Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle

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La Main Noire
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MessageSujet: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:15

OLD NICK

Le Tir Na Nog naviguait fièrement depuis son départ de Dieppe. Old’Nick n’avait que peu quitté la barre durant ce périple. Sans qu’il soit pour autant être devenu amis de ses geôliers, une certaine entente s’était établie entre le vieux marin éthylique et cette bande bigarée qui les avait empruntés, son navire et lui, pour ce qui ressemblait fort à une expédition punitive voire même un rapt. La vie sur le bateau était loin d’être de tout repos. Déjà en temps ordinaire, manœuvrer ce genre de bâtiment n’était pas chose aisée, mais les lascars qui l’occupaient étaient inflammables comme de l’étoupe. Un mot de travers, une requête perçue comme un ordre et les rétorques fusaient. Plusieurs fois des lames furent tirées de leur fourreau mais sans conséquence, la chef de ce petit groupe hétéroclite les menait avec un poigne de fer malgré les blessures encourues lors de son bref séjour normand. Il avait bien essayé de la sonder afin de satisfaire sa curiosité maladive. Qu’avait-il bien pu se passer ? Pourquoi cette femme était maintenue prisonnière ? Qui était-elle ? Que venaient-ils faire à La Rochelle d’autre que de le réapprovisionner lui en carburant.

Bien entendu, la femme restait de marbre et il semblait que même la plupart de ses acolytes ignoraient les tenants et aboutissants de leurs actions. Un Maître était derrière tout ca. Et pour sur, Old’Nick n’était pas pressé de le rencontrer vu l’échantillon roux qu’il avait en face de lui

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NOUS

Nous était sur les pas de la flamboyante. Peu leur importait le nom de cette femme, après tout les noms n'était qu'une étiquette parmi d'autre. Nous préférait de loin définir les personnes par leurs actes et accessoirement par leurs personnalités.

Flamboyante,
impétueuse....tueuse? , bruyante, dirigiste....triste?, sur d'elle....
Mère maquerelle?


Eux gloussaient et Nous sourit de leur bonne humeur. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas été si serein, malgré la douleur qui continuait insidieusement à lui tirailler le flanc.

Que veut tu de nous, toi?

Nous s'était adressé au dos de la cheftaine du moment avec un ton un peu plus brusque que Nous l'aurait souhaité.

Les côtes s'étiraient doucement sur le côté, nagé dans la brume si fréquente en cette période du cycle solaire. Nous était perdu dans leurs contemplations, à vrai dire cela faisait longtemps que Nous n'attendait plus de réponses à leurs questions.


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ANGEL EL FEROZ

Le bateau avançai bon train, bercé par les vagues et les embruns. Le féroce n'avait encore jamais pris la mer, la troupe de bohémiens et la longue processions des roulottes à qui il avait apartenu à une époque qui lui semblait d'un autre siècle, avait pour habitude de ne prendre que les chemins. Et il n'était pas très à l'aise sur ce rafiot...

Quoi qu'il en soit, il ne laissait rien paraître et, voyant que le capitaine qui ne lâchait pas la barre, n'avait plus besoin de ses bras pour faire avancer le navire, se décide à rejoindre Xandrya et le masque.
Les pas qui le séparent d'eux sont parcourus en quelques secondes, il avance habilement malgré le tanguage, ne faisant cas de la blessure à sa cuisse, qui continuait à tirailler douloureusement.

Arrivé à hauteur de Nous, silencieux, il lui lance un regard interrogatif, jouant inlassablement de son écharde entre les dents, il se demande ce qu'elle leur veut.
Son air détaché à la limite de l'arrogance, a repris possession de son visage, il attend la réponse de la flamboyante.


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XANDRYA

Nous avait fini par la suivre après avoir "badiné" avec le ténébreux, le Tir Na Nog voguait grand train vers la rochelle, le vieux schnock alcoolique semblait savoir mener sa barque mine de rien.
Xandrya l'observait un court instant tenir la barre en se dirigeant vers la cabine aux nouvelles d'Aurora, quand une voix dure et mal aimable s'eleva dans son dos demandant à savoir ce qu'on voulait d'"eux".
Le regard mauvais, la flamboyante fit volte face faisant tournoyer sa chevelure de feu autour d'elle, se postant devant l'homme au masque, elle le fixa froidement.

De quel droit tu t'adresse à moi sur ce ton ?
Et qui ça Nous ?

Se penchant vers le ténébreux, elle haussa un sourcil avant de revenir au masque, en le devisageant autant que son artifice le pouvait.

Je n'avais pas remarqué que vous vous connaissiez et que tu parlais en son nom.
J'ai dit que j'aurais à vous parler, maintenant je ne t'ai pas précisé quand, mais ai bien précisé que vous devriez être en forme, et au moment c'est loin d'être ton cas.
Va donc te reposer, je vous tiendrais au courant quand il sera temps.

Sans un mot de plus elle repartit en direction de la cabine, s'introduisant, elle aperçut que tout avait l'air de rentrer dans l'ordre, Aarron se reposait, Raven guettant la chienne qui en écrasait méchamment.

Rav je te laisse t'occuper d'elle, moi je vais voir où en ai l'autre psychopathe à la cale, j'aurais l'air maline si il clamse avant de rentrer au manoir.
Pas que ça m'enchante mais bon.

Rebroussant chemin, Xandrya avança vers l'escalier qui menait aux soubassements du bateau d'où avait cessé les bruits sourds qui en montaient plus tôt.
Sortant dague de sa cache et resserant son scorpion, la flamboyante inspira un grand coup et déverouilla la porte de la cale, l'ouvrant avec précaution, laissant le temps à ses yeux de s'habituer à l'obscurité avant d'entrer.
S'introduisant, elle balaya la pièce du regard ne distinguant que des masses informes de tonneaux, balots et autres caisses, d'alcool vide très certainement.

Vicious, au ramdam que t'as foutu je sais pertinament que t'es plus attaché, montres toi, faut qu'on cause.

La rouquine restait sur ses gardes, avec celui là on ne savait pas à quoi s'attendre, et elle l'avait qui plus est frappée par derrière, il risquait d'être en rage contre elle, déjà qu'ils ne s'appréciaient pas des masses, ça n'avait surement rien arrangé à la haine qu'il nourissait contre elle.


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VICIOUS

On semblait l’avoir oublié dans cette cale malodorante et humide.
Malgré l’absence de hublot, il ressentit le mouvement du bateau et les bruits de pas sur le pont qui s’affairaient aux besognes pour quitter le port.
Pas d’horizon pour lui… comme sa destinée…
Pas de soleil ou de brise sur ses cheveux, rien qu’une cale humide où on enferme les problèmes.
Impossible de faire quoique se soit, mise à part ressasser ses souvenirs et ses envies morbides…
Il n’en avait rien à faire de tout ses lâches au cœur sensible, seul comptait le résultat de sa mort…
Trouvant le ton long, se flagellant mentalement pour la perte de sa famille…de sa vie encore sur cette terre…
La bure rouge sang avait rejoint le sol dans un bruit de froissement et venait de tomber lourdement sur le sol.
Une dague à la main, il contemplait inlassablement son avant bras.
Admirant le reflet du tranchant…la même qui avait massacré sa famille.
La lame acérée dévora la peau de son avant bras, appuyant fermement, se délectant de la douleur produite.
Le sang coulait doucement sur son bras avant de s’écraser sur le bois de la cale alors que son regard se perdait sur la blessure faite.
Un rictus malsain se dessinait sur ses lèvres, ses yeux étincelaient, ressentant cette douleur et imaginait ce que serait son trépas le jour ou enfin il sera libéré de tout ça…
Un grincement provenant de l’escalier le tira de son état second.
La porte s’ouvrit dans un grincement bien particulier.
Une voix de femme s’éleva dans la pièce, la garce…
Elle semble méfiante.
Ses yeux s’ouvrent doucement dans la nuit, deux éclats d’émeraude luisent dans les ténèbres de la cale attendant le moment propice pour frapper.
Malgré sans envie de rejoindre sa famille au plus vite, sa haine et son caractère irascible… rancunier était néanmoins présent.
Surtout si la personne n’en valait pas la peine…
Il se l’était juré, ne jamais craquer et ne jamais perdre la face, encore moins avec celle là.
Elle avait osé l’empoissonner, le priver de son combat contre la Lyche.
Depuis le début, cette femme aux cheveux brûlant se mêle de tout et elle n’allait sûrement pas s‘arrêter la.
Il avait eut largement de quoi préparer son approche depuis le temps et la cale était pourvu de tout ce dont il avait besoin…
Il jeta en silence une bouteille vide derrière les caisses à l’opposé de sa position pour faire diversion.
Il attendait patiemment que la proie soit à porté et surtout quelle ne puisse réagir…
Elle venait de dépasser son emplacement pour s’avancer légèrement et contrôler ce bruit suspect.
Un cordage en main lui suffirait pour cette fois, pas de bure bruyante, seules ses bottes résonneront ou le craquement pourrait l’avertir…
Mais elle est très proche de lui, elle n’aura sûrement pas le temps de réagir.
Son ombre se pressait déjà derrière son dos, enroulant son fin cou autour du cordage en chanvre.
Une étincelle traversa son regard de glace lorsque qu’il tendit la corde sur sa peau blanche.
Serrant le plus possible, enchevêtrant les cordes entre elle par un mouvement d’horloge afin que la trachée se ferme de plus en plus.
Un râle guttural se fit entendre, aucun sentiment à l’égard de cette femme alors qu’il lui montrait son affection à son égard.
Si pour obtenir ce qu’il voulait il devait tous les tuer…Et bien qu’il en soit ainsi…
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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:15

XANDRYA

Dans la cale du Tir Na Nog...

Elle avait avancé doucement laissant ses yeux s'habituer un peu plus, n'y voyant cependant pas grand chose dans cette fichue cale, Vicious n'avait pas l'air décidé de se montrer, et la flamboyante sentait l'entourloupe à des kilomètres.
Prudente, Xandrya inspectait la pièce quand un bruit sourd se fit entendre, tournant prestement la tête, elle se dirigea vers le son, ne sachant trop de quoi il retournait mais c'était le seul "indice" sur l'emplacement "possible" du suicidaire de service.
Avançant avec une méfiance exacerbée, l'impétueuse rouquine resserra la poigne sur sa dague, partant en pensées.

Bordel, si il décide d'attaquer, il a eu tout loisirs d'appréhender l'endroit, et ce satané pied qui me douille comme pas permis, mais quelle idée j'ai eu de descendre ici moi

Arrivée près des caisses, elle ne trouva qu'une bouteille vide qui roulait encore au sol, soupirant d'exaspération, Xandrya se mit à appeller de nouveau, s'appretant à se retourner.

Vic.......

Phrase étouffée dans sa gorge, un étau se resserre avec force autour de son cou, réflexe humain ou idiot, la flamboyante remonte ses mains pour se saisir du cordage, ne lachant pas sa dague qui lui erafle la joue.
L'envie de crier un "Bordel" est forte mais rien ne sort de sa gorge alors qu'elle laisse tomber sa dague finement cisélée.
Le traître l'avait surprise par derrière, comme elle l'avait fait sur le pont, elle ne parvenait pas à comprendre comment elle ne l'avait pas entendu arriver avec la longue bure rouge qu'il portait, elle aurait au moins dût capter le frottement du tissu, les craquements du rafiot en mouvement n'étaient pourtant pas si important.

Essayant de passer ses doigts sous le cordage pour en diminuer la pression, son regard se porta par hasard sur un tas informe d'etoffe rouge, comprenant alors, pourquoi elle ne l'avait pas perçu.
Le bougre avait eu fichtrement le temps de récupérer et la pointe devait être moins enduite que celle d'Aurora, ou sa carrure masculine tout simplement, toujours est-il que contrairement à la flamboyante, il semblait au mieux de sa forme.

Le cordage glissait sur sa peau, au fur et à mesure que Vicious resserait l'étreinte, la brulant dans une morsure pour le moins désagréable.
L'extrémité de ses doigts avaient réussi à glisser quelque peu sur le cordage, pestant pour le coup d'avoir les ongles longs, se griffant en partie le cou.
Xandrya ne pouvait même pas argumenter pour sa défense, pour essayer de le raisonner, aucun son ne sortait de sa gorge, si ce n'est des souffles coupés, rauques, quasi inaudibles.

Pour le coup, la belle rousse ne voyait pas trop comment s'en sortir, d'autant qu'elle sentait tout petit doucement ses pieds se soulever du sol par la force qu'il mettait à resserrer le lien autour d'elle.
Dans un effort dantesque, Xandrya réussit à balancer son pied, ne sachant trop ce qu'elle atteindrait, heurtant une des jambes du malade qui était en train de l'étrangler.
La pression se relacha quelques secondes, juste le temps de glisser suffisament ses doigts pour protéger sa gorge, au moins de la brulure, avant qu'il ne resserre la prise.

AA....rrreeee...ttttteeeee....

Elle aurait voulu le crier, mais son larynx était bien trop compressé, malgré ses doigts "protecteurs", si il était possible de les désigner comme tel, personne ne risquait d'entendre à part lui.
En prendrait il seulement acte ? Il devait voir aussi rouge que sa bure de s'être fait avoir aussi bêtement à Dieppe, et encore plus par elle, pour se retrouver enfermé ici quelques paires d'heures.

Elle avait deux options, lacher le cordage et se servir du scorpion ancré à son bras, encore, ou maintenir ses mains pour éviter l'écrasement total de sa trachée et succomber à coups surs.
Ni l'une ni l'autre ne lui convenait, d'un sens ou d'un autre, il arriverait à ce qu'il voulait si c'était vraiment ce qu'il souhaitait.
L'air venant à lui manquer, elle commençait doucement à se sentir mal, ses pensées s'évadant vers Seamus, elle n'était plus si sure de pouvoir tenir sa promesse vu la situation, comment avait-elle pu en arriver là ?
Dans un murmure inaudible, elle se mit à parler.

Putain, pas comme ça... désolée Seam...

Elle n'avait aucune idée de la distance de Vicious, même si elle se doutait bien qu'il était quasi collé à elle, une dernière tentative, ultime chance de tenter quelque chose.
Xandrya laisse mollement tomber sa tête en avant, simulant l'évanouissement, la perte de conscience, relachant tous ses muscles, sans pour autant lacher le cordage, ce qui restait logique vu la pression exercée dessus par le psychopathe.
Attendant de sentir la tension se relacher, elle guette l'opportunité, le bon moment pour agir, sans en être vraiment sure mais sentant qu'elle défaillerait réellement d'ici peu, la tueuse lance sa tête en arrière de toutes ses forces pour venir heurter la tête de Vicious, s'assomant presque à l'impact.

Ses pieds retrouvent violemment le contact du sol, douloureusement, alors qu'elle s'effondre littéralement à genoux, tirant comme une folle sur le cordage pour libérer son cou.
Elle suffoque lorsque l'air rentre à grandes goulées dans sa gorge et ses poumons, la brulant comme si elle avalait un alcool fort de chez fort.
Xandrya tousse, ayant quand même la présence d'esprit, dieu sait comment, de se glisser jusque derrière une caisse pour se mettre à l'abri de ce taré, le temps de retrouver son souffle.

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VICIOUS

Dans la cale du navire

Elle se débat avec force, le contraire l’aurait étonné, mais cela ne s’avère pas suffisant pour s’en sortir.
Il est plus grand et plus fort qu’elle, ses muscles puissants auront bientôt raison de sa faible trachée et bientôt, elle ne gigotera plus.
Elle tentait plusieurs actions pour se défaire du lien qui allait la mener vers la mort.
La corde était trop tendue et elle eut toutes les peines du monde, à tenter de gagner quelques centimètres de vie.
Un bruit sourd se fit entendre quand sa dague tomba au sol, un détails insignifiant, bientôt elle n’aura plus l’occasion de s’en servir.
Elle continuait de gesticuler de plus belle, balançant son fragile corps de femme, elle tentait de le frapper désespérément avec ses jambes.
Ses mouvements des plus grotesque afin de trouver un moyen pour lui faire lâcher prise, finirent par payer.
Elle réussit à le frapper, mais pas assez pour se libérer.
Ce qui ne la fit que gagner une seconde de souffle supplémentaire, juste avant qu’il ne ressert son étau avec toute la rage qui l’habitait.
Tirant vers lui, se penchant en arrière pour avoir plus d’effet sur le chanvre, il la sent se soulever au dessus du sol.
Il se trouvait dans le même état que lorsqu’il avait tué sa famille ce soir là, une bête fauve incontrôlable, rendue folle par l’ivresse ou la colère.
Dans ce cas, tous dans ce navire étaient responsables, le poison et le séjour dans la cale n’avait rien arrangé et son envie de mort n’avait certainement pas diminuée.
La carotte semblait vouloir parler, un vague murmure quasi incompréhensible, elle semblait lui demander qu’il s’arrête.
Si elle croyait qu’après tout ce qu’elle lui avait fait, qu’il allait la relâcher en riant et lui disant que c’était une blague, elle se trompait lourdement.
Les plaintes et râles continuaient, il n’en avait rien à faire, resserrer cette étreinte une fois de plus pour en finir avec elle.
On sentait déjà que ses membres devenaient moins rigides.
Bientôt il s’en délecterait et pourra envoyer son corps sur le sois disant maître du manoir, le cadavre sera faisandé et le visage tuméfié, bleuit par la strangulation.
Un spectacle inoubliable…
C’est à ce moment qu’on le prendra au sérieux et que les plus grands se pencheront s’en doutes sur son cas.
Le plan était en place et c’était le moment de le mettre à exécution.
Alors qu’il allait s’apprêter à lui couper la gorge, tant il aurait mis de force dans le lien cette fois.
La petite garce guidée par la force du désespoir, lui jeta un coup de tête en arrière.
Il lâcha prise.
Elle tomba sur le sol, il pouvait l’entendre respirer avec empressement, remplissant ses poumons de cet air si précieux.
Son nez quand à lui, venait d’être cassé ou du moins blessé.
Du sang se mit a couler abondamment de son appendice nasale, goûtant sur sa cuirasse et sur le sol de la cale.
Xandrya venait de disparaître derrière les caisses qui lui avaient servit de cachette quelque instant auparavant.
On pouvant entendre son cœur cogner contre sa poitrine et sa respiration oppressante.
Avant de s’occuper d’elle, il prit au sol sa longue épée et referma la porte.

Cette fois, on va régler ça, TOI et MOI… juste nous deux, en amoureux si tu veux…

Il leva la lame au dessus de sa tête et la planta profondément à travers le planché juste au seuil de la porte.
Empêchant de la sorte à quiconque de venir les déranger pendant leurs explications…
Il pouvait encore l’entendre planquée derrière les caisses, il s’approcha lentement, faisant résonner les bottes avec ses talon sur le plancher, se tenant droit de l’autre coté de la femme et des caisses qu’il regardait attentivement.
Plusieurs étages se dressaient devant lui, trois pour être précis.
Des caisses qui n’étaient pas remplis, mais qui allaient bien lui servir.
Prenant un court élan, il s’élança sur l’une d’elle afin de la faire basculer et d’en faire tomber plusieurs sur le future cadavre.
Le bruit de bois n’était sans doute pas passé inaperçu, mais il était tranquille, personne ne pourra défoncer cette porte, sa lame enfoncer dans le sol empêcherait son ouverture.
S'avançant vers elle, s’arrêtant devant son visage pâle, il la dévisageait de toute sa hauteur.
On pouvait sentir à son regard de mort le danger qui planait dans la pièce, se douter qu’une chose horrible allait arriver, un regard peu confiant, qui vous fait froid dans le dos...

J’en ai pas fini avec toi !!

Ses mains agrippèrent la chevelure rousse et la tirèrent vers lui avec force, l’extirpant des caisses qui ne pesaient pas lourd, heureusement pour elle.
Continuant de tirer sur sa chevelure, la projetant violemment contre la coque en bois du navire.

Relèves toi !!! Tu fais peine à voir !! DEBOUTS !!!

Un coup de botte donné sur son visage, la frappant durement et avec rage.
Sa bestialité ne faisait qu’empirer, il en perdait l’esprit.
Ses mains la prirent à la gorge et la plaquèrent contre le chêne du bateau.
Un regard meurtrier, figé, transperçait les iris bleus de la flamboyante.
Frappant sa tête conte le bois de plus en plus fort, la projetant vers le centre de la pièce.
Son pas était lourd et menaçant, s’approchant de nouveau d’elle, ramassa un bois contondante au sol, le serrant fortement dans sa main.

Je vais pas te tuer... enfin pas tout de suite... j’ai besoin de toi et tu le sais…mais d'abord…


Un coup de bûche sur la joue droite qui la fit tomber au sol prêt de sa dague.
Sa botte se posa sur son thorax appuyant fermement l’empêchant de respirer.

Tu veux ta dague ? Et bien prends là !!

Dit il en frappant le sol de son arme naturel.
Le ton devenait plus fort et autoritaire que jamais, il hurla de toute son désespoir morbide.

PRENDS LA !!


Relâchant la pression sur elle, faisant quelque pas en arrière. Puis, sans lui laisser le temps, il frappa durement son ventre de sa botte.
Un rictus sauvage naissait sur son visage d’habitude si neutre.
Elle toussait et se contorsionnait devant lui, prenant plaisir à ce pouvoir sur elle, cette mort qu’il pouvait lui donner à tout moment.
Il fit les cents pas plus loin, une colère immense se lisait dans son regard, une bête féroce incapable de s’arrêter.

Tu sais ce que j’attends de toi ! Tu es la seule… Le multiple que j’ai coupé en deux doit être mort. Et je veux un tueur sans pitié, tu comprends ?!

Il continuait à faire des allers et venu autour d’elle, son regard ne la quittait pas un instant.

J’ai besoin d’une âme noire et ce n’est sûrement pas la blonde et le maigrichon qui vont me l’apporter. J’ai besoin d’un vraie dure, pas d’un égorgeur de poule… Alors prends cette arme ou je te jure que je te tue immédiatement. Fais ce que tu dois faire !! Quand on te provoque, tu réponds, par le sang !!

Son discours finit ses yeux recherchait sa dague, la lame du massacre celle qu’il ne quitte plus, celle qui lui sculptait le bras de temps à autre.
Tenant sa lame dans une main et le bâton dans l’autre, regardant la roussette qui semblait avoir bien du mal.
Si elle ne bronche pas elle sera morte dans moins d’une minute.
Son impatience continuait à grandir, des gouttes de sueur perlaient sur son front, impatient de la voir à l’œuvre et d’en finir à tout jamais...
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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:16

OLD NICK

Peu à peu les côtes percèrent la légère brume qui enveloppait l’horizon. Tout était pour le mieux, la réserve de calva touchait à sa fin et Old’Nick n’avait nulle envie de réitérer son expérience précédente. Ses ravisseurs étaient des inconscient finis : faire d’une traite le voyage de Teste à Dieppe, sans avoir pensé charger les cales d’un stock suffisant leur avait fait presque perdre la seule personne capable de faire naviguer le Tir Na Nog.

Afin de manœuvrer efficacement, il allait encore avoir besoin d’aide. Il allait devoir encore quémander lui pour qui commander était une seconde nature. La Roussaude passa non loin de lui, encore occupée à faire régner l’ordre parmi ses ouailles probablement. Il s’enfilla une bonne rasade de Calva comme il le faisait à chaque fois qu’il devait lui adresser la parole.

Hé heu…Mada…Xo…Xa…oh et puis zut…Chef !!!!

Comme par hasard, le travail se pointait à l’horizon et la femme fit comme si elle ne l’avait pas entendu et descendit dans la cale sous le pont arrière.

Ben tiens, je la pensait moins tire au flanc, elle me déçoit la mignonne.

Ils n’étaient cependant pas aux pièces et il attendrait son retour pour lui communiquer ses besoins. Enfin ceux pour faire accoster le bateau parce que pour les autres il devait pas trop rêver. Puis c’était pas du besoin c’était une envie folle de la posséder comme il avait pu le faire bien des années plutôt dans les lieux de débauche des cités portuaires où il avait fait escale.

Il laissa vagabonder son esprit dans ses doux souvenirs, ponctuant ceux-ci de goulées généreuses à son gosier.
Des bruits sourds retentirent sous ses pieds. Mais qu’est ce qu’elle pouvait encore bien farfouiller là en bas… Il poussa un long soupir de désapprobation, juste pour lui, valait mieux pas qu’il le montre trop, la Termite rodait et manifestement l’avait dans le nez.
Il tendit l’oreille. La femme n’était pas seule. Il avait un vague souvenir d’un homme relativement peu conscient qui avait été descendu là en bas. Malgré le bruit des embruns il entendit distinctement un hurlement.


Vicious a écrit:
Prends là !!!

Ca bardait. Délaissant momentanément la barre qui bloqua avec un morceau de corde prévu à cet effet, il coucha son oreille sur l’écoutille qui permettait de remplir les cales sans emprunter les escaliers avec de lourdes charges. Il se redressa vivement et gesticula de manière plus ou moins coordonnées en direction de qui avait envie de lui prêter une quelconque attention.

Hééééééé Hoooooooo
y a votre copine là en bas qui a de sérieux problèmes. C’est pas que sa santé m’intéresse mais on va a voir besoin de bras. Et si possible encore attachés au corps de son propriétaire tant qu’à faire.


A grand renfort de gestes peu utiles il désigna l’écoutille.
Après un si long discours assoiffant, il engloutit une nouvelle rasade. Et une deuxième pour se donner du courage. Et une troisième pour…peu importe.
L’alcool répandit son effet bénéfique dans tous le corps du marin poivrot qui hébété laissa les autres faire ce qu’ils estimaient devoir faire

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XANDRYA

Dans la cale du Tir Na Nog...


Reprenant son souffle avec difficulté, Xandrya se rendit alors compte que son fétiche était resté sur le sol de la cale, ce n'était pas ce qui l'inquiétait en soi, mais ça la faisait suer quand même.
Elle se demandait comment elle allait se sortir de là, elle qui était descendue sans mauvaise intention pour une fois, souhaitant discuter et aplanir les choses, elle avait été bien reçue pour le coup.
Ses pensées défilaient à une vitesse folle, aussi folle que sa respiration était anarchique, cherchant en long en large et en travers comment se sortir de là, son pied blessé ne l'y aiderait pas, ni la fatigue, ni... bref ça allait pas être du gateau d'un sens ou d'un autre.
Acquise à ses reflexions, elle entendit le son du métal qui se plantait dans le bois, juste après qu'il lui ait dit qu'ils allaient s'expliquer elle et lui.

En amoureux bah tiens, et pis quoi encore, il veut des mamours aussi après avoir failli me tuer !!!

Si sa gorge ne la faisait pas tant souffrir au moment, elle l'aurait surement dit au lieu de le penser, mais à quoi bon s'arracher la trachée alors que de toute évidence il n'avait pas l'air disposé à l'écouter.
Les pas revenaient dans sa direction, alors qu'elle reprennait tout juste ses esprits, quand les caisses derrière lesquelles elle s'était cachée, s'abattirent sur elle, l'assomant à moitié en la laissant quelque peu groguie.
A peine le temps de se frotter l'arrière du crane endolori que Vicious se plaçait droit comme un pic devant elle en la devisageant, se mettant à la menacer.

Son regard océan rivé sur lui, elle n'eut que le temps de lui saisir le poignet lorsqu'il agrippa avec violence ses cheveux, la forçant à se lever, la faisant grimacer de l'appui sur son pied qu'elle sentit se remettre à saigner.
Le tiraillement de sa tignasse était franchement pas agréable, mais le contact avec le bois de la coque le fut bien moins, se laissant glisser sur l'arrondi interne du bateau.
Déjà il s'enervait en lui intimant de se relever, en la diminuant, la flamboyante lui adressa alors un regard noir en relevant très peu la tête, regard qui dut l'agacer plus que de raison, son pied botté attérissant brutalement dans le visage de la rouquine.

Tout s'enchainait sans qu'elle ne puisse réellement réagir, il ne lui laissait nullement le temps de se reprendre.
Ce n'était pas un combattant qu'elle avait devant elle, c'était une bête, une bête furieuse et avide de sang.
Déjà sa gorge fut de nouveau assaillie, les mains de Vicious vinrent se coller sur la brulure du cordage, lui rappellant la façon dont elle avait failli mourrir quelques minutes plus tôt.
Il s'acharnait sur elle comme si... comme si quoi d'ailleurs elle se le demandait, tandis que sa tête rencontrait à maintes reprises le bois du bateau de façon de plus en plus intense et soutenue, jusqu'à ce qu'il la projete jusqu'au centre de le pièce, la tueuse restant en équilibre sur ses jambes dieu seul sait par quel miracle.

Un regard rapide vers la porte, découvrant l'origine du bruit de métal, il n'était pas si fou apparement ayant pris soin de bloquer la porte pour ne pas être dérangé.
Elle le vit se baisser ramasser une sorte de bout de bois, alors qu'elle portait la main à son visage pour essuyer le filin de sang qui s'écoulait à la commissure de ses lèvres après le coup de botte qui s'y était abattu.
Peine perdu, de vouloir essuyer le sang qui se remit à couler abondamment d'une fosette après qu'il l'ai envoyé valser au sol, en lui envoyant un coup du bout de bois qu'il avait ramassé.
Il causait, sortant des futilités en somme, mais continuant à la molester sans vergogne, elle tenta de se redresser au moment où son pied vint s'écraser sur son poitrail, l'empêchant une fois de plus de respirer.

HUMPFFF !!!!
Punaise...

Ce mec était vraiment dingue, il voulait maintenant qu'elle se réarme, qu'elle reprenne sa dague, accompagnant sa requête en relâchant la pression entre ses seins, Xandrya fronce les sourcils en commençant à se relever, mais un coup de pied magistral viens mourir sur son ventre, la faisant étouffer et se plier en deux, ses cotes se réveillant violemment probablement de nouveau cassées.

Putain !!! Mais c'est pas possible !!! Lui...

Il se mit à déblatérer sur Nous, sur ce qu'il attendait d'elle, il lui parla de sang, de vraie tueuse, de... La flamboyante, l'esprit embrouillé par la douleur qui tambourinait ses tempes, ne comprenait strictement rien, si ce n'était qu'il voulait se battre.
Ca pas besoin de grand Laïus pour le comprendre, se tournant sur le ventre, elle pris appui sur ses bras, repliant ses jambes, une fois agenouillée, elle se saisit de sa dague, même si elle n'en avait nul besoin et était suffisamment armée pour faire de sans.
Finissant de se redresser, sa tête se mit à tourner pendant quelques minutes avant qu'elle ne le voit le front humide, le temps de reprendre le contrôle de son corps, de contenir la douleur, bref d'être en état de faire payer à cet homme qui avait bien failli réussir à la tuer, elle le détaillait se mettant à parler dans un souffle entrecoupé pour gagner un peu de répit.

Désolée de... te décevoir... ton "ami" au masque... est encore bien vivant... et je sais fichtre rien... de ce que tu veux... je te connais pas... espèce de dingue...


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NOUS

"sur le pont"

Nous sourit devant l'impétuosité de la femme.

Bordel, la gente féminine n'est plus ce qu'elle était! Par le tréfonds des entrailles de ma catin de mère, elle mériterait des coup de jonc sur son derrière blanc....

Il la fixe laissant ses traits imperturbables et lisse. Elle se détourne et prend le large.

Hurler avec les loup mais ne pas affronter la horde!

Nous ne veut pas se reposer, douleurs ou non, les limites du corps sont faites pour être aboli. Néanmoins, il fléchit les jambes a prix d'une souffrance inqualifiable et se positionne genoux au sol, légèrement écartés, le buste droit, épaules en arrière, les mains posées sur ses cuisses.

Respire Nous, fait abstraction de ce que tu sais, de ce que tu es, de ce que nous sommes, respire avec Eux...

Pffffffffffffffffff voilà que vous remettez ça! à quoi ça sert de nous rendre encore une fois plus fou que Nous l'est!

Néant, silence, respire, ton corps se défend, notre âme le construit....

QUI C'EST QU'A DU RINCE GOSIER!!!! FAIT SOIF ICI....

T'a toute la mer si tu veux te noyer dans la boisson!

.....


Nous ne ressent plus le temps qui passe, une mouette ou un cormoran le rappel parfois, la lutte contre la maîtrise de l'esprit et de la chair perdure quand la voix du boit sans soif, marin de son état se fait entendre.


Old Nick a écrit:
"Hééééééé Hoooooooo y a votre copine là en bas qui a de sérieux problèmes. C’est pas que sa santé m’intéresse mais on va a voir besoin de bras. Et si possible encore attachés au corps de son propriétaire tant qu’à faire. "


Nous ne comprend pas bien. Quelle femme, elles sont trois sur ce rafiot!

Lé béciles, une paire de miche sur la grande salé, et'c'test la catastrophe, tous les mouilleurs de hautes voiles savent ça, crénom de grande caravelle!
La rousse? la blonde? la captive?

Nous se lève et regarde d'un air interrogatif le capitaine.

Quel est le problème?


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XANDRYA

Dans la cale du Tir Na Nog


Tout en discutant, Xandrya avait sorti deux de ses lames de son brassard, l'obscurité jouait pour elle sur ce coup là, il faisait tellement de bruit de toute façon qu'elle n'avait pas grand mal à le localiser.
Sans bouger, si ce n'est son bras, la tueuse envoya dans sa direction, les deux lames de lancé à double tranchant, les deux atteignant leur but, l'une se figeant dans sa cuisse gauche, la seconde dans le haut de son bras droit.
Le sourire aux lèvres à présent, elle pris le temps d'essuyer sa joue et de sortir deux autres fines lames.

Vicious, si c'est pour que je te crèves... t'as parié sur le bon cheval... surtout après ce que tu m'as fait !!! Je descendais pas pour ça... mais ce sera avec un plaisir incommensurable !!!


Les lames sorties volent à travers la pièce vers lui, en même temps que la flamboyante s'élance corps et âme vers lui, faisant fi de son pied blessé, se ruant sur le lascard, dans une collision phénoménal, les envoyant tous les deux contre la coque du bateau avant de tomber au sol.
Les saphirs de la flamboyante se fige aux émeraudes alors qu'elle est allongée sur lui, elle détaille quelques secondes, et sa rage entre en œuvre, lui enfonçant la dague qu'il lui avait ardemment demandé de ramasser, profondément dans son ventre.
En soi, nul besoin de faire comme avec les combats du Puy, la dague était bien plus ouvragée et destructrice de part ses pics et autres tranchants, mais Xandrya veut clairement le tuer, et tourne et retourne son poignet pour faire pivoter la lame ciselée dans les entrailles du gaillard.
Ressortant vivement la dague de ce ventre ouvert, elle change la lame de main et approche l'autre couverte de son sang du visage, la faisant s'aplatir sur sa face y apposant l'empreinte de sa main en rouge.

Alors satisfait ??? Tu as trouvé ce que tu cherchais ??? La Main Noire a répondu à tes attentes ???

Se redressant, elle s'assoit sur lui à califourchon, et le regarde encore surpris de l'attaque, le regard hagard, Xandrya profite de cette vision et se relève, se dirigeant sans précipitation et lentement vers la porte, se voyant freinée par la douleur de son pied et de ses cotes qui lui font tourner la tête.
L'adrénaline et l'énergie qu'elle lui avait insufflée, s'évaporant en quelques secondes, Xandrya porte son bras gauche sur son ventre, tandis que l'épaule droite vient heurter la coque du bateau.
Soudainement, cette porte de sortie lui semble lointaine, trop lointaine, elle se retourne vers le dingue, il vit encore, bouge même, à sa grande stupéfaction, il se relève même...

C'est quoi ce délire ???

Elle n'avait pas du toucher le point qu'elle pensait avoir atteint, et là à part l'égorger, elle n'aurait pas la force de quoique ce soit, et encore...



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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:17

OLD NICK

Ce fut l’homme étrange qui répondit le premier à son appel. Mais ne l’étaient-ils pas tous finalement. Celui là plus qu’un autre sans aucun doute. Dans les brumes éthyliques dans lesquelles Old’Nick naviguait il percevait bien mal ce visage si particulier qu’on aurait dit qu’il était affublé d’un masque. Une peau étrangement craquelée, comme tannée par de multiples brûlures. L’homme, car de toute évidence s’en était un malgré son accoutrement, semblait en proie à d’intenses réflexions. Il s’approcha du Capitaine, restant toujours sur le pont principal, et lui demanda de quoi il en retournait. La bouche toujours pâteuse il s’aventura dans des explications hasardeuses.

Ya comme ….un bruit de galop …là dessous.

Il tapa du pied au sol de la dunette arrière pour designer la cale sous lui, face à l’homme qui l’avait interpellé à son tour.

Et les canassons y sont ….dans la cale avant.
M’est avis que votre roussaude de chef elle pas en train de faire… euh… des petits là en bas. On arrive …là ou elle m’a dit
Sont pas très sympa ici…si je me rappelle bien…
Ferriez bien d’aller voir c’qui se passe.

Moi j’men fout j’en ai encore pour deux jours de Calva mais après je me casse moi.

Et il se remit à la barre concentré un minimum sur ses activités principales en se bas monde. Boire et barrer

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NOUS

Nous écoute les élucubrations noyées de ce qui leur servait de seul maître à bord.
Une lavette imbibée qui tient à peine sur ses cannes, maître du comptoir pour sur!
La cheftaine rousse, la cale, la face de fouine....
Qu'elle c' débrouille c'te garce! Elle a des crocs qu'elle s'en serve!
Elle est la clef, enmène nous voir de quoi il en retourne...

Nous se dirige vers la cale sans ce presser outre mesure. Il descend les marches. Il s'appuie contre la paroi encadrant la porte, croise les bras et écoute.
Observer, réfléchir, agir.

"C'est quoi ce délire ??? "


Le délire c'est la réalité déliée de son point d'ancrage.


La voix de Nous avait résonné dans l'entrepont.

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VICIOUS

Dans la cale du navire.


La voila qui se lève enfin, il perdait patience, ses mains tremblaient espérant qu’il avait réussit à la mettre dans une colère noire.
Connaissant un peu l’état d’esprit de la femme, elle devait vouloir le tuer et même plus…
Parfait…Ses yeux étincellent de malice, ne perdant pas un instant de son attaque.
Elle se redresse difficilement, il avait déjà peur qu’il soit allé trop loin et peut être qu’elle n’était plus en état de se battre.
Il fallait la faire souffrir pourtant et de plus…il avait perdu le contrôle de lui même…tant enragé et cette envie de mort, qui le tiraillait au plus profond de lui.
Elle fera l’affaire, ou du moins il l’espérait.
La voila qui lui parle de la Lyche, pas mort hein…
Voila une nouvelle amusante.
A croire qu’il n’avait pas assez frappé fort pour que ses tripes tapissent le pont du Tir Na Nog.
Des deux, la roussette fera sûrement plus l’affaire.
Les insultes fusaient avec un souffle court, elle semblait vraiment mal, la pauvre…pour un peu, il la plaindrait…

C’est ça… de la haine ! De la rage !…Continues ! Détestes-moi !! Venges toi !!! TUES MOI !!!!

Il avait hurlé levant les bras au ciel, lui montrant son corps sans garde, impatient de la voir se jeter sur lui.
Voila, ses lames sortent, pour la première fois, un sourire satisfait, emplie d’une certaine mélancolie apparut alors sur son visage, d’habitude de glace.
Tout allait se jouer maintenant.
Malgré son regard vacillant, il ne la perdait pas de vue, elle allait bientôt le sauver malgré elle…
Depuis tout ce temps, enfin…le salut à sa porté…
Ses deux armes le touchèrent sans grande peine, il n’avait tenté aucune esquive, les attendant patiemment.
Une dans sa cuisse, l’autre sur son épaule.
Une douleur pénétrante commençait à faire son chemin, mais pas encore assez…
Le sang coule sur sa cuirasse sombre.
Aucun organe vital n’a été touché pour l’instant et aucun muscle important…
Elle s’amusait… là voila qui fond sur lui et la collision est des plus violente entre eux.
Son corps se retrouve projeté au sol, dos contre le chêne de la cale.
Son regard est emplit de haine, de rage, on peut y voir les flammes de l’enfer dansaient et laisser présager la suite des événements.
Je vais bientôt payer…j’arrive…
Un objet métallique pénètre sa chair au niveau de son abdomen, les émeraudes s’ouvrent dans un regard immense, un crie, un hurlement de douleurs, mêlée de satisfaction morbide.
Elle continue à tourner et retourner la lame en lui, il la sent démolir son estomac, sa peau, mais malheureusement à ce niveau, peu d’organes vitaux.
Qu’est ce qu’il lui prend ? Pourquoi elle continue pas ? Pourquoi elle ne l’achève pas ?
Quelle écrase son crâne à coups de botte, qu’elle tapisse le sol de sa cervelle !!!
Ses poings sont serrés pour soutenir la douleur intolérable que son corps endure.
Ce n’est pas encore assez…ou va t’elle avec ce regard démoniaque qui disparaît.
Il la voit se lever difficilement.
Elle semble se diriger avec difficulté vers la porte.
Un râle rageur empli la cale, il n’a pas ce qu’il veut, elle ne comprend donc rien !!
Il se redresse lentement, le sang coule abondamment de ses multiples blessures, mais toutes superficielles mise à part celle du ventre.
Une main pour arrêter l’hémorragie.
Son regard de glace la transperce alors qu’elle s’éloigne.
C’est dans un souffle rageur qu’il lui crache ses mots à la figure.

T’as rien compris…

Une toux le prit, une gerbe de sang s’en va peindre de rouge vif le sol poussiéreux et humide du navire.

Je t’ai prévenu…

De son bras valide, il arrache l’une des lames dans une grimace douloureuse.
La main tremblante et peut être pas assez de force, mais assez pour la provoquer.
Elle se retourne vers lui, l’étonnement peut se lire sur son visage.
Si elle croyait que c’était la première fois qu’il arrivait à ce stade, elle se trompait lourdement.
Depuis tant d’années à souffrir pour pouvoir mourir à la hauteur de ses fautes…

Tant que je respirerai… je continuerai à me battre…tu….tu…as…intérêt à… être plus cruelle…

La lame baignée de son sang, file en direction de la femme aux cheveux couleur rouge sang caillé.
Il ne devait pas faillir…
Il devait encore la provoquer…
Elle ne devait pas partir…
Pas comme ça…
La dague n’a pas assez de précision, elle ne fait que lui écorcher la joue.
Un filet de sang vient se rajouter au rouge vif qui coagule déjà sur sa peau blême.
La deuxième dague ressort avec la même douleur de son corps.
Tentant de se rapprocher doucement vers elle pour ne pas la manquer.
Ce n’est qu’une épave sanguinolente, un morceau de viande bientôt refroidit, s’il arrive à la toucher encore une fois…
Sa vue se brouille, elle est si près pourtant…
Il perd l’équilibre et tombe durement devant ses pieds.
Le sang parsème maintenant le sol, une traîné vers elle.
La lame se relève doucement alors qu’il est couché face au sol, pointant la dague sur son pied de toutes les forces qu’il lui reste.
Le bruit est atroce, la lame passe au travers des métatarsiens de la femme, qui se retrouve clouée au le sol.
Un hurlement se fait entendre tentant de retirer son pied de cette prise lancinante de douleurs.
Retirant la dague plantée, son corps endolori se glisse sur elle, rampant de tout son poids vers sa gorge.
Elle se trouve dos à lui, sa main ensanglantée tente avec le peu de force qu’il lui reste, de serrer à nouveau son cou par l’arrière cette fois, plaquant son visage contre le planché.
Levant lentement la dague en l’air prête à s’abattre sur elle

Je t’avais pourtant prévenu…

Son corps est à bout de force…
Et pourtant la rage l’anime…
Si elle ne fait rien, il mourra se vidant de son sang, elle aussi d'ailleurs…
Quelle atrocité, mercenaire de la main noire… par pitié, achèves moi…donnes moi cette mort cruelle et violente, qui punira mes fautes que j’ai commise en tuant ma propre famille…libères moi…
Fais que je parte… car plus rien ne m'habite…

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RAVEN

Raven discutait avec Aarron depuis un moment maintenant. Tout était plus ou moins calme si on enlevait les gémissements de la chienne à leurs pieds. Elle commençait à apprécier la compagnie du bel homme bien qu’elle le comprenait parfois difficilement. Le repos semblait leur êtes également profitable. L’oiseau avait maintenant meilleure mine et cela grâce à lui en partie. Elle lui en était reconnaissante.

Elle senti le bateau se mettre en mouvement doucement. Ils quittaient le port apparemment. Le mouvement des vagues se fit ressentir jusque dans les entrailles de la belle blonde. Les maux de cœur la reprenaient. Elle détestait la mer, ce n’était pas compliqué. Pourquoi avait il fallu qu’ils soient envoyés si loin ? Elle rageait intérieurement et qui plus est se retenait de ne pas vomir. Sa mine maintenant retrouver prenait un teint plus verdâtre en ce moment.

Aarron, je vais prendre un peu l’air, pardonne moi mais je n’ai d’autre choix. Veille sur elle je te prie, si il y a quoique ce soit, crie et je viendrais.

Il accepta de lui rendre se service voyant bien qu’elle n’était pas au mieux de sa forme mais moins inquiet voyant également qu’il n’y pouvait rien… Elle sortie sur le pont. Elle vit le capitaine a la barre du rafiot, se soulant comme toujours. Angel qui regardait au loin, l’horizon, perdu dans des sombres pensées possiblement. Elle sourit tout en l’admirant du coin de l’œil, les cheveux dans le vent marin. Elle se pencha ensuite rapidement par-dessus bord. Elle était malade. Pas moyen d’y échapper… Elle respira rapidement pour contrôler son mal du mieux qu’elle le pouvait. Sa concentration se fit intense, le malaise disparu. Cet instant lui permit d’entendre très facilement des cris venant de la cale. Vicious !!! Encore se dernier qui faisait des siennes. Cela suffisait maintenant. Elle allait en discuter avec Xandrya et de ce pas. Mais où était-elle ? Elle fit un tour circulaire du lieu, elle ne la vit nulle part. Avec lui sans doute… et blessée. Elle savait le damné assez fou, enragé et puissant pour mettre fin aux jours de la rouquine sans pitié. Elle retrouva rapidement ses émois et fonça vers la cale à toute allure.

Elle sortie rapidement son épée et silencieusement elle descendit les escaliers. Il y faisait sombre, elle n’y voyait rien. De simples paroles, mortelles et rauques lui parvenait. Elle ne s’était pas trompée. Ils étaient là tout les deux. Elle poussa doucement la porte, elle ne bougea pas. Raven resta pétrifier. Elle avait été bloquer. Elle essaya de pousser dedans plus lourdement mais rien à faire, elle ne voulait pas lui ceder. Le bel oiseau reviens sur ses pas. Regarda le capitaine droit dans les yeux.


Toi tu vas m'aider pour une fois. Arrête de boire et bouge toi un peu. Je veux aller dans cette cale et MAINTENANT !!!!

Elle n'avait pas voulu crier mais la panique la gagnait doucement. Elle voulait savoir de quoi il en retournait et pas dans deux siècles. Ce capitaine maboule n'aurait jamais la force d'enfoncer la porte avec elle, Aarron déjà occupé. Angel pourrait surement l'aider par contre.

Le saoulard fini par lui répondre qu'elle pouvait utiliser la trappe un peu plus loin. Elle ne perdit pas un instant et se précipita sur elle. Ces par là que passait ce qui ne pouvait être conduit dans la cale par les escaliers. Elle l'ouvrit, laissant quelques faiseaux de lumières passés avec elle. Elle atterit dans un bruit sourd tout au fond. Entrée fort remarqué probablement. Elle ne voyait toujours pas qui étaient là mais surtout où ils se trouvaient. Elle se concentra, l'arme au point prête à agir.

Trois souffles différents lui parvenaient par contre. Les sifflements étaient différents. Qui d’autres pouvaient se trouver là ? Le zombie, cela ne pouvait être que lui puisque lui non plus elle ne l’avait pas vu sur le pont. Tout semblait calme pourtant en ce moment. Elle avanca prudemment. Son pied glissa dans une substance visqueuse. Elle comprit rapidement ce qui se trouvait sous ses pieds lorsqu’elle faillit tomber à cause de cela. Du sang. De qui provenait-il ? Peu importe, l’heure était grave. Elle se risqua doucement à montrer qu’elle était là, ce tenant aux aguets le temps que ses yeux s’habituent à la noirceur des lieux.

Xandrya ? ….

Elle espérait l’entendre gémir du moins, un mouvement de Vicious qui trahirait où il se trouvait. Un point de survie quelque part, quelque chose du moins pour lui faire comprendre vers où elle devait se diriger. La peur de se rendre compte que la cheftaine soit morte la hanta tout à coup. Elle annoncerait cela comment au maitre ? Il la tuerait aussi probablement. Elle avait manqué à sa tache en ce moment, elle aurait du rester avec elle. Pourtant cette diablesse n’avait nullement besoin d’aide habituellement, du moins ce qu’elle en savait. Pourtant, bien qu’elle ne le connaissait que très peu, Vicious portait que trop bien son prénom. Vicieux et sans pitié, suicidaire, pas pour rien qu’elle l’avait surnommé le damné….
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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:17

NOUS

Dans la cale du navire.

Nous ressentait plus qu'il ne voyait la scène dans la pénombre. L'odeur du sang chaud et de la sueur inondait littéralement la pièce.
Mummmmmmmm une boucherie! ils vont se mettre en pièce.

A ce moment là une odeur légère, celle de la blonde à la langue acide, arrive aux narines de Nous. Elle passe à proximité, son pied dérape, d'un geste vif il soutient le coude de la femme puis le relâche aussi vite.

ça suffit maintenant! Finit de jouer!


Nous se dirige rapidement derrière la fouine, lui saisit le poignet tenant la dague en le rabattant violemment dans son dos jusqu'à entendre le craquement caractéristique. Dans le même temps Nous enserre de son autre bras le cou du fou furieux. Ses parole raisonnait en lui:

Vicious a écrit: C’est ça… de la haine ! De la rage !…Continues ! Détestes-moi !! Venges toi !!! TUES MOI !!!! ...T’as rien compris… Je t’ai prévenu… Tant que je respirerai… je continuerai à me battre…tu….tu…as…intérêt à… être plus cruelle…Je t’avais pourtant prévenu…
Tu appelles la mort, mais elle sera toujours trop douce pour toi, vivre c'est souffrir. Tu passe ton temps à Nous parler d'honneur et à Nous déclarer lâche mais expier en le réclamant est un suicide puant la lâcheté et le déshonneur. Si tu veux tant souffrir accepte ta vie.

Décide!

Si tu veux mourir je te tuerai de mes mains.
Si tu veux souffrir, garde toi en vie.

Nous resserre son étreinte appuyant de son avant bras la carotide de la face de fouine pour l'asphyxier.


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XANDRYA

Dans la cale du Tir Na nog


La flamboyante n'en croyait pas ses yeux, il était gravement blessé, quasi mort, et il se relevait !!!
Les yeux écarquillés, elle n'eut même pas le reflexe de réagir en le voyant envoyer un de ses couteaux de lancé vers elle, l'esquivant juste au dernier moment, une entaille supplémentaire venant s'ajouter sur son visage.
Il braillait des choses incompréhensibles, s'avançant vers elle, avant de tituber et de s'étaler sur le sol, continuant toujours de progresser en rampant.

Bordel, mais tu crèves jamais toi !!!!

La surprise fut de taille lorsqu'elle l'entendit quasi supplier de le faire, de le tuer, avant de lui planter le pied déjà meurtri une seconde fois, la faisant tomber au sol sous la douleur.

Putttain !!!!

Xandrya cria encore davantage lorsqu'il retira la lame de son pied, laissant le sang s'écouler abondamment, completement omnubilée par la souffrance qui la tiraille.
Elle le sent qui se glisse sur elle, mais n'a plus l'énergie de le repousser, sa musculature, son corps quasi inerte pese sur elle alors qu'il enroule son bras autour de sa gorge, ecrasant son visage contre le bois froid de la cale.

Un bruit, lourd d'abord, puis plus léger, soudain la voix de Raven s'élève, elle voudrait se signaler mais le visage plaqué au sol, lui laisse à peine emettre un grognement.
Brusquement le poids du corps se fait plus léger, comme soulevé, un bruit de dague qui tombe au sol, et sa gorge, elle étouffe alors que son corps est tiré en arrière par son cou.
Quelqu'un, qui elle se le demande, soulève Vicious et viens probablement de lui sauver la vie, mais la prise qu'avait le suicidaire sur son cou n'est pas laché, il l'étouffe, et elle ne peut rien faire jusqu'à ce qu'elle ait un déclic.

Ramenant brutalement son avant bras droit, elle lacère le bras qui la retient avec les lames de son scorpion, s'entaillant légèrement sous le menton mais rien comparé à la mort qui l'attendait sans cette libération.
Le bras la lache, la laissant s'étaler lamentablement et lourdement sur le sol, dans un bruit glauque et sourd.
Enfin dégagée de ce dingue, Xandrya roule tant bien que mal sur le coté, apercevant Nous qui s'occupe de Vicious et écoutant ce qu'il lui dit, dans un sursaut de rage, elle se met à hurler.

JE DECIDE ET IL VIT !!! TU VA SOUFFRIR LE MARTYRE EN RESTANT EN VIE SALE CHIEN !!!

Laissant Vicious aux mains de Nous, Xandrya s'effondre au sol, reprenant son souffle en essayant de maitriser la violence de ses blessures pour ne pas hurler du fond de la cale.
Cherchant rapidement Raven du regard, une plainte étouffée s'échappe de ses lèvres maculées du sang de son visage.

Rav... aide moi...


La flamboyante ferme les yeux attendant l'arrivée de l'oiseau de nuit, n'apercevant plus que son visage, son bandeau, son regard, craignant pour sa vie le sachant lui aussi dans une mission potentiellement périlleuse.


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NOUS

Une voix a parlé, le destin en est décidé, l'homme qui voulait tellement mourir, vivra; l'homme qui voulait tellement souffrir, souffrira...

Qu'il en soit ainsi.

Nous désserre très légèrement son étreinte pour permettre au quasi mort de s'approprier l'air nécessaire à sa nonvie.

Néanmoins, si vous voulez le garder en vie, il serait plus que nécessaire de le soigner. Il suinte de sang, il a une ou deux fractures, je ne suis même pas sur qu'il soit encore en état de ressentir quoi que ce soit.

Il n'y avait plus rien à faire. Juste à attendre.


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AURORA

[Le réveil]

La drogue ne faisait plus son œuvre et pourtant la créature dormait encore, du moins en surface. La vérité, c’est qu’en l’obligeant à dormir, la mercenaire avait inconsciemment plongé la chienne dans une profonde léthargie. Depuis des mois, voir des années, Aurora avait fui le sommeil. Seul l’alcool réussissait à lui faire perdre connaissance et à la plonger dans l’oublie.
Oubli réparateur pour ce corps meurtri.
Annihilation de son âme écorchée.
Etre une mécanique de combat.
Un animal sauvage.

Laisser loin derrière les sentiments humains, les préserver pour qu’on ne puisse les lui arracher. Les enfouir si profondément que jamais personne n’aurait dû les trouver.
Personne… Kalian… Pourquoi ?
Une amitié naissante qui a causé sa perte…
Un visage honni et aimé… Gabriel…
Scindée en trois, ne peut plus être créature…
Divisée… ne peut être femme…
Séparée… ne peut être mère…

Faire face à une destinée qui n’est plus la sienne, observer étrangère ses doubles en train de se déchirer.
Dommage, cette vision s’estompera sans qu’elle n’ait compris, seulement meurtrie.

Bientôt la chienne ouvrira les yeux sans un cri, sans une parole. Elle sera secouée, rageuse de s’être laisser aussi facilement avoir. La sueur aura collé ses vêtements, ses plaies auront suppuré. Fiévreuse elle n’en laissera rien paraître, de toute manière à quoi bon vouloir guérir ? Le futur elle ne le connait que trop bien…

Péniblement la créature ouvre les yeux. Ses pupilles dilatées n’entrevoient que des formes floues. Ses sens en alertes, essaie de sentir s’il y a une présence près d’elle. Engourdie, tente de se mouvoir. Entravée, certainement surveillée, la créature ne peut se laisser capturer ainsi. Elle est créature, son heure n’est pas venue et personne pas même son maître ne l’obligeront à périr autrement que comme elle l’a décidé. Plus de dix ans à survivre grâce à sa seule volonté, plus d’une décade à subir sans broncher. Aurore a gagné le droit de choisir son trépas et en se réveillant, elle a décidé que les armes, elle les choisirait. Quitte à voir son fil coupé que ce soit en combattant.

Pas une pensée pour son enfant qu’elle croit morte.
Pas un pincement pour son innocent.
Pas un regret pour son amitié protégé.

La chienne prend une grande inspiration pour faire comprendre à son geôlier qu’elle n’est pas morte. En attendant de savoir qui c’est, elle referme les yeux. La comédie peut commencer !
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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:18

RAVEN

Les bruits sont sourds dans la cale. Des mouvements se font entendre mais surtout se ressentent autour d’elle. Raven est aux aguets, la peur la guette. Où peut bien être ce fou furieux. Le silence est trop pesant. Soudain, comme la lumière se fit à la lueur des bougies, elle voit du mouvement. Ces yeux habituer à la pénombre, elle peut distinguer Nous qui prend les choses en mains. Vicious est maitrisé. La voix de Xandrya retenti, elle est saine et sauve et rage sa colère de haut. Elle veut le voir vivre le misérable. Son châtiment sera encore pire que de voir la mort lui sourire enfin. Vivre, dans ses souvenirs qui vous hantent, vivre dans la misère que la vie à fait de nous un enfer, vivre pourquoi ? Sans raison sauf simplement de errer, voilà la condamnation de Vicious. Il est désormais maudit, jamais aucun membre du clan ne le tuera probablement sauf si le maitre en décide le contraire. Sa peine est ignoble mais juste d’une certaine façon. Elle a presque pitié de son âme… presque, il ne faudrait pas exagérer non plus…

L’oiseau laisse Nous s’occuper de leur bon à rien pendant que Xandrya lui réclame de l’aide qu’elle s’empresse d’exécuter. Elle la rejoint au son de sa voix mielleuse.

Je suis là ma belle, je t’aide, attention… accroche toi à moi…

Elle passe doucement un bras sous sa taille pour l’aider à se relever, elle ne voit pas encore dans quel état elle est. Elle s’avance vers la trappe pour que le capitaine ou Angel l’entendent tout en soutenant son amie.

Angel ? Capitaine…. Ouais me répondra surement pas celui là, trop saoul j’imagine encore ! Quel poids celui là….

Raven peste encore d’avantage lorsque des incompétent leurs servent d’alliés, et lui est plus qu’un idiot, quoique au moins il sait naviguer, c’est déjà un bon point à son avantage, elle est dure avec lui. Elle a toujours été ainsi même avec elle-même donc, elle ne peut faire autrement.

ANGEL…… Besoin d’un coup de main, faut hisser Xandrya, elle est blessée mais je ne peux te dire à quel point… Magne toi un peu défection !

Elle entend des pas sur le pont, elle espère que c’est lui qui vient lui prêter main forte. Elle aurait pu entamer de dégager la porte et prendre les escaliers, mais elle ne veut pas perdre de temps avec cela. Le mieux est de demander de l’aide même si pour cela elle doit piler sur son orgueil. Ce n’est pas sa vie qui est en jeu, elle peut donc se le permettre. Elle ne s’en tiendra pas rigueur à elle-même.

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VICIOUS

Dans la cale du Tir Na Nog

Alors qu’il s’apprêtait à punir cette femme incapable de le tuer, une main vint arrêter sa dague vengeresse.
Qui osait ainsi se mettre en travers de son chemin une fois de plus ?
Qui venait donc les interrompre dans leur combat à mort?
Lui qui avait condamné la porte pour être sur du trépas des occupants de la cale, voila qu’une main blafarde vient contrecarrer ses plans morbides.
A demi mort et inconscient et pourtant cette voix… forte et caverneuse lui rappel quelque chose.
Celle de la lyche, du mort dans le cimetière.
Ainsi donc la roussette avait raison, cet espèce de macchabée ambulant était encore en vie…
A croire qu’il n’avait pas frappé assez fort sur le pont.
Il tente de se débattre mais en vain.
Les bras puissant de la Lyche enlacent son cou.
Lui donnera t’il satisfaction ?
Pendant ce temps la gorge de la lâche était encore sous la pression de ses doigts.
Elle dut planter son arme étrange dans sa chair pour se défaire de son étreinte.
Un dernier cri avant de la lâcher, affaiblit ne pouvant supporter plus.
Son corps tremble attendant avec impatience la mort
Si seulement il pouvait serrer plus fort…
Au lieu de cela, le voila partie dans un discours dont il ne saisie que la moitié.
Parlant de vie et de souffrance…
En voila un qui ne sait pas de quoi il parlait…
Comment vivre lorsque plus rien n’a de goût ?
Comment supporter ce fardeau devenu trop lourd ?
Comment rester en vie alors que les siens sont mort par sa faute ?
Si ce sombre idiot connaissait la moitié de son histoire, il ne parlerait pas de la sorte.
Pas le temps de se lancer dans un débat, surtout plus la force.
Un murmure lâché à son attention aussi fort qu’il le pouvait malgré le souffle court et ses tempes qui bourdonnaient.
Il mourra de ses plaies si on ne le guérit pas, que le sombre face son office et qu’il règle le problème d’un coup.

Tues moi alors !!! Ne perds pas de temps à parler, fais ce dont tu as envie, sers ton bras plus fort jusqu'à ce que mes os se broient !!

Une respiration haletante un cœur battant ne pouvant plus attendre.

VAS YYYYYYYY !!!!

La pauvre femme aux cheveux rouge se lève tant bien que mal, elle semble mal en point et surtout une haine farouche pouvait s’entendre au ton de sa voix.
Prononçant des paroles dures et une vengeance des plus horribles pour lui…comment osait elle ?
Il se débrouillera pour trouver quelqu’un pour réussir là ou elle a lamentablement échoué.
Et la voila contre toute attente qu’elle donne l’ordre au masque de le laisser en vie…
Laissant s’échapper un soupir de tristesse et de désarroi profond.
Y aurait il quelqu’un sur ce rafiot capable d’exaucer cette simple requête ?
L’air revient dans ses poumons l’étreinte de la mort se relâche.
Se laissant tomber à demi mort de tout son poids sur le sol.
Sa main se contracte lentement.
Un voile de tristesse passe devant son visage, avant que ses yeux ne se referment à nouveau…
Les voix se font lointaine, madame la mort va-t-elle s’occuper de lui ?
A défaut de trépas violent, la sienne serait elle faite de manque de fluide vitale ?
Sans aucun soin…sans le moindre doute.
Il sombre lentement dans les lymbes priant pour qu’on l’achève.
L'épave respire faiblement…
Un souffle de vie parcourt encore ce corps maudit à jamais…mais pour combien de temps ?


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ANGEL EL FEROZ

La rouquine était descendu voir ce que pouvait bien fabriquer le ligotté qui ne devait plus l'être vu le foutoir dans la calle... Etant donné que tout ceci n'étaient pas ses affaires, il décide de se remettre à la contemplation silencieuse des vagues suivant plus ou moins d'une oreille distraite ce qu'il se passait sur le bateau.
Le capitaine semble s'inquieter et Nous descend, bien lui en fasse... Ses blessures à peine recousues si le coeur lui en dit de remettre le couvert...
La blondinette refait surface, il tourne la tête et la suit du regard lorsqu'à son tour elle va se joindre aux festivités du sous sol.

Haussement d'épaules, Angel se retourne et cale son dos sur la rambarde en croisant les jambes, l'écharde tourne et retourne entre ses dents.
seul les traits de son visages trahissent le fait qu'il s'interesse aux bruits sourd et éclats de voix de la calle. Il arque un sourcil, tord la bouche, penche la tête de côté selon les briuits et grimace quand ça crie. Tout cela l'amuse beaucoup, de quoi patienter sans s'ennuyer jusqu'à l'arrivée en somme. Le féroce croise les bras lorsque la voix de Raven retentit.
Le ténébreux soupire... Evidemment le calme pouvait pas durer... Peuvent pas s'amuser sans demander de l'aide ?

D'un pas nonchalant et faisant claquer ses talons pour lui montrer que quelqu'un approche il se rend à la trappe :

- Quoi pour ton bonheur blondinette ?
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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:19

NOUS

Dans la cale du navire

Nous sent le corps de la face de fouine s'effondrer et glisser sur le sol comme un poids mort.
Son sang macule la cale. Nous en a sur les mains, il se les essuis sur son pantalon tout en s'adressant à la blonde.

Bon c'est pas tout ça, mais nous en faisons quoi de ce tas de chairs? La flamboyante ne veut pas qu'il meurt mais là, je ne donne pas cher de sa carcasse. Il risque de faire le bonheur des poissons si ça continue.


Un requin rendu aux requins...ce n'est que justice.
La justice n'est pas pour ce bas monde.

Nous ce sent plus faible qu'il ne l'aurait voulu. Sa blessure oublié dans le feu de l'action s'est rappeler à son bon souvenir.
Nous grimace sous son masque.

Néanmoins il s'agenouille, fouille le corps inerte pour le dépouiller des armes que le vicieux pourrait avoir cachés ou subtilisés. Puis dans un effort lui coûtant il le prend dans ses bras.

Nous aurions mieux fait d'occir ce traître dérangé au lieu de s'en encombrer.
Les ordres sont les ordres.
Les ordres du derrière de ma mule oui!
Ne soit pas vulgaire!
Je ne suis pas vulgaire espèce de truie...

Tu sais ce qu'elle te dit la truie...

Eux recommençaient leurs sarabande. Si ils avaient eu un corps, les carnages auraient été légion.


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XANDRYA

Les yeux clos, la flamboyante s'éloigne loin, la lassitude s'emparant de son corps quand la voix de Raven à ses cotés la ramène vers les vivants, ouvrant les yeux, elle aperçoit le visage d'ange de l'oiseau et lui sourit faiblement, etrangeté pour l'impétueuse.

Ravie de te voir ma belle...
murmure t-elle d'une voix affaiblie, peu digne d'elle.

Lentement, comme elle peut, Xandrya essaie d'aider Raven à la relever, poussant sur son pied valide, laissant l'autre pour mort par ses blessures répétées, l'autre empaffé l'a bien amoché mine de rien.
Nous se demande quoi quand au devenir de l'autre saleté, un murmure vers lui, à peine audible.

Remonte le et confie le à Aarron, si il crève ce sera pas de notre fait... merci


"Merci", la flamboyante n'était vraiment pas dans son état normal, et en même temps, elle devait très certainement la vie à cet homme masqué, il lui faudrait ne pas l'oublier.
Raven se dirige vers une ouverture dans le pont, étonnant la rousse de ne pas la voir se diriger vers la porte où une simple épée était à retirer pour pouvoir sortir.
La voilà qui appelle l'ange féroce, pour qu'il la hisse hors de la cale, quelle idée, mais pas la force de protester, elle se laisse guider.

Le visage apparait enfin dans la lucarne de la trappe, demandant quoi à Raven qu'elle entend soupirer à ses cotés, la faisant doucement sourire, ces deux là si y'a pas un quelque chose entre eux, elle comprend pas.
Redressant la tête pour voir l'homme qui la sortira probablement de cette fichue cale, Xandrya sent ses plaies et le sang séché sur son visage la tirailler.
Tendant le bras vers l'ouverture, elle s'adresse à Angel d'une voix éteinte et pourtant moqueuse.

Pour son bonheur je sais pas, pour le mien me sortir de c'te fichue cale serait le summum

Sa main saisie, elle se sent tirée vers la lumière alors que Raven la pousse au cul, pendant que la flamboyante se sert de caisses entassées comme appui, grimaçant lorsque son pied droit rencontre la fermeté du bois pour donner élan à son corps vers le haut.
Enfin la lumière du jour, attérissant dans les bras d'Angel elle redresse le visage ensanglanté, et probablement pas bien beau à voir, esquissant tout de même un sourire.

Merci...

Encore un merci... décidément...

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NOUS

Xandrya a écrit:Remonte le et confie le à Aarron, si il crève ce sera pas de notre fait... merci

Un murmure à peine audible sort de la bouche de la flamboyante.

Nous acquiesce d'un léger signe de tête. Puis, en silence, son fardeau dans les bras, il remonte à la suite de la blonde et de la rousse.

Arrivé en haut il dépose à même le pont le morceau de viande, pas acquis de conscience, lui lie les mains dans le dos faisant fi des os fracturés et le place sur le côté.

Nous ce dirige vers Aarron.

Je te laisse te dépatouiller avec la face de fouine. La cheftaine le veut apparemment en vie si possible. Bon courage!

Nous quant à lui va se coucher sur le pont et s'endort presqu'aussitôt. L'esprit à beau être mettre du corps, le corps reprend ses droit quand l'esprit est fatigué...


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ANGEL EL FEROZ

- Alors va pour le tien belle rousse, Angel le sauveur de ces dames, si un jour on m'avait dit...

Il se penche et tend sa main vers la donzelle en détresse et la hisse, doucement quand même. A mi-hauteur il agrippe son autre main et termine l'ascention en l'attrappant par la taille.
Ses yeux se posent sur la flamboyante et découvrent l'étendue des dégats.
De son pouce il éssuie une des nombreuses traces de sang de son visage et la regarde fronçant les sourcils :

- De rien. Ca va aller ? Tu peux mettre un pied devant l'autre ? Il t'as pas loupé le bougre... J'espère que le masque lui a fait sa fête.

Angel se tait, faudrait pas le prendre pour sympatique non plus, c'est pas le cas. On l'apelle, eventuellement il rend service si ça lui coûte pas trop et si il est d'humeur... Quand au furieux, si ça n'était pas le cas, il ne faudrait pas qu'ilvienne trop se frotter à lui, les états d'âmes il ne connaissait pas, pas plus que les ordres d'ailleurs... Ses poignards le démangent bien assez comme ça.
Laissant ses pensées El Féroz fait un mouvement de tête vers la calle :

- Faut faire pareil avec la bavarde ou elle passe par la porte ?

Un sourire tord le coin de sa bouche où est logé l'écharde.


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OLD NICK

Enfin ils se décidaient à réagir…

Pas trop tot…j’ai besoin d’eux moi…

Un raffut du tonnerre de Poséidon sorti de l’ouverture de la cale. La jolie blonde aux fesses fermes ainsi que l’autre dingue masqué se ruèrent en bas. Résultat des courses : deux esquintés qu’on doit hisser hors de la cale dont un pas vraiment frais, quasi mort si pas mort tout à fait. La deuxième était bien sur la cheftaine toujours aussi rousse mais bien moins hautaine.

Misère !!! Et je vais faire comment moi maintenant, Bouffe-bois il a une brosse dans la main et les autres ont deux mains gauches.

Pour se donner du courage pour la manœuvre qui s’annonçait, il ne put que …engloutir une nouvelle rasade de Calva. Il était d’ailleurs temps d’accoster. La dernière caisse renfermait la dernière bouteille. Il décida de se la réserver pour… oh et pour quoi d’ailleurs. Le dernier bouchon alla rejoindre ses prédécesseurs sur les flots et la boutanche prit elle aussi un sacré coup dans l’aile.

D’un air théâtral et faisant totalement fi des drames qui se déroulaient encore à ses pieds il s’écria

Terre Rocheloi… Rochelai… Roch… La Rochelle droit devant !!!

Sans trop se soucier du fait que les voiles étaient gonflées à se rompre, il tourna le gouvernail le coeur joyeux et dirigea le Tir Na Nog en direction du port et plus précisément de sa jetée vers laquelle le bateau filait à toute allure, au risque de s’y fracasser.
Le capitaine lui, chantait à tue tête

Sont les fill's de La Rochelle
Qu' ont armé un bâtiment
Ell's ont la cuisse légère
Et la fesse à l'avenant

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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:20

ZAIL

La Rochelle, sur le port.

Assis sur le rebord de la jetée, les pieds dans le vide une canne a la main, Zail attendait là depuis plusieurs heures maintenant qu'un poisson veuille bien mordre. Mais avais t'il un appât ? D'un coté il n'en avait que faire. Il était plutôt là pour contempler cette immensité bleue que pour pêcher réellement.

Soudain son regard se figea sur un détail au large, une barque, non un navire avait mit cape sur La Rochelle. Il était depuis bien longtemps stupéfier à voir de tel vaisseau passé. Souhaitant qu'un jour il parcourra le corps de dame océan dans un tel navire.

Il se mit debout sans le quitter des yeux.

Un frisson lui traversa le corps. Impatient que celui-ci s'approche d'avantage, pour le voir de plus proche. Il resta là sans bouger, impassible.


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RAVEN

L’oiseau supportait du mieux qu’elle pouvait la flamboyante. La douleur à son épaule la laissait grimacer à quelques reprises mais elle n’en montra rien, caprice caché. Elle s’époumone toujours vers l’ange qui tarde à se ramener.

Non mais ils font exprès ou quoi ?

Bon enfin des pas sur les ponts.

Il était temps !

L’ange apparait, son air aussi malicieux sur le visage. Elle le regarde.

Qu’est qui ne faut pas faire pour aider une amie !

Elle regrette déjà son geste à le voir sourire ainsi. Elle aime bien ce gars, mais on dit aussi que l’amour et la haine se chevauche. Pour lui c’est réellement le cas ! Autant il la fascine qu’en même temps elle voudrait bien lui faire payer ce sourire Il fini par l’aider et sort Xandrya du trou. Ensuite, d’un air moqueur il s’adresse à elle voulant savoir s’il l’aide ou si elle passe par la porte.

Grrr… comment j’ai fait pour pas penser à la porte.

Elle est en rogne contre elle-même en ce moment. Malgré la douleur elle refuse son aide et s’extirpe du trou toute seul, se montrant plus forte qu’elle ne l’est elle-même. Elle réouvre ses points fait par le bel abattre. Elle s’en veut mais ne va certainement pas le lui démontrer.

Merci pour ton aide !

Elle le grogne presque, passe à coté de lui pendant que le zombie sort Vicious et le ligote. Ils vont tous avoir besoin de soin, et certain plus que d’autre. Pour sa part, elle peut attendre. De toute façon sa blessure n’est pas apparente et ne se remarquera surement pas des autres rapidement la croyant rétabli ou presque, elle verrait cela plus tard.

Xandrya je te raccompagne à la cabine, tu dois voir Aarron et te reposer, je resterais ici, et je surveillerais ce saoulard de près ainsi que les autres. Tu ne peux pas rester comme cela !

Elle sait que cette dernière va réfuter son offre. Elle l’aide à se mettre sur pied, elle ne va pas lui laisser la chance de dire non. Le capitaine annonce l’éminence de terre ferme, heureusement. Enfin ils sont sur le point de rentrer au bercail. Que quelques temps encore…


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AARRON

Une douce discussion, un repos bien mérité. La belle blonde parle doucement, le grand grec arrive à tout bien comprendre ce qu'elle lui dit. Elle a comprit qu'il fallait pas parler trop vite. Mais la belle devient verte, nauséeuse même. Malade en rafiot, apparemment. Il acquiesce de la tête, elle sort. Il se retrouve seule avec la chienne. Elle bouge pas mal dans son sommeil. Il l'observe, elle est bien saucissonnée la garce. Elle risque pas de partir bien loin. Ses yeux s'ouvre un peu, puis se referme. Il hausse un sourcil. Mais que fait-elle, à quoi joue-t-elle? Oh pis, il s'en fiche hein. Il a rempli son contrat lui. Il entend des bruits dans la cale. Le malade mental fait donc des siennes, puis il entend dans cris, mais Aarron ne bouge pas. Assis en tailleur sur l'espèce de couche, il est plongé dans ses pensées. La tête ailleurs, pense à sa mère, sa soeur qu'il ne reverra sûrement jamais.

Le temps passe, assez vite, il regarde la chienne par le haut, la tête légèrement baissée. Il sursaute un peu, quand il voit le Masque et l'autre malade revenir, dans un piteux état.

Από Ζεύς… τι έχουν όλοι να θελήσουν να εκραγούν
Jure-t-il dans sa langue. Il se lève d'un bond, puis s'avance vers le malade, il regarde le masque partir pour se reposer. Mais pourquoi au faite? pourquoi il l'aide? Aah oui, il a juste que compris que la belle flamboyante le demande. Il hausse vaguement les épaules. Il prend sa trousse, puis se penche sur le malade. Il soupire, mais voit ses mains liées. Il fait comme avec la chienne, le soigne le plus rapidement possible. Il veut pas s'en prendre une. Légèrement de mauvaise humeur, il nettoie les plaies, les désinfecte avec de l'alcool : et tant pis s'il doit souffrir. Il fait des points de suture rapide. Les plaies sont pas belle, il se demande qui a bien pu lui faire ça. Quoi qu'après tout, il s'en fiche un peu. Il prend dans sa trousse une feuille et l'enfile dans la bouche du malade. Il marmonne ensuite dans la langue de tout le monde.

Dev'ait dormir... looonng moment...


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XANDRYA

Sur le pont du Tir Na Nog

Pas la grande forme pour la belle rouquine qui esquisse un sourire faiblard en direction d'Angel quand il lui essuie délicatement une des nombreuses trainées de sang au visage s'inquiétant de savoir comment elle va.
Une attention qu"Il" aurait pu avoir... Que fait-il ? Où est-il ? Une seule envie en cet instant de faiblesse le sentir près d'elle et pourtant... elle le sait loin... si loin... cette distance lui pèse plus qu'elle ne le pensait.
Articulant difficilement, Xandrya répond au ténébreux.

M'as pas loupé non, mais l'es pas bien beau à voir non plus, et puis... j'en ai vu d'autres, ça passera... comme le reste.

S'appuyant à la balastre pour laisser le ténébreux s'occuper de Raven qu'il chatouille déjà en paroles, la flamboyante ne brille pas bien fort en cette nuit sanglante, à la limite de voir sa flamme s'éteindre, ce feu qui l'anime habituellement se tarit, la lassitude s'empare d'elle, trop longtemps qu'elle est loin des siens, loin de lui, loin d'eux, loin de ce manoir qu'elle considère maintenant comme son chez elle.
D'un oeil distrait elle observe le capitaine qui barre pour accoster, c'est une bonne chose, plus vite les deux recrues potentielles envoyées en mission, plus vite ils repartiraient vers le port de la Teste Bush.
Pas besoin d'ordonner au capitaine, il oeuvre seul et ce n'est là pas plus mal, elle n'est franchement pas en état.

Cramponnant la ballustre de sa main droite, Xandrya commence à avancer faiblement vers la cabine pour aller soigner ses plaies quand l'oiseau de nuit la rejoint ne lui laissant guère le choix quand à l'aide offerte pour aller à son but.
Le petit ange commençait à la connaître, elle avait compris la fierté de l'impétueuse rouquine, mais au moment sa fierté était rangée bien profond dans une poche, son état ne lui permettant pas d'en faire usage.
Passant son bras autour de la jolie blonde, elle la remercia à demi-mot, d'un regard complice, d'un signe de tête quand elle se mit à murmurer des paroles glauques et inquiétantes.

Rav... si... enfin... dans le cas où... promet moi.. dis à Seam que... enfin que... tu vois quoi... promet moi...

Les yeux de Xandrya se faisait presque implorants alors que les deux femmes arrivaient enfin à la cabine, découvrant Aarron qui finissait son ouvrage sur Vicious l'envoyant apparement au pays des songes pour un moment.
Se posant sur un coin de couche, non loin d'Aurora, la rouquine l'observa toujours à semi endormie, ce qui n'était pas normal vu le dosage de sa pointe.
Levant le regard vers l'homme à l'accent fort, elle indiqua la bougresse d'un signe de tête.

Elle a pas émergée elle ?

Puis se tournant vers Vicious, elle continua à questionner.

Et lui tu crois qu'il va vivre ?

Elle avait parlé lentement tant pour se faire comprendre que part la fatigue et le sang perdu qui l'engourdissait lentement, s'adressant à Raven, elle s'appuya contre le bois de la cabine dans son dos, s'y appuyant lourdement.

Raven tu peux m'amener une bassine de flotte, que je nettoie mon visage, il doit plus rien avoir d'humain.

Souriant doucement à Aarron, elle ajouta.

Et si ca te dérange pas Aarron, quand t'auras deux secondes, je crois que je risque d'avoir besoin de tes services, bander mes cotes je sais faire mais recoudre c'est pas mon fort, et je crois qu'il y a de quoi faire.

Aimablement Xandrya lui adressa un sourire, louant dieu sait qui de l'avoir trouver sur son chemin, Illaura n'était pas avec eux, ni Samaël et à part eux, il n'y avait pas grand soigneur pour les plaies d'importance au clan, il faudrait qu'elle en cause à Chaos à l'aoccasion, si elle rentrait en un seul morceau.


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RAVEN

Raven avait dirigée Xandrya vers la cabine du capitaine sans maintenant regarder ne serais ce qu’une seule autre fois Angel. Elle boude, enfin cela pourrait se comparer à ça pour ceux qui la connaissait bien, et ici, sur ce rafiot, personne ne pourrait dire ou présager cela. Peut-être Xandrya qui commençait à bien la saisir mais encore…

Tout en clopinant vers cet endroit de prédilection pour la rouquine, cette dernière fit un drôle de demande à Raven. L’oiseau n’en croyait pas des oreilles. Elle se doutait bien que Xandrya avait quelqu’un qui l’attendait quelque part, mais elle ne pourrait jamais faire ce dont elle lui demandait.

Non… je... non je ne peux pas Xand. Tu le feras toi-même…. Tu vas lui dire tout ça toi-même et de vive voix ma belle, je t’en donne ma parole, je ne vais pas te laisser tomber !

Pas question qu’elle meurt ! Raven ne peut se permettre de la laisser s’en aller. Xandrya est plus combattante que cela habituellement, elle est simplement au bout du rouleau là. Raven la regarde, elle est réellement en mauvaise état, il faut absolument qu’elle reprend des forces. Elles arrivent enfin à la cabine. Aarron est là et réveillé. L’oiseau lui fait un bref sourire.

Aarron, tu peux prendre soin de la chef, je vais m’assurer que les autres ne fassent pas de sottise dehors.

Déjà le beau grec est en train de prendre soin de Vicious qui est mal en point également. La chienne dort, enfin ça ou elle est en état de léthargie peut importe toujours dans la même position qu’avant son départ.
Avant de partir, elle aide Xandrya à s’installer le plus confortablement possible sur la couche pour éviter qu’elle ne tombe dans les pommes ou qu’elle ne fasse d’effort plus encore.

Toi tu restes là, des choses que je dois savoir, on fait quoi ici à La Rochelle au juste ?

Pourquoi cette halte ici ? Surement une raison qu’elle ignorait. Elle attendant la réponse avant de repartir sur le pont.
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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:20

XANDRYA

Raven l'aide à s'installer en douceur, limite p'tite maman, tirant un sourire à la flamboyante, c'est qu'elle a pas spécialement interet non plus à ce qu'elle clamse, elle est la seule à savoir ce qu'il y a à faire.
Comme un fait exprès, l'oiseau lui demande la raison de leur présence ici, se redressant légèrement, son dos glissant sur le bois de la poutre sur laquelle elle est adossée.

Etape nécessaire pour plusieurs raisons, d'abord ravitailler le picton si on veut aller jusque Teste Bush, ensuite il me faut un pigeon pour dire à Chaos où on en est, et pour terminer je dois envoyer quelqu'un porter une missive.

Devant le regard étonnée de l'oiseau, elle ajouta au passage.

D'ailleurs en parlant de ça, j'ai vu que Nous était hors jeu, mais faudra tu rameute ton copain à l'occas j'ai deux, trois trucs à lui expliquer et après il partira avec Nous.
Toi mon p'tit oiseau je vais avoir b'soin de toi aussi, que tu ailles en ville ravitailler le rafiot et me trouver un pigeon, un faucon, un épervier ce que tu veux mais capable d'aller jusqu'au manoir.

Tout occupée à discuter avec Raven, Xandrya sentit des secousses dans le bateau, et se redressa rapidement en grimaçant pour voir le port qui se rapprochait un peu trop vite à son gout pour ne pas dire dangereusement.
Chopant le bras de son accolyte, elle se mit à hurler sans s'en rendre compte, envahit par la frousse de voir le navire se fracasser contre les quais.

PUNAISE, CE CAPTAIN DE MES DEUX EST TROP IVRE, Y VA NOUS ENVOYER FRACASSER TOUT DROIT SUR LES QUAIS, RAV VA LE SECOUER JE T'EN PRIE !!!!

Tandis que la jolie blonde courrait vers la barre, Xandrya se mit à crier du fond de la cabine pour que le vieux soulard l'entende, prise d'une trouille bleue en voyant le port arriver de plus en plus sur eux.

OLD NICK, BORDEL !!!! RALENTI TON RAFIOT !!!! TU VA NOUS COULER !!!!

Le cri puissant eut raison de ses dernières forces et elle se laissa retomber lourdement sur la couche, le souffle court, les yeux rivés vers ce satané port qui se profilait à toute allure.
Pour un peu elle se serait mis à prier afin d'éviter le naufrage...


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AARRON

Fin des soins de l'autre malade. Pourquoi doit-il rester en vie celui là. Le grec hausse les épaules, puis se retourne d'un coup en entendant la voix de Xandrya. Une voix faible, murmurante. Il ouvre de grands yeux, regarde la belle, puis regarde le malade. Ca vient de germer dans sa tête de grec. Ils se sont battus. Il ne sait ce qu'il retient de tuer l'autre malade, mais la belle flamboyante en a décidé autrement. Quoi que de toute façon, c'est elle qui décide. D'ailleurs elle lui parle, gentiment, doucement, très lentement. Il tourne la tête vers la chienne, encore à moitié endormie, puis il répond à la belle flamboyante.

Ouvert les yeux... puis refermer... pas sur... mais s'amuse... je crois...

Il se lève et s'éloigne du malade. Il s'approche de Xandrya et observe de loin ses blessures. Elle lui demande pour l'autre homme, il hausse les épaules avant de répondre.

Ouai!! viv'a!! Dort, maintenant!

Il lui sourit, puis s'approche un peu plus d'elle, il la soutient avec Raven et la fait s'allonger sur la couche, il la sent fébrile, prête à tomber. Il ne dit rien, il acquiesse d'un "oui" de la tête. Il prend ses affaires, les nettoie à nouveau. Il écoute d'une oreille, jusqu'à ce que l'oiseau lui adresse la parole. Il relève la tête et la regarde, lui adressant un sourire.

Soucis de rien... m'en occupe...

Il se veut rassurant. Plus ça va, et plus il parle un peu mieux leur langue. Aarron tourne la tête à nouveau vers la belle flamboyante et commence à lui nettoyer ses plaies avec de l'eau. Il se fait douceur, il déchire des draps pour comprimer certaines plaies. Elle a perdu beaucoup de sang, ça se voit sur son visage, elle est livide. Il se redresse, s'éloigne un peu, laissant les deux femmes discuter, laissant la cheftaine donner ses ordres. Il prépare une décotion avec ses plantes et de l'eau. Il l'entend hurler, le raffiot bouge énormément. Il lance un regard à la chienne, qui semble toujours faire semblant de dormir, sa respiration semble posée et moins profonde, ça se voit. Le grec n'est pas dupe. Il retourne ensuite vers Xandrya avec une chope, il s'asseoit sur le bord de lit et lui tend la choppe.

Boire... fortifiant, perdu trop de sang.

Il lui sourit, alors qu'elle s'est recouché. Il l'aide à boire le liquide. Puis il prend son aiguille, son fil. Il désinfecte ses plaies, et commence à recoudre lentement, certaine de ses plaies trop profonde pour guérir sans aide.


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RAVEN

Raven prend les explications de la belle rousse. Pas très précis mais déjà cela. Elle la laisse au bon soin de Aarron qui déjà commence à nettoyer ses plaies lorsqu’elle lui demande d’aller vérifier ce que fait le phylécastrope de capitaine avant de tous les tuer. Raven s’exécute sur le champ tanguant de droite à gauche puisque ce dernier trop saoul encore va les faire s’écraser contre le port carrément. L’oiseau vole jusqu’à la barre.

Hey mais qu’est que tu fout bordel, tu veux tous nous tuer ou quoi ? Allez l’ivrogne, ôte-toi de là….

Elle n’a aucune idée comment faire de la navigation mais si un idiot bourré y arrive elle aussi surement ! Elle bouscule un peu Old qui ne veut pas lâcher la barre du tout. Elle va devoir l’aider dans ce cas, entêté de capitaine ! Un nouement à gauche pour éviter le pire et elle crie à Angel.

Balance l’ancre l’ange ou sinon on est tous mort dans pas long….

Angel ne cherche pas à comprendre et s’exécute aussi. Après un moment le bateau ralenti et va se placer tout contre le ponton sans trop de dommage. Ils l’ont échappé belle. Raven regarde Old à bout de souffle, la rage se lisant facilement dans ses iris de couleur de la pierre. Sans réfléchir elle lui balance son poing en plein figure.

Sale con !

Sans rien ajouter, tenant son poing de son autre main elle se dirige vers Angel doucement. Sa colère contre lui déjà évaporé. Bizarre. Un murmure à son intention.
[SIZE=10}
Merci…. [/SIZE]Heu... hum... Xandrya veut te voir au fait, heu…. Maintenant !

Elle regarde la terre ferme pendant que l’autre part vers la cabine, un autre coup d’œil vers le capitaine salement amoché de sa cuite ou du coup qu’il vient de recevoir, Raven ne saurait le dire.

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ANGEL EL FEROZ

Tout le monde était remonté de la cale et, chacun vaquait plus ou moins à ces occuppations. Angel quand à lui, les sourcils froncés regardait tour à tour le port qui approchait dangereusement vite et le capitaine qui avait entonné la chansonette.
Ses pas cognant le plancher du pont, il se dirigeait vers la cabine lorsque il se rend compte qu'il n'est pas le seul à sentir venir le crash, et se trouve accueuilli par une voix tout aussi chantante à cet instant que celle du vieux saoulard : celle d'une flamboyante hurlant qu'effectivement on allait couler...

C'est pas que le ténébreux ne soit pas courageux, ni même qu'il ne savait pas nager, mais la perspective de se retrouver dans la flotte glaciale en plein hiver ne l'enchantait guère.
D'ailleurs elle n'avait pas l'air de plaire à l'oiseau non plus...
L'ancre... Oui lancre ! Evidemment ...
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ses bottes avaient glissé sur les lattes humides et d'un mouvement de rein qui lui avait valu une grimace, l'air de rien sa cuisse ne voulait pas qu'on l'oublie, El Féroz la balance par dessus bord, manquant de peu de faire le chemin avec elle.
Pas passé loin le bain !

Le port continue à approcher irrémédiablement, le ténébreux retient son souffle... Mais l'encre a fini par toucher le fond et le navire ralentit pour finalement se poser presque en douceur contre le ponton.
Il souffle et crache son écharde avant de retourner à la barre, bien décider à secouer le capitaine d'opérette. A quelques enjambées Angel éclate d'un rire franc en voyant que la blondinette avait étalé purement et simplement le vieux Nick avant lui et s'approchait de lui.
Mots soufflés, apeines audibles mais qui semblent sincères... Etonné par le remerciement, il pose son regard sur le sien et dans un clin d'oeil s'incline, un sourire en coin :

- Mais de rien belle blonde.

Sans ajouter un mot de plus le bohémien prend le chemin de la cabine et pose son épaule sur l'encadrement de la porte les bras croisés.
Léger sourire à l'attention d'une Xandrya épuisée, mais qui n'avait en aucun cas perdu de sa prestance. Angel hoche la tête, prêt à écouter si la flamboyante a quelque chose à lui dire.


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OLD NICK

Les embruns, la griserie de la vitesse, la promesse de fessards rebondis et accueillants dans les ruelles du port. Et ce précieux breuvage normand …ou breton peu importe. Où que se situe La Rochelle, il y aurait de toute manière de quoi combler les désirs du capt’ain. Alors pourquoi lambiner.
Le fier bateau fendait les flots de son étrave haut dressée, rejetant au loin des torrents d’écume bouillonnante. La grève s’approchait à toute vitesse tandis que Old’Nick chantait et riait tout à la fois. Ils voulaient de l’action, ben ils en auraient. Soit le bateau se fracassait dans un tonnerre du feu du Diable et tous périraient pour le coup, fin glorieuse d’une vie tumultueuse consacrée à l’aventure des Mers, soit il retrouvait dans un bouge ou l’autre ses compagnons du passé. Le nom du Tir Na Nog devait encore être gravé dans la mémoire de tout homme des flots pour avoir participé à tant de victoires dans des combats glorieux. Même s’il n’était somme toute qu’un navire de commerce bien peu armé, l’imagination fertile du capitaine se dépêchait bien vite de combler les gouffres de sa mémoire avinée.

C’est donc dans cet esprit de défi qu’il conduisit son vaisseau dans la rade rochelaise. Ses ravisseurs étaient bien trop occupés à panser les plaies de leurs étripages mutuels et respectifs que pour appréhender la situation à sa juste valeur. En tout cas le croyait-il jusqu’à ce que la Roussette se mette à lui brailler dessus. Incapable de se mouvoir vu l’importance de ses blessures elle envoya sa servile petite main, celle dont il avait tâté la chair avec envie dans cette belle ville de… peu importe. Sa mémoire était déficiente mais pas pour tout. Puis comment oublier ce frémissement au creux de sa main.

La belle se démena de tout son être pour lui extorquer la barre qu’il tenait des deux mains.
Tout alla très vite, trop vite pour lui dont l’alcool temporisait les réactions. La beauté farouche interpella le mange-bois. Le capt’ain suivait du regard les gestes de l’homme au moment ou un poing vigoureux lui éclata la lèvre inférieure. Tant par la surprise que par le choc, Old’Nick renonça à toute mainmise sur la direction du bateau, il s’écroula à demi assommé, roulant en bas des escaliers menant au pont arrière. Etourdi, il ne put apercevoir l’accostage que dans un épais brouillard. Finalement ce jour là ne serait pas le dernier du Tir Na Nog.

Old’Nick s’ébroua bruyamment, y pas à dire ce genre de crochet ca vous déssaoule un bœuf en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Cette chiennasse paierait ce crime de lèse capitaine. A elle la planche en haute mer ou d’autres sévices plus corporels les uns que les autres. Peu importe, il trouvrait et elle paierait son inconscience. Enfin si tout se passait comme prévu, contrairement à tout ce qui c’était passé pour lui depuis le jour ou il avait accosté à Teste pour y commercer tout à fait innocement.

Tandis que le vent continuait à dangereusement gonfler les voiles, Old’Nick lança un regard assassin à celle qui venait de le mettre à mal. Il déposa une planche en guise de passerelle entre le quai et le bateau. Lorsqu’il fit mine de quitter son batiment, il sentit bien que la femme ne le laisserait pas s’échapper comme cela. Il lui fallait ruser.

Ben quoi, dit il en essuyant du revers de sa manche le sang qui coulait de sa lèvre, il va pas rester sagement là à nous attendre. Faut l’amarrer c’te merveille.

Joignant le geste à la parole il entreprit d’amarrer le Tir Na Nog en le port de La Rochelle, à l’aide d’un lourd et solide cordage rescapé du massacre de la Termite au départ de Dieppe.
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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:21

XANDRYA

Cabine du Tir Na Nog

Des cris, un bruit sourd, le bateau qui heurte le quai sans fracas, Xandrya respire enfin, alors que le pauvre Aarron tente de s'occuper d'elle l'installant au mieux auprès d'Aurora.
Lasse, la flamboyante décide de se laisser faire, buvant avec l'aide du beau grec cette tisane qu'il lui conseille d'ingurgiter, après lui avoir répondu concernant la chienne et le suicidaire.
Une grimace de dégout, de répulsion, si la décoction est aussi efficace qu'elle est mauvaise, la rouquine sera sur pied en moins de temps qu'il n'en faut pour dire ouf.

En parlant de pied, l'étranger se décide à s'occuper de celui qu'il avait déjà soigné plus tôt après s'être délicatement interessé à son visage, suturant quand cela s'avérait nécessaire.
L'effleurement lorsqu'il ote la bottine, la fait se raidir brusquement et pourtant la douleur n'est pas si intense que la première fois, sans doute trop meurtri des différentes entailles.

S'étant redressée, et pour penser à tout autre chose, alors que le liquide nettoyant fait son oeuvre avant que l'aiguille ne s'enfonce de nouveau dans sa chair, Xandrya observe Aurora.
La chienne respire lentement, mais il est clair qu'elle ne dort plus, n'osant trop bougé pendant qu'Aarron oeuvre, l'impétueuse se contente de souffler sur le visage de la fausse endormie.

Hé quand t'auras fini de jouer la belle au bois dormant, tu feras signe !!!

C'est cet instant que choisi Angel pour pointer le bout de son nez, lui adressant un léger sourire comme ci il attendait quelque chose, sans doute Raven avait-elle fait la commission quand à son besoin de le voir.

Angel tu tombes bien, je vais avoir besoin de toi, tout et autant que t'acceptes de faire ce que je te demandes.
Besoin de toi pour deux choses, premièrement j'ai besoin que tu me trouves de quoi envoyer un message ailé et un message monté.
Je t'expliques, le mess ailé te concerne que peu mais c'est essentiel, le message monté te concerne pleinement.

Observant sa réaction, elle le vit tout à l'écoute de ce qu'elle racontait et se mit à sourire, son visage pleins d'ecckymoses se crispant par moment quand Aarron rapprochait les chairs de son pied.

Bon, je t'avais causé d'une "mission", c'est le deuxième point, une missive à porter et vous irez à cheval, donc tu descend à terre seul et tu te trouves un cheval, deux si tu veux pas te coltiner Nous toute la route jusqu'au Berry, Bourges exactement, parce qu'il va avec toi.
Là bas tu te débrouilles pour donner le vélin dans la demeure familiale Morlhon-Laumière, je te préviens risque de pas être simple, pas des tendres apparement.
Alors interessé ?

Son laïus achevé, Xandrya se renfonca dans les couvertures derrière elle jetant encore un oeil à Aurora, ne doutant pas que l'évocation du nom de son "maitre" la fasse réagir.
Puis se tournant vers Angel, elle attend la réaction du ténébreux et surtout sa réponse, consciente qu'en cas de refus elle était dans le pétrin parce qu'obligée d'y aller elle-même avec l'oiseau.
Vu son état et la chienne à gérer de surcroit, elle espérait sincèrement qu'il soit partant pour un peu d'action sans sa tutelle.


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AARRON

Le grec lui soigne son visage, délicat travail que de suturer les parties qu'il fallait de son joli minois. Mais il était consciencieux, concentré. Il ne souhaitait en aucun cas la défigurée. Elle qui était si belle, cela aurait été dommage. De temps à autre, ses yeux se fige dans ceux de la flamboyante. Un léger sourire, rassurant s'affiche sur ses lèvres. Rien de bien grave. Il finit le visage de Xandrya, puis décide d'observer les autres blessure, elle ne semble pas être très importante que des ecchymoses, pas de sang. Par contre, il regarde son pied, le même pied qu'il avait déjà suturer avant.

Il grimace, soupire. Il aime pas ça, pas du tout. Son pied n'est vraiment pas beau à voir. Il nettoie la plaie, restant perplexe quand à la suite. Il sort son aiguille de l'alcool dans lequel elle était plongée. Il suture à nouveau, une légère grimace visible sur ses lèvres et son visage, les sourcils froncés.

La Flamboyante donne ses ordres, pendant qu'Aarron reste bien concentré. Il tente d'être bien doux avec elle. Mais vu qu'elle s'occupe l'esprit en parlant aux autres, la douleur n'en est que moins forte. Aarron finit enfin de faire souffrir la belle, et relève la tête. Il la regarde, l'air désolé et perplexe. Son pied l'inquiétant grandement, il ne sait quoi trop lui dire, ni comment lui expliquer.

Ton pied...
il fait une léger grimace. M'inquiète...


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AURORA

[Entourée…Hum, intéressant]

Créature aux aguets, son ouïe à l’affut du moindre son, son être sensible à la moindre vibration. Attendre le moment propice pour leur tirer sa révérence. Affaiblie, elle l’est mais mercenaire elle demeure. Maintenant il lui fallait trouver une ouverture. La tâche aurait été plus simple si on l’avait conduite dans les cales. Réfléchir. Réfléchir malgré le monde qui l’entoure, réfléchir malgré les bavardages incessants. Verbiage inutile, conflit qui aiguise sa curiosité. Glaner des informations qui pourraient servir. Son souffle lent et régulier laisse présager qu’ils la croient endormie mais pour combien de temps ? La chienne ne peut se laisser entraver sans lutter même par jeu.

Le mécanisme de ses pensées s’enclenche. Ils ne sont que des mercenaires en pleine dissension, si elle avait voulu être le ver dans la pomme, elle ne s’y serait pas mieux prise. La chienne avait déjà affronté pire situation dans le camp de soudards, des hommes surentrainés… oui des hommes… Son charme ne pouvait opérer sur des femelles. Faire le vide pour ne plus les entendre, projeter son esprit ailleurs, ne plus être dans cette cabine. Seulement sa conscience reste accrochée, épie les voix féminines dont celle qui lui est reconnaissable celle de la rousse. Un nom qu’elle prononce et qui ne lui est pas inconnu. Le commanditaire de son enlèvement ? Oui surement, mais ce nom où l’a-t-elle entendu ? En bourgogne ? Non, elle ne se rappelait pas qu’on ait prononcé ce nom devant elle. Créature en perdition qui essaie de se concentrer. Retracer son périple depuis Paris. Sentir de nouveau les flammes lécher son souffle, ses poumons instinctivement se compriment. Respirer lui devient difficile et pourtant il faut qu’elle se souvienne. Ses yeux s’ouvrent comme elle comprend. Impossible, il ne pouvait s’agir de ce clan dont lui avait soufflé son maître. Cela faisait si longtemps qu’elle l’avait oublié.

Quel lien entre le clan et le Morlhon ? Depuis la Bourgogne elle pensait la confiance de son maître renouvelée… Pourtant… Admettre que le Morlhon puisse l’avoir doublé lui est inconcevable. Reconsidérer les données. Etait-il possible qu’Il ait appris que la mâtine est toujours en vie ? Impossible, à Dieppe c’est elle qu’ils avaient embusqué et kidnappé. S’Il avait su pour elle, le Morlhon aurait fait en sorte d’avoir les deux. Alors que faisait la créature entre leurs mains… pourquoi le chef de la main noire s’en est pris à elle. La créature n’est qu’un pion sur l’échiquier du Morlhon. Brusquement elle saisit les enjeux. Ce n’était pas Ilmarin ou sa sœur qui étaient visées ce jour là mais son maitre. L’appât du gain rien de plus ne les motivait. Son maitre avait promis une forte récompense à qui se mettrait sous ses ordres pour récupérer sa fiancée. Sans la guerre civile en Franche-Comté, la chienne se serait alliée à eux…

La sueur sur sa peau plaque sa chemise, réveille ses plaies infectieuses l’empêchant de continuer son analyse. Ses yeux se referment pour masquer la douleur. Moment qui lui permet d’entendre la suite de leur conversation. Le souffle de Xandrya sur sa peau lui soulève un haut le cœur haineux. Envie de cracher à la tête de cette flamboyante qu’elle aurait mieux fait de tuer en Normandie. Ecouter la suite de leur conversation et percevoir le nom de son maître. Un sourire mauvais sur les lèvres lorsqu’elle apprend qu’il s’est réfugié en ses terres Berrichonnes. *Tu sais ce que ça veut dire sale chienne, exulte une voix perfide dans le creux de son oreille. Que bientôt le maître te retrouvera, jubilation non contenue, et qu’il va te faire payer ta traitrise. Je t’avais prévenu que tu ne lui échapperais pas.* Rire dément auquel la créature fait face sans broncher. Elle sait qu’elle doit s’extraire avant qu’ils ne parviennent à partir pour le Berry. Contrer leur plan, non pour avoir la vie sauve mais pour la protéger elle son amie.

Ouvre les yeux, laisse flotter un sourire sur ses lèvres, racle sa gorge pour que sa taulière sache qu’elle a enfin décidé d’ouvrir les yeux, tourne la tête dans leur direction.

Hum, quel repos mes amis n’est-il pas ?
dit-elle en baillant. Dommage que le confort laisse à désirer. Tiens, bonjour. Si j’avais su que j’attendais de la visite je me serais mieux apprêtée…


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ANGEL EL FEROZ

[Cabine du Tir Na Nog]

Il tombait bien...
C'était bien la première fois que le ténébreux entendait dire ça à son sujet... Il était plutôt habitué à voir les gamins se sauver à son approche avant de recevoir un taquet, les hommes se taire et les femmes changer de trottoir pour les moins timides... Il récoltait ce qu'il s'était donné tant de mal à semer, des années de méfaits et surtout de méchanceté gratuite. El Féroz avait finalement obtenu cette forme respect qu'il souhaitait tant, ce dont il rêvait étant gamin. Valait-il plus que celui gagné par la bonté et le labeur ? Il n'en avait cure, lui seul et ses désirs importaient, peu importait la manière dont il l'obtenait.
Décidément, pas mal de faits avaient changées depuis qu'il avait quitté la troupe. Et le hasard avait finalement pas trop mal fait les choses, il était à présent entouré de personnes semblables à lui même, certe, avec des caractères différents, frôlant même la folie parfois, mais il ne se sentait pas mal avec cet entourage. Personne pour lui demander des comptes, personne pour clamer la moralité... Oui... Il n'était pas si mal tombé... Du moins pour le moment. Angel aviserait par la suite de toute façon...

Toujours appuyé à la porte il acquiesce au dires de la rouquine.
Pas d'ordres, il avait le choix apparemment... Il ne lui en fallait pas plus en somme, se dégourdir les jambes et surtout quitter ce maudit navire, un petit vol de chevaux et un emplumé à trouver. Pour le moment tout cela était possible, même la promenade avec Nous pouvait s'avérer interessante...

- Le Berry tu dis.. Morlhon-Laumière... Ouais... Pourquoi pas... J'en avais ras le bol de la flotte ça tombe bien. Ca me va... Avec l'emmasqué... Hum.

A ses mots un sourire narquois vient se dessiner sur ses lèves et il se redresse. La femme allongée se réveille, il la regarde un instant, n'ayant pas encore eu l'occasion d'entendre sa voix, et après un dernier regard à la flamboyante il murmure en partant :

- Vais dégotter tout ça, tâchez de m'attendre si vous comptez encore vous entretuer, mes lames s'ennuient un peu.

Sans attendre de réponse il traverse le bateau et saute sur la terre ferme.
Une grande bouffée d'air et un étirement plus tard il arpentait les rues de la Rochelle faisant claquer ses talons.


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RAVEN

Sur le pont du rafiot

Le bel oiseau blond reprend son souffle après en avoir collée une belle au capitaine. Son épaule lui fait encore plus mal, son bras se fait mou. Elle le maintient de son autre main sans trop de mal pour le moment, il faudra qu’elle arrange cela plus tard. La plaie est réouverte mais pas le temps de s’y attarder. La rouquine a donné des ordres précis. Elle doit trouver des vivres pour le reste du voyage et un pigeon qui servira à envoyer une missive au Maitre à Carcassonne pour les informer d’où il se trouve. Elle se retourne et fait une paire de yeux très sévère au manchot de capitaine qui fait ‘’ ben quoi ? ‘’ . Si elle se retenait pas, elle lui en fouterait bien une autre à ce taré de première. Finalement elle avait eu sa petite vengeance sur sa main basse au début du voyage.

T’as plus rien à boire toi c’est ça ? Reste tranquille, assure-toi pour une fois dans ta vie que ta sobriété ne nous attire pas d’ennuis. Je vais à terre et si t’es sage, je te ramènerais peut-être une bouteille…. Ou même peut-être deux qui sait. Pour le moment par contre, tu reste là, tu t’assure que personne ne monte à bord que tu ne connais pas. A mon avis tu dois au moins savoir faire ca… enfin du moins j’espère !

Sans donner plus de détails, elle s’assure qu’elle a tout ce dont elle a besoin pour trouver en ville ce dont ils ont besoin. Bourses pleins, épées en place, cela devrait aller. Elle voit déjà Angel qui part, il aurait pu l'attendre, ils auraient pu faire un bout de chemin ensemble, tant pis. Elle prend une des montures, elle en aura besoin, elle va tout de même pas ramener tout ça à pied. Une fois sur la terre ferme, l’envie de l’embrasser lui prend. Raven se ravise et se met en route pour la ville. Première étape, trouver ce satané volatile, le maitre n’aime pas attendre à ce qui parait. Aussi bien lui donner satisfaction.


Dernière édition par La Main Noire le Sam 3 Sep - 22:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 7 - La Rochelle >>>> En approche de La Rochelle   Sam 3 Sep - 22:21

NOUS

Nous somnolait toujours sur le pont, à peine dérangé par le roulis incessant, les quelques brides de conversation allant et venant comme la brise salée.

La cicatrice à son flanc le tiraillait bien encore un peu, mais Nous en avait vu d'autre.
Du mouvement sur le pont...

Hé! le beau gosse se carapate...suivit d'la blondasse....pffffffffffff vont faire des cochonceté ses deux là....

Jalouse!
Mais vous allez arrêtez un peu! Néanmoins il serait intéressant de savoir ce qui se trame.
Être dans l'ignorance, c'est ne plus rien contrôler. Perdre le contrôle c'est se faire terrasser.

Nous se lève doucement et emboîte le pas de la femme avec discrétion et à bonne distance. Bien sur le capitaine l'a vu, mais Nous n'en a cure, il n'est qu'un pion insignifiant, juste un tas de chairs et de muscle attelé à une seule tache.

La terre. Nous tangue les deux pieds amarrés au sol. Il reste un instant pour se rééquilibrer, quand l'aplomb semble fait, il prend la direction où l'ombre de la blonde vient de s'évanouir...

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XANDRYA

La cabine du Tir Na Nog

Attendant une réaction d'Angel, la flamboyante se mit à cogiter ferme en entendant les mots prononcés par Aarron, il avait l'air de connaître son affaire et ça ne lui disait rien de bon, la plongeant dans des pensées bien sombres.
Pas son pied... Qu'est-ce qu'elle pourrait bien devenir avec un pied dans le sac... Elle si agile, si habile, perdre l'intégrité d'un de ses pieds l'handicaperait grandement...
Pourtant elle devait l'admettre, elle n'avait plus les mêmes sensations douloureuses, mais elle avait mis ça sur le compte des meurtrissures répétées, de l'endolorissement, de.... de tout ce qu'elle voulait mais pas d'un quelconque problème qui l'handicaperait...

Les mouvements de la chienne la firent sortir de ses noires suppositions, mais il faudrait qu'elle s'entretienne avec le grec plus à fond, ou avec l'argenté de retour au manoir, vu la façon dont il avait soigné Ivy il avait l'air de savoir s'y prendre.
Les mots qui lui parvinrent depuis les lèvres d'Aurora eurent le don de l'agacer, sans doute plus à fleur de peau que d'ordinaire de part les derniers évenements.

Choisissant cet instant pour partir faire ce que lui avait demandé Xandrya, Angel évita, sans nul doute, un bon coup de poing rageur à la machoire de la cible, la chef de mission était heureuse de l'avoir rencontrer, il faudrait qu'elle les évoquent dans sa missive à Chaos, qu'il ait le temps de se faire à l'idée celui là.
Le ténébreux envolé, l'impétueuse rousse revint à sa voisine de couche, la foudroyant du regard avec un visage opalin qui ne montrait nullement l'envie de rire.

Joue pas la finaude grognasse ! Suis pas d'humeur ! Tes remarques ironiques à la con tu te les garde...
Je veux même pas entendre le son de ta voix.
Et encore moins te voir moufter, et si tu fais chier je te renvoie au pays des songes !!!


Le ton du spadassin noir était glacial, froid, sans une pointe de complaisance ou d'humour ironique comme il l'était la plupart du temps, mais son esprit était bien trop préoccupé par ce poids qui venait de lui tomber dessus, et pour lequel la garce n'était pas étrangère.
Le manque de Seamus n'arrangeant bien sur pas la chose, ni l'inquiétude quand à son état en se rendant compte du sien.
Si elle était amoindrie de la sorte, il ne devrait jamais savoir, c'est alors qu'elle repensa au retour de mission du Puy, à cette façon qu'il eut de dissimuler sa main, elle comprenait bien mieux pourquoi maintenant, et se rendit compte qu'elle ne savait toujours pas quoi...

Un long soupir s'échappe de ses lèvres, elle a beau essayer, elle ne ressent pas son pied, et pourtant elle le fait bouger, à quelques orteils près.
La fatigue n'aide sans doute pas, la tension non plus, et Raven qui ne revient pas.
Un éclair de lucidité, elle l'avait aussi envoyé à terre pour le piaf, secouant la tête elle se rend compte que dormir devient une nécessité, elle commence à faire des bourdes, même si pas méchantes au moment.

Un regard vers Aaron, au mouvement de tête qu'il lui renvoit elle sait qu'il a compris, Xandrya ne tient plus et doit absolument se reposer, dormir, oublier, il surveillera la teigne quitte à l'assomer ou lui filer le même truc qu'à Vicious.
Glissant ses jambes sous l'espèce de couverture, la flamboyante descend du monticule de linges calé sous son dos pour y poser sa tête, ses longs cheveux roux s'y étalant comme une peinture.
Les armes bleutés ne résistent pas longtemps, recouvertes par des paupières lourdes, trop lourdes et affaiblies par la perte importante de sang, Morphé est venu prendre son dût....
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