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NOUS

Nous ne voit rien des ruelles qui défilent sous le pas du cheval. Son regard fixe la nuque le la cavalière dont il ne connaît toujours pas le nom, ses esprits lubriques s'affolent...

Nous tu sens comme sa peau exhale un parfum fort et fruité!
Mummmm elle est bien faite la donzelle, j'm'la f'rai bien pour l'diner...
Vous n'êtes qu'une bande de pervers dégoûtants, Aristote vous punira au jour du jugement dernier!
Toi la catin tu la ferme ou j'te cogne!
Caresses, baisers, emprise, chaleur, désir...

Nous respire doucement ses senteurs muscées mais a depuis longtemps appris à maîtriser leurs pulsions et son esprit par l'action des heures passées est devenu plus stable et moins enclin à leurs folies.

La monture s'arrête, il sent la flamboyante dégager son bassin et exprimer par ses mains son désir de le voir sauter à terre.
On est rendu, tu peux sauter à bas, et tant qu'à faire ôte moi la donzelle de là ste plait

Nous sans un mot descend, fait pivoter la femme inconsciente sur ses épaules et la dépose sur le pont. Puis avec un sourire avenant.

Vous permettez?

Il la soulève précautionneusement de sa selle et la repose à terre.

Excusez mon attitude cavalière mais vos blessures ne vous permettaient pas de descendre sans vous tirer une douleur non nécessaire.

Son visage se referme dans une attitude inexpressive, Nous reprend son fardeau humain et attend.

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VICIOUS

Ce maudit poison avait enfin disparut peu à peu de son système musculaire.
Pourtant ses mouvements demandaient encore un certain effort, peu importe, il ne pouvait rester ainsi.
Heureusement son destrier l’avait porté en retrait le temps de reprendre vie petit à petit.
La vengeance portait maintenant un nouveau visage, celui de la Lyche qu’il se jurerait de retrouver dans ce foutu village.
Après son réveille, de nombreuses pensées hantaient son esprit maintenant.
Il était là pour prêter main forte à la téméraire et la blondinette muette, qu’importe cela et ces demoiselles.
Il allait remonter sur ce bateau et si elles ne sont pas présente, il disparaîtra avec l’aide du marin alcoolique s’il n’avait pas fait une syncope, du à son abstinence forcé par ses hôtes de fortune.
Son regard se perdu un instant dans le ciel.
Une couleur rougeoyante et des hurlements au loin, sûrement l’œuvre des femmes ou peut être le bûcher où elles avaient brûlé vive.
Les pauvres petites pas très débrouillardes avaient sûrement fini morte dans un coin…
Qu’importe tout cela à ses yeux, il était libéré de cette torpeur et de ce fardeau.
Les sabots du cheval résonnaient sur les pavés le long du quai.
Le tangage des bateaux accosté au port et l’océan le soulageait, sachant qu’il pourrait à nouveau se perdre dans l’horizon et dans cette odeur si particulière.
Une maigre consolation, sans avoir eut le temps de mettre à profit son désir morbide envers la populace de Dieppe.
Mise à pars le mort qui semblait avoir un certain don, bien que lâche, il semblait un adversaire intéressant.
Dommage qu’il n’avait pas fini le travail, un défaut important de ne jamais finir ce que l’on commence…
Lui ne fera pas cette erreur.
A sa prochaine rencontre, ce ne sera pas son corps qui pourrira de part le cimetière, mais bien celui dont la vie ne tient plus qu’à un fil désormais.
Restait il encore à voir, si le sois disant maître de cette clique ne s’occupe pas de lui-même aussitôt rentré.
Si les donzelles sont mortes et la mission un échec, il pourrait enfin savoir ce que vaut l’encapuchonné de noir.
Le voir à l’œuvre serait un honneur… ou… une déception, qui peut le savoir ?
Il se réjouissait presque que le destin soit ainsi, priant que la mort soit à son retour.
Trop de temps déjà passé sur cette terre et toujours personne à la hauteur…

Désespérant…

Le suicide n’était pas une option adéquate à sa promesse.
Seule une mort violente pourra l’absoudre de ses péchés et pour l’instant…personne pour la donner.
La voile du Tir Na Nog en vu, il est proche du but.
L’impatience de découvrir sa destinée future et si le plan ne se passe pas comme prévu… Pourquoi ne pas provoquer le destin ?
Un accident est si vite arriver en ce monde cruelle et pervers…
Son esprit vagabonde, emplit de pensées noires et inavouables, toutes plus perverses et retorses les unes que les autres.
Une envie d’en finir comme jamais, pourquoi la vie est si cruelle ? Pourquoi est il encore en ce bas monde ?
Pourquoi ne peut il la rejoindre ?
Une seconde punition sans doute avant le trépas horrible qu’il attend depuis si longtemps…
La passerelle est en vu, mais…
Des silhouettes franchissent le pont pour embarquer semble t il.
Des silhouettes sur le quai…comment ?
Accélérant l’allure il file droit sur elle, le soleil empêche de distinguer ce qu’il s’y trame.

Maudit sois cet hérétique d’Aristote…

Les hommes semblent charger des caisses dans la cale du navire, sûrement pas un ordre du capitaine, elles auraient par le plus grand des miracles réussis à survivre ?
Il approche à leur hauteur sans prêter plus d’attention à ses sous fifre sans aucune importance.
Là sur le pont du navire…
Des cheveux couleur tomate… l’impulsive semble encore en vie…
Il semble que les poissons carnassiers de l’océan vont avoir un repas digne de ce nom…
Le cheval traverse la passerelle de bois faisant craquer le bois sous son passage.
Elle se trouve maintenant devant lui, la foudroyant du regard d’émeraude qui ne rêvait que de sa mort…
Voila une bien triste nouvelle et à ses cotés…lui !!
Sans prêter plus d’attention ni accueillir à sa façon cheveux de feu, il saute du destrier sur le pont.
Son épée courte et sortie ainsi qu’une de ses plus grandes compagnes silencieuses.
Le regard froid ne lâche pas du regard ce masque qui se tient devant lui, un paquet assez imposant sur l’épaule.
Serait ce la mission ? Ou un sac de ration pour le voyage ? Peu importe pour lui…

Comme on se retrouve, rien à faire de comment tu es arrivé là, je crois que on va finir ce qu’ont à commencé.

Il s’approche de la Lyche sans lui laissé un instant, l’arme près de sa gorge, caressant sa carotide tout en le regardant avec délectation.
Il tient encore l’immense colis sur son épaule et ne pourra rien faire contre lui, trop chargé pour le moment.

Poses ta marchandise et tes armes au sol avant que je ne te coupe la gorge maudite goule.Si j’étais croyant, je bénirai le ciel de te mettre à nouveau dans mon chemin…

Une voix froide et glaciale ces ordres, une certain impatience pourtant d’en finir avec ce lâche qui se bat au poison et qui de plus, laisse ses victimes encore vivante.
Grave erreur…
Quelle espèce d’homme est ce là ?
Lui ne laissera plus rien après cette entrevu si attendu depuis la dernière fois…
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MessageSujet: Re: 6 - Dieppe >>>> Le port de Dieppe (Le départ)   Sam 3 Sep - 22:04

NOUS

Nous voit arriver de loin la sale petite frappe du cimetière. Toujours arrogant, toujours imbu de lui même, toujours si impulsif, irréfléchi....
Ne bouge pas, laisse le venir à toi, laisse le se croire tout puissant, ce n'est qu'un gamin qu'a perdu au jeu de la vie.
Nous ne bouge pas d'un pouce, fixant de son regard inexpressif le rat devant Eux. Une lame courte rencontre son cou...


Vicious a écrit:"Comme on se retrouve, rien à faire de comment tu es arrivé là, je crois que on va finir ce qu’ont à commencé.
Poses ta marchandise et tes armes au sol avant que je ne te coupe la gorge maudite goule. Si j’étais croyant, je bénirai le ciel de te mettre à nouveau dans mon chemin… "

Nous prend une voix douce et chantante.

Nous n'avons que faire de ta face de fouine, Nous n'avons que faire de ton envie d'étreinte avec madame la mort, Nous nous fichons pas mal de tes cauchemars et des raisons qui te pousse à agir...

Dans un murmure inaudible:

Entends tu les hurlements des porcs que l'on égorge au fond des bois?

L'avantage avec les attaques par l'épée de face c'est que le mouvement pour faire couler le sang demande une avancé, que le coude est relevé étant donné la différence de taille... D'un coup il fait basculer son précieux chargement vers l'avant, les hanches de la femme percutant le coude de l'excité, décalant la lame suffisamment pour que Nous recule et se mette hors de porté de la lame.

Tu es ssssssssssssssiiiiiiiiii pathétique!

Nous se décale vers la gauche sur le pont étroit et encombré. Nous a assez joué pour ce soir, il sort d'un coup sec du poignet une dague courte de sa manche. Son visage se durcit, il lance et la dague se plante dans le pied d'appuis de son adversaire.

Nous allons te clouer sur le pont de ce bateau, oiseau de mauvais augure!

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VICIOUS

Toujours pas changé le psychopathe…
Une vue défaillante à en juger par son jet de lame pitoyable.
Un rictus narquois sur le visage, il le toise, le nargue, ses yeux vides ne le perdent un instant de son regard.
Un œil jeté sur la lame planté sur son pied, une blessure bénigne…
Il en a connu d’autre.
Se baissant rapidement, retirant la lame d’un geste brusque.
La botte semble avoir été transpercé légèrement.
Son sang coule maintenant sur le pont, le couvrant doucement de ce liquide épais et chaleureux provenant de sa fine blessure.
Son regard ne le perd pas un instant de vu, tout en cherchant dans l’intérieur de sa bure une autre lame effilé.

Pathétique, hein ? Je vais en finir avec toi le schizophrène… Te cacher derrière d’autres personnalités ne te sauvera pas… Mon plaisir sera multiple, tuer plusieurs âme en une fois, voila qui n’est pas commun…

Une légère brise provenant du large balaie la voilure en panne produisant un bruit d’étoffe nostalgique à ses oreilles.
Le bois du pont craque de tout son long sous le mouvement du navire.
Deux lames en main pointées vers le bas.
Une rage indescriptible dans le cœur… Une haine farouche dans le corps pour ce monstre…
Il n'y a plus que le lâche et lui, impatient de le voir mort, étalé sans vie sur le sol noueux du bateau.
Ne sentant sa blessure, il se précipite sur la Lyche, poussant un cri de rage alors qu’il entame son attaque de front avec sa première lame droite.
La lame entaille la cuirasse de son abdomen après avoir passé un coup puissant en direction de son ventre.
La dague dirigée vers le pont tranche sans peine sa cuirasse.
L’entaille apparaît, sa peau blafarde aussi…
L’autre bras armée et poussé avec la même force…
Cette fois, c’est sa peau qui s’ouvre, n’arrêtant plus, continuant de frapper son bas ventre de coup de poing successif de gauche à droite.
Son but ?
Voir les tripes du lâche parsemer le pont et nourrir les poissons avec ses viscères.
La plaie semble large, un pas en arrière pour contempler son regard, prés à continuer le combat et en finir une fois pour toute.
Se délectant de ce spectacle, du liquide rougeoyant qui s’écoule maintenant de sa plaie horizontale.

Tu aurais du me tuer ce soir là, je vais en finir avec toi…
Approches si tu le peux, petite goule… avant que j’éparpille tes tripes aux quatre vents…Approches…


Faisant un signe de la main, jouant avec le tranchant ensanglanté des lames, produisant un bruit métallique répétitif et provoquant.
Un regard émeraude pénétrant ne le quittant des yeux une seconde.
Un éclat de haine dans ce regard cristallin, un regard vengeur envers celui qui n’a réussi à rien.
Il est prêt et n’attend plus que sa riposte, si toutefois il a assez de force pour cela, bien sur…


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XANDRYA

Le masque descend de la croupe de Nyx et se saisit d'Aurora qu'il dépose au sol, Xandrya le regarde en fronçant les sourcils, étonnée de son comportement quand il s'approche d'elle en lui parlant de façon cordiale, avant de la saisir par les hanches sans qu'elle n'ait le temps de réagir pour la descendre de sa jument.
Les yeux surpris, elle le regarde, stupéfaite de cette attention, écoute ses explications et le remercie d'un mouvement de tête, avant d'observer ses "troupes" qui gagnent tour à tour le navire.
Une voix s'élève dans le dos de la flamboyante, lui faisant écarquiller les yeux de stupeur.

Non ?

Sa tête se tourne vivement, ses cheveux roux suivant le mouvement en direction du pont où quelqu'un vient de se laisser tomber lourdement de son cheval.
Le regard océan reste pantois de voir le vaniteux en vie, le détaillant à priori intact de toutes blessures, fronçant les sourcils elle se détourne vers l'homme au masque, elle pensait qu'il l'avait tué.

C'est quoi ce délire, qu'est-ce qu'il fout là lui, et en vie surtout !

Ni le temps, ni l'opportunité d'interroger l'un ou l'autre que déjà ils se mettent à se battre, s'insultant de noms d'oiseaux on ne peut plus ridicule aux vues des circonstances.
Les yeux cyan de la belle rousse se révulsent sous la bétise des hommes et de ce que leur satanée testostérone leur fait faire parfois.
Tout va vite, des lames sous une gorge, Aurora utilisée comme "arme", une dague dans un pied, un ventre méchamment entaillé.

Bordel y va me faire chier jusqu'au bout celui là !!!

Tranquillement, Xandrya fouine dans une petite poche crochée à sa ceinture et en sort une petite pointe d'acier qui semble humide et la fixe sur la queue de son scorpion.
Son installation terminée, la combattante s'avance le plus discrètement que lui permet son pied blessé et ses cotes douloureuses, Vicious est maintenant à portée de bras.
D'un geste vif, le bras droit est lancé sur le flanc de celui qui lui échauffe la bile depuis leur départ, la pointe s'enfonçant dans les chairs avant de se détacher pour y rester logé et laisser le temps à la jusquianne noire de faire son effet, comme pour Aurora.

Reculant de crainte d'une réaction vive, Xandrya bute sur un cordage, se retrouvant les quatres fers en l'air, le cul dans le rond vide de la corde enroulée sur le pont.
Rageant contre elle, ce pied, cette chienne, ce mort qui ne l'es pas, Xandrya essaie de s'extirper de cette position ssans y parvenir avec le manque d'appui de son pied.

Bordel, tu va me pourrir la vie jusque quand toi !!! Tu devrais être mort !!!

A défaut d'être mort, il s'endormirait d'ici peu, rejoignant la raison de leur venue dans les bras de Morphé.
Regardant alentour, la flamboyante cherche du regard Raven, espérant qu'elle puisse l'aider à se relever, ou quiconque potentiellement susceptible de la sortir de là.

Un coup de main serait le bienvenu.

Ses mots qu'elle prononce, lui arrachent la bouche, elle si fière demandant de l'aide, c'était pas tous les jours que ses compagnons verraient ça.
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MessageSujet: Re: 6 - Dieppe >>>> Le port de Dieppe (Le départ)   Sam 3 Sep - 22:05

AARRON

Le belle Blonde s'assit sur une chaise. Aarron s'approche, un léger sourire sur les lèvres pour la mettre à l'aise. Il lui fait un signe avec les mains pour qu'elle défasse un peu sa chemise, mais pas tout non plus, il ne veut pas la mettre mal à l'aise, ou peut être que c'est lui qui ne veut pas devenir tout rouge devant une nudité féminine. Beh quoi? cela est-ce si étonnant...? Il a jamais vu de femme nue, le pauvre gars... Enfin bref, la Belle Raven délasse le haut de sa chemise, alors qu'elle lui pose quelques questions. Elle lui parle si lentement et si tendrement qu'il comprend tout. Il aime bien quand on lui parle comme ça, il a moins l'air d'être un étranger. Alors tout en nettoyant sa plaie délicatement, il lui fait la conversation, tentant ne pas faire attention à ses grimaces de douleurs. Il se fait doux, au possible.

Viens... d'Athènes... Vous aide, pa'ce qu'un homme à la bu'e foncée m'a p'omis une chose... si je l'aidais en espionnant Auro'a...


Il s'arrête de parler et se recule un peu, observant sa plaie. Il attrape la bouteille sur la table.

Bois... doit 'ecoud'e un peu...

Il lui sourit tendrement puis prépare son fil et son aiguille. La jeune femme avale une rasade d'alcool, puis doucement il sort sa dague et lui présente le manche en bois.

Mets 'a... ent'e tes dents, pou' la douleu'...

Il repose ses mains sur elle. Puis avec le revers de sa main, il lui fait tourner le visage délicatement pour qu'elle ne regarde pas. Avec la plus grande délicatesse, il recoud sa plaie, il peut l'entendre gémir de douleur, mais n'en dit rien. Une fois finit, il prend quelques herbes dans sa bourse et y pose sur la plaie. Il fait ensuite un bandage de fortune, avant de se reculer et de sourire à la Belle Raven.

Οι δικαιολογίες μου, όμορφος...
Heum...Désolé... d'avoi' fait mal... rega'de'ait ta plaie demain...

Il s'éloigne ensuite, après avoir récupérer sa dague et replonger son fil et son aiguille dans l'alcool. Il s'approche de la Chienne, observe ses plaies, puis commence à la soigner. Etant toujours inconsciente, cela n'est pas trop difficile, pourtant, il se presse. Au cas où, elle se réveillerait.


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RAVEN

Aarron lui demande en gesticulant d’enlever sa chemise, enfin de lui montrer sa plaie et ainsi d’avoir plus de liberté de ses mouvements pour la soigner. Raven le regarde longuement avant de s’exécuter. Elle n’a pas l’habitude de se dénudée devant les hommes. Un seul a eu ce privilège auparavant, enfin depuis un moment du moins. Elle ne se dénudera pas complètement, mais cela la met tout de même mal à l’aise devant quelqu’un qu’elle ne connait nullement. Elle fini par délasser le devant de sa chemise et de dénudée complètement son épaule atteinte. La plaie est profonde mais ne saigne plus pour le moment. La seule vue de cette érosion d’infection qui l’empli lui fait soulever le cœur. Elle détourne la tête et s’assied plus durement sur sa chaise.

Il lui parle de cette promesse que lui a faite le maitre possiblement. Elle l’écoute avec attention tout en observant du coin de l’œil ses gestes avant qu’il ne la touche. Il essaye de la détendre du mieux qu’il peut. Elle le sait et l’en remercie silencieusement par ses yeux qui cherchent les siens en ce moment. Il lui présentement une bouteille d’alcool pour l’engourdir. Elle ne s’y refuse pas et bois une longue rasade. La liqueur fait son effet dévastatrice dans sa trachée, l’aveuglant du mal qui la ronge lentement. Elle soupire le voyant s’approche d’elle, aiguille à la main. Il lui fait détourner la tête doucement…. Elle ferme les yeux pour faire abstraction de tout, se prépare mentalement à souffrir. Prend la dague qu’il lui offre, la passe doucement entre ses lèvres. Elle crispe les dents sur ce manche de bois qui lui sert de bâillon lorsqu’elle sent sa chair se faire soulever par l’aiguille. Ses doigts se resserrent auprès des bordures de la chaise à en faire blanchirent ses jointures.

Aarron est si parfait, si doux mais la douleur si réelle… Elle essaye de ne pas bouger, de ne pas broncher. Seulement les quelques sons qui sifflent de sa bouche close démontrer son maintient et sa douleur en ce moment. Tout cela ne durera pas longtemps. Assez par contre pour faire naitre chez le corbeau des petites perles de sueurs. Elle sent la fin approcher, tombera t’elle dans l’inconscience également ? Non tout cela est maintenant terminé. Elle respire à grande goulée cherchant à retrouver son calme. Ceci fait elle regarde Aarron qui vient déposer des herbes sur sa blessure. La fraicheur de cet acte l’apaise grandement. Un tissu vient lui recouvrir l’épaule doucement. Elle le remercie gentilement.

Aarron, je ne saurais comment te remercier. Je te dois une faveur et je suis quelqu’un de parole. Le jour où tu auras besoin de moi… Tu n’as qu’à me le faire savoir.


Avant même qu’il ne lui réponde, déjà il s’affairait auprès de la captive inconsciente. Elle le regarda faire un moment, ensuite elle prit une couverture et la déposa sur Xandrya qui dormait et récupérait profondément. Elle se rassie à ces cotés, elle veillerait sur elle et sur Aurora jusqu’à son réveil. Naturellement si elle ne s’endormait pas à son tour, ou si les vagues ne lui faisaient pas le même effet qu’à aller….

Elle chassa cette affreuse idée et reporta son attention sur Aarron. Il était serviable et avenant, un bon combattant à ce qu’elle en avait vu également. Il serait bon de l’avoir à leurs cotés au manoir. Elle se réjouissait déjà de rentrer. Est-ce qu’il serait de retour également ? L’avait il oublier pendant tout ce temps ? Possiblement que oui… bien du temps s’était écoulée depuis cette mission. Bien des lunes avaient orné le ciel, peut-être trop qui sait. Ses yeux s’embuèrent un instant, la nostalgie de l’avenir la prenait.

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NOUS

Nous ne savais pas combien de minutes, d'heures s'étaient écoulées depuis qu'il avait refais surface. Nous restait étendu sur le pont, les yeux ouverts, regardant les étoiles scintiller au dessus.
Une multitude, si proche les unes des autres et si inaccessibles. Des entités identiques et indépendantes, brillant à l'unisson...

La douleur demeure, tiraillement incessant en son flanc, chaque respiration faisant tension sur sa cicatrice, bercement torturant ses entrailles.

Arrête de te lamenter faible mollusque!
Couard, rejetons de bâtard, têtard de mare vaseuse...

Nous...Nous....Nous....Ils....Eux...Nous

Où allons nous? On nous a promis une nouvelle vie.
Nous sommes fatigués, dormons.


Nous ferme les yeux et retourne vers eux.

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ANGEL EL FEROZ

La belle endormie ouvre les yeux, ils se regardent, Angel est surpris par le sourire qui illumine un instant son visage, il ne l'avait pas encore vu s'éclairer de la sorte, mais bien vite Raven semble troublée, la blonde ne devait pas s'attendre à le voir lui.
Il hoche la tête et aide la demoiselle a se relever, le plus délicatement possible, se surprenant lui même de tant d'attention pour quelqu'un d'autre que lui même...
La douleur déforme le joli minois et il accompagne le mouvement de sorte qu'elle souffre le moins possible. Sa cuisse le rappelle a l'ordre, mais l'heure n'est pas à ses souffrances personnelles, et El féroz en a vu d'autres.
Raven a accepté son aide et il fera son possible pour lui éviter des souffrances inutiles.

Respectueux des soins dispensés dans la cabine il s'abstient d'entrer et rend sa liberté à la bavarde, qui déja, oubliant ce pourquoi elle était la se met à aboyer sur le pauvre Aaron.
Angel s'appuie nonchalemment contre le chambranle et le sourire aux lèvres suit la petite altercation, silencieux et observateur.
"Coriace la blondinette" songe-t-il, glissant entre ses dents une écharde arrachée au montant de la porte. Raven le rejoint et ils font quelques pas, le ténébreux prend garde de ne pas trop boiter et répond essayant d'être un peu plus bavard qu'à l'accoutumée :

- Ca ira oui, je l'ai rafistolé tout à l'heure. Faut dire que tu as un bon coup de poignet.


Un sourire franc vient appuyer sa phrase avant de poursuivre :

- Mal parti tu dis ? Je trouve plutôt que ça a été une rencontre interessante, peu commune même... Et ça aurait pu être pire non ? On est encore là a en parler, c'est bon signe. En tout cas j'espère avoir encore affaire à ce coté si ... désagréable.


Angel se sent plutôt à l'aise, entouré de personnes qui lui ressemblent un peu, loin de la bonhommie qui règnait dans le camp, et de ces têtes souriantes et bien pensantes, loin de cette famille qu'il avait fini par haïr au point de vouloir les voir mourrir. Partir avant que cela se termine en bain de sang avait été la décision la plus sage qu'il avait jamais pris.
Aaron interromp cette ébauche de discussion qu'ils poursuivront plus tard, il avait envie d'en savoir plus sur la blondinette, et il lui était aisé de parler avec elle. Entre sauvages, il se peut qu'ils se comprennent.
Le féroce la regarde s'éloiner et en profite pour faire quelques pas sur le pont, faisant habilement tourner l'écharde entre ses dents.


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XANDRYA

Son souffle sur sa peau, ses lèvres qui parcourent la moindre courbe de son corps en suivant le tracé que laisse ses doigts humectés de liqueur de prune, tant de sensations délicieusement divines...
Des mois d'une longue mission, de séparation, mais enfin ils se retrouvent, comme au jour de leur départ, profitant de leurs retrouvailles, ignorant tout le monde jusqu'au Maître, juste eux, rien qu'eux, absent pour le reste du monde.
Lentement, il remonte sur elle, la couvrant de son corps, lui procurant une chaleur bienveillante... Xandrya ouvre lentement les yeux pour le voir...

Déception... de chaleur bienveillante elle n'avait pas halluciné, mais bien loin de la peau de Seamus contre la sienne, une simple couverture remontée sur elle par l'oiseau blond, douce attention mais dure retour à la réalité au réveil.
La flamboyante était toujours dans cette satanée pourrie ville de Dieppe, toujours en mission et surtout bien loin du manoir et des autres, un geste rageur, emprunt de tristesse et de colère de s'être fait emporter si loin par ce doux rêve, le retrouver n'était qu'utopie au moment, était il seulement encore en vie.
La couverture est otée et déposée sur Raven, accompagnée d'un murmure en remarquant que l'homme à l'accent fort l'a déjà soigné.

Dors à ton tour, le voyage va etre long, et tu es soignée, récupères.

Allongée de la sorte Raven lui rappellait vaguement sa puce, un sourire, un clin d'oeil, une main est tendrement passée dans les cheveux de la jeune femme blonde.

Repose toi ma belle.


La rouquine se lève, vite rappellée à l'ordre par un pied douloureux, même si soigneusement recousu et bandé de ce qu'elle pouvait en voir, remettant son bas par dessus le bandage, la bottine est enfilée en grimaçant, la "cheftaine" doit donner ses ordres pour retourner sur Carcassonne.
Doucement, elle se dirige en boitant vers Aarron qui officie sur Aurora et observe un instant ce qu'il fait, posant sa main sur l'épaule du gaillard, elle attend qu'il se retourne et lui fait un clin d'oeil.

Joli travail, merci pour elle, et encore plus pour moi, je te revaudrais ça, suis pas ingrate.


N'attendant pas davantage, la flamboyante trace vers le pont voir où en sont les autres, se retournant elle fait le compte dans la cabine et se remémore qui manque.

Vicious, à la cale, je verrais apres le départ, le beau gosse, d'accord vu, le masque, y roupille là, et le soiffard, il est où celui là, on peut pas partir de sans...
se dit-elle tout haut comme pour n'oublier personne en faisant le tour du pont.

L'homme au masque ne saurait pas lui dire grand chose vu son état, elle décida donc de se diriger vers le cavalier de Raven, d'un pas assuré bien que boitillant.
Il avait une nonchalance déconcertante, et pourtant dégageait quelque chose d'indéfinissable qui faisait bien savoir qu'il fallait surement pas s'y frotter, il semblait vraiment à l'aise ici, avec eux.

S'lut, tu me fais un rapport, ste plait.
Le masque là, ça donne quoi ? Et toi soigné ? Le poivrot tu l'as vu récemment ?


S'appuyant avec prudence sur le bastingage, elle attendit qu'il réponde en le détaillant un peu plus qu'elle n'en avait eu loisir avant, un sourire se dessinant sur ses lèvres, pensant pour qui, pour quoi, soudainement à sa poison à ce moment précis, songeant qu'il serait certainement de son goût.
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MessageSujet: Re: 6 - Dieppe >>>> Le port de Dieppe (Le départ)   Sam 3 Sep - 22:05

RAVEN

Le petit moment passé en compagnie d’Angel restait grave dans sa mémoire et revenait petit à petit pendant qu’elle regardait Xandrya dormir. L’oiseau blond veillait sur elle mais avait facilement l’errance de l’esprit vers ce ténébreux. Il y avait quelque chose chez lui d’assez irrésistible. Est-ce le fait qu’il est nouveau, ou le fait qu’il ressemble d’une certaine façon à Kaerven ? Il lui manquait tellement que cela ne serait pas curieux qu’elle soit si attiré par lui.
Les paroles de sa cheftaine la rappelle à l’ordre, plus de rêveries, enfin si mais les yeux fermés cette fois. La rouquine veut qu’elle se repose. Sa délicate attention est vite remise à son aise, elle la recouvre à son tour de la couverture. Raven lui sourit chaleureusement.

Merci Xandrya.

Rien ne sert de dire plus, entre elles, c’est établie une confiance qui plus jamais ne flétrira. A part celui avec qui elle a partagé de long moment et Samael, c’est la seule personne à qui elle peut faire confiance. Raven se rend compte que doucement, elle se rouvre aux autres par contre. La solitaire qu’elle était, devient doucement la fleur qui s’entrouvre au lever du soleil. Tant qu’elle ne souffrira pas, il en sera ainsi possiblement. Xandrya passa tendrement une main dans ses boucles blondes et va vers Aarron. Elle les laisse discuter ensemble et déjà ses paupières se referment, trop lourdes pour combattre maintenant qu’elle n’a plus besoin de veiller sur personne. Le sommeil lui donnera peut-être un teint de pêche au réveil. Cela ferait changement de sa dernière expérience en mer, où il était plutôt blafard. Elle n’entend plus les paroles des deux autres dans la cabine. Elle dort maintenant à poings fermés.



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ANGEL EL FEROZ

Le ténébreux scrute la grande étendue sombre qu'est le port de Dieppe, s'attardant sur chaque bateau, observant les détails, les voiles, les couleurs de chaques équipages.
Bruit de pas en sa direction, sans se retourner il entend que c'est une femme, le pas est assuré bien que mal rythmé, tout comme le sien en ce moment à cause de sa jambe bléssée.
Angel sourit.
La déduction est à la portée de n'importe quel simple d'esprit, sachant que la bavarde est en train de se faire soigner, ça ne peut être que la flamboyante.
Inutile donc de sortir les mains des poches. Au pire, il est assez habile pour dégainer son poignard toujours à portée de main.
El féroz se retourne, s'adosse au bastringage et cale son écharde entre ses molaires avant de répondre dans un léger sourire :

- Nous est rafistolé, si il passe la nuit, on pourra dire qu'il nous enquiquinera encore des lustres, moi ça va aussi, une égratignure...


Il s'abstiendra de dire combien "l'égratignure" se fait sentir par moments, et qu'à bien y regarder elle est pas si moindre, mais recousue et désinfectée, ça n'empêchera pas l'orgueulleux de chercher des noises si l'envie lui en prend.

- Si c'est de ce qui nous sert de capitaine dont tu parle, il devrait cuver par là.


Hochement de tête pour donner la direction. Son regard se pose ensuite sur Xandrya :

- Et toi ? Ton pied ?

Attendant la réponse il se remet à jouer de son écharde.

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VICIOUS

Un spasme…un souffle…soudain…
Ses yeux s’ouvrent doucement, laissant entre apercevoir les émeraudes qui tentent de s’habituer à la pénombre de la pièce.
Ou se trouve t'il ?
Odeur d’ammoniaque prononcée dans l’air, humidité et tangage, bruit de bois qui craque sous la force de l’eau.
Il se trouve encore sur le navire, sans aucun doute.
Il ne se souvient plus…
Le cimetière, le poison, le retour sur le bateau et la Lyche…
Son esprit est embrouillé, il était en train de le combattre, ensuite, c’est le trou noir.
Des souvenirs confus l’assaillent, une femme la frappée sur les cotes.
Les cheveux couleur rouge sang caillé était présente, la garce… elle encore…
Il ne peut pas bouger, des liens l’entourent et l’empêche de s’extirper de cette position.
Encore du poison… décidément, tous des lâches incapable d’en finir avec lui.
En tout cas, il est en bonne voie, en continuant de la sorte ils n’auront plus d’autre choix que de l’égorger.
Mais pour l’heure, il ne va pas attendre sagement la traversé, pas encore.
Il tente de bouger l’étreinte de chanvre en gonflant ses muscles…
Ils se desserrent légèrement, mais pas assez encore.
Se relève avec peine, prenant appuie contre la paroi, il ne peut rester attaché comme un animal, il ne peut perdre un temps précieux.
Une idée traverse son esprit malade.
Personne ne l’a désarmé, ses dagues ne sont peut être pas à porter, mais le reste…
Il n’y a qu’un seul moyen.
Il se jette sur la paroi avec force, renouvellent l’opération jusqu’à ce qu’une de ses épées tombe au sol.
La souffrance est sa compagne jusqu'à son trépas, peu importe les cicatrices, seul compte le résultat.
Prenant son élan, continuant à frapper son corps contre le bois vermoulu de la cale du au nombreuse tempête essuyer.
Un cliquetis métallique résonne tout à coups.
Un soupir de soulagement.
Avec peine, il tente de se mettre dos à son épée, cherchant des doigts le tranchant intact qui couperait ses cordes.
Une entaille se fait sentir sur sa peau.
S’il était lâche, il pourrait se trancher les veines et en finir de suite…ce serait tellement simple…
Ses pensées sont vite chassées repensant à ce qu’il a fait par le passé.
Il ne doit pas se montrer faible, il doit assumer ses actes et en payer le prix, même élevé.
D’un mouvement de haut en bas, il commence à couper la corde.
Quelques minutes ont été nécessaires avant de pouvoir les rompre d’un geste de bras rageur.
Le chanvre gît au sol, baignant dans une flaque de sang visqueuse et rougeoyant se mêlant doucement au chêne du navire.
Certain marin parlerait de pacte avec le navire...
Il se relève souriant intérieurement.
Regardant ses doigts gouttant peu à peu devant ses yeux.
La sensation de douleur n’est que trop douce encore, il appuie fortement sur la plaie, hypnotisé, regardant son fluide s’écouler lentement goutte à goutte puis plus fort sous la pression.

Je ne vous ferrai pas ce plaisir, pas encore et pas comme ça.

Il arrive à distinguer maintenant plus clairement la pièce dans laquelle il se trouve, des caisses, du cordage et autre matériel servant au bateau.
En fond de cale, lui…
La seule porte se tient plus loin derrière les caisses, malheureusement fermée, cela aurait été trop facile.
La briser ne semble pas poser de problème, trop d’année sans aucun entretien n’ont sûrement pas aidé à la maintenir en état.
Il passe sa main sur le bois laissant une traînée sanguinolente sur le chêne.
Les sens aux aguets, un plan pour mettre un terme à cette mascarade naît dans son esprit.
De la discrétion, briser cette porte et les lâches serait foutu de l’empoissonner à nouveau
Ses yeux pétillent de malice et d’impatience pour arriver à ses fins
Il n’a qu’un seul but…
Avec un peu de chance c’est tout le clan qui s’abattra sur lui s’il réussi à son retour.
On dit leur meneur un tortionnaire hors paire et bien on va lui en donner l’occasion…
Il fait quelque pas en arrière disparaissant dans un coin sombres tel un fauve aux aguets rendu fou par l’odeur du sang.
Patience…le moment viendra


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OLD NICK

Notre héros, ce bon vieux Old’Nick, s’était retrouvé proprement éjecté de ses quartiers. Par qui ? Comment ? Il n’en n’avait plus trop idée en fait. Ca lui était bien égal vu que ses priorités s’étaient vues comblées. Tranquillement assis sur un tas de voilure il dégustait les produits locaux du village dont il avait oublié le nom. Et de ce qu’il pouvait en voir, il n’avait pas besoin de s’encombrer l’esprit avec ce genre de détail, vu que la dite ville se consumait lentement, malgré la pluie qui avait grandement aidé les villageois sapeurs.

Peu à peu, le capitaine avait retrouvé sa vitesse de croisière et donc une certaine capacité de fonctionner. Il se releva et fit un tour d’horizon rapidement. Ses ravisseurs étaient entrain de se rafistoler mutuellement et le résultat était impressionnant. Du vrai travail de dentellière.

Une chose commençait à lui peser. L’horizon dégagé lui manquait presque autant qu’avait pu lui manquer les vapeurs éthyliques qui lui avaient tant fait défaut ces derniers jours. Il fallait qu’il parle avec la meneuse de revue. Des coups sourds issus de la cale attirèrent courtement son attention et il s’apprêtait à descendre s’enquérir d’un éventuel sabordage lorsque la voix aigrelette de la bonne femme se fit entendre derrière lui. Elle causait avec un gamin qui mâchouillait sans cesse un bout de bois. Il s’approcha sans trop tituber et s’appuya sur l’épaule de la roussaude.

Excuse moi de vous interrompre la Termite et toi mais faut qu’on cause ma belle.


Finalement, de ce qu’il pouvait se rappeler du voyage aller, celle-ci n’était pas une as de la navigation et l’homme qui l’accompagnait alors n’était plus là.

Faut que tu comprennes une chose, on a mal commencé tout les deux. C’est vrai que tu peux te débarrasser de moi, j’ferai pas le poids contre vous tous. Mais vous pouvez pas… Z’avez b’soin d’moi pour faire avancer ce rafiot de reve. Et moi je commence à avoir des méduses dans les jambes. Alors, on se casse quand ?


Toujours lourdement appuyé sur l’épaule de la beauté de feu, il la regarda avec ses yeux globuleux et lui fit un sourire édenté. Son haleine délicieusement teintée d’un fumet calvaniste aurait assommé un banc de sardines sans coup férir. Il était pétri de la certitude qu'il aurait son mot à dire sur la suite des événements


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XANDRYA

Le ténébreux lui avait répondu sans rechigner, lui expliquant que « Nous » avait été raccommodé, et qu’il n’y avait plus qu’à attendre de voir.
Pas certaine, mais le déduisant, elle se dit que Nous devait être le nom du masque, le ténébreux avait l’air d’aller bien aussi, et vu qu’elle n’avait pas tout suivi du combat avec Raven, il savait mieux qu’elle l’étendue de sa blessure.
Mouvement de tête vers le captain qui « dérive » sur le pont de son navire, faisant naître un sourire sur le visage de la flamboyante qui entend d’une oreille distraite la question du beau gosse.

Mon pied ? Il va, de toute façon il faut, et j’en ai vu d’autres.
Dis au passage, c’est quoi ton nom, ça pourrait être utile.

L’observant qui joue avec son morceau de bois entre les dents, Xandrya sourit, amusée de cette habitude, il lui rappelle quelqu’un mais qui, il faudrait qu’elle fouille dans ses souvenirs un de ses quatre.
Pour l’heure, des bruits provenant de la cale l’intrigue, songeant y aller voir, elle sent une grosse main calleuse se poser sur la peau de son épaule, accompagnée par une haleine empestant l’alcool local, même sans l’avoir eu en face d’elle elle aurait bien su de qui il s’agissait, pas b’soin d’être devin ou extralucide.

Le voilà qui lui débite un flot de paroles en continuant de s’appuyer davantage sur son épaule, si il continue il va finir par la faire passer par-dessus bord ce crétin, l’écoutant en essayant de ne pas tomber à la flotte, elle finit par poser une main sur l’épaule du ténébreux pour ne pas tomber, ayant peur de ne savoir se maintenir à cause de son pied.
Les mots qui sortaient de la bouche du marin étaient étonnamment censés, même si la flamboyante grimaçait de l’odeur qui les accompagnaient, tout autant que de la vision de cette dentition anarchique.

Donnant une impulsion de son épaule, pour se dégager de la main du marin, pirate, de leur capitaine de bord en tout cas, elle finit par se redresser, faisant un clin d’œil au beau gosse pour son « appui » involontaire.
Une fois debout, Xandrya évita de ne trop marcher pour ne pas rouvrir, ou même tout simplement pour ne pas avoir mal, et avança sur le vieux schnock tout sourire enjôleur.

On part dès que vous êtes prêt.
Et effectivement, même le pied dans le sac ch’uis fichue de me débarrasser de toi, donc tu évites de me toucher.

Un signe de tête hautain, elle donne une pichenette dans le galurin de l’alcoolo.

C’est quoi ton nom ?


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OLD NICK

La belle rousse le regardait de haut. Il avait jamais vraiment pu saquer ce genre de bonne femme mais celle là était pourtant différente. Allez savoir pourquoi elle imposait le respect. Même blessée elle baissait jamais la garde. Elle se redressa et fit valser son beau tricorne au sol. Heureusement que son petit compagnon n’était pas présentement sur son épaule parce qu’à coup sûr il l’aurait mordu, ce qui aurait causé bien des problèmes à son maitre.

Pestant contre cette infâme roussaude, Old’Nick ramassa son couvre chef en chancellant. Il la regarda en secouant la tête et en poussant un profond soupir. Il ne dit cependant rien, pas par lacheté mais surtout parce qu’une rixe serait vaine en pareille circonstance.

Prêt ? Mais je le suis toujours moi. Je vais rechercher du carburant et je suis fin prêt.

Il jeta négligemment par-dessus bord la bouteille vide qu’il tenait encore à la main

Par contre j’aurai besoin de main d’œuvre moi. Je garde la barre mais il me faut du monde aux voiles, deux ou trois suffiront, disons deux.

Sa bouche s’asséchait au fil de ses phrases.
Puis quelqu’un pour larguer les amarres aussi. Et si vous voulez manger un bout faudra vous débrouiller. Je peux pas tout faire. Y a tout ce qu’il faut dans les cales.

Ses mains se remirent à trembler. Cela faisait bien un quart d’heure qu’il n’avait plus rien avalé. Il préleva un autre bouteille dans la caisse éventrée à ses pieds. Cette fois c’est avec les dents qu’il fit sauter le cachet de cire qui obstruait le ventre de son amie préférée. Même si c’était une version locale. Il ingurgita d’un trait un bon tiers du flacon avant de se diriger vers la barre en s’agrippant péniblement au bastingage. Le bateau flottait pourtant sur une mer d’huile.

Au fait mon nom est Nick, ...Old'Nick
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MessageSujet: Re: 6 - Dieppe >>>> Le port de Dieppe (Le départ)   Sam 3 Sep - 22:06

ANGEL EL FEROZ

Silencieux comme à son habitude, il regarde l'échange entre la rousse et le capitaine.
Un léger sourire vient se dessiner sur les lèvres du féroce : cet homme là l'amusait. Mais ce qui le divertissait encore plus, c'était de voir la cheftaine s'adresser à lui.
Cependant... Il ne faudrait quand même pas qu'il persiste à l'appeler la termite, au risque de faire connaissance avec son sale caractere, et les accessoires qui vont avec...

Toujours sans broncher Angel prête son épaule, il n'aurait probablement pas l'envie de sauter dans cette eau glacée pour aller la repêcher si elle faisait un plongeon, alors éviter une noyade semblait plus raisonnable pour le moment. Si quelqu'un devait passer par dessus bord, autant que ce soit lui qui le balance.
Et blablabla d'ivrogne, le ténébreux incline la tête pour répondre au petit clignement de paupière et quand la discussion semble close il laisse échapper distraitement :

- Angel.

Inutile de sortir tout le patronime familial a ralonge "digne" héritage de sa famille originaire d'espagne, ici ça ne sert à rien. Une petite interrogation le titille pourtant, chez lui ce n'est pas habituel :

- Et vous la rouquine ? On vous appelle comment ?

Après tout si il doit passer du temps sur ce rafio, autant le connaitre... Puis sans attendre plus longtemps il sort son poignard et sectionne les cordages qui les relient encore au port.
Du même ton nonchalant il ajoute :

- C'est largué.


Sa façon de larguer les amares ne conviendrait certainement pas à ce cher Nick, mais c'était un prêté pour un rendu... Le capitaine n'aurait plus qu'à s'affairer a renouer quelques longueurs de corde au prochain port... En souvenir de la "termite"...
Angel récupère sur son visage le sourire exaspérant qui le caracterise autant que ses échardes, avant de reprendre sa place adossé à la rambarde, et de jouer de son bout de bois.


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AURORA

[Songes embrumés. La drogue distillée dans le sang de la créature. ]

Droite, flottant dans un brouillard épais, immaculé, avançait sans bouger. Flottait-elle sur l’Achéron ? Le Styx ? Rien ne laissait l’entendre. Dormait-elle alors ? Peut-être… Une ombre s’esquissa, puis deux. Sa vue brouillée l’empêchait de distinguer quoique ce fut. Des formes humaines, lentement s’ébauchaient alors qu’elle continuait son chemin. Un linceul glissa du premier visage dessiné cédant la place à un visage à la fois connu et étranger. Totalement visible à présent, la femme - car c’en était bien une - tenait contre son sein une petite forme, un bébé sans visage. Son regard noir larmoyant, implorant n’osait le lui tendre. Des reproches dans ses prunelles ou de l’abattement, Aurora n’aurait su le dire. Le voile de la seconde fut arraché violemment par celle qui était dessous. Jumelle de la première, ses expressions différentes. La bouche formait un pli cruel, son regard hautain et haineux crachait le fiel avant même qu’elle n’ouvre la bouche. La première reporta son regard de jais sur sa sœur ? Son autre moi… Peu importe… Pourquoi cette vision lui était-elle familière ? Sa sève se glaça quand elle reconnu celle qu’elle détesta du premier regard.

Et bien, tu en as mis du temps pour me reconnaitre sale garce !

Essayer de remuer les lèvres pour parler, comprendre, peine perdue, les mots dansaient mais ne sortaient. Ses yeux s’arrondirent, il ne se pouvait, quelle sorcellerie que tout ça. Perdait-elle la raison ? Esquisser un sourire sans y parvenir. Reprenant son souffle, se calma, ou du moins s’ingénier à le faire.

Suis-je… morte ?

Crois-tu que cela soit aussi facile, chienne ? Mais il est vrai que cela ne saurait tarder !
La forme s’était approchée jusqu’à l’effleurer, plongeant presque sa tête dans le creux de son épaule. Tu sens la traitrise, le mensonge, la duperie, grogne la brune en folie. Le maitre bientôt saura la vérité… Sa main sur ta gorge… ses doigts s’enroulant irrémédiablement autour du nacre de ta peau, serrant… serrant… sens-tu la brûlure ?

Le souffle court, le cœur au bord des lèvres, les yeux à demi clos, brillants. La peur la submergea, faisant frissonner tout son être. La créature avait raison. Elle avait fait un choix, joué à un jeu dangereux, quitte ou double. Et la punition à la hauteur de sa défaite. Craindre la mort c’est craindre sa destinée, et aurore…

Il suffit ! Gronda la voix de la première qui jusqu’à présent était resté en retrait. Tu te gausses, tu te repais du sort qu’on lui réserve… Mais si elle meurt… nous aussi !

Et alors ?
Sourit perfidement la jumelle. Ne l’a-t-elle pas mérité ? Le maitre nous a toujours protégés et faits confiance ! Il a fait de nous son bras droit, ses yeux, son souffle.

Ah oui ? Je dis moi qu’il nous retient en esclavage, qu’il a fait de nous une chose immonde et sans âme… regard- toi, tu n’es pas une femme mais un animal, une chienne ! IL nous a mis plus bas que terre, nous reléguant au rang d’animal à sa solde.

D’un geste de la main fit apparaitre un peu plus loin l’image d’une adolescente.

Aurora, tétanisée, voulait fuir cette vision qui la brulait, réveillant cette partie étouffée. Bloquait, elle ne pouvait.

Long cheveux noir couvrant à peine une poitrine ferme, les yeux inondés, traçant des sillons sur une peau sale. Nue. Ses mains cachant maladroitement une fleur fanée pleurant des larmes pourpre la souillure et la profanation. Un coup d’œil pour voir les zébrures sur son corps, premier estampillage du Morlhon. Fermer les yeux pour oublier ce sentiment de malaise et d’impuissance.

Oui et ?
Dit la diablesse en effaçant d’un simple geste l’image. Le maitre avait des desseins pour nous, mais il a fallu que tu t’en mêles ! Et à quoi sommes nous réduites… à ça ! Pointant un doigt rageur vers Aurora.

Des desseins… Le passé ne t’apprend donc rien… Veux-tu que je te montre d’autres images de la façon dont c’est servi de nous le "maitre", les tortures, les humiliations…

Je sais et l’enlèvement de ta fille, bla bla bla… Foutaise !
Surprenant son geste, le stoppa net. Pas la peine de me montrer ce que je sais déjà, ce que nous savons toutes déjà, n’est ce pas sale garce que tu t’en souviens. Sourire mauvais. Tiens, puisque vous aimez tant les souvenirs, pourquoi pas celui-là ?

Une chambre ou plutôt une mansarde. Contrairement à tout à l’heure, l’image était net, palpable. Une odeur nauséabonde s’en échappait. Un corps étendu, inerte. La bouche ouverte en une expression de surprise. Seul le regard brillait encore. Une enfant dont on distinguait à peine les traits. Même dans la mort elle ne se prosterne. Sombrer dans les limbes ou s’accrocher. Quelle était sa décision ? Déterminée elle oscillait entre les deux essayant de pencher la balance vers la vie.

Ou serais-tu sans LUI ?
S’écria-t-elle en prenant la tête de l’adolescente entre les mains. Ou serais-tu sale garce ? Répond ! Rire dément que la Constantine ne connaissait que trop bien.

Le brouillard s’épaissi estompant odeur et scène enveloppant les trois entités dans un silence lourd.

Tu seras châtiée sale garce… d’ailleurs,
Le visage de la créature se transforma. Traits hideusement marqués sur son visage. Haine, colère, dégout, le maitre ne s’en est pas privé…

Son sourcil s’arqua, ses lèvres vomirent un sourire malsain. Ses pupilles dilatées par l’excitation semblaient fixer un point invisible, pas vraiment… Le nourrisson.
La mère instinctivement resserra son étreinte. Bras protecteur, rempart invisible.
La créature sortie une dague, SA dague, son précieux.
Aurora, incrédule, voulut s’interposer. Le geste, elle le devinait, après tout, la créature était une partie d’elle, celle qu’elle avait essayé d’endormir en Franche comté. Entravée. Son être ne pouvait qu’assister avec horreur.

Non touche pas à mon bébé… S’il te plait… non… non… pleurait la mère alors que la créature d’une main le lui dérobait.

Mirage empoisonné... Prisonnière… Crier… Hurlements muets… Pupilles révulsées.
Le bébé… La lame brillante… Vouloir tendre la main… opposer son corps en barrage…

Dernière image… dernier soubresaut avant le réveil annoncé… La dague s’enfonçant lentement, perçant de part en part le petit être…

Nooooooooo
oooooooooooooooooooooooooonn !


Sa tête bourdonne, le cœur au bord des lèvres, la bouche pâteuse, la sueur perlant abondamment. Désorientée, attachée, Aurora pleure.
Combien elle aurait donné pour étouffer cette fontaine. Arracher ce cœur comprimé.
Où est-elle ? Que fait-elle ? Pourquoi ?


Dernière édition par La Main Noire le Sam 3 Sep - 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 6 - Dieppe >>>> Le port de Dieppe (Le départ)   Sam 3 Sep - 22:06

OLD NICK

La Termite n’était pas bien engageante non plus. Décidément on pouvait dire qui se ressemble s’assemble. Au moins à l’aller il avait pu avoir l’aide de deux bonshommes qui, eux au moins, en connaissaient un rayon sur la navigation. Old’nick avait atteint sa vitesse de croisière et malgré une légère titubation se sentait parfaitement à même de mener la barque. Mais avec cette bande de loufoques on était pas rendu.

Le machouilleur fou n’eut pas de meilleure idée que de trancher non pas une amarre mais les deux…
Si le zigoto ne l’avait pas regardé de la sorte sûr que le marin l’aurait copieusement injurié. Il était pas couard mais non plus pas suicidaire. Il se contenta de ronchonner dans sa barbe pendant que l’autre jouait à faire le singe dans les cordages. La rousse courut tout à coup vers la cabine d’où était provenu un long cri d’effroi. Ils allaient pas continuer à s’entretuer indéfiniment quand même. Quoique pourquoi pas mais alors valait mieux pas quitter le port.
Finalement les choses avaient l’air de s’être calmées et la tempete de feu déboula de la cabine en l’invectivant. Même si l’alcool coulait à flot dans ses veines, le vieux marin avait parfaitement entendu mais n’agit pas assez rapidement au goût du Termite qui répéta l’ordre d’un ton par trop menaçant. Avec la gouaille qui le caractérisait quand il était à même d’aligner deux mots sans trébucher le marin lui répondit.

Ah oui ? et je fais comment ? C’est toi qui va le pousser peut-être… Tu vois ces grands morceau de tissus blanc là, c’est pas pour faire joli. Ce sont des voiles et tant que personne va les affaler, cette merveille bougeras qu’au gré de la marée et ca risque d’être monotone.

La gorge sèche d’une telle tirade, il engloutit rapidement une nouvelle rasade conséquente. Finalement vu la descente dont il faisait preuve, ils avaient intérêt à partir vite, le stock de Calva tiendrait pas longtemps. Ne laissant pas le temps à l’homme de répondre il poursuivit de suite en s’adressant à Xandria qui s’était approchée d’eux.

Bon…Qu’on soit…bien …claairs. Z’êtes plus nombreux que moi d’accord…vous faites …votre loi …si vous voulez…pas le choix de toute façons…Mais pour…la…manœuvre…y a qu’un…commandant. Bibi.


Il planta son pouce sur son sternum.

Puis …v..faudrait savoir… vers où…La verte Erin me convient…pou…pour ma…pa..ppaart.

La Roussette n’avait pas l’air de cet avis et se pencha à son oreille pour lui désigner une destination qui le fit toutefois ricaner.

Alors à mon coco …comandement.. Laaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarguez les ….arf c’est malin ca.

Hiiiiiissssez les voiles…

Vous faut ...tirer... sur les cord....aahages... là en bas.

Il désigna les cordes qui permettraient à la voilure de prendre le vent et de les emmener au plus vite

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ANGEL EL FEROZ

"Et blablabla et blablabla" pense El féroz silencieux en écoutant les élucubrations de l'ivrogne, levant les yeux au ciel étoilé.
Comme si il était né de la dernière pluie... Evidemment que le bateau allait pas faire comme dans la comptine ! Mais fallait quand même pas pousser mémé dans les orties, il était pas là pour jouer les marins d'eau douce le ténébreux. Bien joli déjà qu'il ait largué les amares.

- Sifflottant l'air de "maman les p'tits bateaux" il attend qu'une âme charitable, si tant est qu'il y en ait une sur le bateau daigne se pointer pour s'acharner sur les cordes. La, éventuellement, il irait porter main forte, si et seulement si c'était nécéssaire.
Il voulait partir oui, mais Il n'avait pas été nommé matelot et ne comptait pas le devenir. Ses aspirations n'avaient aucun point commun avec la mer et ce qui flotte dessus, encore moins sous les ordres d'une bouteille d'alcool ambulante.


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NOUS

Nous émerge lentement au gré des vagues, bercé lentement par la mer, mère de toute chose sur cette terre.

Chut, ne t'éveilles pas tu n'y trouveras que douleur et puanteur. Reste en notre sein nous te ferons voguer par monts et merveilles....

Nous les sentaient reprendre l'ascendant à son âme comme à chaque fois qu'il faiblissait un temps soit peu. Nous se força alors à ressentir, à éprouver, à vivre. D'abord la fraîcheur de la brise caressant son corps meurtri, puis la dureté du pont, les effluves écoeurantes de la graisse des poulies mélangées aux embruns et à la sueur humaine, les cris assaillant ses oreilles et enfin la douleur.
Nous pose machinalement une main sur son ventre. La cicatrice ne suintait pas, c'était bon signe. Ses deux yeux comme des fentes s'ouvrent, son corps lentement se redresse et s'appuie contre le bastingage du bateau.

Les voix restaient silencieuses en lui. Un vide total le submerge , mais Nous les effleure dans son esprit, non Eux ne l'avait pas abandonné, Nous restait divisé mais entier de par leur présence.

Nous sans s'en rendre compte était maintenant debout. Il devait bouger, il devait marcher, il devait reprendre son corps par son esprit. L'enveloppe n'était et ne resterait que l'esclave de son mental. En quelques pas et malgré la douleur Nous avait repris possession de ses moyens il s'approche du ténébreux, lui sourit et lui tend la main.

Nous!


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ANGEL EL FEROZ

En pensant à âme charitable il était loin de se s'imaginer avoir la vision d'un masque sur le pont... Angel se demande s'il rêve : Mais que faisait-il debout avec ce qu'il avait encaissé comme coups de poignard ?
Le féroce soupire, et le regarde s'approcher, chaque pas devait n'être que douleur, mais il poursuivait dans sa direction, sans ciller, à ce rythme il allait finir par se découdre celui là...

Arrivé face à lui Nous tend la main.
Angel la regarde puis regarde l'homme et répond :

- Vous ?

Un sourire aux lèvres il regarde le masque, toujours aussi intrigué par ce qu'il dégageait et à son tour tend la main.


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XANDRYA

Funambule, acrobate, difficile de dire ce qu'était réellement Angel, intriguant ça c'était certain, mais il fallait qu'il enquiquine le vieux saoulard, ça la faisait rire au fond, tourmenter ce vieillard, elle l'aurait surement fait si ce n'avait été de l'importance de sa présence et surtout de sa vitalité sous quelque forme que ce soit.
Grimpant les escaliers qui menaient à la barre sans rien dire, etouffant la douleur en se mordant l'intérieur de la joue, Xandrya écoute Old Nick expliquer la suite des événements avant de lui murmurer la destination à prendre.

Elle sourit lorsque par habitude sans doute, il lance l'ordre de larguer les amarres se ravisant en se rappellant de la manière expeditive d'Angel de le faire, et désigne ensuite les cordages des voiles.
Poussant un long soupir, la flamboyante se rend compte qu'elle va de nouveau devoir retourner à l'autre bout du bateau, mais s'y emploie cependant bon gré mal gré.
Clopint clopant, la fatigue et la douleur s'accentuant au même rythme que son boitement s'intensifie, la rouquine se dirige vers les cordages qui déploieront les voiles, détachant le noeud qui la retient en position, et se met à tirer de toutes ses forces comme indiqué par le capitaine à l'haleine alcoolisée.

Grimace, jurons, l'impétueuse rousse profite de ce que personne ne la voit, ni ne l'entend pour lacher la pression et cesser de torturer sa joue interne.
Lentement mais surement, la voile dont elle s'occupe apparait, s'ouvrant en commençant à se gonfler par la brise, attirant Xandrya, la faisant glisser, le long du pont.

Bordel !!!

Enroulant le cordage autour de son avant bras, elle tire pour aller fixer le cordage à ce truc dont elle ignore le nom mais qui permettra de tenir la corde et la voile ouverte.
Jetant un oeil en arrière, elle aperçoit le masque se redresser pour le voir s'avancer sur Angel, c'est qu'ils ont l'air de s'apprécier ces deux là, c'est pas un mal, des bisbilles en moins à gérer, déjà qu'il va falloir qu'elle aille s'occuper du furieux à la cale.

Voilà Nick, ça te va comme ça ?

Elle espère bien que oui parce qu'elle compte pas en ouvrir une autre, après il se débrouillera avec le ténébreux, passant à sa hauteur, elle le lui dit d'ailleurs discrètement.

Dis Angel, si y faut en ouvrir une autre, tu peux t'en charger, moi je saurais pas, j'ai vu ce que ça donne sur celle là, ça m'arrangerais vraiment, s'te plait.

Se tournant vers Nous, elle lui jeta un regard et lui tendit une main.

Contente de te voir debout Nous, viens avec moi si tu veux bien, qu'on regarde ton entaille et que tu te repose sur un endroit plus "confortable" que le pont.

Allant du ténébreux au masque, elle ajouta avec un sourire en coin.

Va falloir qu'on discute tous les trois, je vais avoir un travail pour vous à la prochaine escale, et j'ai b'soin que vous soyez les deux en forme pour ça.
Allez suis moi Nous et toi Angel rejoins moi dès que l'ivrogne aura pu besoin et qu'on sera au large.

Y'avait pu qu'à, tout dépendait du vieux Nick maintenant, les amarres étaient larguées et une des voiles sorties, c'était à lui de jouer pour les faire atteindre leur prochain port.


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NOUS

Nous lui sert la main d'une poignée ferme et empreint de volonté. Eux trouvent cet homme franc et moins tortueux que la plupart des biens pensant et des fous.

De vous à Nous, vous pouvez nous nommer Nous. Néanmoins dois-je vous nommer Vous?

Nous place sa tête de côté avec un sourire empli de malice.

Vous pouvez néanmoins être remercié de Nous avoir permis de vivre encore. Eux trouvent cela une bonne chose, Nous, nous n'en savons encore rien. L'avenir nous le dira.

Savez vous, Vous, vers quelle destination la flamboyante Nous conduit?

Tu parle trop Nous. C'est un étranger, il te haïra comme les autres. Tous sont des exceptions, des uniques, l'égoïsme au coeur qui détruise ce qui atteint leur intégrité.

Maisssss euuuuuuuuuhhhhhhh il est beau lui!

La beauté est un leurre!
Ouais mais bon c'est plus agréable à regarder quand même, demande lui Nous si il est célibataire...

Arrête femelle! ne pense tu qu'as copuler comme l'engeance auquel tu appartiens, tu es une erreur de la nature!
Oh toi le saint, tu ne disais pas ça quand tu te traînais la langue pendante au bordel pour prendre du plaisir...pfffffffffffff...plutôt que de saigner celles que tu prend pour des démons, tu devrais égorger ta propre lubricité!
Mais vous allez arrêter bande de corneilles putréfiées, on ne s'entend plus penser.


Nous avait gardé le silence, parfois Eux le faisait rire. Compagnons encombrants mais compagnons fidèles. Il scrutait la face de l'homme en face de lui et chuchotte.
Eux ont raison, Vous êtes beau!



Sur ces entrefaits, la flamboyante arrive et aboie.
Qu'est ce qu'elle veut cette garce! c'est moi qui l'ai vu en première...

Tu vas te taire un peu, t'es plus bruyante qu'une mouette!

Merci de vous soucier de Nous.
Je serais ravi que vous Nous exposiez en quoi Nous et Eux pourrions vous être utile. Cela Nous enchanterait, soyez en certains.
Nous avons une dette envers vous, pour Nous avoir sauvé de l'autre fouine. Nous avons été faible...


Nous fait une grimace de dégout dérrière son masque.

Mais la mort réclamée et non trouvé est la plus belle des tortures.


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ANGEL EL FEROZ

La rousse bien que dotée d'un grand courage, et d'une détermination sans faille lui demande un coup de main. Il acquiesce, son égo démesuré flâtté par cette demande mais un peu contrarié, même si elle y avait mis les formes.
Cependant il n'y a personne d'autre sur ce foutu rafio pour donner un coup de main... El féroz se promet qu'il ne fera que le strict necessaire, pas question qu'on pense qu'il est aux ordres de qui que ce soit sur ce navire.
Angel est libre à présent, libre de ses choix, libre de ses gestes, libre de faire ou non ! Faudrait pas qu'on l'oublie...

Ces pensées assombrisses imperceptiblement son regard alors que son poing se ferme, les chassant le ténébreux adresse à Nous un hochement d'épaules il n'a aucune idée de l'endroit où la brise rousse doit les mener, et pour dire vrai ça lui est bien égal, personne ne l'attend nulle part. Le masque réussit à lui tirer un semblant de sourire :

- Il semble que la mort devra encore attendre avant de profiter de votre compagnie...Angel suffira et de nous à Vous... La beauté est un outil, tout comme la lame au chevalier qui sait la manier...


La fin de sa phrase est chuchottée de manière a ce que seul Nous puisse l'entendre. Puis s'adressant à Xandrya :

- Un travail... Voila qui est interessant...


Il les regarde s'éloigner un instant, puis jette un regard à Old'Nick :

- Autre chose à faire ?


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MessageSujet: Re: 6 - Dieppe >>>> Le port de Dieppe (Le départ)   Sam 3 Sep - 22:07

AARRON

Aarron finit de soigner la chienne qui bouge drôlement. Elle est même en sueur, elle délire dans son sommeil. Il se presse, il veut pas devoir la loupé dans ses soins, vu comme elle bouge. Il finit de panser ses blessures quand il se redresse doucement et commence à ranger son matériel, à le nettoyer. Puis il sursaute, car la chienne hurle.

Ότι παράφρων αυτή από ίδιος ο ισχυρό Ζεύς


Très vite la belle rousse entre dans la cabine, demandant ce qu'il se passe. Aarron l'observe, encore tremblant de son beuglement. Il tente de tout capter de ce que dit Xandrya. Il hausse un sourcil, comprenant que quelques mots. La vache ce qu'elle parle vite celle là! Il comprend que la moitié. Elle doit sûrement demander ce qui arrive à la chienne. Alors Aarron lève doucement sa main et la place près de sa propre tête et la fait pivoté sur elle même tout en disant.

Folle...


Il semble que la belle rousse a comprit, elle parle ensuite à l'oiseau blond, celle-ci se repose un peu. Puis la belle Xandrya ressort en trombe, criant à nouveau. Mais qu'est ce qu'elle dit encore là!! Il comprend vraiment rien, c'est énervant à la longue. En plus avec son accens, c'est incompréhensible ce qu'elle dit. Aarron soupire alors, puis finit de ranger ses affaires tout en observant la chienne qui se tortille dans tous les sens. Puis il tourne la tête vers Raven et lui sourit doucement. Il entend du grabuge dehors, ça s'agite drôlement. Il passe juste la tête pour observer, tout le monde se met au boulot pour quitter le port. Tant mieux, mais pour aller où au juste? Il faudra qu'il demande à la belle Rousse.

Il rentre à nouveau dans la cabine, et entend du bruit dans la cale. Il fronce les sourcils, puis se souvient qu'il y a un homme en bas. Il regarde Raven.

En bas... un homme... doit être détaché... vu le bruit... Semble pas content...


Il sourit, l'air amusé, haussant vaguement les épaules, puis il s'assied sur une chaise et prend la bouteille d'alcool qu'il boit à grande rasade. Ca donne soif de soigner tout ce beau monde...


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RAVEN

Un sommeil profond que depuis peu de temps. Enfin Raven va pouvoir se reposer. Son âme quitte son corps dans son rêve pour le retrouver. Rapidement il a fait des milliers de kilomètres pour se retrouver dans ses bras. Un sourire se peaufine sur ses lèvres, même endormi. Elle a presque l’air d’un ange en cet instant, heureuse. Un hurlement déchainé retenti. Son âme revient habiter ce corps qui lui est destiné. Ce n’était qu’un rêve, la réalité la frappe de pleins fouet. La cabine, Aarron penché sur la captive, Xandrya qui entre en trombe. Wow… trop d’informations qui doivent être assimilé en cet instant. Elle a peine à se sortir de son état de léthargie. Elle comprend finalement se qui se passe.

Aarron a terminé, l’autre s’est plus ou moins réveillée, submergée par la douleur surement. Xandrya alerté par le cri est venu voir ce qui se passait.

Je vais m’en occupée Xand ne t’en fais donc pas pour cela.

L’oiseau est exténué, mais surtout révulser par cette chienne qui ne lui donne même pas un répit. Elle rejeté la couverture. Le doc de fortune sort un moment attiré par un bruit bizarre qu’elle-même, curieuse serait allée voir. Par contre il ne part pas sans lui adresser un léger sourire. Cela rassure la belle blonde et devient un peu moins amer l’espace d’un court moment. Elle continue sa descente du lit et va voir la nouvelle prisonnière. Elle semble dormir, Raven n’en est pas certaine, toujours se méfier. Elle est ligotée de toute façon. Elle n’a envie que de lui envoyer balader son pied en pleine gueule pour l’assommer encore plus mais se retient. Voyant que tout est tranquille pour le moment, elle retourne à la couche voyant Aarron qui revient avec plus de renseignement sur le grabuge de la cale.

Oui… Vicious… je l’avais oublié celui là… Doit être furax c’est le moins qu’ont puisse dire….

Elle regarde le beau métisse s’écrouler sur la chaise, la bouteille au bord des lèvres. L’oiseau sourit doucement de le voir ainsi. Il l’a plus que mérité.

Si elle se réveille, je m’occuperais d’elle. Si tu veux te reposer, je te laisse la place Aarron ?

Elle lui aurait bien proposé de partager avec elle mais elle ne le connaissait aucunement et en plus ce n’était pas le temps de pensée à se genre de chose mais de surveillée cette idiote qui revenait à elle tranquillement et par spasme plaingnard.


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OLD NICK

Le xylophage avait enfin daigné bouger son petit séant prétentieux. Ils espéraient quoi ces gens ? Qu’un bâtiment comme le Tir Na Nog se manoeuvrait d’une seule main. Il y avait pourtant quelques années que le jeune homme ne devait plus jouer à faire naviguer des bouts de bois dans les flaques.
Les voiles étaient maintenant affalées en suffisance pour que le navire puisse enfin quitter ce port où ils avaient trop longtemps séjourné au goût du capitaine. Par contre Dieppe serait à retenir pour le divin breuvage qu’on y produisait. De toute façon chaque ville avait son divin breuvage alors à quoi bon se farcir l’esprit tant qu’on a l’ivresse. A ce propos, Old’nick se saisit de quelques bouteilles dans la caisse ramenée de terre et, après avoir péniblement gravi les marches y menant, les déposa au pied de la majestueuse barre.

Il s’en enfila une bonne demie avant de s’agripper, l’humeur joyeuse, à ce qui donnerait le cap tant que le barreur serait en état de le tenir.

Les quelques mots que la roussaude lui avait susurrés avaient réussi à réveiller en lui une vielle rengaine.

Lentement le fier bateau, glissa sur l’eau et quitta le port de Dieppe. Le vieux capitaine était aux anges : des femmes, du calva et la mer. Que demander de plus. Deux de ces trois là s’offriraient à lui sans compter et qui sait la troisième catégorie ne rechignerait peut-être pas à se rendre compte que dans de vieille marmites on peut faire de très bons bouillons.

Peu à peu les falaises dieppoises s’effaçaient, bientôt le capitaine, son singe et son navire recouvreraient la liberté. Ces perspectives l’ayant mis de fort bonne humeur. Dans sa barbe presque nette, il chantait
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