Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:36

XANDRYA

Au large entre La Rochelle et La Teste Bush


Le fier trois mats qu’était le Tir Na Nog se rapprochait de son port d’attache, la mer quelque peu houleuse n’avait pourtant pas ralenti le voyage maritime du bateau et de son étrange équipage, les éléments restants cependant gérables, même pour le vieux Nick et son nouveau matelot.
La Rochelle avait été quittée prestement quelques jours plus tôt, possiblement quelques semaines, loin du tumulte d’une vie terrestre, les jours s’enchainaient sans réel repère temporel.
Xandrya ne quitta que peu la cabine du navire, tant pour reposer son pied que pour garder un œil sur Aurora et Vicious, qui pour sa surprise restaient étonnamment calmes, le suicidaire semblant survivre à ses blessures et même se remettre plutôt bien.

Chaos devait avoir reçu sa missive colombine depuis le temps, quand à Nous et Angel peut-être étaient-ils déjà en Berry ou pas, elle le saurait de retour au manoir.
Pendant son voyage, la flamboyante n’avait eu de cesse d’apprivoiser le faucon que le féroce lui avait ramené, se sentant un peu plus proche de « Lui » par ce biais, elle avait plus d’une fois observé sa façon de faire et en était toujours « admirative », elle essayait de reproduire.
Le regard noir, le bec jaune, le plumage bicolore de son nouveau compagnon se faisaient moins rétif face à elle comme doucement habitué à la belle rousse.

Occupée avec son compagnon, la cheftaine entendit un cri d’oiseau de mer, indiquant qu’enfin les terres se rapprochaient, La Teste Bush n’était plus loin, le baume au cœur lui revint et l’idée de retrouver les traverses terrestres l’anima d’une énergie toute nouvelle.
Un mouvement leste, elle se dressa sur ses jambes, son rapace sur l’avant bras, se dirigeant vers l’extérieur en boitant toujours, moins évident qu’au départ de La Rochelle, même si l’état de son pied n’avait guère évolué, mais elle s’était habituée à ce « handicap », arrivant à mieux le gérer pour ne pas dire le camoufler.
Sortant de la cabine, Xandrya vit enfin le port se dessiner au loin, pris d’une sorte de frénésie joyeuse et sentant le volatile à son bras s’agiter, elle dessina de le laisser prendre son envol, elle saurait ainsi à quoi s’en tenir, si il revenait elle aurait réussi son pari de longue haleine, sinon il serait retourné à la nature.

Va dégourdi toi les ailes !!!

Le faucon envolé, elle avança calmement vers le vieux Nick posant une main sur son épaule arrivé à sa hauteur en lui claquant un baiser sur la joue.

Ton calvaire va toucher à sa fin mon vieux Nick, tu as tenu ta parole je tiendrais la mienne, une fois à terre tu retrouves ton rafiot et ta liberté, et quelque chose dans ta cabine qui te permettra de voir venir !
Accoste au plus vite.

Lui claquant le fessard, elle repartit s’accoudant à la rambarde en regardant son faucon chasser les quelques petits piafs qui osaient s’aventurer dans son sillage.

________________________________________________________________________________________________________________________________________

IDRISS

Sur les quais

Déja un sacré moment que le Tir Na Nog avait disparu au large en direction du Nord, laissant l'équipage sur le quai, pour le plus grand bonheur des matelots qui s'en était donné à coeur joie avec les filles de petite vertue.
Le seul qui semblait inquiet, cherchant pourquoi son patron avait quitté si précipitamment, qui plus est sans ravitaillement alcoolisé, c'était son second, Idriss.
Le maure cherchait à comprendre, retournant dans sa tête les multiples raisons de ce départ précipité, soit l'alcool lui avait fait perdre la raison, soit il avait eu des ennuis, soit le bateau avait été volé et Old dormait à présent au tréfond des eaux du port.

Assis sur un tonneau sur les quais, scrutant l'horizon océanique comme à son habitude, le maure se redressa brusquement faisant vaciller la barique sur laquelle il se tenait, la laissant rouler jusqu'à tomber dans l'eau saline qui bordait le quai.
Sur la ligne d'horizon, loin au large, la silhouette d'un trois mats, mais pas n'importe lequel, cela faisait des années qu'Idriss naviguait sur ce bateau, il l'aurait reconnu entre milles.
C'était le Tir Na Nog qui tirait à flots l'eau, se rapprochant rapidement de Teste Bush, l'incompréhension et la joie pouvait se lire sur le visage du robuste maure.

Vu la trajectoire que suivait le navire, et la ligne non continue qu'il empruntait, aucun doute possible c'était Old qui barrait, l'erreur n'était pas permise.
Ce vieux frippon des mers n'était donc pas mort, et revenait chercher son équipage, en tout cas revenait où il les avaient laissés.

Sacré Old, tu pourras te vanter de m'avoir foutu une sacrée trouille.


Pas mal de ses marins avaient pris autre navire, desespérant de le voir revenir, il lui faudrait donc expliquer ça à son patron, mais lui était resté fidèle, commençant tout de même à finir par douter le temps passant.
Mais sa fidélité et sa persévérance avait été récompensé, bientôt il pourrait de nouveau poser pied sur ce trois mats qui l'avait vu passé du stade d'adolescent gringalet à celui d'homme musculeux que peu osait défier à la vue de la bête qu'il était devenu.

________________________________________________________________________________________________________________________________________

RAVEN

Sur le Tir Na Nog

Raven plongé dans ses pensées, regardant le large n’entendit nullement les paroles du capitaine maboule. Elle lui aurait bien cherchée des poux encore mais ces maux de cœur incontrôlables la reprenaient. Heureusement c’était le chemin du retour, elle ne pourrait en redemander. Touchée la terre ferme, tel était son nouvel objectif. Les jours passèrent elle mangeant et dormi à la belle étoile sur le pont gardant toujours un œil sur le dépravée qui menait la barre. Il lui manquait presque cet ivrogne. Presque naturellement….

Au lever de ce jour, l’oiseau se sentait un peu plus en forme. Le jeune moussaillon était en plein cours avec son nouveau maitre. Elle les laissa et comme elle allait voir si tout allait bien dans la cabine, elle vit Xandrya en sortir. Elle la salue avec un ravissant sourire. Le cri des mouettes se fit entendre. La terre !!! Ils arrivaient. Telle une explosion soudaine, Raven se dirigea vers le rebord du navire. Elle pouvait voir le quai qui se rapprochait.

Xandrya alla remercier le capitaine lui envoyant une jolie main sur son fessard. La belle blonde éclata de rire, allait t’elle le remercier également d’arriver à bon port ? Elle était bonne joueuse. Elle alla rejoindre son amie, malgré la puanteur qui lui soulevait le cœur lorsqu’elle était à proximité de lui. Elle regarda Old longuement.

Tu vas surement me manquer toi… dans mes cauchemars probablement mais bon…. Merci…

Elle le regarda longuement, sympathisant avec lui des yeux si cruels qu’elle avait habituellement devenu d’une douceur exquise. Elle ne rajouta rien de plus, ce contentant de lui octroyer un faible sourire.

________________________________________________________________________________________________________________________________________

FAUCON DE LA MAIN NOIRE

Des jours que je n'avais pas pu déployer mes ailes, des jours que je n'avais pas mis le bec dehors, des jours que l'humaine aux cheveux rouges me nourissait de viande fraîche ou sèche pour m'apprivoiser.
Aimable attention, gentille humaine, mais si elle continue à me prendre pour un mâle, on risque de pas être en osmose longtemps.
Plus agréable cela étant que ce bourru bourreau à qui j'appartenais avant, peut-être aurais-je plus de liberté, elle a raison de se méfier de moi.

Je cesse les coups de becs au bout de quelques temps, à quoi bon, mon entrave ne s'otera pas pour otant, au contraire. je me fais donc plus docile, plus "douce".
Des cris d'oiseaux, je connais ce cri et les autres qui l'accompagnent, des proies, la terre, de la nourriture vivante, je m'agite, ouvre furtivement mes ailes, peut-être comprendra t-elle.

La voilà qui se lève et me prend sur son avant-bras, je maintiens l'équilibre malgré son défaut de marche, enfin l'air libre et les petits moineaux qui se promènent sans se douter.
Je la regarde, elle delie l'entrave qui me retient à elle, son bras se leve dans une poussée pour me laisser prendre mon envol.
Enfin !!!!

Quelques coups d'ailes et me voici assez haut pour voir ses proies inconscientes sous moi, en position de vol stagnant je choisis, je prend mon temps.
Ca y est, ce sera celle là, piqué sur ce moineau, mes serres s'ouvrent à son approche, se refermant sur ce petit corps que mes aiguilles transpercent de part en part lorsque mes serres se referment.
Retour sur le bateau, l'humaine me regarde revenir, contente, je m'installe sur le toit de ce qu'elle appelle la cabine et commence mon repas.

La tête du moineau est saisie par mon bec, et arrachée d'un mouvement de tête sec et rapide, la désolidarisant du reste du corps inerte, le sang se répand entre mes serres.
Mon repas peu commencer...


________________________________________________________________________________________________________________________________________

OLD NICK

Sur l’horizon se dessinait une ligne épaisse qui rappelait vaguement quelque chose. La terre ferme sans doute. La ligne dansait pourtant assez fort mais vous et moi on sait pourquoi. C’était donc dans cette direction qu’il fallait mener le fier esquif. Tant bien que mal, Old’Nik tenait la barre, maintenant un cap des plus aléatoire. Heureusement pour ses accompagnants, le jeune mousse se comportait en capitaine en second si pas plus. Il avait du comprendre qu’il ne servait à rien d’affronter le vieux barbu de front tout comme qu’il pouvait très bien mener le bateau seul.

Sa fidèle compagne rivée dans une main, la barre dans l’autre le Capitaine sembla cependant réagir quelque peu à la vision des côtes. Un semblant de vie anima ses yeux injectés de sang.

Te voilà ma Teste, content de te revoir.

Les différents occupants du Tir Na Nog s’animèrent eux aussi plus les côtes se faisaient précises. Fin d’un voyage mouvementé pour certains, comme le Capitaine, ville étape pour d’autre s’il avait bien tout compris ce qui ne le regardait de toute façon pas. Il se concentra durement sur l’objectif à atteindre : le port qui devait se trouver à tribord ou a bâbord du grand phare, il ne savait plus très bien.

Malheureusement pour la trajectoire et heureusement pour sa libido, la belle Flamboyante céda enfin à ses charmes. D’une main voluptueuse elle lui caressa le fessier généreux et lui embrassa avidement la joue. Quel doux émoi.

La deuxième femme, qu’il savait maintenant s’appeler Raven, s’approcha à son tour. Pure jalousie féminine ? Elle s’avançait, enjouée et souriante, mettant le fier marin un peu plus en émoi. Ainsi bellement entouré, il lâcha la barre et même sa bouteille !!! De ses bras puissants, il attrapa les deux femmes par le cou et les étreignit comme il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait fait, une sous chaque bras

Ah mes belles … quel plaisir de vous serrer enfin dans mes bras, on va aller dégager ma couche et voyager ensemble…

Pendant ce temps, le bateau dérivait au petit bonheur la chance…
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:36

XANDRYA

Le vol du rapace fascinait Xandrya l'observant fondre sur sa cible, décidément elle adorait cette bestiole, et fut on ne peut plus ravie de la voir revenir sur le bateau pour dépecer son repas.
La flamboyante sourit même, elle n'avait pas perdu son temps durant le voyage, le faucon était revenu, c'était une petite victoire pour elle, car même si elle ne doutait pas que le volatile avait déjà été dressé à revenir, ce n'était pas vers elle.

Lorsqu'elle entendit Rav remercier le vieux Nick, un sourire non contenu accompagné d'un petit rire étouffé s'afficha sur le visage de la rouquine, ça avait du lui écorcher la gorge de le dire, même si ça ne mettait aucunement en doute qu'elle le pensait vraiment.
Elle sursauta cependant, n'ayant que peu de temps pour réagir quand le captain d'eau douce ragaillardi par les "compliments" des deux jeunes femmes, laissa barre et bouteille pour venir les enserrer de ses bras.

Ecarquillant ses deux saphirs, manquant de vaciller sous l'haleine alcoolisée du marin d'eau douce, la flamboyante se rattrape à la veste du bonhomme pour ne pas se vautrer sur le pont, la "douceur" de l'étreinte lui ayant fait perdre son équilibre déjà précaire.
Il se voyait déjà les emmenant toutes deux dans sa couche, il était beau de voir comme les charmes de deux femmes pouvaient faire perdre la tête au plus imbibé des hommes.
Se reculant légèrement, elle regarde Nick avec un sourire moqueur et pour autant pas méchant, sans doute l'ivresse de retoucher terre bientôt, mais Xandrya se montrait plus qu'aimable et conciliante en ce jour.

Voyons Nick, ta couche est bien occupée déjà, et je doute de savoir satisfaire un homme tel que toi, avec ton charisme et ton expérience, je ne suis que blanche colombe à peine dévergondée rapport à toi.
Quand à Raven, innocente et fragile, un simple assaut de ta part la ferait défaillir voyons.

Pincant légèrement le flanc de Raven pour qu'elle la suive dans la flatterie, elle lui adressa un sourire qui en disait long mais que l'alcool du vieil ivrogne laisserait surement passer sans s'en rendre compte.

Mon cher Nick, je suis navrée, nous deux ce n'est pas envisageable, tu me volerais mon coeur en moins de temps qu'il n'en faut et je suis trop jeune pour ça.

Pour accentuer ses dires, elle pris une grande inspiration et embrassa le pochtron à la nouille affolée langoureusement, essayant de ne pas penser à ce goût d'alcool qui imprégnait toute sa bouche.
Stoppant le baiser, Xandrya repris son souffle pour bien des raisons et regarda Nick avec un air désolée.

Dans une autre vie peut-être... Ramène nous donc à terre que tu cesse de me hanter...

Commençant à s'éloigner en retenant un fou rire, Xandrya siffla entre ses dents pour voir si le faucon viendrait à elle comme elle l'escomptait.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

ZAIL

Accoudé, regardant au large, son premier voyage à bord du Tir na Nog c'était passé sans encombre. Le port de la Teste de Buche pouvait être aperçu au loin, il était temps de faire ralentir le vaisseau pour le faire arrivé prêt dés quai à vitesse normal.

Un regard au capitaine dans l'attende d'ordre, Zail prit a nouveau l'initiative de faire les manœuvre a sa guise. Attrapant les Drisses et tirant dessus, il commençait à hisser les voiles.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

CASSANDRE

Au 11 rue de la plage à la Teste-de-Buch

Cassandre, comme chaque jour, prenait le temps de regarder la mer de cette terre qui était devenue la sienne depuis qu'on l'avait enlevée du couvent. Elle avait servi de nombreuses chopes pour pouvoir s'acheter cette cabane, puis la Marguerite qui meuglait dans sa grange.

L'ancienne nonne s'accordait un dernier regard vers ce large qu'elle voulait prendre un jour, avant de gagner son bureau à la mairie. Si elle était en retard Sire Haldire allait en faire une jaunisse.

"Allez ma grande, et il faut que tu passes par le marché pour voir encore ce qu'il s'y trame."

Cassandre allait quitter son promontoire, lorsqu'elle crut discerner une voile à l'horizon.

"Une ou plusieurs ?"

La jeune femme plissa les yeux pour tenter de mieux voir.

"Étrange, je n'ai pas le souvenir que nous attendions un navire ce jour."

Cassandre hésitait maintenant entre aller vérifier les archives, prévenir le maire ou gagner de suite les quais pour s'enquérir des nouveaux arrivants. Ils avaient peut être de nouvelles marchandises ce qui intéressait toujours un CaC ou des blessés à soigner, ce qu'elle ne pouvait refuser en tant qu'ancienne nonne infirmière.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

MALANGUISE

Sur les quais

Malanguise s'affairait dans la petite maison qui abritait le bureau des pêcheurs du petit port de la Teste.
A l'accoutumée, elle rangeait les cartes, s'évertuant à empiler des monceaux de parchemins qui recensaient les nombreux banc de sable du bassin.
Les dunes par ici étaient mouvantes, soumises aux caprices des vents qui balayaient la côte sablonneuse. Les passes du bassin pouvaient changées du tout au tout en quelques temps, au gré des vents dominants. Les pêcheurs prenaient tous soin à chacune de leurs sorties de prendre des notes tant sur les fonds que sur les bancs de poissons repérés.
Toutes ces notes s'amoncelaient sur la petite table .........Malanguise avait la tête ailleurs, ...menton appuyé sur une main ....son regard se perd à travers les carreaux de la petite fenêtre qui donnait sur l'océan.

L'océan....
gris ..bleu ....
bleu marine
saphir
changeant selon la couleur du ciel, comme ses yeux, ceux de Brise
sourire
Brise.....

Il ne va plus tarder , alors elle se lève , sans un regard aux derniers relevés de pêche. Elle s'est levée un peu vite , à trop penser à lui , la tête lui tourne un peu .
sourit encore , toute seule perdue dans ses pensées
Elle a rendez vous avec lui là bas au bout du quai.
Alors elle sort, ferme avec précaution la porte, faisant trembler au passage l'enseigne de la fédération et se dirige vers le quai , là où il doit la rejoindre .....
Mais bien vite son regard est attiré par une voile , une masse sombre qui se dessine à l'horizon et se rapproche à vive allure , c'est un trois mâts qui rallie la Teste .

Un homme à la peau sombre , trop sombre pour être de par ici a le regard fixé sur le navire . Malanguise s'approche de lui :

Bonjour matelot , dis donc ....tu le connais toi, ce rafiot ? C'est rare par ici, j'espère que le pilote connait bien la passe.

________________________________________________________________________________________________________________________________________

RAVEN

Sur le bateau

Raven s’était aventurée trop rapidement, elle regrettait déjà son geste. Il n’avait pas fallu plus de 2 minutes au capitaine maboule pour lâcher la barre et prendre en accolade les deux demoiselles. Vieux macro, en manque de chair fraiche, ivrogne puant et encore bien des surnoms lui passait en tête en ce moment. La jolie blonde avait le cœur au bord des lèvres qu’à le sentir et il voulait la voir dans sa couche ? !!! Jamais !! Heureusement un pincement sur le flan de Raven lui fit écouter les dires de sa sylphide d’amie. Elle usait des cajoleries et des flatteries pour se sortir de ce faux pas. Elle demandait à sa copine d’en faire de même.

Mmm Nick, Xand à que trop raison, je ne supporterais jamais de me faire culbuter par toi. Je n’arriverais plus par la suite à me passer de toi… Toi un si bel homme, séducteur, ne veux pas d’une femme 24 / 24….

Il les regarde tour à tour. Il ne semble pas certain du manège engendré par les deux belles de la main noire. Bien avant qu’il n’est le temps de trop penser, Xandrya colle ses lèvres sur les siennes et lui roule un patin digne de ce nom. Raven en profite pour se défiler de ses bras. Elle a envie de vomir pour son amie en voyant la scène. Elle la regarde mais n’y crois pas. Elle sait que ce n’est que stupide farce mais elle n’en revient pas, elle, elle n’aurait jamais osée ! Elle s’éloigne rapidement, espérant qu’elle se fera oublier. Elle entend Xand siffler son volatile quelques instant plus tard. Heureusement, elle a réussi à s’en débarrasser furtivement également. Elle pensera à la remercier plus tard pour cette échappatoire.

Le bel oiseau ramasse rapidement son pactole, bientôt ils accosteront et pourront repartir chez eux. Usant d’une soudaine remontée d’humeur, au fait de revoir son foyer, elle était prête lorsque Old arriva au port. Déjà sur le rivage elle pouvait voir le comité d’accueil.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

BRISENUQUE

Il finissait ses occupations aux champs.
Un rapide coup d'oeil au soleil ,il lui reste peu de temps avant son rendez vous , au bout du quai , rendez vous qu'il ne ratera pour rien au monde.
Rapidement il range ses outils dans le petit appentis jouxtant le champ, se lave les mains et le visage dans le grand abreuvoir d'eau claire.

Et en sifflotant il prend le chemin du port, en souriant il voit le quai ou il va la retrouver, l'imagine venant à sa rencontre.......

En arrivant au port la chose qui le frappe tout d'abord ce sont les voiles que l'on voit approcher , pas celles des barques de pêche pour sur, non un plus gros vaisseau, un hauturier certainement.
Ce n'est pas coutumier de voir tel vaisseau dans les parages, la dernière fois il s'en souvient très bien celui ci avait bombardé la ville.

Intrigué il continue son chemin, remarque au loin la silhouette familière, qu'il reconnaîtrait entre toutes, proche d'un homme de haute taille à la peau bien sombre pour être de la région.

Rapidement il s'approche, l'homme en sait peut être plus sur ce vaisseau qui bientôt accostera sur le quai.
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:37

OLD NICK

Il était évident que son charme indubitable était en oeuvre à plein rendement. Quel délice de les voir enfin succomber. A leur propos respectifs, le Capitaine émoustillé comprit que ces femmes n’étaient finalement pas des femmes de l’eau. Au doux roulis d’une couche marine, elles devaient préférer la stabilité du plancher des vaches. Assez au fait des minauderies féminines, il comprit que leur simagrées n’étaient destinées qu’à le rendre plus puissant encore de par l’excitation de l’attente. Il en tint pour preuve le langoureux baiser dont la Roussaude le gratifia, mêlant leurs langues dans un délice trop longtemps attendu. L’autre damoiselle pour sa part restait plus réservée ce qui ne faisait qu’accroître son charme discret. Les deux beautés se retirèrent en complotant. L’esprit rajeuni du Capitaine imaginait bien des figures acrobatiques qu’il ne serait raisonnable de nommer ici. Peu conscient de son état lamentable, il pensait pouvoir revivre toutes ces choses comme il les vivait bien des années plus tôt avec de femmes qui en vaient fait leur métier.

Plus que ragaillardi par ces délicieux échanges, le Capitaine perdit tout de vue : la barre, la côte, le port, jusqu’à son petit marmouset qui ricanait gaiement. Seules les croupes dansantes de ces futures compagnes captivaient son attention. Le bateau zigzaguait en tout sens malgré les efforts désespérés du jeune mousse pour maintenir le cap depuis les verges d’où il manoeuvrait les voiles. Mais un seul homme pour mener un bâtiment de cette taille, c’était bien dérisoire.

Le Capitaine tout acquis à ses pensées torrides, agrippa le bastingage des deux mains. Penchant la tête en arrière il hurla

JE SUIS LE ROI DE LA MEEEEEEEEEEEER

Les braies en émoi, le Capitaine avec comme déjà quitté son navire. Malgré les efforts désespérés du matelot qui sautait de tout côtés pour contrecarrer la déserrance du Tir Na Nog et surtout pour le ralentir au mieux, le fier trois mats filait, à vive allure une fois de plus, en direction du phare. Les passagers hurlèrent et vociférèrent contre l’inconséquent capitaine, le tirant peu à peu de sa rêverie charnelle. Se rendant compte soudainement du péril qui les menaçait, il se rua sur la barre qu’il fit tourner à tout hasard vers tribord. Mal lui en prit. Bien que le phare fut évité de justesse, l’option plus ou moins choisie le fit diriger le bateau dans la mauvaise direction. Au lieu de pénétrer dans le port, le Tir Na Nog termina sa course folle en s’échouant avec fracas sur la plage. Tout ce qui n’était pas fixé sur le pont, objet ou être vivant fut projeté vers l’avant dans un amoncellement hétéroclite. L’étrave du fier vaisseau était béante et l’eau commença à envahir les cales au fil du sac et du ressac. Les chevaux, dont certains étaient sûrement blessés hennissaient de terreur et de douleur.

Le capitaine, un des seuls à être pour une fois resté debout, resta longtemps agrippé à sa barre, le regard perdu, loin, très loin dans les tréfonds de sa honte. Le Tir Na Nog aussi avait perdu de sa superbe.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

AARRON

Il avait finit le pied de la belle flamboyante, finit de la soignée comme il le pouvait et avec les moyens du bord. Elle a comprit que son pied est inquiétant, pas besoin de mots. Et puis de toute façon, il ne pourrait pas l'expliquer dans leurs langues. La chienne se réveille, du moins de son semblant de sommeil et émet quelques mots. Le beau grec n'y prend pas garde, n'a pas envie de comprendre ce qu'elle dit.

Il se lève, laisse la belle flamboyante se reposer. Il va s'allonger un peu plus loin, sur le dos, ses deux mains sur son ventre. Il ferme les yeux et s'endort, emporter par ses rêves.

...

Il rêve d'elle... ou est-elle?? est-elle en vie?? ou morte?? Pourquoi donc les dieux lui font payé cette faute. Mais quelle faute au juste?? Il n'a rien fait, il a toujours aidé sa mère et sa soeur, il a tenu sa famille comme il le pouvait depuis le décès de son père. Il a suer des heures, sous le travail, dans sa ville natale. Ses hommes ont prit la seule chose qui le maintenait en vie... maintenant, il est tenu par la haine et le besoin de retrouvé sa cadette, sa belle et magnifique soeur.

...

Il est ballonné, le rafiot a reprit sa route, combien d'heures a-t-il dormit? Il ne le sait pas. Il rouvre les yeux. La cabine est presque vide, la belle Raven amène des bouteilles. La chienne, il ne la regarde même pas. L'autre suicidé non plus. Aarron se lève, se frotte le visage avant de prendre l'une des bouteilles que l'oiseau a amener. Il boit une grande rasade, puis repose la bouteille sur le table. Il sort de la cabine et profite de la vue, perdu dans ses pensées, il espère que le patron de la flamboyante tiendra sa parole, il n'a que peu confiance, mais s'il peut avoir, ne serait-ce qu'un infime espoir de la revoir, même morte, Aarron s'y accrochera comme si sa vie en dépendait.

Il est sortit de ses songes par le rafiot qui zigzags drôlement, le vieux Capitaine semble ne plus savoir ou aller. Aarron détourne la tête pour voir la plage se rapprocher bien trop vite.

Από Ζεύς, αλλά όποιος τρελός... θέλει να μας σκοτώσει...
marmonne-t-il.

Pas le temps de bouger qu'il est projeter contre une caisse. Le rafiot s'arrête d'un coup, laissant Aarron dans les vapes quelques instants. Sonné, il reprend doucement ses esprits, il entend les chevaux hennisser fortement. Le grand grec attend un moment, que sa tête ne lui tourne plus.

________________________________________________________________________________________________________________________________________

CASSANDRE

Au 11 rue de la plage à la Teste-de-Buch

Cassandre ne resta pas plantée au bout de son terrain jusqu'à la fin du jour. Prenant dans une main la robe quelconque qu'elle portait quotidiennement plutôt que celle volée à la Comtesse, elle dévala la pente, contourna sa cabane, et courut dans le chemin en direction de la place du village.

Comme elle hésitait entre le chemin de la mairie ou directement celui du port, la jeune femme crut bien reconnaître deux des silhouettes qui se trouvaient sur le quai. Elle décida de rejoindre Brise et "la folle".

Après tout, "la folle" était la responsable du port et des bateaux et elle savait sûrement qui arrivait dans la rade. Après un instant d'hésitation, Cassandre décida de rejoindre le couple comptant sur Brise pour la défendre de "la folle".

Elle respira un grand coup avant de s'adresser à la blonde à la touffe si reconnaissable :

"Dame Malanguise, bonjour, savez vous quel est ce bateau qui entre ..."

Cassandre ne put finir sa phrase, ouvrant de grands yeux face au spectacle du bateau qui tanguait dangereusement.

_______________________________________________________________________________________________________________________________________

IDRISS

Sur les quais

L'homme a la peau tannée, tant par ses origines que par l'air salin et le soleil qui le suivait depuis son plus jeune âge, regardait le Tir Na Nog effectuer de biens drôles de zig-zag.
Même totalement ivre, à ramasser à la cuillère, Old n'avait jamais tenu telle trajectoire, Idriss n'aimait pas ça.
Pourtant il en avait fait des voyages avec ce capitaine qui l'avait vu passé de petit maure gringalet à peine plus haut que trois pommes, au statut d'homme dont la stature imposait le respect et lui évitait bien des ennuis personne n'osant s'y frotter.

Personne ? Apparement pas le cas de la sulfureuse blonde à la bouche maquillée de rouge qui s'avança vers lui, belle plante la demoiselle sachant somme toute vraisemblance jouer de ses atours.
Gardant au visage son air impassible qui le rendait si bourru, il se tourne lentement vers la jeune femme qui l'appelle "matelot" et lui demande si il connait ce "rafiot".
Esquissant un très très leger sourire qui rend étonnament étrange son visage, limite inquiétant, le maure répond à la blondinette, de sa grosse voix de basse.

Idriss et ce fier trois mats bien sur que je le connais, c'est le Tir Na Nog, il a accosté ici il y a déja quelques mois.
Le pilote, ça dépend des jours et vu la trajectoire je crois que c'est pas un bon jour.

A peine le temps de dire ça, qu'un homme et une femme se ramène dans l'entrefait, questionnant à leur tour la plantureuse donzelle, Idriss quand à lui ne quitte pas du regard le bateau et comprend au revirement du bateau que le pire est à craindre.
Sans attendre la suite des événements, il lance à la blonde.

Vous laisse dire à vos amis


Ni une, ni deux, Idriss se précipite vers la plage à toutes jambes, déboulant comme un boulet de canon sur le sable humide en s'approchant du navire, qui avait une voie d'eau par l'avant.

Old tu l'as pas loupé la princesse cette fois

Cherchant un cordage pour grimper sur le bateau, il se mit à hurler au pont.

OLD QU'EST-CE T'AS FICHU ???????????


Dernière édition par La Main Noire le Sam 3 Sep - 22:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:37

RAVEN

Une fois Xandrya échappé à la main du capitaine, elle se dirigeait vers la cabine, Raven lui emboita le pas, l’observant du coin de l’œil. Elle faisait peine à voir la guerrière. Un mouvement trop gros vers la gauche alerta la bonde. Elle se retourna au même moment où elle fut dépasser par le matelot. La capitaine maboule était revenue. Il se croyait le roi des océans et encore allait tous nous tuer. Le bateau tangua une nouvelle fois sur le coté opposé et il se dirigea directement sur des récifs. L’oiseau ne vu pas autre chose puisqu’elle fut projeter vers l’avant, sur le coté du navire et se retrouva à la flotte. Elle s’était trouver trop près du bord et avait passé pardessus.

Le rafiot avait fini sa course lui sur la plage, Raven non loin était restée derrière. Lorsqu’elle submergea, une seule envie l’envahie…. Le tuer ! Elle allait remonter sur ce débris et l’assassiner froidement ! Pas d’autre solution, c’était assez ! Elle nagea jusqu’au rivage, atteignant le sable chaud qui lui collait par tout sur le corps à cause de ses vêtements maintenant trempés et quelque peu révélateur de ses courbes. A bout de souffle, elle essaya de retrouver haleine. Un gros costaud arrivait et cria au capitaine. La jolie blonde rageuse dégoulinante le regarda. Elle trouva juste assez de souffle pour profaner quelques mots tout en se dirigeant vers le navire.

Ha non ! Vous vous attendez votre tour…. Il est à moi ! JE VAIS LE TUER CE phylécastrope !!!!!!

Elle avait peine à marcher tant le sable et ses vêtements étaient lourd. Elle vit Xandrya se pencher par-dessus la rambarde pour voir Raven en état de rage extrême. L’oiseau se posta près de passerelle qui serait bientôt descendue, si elle arrivait à descendre vu l’état du débris ambulant. Sinon ? ! Elle irait le chercher, aucune cachette ne serait assez loin pour pas qu’elle lui fasse la peau….


________________________________________________________________________________________________________________________________________

CASSANDRE

La jeune femme cessa de regarder le terrible spectacle, et reprenant sa robe dans un main, elle partit en courant en direction du navire. Comme elle avait fait trois pas, elle s'arrêta, se tournant vers le couple sur le quais.

"Il faudrait prévenir le maire ou le douanier pour ce bateau..."


Elle allait reprendre sa course, lorsqu'une autre idée lui traversa l'esprit :

"Et envoyez moi si possible de l'aide pour les blessés. Vu ce qui se passe, des gens doivent être mal en point là dedans et je ne suis pas médecin, à peine infirmière."


D'ailleurs songea Cassandre en reprenant sa course vers le bateau, je suis à peine beaucoup de chose. Plus vraiment une nonne depuis mon enlèvement et mon refus d'être enfermée de nouveau. Je n'ai pas fini ma formation pour les blessés. Je ne sais même pas traire ma vache. Et Guillaume dirait que je ne suis même pas une femme, refusant l'acte charnel avant le mariage.

"Tu as raison ma grande, c'est tout à fait le moment pour penser à ça. Alors que des gens doivent souffrir dans ce rafiot. Et comme tu es maligne, tu n'as rien sur toi pour donner les premiers soins."


La jeune femme cessa sa course et attendit de pouvoir discerner quelque chose.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

AURORA

Humeur joueuse... sur un rafiot

Teint jauni, sueur acide. Le sang dans ses veines circule, le poison mélangé la tue. La créature depuis son réveil n’avait pas bronché et pour cause, entre les incessants va et vient des mercenaires dans la cabine et ses blessures, elle n’avait rien tentée. Pourtant, il fallait qu’elle se libère. Son maître bientôt saurait qu’elle a échoué. Le calme dans cet espace clos. La créature, patiente. A peine son geôlier étranger ferme la porte, que, se courbant du mieux qu’elle peut malgré le cordage, la créature essaie d’attraper la lame dissimulée dans sa chausse. Gigotement laborieux, plaies suppurées sur son corps se manifestent. Mâchoire crispée, de l’eau dans ses yeux perlent. Doigts fins serpentent le long de son mollet à la recherche du vif libérateur. Son bras valide se tend jusqu’à sentir le froid contact sur sa main et de retirer le couteau d’un geste étudié pour ne pas s’entamer la jambe.
Se libérer en sciant ses entraves, chaque mouvement un supplice. Ses paupières clauses, son ouïe tendue, la créature ne veut être surprise. Un contentieux avec la flamboyante qu’elle compte régler à moins que… D’abord sortir de cette pièce ensuite elle avisera. La corde cède sous les assauts répétés du tranchant du métal.

Chair ankylosée, son être un instant se détend, s’allonge. Se laisser aller pour reprendre un semblant de force. Juste quelques secondes pour oublier le mal qui la ronge. Ses poumons se contractent, son souffle se fait rare, son estomac crie famine alors que son cœur est au bord des lèvres. Contraction musculaire, se penche sur le côté pour rendre le suc qui se déverse hors de ses lèvres. D’un revers s’essuie. Aurora se relève lentement pour ne pas perdre l’équilibre, se retient au mur de la cabine. Tenant à peine sur ses deux jambes, s’ingénie à rester debout. Son front se cale contre le bois, ses mains plaquées tremblent. [color:be88=CYA N]*ressaisie-toi. Ne laisse pas la fragilité de ce corps imprégner ta volonté.* Etire chaque fibre de sa personne, bande ses muscles les pieds ancrés sur le sol. Fait taire les tressaillements qui l’agitent. Entreprise difficile.

La chienne Rouvre les yeux, son jais examine la pièce, avise le corps étendu de leur compagnon d’infortune, le mutin qui a estropié la rousse. Un sourire s’esquisse, et si elle le réveillait ? Pensée fugace aussitôt balayée. Il n’est pas du genre fiable. Envie de regarder les dégâts occasionnés par les lésions… à quoi bon, elle les sent boursouflées. Son regard sur des bouteilles se baigne. Chienne à la gorge asséchée en prend une. La débouche avec les dents, recrache le bouchon parterre et s’enfile le contenu en quelques gorgées. Sa soif étanchée, repose la bouteille. Révérence imaginaire à son compagnon de captivité avant de se diriger vers la porte. Rotation de la poignée mesurée. Lame prête à servir, s’est-on jamais si le gars revient plus tôt que prévu. Porte qui s’ouvre sans un bruit, tête à peine sortie. Vue dégagée, s’esquive à pas feutrés, referme la porte pour que personne ne se rende compte trop tôt de sa fuite.

Bateau en déséquilibre, secousse brutale, la chienne tombe à genoux. Heureusement car, elle aurait pu être surprise par la sentinelle qui gît entre les caisses assommée. Pas le temps pour elle de s’attarder, d’un bond se redresse pour être hors de portée. Une seconde elle fut tentée de sauter dans l’eau. Echapper à ses ravisseurs est la seule chose logique que doit faire la créature. Une fois loin, elle pourra écrire à son maître… Depuis combien de temps les deux hommes sont-ils partis pour Bourges ? Elle ne s’en rappelle plus. S’ils pensent faire chanter le maître, ils se trompent lourdement. Le but de cette missive elle ne le connait pas et pour des raisons qui lui sont propres, la créature n’a plus l’intention de leur fausser compagnie. Cette décision signifie sa fin. Sourire noir. De toute manière, la chienne est déjà morte.

Chercher les cuisines, du moins s’il y en a une et prendre de quoi se nourrir parce que la créature à les crocs. A tâtons, l’oreille collée à chaque panneau, elle filtre le moindre son. Ouvrir celle qui semble vide jusqu’à tomber sur celle qui lui chatouille les narines. [color:be88=CYA N]*Evidemment personne n’a pensé à faire la tambouille, pour des merco ils se posent là. Ils se nourrissent avec quoi ?* Fouiller dans les placards pour trouver quelques consommables. Poser une gamelle sur la table avec comme contenu, du poisson fumé, de la viande séchée, du fromage durci. Avise une bouteille de rhum que le capitaine a dû oublier et pose son fessier sur un banc. Bien qu’avec un appétit féroce elle aurait pu tout dévorer, la chienne n’a pas l’intention de mourir étouffé. Entame le poisson avec ses doigts en attendant que quelqu’un se rende compte de son absence. Le couteau près d’elle prêt à servir si on osait vouloir la déloger.

________________________________________________________________________________________________________________________________________

BRISENUQUE

Sur le quai

A peine arrive t'il à hauteur de Maly et de la none arrivée à son tour, que le matelot les plante là d'une phrase sybilline et part en courant vers le navire qui vient tout juste de s'échouer.

Regard interrogateur vers les deux jeunes femmes.

C'est quoi ce boxon? Il arrive a s'échouer avec si peu de vent, il a vider le dernier tonneau de rhum le pilote de ce rafiot ma parole.

Déjà Cassandre remontant ses jupes avancent vers l'embarcation , demandant une chose puis une autre.
Le temps d'aller chercher du secours il est sur que cela risque d'être trop tard, sûrement de la casse la dedans.

Pas le temps ma belle , d'aller chercher pierre ,Paul ou Jacques. On va faire avec.

Le matelot cherche visiblement un moyen de monter sur le pont, ou l'on peut discerner une silhouette tenant un cheval, d'autres mouvements également, pas trop de cris de panique ou de douleur.
L'accostage brutal n'a peut être pas été si grave au final.
Se tournant vers Maly.

On va voir de quoi il retourne?

________________________________________________________________________________________________________________________________________

IDRISS


La plage, Le Tir Na Nog


Idriss cherchait toujours l'objet de sa convoitise, à savoir un foutu moyen de grimper sur le pont du Tir Na Nog voir de quoi il retournait.
Faisant le tour du navire, il profita d'inspecter l'ouverture de la coque, il allait y'en avoir du travail pour réparer cette voie d'eau et remettre le vaisseau à flots, et pour bonbons, vu la taille.
Il venait enfin de voir ce qu'il cherchait, une amarre qui allait lui permettre de rejoindre le pont, alors qu'il se saisissait du cordage, un clapotis étrange se fit entendre.

Tournant la tête vers la mer, une créature blonde, aux formes provocatrives et édifiantes, sortit des flots se dirigeant vers la bateau.
Le maure retint un sourire, songeant que si la légende des sirènes avait été vérifiable, cette jeune beauté aurait pu en être une si elle n'avait été pourvu de deux magnifiques et longilignes jambes.
Elle se mit à pester en arrivant près de lui, invoquant le droit de tuer le capitaine avant lui, un léger rictus s'afficha sur son visage.

Ouep

Lorsqu'il la vit dresser la tête vers le pont, il suivit son regard, une seconde diablesse rouge se tenait près du bord, lui qui s'inquiétait pour le vieux loup de mer avait eu tord de la faire, il semblait s'être bien amusé le cochon.
Se tournant vers la femme aux cheveux de blé, il s'approcha d'elle et posa sa grosse paluche sur la hanche de la frêle beauté, enroulant son bras autour de sa taille avant d'agripper la corde.

Si t'attend la passerelle c'est qu't'es pas préssée de tuer Old. Une autre option tu t'accroches à moi et je te grimpes là haut.

En disant ces mots, le maure ne put s'empêcher de visualiser le double sens de sa phrase, son visage se détendant un peu en regardant les formes de la sirène.
Relachant la taille, il porta sa seconde main au cordage, si la blondinette voulait faire parti du voyage, il allait falloir qu'elle se presse et s'agrippe à son cou, aussi large que celui d'un taureau.
Commençant à grimper le long de la coque, il se tourne une dernière fois vers la beauté sortie des eaux.

T'décides ?
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:41

RAVEN

Sur la plage face à coté du bateau


Raven voyait facilement le visage moqueur de Xandrya du haut du bateau. Elle devait bien ce marrer celle-là de la voir ainsi. Si ce n’avait été de la faute de ce satané capitaine, l’oiseau blond en aurait surement rit également. La rage qui l’aveuglait en ce moment fasse à cet impétueux personnage était trop profonde. Il y avait un long moment qu’elle l’endurait. Tout avait commencé par une main baladeur sur son postérieur, ensuite les allusions sur les désirs du cinglé la concernant et maintenant ça ! C’en était trop ! Elle allait réellement lui ‘’ peter ‘’ toutes les dents, enfin s’il en avait encore ….

Elle attendait, personne ne bougeait à descendre cette foutue passerelle. Elle allait se mettre à crier lorsqu’un bras l’encercla à la taille. Elle se retourna abasourdi par l’audace du mal autrui lorsqu’elle reconnu l’homme qu’elle avait écarté assez rapidement. Elle leva la tête un long moment, il était gigantesque et elle, toute frêle et menue à ses cotés. Raven avait intérêt à ce la jouer prudemment. Il lui offrait de la hisser avec lui. Option intéressante vu la hauteur que cela représentait. De toute façon elle n’avait pas vraiment le choix, si elle disait non, il la rejetterait comme un vulgaire sac sur la plage. Elle examina ses bras musclés brunis et gloussa. Elle se casserait surement quelque chose s’il tel était le cas. De plus elle ne pouvait se hisser elle-même, son épaule déjà ouverte par sa précédant plaie ne pourrait pas y faire. Trop de réflexion, le mastodonte s’impatiente.

Heu… oui… oui !

Elle s’accroche à lui déjà prêt, les deux mains sur la corde. Ses deux bras s’agrippent au cou de l’homme fort. Son visage pas trop loin du sien, elle en profite pour l’examiner d’un peu plus près… Il a vraiment pas l’air convivial et pourtant semble doux comme un agneau. Elle se dit qu’elle le juge surement trop rapidement, vaut mieux être de son coté que contre lui celui là cependant . Un large sourire de remerciement, elle colle son corps trempé contre le sien, ses formes épousant le gros tas de muscle.

Je suis prête, heu…. Vous me laisserais pas tomber toujours ?

A peine cette pensée lui a traversé ses fines lèvres rosées qu’elle s’accroche plus fermement. Pas l’intention elle de le laisser au vu de l’escalade qu’il entame déjà.

________________________________________________________________________________________________________________________________________

CASSANDRE


Sur la plage


Cassandre sentait le sable maintenant sous ses pieds. Ce ne fut pas lui, pourtant qui la fit cesser de courir, mais le spectacle qui s'offrait à elle.

La jeune femme, née dans les terres du Périgord, n'avait découvert la mer, qu'ici à La Teste, et c'était la première fois qu'elle voyait un vrai navire. Dans le petit port de pêche, il n'y avait guère que les barques des pêcheurs. C'était comme comparer le château de la Duchesse avec sa modeste cabane.

Pourtant le plus saisissant était de voir cette admirable construction, échouée comme un baleineau, qu'elle avait croisé échoué mort sur cette même plage deux jours plus tôt. Le même spectacle de désolation dans les deux scènes.

L'ancienne nonne serait restée là un long moment si un spectacle incongru ne l'avait sorti de sa rêverie morbide. Une frêle jeune fille, accrochée au matelot croisé sur le pont, se laissait hisser par le maure. La position était assez choquante pour la pieuse jeune femme, mais celle ci surpassa ces valeurs, en songeant aux blessés qu'il devait y avoir.

Elle mit alors ses mains en porte-voix et hurla à l'intention des deux grimpeurs :

"Je suis infirmière s'ils ont besoin à l'intérieur !"

Puis elle précisa dans un souci d'assumer ses nouvelles responsabilités :

"Et je suis également Conseillère à la mairie de La Teste !"

Malgré qu'elle eut crié du plus fort qu'elle pouvait, Cassandre ignorait s'ils avaient pu l'entendre.
________________________________________________________________________________________________________________________________________

SIRE HALDIR

Sur la plage

Six cavaliers, tous vêtus de noir et portant les armoiries de la prestigieuse famille De Lorien sur leurs longues capes, arrivent sur le haut d'une petite dune de sable qui surplombe la plage en face de l'Océan.

L'un des cavaliers se détache des autres en se mettant à leurs têtes.
Il enlève sa capuche qui cachait son visage : Sire Haldir de Lorien, l'un des grands Seigneurs de la Teste et le Maire de cette même ville.

A présent que j'ai découvert mon identité, je regarde la scène du bateau échoué sur mes plages. Sans bouger, fixant la "détresse" des naufragés.
Je fais signe à l'un de mes cavaliers d'approcher.

Enguerrand, ce Navire était-il prévu à entrer en nostre Port ?


- Pas à ma connaissance mon Seigneur
me répond-il

Je prend ma longue-vu et aperçois de drôles de visages.

Un Maure.... avec une femme qui ressemble à une fille digne de cette fameuse "Cour des Miracles"./B] Dis-je avec un air de dégoût.

Mais qui vois-je ? Dame Cassandre.. Toujours là où il ne faut point... et je la retrouve toujours sur mon chemin. A croire que cela est signe du Destin venant du Très Haut !

Mes hommes se mirent à rire.

- Que fait-on mon Seigneur ?

Je regarde une dernière fois par ma longue-vue et la range.

Hum... un Navire non répertorié sur nos registres, un Maure avec "une Putain" dans ses bras. Tout me porte à croire qu'il s'agisse de Corsaires.
Et vous savez ce que l'on réserve à ces Pirates d'eaux douces Messieurs ?

La Corde !
me répondirent-ils en brandissant leurs épées.

Exactement... une jolie corde toute neuve et bien solide...

Je lance un sourire en coin, mes yeux exprimant une certaine brillance étincellante.

Bien. Messieurs Allons-y. Encerclez-les et s'ils ne se montrent point conciliants.... En avant !

Je donne un coup d'éperons sur le flanc de ma monture qui s'élance à vive allure suivit de mes cavaliers.

Nous voilà en face des naufragés. Mes hommes, du haut de leurs montures, encerclent ceux-ci. Je reste en retrait regardant la scène avant de me dévoiler. Enguerrand, le Capitaine de ma Garde, s'avance vers le Maure et engage la conversation de sa forte voix grave et en le regardant d'un air méfiant :

- Ola le Maure. Que viens-tu faire avec tes compagnons sur les Terres de la Teste de Buch ? Qui est le Chef ? Parle !


________________________________________________________________________________________________________________________________________

IDRISS

Le Tir Na Nog, la plage


Idriss sentit, avec un plaisir dissimulé, la sirène s'agripper à lui, collant son corps et ses formes humides contre sa musculature, sensation délectable, appréciable.
Lachant la corde d'une main, il la laissa glisser sur la cuisse de la jeune blonde, la faisant remonter autour de son bassin, effectuant la même chose sur la seconde cuisse avant de porter son regard noir vers les yeux gris de la demoiselle.

Là j'te lacherais pas, pas l'intention, mais toi 'croches toi.

La sentant resserrer ses bras autour de son cou autant que les jambes autour de sa taille, le maure bien que maître de son corps ne put s'empecher de déglutur un peu moins facilement que quelques secondes plus tôt de la proximité envoutante de ce corps contre le sien.
Ayant atteint la rembarde du pont, le second du trois mats entendit cavalcade dans son dos et qu'on l'interpellait comme beaucoup le faisait vu ses origines, avec un dédain et un mépris évident.
Lachant le cordage pour attraper la ballustre, Idriss pris une assise suffisante pour attraper la sirène par la taille et la hisser sur le pont.

Te v'la arrivée, sans tomber, je crois qu'on m'appelle en bas.

Se delectant deux secondes des courbes des deux créatures, le maure repris corde en main et se laissa glisser le long jusqu'à arriver sur le sable dans lequel il laissa deux grosses empreintes.
Faisant quelques pas, il croisa une des jeunes femmes des quais qui criait qu'elle était infirmière.

Pour la prochaine montée, va falloir attendre, semble qu'on m'cause

Stoppant devant le cavalier, il leva le regard sur l'homme juché sur son cheval, il en fut surelent autrement si l'homme avait été à terre vu la taille imposante d'Idriss.

Le capitaine de ce navire c'est Od Nick, mais j'tais pas du dernier voyage peut-etre ben que c'est plus lui.
Si c'est ça, c'est moi, Idriss, second du Tir Na Nog, echoué sous vos yeux.

Il avait une envie folle d'ajouter "blanc bec freluquet" comme lui avait craché ses origines sur un ton des plus détestables, mais il s'en abstint.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

MALANGUISE

Sur la plage

Ils s'approchent ensemble du navire éventré sur la plage .
La nonne les a suivi et regarde le tableau saisissant avec des airs stupides . et la voilà qui lance qu'elle est conseillère municipale ....comme si ça allait servir à quelque chose .
Malanguise acquiesse à la question de Brise

oui on va voir ,mais faut se méfier, pas trop s'approcher . si le navire c'est échoué ainsi c'est peut etre que il n'y a plus de maitre à bord. J'ai oui dire que des bateaux fantômes se balladaient parfois sur les mers et que souvent ya des maladies venues des nouveaux mondes
C'est pas que ....mais bon ...je sais manier la dague mais face à de vraies combattants ....

L'homme qui semblait attendre le navire sur les quais essaye déjà de grimper à bord accompagné d'une femme sortie de l'eau , sans doute passée par dessus bord au moment du choc.
C'est alors que surgit avec sa troupe le maire de la Teste , sir Haldir , toujours aussi altier et arrogant .
Sans un regard pour les habitants sur place qui se pressent autour de l'épave il interpelle l'homme qui est déjà sur le pont .
Il redescend et vient se présenter .

Malanguise chuchote à Brise

ça a l'air d'être des pirates , plus que des fantômes , ya p'tetre du taf à trouver ....on va voir mais méfions nous quand même , le maire va pas aimer je cRois


________________________________________________________________________________________________________________________________________

BRISENUQUE

Une jeune femme sort des flots , venant s'accrocher au matelot au crane tatoué.
La none propose déjà ses services de soins en hélant l'intérieur du bateau.

Malanguise n'a pas eut le temps de lui répondre qu'une troupe à cheval arrive au grand galop.
Le nouveau maire et ses hommes armés jusqu'aux dents et l'air peu amène.

Un des hommes d'Haldir interpelle le marin qui lui répond ,sans paraître inquiet le moins du monde malgré la dizaine d'hommes d'armes qui entoure désormais le navire échoué.

Alors qu'il allait avancer il se ravise, Maly s'approche et lui murmure, en souriant il lui répond tout aussi discrétement.

Décidément me plaît pas celui là avec ses grands airs et son manche à balai dans le cul. J'ai le poing qui me démange, lui écraserait bien sur son museau pour lui apprendre à arrêter de péter plus haut que son derche.

Lentement ils s'approchent tout deux de Cassandre qui semble dans l'expectative.

Toujours aussi aimable notre maire et ses sbires ma belle .

Paroles prononcés suffisamment bas pour ne pas être entendues.

________________________________________________________________________________________________________________________________________

ZAIL

Sur le pont.

Se relève doucement, suite a un choque violent, sa tète avait cogné contre les marches après sa chute. Il regarda autour de lui, légèrement perdu avant de retomber assit. Une brulure insupportable lui fit fermer un œil, un filler de sang couler le long de son crane, il l'essuya rapidement mais en vins... quant sa pisse... sa pisse...

Il se remit debout, retrouvant ses repères. Cherchant du regard son capitaine. Après quelques minutes, il rejoignit la barre du navire ou celui-ci était accroché.

Sans un mot, il se mit assis a coté de lui, écoutant des paroles difficilement reconnaissable. Du monde arrivait. Il regarda son capitaine en souriant.

- Hé ben... bravo.... Nous sommes arrivés. Vous allez bien ?

Il ne put s'empêcher de lâcher un petit rire.

Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:41

OLD NICK

Le vieux capitaine observa bien longuement le bout de ses chausses. A tel point qu’à un moment il ne savait plus pourquoi. Le bateau était amarré non loin du phare de Teste. Tout allait pour le mieux. La configuration des lieux avait légèrement changé depuis sa dernière visite. Un nouveau quai avait du être construit rapidement et il était tout content de ce nouvel aménagement. Il jeta un œil par-dessus bord et fut quand même assez surpris de la hauteur qui le séparait de ce même quai. De plus le quai était couvert de sable lui conférant une allure de plage.

Il chercha des yeux ses deux prometteuses compagnes. Etrangement la Roussaude s’était précipitée vers la soute aux animaux comme un pet sur une toile cirée. Quand à la seconde, disparue comme par enchantement. Il se pencha pour voir et comprit plus ou moins ce qui se passait. En gros il avait foiré leur arrivée et le pauvre Tir Na Nog y avait laissé quelques plumes.

En bas, pas mal de monde commençait à arriver constater le rare phénomène. Avec un plaisir magistral, il reconnut son second. Et ce queutard fou avait déjà alpagué la blonde, sa blonde, sa blonde. Il ne lui en tiendrait pas rigueur, ça ne serait pas la première fois que tout deux se partageraient un aussi délicieux butin.

Bienvenue à bord Driss, t’as rien à boire ?

Malgré la joie des retrouvailles, Old Nick avait des priorités. Il termina cependant une bouteille qui avait miraculeusement résisté au choc de l’accostage.

Aaaah mmmmais je vois que tu tuu tu as retrouvé ma chère Ferme-fesse. Tu verrrrraas, un dééééélice à pétrirhips.

A ce moment un cavalier les héla provoquant le profond dédain du Second qui redescendait déjà vers la plage. Mais le capt’ain avait le sens des responsabilités…parfois. Ce qu’il vit le fit presque s’étouffer de rire.

Hé beeen gamin qu’est ce que tu fais làhaha ? T'as enfin des aaaaamis? C’est ton pèèèèère qui doit être fier.

Il était plus très sur de lui mais valait mieux continuer sur sa lancée. L’accent nordique de l’homme l’avait peut-être induit en erreur…
Bien de années auparavant le vieil écumeur des mers avait passé pas mal de temps à convoyer armes et autre denrée en mer d’Irlande ou d’ailleurs. Son principal commanditaire, un nobliau du cru, avait un fils dont il désespérait faire quelque chose de bien un jour. Et ce petit bonhomme semblait avoir bien grandit. Ou alors c'était pas lui, peu importait. Par contre il avait fait encercler le navire et là il y avait urgence. Old Nick fouilla sans vergogne la poche pectorale du Maure et en sorti une petite flasque au divin breuvage qu’il vida en un temps record.

T’as tata du te gourer dans te registres gamin. J’étions là il y a peu ppppeu avec mes …amis.

Connaissant les mœurs assez vives de la Roussaude et de ses camarades, il prit l’option de ne pas vendre la mèche. Surtout qu’elle et sa copine lui avaient promis une nuit de folie, ce n’était pas le moment d’attirer leur colère.

Et pour ma part le voyage s’arrête ici, enfin je pense. On a juste quelques petites choses à régler ensemble puis on descend. Bougez pas on arrive…

Se doutait-il que ses propos pourraient être malencontreusement interprétés ? Tandis que le jeune moussaillon venait le rejoindre assez hilare malgré la profonde entaille qui ornait son front, le Capt'ain cherchait des yeux sa Roussaude adorée.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

SIRE HALDIR

J'assiste comme simple spectateur incognito, à la discussion qui se déroule entre mon Capitaine d'Armes et le Maure.
Je décide d'attendre encore un peu avant de prendre les choses en main.
En effet, l'homme basané ne donnait pas suffisamment d'informations.

Je vois qu'Enguerrand resserre les renes de son destrier, il n'est visiblement point satisfait de la réponse de son interlocuteur.

Très bien Maure... Et où se trouve donc l'homme qui fait office de Capitaine de ce rafiot ?

C'est alors qu'un homme à l'allure d'un ivrogne pirate, surgit du bâteau et s'adresse à mon Capitaine d'Armes d'un langage qui laisse à désirer.

Comment oses-tu t'adresser à moi saoûlard !
Répond Enguerrand en regardant Old'nick d'un air mauvais.

Je le vois qui sort sa cravache afin de corriger le visiteur au "pif bien rosé".
Je décide d'intervenir afin d'éviter un accident fâcheux tant que je ne connais pas les raisons de leurs venues.

Du Calme Enguerrand et range ta cravache
dis-je en m'avançant tranquillement du haut de ma fière monture.

Mes excuses mon Seigneur mais cet homme ne connait pas le sens des bonnes convenances.

Je regarde longuement le Maure puis l'homme ivre. Puis m'adresse à ce dernier.

Je me présente : Haldir De Lorien, Maire de la Teste de Buch.
Dois-je comprendre par vos explications que vous êstes le Capitaine de ce Navire ? Car si tel est le cas, sachez que nul bâteau n'était prévu à nostre bon Port ces jours-ci d'où nostre vigilance...
Quel est vostre nom Messire ainsi que celui de vostre navire ?

Je tend la main vers Enguerrand afin qu'il me livre le rouleau qui contient les noms des Navires et de leurs propriétaires étant autorisés à amarrer au Port de ma ville.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

CASSANDRE

Sur la plage

Cassandre qui avait, depuis son enlèvement du couvent, tendance à s'attirer les pires ennuis, commençait à trouver que la situation n'allait pas tarder à empirer. Elle ne savait pas encore se fier à son instinct, mais la présence de Brise à ses côtés la rassura, si ce n'était son cabot blond à ses côtés.

La jeune femme prit le risque de se pencher discrètement vers Brise pour lui répondre, sans quitter des yeux sa femelle, surement plus dangereuse que tous les pirates de la terre. Une tentative d'assassinat lui suffisait.

"Les nobles n'apprennent guère l'humilité... Brise."

Elle prononça son nom avec douceur en rougissant légèrement.

"Je vous avouerai, que toute naïve que je sois, je sens que la situation risque fort de se dégrader. Ces pirates me font plus penser à Guillaume et ses mercenaires, qu'à des marins..."

Guillaume ?

Se pouvait-il que ces hommes soient de ses contacts et qu'ils étaient là pour liquider une partie de la marchandise du célèbre brigand de La Teste...

Cassandre ne savait encore trop que penser de cet étrange naufrage, si ce n'était qu'elle savait pouvoir compter sur la gentillesse de Brise et de son dévouement pour la tirer des pires ennuis.

 
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:42

XANDRYA

Sur le pont du Tir Na Nog

Ne voyant pas l'oiseau sur le pont, la flamboyante se dirigea vers le bastingage au cas où, c'est alors qu'elle pu la voir, dégoulinante de partout sortant de la flotte on ne peut plus amère au vu de son regard.
Au passage, Xandrya en profita pour mieux détailler le gaillard qui avait tonné après le vieux Nick, un maure, balèse, tatoué.
Elle n'avait pas souvenance de l'avoir vu lors de la "prise" du Tir Na Nog, maintenant elle n'avait pas non plus détaillé, pas le temps, mais sans aucun doute il connaissait le saoulard, il faudrait donc composer avec.

La belle rousse esquissa un sourire en entendant les mots de Raven qui voulait tuer le capitaine, son rictus grandissant en la voyant complétement enroulée autour du musculeux homme noir.
Le mousse embarqué à La Rochelle sortit de son trou, le visage en sang, le rire facile, comme ci il avait perdu la boule.
Secouant la tête, elle ne put s'empecher de rire, tout partait en vrille, une vraie folie, digne d'un vaudeville.

Entendant une nouvelle voie, Xandrya reporta son regard vers la plage, les badauds se rapprochaient du bateau échoué, c'était à s'en douter, et cela ne la dérangeait pas plus que ça au demeurant, jusqu'à ce qu'un groupe de cavaliers se pointe.
Ils interpellèrent le mauresque, qui déposa rapidos Rav avant de redescendre sur eux, dans un sens ça arrangeait bien la chef de mission, ça lui laisserait le temps de cogiter, il semblait que ceux là soient des officiels, et ça c'était pas bon.

Le vieux schnock imbibé se mit à prendre à parti le blondinet et sa clique, ça ferait diversion, chopant son accolyte par le bras et faisant signe à Aarron de se ramener, elle se dirigea vers la cabine en commençant à leur expliquer ce qui avait germé dans son crâne torturé.

Bon va falloir la jouer profil bas, on est pas en état de se battre, moi le pied dans le sac, toi ton bras pas mieux, y'a qu'Aarron qui soit entier.
Pis y'a les deux autres à gérer, la chienne suffit de la convaincre, l'autre moribond, est-ce que tu peux me le faire dormir profond de chez profond Aarron ? Si oui, on l'enroule dans un drap et on le fait passer pour une dépouille qu'on ramène, ce qui explique le voyage.
En gros voila le plan, donc action.

Finissant de grimper les quelques marches qui menaient à la cabine non sans difficultés, elle eu l'agréable surprise, quelque peu effrayante quand on ne s'y attend pas, de sentir le faucon venir se poser sur son épaule.
Le sourire lui revint et elle poussa la porte de la cabine, stoppant net en découvrant la couche vide et les cordages coupés, la cible disparue.

Putain la garce !!!!!
Faut la retrouver !!! Aarron tu me fais roupiller celui là et tu me l'emballes, Rav, avec moi, on va chercher cette chienne.

De toute évidence, elle n'était pas sur le pont, les deux femmes se dirigèrent donc vers les entrailles du bateau, ouvrant avec fracas chaque porte, pour enfin finir par trouver Aurora, tranquillement installée en train de manger.
Xandrya cru devenir dingue et l'aurait butté comme un rien s'il n'avait pas été nécessaire de la ramener en vie au Maître.

Ca va tranquille ? t'avais un p'tit creux la gueuse ?

S'installant en face d'elle sans se montrer spécialement menaçante mais pourtant sur la défensive, elle fixa Aurora droit dans les pupilles.

T'aurais pu partir tu l'as pas fait, c'est que t'as décidé de rester, tant mieux.
Je vais direct au but, pas de temps à perdre, on est échoué et y'a des officiels dehors, j'ai besoin que tu coopères de grè ou de force, pour tout le monde ce serait mieux sans la force obligée.
Ta fin de voyage serait plus... "agréable".
Ta réponse ?

Chopant un bout de la pitance que la chienne avait pris dans les cuisines, elle mordit dedans à pleines dents, sans autre formule de bienséance, sans détacher son regard de celui de celle qui lui faisait face.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

AURORA

Une porte qui s’ouvre avec fracas et croiser des azurs orageux. Ebauchant un sourire la créature continue d’avaler son mets du jour. Mâchouillant le poisson, regarde la flamboyante s’installer en face d’elle. Regard de jais jouant avec ses iris en contemplant la mercenaire amoindrie. Avale ce qu’elle a dans la bouche.

Bonjour Xandrya ? Si j’ai bien retenu ton nom…
suit sa main des yeux. Vas’y sers-toi, si tu t’es aussi bien nourrie que nous tu dois être affamée. Le bout de sa langue sur ses lèvres contourne, excuse moi de m’être détachée mais je commençais un peu à me sentir prisonnière, petit sourire en coin, cruel.

Découpe un morceau de fromage avec sa lame, l’enroule dans un morceau de viande, pique le tout et l’enfourne la bouche béante. Prendre un temps de pause entre chaque réponse, jouer avec les nerfs de la mercenaire. Elle est chienne qui joue avec un os.

Te leurre pas la rousse, c’est la curiosité qui m’a fait rester.

Ténèbres illuminés, repousse son assiette, débouche la bouteille de rhum, relève le bras à la recherche de trois godets, prenant conscience de la blonde à la porte. Sert trois bonnes rasades du liquide ambré avant de leur tendre la liqueur. Œillade amusée en prenant le sien et de le vider d’un trait. Le pose bruyamment. Profonde inspiration.

Dans ton état Xand, si tu bouges un pouce je n’aurai aucune difficulté à te faire manger les pissenlits par la racine et vu comment le bateau a été amarré, la maréchaussée n’est pas loin.
Sourire satisfait, montre un poignet lacéré, et en plus je pourrai plaider la légitime défense. Par contre si tu me donnes des vêtements de rechange et me laisses me prendre un petit bain curateur, je veux bien faire semblant d’être une voyageuse anonyme.

Cacher aux femmes son état, respirer lentement pour ne pas sentir la morsure de ses poumons endommagés. La créature mourante n’a pas l’intention de laisser son corps pourrir, et nettoyer ses blessures ne la laissera que plus longtemps consciente.

Tu n’es pas en position de refuser.
Fixer leur regard, bataille invisible, muscles tendus, force de la créature concentrée.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

AARRON

Aarron reprend ses esprits doucement, qu'au moment ou la belle flamboyante vient s'acquérir de sa santé. Il n'y a rien eu le temps de suivre ni de comprendre. Il se redresse lentement posant sa main sur sa tête.

Va... pas d'casse...

Il esquisse un léger coup de tête bien qu'encore douloureuse. Il suit Xandrya qui semble chercher quelqu'un. Peut être l'oiseau, tiens, elle se penche un peu, puis quelque instant plus tard, il peut voir un homme sauté la rambarde, tenant la belle blonde sur son dos. Haussement de sourcil, le Maure semble vouloir aider, voir même connaitre ce rafiot. Xandrya prend son acolyte par le bras et lui fait un signe de suivre. Il accepte et suit la belle, tout en écoutant ce qu'elle dit. Elle parle toujours aussi lentement pour lui. Il arrive à mieux la comprendre, bien que lui répondre n'est pas encore donné pour lui.

Dodo? Encore? Ui... possible...

Il entre dans la cabine à la suite des deux femmes, lorsque Xandrya se met à jurer. Aarron en est surpris, mais comprend vite le pourquoi. Il soupire, se disant qu'il aurait mieux fait de rester dans la cabine pour le coup. Elle parle à nouveau rapidement, il comprend que quelques mots et en déduit qu'elle souhaite que le tarré soit endormit.

Ok... dodo pou'lui!!

Il esquisse un sourire, laissant les deux femmes repartir. Il se penche sur l'homme qui dort encore. Il sort de sa sacoche une feuille, puis attrape un verre d'eau. Il humidifie la feuille et la fait rouler entre ses doigts pour qu'elle laisse sortir sa sève qui fera que l'homme dormira profondément. Puis posant le verre au sol, et fait ouvrir la bouche de l'homme avec sa main de libre. Il s'immisce sans peine la feuille, qu'il place sous la langue. Le taré dormira encore plusieurs heures, même une journée complète. Satisfait de son travail, le beau grec prend un grand drap qu'il dépose au sol. Puis lentement et sans trop effort, il fait rouler le corps de l'inconscient dessus. Il l'emballe consciencieusement, l'enroule même, comme il pourrait le faire pour momifier un corps. Une fois son travail accomplit, Aarron se redresse, observe le corps. Ainsi on aurait dit un mort, parfait pour le transporter et ne pas attirer l'attention sur eux. Il ne manquait plus que la chienne et les deux mercenaires reviennent pour décampé d'ici. Aarron décida de rester dans la cabine en attendant les deux femmes.

________________________________________________________________________________________________________________________________________

RAVEN

Raven avait attendu voir la réponse du gros balèze. Non seulement il ne la laisserait pas tomber mais s’assurait qu’elle serait bien accrochée à lui. La main qu’il glissa sur sa cuisse la surpris un peu. La douce sensation de cette main qui remonte le long de sa cuisse la fit frémir subtilement. Il y avait longtemps que personne ne l’avait touché ainsi et cela se faisait ressentir dans tout son être. Il ramena sa jambe l’encercler au niveau de son bassin et fit de même avec la deuxième. Elle se sentait un peu mal à l’aise de la position ainsi offerte mais très rassurée cependant.

Il commença à grimper, elle agripper fortement à son cou, son corps trempé blotti contre le sien. Elle se sentait si fragile, si frêle contre un homme tel que lui. A mi-chemin elle leva les yeux et vit le sourire moqueur de Xandrya. Elle pouvait bien rire celle là ! Quelqu’un les hélas mais d’en bas cette fois. Elle détourna le regard de sa douce flamboyante pour voir quelque chose de beaucoup moins alléchant. Six cavaliers et un avec une sottise hors du commun lorsqu’elle comprit qu’il insultait le mastodonte. Un vrai malade ce gars ou insouciant. Restait à voir.

Le second continua sa lancé pour le moment et la déposa sur le pont aux cotés de la cheftaine avant de repartir vers le bas. L’oiseau n’eut même pas le temps de le remercier pour cette montée aux cieux. Cela se ferait certainement plus tard.

Raven resta là un moment observant l’affrontement en bas, oubliant ce pourquoi elle voulait absolument monter sur le bateau. La rage et l’envie de meurtre s’était dissipée envers le pirate. Cela ne tarderait pas à revenir surement. Xandrya sentant les problèmes arriver à la vitesse grand ‘’V’’ avec les nouveaux visiteurs elle s’éloigna entrainant la blondinette et Aarron qui était sortie de la cabine. Elle échafauda un plan qui semblait tout à fait réalisable. Tout le monde semblait d’accord. Ils partirent donc exécuter ce fameux plan. A peine rentrée dans le dortoir du capitaine qui maintenant ressemblait plus au QG de la petite gang la rouquine hurla. La gueuse avait disparue. Cela ne prit pas longtemps avant qu’elle ne parte à sa recherche. Manquait plus que cela maintenant. S’il fallait qu’elle se montre avant qu’une ou l’autre ne la trouve, s’en était fini, il faudrait les combattre. Cela ne disait à personne en ce moment.

A courir dans tout les sens pour la retrouver, Raven et Xandrya se séparent, chacun partant à l’opposer. Lorsque Raven revient au bout d’un moment, la rouquine mange tranquillement le pain béni de la chienne tout en bavardant avec elle. La blondinette reste derrière, ne voulant pas interrompre ce moment. Elle ne sait pas où elles en sont rendu mais elle pourra plus facilement être utile si la situation l’exige….
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:43

XANDRYA

Dans les cuisines du Tir Na Nog

La chienne avait compris la situation, et elle avait bien l'intention d'en profiter à n'en pas douter, c'était bien mal connaître Xandrya, elle était otage en cet endroit, et bien qu'en légère position de force dans le cas présent, Aurora ne tirerait rien de plus de la belle rousse que ce qu'elle voudrait bien lui accorder pour le bon déroulement de la mission.
Rivant son regard bleuté à celui de la garce, qui lui renvoyait un sourire teinté de satisfaction et de sournoiserie, la flamboyante s'adressa à elle sur un ton sec et sans appel.

"Cherie", cesse donc de prendre tes rêves pour des réalités, je suis encore suffisament en état pour t'envoyer rejoindre Adès, et si j'ai quelques difficultés à ça, j'ai, contrairement à toi, quelqu'un pour m'y aider.
Tu n'es d'ailleurs guère en meilleure forme, contrairement à ce que tu veux laisser paraître.

Xandrya, lasse de ce petit jeu, se redresse et pose ses mains sur la table, continuant de fixer la chienne droit dans ses yeux couleur onyx.

Tes fringues tu les aura, pour ton bain de convenance on a putain de pas le temps, tu l'auras à la prochaine étape du voyage, là où on se posera à l'abri des crétins du genre blondinet de l'Ost.
En attendant, je te conseille de bouger tes fesses et de nous suivre pour te vétir plus propre, le reste tu l'aviseras au fur et à mesure, compris ?
Non ? C'est la même chose, tu va le comprendre !!!!
Quand à mon nom, qu'est-ce que ça peu bien te foutre ? Je connais le tien mais je vois aucun intêrét de l'utiliser.

Tournant les talons, Xandrya se dirige vers Raven, restée en retrait, lui faisant signe de la suivre pour retourner voir où en était Aarron avec l'autre dingue à demi mort.
Dernier regard vers la chienne, mépris et indifférence s'y reflétant, sa voix s'élève dans les cuisines.

Magnes toi, pas de temps à perdre avec tes états d'âme et tes caprices, "Aurora"

Plus un regard, elle suit ou non, la flamboyante n'en a cure, elle retournera au manoir avec elle vivante ou morte, rien ne précisait qu'elle devait encore respirer, même si cela semblait évident.
Avancée difficile dans les sous bassements du navire, montée des escaliers, glissants de l'humidité ramassée sous les bottines à cause de la voie d'eau, non moins périlleuse, la cheftaine ressort à l'air du pont se dirigeant au plus vite, en boitant sévèrement, vers la cabine.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

BRISENUQUE

SUR LA PLAGE

Alors qu'avec Maly, ils regardent les quelques mouvements sur le navire et l'intervention apaisante d'Haldir, Cassandre leur fait état de ses inquiétudes sur ceux qui occupent ce navire.

Oui la noblesse...........se croient toujours tout permis ceux là, sans offense pour toi ma belle.

Un coup d'oeil sur le pont du rafiot et sur son armement.

Pas impossible que l'on ait à faire à des pirates, mais pour l'instant tout à l'air plutôt calme , enfin si la soldatesque ne provoque pas trop.

Se penchant à l'oreille de Malanguise , sans pouvoir s'empêcher de poser un tendre baiser dans son cou.

Tu sais faudrait mieux peut être que l'on fasse profil bas en ce moment, je crois que l'autre dépendeur d'andouille nous a à l'oeil depuis le bal amour.
[/B°


________________________________________________________________________________________________________________________________________

OLD NICK

Suuuur le p..p..pont

Y avait pas mal d’animation autour et dans le bateau. Une arrivée pareille ça vous réveille dur. Ses ravisseurs étaient pas très ravis. Le bateau éventré était encerclé d’hommes en armes et il devait jouer profil bas. A moins qu’il ne les dénonce. Finalement ca serait tellement plus simple pour lui. Ils iraient tous en taule et lui en taverne avec son Maure préféré, ils courraient la gueuze à n’en plus finir. Après une telle aventure ca le requinquerait.

Mais il connaissait la qualité des gueuzes de bouges. Rien à voir avec ce qu’il avait à sa disposition. D’autant qu’Idriss avait fait forte impression sur la sauvage. Donc pas de dénonciation si elles tenaient toutes les deux leur promesses.

Par contre il allait avoir besoin d’un coup de main. Il se pencha par-dessus bord à nouveau, au risque que cette position ne lui fasse arroser les gens en bas du contenu essentiellement éthylique de ses entrailles. Le Maure semblait toiser la soldatesque. Il aurait été bien capable de les défier un à un, et probablement de les terrasser mais ce n’était pas des plus raisonnable. Il rappella donc son fidèle compagnon.

Hey Driss, rammmmène ta coucouenne on doit rrrranger un peu avant de quittttttttter le nanavire. Je te rappelle que tutuu en est le second ond.

Ses dents du fond se mirent à baigner de plus en plus et c’est par un pur réflexe conservatoire qu’il se redressa. Il fallait pas gaspiller un divin breuvage si durement acquis. Il se dirigea en titubant vers son carré. Pas mal de monde était là en train de discutailler. Il se porta à côté de la belle Xandrya de son cœur, l’autre n’étant que la cerise sur le gâteux. Entoura les épaules de la belle rousse d’un bras pesant et tourna la tête vers elle, leur visages se touchaient presque, leur lèvres prêtes à s’effleurer malgré le bon quatre vingt centimètres qui les séparaient.

Alors poupoupée…heurrrreuse ? J’ai appepe appelé mon second, faut qu’on voie, hips, comment se tirer du merdier dans lequel tu nous as mis.
Plus vite parti et plus vite couché, non ?

Il lui fit un radieux sourire, une dent de temps en temps, la barbe en bataille, mais séduisant comme jamais.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

IDRISS

Sur la plage

Le blondinet avait pas l'air satisfait de sa réponse et commençait à chatouiller sa cravache du bout des doigts, le regard du maure se posa noir sur le blanc bec.

Vas-y, essaie.

Heureux pour lui son chef semble vouloir s'interposer alors qu'Old se fait rembarrer par le sous fifre, et les voila qui lui repose des questions, auxquelles ils auraient déjà les réponses si ils s'étaient donnés la peine d'écouter le "nègre".
Secouant la tête, il s'apprète à répondre encore quand Old se remet à brailler, les ignorant royalement, après tout il avait surement raison, bien plus attrayant l'attendait sur le bateau.

Tournant les talons, Idriss fait quelques pas et chope l'amarre qui lui avait servi à grimper plus tôt, calant ses pieds sur la coque du navire pour commencer son ascension.
Arrivé enfin sur le pont, le maure se retourne vers les faces de craie pour répondre à leurs questions, avant de sauter par dessus la balustrade.

J'l'ai d'jà dit, le bateau c'est le Tir Na Nog, le capitaine Old Nick, s'uis que vous avez envoyé païtre.
Maint'nant j'ai aut'chose à faire.


Sur le pont

Rapidement après avoir clouer le bec des gringalets, Idriss s'avance vers Old et les déesses, saluant la créature rousse d'un léger signe de tête avant de donner une tape dans le dos de son capitaine.

'Lors Old, fait bon voyage, belle compagnie ?
Spèce de r'clure, t'tais où ?

La colère du maure pris le dessus, des semaines qu'il poireautait dans ce bled paumé à se demander quand il reverrait les voiles du Tir Na Nog.

Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:43

XANDRYA

Sur le pont


Sur le plancher du Tir Na Nog, espérant plus que tout rejoindre enfin celui des vaches, la flamboyante observe ce qui se trame aux alentours du navire, le captain à deux sous rapelle son second, bah tiens, manquait plus qu'un laron de plus à gérer.
Ca l'arrangeait elle qu'il occupe les gaillars d'en bas, décidément rien n'allait comme elle voulait, le vieux Nick en rajoute une couche en s'approchant d'elle, à la façon d'un rampant en rut, même si l'envie de rire était forte en le voyant si sure de lui, l'envie de le claquer l'était encore plus.
Heureusement pour lui, l'un contrebalança l'autre, et elle se contenta d'oter la main qui serpentait dangeureusement vers son décolleté.

Nick, Nick, Nick... Je t'ai déjà dit, nous deux c'est impossible, tu me ferais souffrir... Et puis...

Xandrya stoppa net sa tirade ironique et moqueuse, en entendant le maure sauter lourdement sur le pont, un regard noir se figeant sur lui lorsqu'il se mit à rembarrer les officiels.

Mais quel con !!!

La belle rousse le suivit de ses deux armes bleutés jusqu'à ce qu'il arrive à leur hauteur s'adressant au vieux Nick, le prenant à parti, l'envoyant limite chier.
Le sang de Xandrya se mit à bouillir sérieusement et, sur les nerfs, se plaça entre le captain et son second s'adressant directement au maure sur un ton froid.

Dis donc chéri, t'as pas l'impression de foutre un bordel monstre là ???
Tu le connais apparement, tu crois que ce vieil ivrogne serait parti en te plantant là si il avait eu le choix ? Il l'a pas eu !!!
Et ta tirade à ces crétins en bas, ça va pas nous aider.

Poussant, dieu sait comment le musculeux maure, en le faisant reculer d'un pas, elle le fixe droit dans les prunelles, ajoutant sans détour.

Maintenant t'es remonté sur le rafiot, donc t'es dans la même galère que ton chef, armoire à glace ou pas !!!
En gros, tu suis et tu mouftes pas, t'es là, t'as des bras, de la force, ça tombe bien, j'en ai besoin.
Les ordres ici c'est moi !!! T'as un soucis avec ça, tu dégages et tu retournes voir les blondinets.
Compris ???

L'état de nerfs dans lequel était l'impétueuse flamboyante, chef de mission de surcroît, ne laissait rien présager de bon pour qui tenterait de se mettre en travers de son chemin.
Amoindrie ou pas, elle saurait bien faire encore du dégat à quiconque entraverais sa route vers le manoir et vers lui, une seule envie au moment... rentrer !!!
Regardant tour à tour chacun de ceux présent, elle planta une de ses dagues dans le pont dans un excès de rage, et parti vers la cabine rejoindre Aarron.


Dans la cabine


Déboulant comme une furie dans la cabine du Tir Na Nog, Xandrya balaya avec nervosité la pièce, découvrant un linceul digne de ce nom, une vraie momie.
Le suicidaire emballé, vision réjouissante, enfin une, tournant la tête vers Aarron, elle lui lança un sourire comme peu depuis longtemps, si elle avait suivi les conseils des soeurs, elle aurait loué le ciel de l'avoir rencontré à Dieppe.
N'étant pas dans ce cas de figure, elle remercia satan de ce cadeau, et s'avançant vers lui, lui donna un baiser dans un élan de joie de voir au moins un détail qui permettait le départ.

Merci Aarron, vraiment. Si tu t'en sens, porte le dehors, sinon y'a un costaud dehors qui s'en chargera à moins qu'il ne choississe la mauvaise option.
Toi crois moi je vais parler de toi au Maître et pas qu'un peu.

Ressortant de la cabine aussi vite qu'elle y était entrée, elle se saisit de la ballustre qui surplombait le pont et cria à ses zouailles.

On jete des fringues à la chienne et on décarres d'ici, direction... chez nous !!!

Un sourire en direction de Raven, qui devait tout autant qu'elle, se languir de rentrer et de retrouver le manoir et tout ce que ça impliquait, tout ce qui s'y trouvait... Tout "ceux" qui s'y trouvaient....

_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

AURORA

Rire muet à l’adresse de la flamboyante. Si la mercenaire pensait avoir gagné du terrain avec la créature, c’est qu’elle n’avait pas compris à qui elle avait à faire. Aussi, Aurora reste assise. Boit par petites gorgées le rhum dans son godet. S’en ressert une rasade alors que Xandrya fait son laïus de petit chef agacé. Délaisse le verre pour attaquer la liqueur directement au goulot.

Non je crois que tu ne m’as pas comprise « petit chef » ce n’est pas une requête d’otage et j’en ai strictement rien à foutre MOI de l’OST. Si TOI ca ne te dérange pas d’être estropiée à vie parce que tu as une hygiène douteuse, grand bien te fasse mais moi pas.

Sourire amusé. La flamboyante trop rageuse pour l’écouter sort des cuisines avec à sa suite son acolyte. Au moins cela la rassure. La rousse n’est pas une enfant de cœur et encore moins une débutante. Ce gout du meurtre, elle le partage et savoir combien elle doit enrager de devoir laisser la chienne vivante ne peut susciter chez elle un regain d’intérêt.

Elle se décide enfin à les suivre. Descente de plus en plus rapide de l’alcool dans ses veines. Aide passagère. Le feu se répand dans son corps, annihile le mal pour quelques heures. Chimère qui n’empêche pas le poison de la souiller.

Créature qui rattrape les mercenaires. Elle n’a pas changé d’avis. Elle ne cède pas. Elle a besoin de ce bain. La suer acide colle sa peau, empuantit ses chairs, ronge ses muscles. Sans bruit, les rattrape. Reste à une distance pour écouter sans être vu. Assimiler le maximum d’informations avant de s’éclipser à nouveau et cette fois pour une bonne raison… s’occuper de ses blessures. La chienne doit survivre encore un peu et en bon état. Elle connait l’inévitable. Son sort scellé et même si la créature n’ose l’avouer, elle veut partir en beauté.

Pas pressé. Course rapide. Elle doit trouver la pièce d’eau. Sure qu’elle n’a pas servi, la créature pense pouvoir trouver du linge propre. A défaut de pouvoir se plonger dans une eau bouillante, un baril d’eau fraiche fera l’affaire. Un doute. Une crainte. Sait-elle ce qu’elle va découvrir. Profond soupir. Se retrouve à quelques enjambées de la cabine du capitaine. N’était-ce pas là qu’elle était retenue captive ? Se glisser dans la pièce d’à côté et se retrouver dans la salle tant rechercher.

Défaire rapidement son corset. Enlever ses bottes. Faire glisser sa robe. Pressée, garde sur elle la chemise virée jaunâtre. Plonge directement dans le seul fut d’eau propre qui trône dans la pièce. Mâchoire qui se serre. Les bandes collées à même les plaies lentement s’imbibent. Pas ce qu’elle cherchait mais ca fera l’affaire en attendant de prendre un vrai bain.

Bruit de pas, de voix. Celle de la mercenaire. Faire le moins de bruits possible pour ne pas être prise au dépourvue. Sortir une fois la sueur enlevée. Pas le temps de prendre un bout de faire ses ablutions. Se sécher avec ce qui lui tombe sous la main. Et sortir simplement vêtu d’une chemise humide et ses bottes. Tomber nez à nez face à Xandrya. Lui arrache les nippes des mains.

C’est pour moi ?
Petit sourire alors qu’elle les enfile à toute hâte. Bon on y va ?


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

IDRISS

Sur le pont

Pas le temps à Old de répondre que la folle rousse se met en travers de son chemin, lui parlant sur un ton qui ne convenait pas bien au maure, pour qui se prenait-elle à la fin ?
Les mots qui suivirent lui donnèrent la réponse à la question qu'il se posait et vu comme Old n'en menait pas large, il comprit rapidement ce qu'elle entendait la bougresse.
Belle créature, mais vipère venimeuse à coups surs, se méfier d'elle donc, à juste titre car, par miracle, la rouquine reussit à le faire reculer en poussant sur son torse, surement avait-il été pris par la surprise, rare était ceux qui osait s'en prendre à lui.
La "chef" partit en trombe vers la cabine pour y faire dieu sait quoi, Idriss se tourne alors vers son capitaine.

B'sang, c'est quoi c'te tarée que t'as débusqué Old ?
J'espere t'es amusé au moins ?
'fait quoi ? lui obéi ou pas ? toi de dire Old ?

Le vieux capitaine eu à peine le temps de répondre par l'affirmative que la furie de feu ressorti en disant qu'ils allaient partir dès que la "chienne" serait habillée.

Une chienne ? b'sang, c'est passé quoi ici ?

Ne pipant mot, le maure resta stoïque attendant la suite des évènements.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

RAVEN

Raven qui était restée à l’écart tout le temps de l’entretient entre la chienne et la cheftaine lui emboita le pas lorsqu’elle remonta vers le pont et ensuite vers la cabine. Au grand étonnement de la jolie blonde, le gros balèze était de retour. Elle lui sourit momentanément. Elle n’eut pas le temps de lui parler et de le remercier que Xandrya l’attaque. Un sourire amusé se décroche des lèvres de Raven maintenant. Xandrya aurait beau être à l’article de la mort elle ne s’en laisse pas imposer.

L’oiseau regarde la scène qui se joue devant elle. La belle rouquine réussi facilement à déstabilisé le maure. Coup de chance probablement. Elle sonne le départ aussitôt qu’Aurora est ‘’ convenable ‘’. Comme si une femme telle que elle pourrait l’être un jour. Raven n’avait aucunement confiance en elle. Elle la surveillerait de très près et elle n’avait pas intérêt à la chercher.

Xandrya partie les laissant tous là . La blondinette se rapprocha, gardant bonne distance tout de même du capitaine et ses mains baladeuses. L’envie de le tuer s’était estompé mais reviendrait rapidement s’il ne faisait qu’un pas puant dans sa direction. Arrivée devant le maure, elle se présenta et le remercia.

Merci pour la balade à la corde plutôt, je vous en dois une. Mon nom est Raven.

Chose faite, le gratifiant d’une sourire elle repartie vers les chevaux qui bientôt leurs serraient nécessaire.

_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

OLD NICK

La belle rousse ne faisait que l’encourager à attendre, à feindre la réticence. Une fine stratégie que celle là, mais Nick décida de l’adopter aussi. Puis il avait pas trop le choix vu la vitesse avec laquelle elle fondit sur les trois cent livres de barbaque que constituait son second. Et mazette elle était en rage. Elle réussit même à faire vaciller le Maure c’est pas peu dire.

Et du coup ca se mit à piailler et galoper de partout. Y avait du mouvement dans l’air. Le vieux forban cru voir passer le colis ramené de Dieppe. Il la suivit du regard et même fit quelques pas qui lui permirent d’entrap… de se faire interrompre par son second.

Comment lui expliquer sans perdre le semblant de face qui lui restait. Bien que son second, Idriss était devenu au fil du temps son complice, celui à qui il osait se confier. Mais de là à lui raconter qu’il s’était fait enlever comme un nourrisson de nobliau, le bateau en prime. Non !!!

Ecoute mon ami…
La Rousse elle est pour moi
L’autre je pensais aussi la prendre mais j’ai eu une meilleure idée.
On va les accompagner à terre et je te l’offre une fois rendu dans la prochaine ville. On va s’encabaner quelque temps mon vieux. Puis le Tir est pas en forme à ce que je vois. Il a bien besoin de repos.
Donc à mon avis pour notre plus grand plaisir à tous les quatres, on va faire comme si on leur obéissait.
Maintenant si tu veux pas d’elle je comprendrai. Toi et moi on est pas fait pour vivre à terre. Mais là, le voyage m’a un peu secoué. Trop de privations. A peine deux bouteilles par jour… t’imagine ???

La pouliche qu’il avait attribuée à son second, vint d’ailleurs l’aguicher en minaudant.

Nick la regarda en faisant un sourire édenté par une haleine acérée. Un rire bien gras sortit de sa gorge déployée. Il tendit une main vers le fessard de la jeune fille mais se ravisait. Idriss pouvait se montrer très peu partageur quand il s’agissait de jolies filles.

Peu à peu les gens commencèrent à se regrouper. En tout cas le colis semblait aussi pressée que les autres de déquerpir. Etrange bonne femme que celle là.

_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

MALANGUISE

Sur la plage

Le maire a disposé ses hommes autour de l'épave qui gît sur le sable. Le maure l'envoie balader, n'a cure de ses airs hautains et encore moins de sa troupe.
Malanguise regarde alentours , lève les yeux sur le pont d'où l'on entend du raffut , des cris par moment , un ivrogne qui beugle.
le maure en profite pour remonter sur le rafiot, lestement malgré une carcasse qui rivaliserait fort bien avec celle de Brise .
Brise ..
Elle se retourne
la nonne est penchée vers lui , lui chuchote quelque chose
beaucoup trop près
........
Ca gueule là haut , mais elle ne voit plus que Cassandre

Dis donc la nonne , tu veux peut etre aussi qu'il te roule une galoche ?
compte là dessus ......je t'ai raté une fois ..

Elle la repousse violemment d'une main ferme , l'autre posée sur la poignée de sa dague

Je te jure que la prochaine fois que je te vois à moins d'une coudée de lui ,je te trucide même si je dois finir en enfer avec toi. Et toute ..infirmière.... que tu es soi disant , tu n'auras pas assez de tes deux mains pour ramasser tes tripes

Puis elle se tourne vers Brise , croise son regard
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:44

AARRON

Le suicidaire emballé comme une momie, pas que peu fier de ce qu'il avait fait. Au moins, il resterait tranquille celui là. Il relève la tête quand la belle flamboyante revient dans la cabine. Elle semble heureuse de ce que le grec vient de faire. Elle l'embrasse même. Ses yeux s'écarquillent, son visage vire au rouge. Il est tout gêné, bien qu'heureux d'avoir aider. Il soupire lourdement, reprend ensuite ses esprits quand elle lui demande si elle peut le porter. Il reprend vite ses couleurs, puis regarde la momie devant lui.

L'es lourd... Seul peux pas...

Juste quelques mots, suffisamment pour qu'elle le comprenne. Il est pas si fort que cela quand même. Mais il se décale un peu, observe à l'extérieur quand il voit le maure dont elle parle. Il ouvre de grand yeux. C'est qu'il est baraquer celui là.

Lui.
Pointe du doigt en même temps vers le maure. Soulève... sans soucis...

Il hausse un sourcil, puis s'approche du maure et lui fait un signe de venir.

Hey!! Viens!!

Il lui montre la momie dans la cabine et lui fait comprendre qu'il faut le porter.

Dois le porter... Y arrive pas seul...

Il observe ensuite la flamboyante et lui dit.

Sur un... hum... cheval?

Il incline sa tête sur le côté, interrogateur et attend sa réponse.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

IDRISS

Occupé à écouter les élucubrations d'Old, le maure écoute bien plus la jolie blonde que le vieil ivrogne, inclinant la tête pour indiquer qu'il a bien compris son nom.

Idriss

La grosse voix puissante n'ajoute rien de plus avant de se tourner vers Old pour lui murmurer qu'il a compris et agirait dans ce sens.
Justement les premiers "ordres" se pointent, on l'appelle vers la cabine, un homme qu'il avait pas encore vu, z'étaient combien sur le Tir Na Nog au final ?
Déplaçant sa carcasse en jetant un regard à Raven, qu'Old avait la "bonté" de lui laisser en pature, il monte les escaliers jusqu'à la cabine et regarde ce que lui veux le brun.
Un petit sourire se dessine laissant le contraste de la blancheur de ses dents avec sa peau apparaître, alors qu'un léger rire bien rauque sort de sa bouche.

T'quietes dont pas, pas b'soin d'ête deux mon gars

Attrapant la momie, bien chaude pour un mort d'ailleurs, il la balance sur son épaule comme s'il s'était agi d'un simple ballot de paille.
Entendant les mots de l'homme à l'accent d'ailleurs, il s'adresse à la vipère rousse.

Pas b'soin de canasson, y'a mon épaule, après ca d'pend de jusqu'où tu va ?

_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

XANDRYA

A travers le Tir Na Nog...

Quelques pas vers la pièce voisine de la cabine, la chienne y est découverte complètement trempée, le regard bleuté lance des éclairs alors que la garce lui arrache les vétements trouvés d'un geste brusque de la main.

Saloperie... Si seulement tu devais pas rester en vie, je te...

Un léger râle d'agacement sorti de sa gorge, laissant l'autre catin du Morlhon avec sa question perfide sur le bout de sa langue fourchue.

Sappe toi et on décarres, magne.

Elle avait eu son bain et ses vetements, elle allait peut-être leur foutre la paix maintenant, pendant ce temps Aarron s'était déjà débrouillé du suicidaire avec l'aide du maure et les attendaient sur le pont.
Pas même le temps de répondre au beau grec que la grosse voix du dénommé "Dryss" si elle avait bien entendu le vieux Nick, s'eleve pour répondre.
Fronçant les sourcils, Xandrya détourne la tête un instant pour apercevoir Aurora qui se pointait enfin, tout le monde était réuni, y'avait pu qu'à.

Euh jusqu'où on va ? Vous comptez être du voyage ?

La flamboyante resta songeuse un moment, réfléchissant à la suite des événements, une chef avec le pied dans le sac, un oiseau avec le bras dans le sac, un ivrogne, une peste blessée aussi, la momie... restait qu'Aarron et le maure de valide en réalité, ça faisait léger mais c'était jouable, elle devait donc les embarquer le captain et son second.

Remarque oui, j'ai comme qui dirait une dette à honorer avec le vieux Nick
un clin d'oeil charmeur au vieux saoulard, il ne lui en fallait pas plus.

Se rapprochant de Raven, elle se mit à faire les comptes après avoir sifflé son faucon qui descendit rapidement sur son épaule, décidément faudrait qu'elle remercie Angel, bien trouver le piaf.

Bon je résume, on a à disposition quatre chevaux, le mien et celui de Rav, plus deux à vous que j'ai vu en cale, maintenant on est sept, va falloir gérer ça au mieux.

Se tournant vers le mastodonte noir, elle fit une grimace et s'adressa à lui.

Bon toi déjà, un tout seul, ou alors accompagné d'un poids plume.
Bon je répartis que ça plaise ou pas c'est pareil, voilà les "équipes".
Dryss, tout seul.
Rav avec Nick... euh non... tu prend la momie Rav.
Aarron avec Nick
Aurora avec moi.
On changera en cours de route de façon, rien de définitif.

Aucune protestation n'eut l'air de s'élever parmi les rangs, attrapant Nyx par la bride, elle la fit descendre par la cale, vu que la passerelle n'était pas praticable, ils profiteraient de la voie d'eau sur le flanc opposé à l'Ost pour pouvoir sortir tranquillement.

Sur la terre ferme



Quelques péripéties et acrobaties plus tard, les quatres chevaux étaient sur le sable, les besaces et fontes bien remplies, les cavaliers prêts à grimper sur leurs montures.
Organisation, débrouillardise, tous finirent enfin par se trouver en selle, même le saoulard, surement aidé par le grec, la chienne crochée à ses hanches, Vicious en bagage, ce qui n'aiderait surement pas ses blessures mais tant pis pour lui.
Bref tout le monde était fin prêt pour le départ, avançant sur le devant de la troupe, elle donna ses dernières instructions.

Bon tout le monde a capté, retour d'avoir été chercher le corps d'un "ami" qu'on ramène au pays.
On essaie de pas faire de vague autant que possible, et si on se trouvait séparé, prochaine étape, La chair et Le sang à Cahors.
Compris pour tous ? Parfait alors on y va !!!

Profonde inspiration, Xandrya talonne sa jument du pied gauche, évitant de se servir du droit, Nyx étant suffisament rodée pour comprendre fort heureusement.
Le petit groupe sort de derrière le bateau allant en direction des habitants de la Teste Bush sans animosité visible, espérant pouvoir partir sans avoir à se battre.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

RAVEN

Raven avait entendu et retenu le nom de son escaladeur baraqué. Elle partie ensuite vers les chevaux. Celui de Xand avait légèrement la tête chambralente mais devrait tenir la route jusqu’au Languedoc sensiblement. Elle jeta un coup d’œil dans la direction du capitaine et d’Idriss qui bavardaient. Ce dernier la regarda un bref moment également. Un faible sourire sur les lèvres de l’ange blond. Elle rebaissa la tête et alla plutôt examiner son cheval qui lui semblait en pleine forme heureusement. Elle décida de charger le sien plus que celui de la cheftaine, voulant lui laisser une chance d’être moins secouée, pauvre bête.

Xandrya donna ses ordres, ils étaient tous prêt à partir. Apparemment le capitaine et son second les accompagneraient. Pour le deuxième aucun problème mais pour le premier, elle s’en serait bien passée. L’un n’allait pas sans l’autre cependant pour son plus grand désarrois. La sirène rousse dicta qui devrait accompagner qui. Son cœur faillit éclater lorsqu’elle entendit le nom de Nick avec le sien. Une paire d’yeux suppliant vers son amie. Elle s’était ravisée et lui donnait la momie. Un soulagement. Valait mieux un meurtrier suicidaire et pathétique que ce crétin de capitaine maboule.

Ils firent descendre les chevaux. Même la chienne semblait coopérer. Raven suivrait Xandrya pour éviter qu’Aurora décide de s’en prendre à elle. Elle ne lui en laisserait pas la chance. Toute cette mésaventure que part sa faute. Sans elle, l’oiseau n’aurait pas eu à quitter le manoir, elle serait dans sa chambre, dans son lit douillet, propre, qui sait surement blotti dans ses bras. C’était loin d’être le cas et tout cela pour cette garce. Elle avait plutôt intérêt à se tenir tranquille parce que elle commençait à en avoir plus que sa claque de jouer les gentilles et pour Aurora, elle n’avait aucune raison de l’être au contraire.

Ils montèrent sur leurs montures et se dirigèrent vers les habitants qui s’étaient rassemblés là devant le bateau. L’oiseau espérait que très bientôt ils en auraient finis et sans embrouille. Il était temps de rentrer chez soi.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

CASSANDRE

Cassandre tentait de se rétablir tant bien que mal sous la poussée de la "folle". Décidément celle là, à part vouloir la tuer et lui planter sa dague dans le ventre, elle n'avait d'autre but.

L'ancienne nonne soupira, un regard peiné vers Brise, avant de reporter son attention vers le bateau et son "équipage" qui arrivait. La jeune femme ne put réprimer un frisson en voyant le triste cortège. Quelque chose en eux ne lui inspirait guère confiance.

Mais en qui avait-elle confiance ?

Enfermée dans un couvent à 8 ans, sortie par un cousin lubrique, enlevée par Guillaume et sa bande, elle devait apprendre à croire dans les hommes si elle ne voulait pas finir en vieille fille aigrie.

Cassandre redressa alors la tête, geste de bravade envers Malanguise, dépassa les soldats de Haldir avant de s'avancer vers les nouveaux arrivants et d'oser :

"Je suis Dame Cassandre, ancienne nonne infirmière. Je me suis proposée de vous aider si vous aviez des blessés..."

A les voir, elle était sure que tous n'étaient pas en pleine forme et même s'ils l'effrayaient, Aristote prônait le pardon des pêchés et l'aide de l'autre. Si elle la nonne ne tendait une main secourable, qui le ferait ?
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:45

ENORED

Elle avait tout observé de loin, le bateau qui arrivait, ce qui semblait ressembler à une fausse manœuvre puis le débarquement des plus étranges qu'il soit...

Assise sur un rocher, Enored se remémorait toutes les aventures qu'elle avait eues avec ses frères sur leur bateau... jusqu'au jour où leur repaire avait été découvert.

Les marins arrivaient vers l'accueil que leur faisait les gens de la Teste : soldats en tête ... quel accueil mais peut être avaient ils raison de se méfier.

D'autant plus que ... non c'était impossible elle ne pouvait connaître ces gens. Pourtant un doute assaillait la jeune femme, doute suffisamment fort pour qu'elle dissimule ses cheveux et son visage sous sa capuche.

Elle quitta son rocher et d'un pas léger rejoignit le comité d'accueil...


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

MALANGUISE

Quelques hénissements, le bois qui grince , les hommes du maire qui saisissent leurs armes, des regards qui convergent et Cassandre qui bombe le torse et s'égosille pour prêcher la bonne parole .
Soudain, un drôle de cortège qui apparait comme sorti d'un cauchemar . Malanguise garde la main posée , prête a dégainer .
Ils sont montés par couple sur 4 chevaux , chargés comme des mules et n'ont rien de fantôme .
Malanguise souffle intérieurement , c'est pas qu'elle ai vraiment cru aux fantômes , mais bon ....si l'on en croit les légendes , et les buchers si souvent érigés ...sorcières ou fantômes ça doit se ressembler .
Et puis c'est l'instinct qui parle et la pousse à se tenir prête dès que ça sent le roussi .
Le maure est dans le lot ,
deux femmes dont l'une grimaçante, sur la même monture .
Une autre porte un étrange et volumineux paquetage .
ca fait suffisememt de donzelles pour que les testerins aient le dessus sans trop de problème si jamais les arrivants cherchent des noises .
Malanguise étouffe un rire en entendant la nonne proposer ses services d'infirmière et lance en s 'approchant à son tour

Hola voyageurs, je serai vous , me méfierai des bons soins de la pucelle si vous avez des gaillards abimés , tout ce qu'elle sait faire, c'est joindre les mains et pleurnicher .

Mais le bon sens reprends le dessus et l'air beaucoup moins rigolard, elle ajoute :

heueuu y avait des malades à bord de vot' rafiot ?

se penche vers Cassandre et chuchote en dévisageant les étrangers

dis donc nonette , t'as vraiment été infirmière toi ? tu leur trouve pas des airs un peu pâlichons ? z'aurait pas le scorbut des fois ? ...ou la peste ? tu sais les connaitre ces maladies, toi ?


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

AARRON

Les ordres sont donnés, le grand baraqué transporte la momie sur son dos. Tous s'avancent vers les chevaux. Aarron grimpe sur celui que la belle flamboyante lui a désigné, il va devoir monter avec le capitaine du rafiot. Une fois sur son cheval, il aide le polchtron pour qu'il monte derrière lui.

Voilà le groupe qui s'avance sur la plage. Aarron observe les gens devant lui, certains semblent curieux, d'autre sur le pied de guerre. Mais il reste bien calme. Le capitaine derrière lui sent la vinasse, s'en est presque écœurant. Pourtant il ne dit rien et puis qu'est-ce qu'il pourrait bien dire d'ailleurs? Qu'il pue? Il doit le savoir ça.

La troupe avance lentement, la flamboyante devant avec la chienne. L'oiseau avec la momie non loin derrière. Le Maure sur un cheval tout seul. Vu sa carrure c'était presque obligé qu'il soit tout seul. Une jeune femme s'avance vers le groupe, elle émet quelques mots, mais le grec ne les comprend pas tous. Il hausse un sourcil, qu'est ce qu'elle raconte? Au moins, certains de la troupe parle plus lentement pour lui. Une autre jeune femme s'avance à son tour, parle aussi vite que sa voisine. Il hausse lentement un sourcil. Finalement, la flamboyante arriva bien à s'expliquer avec eux. Aarron les observe sans trop d'insistance. Le temps est long, s'ils pouvaient reprendre leur route assez vite, ce serait pas plus mal.

_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

BRISENUQUE

Maly qui repousse violemment la none, lui promettant les pires maux si elle s'approche à nouveau.
Puis elle croise son regard, il lui sourit simplement , elle sait pourtant que son coeur lui est acquis, mais ne peut s'empêcher ........
Il effleure sa main, quand un drôle de cortège commence à descendre du bateau.
Pas de simples marins il en est sur, des têtes pas bien recommandables même et qui trimballent quelques chose de louche, le grand costaud porte sur son épaule ce qui ressemble bigrement à un macabé.

Il approche des deux femmes qui sont désormais sur le chemin de la troupe.
Les hommes du nobliau observent sans broncher attendant les ordres de leur chef visiblement.

Tout bas pour ne pas être entendu du groupe qui approche.

Les filles je vous fiche mon billet que ceux là ne sont pas plus simples marin que moi je suis chanoine.
Restez sur vos gardes, en plus ils trimballent un macabé, qui doit pas être bien frais.

Restant sur ses gardes il avancent devant les deux femmes au cas ou les cavaliers se mettraient subitement à charger.

Venez d'où avec un mort comme cela, vous allez répandre la charogne partout à le trimbaler ainsi.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

XANDRYA

Sur la plage...

Les sabots des chevaux foulaient le sable, traçant un sillon profond sur leur passage, Xandrya en tête, le cortège, se voulant funéraire, avançait vers les habitants du coin qui avaient l'air bien trop intéressé par leur arrivée.
Deux femmes blondes s'avancèrent vers eux, la première se disant infirmière, nonne de surcroît, tout pour lui plaire à la flamboyante, une nonne rien de mieux pour lui remémorer les années passées au couvent avant qu'elle arrive à s'en carapater.
La seconde avait un style bien différent et un parlé bien plus proche de celui de la rouquine, la blonde aux lèvres rouges n'avaient pas l'air d'apprécier la bigotte.

Les questions et autres balivernes des deux blondasses la faisait sourire, mais il fallait qu'elle reste sérieuse, c'était pas le moment de les mettre en boule.
Aimablement et calmement, Xandrya se tourne vers elles et prenant un ton douceureux qui lui était peu familier s'adresse à elles.

Merci de la proposition mais dans l'ensemble tout le monde ne se porte pas si mal.
Exception faite de notre ami que nous ramenons dans sa dernière demeure.
Ceci dit c'est fort aimable à vous.

A peine eut-elle fini de répondre aux donzelles qu'un homme, plutôt bien fait de sa personne, s'approcha d'eux se mettant à chuchotter aux peronnelles.
La flamboyante hausse le sourcil, elle n'avait jamais aimé les messes basses, c'était pas aujourd'hui que ça allait commencer, et en prime il se permet de lui parler, de la questionner avec un certain dédain.
Un sourire étrange se pointe sur les lèvres de Xandrya qui fait avancer Nyx de quelques foulées.

J'ai jamais pu supporter les messes basses, j'ignorais qu'on était à confesse, même si y'a une nonne dans le lot.
Quand à notre "ami", l'es mort certes, quand à la charogne, je suis pas médecin.
Mais si vous voulez on ouvre la momie et on vérifie ? ou mieux suffirait de nous laisser passer, le problème serait réglé.

Décidant de passer outre le trio infernal, elle fit signe au groupe de repartir, tallonant sa jument en grimaçant, Aurora se tenant comme convenu tranquille.
Restait à passer les troupes de l'OST, tout et autant que le trio infernal ne moufte pas, le regard de la rouquine fut attiré par une jeune femme qui s'avançait vers la plage depuis les rochers, étrangement silencieuse et emmitouflée...


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

OLD NICK

Ca y était, tout le monde au grand complet était fin prêt à descendre à terre. La Roussaude plus que tout autre. Et bien entendu c’était elle qui prenait, comme en Normandie, la direction du débarquement. Elle formait les équipages parce qu’ils n’avaient pas de chevaux en suffisance. Nick avait bien une sirène mais il devait encore un peu attendre avant de la chevaucher. Et pardi que cette attente était délectable.

Donc en toute logique il irait avec sa belle, elle tiendrait surement les rennes, et il se collerait à elle, et ses formes voluptueuses s’accoleraient à merveille à son bassin trépidant, et il l’entourerait de ses bras virils et… et m erde… Il se coltinait le toubib… Tout de suite moins voluptueux pour le coup. Faisant contre mauvaise fortune bon hauts le cœur il tendit la main vers l’homme qu’il ne comprenait pas toujours et qui le hissa sur la monture. Nick espérait de tout son cœur que l’homme ne soit pas de la jaquette, sinon leur chevauchée serait vite un enfer. Et avec cette bande de mécréant, il s’attendait à tout.

Il dut cependant s’agripper à son compagnon d’équipée pour la sortie chaotique du bateau. Les dégâts étaient importants au point que Nick finit par fermer les yeux pour ne pas en voir l’étendue. Mauvaise idée s’il en était. Son estomac se mit à danser la carmagnole bien avant l’heure et il fut à deux doigts de copieusement remplir le col de son acolyte. Heureusement l’air frais venant du large le revigora et c’est la tête haute qu’il arriva sur la plage.

La Roussaude fit bien une tentative d’amabilité mais le naturel revint bien vite au galop quand un homme osa adresser la parole à sa seigneurie. Celle là avait intérêt à tenir ses promesses parce que sinon, elle verrait ce que c’est de se jouer d’Old’Nick le Magnifique.

Le comité d’accueil, charmant au demeurant fut vite évincé, la proposition de soins evoyée paître sans sourciller. C’est alors qu’une idée lumineuse traversa le neurone assoiffé du capitaine. Lorsqu’il fut à la hauteur de l’infirmière il l’apostropha le plus discrètement possible.

Nos blessures ne sont pas graves c’est vrai, mais on a plus de désinfectant. On aurait besoin de ce qu’il y a de plus fort, genre calva normand, une grande bouteille. Faudrait pas que tout ça s’infecte non ?

Le peu de pas qu’avait déjà fait le cheval avaient provoqué quelque remue ménage dans les tripes du capitaine qui eut toutes les peines du monde de réfréner un rot qui aurait été assez malvenu maintenant qu’il n’était plus seul maître à bord.
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:45

ENORED

Comme elle s'approchait de l'attroupement sur la plage, Enored se rendit compte que contrairement à son intention, elle avait attiré le regard de la femme rousse qui semblait les guider le groupe de pirates.
Pour l'avoir été suffisamment longtemps, l'Irlandaise savait les reconnaitre. Elle soupira, ici elle était une guerrière et rien d'autre. Son passé allait la rattraper, à moins qu'il soit trop saoul pour la reconnaitre !

Mais était ce bien lui ? Il avait bien changé depuis cette soirée sur les pontons de ... où était ce déjà ? Enored était incapable de s'en souvenir.
Qu'est ce que cet Irlandais faisait si loin de chez lui et depuis quand était il entré dans la piraterie ? Cela ne lui ressemblait pas ... où alors se trompait-elle ?

Pourtant à la façon dont ils étaient pressés de repartir... non il n'y avait pas d'erreur possible.
Perdue dans ses pensées, Enored ne sentit pas la bourrasque de vent et ne put retenir sa capuche à temps, dévoilant ainsi son visage, ses longs cheveux roux.

Elle soutint le regard de la rouquine qui la dévisageait, elles n'étaient plus très loin l'une de l'autre. Mais Enored trouva inutile de prononcer une seule parole pour le moment.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

IDRISS

Tout le monde avait suivi la vipère rousse, elle avait l'air de savoir mener sa barque et pour le coup, il avait eu le droit à un cheval pour lui seul, comme quoi sa carrure avait bien des avantages.
Suivant le petit groupe, il se tenait pas bien loin de la jolie blondinette, elle lui plaisait bien la mignonette, faire mieux connaissance était une éventualité bien agréable à son esprit.
Apostrophage par les otoctones locaux, calme et diplomatie de la part de la vipère rousse, comme quoi elle savait aussi ne pas mordre ou aboyer pour se faire entendre, elle zappe rapidement les deux femmes et l'homme continuant sa route.

Raven, si l'macabé l'es trop génant, j'le prend, où j'te prend sur le cheval et on'l'laisse sur ton cheval.
Elle d'ra rien la rouquine, 'fin c'toi qu'vois.

Peut-être aurait-il la douce chaleur de l'oiseau contre lui pour le reste du voyage, ça lui aurait bien plus après tout, le peu qu'il en avait gouté pendant l'ascension de la coque était bien délectable.
Idriss secoua la tête pour sortir des pensées salaces qui n'avaient rien à y faire à l'instant précis.

De cette action, il tomba sur le visage d'une jeune femme sans être sure de ce qu'il croyait, cherchant une confirmation vers Old qui n'avait rien aperçu à priori.
Lorsque le vent souleva la capeline de la jeune femme, il eut confirmation de ses doutes en apercevant les cheveux de feu et le regard de la jeunette.
Tirant sur la bride de son cheval, il se rapproche d'Old pour lui indiquer la jeune rousse avec le groupe de réception de la Teste de Bush.

Old, r'ga'de qui est là ? 'serait ti pas la gamine d'ton pays ? M'semb'e ben qu'oui... l'pirate en j'pons.

Chopant le visage d'Old pour le tourner en direction de la jeune irlandaise, il finit par le saisir par le colbac pour l'assoier devant lui sur son canasson.

T'vu ou quoi ?

Déjà d'un pas lent, Idriss dirigeait sa bête vers la donzelle à la tignasse rouge.

_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

BRISENUQUE

C'est la rousse qui répond à sa question, les hommes semblant la laisser s'exprimer pour le groupe.
Les quelques mots qu'il a adressé au groupe semble la contrarier, agacement qu'elle dissimule rapidement sous un sourire mi figue mi raisin.
La réponse est un peu cinglante, ce qui ne fait que confirmer que ceux là ne sont pas ce qu'ils prétendent être.

Elle fait avancer son cheval pour les dépasser. En quelques pas il se met en travers , saisissant la bride.
Il prend un ton calme pour répondre à la donzelle.

Ma belle pour ce qui concerne confesse je peut t'assurer que nous n'y sommes pas.
Pour ton ami mort , je préférerais que l'on sache de quoi il en retourne, on a pas envie que vous refiliez une maladie quelconque à tout le coin.
Cassandre est infirmière, laisse là regarder le corps, si il n'y a pas de danger vous pourrez continuer.

Rapide coup d'oeil derrière lui vers Maly et la none, pour s'assurer qu'elles ont compris à qui ils avaient à faire.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

ENORED

Idriss a écrit:"Old, r'ga'de qui est là ? 'serait ti pas la gamine d'ton pays ? M'semb'e ben qu'oui... l'pirate en j'pons. "

La rouquine détourna son regard de la femme à cheval en entendant cette phrase. Le Maure ! il est là aussi! sauve toi ma grande !La situation devenait délicate. Un rapide coup d'oeil en arrière, Enored sut qu'elle pourrait peut-être s'en sortir en passant par les rochers d'où elle venait.

Un regard vers l'Ost... non jamais elle ne se protègerait derrière des soldats! Trop mauvais souvenirs de ces gens là ! Très vite la jeune femme retrouva son instinct pirate : fuir quand l'ennemi était bien trop dangereux. Mais elle était à pied et eux à cheval.
Son cheval ... pourquoi n'était elle pas venue à cheval?

Un regard vers les villageois ... aucun n'avait fait attention à elle en dehors des quelques commères qui avaient pour habitude de la traiter de sorcière. Ils ne la protègeraient pas ... et dire que je pensais être à l'abri ici ... amère désillusion.

Enored tourna les talons, déjà elle entendait Old'Nick réagir, s'il reprenait ses esprits, elle n'en donnait pas cher de sa peau. D'un air qu'elle voulait détendu, l'ancienne pirate quitta la plage...


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

XANDRYA

Le maure et le vieux schnock s'agite en apercevant la petite rouquine qui l'intrigue, Driss attrapant même le vieux Nick pour le prendre avec lui, le regard de la flamboyante observe et se durcit.

Mais qu'est-ce qu'ils fichent ces deux là ?

Attention vite détournée par l'homme du trio infernal qui se précipite sur la bride de Nyx, la saisissant au vol pour stopper sa monture, la tête de Xandrya se tourne violemment vers l'inconscient, son regard bleuté le fixant avec des éclairs qui le foudroieraient sur place s'ils n'étaient pas qu'une image.
Dégageant d'un revers de main les cheveux revenus s'abattre sur son visage, la flamboyante tire fortement sur la lanière de cuir pour la dégager de l'emprise du moustachu.

Dis donc joli coeur, tu crois quand même pas que je vais profaner le linceul de mon ami pour tes beaux yeux ?
Laisse nous partir et nulle maladie ne viendra s'installer dans ta petite bourgade, tu risque bien plus grave en insistant de la sorte, crois moi.

Le spadassin noir se retient de lui envoyer son pied au visage, chance pour lui, il se tient du coté droit sinon la retenue n'aurait pas été aussi conséquente.
Aurora commence à se raidir, la flamboyante lui lance un léger coup de coude dans le flanc gauche, histoire qu'elle reste tranquille.
L'impétueuse rousse observe un court instant les deux femmes blondes, avant de jeter un regard à Rav et Aarron, qu'ils se rapprochent au cas où, le joli coeur n'avait pas l'air de vouloir lacher l'affaire mais il était hors de question d'ouvrir la momie.
Un mort qui respire ça fait désordre...
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:46

AARRON

Son canasson se fait plus léger d'un coup, l'odeur nauséabonde s'évapore. Le vieux capitaine est tirer et assis sur le cheval du Maure. Tant mieux pour le coup. Mais devant c'est pas réjouissant, un homme retient la flamboyante, Aarron s'avance alors, doucement pour ne pas attirer l'attention. Il écoute attentivement. Il tente de tout bien comprendre. Xandrya parle, il comprend donc ce qu'il se passe. Aarron se place vers l'oiseau. Puis désigne la femme qui semble être infirmière. Il prend lui la parole.

Infi'imière?... moi médecin... lui mort, malade, pas.
En pointant le corps de la momie.

Il s'arrête un instant, son regard se fait assez doux, bien qu'exaspérer.

Volonté du mo't... ente'é chez lui!! Trop demander??

Le ton de sa voix se fait cette fois plus ferme.

Vous...
en pointant le bout du menton vers l'homme. Dou'nier? Poli'ier? Non? Laisse' nous aller...

Il fait un signe de la tête à Xandrya. Il espère que cette fois, il comprendra et ne se mettra plus en travers de leur chemin.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

RAVEN

Raven suivait de près la rouquine. Pour le moment tout ce ne passait pas trop mal. Une femme tout aussi blonde qu’elle se déclara médecin et une autre un peu égocentrique ne mâchant pas ses mots. Xandrya a tôt fait de les saluer mais de passer son chemin. Un autre venu, assez beau pour un paysan ordinaire attire l’attention. L’oiseau est déconcentré par Idriss qui lui offre de prendre son paquet qui obstrue sa monture ou encore de la prendre avec lui. Elle lui sourit, ses yeux gris luisant lorsqu’ils rencontrent les siens.

Merci Idriss, pour le moment ça va, mais je prends bonne note de ta proposition.

Il secoue la tête et Raven l’observe essayant de savoir en son regard perçant à quoi il pense mais sans grand résultat. Idriss est rapidement alarmé par autre chose. Elle le suit du regard, toujours talonnant sa cheftaine. Il rejoint le capitaine. Elle espère ne pas l’avoir froissé. Elle hausse les épaules. Elle passe proche de rentrer dans le cheval devant elle. Xandrya s’est arrêté. Pourquoi ? Elle penche la tête sur le coté pour mieux voir devant elle. Les brides du cheval de la rouquine sont maintenues par le beau paysan. Des problèmes à survenir. Raven ne perd pas de temps et part sur la gauche et Aarron qui à remarquer le stratagème aussi part l’encercler par l’autre coté. Xandrya déjà sur le qui-vive. La chienne derrière elle se prend un coup discret qui ne manque pas au regard de la blonde. Le beau dieu grec tente de calmer la curiosité de l’homme. Le ton qu’il emploi cependant est rude. A son tour de tenter quelque chose.

La blonde descend de son cheval un instant. La douceur dans son âme, le ton doucereux de sa voir aura peut-être raison de lui. Si cela ne fonctionne pas, elle sera prête à le tuer. Rien ni personne ne la retiendra d’avantage. Elle pose sa main sur celle de l’homme et plonge ses yeux dans les siens.

Pardonnez mes amis messire, simplement cet homme qui est mort est mon fiancé. Ceux qui m’accompagne son des amis très chers à mon cœur. La douleur qui subsiste aujourd’hui est déjà assez lourde en moi sans en rajouter. Nous avons beaucoup voyagés et nous sommes un peu épuisés. Nous sommes tous un peu à cran, excusez nous.Si vous permettez, nous sommes prêts à aller lui rendre un dernier hommage. Je suis sure que vous comprendrez ce que c’est si vous avez déjà été amoureux….

Ses yeux le supplient. Elle ne veut lui faire aucun mal. Elle a joué la carte de la sympathie. Son mensonge est honteux mais n’importe quoi pour arriver à ses fins. C’est le moment de vérité. Les laissera t’ils continuer leur route, où il mourra de sa main qui subtilement, sans que le jeune le voit, glisse à sa ceinture. Elle est prête à sortir une dague et lui trancher la gorge. Heureusement il est concentré sur ses yeux comédiens qui sont empilent de fausses bués de larmes.

_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

BRISENUQUE

Bien vite son regard revient vers la rouquine, une impression étrange, un autre lieu , il y a déjà un moment, d'autres femmes, mais les mêmes types de comportement.
Celles de son souvenir servaient un mouvement appelé Libertad, mais étaient belles et dangereuses , comme celle qu'il a face à lui.

Il affermit sa prise sur la bride, usant de sa puissance pour contrôler le cheval.
Il ne quitte le regard de la femme sachant que s'il doit s'y passer quelque chose , c'est là qu'il lira l'attaque.
Il sait sans avoir besoin de vérifier que derrière lui Malanguise est maintenant sur le qui vive.

Un homme s'adresse à lui mais son accent étranger rend ses propos incompréhensibles.

Il s'attend à une réaction de la rouquine,quand une jeune femme blonde approche sa monture, en descend et vient avec douceur poser sa main sur son bras.

Ses mots sont calmes et posés, la voix emprunte de tristesse et quémande presque de la compréhension.
Il serait prêt à la croire si ce n"était ce mouvement de la main qui se dirige lentement vers.....................certainement son arme.

Vieux réflexes de mercenaire, il jauge la situation. Ils sont plus nombreux qu'eux et les miliciens assez loin, il ne sait même pas s'il peut compter sur ceux là.
Cela peut vite mal tourner, il n'est armé que de son couteau de chasse, la grande hache à double tranchant étant resté à leur cabane.
Gagner du temps pour tenter d'en savoir plus et peut être laisser réagir ces bourricots de miliciens.

L'amour ma belle, je comprends ton désarroi en effet, mais comprend également notre inquiétude.
Je cherche simplement aussi à protéger celle et ceux qui me sont cher.
Un corps qui a voyagé ainsi, peut parfaitement devenir un réel danger.
C'est également vrai pour vous d'ailleurs.

Ses yeux quittent ceux de la rouquine pour venir fixer ceux de la blonde, il change de main pour tenir les rênes, se mettant ainsi à l'abri d'une éventuelle attaque de la cavalière. Ainsi il pourra également prendre son couteau de chasse de la bonne main.

Si tu laisse notre infirmière l'examiner ce sera un bien pour tous je crois.

Mentalement il peste contre la lenteur de cette triple buse de nobliau qui ne semble rien comprendre à l'histoire.


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

RAVEN

Raven est calme et douce. Sa main délaisse son bras lorsqu’il prend l’autre pour maintenir les rênes du cheval. Xandrya va bien finir par perdre son calme d’une minute à l’autre. Elle connait bien celle qui dirige maintenant. Il semble aux aguets. La bonde angélique du moment comprend très bien son erreur. Sa main, elle croyait qu’il ne l’avait pas vu, trop concentrée sur elle. Il devait avoir des yeux qui louchent ou un sixième sens. Elle réfléchit rapidement et dévia sa main vers sa poche. Elle en ressortie un mouchoir fin brodé. Elle alla essuyer ses yeux lentement.

Je comprends messire que vous tenez à ce que votre ville ne soit pas en danger. Je respect cela. Notre médecin, que vous voyez ici, l’a déjà examiné, il n’est pas malade. Porteur d'aucune maladie . Il s’est simplement noyé dans sa tristesse. Et c’est ce qui m’arrivera possiblement…

Son corps tremblait, elle rageait de devoir s’extirper en explication. Il ne pourrait pas les laisser partir tout simplement ? Mais non, depuis le début fallait qu’ils tombent sur ce genre de personne, difficile à gérer.

Vous ne courrez aucun risque mise à part de faire faire des cauchemars aux jeunes femmes qui vous accompagnent en les laissant l’approcher.

Cette phrase allait à double sens naturellement. Elle en ferait elle-même des cauchemars de devoir se coltiner tout les jours à Vicious.

Permettez nous simplement de regagner notre demeure, c’est tout ce que je vous demande. N’est ce pas là un signe de respect pour un défunt et pour moi ?


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

CASSANDRE

Cassandre blanchit en entendant les idées de "la folle", puis se penchant vers Malanguise :

"Si c'est la peste, je ne connais les symptômes que par ouï-dire, on en réchappe guère. Ils pourraient bien nous ramener une sale maladie ..."

L'ancienne nonne, dont l'instinct de conservation commençait à se développer, songeait plus à regagner le village en surveillant la troupe de la colline pour s'assurer qu'il ne passe pas chez eux et les laisser aller vois ailleurs ce qu'ils voulaient.

Mais déjà Brise parlait, exigeait qu'elle vit le cadavre ...

Et s'il était mort d'une maladie qu'elle pouvait attraper ...

"Brise nous devrions peut être, faire confiance en ces ... gens."

Cassandre fit deux pas en arrière, remontant légèrement la plage vers les miliciens. Elle ne voulait pas laisser la vie dans cette triste aventure, elle avait encore la blessure de Malanguise au ventre pour lui rappeler la cruauté des hommes.

Tout bas, elle commença à murmurer :

"Protégez nous Seigneur ..."


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________

MALANGUISE

Brise s'est avancé , il reste calme mais saisit d'une main ferme la bride du cheval de la cavalière à la chevelure flamboyante .
Elle regarde de loin l'échange , la femme a l'air énervée , alors Malanguise se rapproche à son tour , main sur la poignée de sa dague .
sont décidemment pas avenants ces étrangers là .
Les hommes de sir Haldir ne bougent pas , le nobliau a soudain perdu de sa superbe , serait il incapable de veiller à la protection des ouailles de son village ....?
Malanguise ne peut s'empecher de penser , bien que l'occasion ne se prête pas à ces considérations , qu'elle s'en souviendra aux prochaines élections .
Une blonde descend de cheval et vient se frotter à Brise , faudrait pas qu'elle insiste , si elle savait ce qu'il peut lui en couter , elle réfléchirait à deux fois .
Mais voilà qu'elle se met à pleurnicher
Le regard de Malanguise va de Brise à la blonde , se laissera t il embobiné par la donzelle ?
Brise propose de nouveau l'intervention de Cassandre ....mais la nonne a reculé après avoir chuchoté aux oreilles de Malanguise .
Alors Malanguise attrape la nonne par le bras et se dirige avec elle vers le cadavre en la tirant et en sortant ouvertement sa dague de la ceinture .

viens là nonette , on va voir de quoi il retourne avec ce macchabée , je vais découper les linges et tu vas le palper un peu .

Puis s'adressant à la blonde qui jette un regard supliant à Brise par dessus son fin mouchoir brodé

Au lieu de tergiverser , viens donc nous présenter ton homme , la belle , qu'on voit un peu de quoi il est mort , des fois que ce soit toi qui lui ai collé la chaude-pisse où je ne sais quelles maladies honteuses.
rassures toi , on jette juste un oeil ..on est méfiant à la Teste, que veux tu .
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:47

XANDRYA

Raven tentait une approche en douceur, le joli coeur s'obstinant à tenir Nyx alors que la flamboyante avait tiré sur la bride lui faisant comprendre qu'elle n'appréciait que moderement ce genre de comportement.
La ruse semblait vouloir fonctionner avec le bellâtre, l'air angélique de l'oiseau n'y étant surement pas étrangé, délaissant un instant les deux en grande discussion du regard, elle aperçut une des blondinettes qui avait tendance à vouloir reculer de la présence du "mort" tandis que la seconde fusillait du regard son accolyte.

Des murmures, encore, et la blonde vulgaire se ramène vers eux en trainant l'autre par le bras, se rapprochant de l'oiseau et de son cheval où Vicious roupillait contre son gré bien emmailloté.
Xandrya sent la moutarde lui monter au nez, chuchottant un instant à Aurora qui, contre toute attente acquiesse même si de mauvaise grâce.
La bride de Nyx est lachée, le pommeau de sa selle saisi, la belle rousse passe une jambe par dessus l'encolure de sa jument, de façon à glisser du coté où les opposants ne la verrait pas, cachant sa grimace au choc rencontré par son pied en touchant le sol.

Le temps de contourner sa monture, Xandrya entend la grognasse provoquer Raven pendant qu'elle se dirige vers la momie invectivant la nonne.
Surgissant de derrière sa monture, armes en main, la flamboyante se fige entre la blondasse et le cheval de l'oiseau, inclinant légèrement la tête de coté pour s'adresser à elle.

Dis donc, vous êtes sourds ou juste crétins dans ce patelin ?
On a pas l'intention de vous laisser ouvrir ce linceul, c'est complexe à capter pour ta cervelle décolorée ?
Occupe toi de ton joli coeur et lache nous la grappe "chérie" !!!

Le regard de Xandrya est menaçant, un léger signe de tête vers son accolyte pour qu'elle se rapproche, un regard vers Aarron, présent comme à Dieppe, renfort de choix.
Nyx se dégage du chemin sur un claquement de langue de la flamboyante, dégageant la vue sur le trio infernal, lasse, une main vient se poser sur la hanche de la rousse, l'autre toujours fermement ancrée autour de son arme.

Faut qu'on s'énerve ou vous nous laissez partir ?
Y'a pas trente six solutions, vous... ne... le... toucherez... pas !!!

Le faucon choisit ce moment pour venir se greffer à son épaule, petit sourire moqueur et sournois, la flamboyante observe attendant de voir si la blonde est aussi dingue qu'elle en a l'air ou si il lui reste un semblant de jugeotte.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

AARRON

Il ne semble pas comprendre, ni l'homme, ni les deux donzelles. Trop difficile à faire entrer ça dans leur caboche ou quoi? Pour Aarron qui ne comprend pas bien les mots qu'ils peuvent dire, il est bien plus intelligent que ses trois zigotos. L'oiseau tente quelque chose, d'amadoué l'homme. Ca semble marché, mais voilà que les deux femelles s'avancent, l'autre tenant une dague dans la main. C'est pas bon ça... Aarron fronce les sourcils, il était resté encore gentil jusqu'à maintenant, mais il peut sentir la Flamboyante s'énervé. Il l'a sent en effusion pas loin de lui.

D'ailleurs, la belle descend de cheval lui faisant un signe. Aarron opine rapidement et sèchement du chef. Il passe sa jambe par dessus sa monture, prend la bride de son cheval et la tend au Maure. Pas la peine de se mettre à courir après sa monture, déjà qu'ils sont restreints de chevaux. Il se place ensuite à côté de Xandrya alors que sa jument par un peu plus loin. Aarron pose sa main droite sur sa large épée, prête à la sortir. Le regard noir, le visage fermé. Il la sortit une fois sa "Lys", à Dieppe, il est prêt à la ressortir ici s'il le fallait.

Haussement de sourcil, Xandrya parle à nouveau super vite mais, il sait qu'elle s'adresse à ses trois là. Par contre, il a réussi à comprendre ses derniers mots, vu à la lenteur qu'elle les a émit, c'est bien normal. Aarron préfère garder le silence, de toute façon, y a pas grand monde qu'il le comprend. Les mots sont maintenant inutiles. Suffit d'attendre de voir si le blondasse se permettra d'avancer un peu plus. Il est en tous cas près à en découdre à nouveau s'il le fallait.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

CASSANDRE

Cassandre traînée par Malanguise alors qu'elle tentait de fuir, se sentit défaillir sous les propos de la rousse. Elle, elle tenait à la vie, et quelque chose dans le regard de ceux là, lui disait que ça ne se passerait pas aussi bien qu'avec les mercenaires de Guillaume.

La jeune femme comprit alors pour la première fois de sa vie, qu'elle ne voulait pas mourir. Elle était encore vierge et espérait trouver amour et époux. Elle s'était aussi investie dans ce village et espérait bien y gagner une position qui la mettrait à l'abri du besoin, en ne comptant que sur elle même.

Et là Malanguise la tenait fermement par le poignet pour inspecter un cadavre qui peut être la contaminerait d'on ne sait quoi si les nouveaux arrivants les laissaient vivre assez longtemps.

"Peut-être que s'ils ne s'approchent pas de la ville ..."

Elle n'était guère courageuse sur ce coup là, mais les autres étaient supérieurs en nombre et elle ne savait pas se battre. Elle se retourna, reconnut les cheveux flamboyants qui s'éloignaient et hurla :

"Enored !"

Elle au moins c'était une guerrière, et Jean-jean n'était sûrement pas loin. Avec ces deux là, ils pourraient en réchapper.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

OLD NICK

Les choses étaient pas très claire dans la tête de Nick, ca bougeait de partout et il restait obnubilé par la croupe prometteuse de la Roussaude. Jusqu’au moment ou Driss vient près du cheval sur lequel il n’aurait pas tenu sans la présence du toubib étranger.

Le second lui parla encore d’une rousse. Un fin rabatteur celui là… LE Capitaine regarda en direction du pont du bateau pour voir si sa maitresse n’avait pas une jumelle oubliée. A part le jeune marin embarqué à la Rochelle qui avait décidé de rester planqué, il ne vit personne.

Driss, tel un bienveillant garde malade, prit son capitaine sur sa monture. L’animal adopta une cambrure inquiétante sans pour autant sourcilier. Le second dirigea le regard embrumé du premier en direction des dunes où une abondante chevelure rousse suivait une jeune femme qui s’enfuyait. Nul doute s’était bien elle…

Maudite !!!

Comme quoi les années et les quelques rares verres qu’il avait bus depuis leur dernière rencontre n’étaient pas parvenus à effacer cette silhouette de son esprit. Logique vu ce qui c’était passé. C’était quand même elle, à ce qui paraissait, qui avait séduit le jeune Gaël et l’avait détourné de son père. Sinon pourquoi les deux auraient disparus dans la même nuit ?

Il devait savoir

N’écoutant plus que le reliquat de cœur de père qui lui restait, il sauta en bas du cheval. Sauter est un bien grand mot, il se répandit au pied de l’animal soulagé d’un poids mort malvenu.
Quitte à courser une jolie femme autant le faire sur la terre plus ou moins ferme plutôt que par l’entremise d’un quelconque adjuvant. De manière plus ou moins coordonnée, il se rua comme s’il s’agissait d’une bouteille de 30 ans d’âge, à la poursuite de celle qui lui avait volé son fils.

La trajectoire aléatoire et obnubilatoire qu’il emprunta pour ce faire croisa malheureusement, pour elles ou pour lui, celle des deux jeunes curieuses qui voulaient déballer le cadeau d’anniversaire de je sais plus qui. Malgré sa flaccidité proverbiale, le vieux marin pesait aussi son poids.

On put donc voir au pied de la Roussaude et ses comparses un espèce d’amas de jambes, de jupons, de barbe sale, de blonditude exaspérée et de nonitude effarouchée sur lequel bondissait en jacassant un petit marmouset surexcité.

Mais bougez vous boudiou !!! j’ai une rousse de retard moi…

L'éclat du soleil teinta dans le fer de lame d'un couteau qui avait volé à quelques pas de là


________________________________________________________________________________________________________________________________________

BRISENUQUE

Alors qu'il tente de gagner du temps, il entend derrière lui la voix de Maly qui traîne de force la none pour examiner le cadavre.
Malgré le danger bien présent, il ne peut s'empêcher de sourire, décidément avec elle une chose est sure, il ne s'ennuieront jamais.
Mais déjà la rouquine avec son air pincé a sauté de cheval et sortit son arme s'interposant entre les deux filles et le corps objet du litige.

Tenir le cheval ne servant plus à rien, il lâche la bride et rapidement prend son couteau de chasse, il n'aime pas combattre une femme ,mais si la rougeaude pense lever son arme sur Maly, elle n'aura pas le temps de l'abaisser.

Déjà l'étau se resserre et les compagnons des voyageuses s'approchent. Rapide coup d'oeil derrière lui pour s'apercevoir que les miliciens semblent avoir tournés casaques.
S'ils s'en sortent il ira lui même botter le cul de ce Haldir qui fort en gueule les laissent ainsi se dépatouiller.
Pour l'instant il a d'autres chats à fouetter, du sexe féminin dans l'immédiat.

Mais avant qu'il n'intervienne, le capitaine d'une démarche chaloupée du certainement à un trop long séjour en mer, ou plutôt à une bonne dose de ratafia vu les cartes marines imprimées sur son nez rougeaud, vient s'affaler dans les bras de la none et de Malanguise.

Profitant des deux secondes d'inattention provoqués par l'homme, il se rue aux cotés des deux femmes, murmurant rapidement.
Amour je crois que dans l'immédiat vaut mieux lâcher l'affaire sinon ca va mal tourner pour nous.

Le regard devenu dur il regardent tour à tout la blonde et la rousse.

Vaudrait p'têtre mieux ranger les armes avant que le sang ne coule je pense.
Personne ne s'en tirera indemne sinon.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

IDRISS

Vu la réaction d'Old, le maure se rendit compte qu'il avait vu juste, c'était bien la petite garce rousse qui lui avait piqué le gamin.
Pas le temps de réagir que voila le capitaine saoul qui saute du cheval s'étalant lamentablement avant de se mettre à courrir vers la gourgandine.
Idriss secoue la tête, il lui aura tout fait celui là, à se demander qui avait élevé l'autre sur ce navire, peut-être les deux finalement.

Tirant sur sa monture, le maure se dirige vers le groupe apercevant Old se vautrer sur les donzelles blondes, un sourire s'affiche sur son visage rustre, se disant qu'Old n'en loupait pas une.
Limite l'avait peut-être fait exprès le bougre, la vipère rousse descend de son canasson, le grand basané se dit que ça risque de chauffer et file ventre à terre vers son capitaine.
Après moultes recherches entre les jupons, Idriss réussi enfin à mettre la main sur Old, le tirant pour le colbac de sa veste lui chuchottant rapide à l'oreille.

Faut pas r'ster là, c'va tourner castagne j'dis.

Le ramenant vers le cheval, le maure entend l'homme du trio essayer de "négocier" restait pu qu'à espérer que la teigne en rajoute pas une couche et remonte sur sa monture sans la ramener.
Ce qui vu le personnage n'avait rien de certain, du peu qu'il avait pu en voir.
Revenir en haut Aller en bas
La Main Noire
La Main Noire
avatar

Messages : 615
Localisation : Ici...
Etat d'esprit : Ca...
Désirs : Tortueux...

MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   Sam 3 Sep - 22:48

ENORED

Cassandre a écrit:"Enored !"
Elle aurait reconnu la voix entre toutes, mais c'était vraiment pas le moment ... l'appeler et par son prénom en plus ! mais Cassandre quelle idée ! Furieuse elle serra les poings, respira un grand coup et se calma avant de se retourner, Cassandre ne pouvait savoir qu'elle avait, il y a un certain temps déjà emprunté le fils d'Old Nick pour une rencontre d'un soir, qui finalement avait duré plus qu'un soir...
Enored se retourna, il y avait de l'angoisse perceptible l'intonation de la voix de Cassandre. Elle tenta d'analyser la situation le père de Gaël avait la tête dans le sable ce qui en soit était assez parlant...

Elle chercha Cassandre du regard, mais le Maure n'était plus très loin et sortait l'vieux Nick du sable... que faire ? ils semblaient vouloir faire demi-tour, la situation chauffait. Enored se décida, même si les autres habitants elle s'en moquait, elle avait une dette envers Cassandre, l'ancienne none l'avait soignée à deux reprise. D'un pas un peu plus assuré, la main sur la garde de son épée, Enored fit demi-tour pour rejoindre celle qui l'avait appelée...


________________________________________________________________________________________________________________________________________

JEAN-JEAN

Il attendait son Eno entre les rochers depuis un petit moment, quand jean jean se décida à la chercher un peu plus bas vers la plage. Le géant se leva, prenant appuie sur sa longue hache pour se mettre debout.

"Toujours en r'tard les femmes, même un guerrier."

Le mercenaire soupira en descendant la dune.

"Eno ! T'as ta l'çon d'épée !"

Jean-jean s'était fait une joie de ce cours. La guerrière progressait vite et il aimait la voir en nage après les efforts.

"Ma rouquine ! T'es où ?"

Le guerrier s'avança encore de quelques pas, croyant discerner quelques mèches si particulières un peu plus bas sur le sable.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

ENORED

Un regard vers les deux marins à cheval, un autre vers Cassandre, assurément ces deux là lui barreraient la route ... Que faire ? si seulement Jean-Jean était là pensa-t-elle. Jean-Jean, mais bien sur il doit m'attendre dans les rochers ! Enored se retourna, Cassandre attendrait, elle ne semblait pas en danger de mort là tout de suite ... et l'idée de croiser le père de Gaël enchantait peu Enored. Les gens de la Teste, s'ils faisaient attention à elle la prendraient pour une folle avec des demi-tour mais qu'importe ... ce ne serait pas la première fois. Enored marchait en direction des rochers lorsqu'elle vit la grande carcasse de Jean-Jean se redresser.

Jean-Jean a écrit:
"Ma rouquine ! T'es où ?"

An Seo ! j'suis là ! Jean-Jean... ouvre les yeux !

Ne marchant plus, Enored courut vers le géant sachant qu'elle se mettrait ainsi à l'abri du Maure et du vieux capitaine, pour un temps au moins.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

XANDRYA

Concentrée sur le joli coeur devant elle, la flamboyante attendait de voir s'il allait réussir à tenir en laisse celle qui semblait être sa compagne, ou non.
Rav et Aarron à ses cotés, Xandrya manqua d'exploser de rire en voyant le vieux Nick s'étaler comme une fiente sur les deux donzelles, ça devait surement être la première fois que la nonette voyait ses jupons retroussés si haut, et ça faisait franchement sourire la belle rousse, surtout sachant qui l'avait fait, y'avait mieux pour uen première fois.
Le joli coeur se précipita sur les deux femmes à terre au moment où le balèze choppait le saoulard pour l'extraire des froufrous des blondasses.

Soupir prolongé, sourcil haussé, Xandrya secoue la tête devant cette scène pittoresque, profitant pour regarder de quelle "rousse" parlait le captain, apercevant l'encapuchonnée dévoilée qui courrait vers les rochers.
Une rouquine, ça s'était sure et vu son langage et son prénom hurlé par la nonette, pas d'ici, la barraque qui s'avançait vers elle depuis les rochers ne lui disait fichtrement rien qui vaille.
Lorsque le joli coeur argumenta qu'il serait mieux de ranger les armes avant que le sang ne coule, la flamboyante décida, après une réflexion rapide, d'enfoncer la porte ouverte par le beau gosse.

Bonne idée, première chose censée que j'entend depuis être descendu du bateau.

Un sifflement, Nyx revient vers le groupe, signe de tête vers ses accolytes, tout le monde remonte en selle, plus ou moins aisément, selon les blessures de chacun.
Un regard vers le Maure, un signe de tête et une recommandation à son encontre.

Tu récupères ton captain saoul et tu nous suis, à moins que vous préfériez rester ici, en tout cas nous on reprend notre route maintenant.

La flamboyante n'était pas du genre à décamper aussi rapidement, mais vu les effectifs dont elle disposait et l'état général de ceux-ci, mieux valait pas s'attarder, et le costaud qui arrivait au loin , elle préférait franchement l'éviter.
Tout le monde en selle, Xandrya talonna Nyx plus fort qu'elle ne l'aurait voulu, étouffant un râle de douleur et camouflant bien mal une grimace.
Les sabots soulevèrent le sable fin en un étrange nuage quand les cavaliers partirent au galop vers la prochaine étape de leur périple, la rouquine de la Main Noire, saluant le trio encore à terre d'un revers de la main et d'un sourire caustique.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

RAVEN

Une des blondes, celle ayant un peu moins de bonne manière tient tête. Pourtant Raven avait eu l’impression qu’elle arriverait peut-être à quelque chose avec le beau brun devant elle. Raté ! Déjà Xandrya descend de cheval et se dirige vers la tête de mule. Des menaces joliment profané. Ca va barder !!! Le mec de la blonde préfère baisser les armes, sage décision. Diversion est faite par le capitaine qui tombe sur les deux femmes. Raven cache son fou rire. Voilà un joli revirement de situation. Xandrya siffle son cheval. L’oiseau sourit. La chef a décidée de profiter de cette opportunité heureusement.

Raven suit la troupe qui remonte en selle. Le beau brun se jette sur ses amies pour les aider. Xand parle au maure tout en regardant un peu plus loin où une jeune femme rousse également retrouve un homme tout aussi balèze que celui qui est avec eux. Pas le moment de trainer. Le départ est sonné. L’oiseau s’assure que le colis derrière elle tiendra le galop et part à son tour

Au revoir….

Simples mots lâchés en direction de ceux qui reprennent leurs esprits contre le sol manquant de se faire piétiner contre les sabots de chevaux qui passent chaque cotés d’eux en ce moment. La poussière du sable s’élève ne laissant qu’un vaste nuage derrière eux.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

AARRON

Voilà le Cap's qui s'étalle. Aarron ne peut s'empêcher de pouffer, de glousser de rire même. Mais il se retient quand même un peu, faudrait pas encore le vexer celui là. L'inconnu avec les deux femmes en face, décide de ranger les armes. Ca vaut mieux oui. La diversion du Cap's n'est pas mauvaise finalement. Un coup de tête de la belle Flamboyante, Aarron récupère son canasson, range son épée rapidement et grimpe aisément à selle. Il peut voir la grimace de la belle. Faut qu'elle fasse gaffe quand même. Il l'a soigné oui, mais quand même. Il faudra du temps pour récupérer son pied, si elle le récupère un jour totalement. Ca c'est moins sur. Mais le temps le dira, sans problème.

Un grand coup de talon, le cheval d'Aarron part au galop, suivant Xandrya et l'oiseau. Il était temps de partir, le temps se faisait long. Il entend l'oiseau dire poliment "au revoir" quoi que c'est plus ironique pour le coup. Les voilà partit pour leur prochaine étape. D'ailleurs, faudra qu'il demande à Xandrya jusqu'ou ils vont ainsi. Il veut bien suivre, mais préfère quand même savoir ou. Ca peut toujours servir un jour, pour autant qu'il puisse se rappeller le nom de chaque ville.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

OLD NICK

Pour une fois cette chute n’était pas désagréable loin de là. Dans un enchevêtrement de corps entrelacés, dans lequel ses mains rencontrèrent des attributs des plus délectables, le vieux marin faillit presque oublier ce pourquoi il était si élégamment descendu de cheval. Mais très vite il se rappela que la vérité sur Gaël l’attendait au bout de la plage.

L’attendait est une manière de parler vu que la réponse à ses questions courrait d’un bout à l’autre de la plage, cherchant un échappatoire à la colère du père de son amant. Enfin surtout de celle de son délégué aux muscles. S’agrippant à un jupon qui céda sous sa poigne puissante, révélant un fessard d’ivoire d’ancienne nonne (ce qu’il ignorait bien sur mais ca change rien au récit), il se releva tant bien que mal, le morceau de tissu à la main.
Un géant apparut derrière une dune, le faisant quelque peu hésiter. Mais qu’est ce qu’on ne ferait pas pour son fils.

Il s’élança à peine qu’une main vigoureuse l’attrapa par son gilet et le hissa dans les airs. Se jambes continuèrent à courir toutes seules, battant dans le vide un court instant

Mais euuuuuuuh Driss !!!!

Manifestement son second n’était pas désireux d’affronter le géant, d’autant que la Roussaude, celle de Dieppe pas celle d’ici, avait lancé son cheval à l’aventure. Ils se cassaient tous. Et comme il avait encore besoin d’eux, et surtout envie, il pouvait pas laisser ces deux créatures de reves s’enfuir sans avoir tenu leurs promesses. Il assassina cependant Idriss de son regard vaseux, histoire de bien lui montrer qui était le premier et qui était le second.

Brandissant un poing rageur en direction de la petite rousse et de son gorille, il hurla dans le vent

Je te retrouverai chienne des enfers

Et ils suivirent le mouvement vers l’intérieur des terres, un morceau de jupon flottant au vent dans la main serrée du vieux Nick.


________________________________________________________________________________________________________________________________________

CASSANDRE

Sans trop savoir comment, Cassandre se retrouva allongée dans le sable, mêlée à "sa folle" et à une créature empestant encore plus l'alcool que tous les mercenaires de Guillaume. Elle entamait déjà une prière mentale pour ce rapprochement, lorsqu'elle sentit une main prendre appui sur un sein pour se relever.

L'ancienne nonne blanchit, crut défaillir de ce contact visqueux, lorsqu'elle entendit un craquement de tissu. L'instant d'après, elle sentait une douce brise sur son postérieur. De blanche, elle passa à rouge. Son anatomie ainsi exposée !

Elle se releva d'un bond, rapprochant les deux pans de sa jupe pour qu'il n'y ait plus de trou visible. Perdant quelque peu de ses manières de nonne, elle se mit à hurler :

"Fuyez donc soudard dépravé. Je vous jure que si vous repassez par ici, je ne donne pas cher de votre peau !"

Cassandre était hors d'elle. Les hommes s'en prenaient toujours aux faibles, il fallait qu'elle devienne forte, comme Enored qu'elle admirait tant.

Elle murmura plus pour elle même que pour les autres :

"La prochaine fois, je saurai me battre. Oeil pour oeil, dent pour dent, coups pour coups."


________________________________________________________________________________________________________________________________________

JEAN-JEAN

Il venait d'entendre la voix mélodieuse de son Eno qui lui criait d'ouvrir les yeux lorsqu'effectivement il les ouvrit bien grand. Sa rouquine venait d'apparaître mais ce n'était pas elle qui attirait son attention pour une fois.

Il souriait en voyant le mélange de jupons au milieu d'un ivrogne, ne perdant pas une miette des cuisses roses de la nonne et des jambes plus fermes de la Malanguise.

Et soudain ...

Un sepctacle des plus inattendu se dévoila à ses yeux. D'un coup deux fesses bien roses se dévoilèrent à ses yeux.

"Nom de Dieu ! L'Gui n'en croirait pas ses yeux ! Un cul d'nonne ! D'sa nonne en plus."

Et Jean-jean éclata de rire discernant tout demême l'injure du pirate :

"C'est toi Eno, la chienne des enffers ? Mais j'vais l'tuer l'saoulard ! Personne t'parle com'ça !"


________________________________________________________________________________________________________________________________________

ENORED

Enored avait fini par rejoindre Jean-Jean qui semblait avoir l’esprit ailleurs, ce qui était fréquent… Un cri retentit derrière elle :

Old Nick a écrit:
« Je te retrouverai chienne des enfers »

Bah cours toujours Nick … tu finiras p’t’etre par m’attraper un jour… l’est loin Gaël maintenant… Enored soupira où pouvait-il être Gaël ? Elle repensa à ses yeux si bleus et sourit, elle se perdit un instant dans ses songes. Le rit de Jean-Jean lui sembla lointain.

Jean-Jean a écrit:
"C'est toi Eno, la chienne des enffers ? Mais j'vais l'tuer l'saoulard ! Personne t'parle com'ça !"

Enored sursauta et revint à elle. Jean-Jean avançait déjà. Elle lui attrapa le bras juste à temps.

Non Jean-Jean laisse… c’est… comment dire ? Old’Nick n’a pas apprécié que je…
elle s’arrêta un instant, Jean-Jean n’avait pas besoin de tout savoir, surtout pas qu’elle avait été pirate. Que son fils parte avec moi sans sa permission mais c’était il y a si… loin.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: 12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog   

Revenir en haut Aller en bas
 
12 - Teste Bush >>>> Le retour du Tir Na Nog
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "Retour vers le futur" répliques, DeLorean...
» [Vds] Carte retour de force Atomiswave + Maximum Speed/FTS
» Retour du magazine Casus Belli
» Retour au Pays Imaginaire(libre)
» Euh,C'Thun le retour ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Clan de La Main Noire (Renaissance) :: L'Enceinte (lecture publique + accès membres) :: La Bibliothèque :: Les exploits extérieurs avant l'incendie du manoir (2007-2008) :: Mission à Dieppe (2008)-
Sauter vers: