Le Clan de La Main Noire (Renaissance)

Repaire des membres du Clan de la Main Noire liés aux Royaumes Renaissants.
 
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 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale

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MessageSujet: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:16

SAMAEL

Des cris dans la cathédrale, l’alerte donnée, le ricanement avait sans doute été de trop, attrapant l’azur par la main, il enfourna le reliquaire dans la sacoche de la monture de sa compagne.

Allez on file, pas le temps de rester là !!!

Enfourchant son cheval, il sortit son arme de poing, il ne doutait pas que les moinillons et autres hommes d’église les suivraient sûrement.
Une fois sur son étalon, Samaël se tourna vers Cellène après avoir balayé du regard le parvis un rictus aux lèvres en apercevant un bandeau connu parmi les saltimbanques.

Allez ma chère, en route on nous attend

Un clin d’œil à la foule, un sourire à l’azur, une talonnade à sa monture et voilà les deux mercenaires du Clan qui s’éloignent au galop.


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CELLENE

Tout concorde, le vol se passa sans encombre du moins pour l’instant. Cellene s’était mise à courir, le bel Argenté non loin d’elle. Elle tenait fermement la relique dans sa main. Des cris s’étaient fait entendre dans la cathédrale résonnant jusqu’en dehors. Le cœur de Cellene s’était arrêté de battre, la sauvage avait reprit le dessus, la mercenaire du Clan de la Main de Noire était bel et bien en ces lieux. L’adrénaline qui pouvait procurer maintes sensations à l’Azurée, ne fit que lui donner de la hargne. Une hargne qu’elle avait presque oublier tout ce temps ou elle était resté inactive.

Tous deux étaient arrivés près de leurs montures. Samaël s’était emparé de la relique pour la glisser dans les sacoches de la jument de Cellene. Cette dernière grimpa fièrement et rapidement sur le dos de l’animal. L’Argenté avait lâché quelques mots, Cellene ne put que lâcher un rictus de satisfaction alors que son regard se perdit dans la foule devant les escaliers de l’édifice. Une silhouette connue au loin, un rictus plus large se dessina sur ses lèvres. D’un coup rapidement et latérale, elle ordonna à son cheval de partir au galop.

Les deux mercenaires galopèrent sur la grande rue de Clermont. A un moment ou à un autre, l’Azurée savait qu’ils devraient se séparé. Pour l’instant, la chose qui importait, c’était d’attirer l’attention sur eux, quoi qu’il pourrait arrivé. Pendant leurs courses, une main de l’Azur se glissa dans son dos et attrapa l’une de ses dagues de jet. Plus rapidement lancée que de dégainée son épée, même si celle-ci était solidement attachée à sa selle.


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KAERVEN

Kaerven descendit de la carriole avec agilité. Il s’était laissé conduire par celui qui se dénommait Versus.. Ce personnage était étrange, ils les avaient accompagné et même aidé sans qu’il ne sut pourquoi, ni d’où il venait. Qu’est ce qui pouvait bien le motiver à leur porter assistance. Bien étrange pensa t il. Il avait pu découvrir que Lupia se débrouillait plutôt bien dans la conduite d’attelage. Elle avait l’air en colère, décidément elle n’avait pas compris ce qu’il avait voulu lui dire.

Seamus donna quelques instructions, réduites à leur plus simple expression, comme à l’accoutumée. Même si Kaerven ne le montrait pas, il appréciait l’homme au bandeau, il lui ressemblait un peu sur certains points. Kaerven se fondit dans la foule, passant pour un badaud, il naviguait entre les jongleurs, poètes et autres amuseurs publiques. Régulièrement il jetait un œil pour surveiller Seamus, Lupia, Versus. Rester à portée de vue les uns des autres tout en n’étant pas ensemble était quelque chose de presque inné tant il l’avait pratiqué par le passé.

Cette situation, lui rappela bon nombres de souvenirs de sa vie passée ; ses pérégrinations à la capitale en passant par ses années d’errance dans le Royaume. Il avait côtoyé presque tous les milieux, de la bourgeoisie la plus opulente, à la lie de la société, les marginaux.. Durant les rassemblements, Kaerven sourit presque intérieurement voyant quelques habitants se faire délester de leur bourse par des malandrins plus ou moins émérite. La ville commençait sa lente transformation au fur et à mesure que le soir arrivait. Toute cette animation le changeait, lui qui d’habitude ne se mêlait que rarement aux effusions de sentiment, toujours plus ou moins en marge de la communauté.

Ses yeux gris aciers vinrent se fixer sur une danseuse, sans doute une bohémienne, qui se déhanchait avec une grâce féline, presque envoûtante, au rythme de la cithare. Lors de ses voyages, il avait côtoyé cette peuplade nomade, il avait apprit à les apprécier et à les respecter. Les plis de la jupe de la femme exécutait un balai virevoltant dans les airs. Les mouvements qu’elle exécutait avec un châle soulignant les courbes gracile de son corps, l’occupèrent quelque peu. Son regard se tournant malgré tout en direction de la Cathédrale. Imposant bâtiment de pierre, bâti il y a des siècles ; Il avait toujours été presque fasciné par les créations des hommes. Toutefois, aujourd’hui ce n’était ni l’architecture, ni la religion qui le poussait à l’observer. Bientôt… pensa t il. Les mains toujours enfouies dans les recoins de ses poches il continua à flâner.


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LUPIA

Ils arrivèrent donc sur le parvis de la cathédrale. Elle n'avait pas sorti une parole durant le trajet. Déjà, elle ruminait la phrase de Kaerven... Finalement, elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle n'avait jamais été tendre avec lui... Et puis de toutes façons, c'était pas avec lui qu'elle allait joyeusement deviser, il s'était encore une fois renfermé dans son mutisme.

Et puis il y avait l'autre type... Elle avait cru entendre qu'il s'appelait Versus... Original. Il ne s'était pas caché quand il l'avait observée comme un morceau de viande. Son regard en disait long sur ce qu'il ferait si ils se retrouvaient seuls tous les deux. Tout chez lui respirait la lubricité, elle aperçut même un éclair de perversité au fond de ses yeux. Intéressant... Vraiment intéressant... Cependant, elle ne fit rien paraitre et resta aussi froide et distante qu'à son habitude. Elle dirigeait l'attelage tout en ressassant les derniers évènements...

Sa douce était partie avec Sam qui la collait depuis le début de la mission. Il devait être tout frétillant à l'idée de se retrouver seul avec elle. Et puis elle n'avait pas l'air non plus désespérée d'être avec lui. Elle ne pouvait pas lui en vouloir de profiter des avances d'un bel homme, elle avait le droit de s'amuser.
Et puis, il y avait Seam qui troublait tant Lupia et qui semblait s'intéresser à la fille de la taverne. Certes, leur rencontre n'avait pas l'air des plus amicale mais le Taciturne avait une façon bien à lui de s'intéresser aux gens. Et puis, cette femme n'avait prété aucune attention à Lupia. Donc, elle pouvait faire une croix dessus aussi.

Bon d'accord, ils étaient en mission, elle ne devrait pas penser à s'amuser. Mais malgrè ce qui se dit généralement, elle se sentait tout à fait capable de concilier plaisir et boulot... Et ce type là finalement, ce Versus, était pas trop mal... son attitude envers elle laissait présager justement qu'il savait s'amuser.. Parfait... Mais il avait intéret à se montrer à la hauteur de ses espérance, elle ne bougerait pas le petit doigt... Pour le moment du moins...

Ils arrivèrent donc sur le parvis. Elle alla attacher le cheval près des autres et rejoignit le petit groupe pour écouter les instructions expéditives de Seam. Elle se tenait derrière Versus et à son tour l'observa. Vraiment intéressant... Pas mal du tout même... Elle prit bien garde qu'il ne se doute de rien et s'éloigna de lui afin de se fondre à son tour dans la foule.

Elle erra parmi les badauds attendant avec impatience le moment où il y aurait enfin de l'action. Elle guettait les autres du coin de l'oeil afin de ne pas perdre leur trace...


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SEAMUS

La petite porte taillée dans le grand portail s’ouvrit avec tumulte, attirant immédiatement le regard du Taciturne. Un sourire mauvais se dessina sur son visage tandis que ses yeux se mirent a briller d’une flamme intense. Le bellâtre sortait de la cathédrale accompagné de la Cheftaine. Ils semblaient avoir agit rapidement et sans heurts. De l’intérieur de l’édifice, des cris résonnèrent jusque sur le parvis. L’alarme était déjà donnée. S’il n’avait reconnu la première voix, Seamus aurait pu être quelque peu alarmé mais jusqu’à présent, tout se déroulait à merveille.

Le couple se précipita à l’extérieur et après un bref regard en sa direction, Samael monta en selle et quitta le parvis accompagné de belle Azurée. Leurs montures martelèrent bruyamment le pavé de leurs sabots nerveux, emportant dans leur fontes le produit de la rapine.

Un coup d’œil circulaire sur la place afin de localiser ses comparses et un bruit de bottes se fait entendre depuis l’intérieur de la cathédrale. Seamus s’avance discrètement afin de mieux appréhender la situation. Effectivement des hommes en armes semblaient s’agiter de manière plus ou moins coordonnée et semblaient fouiller l’intérieur du bâtiment. Seamus secoua doucement la tête. Des badauds qui n’avaient rien manqué du départ des voleurs vinrent en tenir informé celui qui semblait diriger la petite troupe. Aussitôt un groupe de garde s’élança à la poursuite des voleurs laissant seulement une ou deux sentinelles devant le portail.

Le reste de la bande avait bien sur aussi remarqué l’agitation qui régnait sur le parvis et chacun d’entre eux attendait un signe, un geste de Seamus pour passer à l’action. Ce geste, un petit mouvement sec du menton, il leur adressa tour à tour avant de se diriger sans empressement vers une petite porte latérale non gardée. Avant de la franchir il fit un dernier geste en direction de la carriole.


Dernière édition par La Main Noire le Jeu 8 Sep - 10:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:18

AZIEL

Ca y est, cette fois ils y étaient, comme toujours, le jeune homme n’appréhendait pas la chose comme étant réellement dangereuses, ce demandant simplement quand est ce qu’il aurait un peu de temps à passer avec elle… bientôt sans doute…

Il s’assit tranquillement sur le bord du chariot, jetant un œil à la jeune femme qui se tenait non loin, celle là même qui s’en était prit quelque temps plus tôt au taciturne. Elle ne semblait pas s’être aperçu de ce vague regard et lui-même préféra reporter son attention sur les cavaliers… Ce fut assez soudain, mais ils les avaient vu jaillir à leur tours, les poursuivants.

Une légère grimace se profila sur son visage, vite passer pour faire place à son air impassible et nonchalant, semblant presque détaché de la scène qui se déroulait sous leur yeux, simplement protégés par le couvert de quelques ombres et arbres.

Sa voix s’éleva dans un murmure léger, ne cherchant pas non plus à chuchoter, sachant pertinemment qu’à cette distance et avec ce tapage, ils ne pourraient pas l’entendre même en criant.

… On bouge pas pour l’heure jolie demoiselle… Encore un peu…


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VERSUS

L’homme au bandeau lâcha syllabiquement quelques mots à la troupe. Elle s’appelait donc Lupia. Versus hocha d’un coup sec du menton avant de suivre le groupe et de se fondre dans la masse. Il ne pouvait s’empêcher de garder un œil sur la belle ébène, la belle Lupia. Maintenant il pouvait donner un nom sur son magnifique visage. Il était de plus en plus attiré par elle, son regard se faisait plus lubrique à chaque minute. Il resta néanmoins concentré. Il ne savait pas trop ce qu’il lui attendait, ni même la raison pour laquelle il suivait la troupe, mais peut être un pressentiment ou juste car il était attirée par elle. Quoi qu’il en fût, il verrait bien le moment venu, ce qu’il pourrait se produire.

Quelques minutes après s’être fondu dans les badauds, la grande porte de la cathédrale s’ouvrit violemment, laissant apparaître un couple. Il put reconnaître la jeune femme aux yeux bleuté suivit de l’homme au cheveux gris. Quelque seconde plus tard, une voix s’était mise à hurler résonnant dans l’édifice : « au voleur. ». La troupe était donc des voleurs.

Parfait ! pensa-t-il. Lui-même en était un. Cela ne pouvait que bien tomber. L’homme au bandeau fit un rapide coup du menton sec vers une porte sur le côté de l’édifice. Ses yeux embrassèrent la belle Lupia un instant, alors qu’elle s’avança vers l’entrée. Le Ténèbre suivit le mouvement. Il put remarqué que l’homme d’un nom de Kaerven suivait aussi. Un dernier coup d’œil vers la carriole ou Aziel et Aliénor y était rester pour la garder.

La troupe entra alors dans ce qui ne pouvait être qu’une crypte…


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LUPIA

Enfin de l'action!! Sa douce et l'Argenté avaient accompli la première partie de la mission. c'était maintenant à leur tour de jouer.
Versus ne l'avait pas lâché des yeux une seconde mais là, ce n'était plus le moment de penser à batifoler. Apparemment, il semblait désormais faire partie intégrante de l'aventure. Pourtant il semblait que personne ne le connaissait... Si il était là et en vie de surcroît, c'est qu'il avait fait ses preuves à un moment.
Donc, au signal du Taciturne, il n'hésita pas à se joindre à eux pour entrer dans la crypte. Il profita de cette promiscuité pour se rapprocher d'elle. Heureusement pour lui, il s'en tint uniquement à rester près d'elle, pas de main baladeuse, d'autres avaient eu des doigts cassés pour y avoir juste songé...
Ils entrèrent dans la crypte. Elle ne se soucia plus de lui. Ce qui lui importait désormais était de mener à bien leur mission. Elle laissa ses yeux s'habituer à l'obscurité et chercha du regard l'objet de leur larçin....


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KAERVEN

Kaerven avait suivit les mouvements. Cellene était sortit accompagnée de l’argenté. C’était désormais à eux de jouer. Seamus d’un simple mouvement de tête donna le signal de passer à l’action. Enfin.. Il contourna l’édifice et s’engouffra sans empressement dans un couloir qui devait sans doute conduire à l’endroit. Il n’était éclairé que par quelques bougies qui oscillait au gré des mouvements de l’air, vacillant, donnant des ombres inquiétantes qui se projetaient sur les murs adjacent au petit groupe.

Ses pas se firent alors plus lent, il ouvrit ses sens , aux aguets, au cas où un garde ou quelqu’un surgirait pour leur barrer la route. Sa tête jetait des regards en arrière juste au cas où. Il redevenait le prédateur qu’il avait été par le passé. Il sentit l’adrénaline se répandre en lui. Cette douce sensation qui ne l’avait pas étreint depuis longtemps. Mais cette fois c’était différent, il n’était plus un solitaire, il avait intégré cette meute, peut être lui apporterait elle ce qu’il cherchait au fond de lui. Ses pensées s’envolèrent un instant vers l’oiseau de jais qui occupait ses rêves. Allait elle bien, était elle toujours en vie, il l’espérait. Un sourire carnassier se dessina sous la capuche de sa veste, bientôt une proie apparaîtrait peut être.

Il était pourtant surpris que ce Versus, comme il s’appelait les suivent. Qu’est ce qui le poussait , pourquoi ?.. Singulier personnage pensa t il, il le surveillait en coin, prenant le plus de soin possible pour que ce dernier ne remarque rien. Son instinct lui dictait de le faire. Bientôt le couloir, déboucha sur un escalier qui plongeait dans l’obscurité.


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SAMAEL

Samaël et Cellene avaient parcourus la ville et ses dédales en évitant la garde épiscopale, la semant au détour d'unrecoin sombre, l'azur et l'argenté s'en étaient donnés à coeur joie dans cette folle cavalcade.
L'ange déchu pouvait sentir le vent fouetter son visage en faisant voler ses longs cheveux blancs et les pans de son long mantel noir, au rythme soutenu de sa monture.
Durant la poursuite, Sam avait repéré un monument à la gloire d'un saint quelconque, saint genest si il avait bien vu, il repasserait déposer le reliquaire ici, devant une autre église, ça serait le bouquet pour la cardinale.

Regardant en arrière, le combattant se rendit compte que la garde n'était plus à leurs trousses, et ralentit la cadence faisant pivoter sa monture vers la belle Cellene.
Sourire aux lèvres, il s'approcha d'elle, fouillant dans la sacoche où il avait mis la relique.

On dépose ça au monument un peu plus loin et on y retourne ?

Ponctuant par un clin d'oeil, il repris la direction du monument à la gloire de saint Genest et y jeta négligeamment le reliquaire qui devait être bien scellé et ne s'ouvrit pas en choquant contre le sol.
Un sourire perfide, Samaël tenait les rennes courts faisant battre les sabots de son étalon sur le sol, il piaffait d'être tant retenu, quand l'argenté relacha d'un coup le laissant repartir en hurlant.

A la gloire de La Main Noire !!!!

Les ruelles furent parcourues avec rapidité, ralentissant le pas à l'approche de la cathédrale en s'engouffrant dans la ruelle où ils avaient pu apercevoir Aziel et l'étrangère de la taverne.
Sautant à bas de son étalon noir, il claqua les fesses de l'inconnue grisé par le vent de l'action, et se rapprocha d'Aziel pour savoir où en était les opérations.

Alors joli coeur, ça donne quoi ici ?


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ALIENOR

Les troupes, si tant est que cela en soi, avaient pris des directions différentes se répartisssant dans la foule, son "créditeur" s'éloignant d'elle en donnant ses ordres avant de partir, elle était au chariot avec le contraste.
A peine un mot plus haut que l'autre, il lui avait dit qu'ils devaient encore attendre, rester là à attendre, elle qui détestait rester à ne rien faire, elle était servi pour le coup.

C'est pas vrai me v'la en pause, et si je me cassais là, ça se verrait ?

L'idée commençait à réellement remplir son esprit et elle réfléchissait à comment le mettre en oeuvre sans qu'Aziel ne la voit quand l'argenté disparu peut de temps avant réapparu dans son dos, se permettant de lui flatter l'arrière train.

Nan mais oh !!! Faut pas se gener !!!!

Aliénor fut elle meme surprise que ses pensées se transforment en paroles sans qu'elle ne s'en rende compte, mais le regard plein d'éclairs qu'elle avait lancé au bellatre aurait suffit à ce qu'il comprenne de toute façon.
Il était attirant et beau gosse certes, mais fallait pas abuser non plus, d'autant plus vu la situation, même si non captive, elle était quand même sous surveillance rapprochée.
Soupirant, elle observa ce qui se passait, le groupe était entré dans la cathédrale, elle se demandait ce qu'il pouvait bien y bidouiller, qu'est-ce qu'il pouvait voler là dedans, la plupart des oboles étaient souvent en denrées périssables.
Vraiment ce groupe là était peu commun, mais elle avait des fourmis dans les jambes et décida de le faire savoir.

Bon on fiche quoi nous ??? on reste là ou on décarres, on les rejoint, on fait quoit de diou !!!

Peut-être avait-elle trop osé, peut-être pas, mais là au moment elle en avait ras la tiboise !!!


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CELLENE

Ils les avaient semés, il était temps. C’était presque trop facile, mais bien amusant. Cellene avait ressentit à nouveau ce sentiment de fierté, d’adrénaline lui embrasser tout son être. Alors qu’ils s’étaient retrouvés dans une ruelle, sombre et seuls. Samaël s’était rapprocher et fouilla dans les sacoches de l’azurée. Il lui proposa d’aller poser le reliquaire à un endroit précis. Elle eut le temps de lui répondre verbale, juste un signe de la tête à son clin d’œil et tous deux galopèrent vers la petite chapelle. Samaël lança la reliquaire, sous le sourire mauvais et ironique de Cellene. Samaël hurla quelques mots, L’Azurée ne put que rire, un rire bruyant, forcés et peu franc. Alors que le cheval de l’Argenté se tint presque sur ses deux sabots arrières, Cellene tenta de retenir sa monture qui était nerveuse, jusqu’à ce qu’elle donna une forte impulsion à son canasson qui suivit Samaël à travers les ruelles.

Arrivés vers la carriole, Cellene descendit de son cheval d’un bond. Elle observa Aziel un instant, son visage doux, un sourire tendre sur ses lèvres. Elle lui fit un signe de la tête, ravie de le voir à nouveau ici. Elle détourna la tête pour observer Alienor. Le bel argenté lui claqua une main aux fesses. L’azurée gloussa légèrement, trouvant la donzelle un peu trop bavarde et posant trop de question.

Poses pas de questions. Reste là ! Tu verras en temps voulu.

Sa voix était sèche, ferme. Elle était là sous l’ordre de l’azurée. Si elle voulait garder la vie, valait mieux qu’elle la ferme et obéisse. Elle s’approcha d’Aliénor et lui attrapa le bras, le serrant et le tordant un peu.

Y a marché… obéit et ta vie se sera sauve. Compris ?

Ne lâchant pas la belle Aliénor, elle se tourna vers Aziel et réitéra la question de Samaël.

Sont partis depuis combien temps ?

Elle attendit sa réponse, lâchant progressivement le bras de la miss. Elle la garderait à l’œil celle là. Elle ne lui inspirait pas confiance du tout.


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AZIEL

Il avait adressé un sourire vague à Cellene, son attention se portait plus fréquemment sur la cathédrale elle-même, attendant, il ne montrait guère son impatience toujours impassible, se contenant en pensant que dans quelques heures enfin il serait près d’elle... En rêvait il ? Serai ce trop lui accorder que de lui offrir du temps auprès d’elle…

L’ange avait apparemment eu un geste déplacé envers la belle, et la réaction de celle-ci ne fit que l’irrité légèrement toujours nonchalamment il posa son regard sur les deux qui se faisaient face… Il sentait le moment approcher, et il n’avait pas envie de voir une querelle stupide leur porter préjudices.

Cellene ne releva pas l’ange déchu mais en revanche fit taire la donzelle. Il ne pu s’empêcher d’ajouter une vague remarque, contemplant la porte et se redressant, pressentant que l’instant était là, sans même adresser un regard à la belle.

Ecoutes là… et cesse de geindre.

Son regard passa rapidement sur la demoiselle, croisant son regard malgré le ton froid et les apparences indifférentes, particulièrement doux, étrange contraste.

… Sont partis depuis quelques minutes… il va être temps…

Il tourna la tête vers Cellene, le regard pétillant légèrement, il était impatient, alors que ses gestes d’une nonchalance gracieuse ne changeaient pas. La brise légère de l’automne se faisait morsure dans la nuit, mais il l’ignorait entièrement, ses pensées toutes entières pour elle…
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MessageSujet: Re: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:18

ALIENOR

Pas même le temps de voir la femme aux yeux bleus arriver dans son dos en lui parlant sèchement, qu’elle lui saisissait violemment le bras en le tordant sûrement pour la faire plier, la regardant droit dans les yeux, elle se permettait de lui rappeler la raison du souffle de vie encore dans son corps.
De quel droit… ce « marché » ne la concernait en rien, c’était entre elle et Seamus, qu’elle s’occupe de son bellâtre et de ses mains baladeuses et elle saurait rester à sa place comme elle le disait.
Lui maintenant le bras, elle s’adressa au contraste demandant quand les autres étaient partis, lentement elle relâchait son bras, Ali s’empressa de tirer dessus pour le libérer.

Compris, mais garde les mains de ton chum ailleurs que sur mes fesses.

Sa vois était semblable à un sifflement et elle allait en rajouter une couche quand le contraste s’adressa à elle en la regardant… sa façon d’être et le regard qui croisa le sien confirma le surnom qu’elle lui avait donné intérieurement, « le contraste », son ton et ses yeux divergeaient totalement, ce qui adoucit un peu la vagabonde.
Elle écouta la suite sans moufter, même si l’autre boss de becosse la tannait franchement, elle ne dit mot attendant de voir ce qu’on attendait d’elle.
Seamus l’avait astreinte à la carriole avec Aziel, elle s’en tiendrait donc à ce qu’il lui avait dit, elle se moquait pas mal de l’autre furie et de son obsédé.
Se rapprochant d’Aziel qui était le seul qui lui inspirait à peu près confiance au moment, elle regarda en direction de la cathédrale son regard ambré scrutant la porte dérobée par laquelle Seamus et les autres étaient entrés.

Bon ça bouge quand, j’en ai ras la casquette de poireauter comme une cruche moi

Rester en place n’était pas dans ses habitudes, et les bestioles commençaient à lui envahir les jambes et le reste du corps, la vagabonde avait l’habitude de bouger et là ça devenait franchement long.
Se tournant vers les autres, elle les regarda tour à tour avant de s’adresser à eux sur un ton diplomate.

Ch’uis pas des vôtres mais semble que je sois embarquée dans votre « truc » donc serais peut être le temps de me dire ce que je suis censée faire non ?


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AZIEL

Son attention se posa sur la vagabonde, il ne l’avait pas vraiment observé jusque là, simplement remarqué ses courbes gracieuses et ses beaux yeux, mais lorsqu’elle se rapprocha de lui, il se décala légèrement pour lui laisser un point d’appui sur la carriole l’écoutant en silence et ne répondant pas immédiatement, laissant de longues secondes s’écouler alors qu’il contemplait la cathédrale en silence.

Le jeune poussa un léger soupir, se tournant et posant son regard doux sur la belle… Pas des notre… pas des leurs… sans doute. Son regard s’encra dans celui de la jeune femme, silencieux toujours, doux, comme s’il cherchait une réponse par delà la couleur et la colère de la demoiselle.

… Tu verras, cesses de bouger…

Il lui adressa un vague sourire, le premier qu’il adressait réellement à quelqu’un depuis déjà un certain temps, trop occupé à les offrir à ses rêves.

… Bientôt…
Murmure doux et pourtant audible, alors qu’il fait un vague signe de tête pour l’engager à se caler près de lui, contre la carriole. Difficielement définissable de savoir à qui il adresser son souffle, à elle ou à lui même... ou a une autre.

Cellene… personne ne c’est dressé sur votre chemin ?

L’interrogation, peut être un peu distante ne perdait pas de son intérêt… personne ne les avaient donc repéraient ? Le plan était il si parfait ?


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SEAMUS

Le convoi funèbre avançait lentement. L’Enigmatique Enimia ouvrait la marche, le visage orné d’un éternel sourire qu’elle parvenait à moduler selon les circonstances. Ses complices la suivaient portant le corps de la prétendue Créfieuse. L’odeur qui exhalait du corps ne devait laisser aucun doute sur l’identité du cadavre. Yout quatre tentaient péniblement de réfréner leur mine de dégoût pour revêtir une mine de circonstance. Ils devaient rentrer dans la peau de ceux qui mènent leur chère disparue vers sa dernière demeure.

Le soir était tombé lorsqu’ils débouchèrent sur le parvis de la cathédrale. Ils s’arrêtèrent un instant pour scruter l’obscurité. Un peu en retrait, leurs complices à proximité de la carriole attendaient discrètement leur retour. Le Taciturne fut content de voir que Samaël et Cellene avaient rejoint le groupe sans encombre. Avec le tintamarre qu’ils avaient produit lors de leur fuite, nul doute que le vol de la première relique et peut-être même sa récupération occupait une bonne partie des gardes.

Cependant ces deux là devraient cependant se montrer particulièrement discrets.

Il ne restait plus qu’à faire quitter la ville au convoi prétendument funèbre et le tour était joué. Il ne leur resterait plus qu’à rejoindre les deux adolescents et la soigneuse.

Il leva ensuite les yeux vers une des tours de la cathédrale et un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Son faucon l’attendait patiemment pour une fois et descendit dans un majestueux vol plané jusque sur l’épaule de cuir revêtue de son maître.

Seamus soutint le corps d’une seule main le temps d’adresser un signe à ses amis à la charrette afin qu’ils les rejoignent sans tarder.


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SAMAEL

L'inconnue semblait ne pas avoir apprécié sa façon d'agir, alors qu'il s'apprétait à se retourner pour la saisir à la gorge, il découvrit ravi la belle azurée qui la maltraitait physiquement et verbalement.
Le sourire narquois aux lèvres, il revint à Aziel qu'il avait questionné attendant sa réponse qui vint fort rapidement indiquant que leurs comparses ne sauraient tardés.
La dite Aliénor s'extirpa du bras de Cellene dépassant l'argenté qui la suivit de son regard concupiscent, détaillant ses courbes éhontément, si elle ne se calmait pas il se chargerait d'elle avec un plaisir non dissimulé.
Surement pas vierge, vu sa démarche chaloupée, mais ça ferait l'affaire, bien trop longtemps qu'il n'avait pas pris de force les faveurs d'une femme.

Samaël savait que lui et Cell devraient se faire discrets quand le moment serait venu, trouver une façon de se dissimuler dans le groupe, Cell aurait sans doute plus de facilité que lui, une femme brune, Lupia l'était aussi, ça ne serait nullement compliqué.
En revanche lui... il lui fallait trouver un moyen de dissimuler sa tignasse blanche, trop repérable, trop différente, trop visible... il en était fier mais à ce moment précis il ne devait pas l'arborer avec vanité.
Sortant de la poche de son mantel un morceau de ruban noir qu'il n'utilisait que rarement, il rassembla ses cheveux en formant un catogan sur sa nuque, l'enfouissant dans son dos sous son mantel.
La blancheur de ses cheveux restait apparente, mais plus sa longueur, beaucoup moins visible donc, et le côté encapuchonné, ça n'était pas franchement lui, son regard d'or observait toujours sans se cacher.

Le mantel réajusté sur ses épaules, il s'avança vers le bord de la ruelle pour voir ce qui se passait sur le parvis, le reste du groupe qui les avaient poursuivi et qu'ils avaient réussi à semer se trouvait toujours là.
L'homme qui semblait à leur tête, ainsi que le reste de ses hommes, guettaient les environs, regardant par moment dans leur direction avec plus ou moins d'insistance, tandis que Seamus et le reste de la meute sortait de la cathédrale à priori non suivi.
Il faudrait se méfier, à ce moment le taciturne fit un signe de main dans leur direction, l'ange déchu se retourna alors vers la vagabonde.

Vous allez pouvoir agir très chère, c'est à vous de jouer, amenez la cariole, nous on gère les chevaux avec Cellène

Enfourchant son étalon, il s'avança sur Aliénor qui restait à coté d'Aziel comme un chien à coté de son maître. Secouant la tête, il resta en retrait dans la ruelle s'adressant à l'amazone suffisament fort pour qu'Aziel entende.

Très chère, nous devrions rester ici le temps que tout soit en place, ne pas faire échouer ce qui semble se dérouler sans anicroches mais prêts à intervenir au cas où, nos visages sont connus, autant ne pas prendre de risques pour le moment.

Juché sur sa monture il interpella le jeune séducteur, sur un ton aimable mais ferme.

T'as entendu tu transmettras à Seamus qu'il s'étonne pas de pas nous voir, mais on est là, de toute façon.
Jetant un regard à la femme reveche, il ajouta.
et fais attention à elle, garde là à l'oeil, elle semble avoir du caractère, peut-être trop.

Un sourire sournois se dessina alors sur ses lèvres alors qu'il la déshabillait du regard en ricanant légèrement.
Cela étant malgré les apparences, Samaël n'était pas tranquille, cet homme sur le parvis avec ses troupes ne lui plaisait guère, il lui fallait se méfier, et il ne lachait pas ce lascard du regard, il pourrait poser problème, tout son corps le lui soufflait.


_____________________________________________________________________________________

ACAR

La presse environnante empêcha le passage régulier, mais la garde se fraya celui-la, pour arriver a quelques coudées de la carriole brinquebalante, ou masse se mouvait, assurément, mais l'obscurité était telle que rien n'était distinct.

Mettant main en cornet, le gouverneur de la garde épiscopale de Bourges entonna discours : Hola derrière la carriole... montrez vous, que je sache à qui je me verrai obligé, m'entendez vous ?

Acar murmura quelques paroles et les gardes se mirent en rang fixe, se refermant en une masse compacte... se faisant, la foule des badauds fit de même et la scène au loin devint noirceur.

Parbleu... Nous n'y voyons goutte, n'avancez plus pour l'heure, nous pourrions être attaqués sans voir le couteau surgir pour frapper.

Il ne restait plus que les sons, céans... rien ne filtrait.


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MessageSujet: Re: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:19

HANS HOGGENDAFFEN

Dans une ruelle donnant sur le parvis de la cathédrale.

Adossé contre un mur, fondu lui aussi dans l'obscurité naissante grâce à l'épais mantel sombre qui recouvrait son armure légère, Hans attendait patiemment en observant la place.
Il était arrivé il y a peu, et n'avait reçu que des informations fragmentaires sur les méfaits qui s'étaient déroulés ici, vol, profanation...
Mais visiblement, la présence de chacun était requise et il était peut-être encore temps d'arrêter la vile engence qui avait sévi ici.

La nuit tombait, et la foule de fidèles et de badaux allait se disperser, canalisée par les cordons de gardes.
Un léger sourire se dessina sur son visage. Lui qui avait peur de s'ennuyer en se mettant au service de l'église, à simplement assurer les escortes de religieux, il allait peut-être trouver de quoi exprimer ses talents plus rapidement que prévu.
Dague à la ceinture, et épée encore au fourreau, il paraissait extrêmement calme, mais les mouvements réguliers de sa main s'ouvrant et se refermant trahissaient une certaine impatience.
Seigneur de guerre et ancien spécialiste de la traque de brigands, il se retrouvait dans son élément. Il avait une grande habitude d'agir dans l'ombre et faisait confiance à ses sens.
Une rapide description des voleurs lui avait été faite par un garde en faction aux portes de la ville, mais il ne savait pas exactement combien ils étaient.

L'aspirant vidame Acar devait se trouver de l'autre côté de la place par rapport à sa position. Il ne pouvait pas distinguer ce qui se passait si loin, mais il avait entendu de l'agitation.
Et puis... il y avait cette étrange carriole, que la garde semblait avoir repéré elle aussi. Il n'y avait pas d'office funèbre aujourd'hui, surtout à cette heure, et elle n'avait pas bougé depuis son arrivée sur les lieux.


acar a écrit:
Hola derrière la carriole... montrez vous, que je sache à qui je me verrai obligé, m'entendez vous ?

L'injonction d'Acar était arrivée à ses oreilles. Il s'était rapproché lui aussi finalement.
Le seigneur de Ferrière se redressa en faisant doucement craquer sa nuque. Sa main droite vint se poser sur le pommeau de son épée et il se tint prêt à agir.


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CELLENE

Dans une ruelle, près du parvis

La jeune vagabonde, c’est bien l’air qu’elle avait, ronchonna à nouveau, Cellene haussa un sourcil, secouant la tête. C’était peine perdue, la jeune femme ne savait donc pas se taire. L’Azurée ne dit alors rien de plus, pas d’explication du plan non plus. Cellene savait qu’il fallait faire attention maintenant, pas attiré l’attention sur elle et l’argenté. Elle se tourna vers Aziel qui lui demanda quelques choses, alors que Samaël s'était penché pour observer si le reste de la troupe arrivait. Elle lui répondit par la négation avec un simple hochement de tête. Sous les mots de l'Argenté, elle fit un signe à Aziel d’avancer avec la carriole jusqu’au groupe. Tous deux, Aziel et la vagabonde avança alors qu’une voix se fit entendre. Cellene ne bougea pas plus, ni ne répondit. Elle rabattit la capuche de sa cape sur la tête, baissant la tête un instant. Puis elle grimpa sur son cheval. La tête en bas, elle observait les alentours, les yeux relevés. Un groupe de personne était non loin de là.

Cellene soupira un instant, elle était nerveuse et sentait que cela n’allait pas se passé comme ils avaient prévus. Mais il fallait faire vite, quitter cette ville jusqu’au point de replis. L’Azurée put entendre la carriole s’arrêter, depuis ou elle était, dans la ruelle, elle ne pouvait rien voir. Le silence de la nuit aida, ils étaient sûrement entrain de mettre la Créfieuse dans la carriole. Du moins, elle l’espérait. Elle tourna juste les yeux pour regarder Samaël. Il avait à nouveau donné des ordres, mais curieusement, Cellene n’avait rien dit. Après tout, il avait l’expérience du terrain et de tenir une meute, finalement son aide était des plus agréable. Les chevaux étaient calmes, mais elle savait qu’à un moment ou un autre, il fallait se placer pour les donner à leurs comparses. Il y avait cinq chevaux. Quatre de ses comparses : Aziel, Lupia, Seamus et Kaerven et le dernier étant sûrement à l’étranger. Elle se pencha un peu, et prit les cinq brides dans les mains. Elle tendit la bride du cheval de l’étranger ainsi que celui de Kaerven à l’argenté, tenant les trois autres dans une main.

Tenez vous prêt très cher. Je sens vraiment pas la suite des événements.

Elle ne se rendit pas compte de suite de ce qu’elle venait de lui exprimée, se pressentiment n’était peut être rien, mais elle avait sans doute préféré qu’il soit au courant, se sentant un peu plus proche de lui qu’auparavant.


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VERSUS

Sur le parvis, près de la charrette

Ils sortirent de la cathédrale, tenant la Créfieuse morte. Du moins c’est ce qu’ils voulaient démontrer à tous. Pas de raison qu’on les arrête. Depuis la puanteur du corps était vraiment insupportable. Plusieurs badauds avaient même poser une main sur le nez, tant cette odeur était tenace.

Le groupe avançait rapidement, l’homme au bandeau avait fait un signe. Quelques instants plus tard, la charrette avançait tenue par la jeune femme, du nom d’Aliénor et par Aziel. Le Ténèbre se fixa sur les deux jeunes gens qui avançaient rapidement. Le groupe n’accélérait pas, c’était pressant qu’ils partent, mais s’ils accéléraient le pas, des doutes pourraient planer sur eux. Versus avait baissé la tête, comme tous l’avaient fait aussi. Alors qu’ils s’apprêtèrent à déposer le corps dans la charrette, un homme parla haut et fort.


acar a écrit:
Hola derrière la carriole... montrez vous, que je sache à qui je me verrai obligé, m'entendez vous ?

Versus soupira un instant et releva la tête, il observa dans la nuit une troupe un peu plus loin. Fallait y répondre à cette question, qu’allait-il bien dire. Il se souvint alors des mots de l’homme au bandeau.

seamus a écrit:
…notre amie à tous…morte… grave maladie… contagieuse… la pleurons… …enterrement sur ses terres…

C’était donc le moment d’exécuter le plan. D’un voix ferme, mais légèrement tremblante, comme pouvait l’être un ami face à la mort d’une amie chère, le Ténèbre s’exprima.

N’approchez pas ! Notre amie a trépassé… est contagieuse. Ses dernières volontés : être enterrée sur ses propres terres…

N’attendant pas plus longtemps, Versus aida le groupe à mettre leur « amie » sur la charrette. Il se demanda l’espace d’un instant, ou était son cheval. Mais il n’avait pas revue la belle aux yeux de saphir ni l’homme aux cheveux blancs. Ils devaient sûrement ne pas être très loin.


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ACAR

versus a écrit:N’approchez pas ! Notre amie à trépassé… est contagieuse. Ses dernières volontés : être enterrée sur ses propres terres…

Ainsi, pensa t'il, voila mauvais augure... mort en plus se trouvait en ce parvis, ce qui expliquait l'animation régnant présentement devers la voix qui résonnait encore... des fous assurément, rester autour était grand danger, à qui voulait encore un peu de vie.

L'air vif de la saison, donnait grand danger, les miasmes pouvaient évoluer à souhait par ce grand vent rabattant.

Plus un pas soldats, si contagion est en ce lieu, je ne veux vous faire avancer plus de l'avant, grand malheur est ici, nous ne devons en rajouter.

Se grattant le menton, il ouvrit la bouche et les mots retentirent :
Et ou est donc sa terre de dernier recueillement ? avez-vous besoin que nous vous ouvrions la voie pour sortir sans rendre la foule trop en presse contre vous ?


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HANS HOGGENDAFFEN

Entrée d'une ruelle, vue sur la charette.

Hans flatta l'encolure d'Horus, son destrier resté immobile deux pas derrière lui et celui ci s'ébroua légèrement. Il n'avait pas eu le temps de le confier aux écuries de la garde ou à un quelconque relais avec son arrivée précipitée sur les lieux, et cela allait peut-être s'avérer être une bonne chose d'avoir sa monture sous la main.

Le temps semblait suspendu, la tension était montée d'un cran avec l'obscurité, et tous se focalisaient sur cette petite charette.
Les accès et les portes de la ville devaient être gardés, du moins c'était à expérer, mais il fallait retrouver le groupe qui avait fait ça. Et faire vite avant qu'il ne disparaisse dans les rues de la ville.

Le dialogue s'était instauré entre le vidame et les hommes autour de la charette, et Hans attendait la suite, une main sur son épée, l'autre prête à saisir les rênes de son cheval.
Il fallait se tenir prêt à agir, décidément, il y avait quelque chose qui clochait ici, il en était persuadé...
Mais s'il s'agissait d'une fausse piste, il lui faudrait également faire mouvement rapidement au risque de perdre tout espoir de retrouver la trace des voleurs hérétiques.


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P’TIT BOUGNAT

P’tit Bougnat a travaillé très fort toute la journée à la mine. Il est sale et très fatigué. A son habitude il traverse la ville pour aller se reposer sur sa maigre paillasse. Une petite cabane est son refuge et chaque jour il prend le même chemin, toujours la même routine.
Il rêve de jours meilleurs mais en attendant il se résigne. Denier après denier il s’accumule un petit capital qui lui permettra peut-être un jour de voir l’avenir de manière plus agréable. De voir l’avenir tout court.

Il descend la rue lorsque deux cavaliers, un homme et une femme arrivent en faisant grand bruit. Il s’écarte pour les laisser passer mais ils ne passent pas. Ils s’arretent sur la petite place et jettent quelque chose en criant « vive le Main Noire » ou quelque chose comme ca. Ils repartent dans la nuit en rigolant.

P’tit Bougnat s’approche de l’objet qu’ils ont jeté. Un petit coffret vitré tout cabossé par sa chute contient un doigt !!!. Il le connaît bien, sa pauvre mère allait régulièrement y prier avant de trépasser. Il sait que ces choses là sont sacrées et n’y touche pas. Il préfère courir vers la place de la Cathédrale pour prévenir.

Il court maintenant et voit un attroupement de soldat. Il se dirige vers leur chef.

S’cusez mon bon maître…j’viens d’faire une découverte !!!... Le doigt qui guérit !!! L’est là bas près du monument !!! Moi j’y touche pas, j’vais l’salir avec mes mains crasseuses. V’nez voir c’est là bas.

Et il montre la direction de la placette qui est quelques rues plus loin


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MessageSujet: Re: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:20

HUGUES

Sur le haut côté d’une ruelle sombre au milieu de laquelle coulait un égout charriant les déchets ménagers de la population Clermontoise, un homme vêtu d’une cape et d’un feutre marchait distraitement.
L’air vivifiant de cette fin de mois de novembre camouflait les odeurs s’échappant des restes de nourritures jeté.

Débouchant sur une grande place, où siégeait la cathédrale de Clermont, Hughes poursuivit sa route en direction de la porte nord afin de retourner à Bourbon.
Sa rêvasserie fut troublée par un attroupement sur le parvis de la cathédrale.
Curieux, il brisa sa marche pour tenter de voir de quoi il retournait.

Trop loin pour comprendre, il voyait cependant bien aux cris et lamentations qu’il percevait de là bas, que quelque chose de grave s’était déroulé.
Hughes se remit en mouvement, mais cette fois-ci en direction des portes de la cathédrale.
Il devait savoir. Les complaintes portèrent en lui trop de crainte que pour être ignorées.

Arrivant sur place, il aborda directement un badaud.
Celui-ci lui expliqua le vol des reliques.

« Quelle infamie ! Qui a osé ? Quel est l’infâme pourceau qui a osé à profaner la tombe d’un homme, un saint qui plus est ! »

Hughes ressenti une violente colère remonter de ses entrailles et voulu les attraper pour leur faire payer cette abjecte abomination. Il se voyait déjà les désosser vivant ou les bruler sur un buché.

« Qu’on bastonne les profanateurs ! »
hurla Hughes.

Il resta un temps avec les fidèles et les badauds, attendant que quelque chose se passe.
Il ne voit pas la carriole dans la rue et le manège de ses passagers.
Les soldats allaient et venaient.

Hughes se trouvait proche d’un groupe de soldat, lorsqu’il entendit derrière lui la voie d’un enfant :

P'tit bougnat a écrit:
S’cusez mon bon maître…j’viens d’faire une découverte !!!... Le doigt qui guérit !!! L’est là bas près du monument !!! Moi j’y touche pas, j’vais l’salir avec mes mains crasseuses. V’nez voir c’est là bas.

Hein ? Quoi ?
Le doigt qui guérit ?
La relique donc, bougre d’idiot !
On aurait retrouvé une relique !
Noël !

Hughes se retourne pour voir la direction qu’indiquait le garçonnet et se précipita pour voir cela.
C’était pas tout les jours qu’arrivaient de tel évènements…


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ACAR

P'tit bougnat a écrit:
S’cusez mon bon maître…j’viens d’faire une découverte !!!... Le doigt qui guérit !!! L’est là bas près du monument !!! Moi j’y touche pas, j’vais l’salir avec mes mains crasseuses. V’nez voir c’est là bas.

L'enfant interpella Acar, qui demanda céans après l'avoir compris, à deux gardes d'aller a l'endroit indiqué par le garçonnet, puis à deux autres de rejoindre en la cathédrale le cardinal Ivrel, lui porter assistance en tout point et de ne pas la quitter.

Le noir environnant rendait la chose difficile, les gardes, a taton, cherchait la saincte relique, espérant grandement que ce fut bien elle... Acar songea au fait qu'il n'avait point obtenu réponse de la voix derrière le chariot.

Alors soldats, avez-vous trouvé coffret, qu'on en finisse avec cela ?


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HANS HOGGENAFFEN

Dans la ruelle puis sur le parvis.

C'était beaucoup trop long, et il ne se passait rien. Etait-il le seul à trouver étrange qu'une pestiférée ou autre contagieuse ait reçu les derniers sacrements dans une cathédrale? un jour de grande affluence qui plus est?
Même s'il s'agissait d'une noble locale, elle serait restée en son domaine, et la populace était bien trop terrifiée par les maladies pour trimbaler un corps comme ça dans toute la ville.
Et les voilà qui sortaient tranquillement, à la nuit tombée, avec ce qui venait de se passer et faisant fi de l'agitation qui règnait alentour.
Il était de plus peu probable que le cardinal ou un autre clerc ait officié dans ces conditions.
Pourtant... il manquait quelque chose... Hans avait pensé un instant que l'objet volé était resté depuis le début dans le charriot, et que les deux cavaliers partis en trombe n'avaient servi qu'à faire diversion. Mais maintenant on annonçait que la relique avait semble t-il été retrouvée à quelques rues d'ici.
Pourquoi ce donner tant de mal pour l'abandonner ensuite? A moins qu'ils l'aient tout simplement échappé dans leur fuite? mais non, c'était impossible, ils avaient réussi leur coup dans un des lieux les plus surveillés du duché normalement, et avaient ensuite semé leurs poursuivants en quelques minutes. Ce n'était manifestement pas des débutants.
La question restait en suspend mais il fallait de toute façon agir.

Le seigneur de Ferrière, nouvelle recrue de la garde, voulait rester en retrait en suivant l'évolution de la situation, et en se tenant paré à réagir, mais là c'en était trop, il fallait faire quelque chose et vite. L'inaction ambiante allait leur faire perdre tout espoir. La nuit était complètement tombée à présent, et il sentait que les choses allaient leur échapper.

Il enfourcha sa monture et donna un léger coup de talon pour la faire avancer sur le parvis. Le bruit des sabots résonnait doucement sur les pavés alors que le cavalier, dont les vêtements sombres rabattus sur lui faisaient ressembler à une ombre sortie de nulle part, s'approchait de la scène sans quitter des yeux la charette et les formes qu'il pouvait distinguer autour.
Il arriva presque jusqu'au milieu de la place, en restant devant la carriole, mais à distance raisonnable. Ses doutes ne l'avaient pas quitté, mais après tout, il fallait rester prudent, pas le moment de choper une saleté...

Il se redressa sur sa selle et lança un regard circulaire tout autour de lui.
Non franchement, tout ça n'allait pas du tout, et si personne n'intervenait avec force, alors lui le ferait, même s'il n'en avait pas vraiment la légitimité.
Son silence dura quelques instants avant qu'il ne le brise d'une voix assurée et autoritaire.
Mais qu'attendez-vous?
Prévenez la milice et la maréchaussée, faites bloquer les portes de la ville. Qu'aucun cavalier ne les franchisse avant qu'on se soit assuré de son identité.


Son pied se posa sur l'épaule d'un jeune homme à l'air hagard et semblant pressé de retrouver sa demeure. Il passait à côté de lui, et il l'arrêta net.
Toi là!

Euh... moi sire?

Oui toi, à qui crois-tu que je m'adresse? je ne connais pas la ville, trouve moi le casernement des militaires, et fais quérir la troupe de toute urgence.

Rajoutant plus bas, plus pour lui même.
La garde épiscopale ne sera jamais assez nombreuse pour bloquer les issues et mener les recherches en même temps.

Voyant que l'autre ne bronchait toujours pas, il avait du tomber sur le plus malin de la portée encore une fois...
Allez file! et presse toi! réveille les je m'en moque, mais qu'ils se bougent! Et demande à un officier de venir si possible pour coordonner nos actions avec eux.

Avisant ensuite un groupe de villageois qui étaient restés sur place mais qui ne trouvaient rien de mieux à faire que se lamenter sur un si grand malheur, il se renfrogna et se mit à "aboyer" dans leur direction.
Et vous autres là bas! ne restez pas les bras ballants!
Bon sang, le lieu le plus sacré de votre duché vient d'être profané et je vous vois tous sans réaction! Il est inconcevable de laisser faire ça et de laisser ce crime impuni!
Ceux qui ont osé profané un tel lieu doivent être chatiés, et durement!

Formez des groupes! allumez des torches et arpentez les rues à leur recherche!
Ne restez pas isolé, soyez suffisament nombreux et compact. Si vous les reperez, donnez l'alerte et faite prévenir les hommes d'armes.


Hans regarda une nouvelle fois autour de lui. Une bonne foule en colère pouvait parfois faire des miracles pour démembrer un hérétique quand on manque de personnel qualifié.
Son visage était déterminé, et il ne montrait aucun signe d'hésitation ou de faiblesse dans ses gestes et ses paroles. Il n'était pas un habitué des discours enflammés, préférant toujours faire preuve de plus de discrétion et de retenue, mais avoir commandé des hommes et mener des assauts dans bien des conflits lui donnait une certaine assurance. Ou du moins il donnait l'impression d'en avoir, et avec ses armes et son allure martiale, cela suffisait pour que ceux qui l'entouraient réagissent à ses invectives.
Pourtant, il n'était même pas un véritable garde encore, et il sentait déjà les possibles remontrances pour avoir fait montre d'une autorité qui n'est normalement pas la sienne.

Mais le moment était à l'action, trop tard pour se poser des questions. Même s'il avait soigneusement évité le regard de l'aspirant vidame et des autres membres de la garde qui l'accompagnaient...

Alors que certains courraient déjà pour s'assurer que milice, prévôté et troupes ducales se mettent en place et prennent position aux endroits stratégiques, d'autres se regardaient encore entre eux, semblant chercher que faire, et se demandant s'il fallait obéir à cet homme qu'ils ne connaissaient pas.
Hans prit alors une profonde inspiration et hurla une dernière fois.

Et par Sainte Kyrène, qu'on m'éclaire cette place!
On y voit comme dans un four ici, alors que nous devons au contraire faire toute la lumière sur ce qu'il s'est passé.


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LUPIA

La mission touchait presque à sa fin. Cependant, il y avait de plus en plus d'agitation sur le parvis. Leur méfait avait été découvert et la rumeur se répendait.
Lupia regarda autour d'elle, leur petit convoi funèbre commençait à attirer l'attention. Versus avait réussi à convaincre le soldat de la légitimité de leur action. Lupia sourit intérieurement, finalement, quoi de plus facile que de tromper un soldat.... Pis celui ci était du genre assez coriace.

acar a écrit:
Et ou est donc sa terre de dernier recueillement ? avez-vous besoin que nous vous ouvrions la voie pour sortir sans rendre la foule trop en presse contre vous ?
Lupia vint à la rescousse de Versus. Son rôle en tant qu'amie éplorée était tout à fait crédible. Elle n'avait guère eu l'occasion de parfaire son maquillage depuis le début de la mission, le noir avait coulé soulignant ainsi ses yeux d'un large trait charbonneux, le manque de sommeil avait formé des poches immondes sur ses pommettes, bref, elle avait une mine effroyable... D'ailleurs, une fois sortis de ce bourbier, il fallait qu'elle sâche pourquoi Versus semblait tant attiré par elle, encore un cinglé morbide, elle adorait...
Donc, elle portait sur elle tous les affres que le deuil concédait au commun des mortels. Elle fit larmoyer ses grands yeux noisette et posa sur le soldat un regard digne d'un chien à l'agonie. Elle parla d'une voix qui se voulait étouffée par les sanglots...

S'il vous plait, nous sommes pressés de laisser notre chère amie reposer en paix. D'organiser une escorte serait long et fastidieux et il serait dans l'intéret de tous que sa pauvre dépouille quitte votre ville avant que la maladie ne s'abatte sur vous. N'ayez crainte, nous réussirons à trouver notre route.

Du coin de l'oeil, elle remarqua que d'autres hommes en arme semblaient s'intéresser à eux... Elle chuchotta à l'intention de ses comparses....


Il va falloir que nous bougions rapidement, les esprits s'échauffent...


Elle sourit au soldat qui se tenait encore auprès d'eux et s'en retourna près de la cariole pour s'assurer qu'ils étaient près à réagir au plus vite.


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MessageSujet: Re: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:20

KAERVEN

Kaerven observait en silence la scène. Ses yeux gris acier cherchaient les issues possibles. Mais il ne connaissait pas cette cité. Comment s’y repérer dans ces conditions. L’attention commençait un peu trop à se focaliser sur eux. Un soldat. Versus et Lupia tentait de l’éconduire. Mais il semblait peu enclin. Un autre groupe un peu plus loin commençait à leur porter une sorte d’intention.

Un homme vociférait des ordres. Allez quérir la milice, faire bloquer les portes. Cela ne s’annonçait pas sous les augures les plus favorables. Il leva la tête vers le ciel, et vit que la lune était caché par un nuage, sa lueur se faisait presque plus blafarde. Mauvais présage, pensa t il. Lupia avait baisser légèrement la voix pour prévenir d’une évidence, le caractère d’urgence de la situation. La chariot devait partir et vite.

Il se tourna vers ses compagnons qui étaient sur le chariot. Il se pencha et leur murmura.

Savez vous conduire un attelage au galop ?

Une lueur de malignité dans le regard ses yeux parcourent ses compagnons attendant une réponse. S’il affolait les chevaux et que ceux-ci s’emballent, il serait dur d’arrêter le convoi. Un chariot lancé à pleine vitesse pourrait sans doute prendre de court la milice et franchirait les portes avant leur hypothétique fermeture.

Kaerven commença déjà à faire lentement pivoter un anneau qui ceignait son doigt. Révélant un petit pic au bout de celle-ci. En cas d’application de son plan. La douleur provoquée ferait partir la carriole a toute vitesse. Mais il devait encore attendre.


_____________________________________________________________________________________

ACAR

lupia a écrit:S'il vous plait, nous sommes pressés de laisser notre chère amie reposer en paix. D'organiser une escorte serait long et fastidieux et il serait dans l'intéret de tous que sa pauvre dépouille quitte votre ville avant que la maladie ne s'abatte sur vous. N'ayez crainte, nous réussirons à trouver notre route.
Ainsi, la carriole était sur le départ, voila chose dite, mais au même instant, les deux gardes qui tâtonnaient encore, arrivèrent grand sourire, le coffret contenant la saincte relique, en main.

Parbleu, voila bonne chose... par Aristote, emmenez-la en lieu sûr... mais pour l'heure, nous devons en savoir plus et suivre nos ordres délivrés par le cardinal Ivrel.

Acar tira de son fourreau sa moitié et demanda aux gardes la pareille.

Mettant main en cornet : Fort bien, mais avant de nous quitter, nous allons vous visiter, malgré le risque que nous encourrons, donnez-nous vostre accord ?

Hans a écrit:
Et vous autres là-bas ! ne restez pas les bras ballants !
Bon sang, le lieu le plus sacré de votre duché vient d'être profané et je vous vois tous sans réaction! Il est inconcevable de laisser faire ça et de laisser ce crime impuni!
Ceux qui ont osé profané un tel lieu doivent être chatiés, et durement!

Se retournant, il observa le porteur de la voix, puis envoya un garde illico à son encontre pour lui demander de se rapprocher de lui, s'il avait à lui parler, qu'il le fasse de front.

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HUGUES

Le ciel d’encre laissant à peine filtrer la lumière de la lune et des étoiles à travers les nuages.
De temps à autre, un de ces derniers transitait devant le cercle lunaire luisant, symbole des enfers où gémissaient les âmes torturées des blasphémateurs et impies de vice selon le mythe aristotélicien.
Hughes frissonna en jetant un regard à la lune et y songeant.
Puis avec une satisfaction mesquine, il se dit que bientôt les profanateurs y séjourneraient dans les tourments occasionnés par les démons. Et que cela était juste !

Courant sur la place du parvis de la cathédrale, dans la faible luminosité, il manqua plusieurs fois de trébucher sur les pavés.
Parvenant à la ruelle qu’avait indiquée le garçonnet, il arrêta sa route.
Il regarda derrière lui, d’autres le suivaient, dont l’enfant courant en indiquant le chemin.

Hughes continua sa course dans l’obscurité. Puis voyant un homme sortant de sa maison avec une torche pour constater l’origine de l’agitation dans les rues de Clermont, Hughes l’interpella :

« Hola, l’ami ! On a volé les reliques de la cathédrale ! Et les profanateurs en aurait jeté une non loin d’ici ! Viens avec nous, on a besoin de lumière pour voir dans cette noirceur ! »

Il n’en fallu pas plus. L’homme se lança avec l’attroupement, les guidant avec sa torche.

Bientôt ils arrivèrent à l’endroit indiqué par le jeune mineur.
Ils trouvèrent là d’autres badauds rassemblés et observant la boite en verre tout cabossé contenant un doigt.
Tout le monde restait prostré avec déférence devant la relique sacrée.
N’osant la toucher, la prendre.
Certains même étaient tombés à genoux devant la relique priant le Saint Hermonius comme en transe.
La scène avait quelque chose de surnaturel.

Hughes se fraya un chemin au travers l’assistance.
Devant la relique, il éprouva un étrange sentiment.
Comme si ce qu’il voyait le dépassait.
Que se fut peut être un leurre lancé par les voleurs pour leur détourner l’attention ne lui effleura même pas l’esprit.

Après un long moment, rien ne s’était passé.
Personne ne s’était résolu à se saisir de la supposée relique.
Pourtant, songea Hughes, il faut bien la ramener à la cathédrale.
Regardant autour de lui, il constata que personne ne se décidait à le faire…

« Bon… Il faut la ramener à la cathédrale… »
Marmonna t’il timidement.
Les gens autours de lui jetèrent un regard sombre, comme s’il avait prononcé un blasphème.
Mais finalement, ils opinèrent du chef. Cependant, sans que personne n’intervienne.

Comprenant qu’en disant cela, Hughes s’était proposé à la prendre lui-même, il pesta sur sa grande gueule, et s’avança avec lenteur vers la boite en verre.
Hughes se baissa, posa les mains dessus et se releva.
Il vit alors que tout le monde le regardait. Un sentiment de gêne grandit en lui. Il aurait voulu se jeter dans un puits et ne plus en sortir.

Voulant échapper le plus rapidement à cette situation embarrassante, il se mit vivement en route vers la cathédrale. Suivit par la population de spectateurs présents.
Hughes s’attendait à chaque instant que le ciel de nuage ne s’ouvrit et que le doigt de Dieu n’apparaisse et le foudroie, car son âme se révélait trop impure que pour toucher un objet sacré.
Rien ne se passa.
Soulagé, Hughes vit les flèches de la cathédrale s’élever vers le ciel à une rue du parvis.
Presque au pas de course, il parvient sur les marches et malgré qu’il voulu crier, seul un souffle sorti de sa bouche :

« Que l’on appelle un prêtre ou quelque chose comme ça. Je crois qu’on a retrouvé une relique. »

L'aspirant vidame lui répondit:

acar a écrit:
Parbleu, voila bonne chose... par Aristote, emmenez-la en lieu sûr... mais pour l'heure, nous devons en savoir plus et suivre nos ordres délivrés par le cardinal Ivrel.

Hughes emmena la boite vitrée dans la cathédrale.

_____________________________________________________________________________________

SAMAEL

Dans la ruelle sombre à l'abri des regards...

Samaël observait et ce qu'il voyait se dérouler sous ses yeux ne lui plaisait guère, trop de monde autour de la cariole et de ce qu'ils étaient venus chercher, il allait fallait agir, sinon la mission était en péril.
C'est cet instant que la belle Cellene choisit pour s'encapuchonner et lui tendre les rennes de plusieurs chevaux, qu'il saisit machinalement continuant à évaluer la situation et ce qui était faisable pour changer la donne.
Les brides des chevaux en main, l'argenté tourna la tête vers l'amazone, une idée venait de germer dans son esprit tortueux de guerrier, plongeant son regard d'or dans les saphyrs de la cheftaine, il lui pris délicatement la main avant de s'adresser à elle.

Cellene, ça tourne au vinaigre, si on agit pas, la cariole et ce qu'elle contient ne sortira jamais de cette place.
Il nous connaisse, vous pouvez vous camoufler, moi difficilement avec cette chevelure qui fait parti de mon charme.


Marquant une pause, il lui glissa avec douceur les rennes qu'elle venait de lui donner, en refermant les doigts de la belle dessus en une douce caresse.

Je vais tenter de faire diversion, si ça marche vous leur apportez les chevaux au plus vite et vous partez sans vous retourner, vous suivez le plan, je vous rejoindrais... d'accord ?

Sans laisser le temps de la réponse à la belle azurée, il lui caressa le visage avant de l'embrasser, resserant ses cuisses autour de son étalon.
Détachant ses lèvres de celles de la belle, il passa son bras derrière sa nuque, sortant ses cheveux de son mantel pour les libérer, il tira par la même sa compagne de toujours, celle qui l'avait toujours accompagné dans tous ses combats, lui sauvant plus d'une fois la vie.
Il la regarda un court instant, embrassant le pommeau comme un rituel, puis lança un regard en arrière vers Cellene en lui lançant.

A bientôt belle azur.

Talonnant avec force son étalon, il déboucha épée en main, cheveux au vent, en faisant taper les sabots de sa bête le plus fort possible.
La place était paradoxalement bondée, et il lui fut facile de bousculer quelques badauds volontairement.
Il ne doutait pas que certains auraient sa description et le pourchasseraient, il espérait juste que cela libère suffisament le convoi pour qu'ils puissent partir avec le "butin".
Continuant son manège pour attirer l'attention sur lui, il fit pinailler son cheval, le faisant pivoter sur lui même jusqu'à ce qu'il se cabre.
A ce moment, Samaël pris une posture des plus théatrales en pointant son épée en avant, se mettant à hurler.

POUR LE CLAN DE LA MAIN NOIRE, TA MISSION HONORERAS OU LA VIE PERDRA !!!

Son étalon retomba lourdement en frappant le sol de ses sabots, un regard vers les défenseurs de la justice ou de l'église, l'ange déchu attendait la réaction, prêt à déguerpir de là en entamant une course poursuite ou un combat si nécessaire mais à l'écart d'ici, il fallait laisser de l'espace à ses compagnons.


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MessageSujet: Re: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:21

ACAR

Un homme, perché sur son cheval, déboulonna céans, criant à tue-tête, puis brassant l'air de son épée.
Certains badauds n'ayant pu se dégager, chutèrent lamentablement, ceci en plein milieu du parvis.

Le plus intrigant fut qu'il restait sur place, son cheval se cabrait puis trépignait des sabots, sur fort peu de portée... Acar empêcha réaction des gardes épiscopaux, assurément, piège se tendait.

Rester attentif, épée bien prise en main... de ce fait, la populace se dispersa, le cavalier cherchait bien à nous attirer de par sa position qui ne changeait guère, il songea à cette fameuse diversion qu'utilisaient les In Tenebris, il songea, tout en retenant encore les bons gardes, prèt à en découdre.

Ne bougez point, attendons que diantre, laissons voir la suite... pour l'heure, cette carriole reste sur place et nous aussi.


_____________________________________________________________________________________


SEAMUS

Son signe avait été judicieusement interprété et la carriole s’avança lentement vers eux. Avec la déférence qu’ils étaient supposés témoigner à leur défunte, ils y déposèrent délicatement le corps. Ils furent arrêtés une première fois dans leur tâche et le dénommé Versus rattrapa habilement le coup. Il suivait les instructions à la lettre à un tel point qu’un sourd murmure parcourut les badauds et hommes d’armes qui avaient fini par s’attrouper à proximité.

Seamus adressa à Versus un coup de menton satisfait. Une ride barrait cependant son front d’ordinaire inexpressif. Bien sûr Samaël et Cellene les avaient rejoints sans encombre, bien sûr leur vol avait été découvert, ils avaient tout fait pour mais où diable avaient-ils été déposer la relique ? Leur départ du parvis avait été tonitruant, il y avait fort à parier que le dépôt ne l’avait pas été moins.

Un garçonnet, le visage barbouillé de suie déboucha à toute allure derrière le groupe de soldats, hurlant à qui voulait l’entendre qu’il avait retrouvé le « doigt qui guérit » comme il l’appelait. Si jeune et déjà perverti…

Seamus retint le ricanement qui couvait dans sa gorge il n’était pas temps de se départir de son rôle de compagnon éploré. Il singea même l’effarement.

…Profanation ???…
…Comment peut-on…


Le chef des soldats continuait à leur poser des questions de plus en plus précises, semblant fourbement les pister. Cette fois ce fut Lupia qui prit la parole pour compléter les explications, ce qui ne put que plaire au Taciturne, peu enclin aux débordements verbaux.

Cependant la tension était de plus en plus palpable tant chez les comparses du Clan que dans les rangs de leurs adversaires potentiels. Des murmures s’échappèrent des lèvres de Kaerven et de Lupia .Effectivement il fallait dégager au plus vite. Idéalement dans le calme d’un convoi funèbre, au pire dans le fracas d’une chevauchée sauvage, communément répandue au sein de la Main Noire.

La relique quelque peu cabossée réintégra la Cathédrale suivie d’un semblant de procession spontanée, attirant l’attention de la plupart des individus amassés sur le parvis. La plupart seulement. Le petit chef des soldats semblait s’obstiner à les visiter et devenait presque menaçant, dégainant à moitié son épée de son foureau. Tapis dans l’ombre l’impétueux Samaël n’avait rien du manquer de cette évolution de la situation car il apparut bousculant, vociférant, arrogant à son habitude au beau milieu du parvis. Il poussa un cri à la gloire du Clan, voulant manifestement détourner l’attention. Son cheval cabré battit l’air de ses antérieurs et retomba bruyamment au sol.
Sans précipitation aucune Seamus fouilla l’obscurité afin d’y percevoir Cellene qui avait du rester auprès de leurs montures. Kaerven quant à lui s’était approché lentement de la croupe des chevaux attelés au supposé corbillard.
Le regard du Taciturne passa rapidement de l’un à l’autre. Même la voleuse de chevaux semblait prête à l’action. Elle en aurait et par la même paierait son dû. Il leur chuchota

…lentement …
…jusqu'à Cellene…


Debout dans la carriole, Seamus s’adressa alors au petit chef.

…Désolé…
…Trop attendu…


La charrette passa au pas le long des chevaux tenus pas Cellene. Kaerven et elle avaient compris les intentions de Seamus. D’un bond il sauta sur son destrier enjoignant les autres à le suivre. Enimia, pour sa part, tenait déjà fermement les rênes de ses fines mains prête à contrôler l’impulsion que Kaerven donnerait aux bêtes.

…En selle !!!…

Désignant leur impétueux comparse au milieu du parvis il dit à la voleuse.

…avec lui…
…en Enfer !!!…


Ce disant, il sortit lui aussi son épée jusque là cachée dans son dos, sous son épais manteau.


_____________________________________________________________________________________

ACAR

Situation explosa de par une réponse, qui enclencha la suite, tel le petit vent se levant pour ne point retomber, se prenant pour un grand.
seamus a écrit:
…Désolé… trop attendu…
Le porteur de la voix sauta derechef sur son destrier et sortit de son dos, épée, charge devait avoir lieu en cette belle nuit d'automne, la lame brillait petitement, la lune se cachait encore.

Il se redressa, se mit de biais, et attendit contact... les gardes environnants se mirent eux aussi en position stable pour affronter le choc des montures, si par mégarde ils ne pouvaient s'écarter à temps.

Le groupe de cavaliers se trouvait maintenant devers le premier cavalier qui avait cherché à les faire bouger de position, la charge se resserrait, mais aucun ne bougeait, il ne fallait point qu'ils passent.


_____________________________________________________________________________________

CELLENE

C’était long, trop long, Samaël observait comme il le pouvait la place. L’Azurée était un peu nerveuse, un peu trop peut être. Elle ne supportait pas d’être aussi nerveuse, c’était généralement mauvais signe. D’un coup, elle se redressa alors que le bel argenté lui pris sa main de libre et rendant les rênes des deux chevaux. Elle l’écouta attentivement, regarda l'objet de sa discussion, enfin de ses mots: Sa belle chevelure, qui faisait son charme, comme il le disait bien. Il n’avait pas tord, dans tous les sens du terme. Autant sur le faite que cela tournait au vinaigre et qu’il fallait aider leurs comparse, autant sur la remarque de ses cheveux. La bouche légèrement entrouverte, les yeux écarquillés. Mais qu’est-ce qu’il avait bien dans la tête à ce moment là ? Son cœur s’était mis à se battre rapidement, trop rapidement, elle haussa un sourcil, prête à lui répondre, mais voilà qu’il ferma son poing, tenant ainsi les cinq chevaux, il se pencha sur l’azurée et l’embrassa après avoir passer une main sur son visage. Il se prépara rapidement, si rapidement que Cellene ne put rien y faire. Au moment même ou elle reprenait ses esprits, encaissait ce qu’il venait de lui, qu’il était déjà partit, faisant un vacarme du diable sur la place. Elle pencha juste la tête, pour observer la scène. A nouveau, il fit cabrer son cheval, les deux sabots arrière encrer au sol. Cellene sourit, il le faisait magnifiquement bien.

Elle soupira, puis se prépara, prenant alors les cinq rênes dans une main, l’autre tenant la sienne, il aurait été bête de tomber. Elle avança un peu, observant maintenant le convoi qui lentement se rapprochait d’elle. Kaerven s’était avancé vers les chevaux, prêt à lancer le convoi. Cellene regarda sa douce, lui faisant signe de la tête, au même moment ou Seamus ordonna de monter à selle. Lupia grimpa sur son cheval, Versus fit de même, Seamus sauta de la charrette jusqu’à retomber sur canasson. Enimia resta sur la charrette, tant dit que Aziel chevaucha son cheval à son tour, presque à regret. La vagabonde fut presque, éjectée par Seamus.

Cellene prit son épée en main, avant de regarder Kaerven. Elle lui fit un signe de la tête. Le loup lança sa main sur l’arrière-train des bêtes qui partirent au galop, direction la sortir de la ville. Elle lança ensuite les rênes à Kaerven qui monta à selle.

Ils avaient trop traîné, il était de partir.

On y va !! Saccagé ce que vous pourrez au passage.

La troupe partit au galop, renversant les échoppes alignées sur la rue, bousculant les badauds qui se trouvaient sur le chemin. Cellene soupira, observant Samaël. Elle hésita, elle n’allait quand même pas le laisser sur place. Le convoi était partit, cette fois. La jeune vagabonde resta plantée là, au milieu de la place. L'Azurée ne pouvait pas rester plus longtemps non plus, elle croisa le regard de Samaël qui lui fit signe de déguerpir. Elle acquiesça d’un coup de sec de la tête, puis hurla.

A LA GLOIRE DU CLAN DE LA MAIN NOIRE !! POUR LE MAITRE !!

Elle talonna sa jument qui partit au galop. Le passage de ses compagnons dans la rue n’était pas passé inaperçu. Les portes de la ville se montraient enfin, le convoi s’apprêtait à y passé et à s'enfuir


_____________________________________________________________________________________

HANS HOGGENDAFFEN

Le seigneur, ou plutôt l'élève un peu trop impudent, avait fait avancer sa monture au pas pour se rapprocher du vidame, de ses hommes et de la carriole, comme le garde envoyé en sa direction le lui demandait.

Il n'eut pas le temps de prendre la parole. Un cavalier surgit d'une ruelle au moment où la jonction allait s'effectuer. Son identité ne faisait aucun doute, et il la clamait haut et fort.
Rapide regard échangé avec Acar. Lui aussi semble avoir compris que c'est trop évident et que ça cache quelque chose. Le chef des gardes reste stoïquement en place, prêt à réagir à la suite il semblerait.
Il fallait néanmoins s'occuper de ce fanfaron, il méritait son châtiment.
La monture d'Hans fit deux enjambées en avant, et très lentement, dans un geste parfaitement maîtrisé et maintes fois répété, une longue lame fut tirée de son foureau.
Visage impassible, pas vraiment troublé par la prestation de l'homme aux cheveux blancs.
Etant le seul à être présentement assis sur un destrier, il semblait que la tache lui revenait.
Monseigneur, si vous le permettez je...

Le reste de sa phrase mourut au fond de sa gorge. L'espace de quelques instants, l'attention de tous s'était focalisée sur le nouvel arrivant et la carriole avait lentement fait mouvement avant que ceux qui l''entouraient sautent sur des chevaux qui les attendaient à deux pas d'ici. Comment ces montures n'avaient pas été repérées plus tôt? d'où sortaient-elles? tout cela était bien l'oeuvre du Sans nom!

Il fallait maintenant agir comme son instinct et son entrainement le lui commandaient. Les autres étaient à pieds, il fallait tenter de couper la route au convoi, ou au moins tout faire pour essayer de les suivres et éviter de les perdre de vue.
Une telle charette n'était pas vraiment maniable dans les rues étroites de la cité, et il était surement encore possible de la ratrapper.

Hans fit faire un moulinet à son épée pour assouplir son poigné avant un probable futur affrontement et talonna vivement Horus pour le faire partir au galop.
Un oeil sur la carriole qui s'éloignait, et un autre sur les cavaliers dispersés qui risquaient de lui couper la route s'il ne s'enfuyaient pas en même temps que leurs comparses.


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MessageSujet: Re: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:22

SHAKKA

Arkin avait passé la nuit sur la route bien décidé à ne point ralentir.Il devait rejoindre son frère Acar et avit rendez vous sur le parvis de la cathedrale,comme point de rpere c'etait plutot facil.
Depuis son entrée dans la cité il y régnait une atmosphere étrange...Une essence de crainte et de méfiance...

A mesure qu'il approchait,le sénechal ,emmitouflé dans son surplis,voyait badauds et citoyens lui arriver dessus l'air térrorisés.
Il en arreta un au vol...Le tenant par la capuche...

Mais qu'est ce qui se passe,
qu'elle est la raison de ce tumulte?
Et où fuyez vous?


Bagayant ses mots,il expliqua vaguement une histoire incompréhensible de main noire et de la garde du Vidame...De combats et de coups d'estoc...

Arkin le lacha.Un regard rapide vers l'eglise et il talonne sa monture...
arrivant davent le parvis,le spectacle qui s'offrait à lui était...chaotique sil en fut.
Les charettes à terre,des cavaliers sabres au clairs lançant assaut contre ce qui semblait etre la garde du Vidame...
Acar au milieu de tout ça distribuant instructions en essayant de proteger son groupe.Au loin une troupe fuyait dévastant la rue sur leur passage.
un chevalier à cheval tentait de s'interposer.
Arkin talonna Djinn afin de se proter comme il put à la hauteur de son frère...

Mon frère,je constate que tu es toujours en pleine activité...
Tu m'expliquera plus tard.Dis moi ce que je peux faire.


il dù s'interrompre pour éviter une jarre qui passait par là...

Arkin detestait etre coupé et il lança un regard noir vers cette "jarre"...
le lanceur était perdu dans la confusion mais cela rappela au sénéchal que la situation était...confuse.


_____________________________________________________________________________________

MIKAN

Restait discret au coté du Vidame jusqu'a maintenant. Le jeune éleve s'empressa de partir a la pousuite des fuyar.
Il dessela un passant de son cheval pour en prendre possession et partit au galaut au coté D'Hans qui salua d'un leger signe de la téte.

Sortant des lors son épée de son foureau en l'attente de représaille possible.


_____________________________________________________________________________________

ALIENOR

La vagabonde n'avait pas réellement tout suivi de ce qui c'était passé, en l'espace d'un instant, elle se retrouvait avec Aziel et le groupe de Seamus qui chargeait déjà un corps dans le chariot.

Nom de D... Ali leva le regard vers la flèche de la cathédrale ...de Non... c'est quoi c'te mort, z'ont quand même pas fait tant de mystère pour un cadavre.

Aliénor restait franchement achalée par ce qui se passait, mais peut-être bien qu'elle avait eu des bébittes sur eux, et qu'ils ne voulaient juste pas faire de foin pour récupérer leur amie morte comme l'avait dit l'un d'eux.
Le fait que le macabé soit contagieux ne lui plaisait pas plus que ça, elle s'éloigna donc, butant légèrement sur son geolier de base, le charismatique taciturne, l'avait un truc celui là, quand à dire quoi.
Son regard croisa le sien au moment où ils se mirent bouger vers la ruelle où elle était avant avec le fanatique des fesses et sa gourgandine.

Le chevelu blanc sorti comme un fou de la ruelle juste avant qu'ils se mettent en mouvement hurler pour un clan, La Main Noire, c'était quoi tout ça, pourquoi tant de bruit pour un corps, pis c'était qui d'abord cette nana morte.
Trop de questions lui traversaient la trombine, trop peu de réponses mais elle suivait quand même pas le choix, les autres profitaient de l'attention portée à l'argenté pour rejoindre la cheftaine et enfourcher leurs betes.
Ils avaient juste oublier un détail, c'est que si elle se retrouvait dans ce merdier c'est qu'elle avait voulu voler le cheval de Seamus donc en toute logique elle n'en avait pas puisqu'il était juché dessus.
Elle s'apprétait à le faire remarquer quand son taulier lui indiqua d'aller rejoindre le chevelu blanc au milieu du parvis.
Franchement à la surprise, elle le regarde, laissant sortir tout naturellement.

Ma t'es ti pas fou !!!!

De justesse, Ali évite les chevaux qui s'emballent à la suite de la cariole avant d'être cassée comme un clou, regardant les cavaliers s'éloigner en la laissant comme un bécasse au milieu du parvis.
Observant autour d'elle, Ali se dit qu'elle pourrait très bien se faire la malle, mais pour qui pour quoi, elle se dirige vers l'argenté qui continue son manège.
Deux options soit il la prend avec elle sur son canasson, soit il faut qu'elle en trouve un... tout comme soit elle suit le mouvement ordonné par Seamus, soit il reviendra la crever, elle en est certaine, si ce n'est lui la femme aux yeux bleus.

Ben, un cheval... où je vais me dégoter ça... pis c'est que j'ai pas batch de temps...

A l'instant un voyageur, un maraud, un .... Oh elle se fichait pas mal de ce qu'il était en fait, la seule chose intéressante c'est qu'il semblait pas armé, se pointa avec une magnifique bête.
Feintant sur le coté, elle sortit sa lame de sa ceinture, et la planta dans la cuisse du cavalier alors qu'elle se saisissait du filet.
Chopant l'homme qui se tenait la jambe, elle tira sur son chemise pour le faire tomber au sol, avant de se hisser pied à l'étrier sur la monture.

D'solée mon vieux, mais j'ai b'soin de ton cheval !!!

Talonnant sa monture nouvellement acquise, elle se dirigea vers l'argenté qui faisait toujours pinailler son canasson comme le baveux qu'il était.
Se calant légèrement à coté de lui, elle se mit à lui parler sur un ton sec.

Hé l'chevelu blanc !!! Semble que je doive te suivre dans ta galère pour régler ma dette.
Alors qu'est-ce qu'on fiche, tu continue à parader ou on se casse ?


Regardant autour d'elle, elle pouvait voir certains soldats qui se rapprochaient franchement du fanfaron et par fait d'elle aussi, tirant sur la renne droite de son cheval, elle l'embarqua de coté s'apprétant suivre la cariole.

Faut s'bouger espèce de niaiseux, faut pas rester là !!


_____________________________________________________________________________________

SHAKKA

Malgré le peu de lumière on pouvait suivre le groupe qui fuyait au signal de celle qui semblait commander la troupe...
Déja quelques sodats tentaient de les prendre en chasse...

Le sénéchal arrivait trop tard pour ce lieu.
il n'avait qu'une hate,que les renforts de la garde puisssent les interceptés plus loin...

sur la place les râles de bléssés se mélaient aux bruits des chevaux et des hommes courant en tous sens.
La débandade semblait totale...

Hans Hoggendaffen tentai de retenir les derniers mais seul c'était loin d'etre gagné...
Il lui lança un regard et l'invita à le suivre dans la poursuite qu'il engageait...


_____________________________________________________________________________________

ACAR

Mon frère Arkin, comme tu le vois, nous devons stopper prestement cette maudite carriole.
Prends avec toi ceux que tu trouveras et file à la porte de sortie principale...
sur ce fait le garde Mikan fila au travers du tumulte, suivi d'un cavalier, prêt à en découdre sur-le-champ.

Parbleu, resserrez le rang, ces cavaliers ne pourront passés,
injonctia t'il aux gardes, le sérieux de la défense donnerait avantage se répétait'il.

Je suis fort heureux de te voir céans, la situation est bien confuse, je t'en ferai compte par la suite, nous devons les retenir intra-muros, par la gloire d'Aristote, mais il y à peu, la relique saincte était en leurs mains, ils ont du la semer dans la pagaille naissante à nostre grand avantage.

De ce fait, Hugues l'a prestement ramené en la cathédrale, mais ce chariot doit receler plus important, ma main au feu, vu la façon d'agir des ces viles gens pour le protèger... nous devons le prendre coûte que coûte.

Mon frère, quand tu seras devant la poterne d'entrée, rappelle-toi Bayeux et agis en conséquence.


_____________________________________________________________________________________

SAMAEL

Badauds, soldats, courageux, membres de La Main Noire, tous les regards convergèrent vers lui après son "entrée" tonitruante, l'ange déchu avait encore frappé de sa poigne, certains diront qu'il s'agit là d'une simple attitude arrogante, provoquante voire vaniteuse, d'aucun diront qu'il était là question de courage ou de pure folie.
Toujours est-il que Samaël avait réussi ce pour quoi, il s'était tant exposé, la belle azurée avait su se faire discrète et le reste du groupe réactif, reussissant ainsi une fuite élégante à la base pour ne devenir que perte et fracas à qui barrerait le passage.

Quelques cavaliers à leur poursuite, mais l'argenté ne doutait pas que cela ne serait pas un problème pendant bien longtemps, la voleuse avait été planté sur le parvis, ce qui étonna singulièrement le combattant...
Ce qui l'étonna davantage c'est de la voir s'octroyer un cheval sans autre formule et autre bienséance que de dégager promptement le cavalier qui se trouvait dessus.

Hum... pleine de ressources la demoiselle, digne de La Main ses méthodes... songea t-il un léger sourire aux lèvres.

La vagabonde s'approcha de lui en argumentant qu'elle devait apparement rester à ses cotés, sans doute une charmante attention du taciturne, il faudrait qu'il songe à le remercier.
La belle commençait déjà à vouloir fuir alors que plusieurs gardes ne semblaient pas franchement de son avis, l'un d'eux, à priori le chef du groupe vu sa façon de brailler sur les autres, ayant sorti épée pour en découdre ou pour le moins se défendre.
Se penchant vers Aliénor et sa monture, il lui dit tout bas en sortant une épée courte de sa botte.

Ma chère, il me semble que nos hôtes ne soient pas de votre avis, et n'ai pas l'intention de nous laisser nous eclipser aussi aisément...
Prenez donc ça, ça risque de vous servir, mais si vous tentez de la retourner contre moi, je vous décapite d'un mouvement de ma compagne de toujours.
Est-ce clair ?


Le geste accompagnant la parole, il lui présenta sa longue lame la lui tapotant sur la cuisse gentiment, un clin d'oeil pour la belle puis la bête axe de nouveau son attention sur leurs assaillants et une éventuelle porte de sortie pour lui et la jeune femme.
Peu de possibilités au demeurant, les gardes restants bien plus nombreux qu'eux, sans compter les villageois qui ne lachaient pas la scène du regard, Samaël avait beau être un combattant émérite, il n'en était pas pour autant surhomme...


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MessageSujet: Re: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:22

SHAKKA

Arkin aquieça au propos de son frere...
Il dégaina son épée et ft signe à deux hommes qui agripperent des montures et se tinrent préts.
Sérrant sa bride il salua et son frère et en tournant la tête il aperçut un cavalier à la robe sombre accompagné..d'une cavalière.
Il fit signe à ses hommes et ils talonnerent leurs montures.
pendant qu'Acar menait les hommes à pieds,Arkin fondait sur les derniers membres de la main Noire...

Le sénéchal avait un sourire carnassier sur les lèvres...Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas combattu auprés de son frère.

_____________________________________________________________________________________

ACAR

Ainsi, il ne restait plus que le cavalier qui avait espéré attirer la garde par une fourberie, en plein parvis, puis aussi autre cavalier.
Ils arrivèrent épée en main... derrière, le vide, sur les côtés, la foule qui ne veut pas en lacher goutte, devant, deux cavaliers pris par le courage et la volonté, sûrement les plus braves.

Primo, il devait, ainsi que les siens, éviter attaque de front... homme lancé sur son destrier était grande arme de guerre, ils se devaient de ne point prendre contact directement.

Secundo, pensa t'il, pendant que les chevaux se rapprochaient grandement, attendre par la suite le retour de l'hostile pour le contrer en mi-course.

Tertio, ètre aussi brave que ces deux-là, lancé, tel un tourbillon prenant plaisir à se répandre.

Son rôle était de défendre les lieux saincts et son personnel, s'il en réchappait, par la grâce d'Aristote, il devrait se rendre auprès du cardinal, prendre nouvelle de sa personne... la proteger.

_____________________________________________________________________________________

HUGUES

Sortant presqu’en bondissant de la cathédrale, Hughes s’arrêta net en bas des marches.
C’était ma foi bien joli de vouloir poursuivre les pilleurs de tombes, mais encore fallait il savoir par où commencer…

L’une des personnes qui le suivait dû comprendre son hésitation et vient à lui :

« Hé, mon gars ! »

Hughes se retourne en direction de ce qui semblait être un artisan de la ville.

« oui ? »

« J’étais là tout à l’heure quand une chariote est passée.
Les gars dessus prétendaient emmener avec eux le corps d’une amie défunte désirant vouloir reposer sur ses terres, qu’ils disaient… »


Un flash lumineux dans la tête de Hughes.

« C’est eux ! C’est sûr !
Sais-tu par où elle est passée ? »
Demanda avec espoir Hughes.

« Ben je l’ai vu emprunter cette rue », dit l’artisan en désignant l’un d’entre elle qui partait hors du parvis de la cathédrale,
« Après… »

« C’est bon, ils vont sûrement vouloir quitter la ville au bagou. On va remonter cette rue jusqu’à la porte, et on les retrouvera sûrement. Allons-y sans tarder ! »

Et Hughes, suivit par quelques hommes en colère munit de torche déambulèrent dans la rue que prirent quelques temps auparavant la carriole des profanateurs.
Ils ne le savaient pas encore, mais alors qu’ils se lançaient à la poursuite de la carriole, celle-ci était sur le point de quitter la ville, et avant qu’ils ne parviennent à la porte, celle-ci serait déjà loin.
Trop loin pour qui n’avait pas de chevaux.

Vaine tentative, mais ils n’auraient pu rester sans rien faire.
Que nenni sur leur foi !


_____________________________________________________________________________________

ALIENOR

Bah voilà, elle se retrouvait au milieu d'un joyeux bordel pour avoir voulu piquer un cheval, c'était bien sa veine, un dingue des fesses en prime qui maintenant voulais l'empecher de partir lui refilant une des armes, dans le moment où il posait sa lame sur sa cuisse.
Elle s'en fichait pas mal de ses conseils, tout ce qu'elle voulait c'était s'échapper d'ici, et au plus vite.

An ??? Vous ch'ais pas, mais moi je compte pas camper ici, mais merci pour ça, je la garde.

La vagabonde regarde autour d'elle et se rend compte que c'était vrai que, sauf l'espace derrière eux, y'avait pas grand moyen de tailler rapidement la route.

Bon on fait quoi là, on pique nique ou quoi, faut vous décider les gars.
Moi ch'uis même pas censée être là à la base.
Bon euh... le chevelu, vous faites quoi ?


Ali observait du coin de l'oeil la garde épiscopale sachant pas trop ce qu'il allait réagir, ou protéger la cathédrale, la vocation c'était pas rien apparement, c'était même limite dangereux.
Pour sa part, tout ce qu'elle appréciait et qui l'avait toujours fasciné, c'était l'architecture, la beauté des lieux de culte, si elle avait su elle aurait évité de vouloir voir sur son voyage la cathédrale de Clermont vu le résultat... d'autant qu'en final elle l'avait même pas visiter c't'église.

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SHAKKA

Visiblement trop occupé en palabre,le petit groupe formé par Alienor et Samaël n'avait visiblement pas vus les trois cavaliers qui s'étend détaché du groupe fondaient sur eux .
Le sénéchal fit un mouvement et leur groupe se scinda.
Les deux hommes couvrirent les ailes et Arkin filait au centre.$
Le piège se refermait.ils ne leurs serait possible de fuir qu'à la condition de se battre.

Arkin tenait déja sa cible...Samael...
Les autres couvraient Alienor...


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ACAR

Ainsi, attaque se fut, la garde chargea, puis esquiva derechef l'attaque de par les destriers chargés.

Premier contact, flanc de cheval rasant le mantel... deux pas à dextre, un garde tomba sous les sabots, il n'avait pu esquiver, vint la deuxième ligne et si par grand malheur, ils la franchissaient, la fuite leur était possible.

Comme prévu, les deux cavaliers tirèrent sur les rênes, stoppèrent grande allure et cherchèrent passage, ce qu'ils ne trouvèrent point, flanc contre flanc, charge donna son corps, son poids, son sang.

Ainsi, Arkin, son frère s'était rappelé de Bayeux, lui et ses compagnons arrivaient présentement pour empêcher dernière sortie, c'était fait... à lui céans de les obliger à se rendre avant de trépasser.


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SAMAEL

La donzelle avait du répondant, il aimait ça mais il n'allait pas falloir qu'elle en abuse la bougresse, elle croyait tout de même pas prendre les rennes des opérations, elle ne faisait même pas partie de leur organisation aux dernières nouvelles, même si ses attitudes pouvaient laisser supposer le contraire.
Déjà une première ligne de soldats se mettaient en position pour les attaquer, mais la gourgandine ne l'avait sans doute pas remarquer, elle n'avait pas l'expérience de l'argenté.

Trève de bavardages jeune dame, le comité d'accueil se met en joute, et chanceuse que vous êtes plusieurs messieurs s'intéressent à vos beaux yeux.
Soyez prudente tout de même.


La première vague s'était avancée avec rapidité, frolant les montures de Samaël et d'Alienor dangeureusement, le chef du groupe toucha même le mantel de l'argenté tandis que l'épée de l'argenté avait tailladé un visage au passage, avant que l'homme ne passe sous les sabots de son étalon.
L"ange déchu regardait en arrière vers le soldat de la garde épiscopale, un commandant ou quelque chose du genre à coup sur, il reviendrait à la charge s'était à n'en pas douter.
Mais déjà la deuxième vague se dressa devant eux, le combattant de La Main Noire et la voleuse se retrouvaient pris dans un étau, ceux qu'ils venaient de rencontrer dans leur dos et ceux qui se trouvaient face à eux.

Un homme de belle stature s'avançait déjà vers lui, le regard sombre et déterminé, il avait apparement choisi de laisser la beauté à ses camarades pour se frotter au fils du démon, à l'ange déchu Samaël, qu'il en soi donc ainsi.
Serrant fermement les rennes de son étalon, qu'il commençait à sentir s'exciter à l'approche du cavalier, il les rassembla en une main pour tenir avec fermeté le pommeau de sa compagne de combat, qui avait déjà pourfendu moultes gaillards, faisant couler quantité de sang sur sa garde.
Cela faisait quelques semaines qu'elle n'avait pas tué quelqu'un et réclamait son lot à grand renfort d'électrisation du corps de son maître.
Homme ayant un minimum d'éducation, Samaël trouva fort peu galant que deux hommes s'attaque à Aliénor, profitant de l'attention d'un des soldats pour les formes généreuses de la belle, le combattant brandit son arme dans le dos du gaillard, lui tranchant net la tête.

Il n'était pas dans son habitude d'attaquer en fourbe, par derrière, mais en l'occurrence, le cavalier qui discutait peu avant avec le chef présumé de la garde épiscopale fonçait droit sur lui et il n'avait pas le temps de faire dans la dentelle.
Un signe de tête à la jeune femme, un clin d'oeil, il ne lui en restait plus qu'un, elle devrait savoir s'en débrouiller.

Pour vous servir...

Retour à la réalité, le cavalier à la crinière, mi blé-mi café, s'approchait à grands bruits de sabots martelant le sol, il voulait en découdre il n'y avait plus aucun doute possible.
Ramenant son épée encore souillée du sang qu'il venait de faire jaillir du cou de l'homme tombé au sol, il la pointa en direction de son adversaire, il esquiva de justesse la monture et son maitre qui lui arrivait droit dessus en se décalant légèrement.
L'homme faisait déjà demi-tour alors que Samaël avait entamé de faire pivoter sa monture pour lui face face, les deux hommes se jaugeaient, haut sur leurs chevaux.
L'argenté approcha doucement, se placant suffisament pret pour l'observer et suffisament loin pour que d'une impulsion son étalon surprenne l'autre en un départ vif pour le frapper.

Tu te bat au nom de quoi l'ami ?
D'un Dieu qui t'as mis sur mon chemin, pas bien clément ton protecteur.

Non seulement il vantait de profaner des reliques, mais en plus il se mit à blasphémer sur ce "dieu" qui l'insupportait tant.
Un mouvement de pied léger sur les flancs de son cheval, et l'équidé demarre rapidement en s'approchant dangeureusement de celui qui fait face.
Effet en avant, Samaël vise la jambe du combattant, de la pointe de sa lame, si il le touche à la cuisse ou au mollet, il ne pourra plus diriger son cheval et deviendra vulnérable.
Ayant dépasser son adversaire, il se retourne et aperçoit Ali aux prises avec son opposant.

Va s'en sortir ou pas celle là ?


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MessageSujet: Re: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:23



IVREL

Ivrel arriva sur le parvis, et vit qu'un bagarre entre les gardes et des individus avec une mine patibulaire était en cours, elle se recula prudement sous le porche pour observer et dit à sa servante d'aller par la porte latérale de la cathédrale à la caserne de clermont, chercher la garnison.

Cunégonde, tu demandes à Messire Zikzok, le sergent de la garnison si il peut venir appuyer la garde épiscopale pour apréhender ces mécrréants.

Elle lui donna alors son sceau pour que sa servante puisse prouver qu'elle agissait bien sur son ordre.


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ALIENOR

Aliénor avait suivi le cavalier argenté en l'entendant parler d'un comité d'accueil, traversant une ligne d'hommes à pied qui leur fonçait droit dessus, c'est qu'il n'avait pas l'air commode tous ces hommes qui défendaient la cathédrale.
En même temps, c'était normal apparemment ceux qu'elle accompagnait contre son gré, ou presque, avait dérobé quelque chose d'important là dedans.
Le chevelu blanc semblait dans son élément, il fracassait les cranes et piétinait des sabots les corps ensanglantés sur son passage, la vagabonde n'en faisait rien, se défendant tout juste du revers de l'épée de ceux qui essayait de lui scindre les jambes ou de s'en prendre à son cheval.

Nom de D... Merdouille, c'est chiadé ici, faut pas je fasse la niaiseuse sinon je vais y laisser ma peau.

Les premiers soldats de la garde religieuse étaient derrière elle quand deux autres s'avancèrent vers elle, avec un regard sur elle qui ne lui laisse rien envisager de bon.
Rassemblant tout son courage, la jeune femme tenait fermement l'arme que Samaël lui avait donnée, pour se battre, car elle avait bien compris que ce n'était pas un joke et que c'était elle ou eux.
Avalant sa salive avec difficulté, elle inspira profondément, elle n'était pourtant pas angelot, mais là ça faisait un peu beaucoup.

Elle se demandait comment elle allait pouvoir se défendre des deux hommes quand l'ange déchu, le démon aux cheveux blancs, d'un mouvement ample et précis, fit rouler la tête d'un de ceux qui la reluquait, le sang jaillissant du cou du pauvre bougre, l'éclaboussant au visage.
Du revers de la main, elle essuya sa peau, laissant des trainées rougeâtres sur son visage en remerciant le tueur d'un signe de tête, le second homme avançait toujours sur elle, plus déterminé que jamais, pendant que Samaël commençait l'affrontement avec son adversaire.

Bonsoir, messire, euh, je crois qu'il y a confusion, je... euh... je ne suis pas des leurs, y'aurait pas moyen de s'accommoder... je sais être aimable mais....

Aliénor secoua la tête, elle tentait le charme avec un garde de l'église, elle était pas bien futée sur ce coup là, elle avait une chance sur des milliers que ça marche et au moment ça ne semblait pas être le cas, il continuait de s'approcher le regard noir vers elle, épée pointée sur elle.
Un soupir sorti de sa bouche lorsqu'elle resserra ses doigts sur la garde de la lame courte qu'elle n'avait pas l'habitude de manier, mais elle s'en arrangerait.

Bon... quand faut y aller... courage ma belle, regarde le comme un brigand qui veut te détrousser et ça ira tout seul...

Le fer des lames commença à s'entrechoquer violemment, la vagabonde se rendant vite compte que l'homme face à elle n'avait rien d'un brigand sans entrainement, celui là il savait comment faire pour la déstabiliser mais semblait ne pas vouloir la tuer.
Le soldat porta un coup du plat de son épée avec puissance sur le poignet de la voleuse, erreur d'appréciation ou coup volontaire en tout cas ça avait fait lâcher l'épée courte à Aliénor qui se retrouvait avec pour seule défense sa dague qu'elle attrapa tout vite.
La situation tournait aigre, comment allait-elle faire épée contre dague, elle allait se faire avoir c'était certain.

Nom de D... pourquoi j'ai été piqué le cheval de ce type moi... tout ça pour un cheval, je vais me retrouver en geôle pour un canasson...

Franchement en situation périlleuse, Aliénor regarda vers l'argenté, elle l'aurait bien sifflé mais c'était peut-être pas très opportun... oh puis elle s'en moquait, elle risquait sa peau à cause d'eux alors opportun ou pas !!!

(sifflements) HE !!!!

L'appel sonore n'avait pas l'air d'avoir plus au soldat dont elle évita la pointe de son épée de justesse en se reculant, pourvu que l'autre chevelu l'ai entendu, parce que là elle savait plus quoi faire la vagabonde.


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ZIKZOK

Zikzok était dans son bureau à la garnison quand un garde fit irruption dans son bureau accompagné du jeune femme. Il grogra.

Et bien ? Vous seriez-vous égaré ?

Non, mon sergent-chef, la damoiselle veut vous voir de toute urgence.
Je vous écoute !

La servante haletante, lui expliqua rapidement la sitation et Zikzok ne répondit même pas temps il fut aller vite. Il enfila sa côte de maille et une tunique en cuir qu'il avaient toujours dasn son bureau et sortit dasn le couloir en hurlant.

TOUT LES HOMMES DISPONIBLES AVEC MOI ! NE PERDEZ PAS DE TEMPS ON A PAS LE TEMPS !

Déjà plusieurs de ses hommes était sortit et l'avait rejoind sur la place d'armes de la garnison, équipé pour le combat.

Suivez moi, au pas de course jusqu'à la cathédrale il y a du grabuge là-bas !
Oui Chef.

La troupe s'élança et fut rapidement sur place, le spectacle était terrible, les hommes se battaient avec fureur et des flots de sang serpantaient être les pavés. Zikzok dégauina son épée.

En avant soldat ! Attaqué tous ce qui ne porte pas les couleurs de la garde épiscopale ou d'un quelquonce ordres !

Dans un hurlement raisonna sur la place, la garnison s'élanca, bouclier en avant, vouges, guisarmes et autre armes d'hast en première ligne. le choc fut brutal et la garnison Clermontoise de la COBA était elle aussi dans la mêlée.


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EDORAZIO

Alors occupé à s'entraîner à l'arc avec un camarade, le soudard Edorazio s'élança à la suite des officiers et des autres soldats. Après un petit passage par le ratelier d'armes pour enfiler une brigandine de cuir, il courut rejoindre les rangs en marche.
Son sang battait dans ses tempes... l'envie lui prit de hurler un "Bastoooooon" stimulant, mais il se rappela de justesse qu'il n'était pas dans un match de soule.

Les rues de Clermont résonnèrent des pas des soldats battant les pavés. Son arc à la main, sa dague battant contre sa cuisse et son carquois emplis de sagettes, Edorazio di L'Escala se sentit soudainement euphorique...
" Et bien à peine arrivé dans ton nouveau pays, et tu trouves déjà de quoi t'occuper... on ne s'ennuie pas, céans ! "
se dit-il en souriant.

L'officier avait hurlé ses ordres. Sa sagette s'encocha toute seule dans la corde de chanvre de son arc... " C'est partit pour une petite partie de chasse ! "


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IVREL

Ivrel arrêta Zikzok au passage !

Ne tapez pas non plus sur Messire Hughes


cirano

s entrainant a l epee le soudart cirano entendit les ordre du sergent chef zikzok sentant que quelquechose de grave se produisait il saisissa son manche et suiva le reste de l escouade au pas de course
arriver a la cathedrale un chaos monstre regnait sans savoir ce qui se passait cirano ecouta les ordre de son superieur et chargea contre ceux qui semblait etre les assallant et combattit au coté de ses compagnant en criant :
pour la COBA


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SAMAEL

L'argenté regardait le résultat de son action sans réussir à distinguer si il avait touché ou non son adversaire, mais ne le quittait pas des yeux dans l"éventualité d'une nouvelle attaque.
Il n'arrivait pas non plus à distinguer le chef de file, resté en arrière après son passage, de la garde épiscopale, l'ange déchu s'attendait à un retour tonitruant de ce dernier sans en avoir la certitude.
Scrutant les deux hommes, il avait presque oublié la voleuse qui l'accompagnait en train de se débattre non loin de lui avec un des gardes en présence quand elle se rappella à son bon souvenir en sifflant pour l'interpeller.
Détournant la tête un instant, il pu se rendre compte qu'elle était en difficulté, et vu les nouveaux cavaliers qui arrivaient leur fonçant à leur tour dessus, percevant également des archers, il savait pertinament qu'ils ne pourraient pas s'échapper tous les deux.

Ma galanterie me perdra.

Relevant son épée, il lança son cheval à vive allure sur le garde, l'embrochant sans autre avertissement en regardant la vagabonde pendant qu'il poussait le mort en sursis à terre.
Un signe de tête vers une ruelle dérobée que les soldats n'avaient pas pris le temps de protéger, il fallait qu'elle s'en aille.

Partez !!! Retrouvez les autres et prevenez les !!!
Je vous conseille pas de me jouer d'entourloupe sinon je vous traquerez jusqu'à vous tuer !!!
Filez maintenant !!! Vite bon sang, vous attendez quoi !!!!


Il fallait qu'elle parte et vite, la garde ne laisserait pas cette opportunité bien longtemps, au risque de la voir tomber de son cheval, il piqua la cuisse arrière de la monture d'Aliénor de la pointe de son épée, la faisant s'emballer pour que la voleuse décarre d'ici.



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MessageSujet: 12A - Clermont >>>> Le parvis de la Cathédrale   Ven 2 Sep - 11:25

ALIENOR

Dieu merci il l'avait entendu et avait pris un break dans son combat pour lui venir en aide, saignant le soldat qui lui donnait tant de mal.
La vagabonde n'en menait pas large de lui devoir la vie sauve, meme si il était crosseur il venait de lui éviter la geole ou pire, et c'était pas peu dire.
Elle s'appretait à le remercier quand il lui désigna d'un signe de tête une rue sur le coté derrière eux, sans aucun garde pour la protéger, Ali le regardait pas bien sur de comprendre ce qu'il voulait dire.
Il lui expliqua alors de partir, d'aller chercher les autres, les yeux plissés, les sourcils froncés, elle regardait tout autour, il ne s'en sortirait jamais si il ne la suivait pas, et elle avait dans l'idée que ce n'était pas dans ses intentions.
L'argenté ajouta de ne pas l'enfirouaper, comme ci.... finalement oui il avait raison de préciser, même si la menace ne lui plaisait guère.

Viens avec...

Pas le temps de finir sa phrase, que Samaël enfoncait la pointe de son épée dans l'arrière train de son cheval, qui se cabra en démarrant comme un diable sorti de sa boite.
Si elle n'avait pas eu les rennes en main, elle se serrait retrouvée les quatres fers en l'air sur le pavé, mais il n'en fut rien et s'accrocha en dirigeant sa bête vers la ruelle indiquée plus tôt, se retournant pour le voir qui se tenait déjà face aux gardes restants.
Ne voulant pas qu'il se sacrifie pour rien, car il s'agissait bien de cela vu l'issue plus qeue probable du combat qui allait s'engager, elle galopa comme une folle furieuse jusqu'aux portes de la ville.

Aliénor se disait que jamais elle ne passerait les remparts de la ville vu le tumulte dans la ville causé par ces brigands, mais ne trouva aucune resistance, les gardes gisants au sol.
Tout juste croisa t-elle un jeune blondinet qu'elle laissa passer apparement pressé de rejoindre la ville.
Les renforts de la ville étaient passés, instinctivement elle se decida à prendre le chemin menant vers Montluçon pour y retrouver un semblant de connaissance, il lui faudrait passer par les bois mais elle n'était plus à ça près.


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SHAKKA

Arkin se tenait dèrriere Acar...
Il vit l'attaque passée puis mourrir.
Son cheval au galop il se rua sur l'argenté qui permetait à Aliénor une sortie...
Il lança son cheval sur Samael et de l'épée trancha la sangle de sa monture,attarpant aussi la jambe au passage pour une belle estaffilade...
Le cavalier ne tomba pas mais arkin savait qu'il avait visé juste...

du coin de l'oeil il voyait avec rage le seul passage non gardé.
Bévue qu'ils payaient cher...
L sénéchal se trouvait en bonne position et ne comptait pas laisser filer samael...
Il savait qu'il aurait à faire mais le piège n'ayant fonctionné c'est ce qu'il pouvait espérer de mieux...

______________________________________________________________________

SAMAEL

La jolie voleuse était partie sur les chapeaux de roue, elle avait réussi à rester en selle, c'était bien heureux, il aurait eu l'air fin de la voir tomber alors qu'elle représentait probablement son seul salut.
Regardant rapidement la belle se faufiler dans la ruelle et prendre la poudre d'escampette, il n'était pas certain qu'elle aille chercher les autres, mais c'était là sa seule option, l'avenir le dirait.
Tournant la tête vers les soldats qui étaient tout proche, il eu à peine le temps de voir celui qu'il avait attaqué peu avant, fondre sur lui, coupant la ventrale de sa selle en lui entaillant la jambe.
La chaleur de son sang qui s'écoulait le long de sa cuisse, ainsi que la douleur lancinante, laissèrent l'argenté coi quelques minutes, le temps de réaliser ce qui venait de se passer.

L'ange déchu baissa machinalement le regard vers sa jambe blessée, sa chevelure blanche accompagnant le mouvement de tête, resserant les cuisses autour du ventre de son étalon, afin de ne pas tomber, Samaël tourna vivement la tête vers l'inconscient qui l'avait blessé.
Les cheveux argentés volèrent autour de son visage retombant sur le coté, pendant dans le vide, le regard doré de l'argenté était devenu on ne peut plus sombre, l'heure n'était plus à la badinerie, on ne le blessait pas impunément sans en répondre de sa vie.
Se redressant sur sa monture, il fit pivoter sa monture d'une pression de jambes, en faisant tourner son épée dans sa main, levant le bras en pointant son adversaire de sa lame ensanglantée.

TOI !!! Tu en as dans le bide, ouvrons le voir !!!!

La sève malsaine de l'ancien chef de clan était remontée à la surface avec la douleur provoquée par la blessure à sa jambe, son sang bouillait de colère, tant contre cet homme qui l'avait touché, que contre lui de s'être fait atteindre aussi facilement.
Ici plus de clan, plus de maître, plus de Main, juste lui, Samaël, le démon, l'ange déchu... et l'autre, l'homme de la garde épiscopale, cet être dont il voulait voir les entrailles répandues sur le sol et répondre de ce sang qui coulaient le long de sa jambe.
Dans un geste rageur, il talonna violemment son étalon, au risque de voir la selle glisser, et de se retrouver au sol avec le handicap probable que représentait l'entaille à sa cuisse.

Fonçant sur l'impudent qui avait fait couler sa sève vitale, il arriva droit sur lui, telle un fauve sur sa proie, sa tignasse et les pans de son mantel, flottant derrière lui portés par le vent que provoquait la vitesse de son cheval.
Samaël sentant que la selle se dérobait sous lui et qu'il allait perdre équilibre pour tomber au sol, poussa violemment sur les étriers de sa selle en lachant les rennes arrivé à hauteur du cavalier de la garde épiscopale.
S'élançant dans les airs, en criant, tant de douleur que de rage de cette situation, il sauta en direction du soldat, l'attrapant par le torse au moment de l'impact pour le faire tomber avec lui et amortir sa chute au sol.

L'ange déchu savait que perdre la "protection" que lui offrait la hauteur de son cheval était là signer sa déchéance, mais il n'avait guère d'autre choix, il espérait juste à ce moment, priant tous les démons de l'enfer, qu'Aliénor irait bien prevenir les autres.
L'impact au sol le fit grimacer de douleur, car bien que le garde fut le premier à toucher terre, sa cuisse heurta violemment le pavé, se ressaisissant tant bien que mal, il s'assit sur l'homme qu'il venait de faire choir avec lui, lui plaçant sa lame sous la gorge.

Je vais sans doute mourrir ou être fait prisonnier, mais tu partiras avant moi l'ami.

Pris dans sa soif de vengeance, Samaël n'entendit pas les pas qui arrivaient dans son dos, ses yeux or étaient fixés sur l'homme à terre, ivre de colère et de douleur.
Alors qu'il s'apprétait à asséner le coup fatal à son adversaire, à le tuer d'un coup d"épée, une intense douleur s'empara de sa tête, juste avant qu'il ne s'éffondre tombant inconscient sur le pavé...

________________________________________________________________________

ACAR

En un instant, Arkin se retrouva à même le sol, projeté avec grande intensité.... le cavalier au cheveu argenté avait jailli sur lui, laissant de ce fait les montures livrées à elles-mêmes.

Ruade se fit, puis au dernier instant, avant le coup fatal, Acar stoppa avantage de la lame qui menaçait gorge de son frère... l'argenté virevolta et s'effondra.
La garde de son épée tomba, lourde comme une enclume, coup porté pour ne point tuer mais donner migraine, assurément.

Un sur deux cavaliers était pris, l'autre devait céans galoper à tout rompre, chercher appui pour revenir en ce lieu..., se portant au chevet de son frère de sang, il fut rassuré de son état et de ce fait, se mit à la recherche de corde pour le prisonnier.

Ne voulant le quitter, il appela gardes qui s'affairaient par la course et manda cordages prestement.

Au même moment, deux gardes les rejoignirent et se mirent devant l'homme, encore au pays des rêves.

____________________________________________________________________
SHAKKA

arkin se dégagea du poids de l'homme...dans ses yeux,une rage indicible...
Il se releva,sorti son épée et entrepris d'étripaller le manant.Il fut stoppé par Acar d'un geste vif.

Le sénéchal se passa la main au cou,sentant la trace de la lame de samael.
Je te le laisse...Merci mon frère de m'avoir sauver la vie!
Dit il en crachant à terre.Puis levant un regard noir sur son frère.
Aprés tout c'est ton combat...

Il réajusta son surplis.Son plastron etait encore souillé du sang de samael...

Jetant un regard alentour,il constata les dégats.
Les devantures arrachées,des passants au sol,une ruelle ravagée...

Arkin s'appuya sur une charette;Les gardes sous les ordres d'Acar prenait en charge le prisonnier.Son frère tout à son affaire semblait rayonner dans ses fonctions...

Le sénéchal chercha du regard les deux hommes qui menerent l'assaut avec lui mais ne vis personne en vie.

L'un était éventré,tripaille à l'air...Geignant dans son sang et l'autre s'était vu raccourcir d'une tête.

arkin lacha un juron et se porta vers le corps de l'homme encore vivant.
Se penchant sur lui il vit la peur et la douleur en son regard éperdu...
n'ai crainte mon frère,tu t'es battu avec bravoure et foy...Sois certain qu'Aristote t'attend et à une place à sa droite en son royaume.
Tu es un soldat digne du respect de tes pairs...

l'homme sourit?plus calme maintenant.déja son regard se voile et sa tête s'incline doucement vers le coté.
Arkin sent la préssion de sa main faiblir...

Lui fermant les paupière,il remercie Christos d'accueillir comme il se doit les hommes qui ont donnés leurs vies aujourd'hui...


______________________________________________________________________

SAMAEL

L'esprit embrumé, un mal de crâne intense, l'argenté emergé doucement se sentant limité dans ses mouvements, lentement il se redresse, se retrouvant en position assise sur les pavés de Clermont, les mains ligotés sur le devant de son torse.
Sa compagne à terre à ses cotés, le regard se lève, vitreux, noirci, sur les hommes qui l'observent, où est donc celui sur qui il avait sauté ? qui l'avait assomé ? comment c'était-il retrouvé attaché de la sorte ? Aliénor avait-elle réussi à sortir de la ville ?
Tant de questions qui assaillaient son esprit n'arrangeant rien à ses maux de tête, la tête bifurque, ses yeux dorés découvrant son adversaire en train de fermer les yeux vides de vie de celui qu'il avait pourfendue de son épée.

Essayer d'attraper son arme, non impossible, déjà elle est emmenée par un garde alors qu'on l'attrape pour le relever violemment et l'emmener vers .... vers où ?


________________________________________________________________

ACAR

Un garde prit l'épée que lui donna Acar et s'en alla avec le bel ouvrage, souillé par le sang d'un brave.

A ce moment, l'argenté reprit ses esprits et d'instinct, chercha sa compagne, malgré les liens qui l'entravaient grandement, l'homme avait encore l'envie de se battre, cette force qui pousse en avant était en lui.

Se dirigeant finalement vers le prisonnier, il lui expliqua qu'à partir de maintenant, il était sous sa responsabilité, qu'il allait l'emmener dans une cellule de la cathédrale, cellule de la crypte normalement prévue pour le recueillement intense.

Arkin tenait toujours la main du trépassé puis, lui ferma les paupières... s'en était terminé, pour l'argenté cela commençait.
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